Les spiritualités Hors-la-Loi
France : chasse aux sorcières et discriminations
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Une loi d'exception
extrêmement liberticide, qui limite la liberté de toutes
les associations (son chapitre 2 s'applique à toutes les personnes
morales), vient d'être votée définitivement dans l'indifférence
quasi générale de nos élus. Un des articles de cette
loi permet de rendre criminelle toute pratique intense basée sur
la foi, qualifiable « d'état de sujétion ».
Les représentants des grandes religions ne s'y sont pas trompés.
Certes la presse française et internationale a mal accueilli ce
vote mais elle a réagi un peu tard. Comment en est-on arrivé
là ?
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| Présentation
de la CAP LC |
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La
Coordination des Associations et Particuliers pour la Liberté
de Conscience (CAP LC) est une association qui sest constituée
spontanément à lissue de la première
journée daudition des nombreuses victimes de la chasse
aux sorcières qui sévit en France contre les nouvelles
religions, les groupes de recherche spirituelle et de développement
personnel, les médecines alternatives...
Elle est ouverte aux personnes de toutes obédiences qui ont
en commun de partager un attachement profond pour la liberté
de religion et la liberté de conscience.
CAP LC veut
créer un tremplin d'information, de communication et d'actions
pour les individus et les groupes touchés par ces questions.
Il est temps que nous,
membres de diverses spiritualités et philosophies, défendions
ensemble nos libertés : liberté de conscience,
liberté de religion, liberté de conviction, liberté
de culte
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Depuis une vingtaine d'années, quelques
tenants d'une laïcité de combat visant à exclure du champ
public tout ce qui peut de près ou de loin se rapporter à une
religion, s'acharnent à détruire la réputation d'une multitude
de groupes spirituels et religieux minoritaires, en les qualifiant abusivement
de « sectes » après avoir cristallisé toutes les haines
autour de cette notion par la technique bien connue de l'amalgame. S'attaquer
aux grandes religions est encore politiquement incorrect. Ces véritables
inquisiteurs s'acharnent donc d'abord sur des groupes plus petits.
Une véritable machine de propagande a été créée
:
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Des associations «
anti-sectes » militantes et partisanes, financées quasiment
exclusivement par les pouvoirs publics, s'emploient à rendre tous
les groupes étiquetés comme sectes responsables des quelques
déviances relevées ici ou là et à créer
ainsi un immense danger qui, en fait, n'existe pas. Par les généralités
qu'elles fabriquent, elles sont devenues de véritables machines à
colporter les rumeurs [...]. Ces associations bénéficient
d'un traitement complaisant de la part des médias, toujours avides
de titres racoleurs.
-
Une commission parlementaire
a publié en 1996 une liste noire de 172 groupes spirituels et religieux
étiquetés comme sectes après avoir collecté
des informations douteuses venant des Renseignements Généraux
(doit-on rappeler que ce service a été créé
sous Vichy ?) et après avoir procédé à une vingtaine
d'heures d'audition, une durée bien mince pour juger 172 mouvements
! Les groupes ainsi étiquetés n'ont eu droit à aucun
débat contradictoire.
-
Les experts en sociologie
ou en histoire des religions qui étudient le phénomène
avec une démarche méthodologique rigoureuse ne sont pas entendus
par les élus chargés d'enquêter sur le même sujet
et ont très rarement les honneurs de la presse. Car leurs conclusions
sont très souvent à l'opposé des idées toutes
faites véhiculées par les inquisiteurs. Lorsqu'ils montrent
par exemple que le turnover (le nombre de départs) est très
important dans les groupes étiquetés comme sectes, ils cassent
l'idée reçue qu'on sort difficilement de ces mouvements.
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Comme si tous ces travers, tous
ces biais empêchant une information honnête des citoyens ne
suffisaient pas, le gouvernement a décidé de créer
une mission interministérielle de lutte contre les sectes.
Cette « mission » s'attache à colporter des généralités
abusives auprès des agents de l'État, amplifiant le phénomène
d'hystérie collective et de panique morale et lui donnant un crédit
officiel.
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Un concept pseudo-scientifique
de manipulation mentale, rebaptisé hâtivement mise en
état de sujétion devant l'opposition des grandes religions,
a été créé par les inquisiteurs, sans la moindre
étude clinique à l'appui. Que le seul régime à
avoir osé créer un délit de mise en état de
sujétion soit le régime mussolinien (pour combattre la propagande
communiste !) ne semble pas gêner outre mesure les inquisiteurs.
Le résultat de cette campagne d'hystérie
est qu'une véritable chasse aux sorcières s'est installée
en France. Chaque jour, des citoyens accusés de faire partie d'un mouvement
jugé sectaire perdent un emploi, un contrat, leur droit de garde des
enfants dans une affaire de divorce, se voient refuser un prêt bancaire,
deviennent en quelque sorte des sous-citoyens.
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"Ceux
qui craignent avec tant de bonté qu'on lave le cerveau
d'un quidam savent laver le cerveau d'une nation"
Louis Pauwels
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Les Renseignements Généraux
fichent en toute impunité l'appartenance de nombreux citoyens à
ces groupes considérés comme hors normes.
Qui contrôle la circulation de ces fiches ? Les associations anti-sectes
se vantent de collaborer avec les Renseignements Généraux, devenus
ainsi une nouvelle police de contrôle des déviances.
L'aboutissement logique de cette hystérie,
et le but visé dès l'origine, est la création d'une loi
d'exception, la loi About-Picard.
Cette loi permettra à la justice
de dissoudre très facilement tout groupe qui aura une vague réputation
de « groupe sectaire » tout groupe pratiquant une forme intense
du religieux ou de la spiritualité est en fait visé. Il suffira
de deux délits mineurs commis au sein de ce groupe pour que le juge prononce
sa dissolution après une
procédure judiciaire accélérée. C'est exactement
comme si on menaçait de la peine de mort toute personne qui aurait commis
deux excès de vitesse, et en plus, suite à un procès expéditif
!
Il y a eu quelques drames bien réels
et loin de nous l'idée de les nier. Les dérives peuvent exister
dans tous les groupes. Mais l'arsenal législatif existant permet de punir
les responsables de ces dérives.
Aucune association, pour peu qu'elle soit
dans le collimateur de la justice ne pourra résister à la loi
About-Picard. Alors autant dire que ce sont la liberté d'association,
la liberté de conscience et la liberté de religion que nos élus
ont jetées à la poubelle le 30 mai dernier.
La loi mentionne explicitement que l'exercice
illégal de la médecine et l'exercice illégal de la pharmacie
pourront être pris en compte pour la dissolution. Ainsi, non seulement
pourront être visés tous les groupes qui pratiquent une recherche
religieuse ou spirituelle mais aussi tous les groupes qui prônent le recours
aux médecines alternatives !!!
Sous la charge des inquisiteurs se profile
la venue d'une société matérialiste, aseptisée,
débarrassée de toute référence à la religion
ou à la spiritualité et dans laquelle les seuls remèdes
proposés au mal-être seront des remèdes chimiques (pensée
unique quand tu nous tiens !).
Les minorités spirituelles se battent,
parce qu'elles sont sur le front, au coeur de la bataille de la liberté
individuelle qui commence par la liberté de croyance et d'opinion. Mais
ce n'est pas seulement leur combat.
C'est le vieux combat de la démocratie et de la liberté, une nouvelle
fois menacée par une loi d'exception.
Carnavalito
| Les
Renseignements Généraux |
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Depuis bientôt deux décades,
les Renseignements Généraux ont entrepris de ficher systématiquement
les membres de mino rités religieuses ou de groupes "non-ortho
doxes", au mépris de la neutralité de l'Etat.
Ces fichages n'étaient en rien justifiés par des faits
précis, mais par la simple appartenance réelle ou supposée
de ces personnes.
Les R-G s'abritaient derrière une clause de la loi Informatique
et Libertés du 6 Janvier 1978 relative aux fichiers "intéressant
la sûre té de l'Etat " pour s'opposer à la
communication de leur contenu.
Notons que cela ne les empêchait pas de communiquer le cas échéant
ces informations non vérifiées à des associations
"anti-sectes". Une précédente tentative d'accès
avait déjà prouvé que ce fameux contenu était
le plus souvent insignifiant, se réduisant par exemple à
une date de mariage et à une participation à une réunion.
Dans un arrêt du 30 Juillet 2003, le Conseil d'Etat a donné
raison à un Scien tologue réclamant l'accès aux
informations conservées par les Renseignements Généraux,
estimant qu'aucun élément versé au dossier ne justifiait
l'argument de "sécurité publique ". Le Conseil
d'Etat a en effet demandé à la CNIL et au Mini stère
de l'Intérieur de justifier leur refus par des éléments
objectifs opposables au demandeur d'accès, ce dont ils ont été
incapables.
Cette nouvelle jurisprudence est une victoire capitale à double
titre :
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Tout un
chacun pourra savoir s'il est fiché aux Renseignements Généraux
et vérifier le contenu des "informations" le concernant.
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Devant l'évidence
que ce fichage ne concerne nullement la "sécurité
publique", il sera possible de faire arrêter au niveau
national une telle pratique, et d'exiger que toutes les associations
tierces ayant eu communication de ces données les détruisent.
Continuons donc et... à nos plumes !
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Toutes
nos infos à www.coordiap.com/actu00.htm
Soutien
et actions à www.coordiap.com/propo00.htm
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Sources
Coordination
des Associations & Particuliers pour la Liberté de Conscience
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