Les spiritualités Hors-la-Loi
France : chasse aux sorcières et discriminations

Une loi d'exception extrêmement liberticide, qui limite la liberté de toutes les associations (son chapitre 2 s'applique à toutes les personnes morales), vient d'être votée définitivement dans l'indifférence quasi générale de nos élus. Un des articles de cette loi permet de rendre criminelle toute pratique intense basée sur la foi, qualifiable « d'état de sujétion ». Les représentants des grandes religions ne s'y sont pas trompés. Certes la presse française et internationale a mal accueilli ce vote mais elle a réagi un peu tard. Comment en est-on arrivé là ?
 
Présentation de la CAP LC

La Coordination des Associations et Particuliers pour la Liberté de Conscience (CAP LC) est une association qui s’est constituée spontanément à l’issue de la première journée d’audition des nombreuses victimes de la chasse aux sorcières qui sévit en France contre les nouvelles religions, les groupes de recherche spirituelle et de développement personnel, les médecines alternatives...
Elle est ouverte aux personnes de toutes obédiences qui ont en commun de partager un attachement profond pour la liberté de religion et la liberté de conscience.
CAP LC veut créer un tremplin d'information, de communication et d'actions pour les individus et les groupes touchés par ces questions.
Il est temps que nous, membres de diverses spiritualités et philosophies, défendions ensemble nos libertés : liberté de conscience, liberté de religion, liberté de conviction, liberté de culte

Depuis une vingtaine d'années, quelques tenants d'une laïcité de combat visant à exclure du champ public tout ce qui peut de près ou de loin se rapporter à une religion, s'acharnent à détruire la réputation d'une multitude de groupes spirituels et religieux minoritaires, en les qualifiant abusivement de « sectes » après avoir cristallisé toutes les haines autour de cette notion par la technique bien connue de l'amalgame. S'attaquer aux grandes religions est encore politiquement incorrect. Ces véritables inquisiteurs s'acharnent donc d'abord sur des groupes plus petits.

Une véritable machine de propagande a été créée :

Le résultat de cette campagne d'hystérie est qu'une véritable chasse aux sorcières s'est installée en France. Chaque jour, des citoyens accusés de faire partie d'un mouvement jugé sectaire perdent un emploi, un contrat, leur droit de garde des enfants dans une affaire de divorce, se voient refuser un prêt bancaire, deviennent en quelque sorte des sous-citoyens.

"Ceux qui craignent avec tant de bonté qu'on lave le cerveau
d'un quidam savent laver le cerveau d'une nation"

Louis Pauwels

Les Renseignements Généraux fichent en toute impunité l'appartenance de nombreux citoyens à ces groupes considérés comme hors normes.
Qui contrôle la circulation de ces fiches ? Les associations anti-sectes se vantent de collaborer avec les Renseignements Généraux, devenus ainsi une nouvelle police de contrôle des déviances.

L'aboutissement logique de cette hystérie, et le but visé dès l'origine, est la création d'une loi d'exception, la loi About-Picard.

Cette loi permettra à la justice de dissoudre très facilement tout groupe qui aura une vague réputation de « groupe sectaire » tout groupe pratiquant une forme intense du religieux ou de la spiritualité est en fait visé. Il suffira de deux délits mineurs commis au sein de ce groupe pour que le juge prononce sa dissolution après une
procédure judiciaire accélérée
. C'est exactement comme si on menaçait de la peine de mort toute personne qui aurait commis deux excès de vitesse, et en plus, suite à un procès expéditif !

Il y a eu quelques drames bien réels et loin de nous l'idée de les nier. Les dérives peuvent exister dans tous les groupes. Mais l'arsenal législatif existant permet de punir les responsables de ces dérives.

Aucune association, pour peu qu'elle soit dans le collimateur de la justice ne pourra résister à la loi About-Picard. Alors autant dire que ce sont la liberté d'association, la liberté de conscience et la liberté de religion que nos élus ont jetées à la poubelle le 30 mai dernier.

La loi mentionne explicitement que l'exercice illégal de la médecine et l'exercice illégal de la pharmacie pourront être pris en compte pour la dissolution. Ainsi, non seulement pourront être visés tous les groupes qui pratiquent une recherche religieuse ou spirituelle mais aussi tous les groupes qui prônent le recours aux médecines alternatives !!!

Sous la charge des inquisiteurs se profile la venue d'une société matérialiste, aseptisée, débarrassée de toute référence à la religion ou à la spiritualité et dans laquelle les seuls remèdes proposés au mal-être seront des remèdes chimiques (pensée unique quand tu nous tiens !).

Les minorités spirituelles se battent, parce qu'elles sont sur le front, au coeur de la bataille de la liberté individuelle qui commence par la liberté de croyance et d'opinion. Mais ce n'est pas seulement leur combat.
C'est le vieux combat de la démocratie et de la liberté, une nouvelle fois menacée par une loi d'exception.

Carnavalito

Les Renseignements Généraux

Depuis bientôt deux décades, les Renseignements Généraux ont entrepris de ficher systématiquement les membres de mino rités religieuses ou de groupes "non-ortho doxes", au mépris de la neutralité de l'Etat.
Ces fichages n'étaient en rien justifiés par des faits précis, mais par la simple appartenance réelle ou supposée de ces personnes.
Les R-G s'abritaient derrière une clause de la loi Informatique et Libertés du 6 Janvier 1978 relative aux fichiers "intéressant la sûre té de l'Etat " pour s'opposer à la communication de leur contenu.
Notons que cela ne les empêchait pas de communiquer le cas échéant ces informations non vérifiées à des associations "anti-sectes". Une précédente tentative d'accès avait déjà prouvé que ce fameux contenu était le plus souvent insignifiant, se réduisant par exemple à une date de mariage et à une participation à une réunion.
Dans un arrêt du 30 Juillet 2003, le Conseil d'Etat a donné raison à un Scien tologue réclamant l'accès aux informations conservées par les Renseignements Généraux, estimant qu'aucun élément versé au dossier ne justifiait l'argument de "sécurité publique ". Le Conseil d'Etat a en effet demandé à la CNIL et au Mini stère de l'Intérieur de justifier leur refus par des éléments objectifs opposables au demandeur d'accès, ce dont ils ont été incapables.

Cette nouvelle jurisprudence est une victoire capitale à double titre :

  1. Tout un chacun pourra savoir s'il est fiché aux Renseignements Généraux et vérifier le contenu des "informations" le concernant.
  2. Devant l'évidence que ce fichage ne concerne nullement la "sécurité publique", il sera possible de faire arrêter au niveau national une telle pratique, et d'exiger que toutes les associations tierces ayant eu communication de ces données les détruisent.

Continuons donc et... à nos plumes !

Toutes nos infos à www.coordiap.com/actu00.htm
Soutien et actions à www.coordiap.com/propo00.htm

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Sources
Coordination des Associations & Particuliers pour la Liberté de Conscience



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