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Economie de marché actuelle


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8 réponses dans ce topic

#1 Diégo

Diégo

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Posté 01 novembre 2005 à 16:29

Réponse d'économistes non patentés

Notre siècle repose sur l'Économie de Marché. Ainsi, depuis l'avènement massif de la productivité vers 1930, la loi de capitalisation de l'argent et la loi de marché, sous la contrainte d'une concurrence commerciale sans concession entre tous les producteurs (alimentation, biens, services ) exigent le rendement financier maximal du capital investi, ce qui contraint tous les employeurs à supprimer au maximum l'élément humain dans les processus de production. Ainsi la rentabilisation est assurée, si toutefois les produits se vendent.
Or, demain l'ouvrier évincé par la machine, par les délocalisations, démuni financièrement ne pourra plus acheter. Ceci d'une part.
D'autre part, et c'est là où se retrouvent les coupables : l'ensemble de la masse monétaire est soumise à intérêts et doit être remboursée aux banquiers en permanence. Cette masse monétaire ne peut-être obtenue que par endettement auprès des banques. Nous arrivons donc à cette conclusion absurde et irréfutable que le monde du travail doit s'endetter pour être payé de son travail, alors que l'on sait que l'Etat, dans bien des circonstances, devrait user de son droit de fabriquer la monnaie sans avoir à payer d'intérêts (droit régalien ). Ceci se traduit par une dette (en intérêts ) de 80 milliards d'€ par an. Voyez, si nous n'avions pas à payer ces intérêts, la part qui reviendrait à 4 millions de miséreux, soit 8 millions d'individus.

#2 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

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Posté 01 novembre 2005 à 16:50

Il y a peut-être une solution à la quelle personne ne pense : privatiser TOTALEMENT la monnaie c'est à dire permettre à tout le monde de fabriquer sa propre monnaie sans intervention de l'état , à charge pour le marché de sélectionner les monnaies qu'il décidera d'utiliser. L'objectif étant de permettre à ceux qui sont exclus du système actuel de bâtir le leur sans aucun contrôle économique de l'Etat.

Après tout qu'est ce que la monnaie si ce n'est un bout de matériau quelconque sans valeur particulière que celle qu'on veut bien lui accorder ? Cette solution permettrait à des communautés de fabriquer leur propre monnaie ( type SEL) matérielle et de faire vivre une économie parallèle qui pourra se distinguer peu à peu de l'actuelle, peut-être prendre racine et force dans certaines régions particulières que l'économie officielle néglige et pourra peut-être avec le temps supplanter celle-ci.
Laissez-moi rire... :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#3 Benik67

Benik67

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Posté 28 janvier 2006 à 17:17

Ce cas de monnaie "anarchique" a déjà exité au moyen-âge ou quelque seigneuries frappaient leur propre monnaie pour la gloire dans leur seigneur. Mais il y a des limites évidentes à ce système : la confiance. Il est évident que l'on fait plus confiance à une monnaie étatique frappé d'une belle devise qu'à une monnaie frappée au fond d'une cave avec la tete de votre voisin dessus... cette confiance est fondamentale de l'echange commercial sans elle pas ou peu de commerce et retourn au moyen-age avec des taux de croissance de l'ordre de 0.5% siècle...

Quant au problème de la machine, il tend à se résorber de lui-même. En effet, tant que la machine ne pensera pas par elle-même et tant qu'elle n'aura pas de conscience elle ne pourra pas prendre la place de l'homme, meme dans l'économie. Je m'explque imaginons (et cela arrivera bientot) un marché mondial complètement libérale ou presque. Si une entreprise lambda possède 10 employés 5 dans la technopole et 5 ouvriers et que la masse soit de 2/3 pour les 5 premiers et 1/3 pour les seconds. Si les 5 ouvriers sont remplacés par une machine la masse salariale économisée sera répartit soit dans de nouvelles dépenses de l'entreprise soit redonné à la technopole. Ainsi soit les 5 cadres auront un pouvoir d'achat élevé de 50% soit l'entreprise les dépensera. Ainsi l'argent existe encore mais est répartit pour d'autre tâche comme la consomnation des tâches ou l'achat de nouveau matériel et ipso facto il faudra 5 ouvriers dans d'autres branches pour pallier à cette nouvelle demande, les machines ne prennent pas les emplois de l'ouvrier mais les transforment. Bien sur si il n y avait que 10 personnes sur la terre cela marcherait difficilement mais au niveau mondial cela se vérifie tout à fait. Est un hasard que depuis l'avènement de la technique dans l'apres guerre, les emplois se sont beaucoup tertiarisé ???? je ne crois pas ...

Pour l'autre problème, n'oublions pas que c'est en gros l'état (ou pour nous la BCE) qui fixe les taux d'interêt, mais il est vrai qu'un retour de l'état au strict droit régalien avec une frappe de monnaie totalement indépendante serait peut-être une solution interéssante, comme quoi Keynes n'a pas fini de survivre ...

Ce message a été modifié par Benik67 - 28 janvier 2006 à 17:26.


#4 Mateo

Mateo

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Posté 28 janvier 2006 à 17:39

La où il y a une erreur c'est que toutes les machines ne peuvent pas remplacer un homme.

Un homme à une valeur ajoutée que la machine n'aura jamais.

Si on forme un employé c'est pour transmettre un savoir et le garder le plus longtemps possible dans l'entreprise. D'une part cela stabilise l'emploi en question et d'autre part ça pérénise l'entreprise.

C'est du fantasme une entreprise sans ouvrir ou alors on apelle ça entreprise de service ?

Dites moi si je me trompe je vous écoute.

#5 Benik67

Benik67

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Posté 28 janvier 2006 à 18:07

Certain métier peuvent être totalemnt remplacé par une machine, et les entreprises sont loins de vouloir garder leur employés, leur cadre peut etre mais le petit ouvrier n'est pas vraiment le principal probleme d'un coseil d'administration.

#6 Mateo

Mateo

    Chercheur de vérités

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Posté 28 janvier 2006 à 18:22

Là on est d'accord.

Il faut être spécialisé pour apporter ce que les autres ne peuvent pas.

#7 Didier

Didier
  • Invités

Posté 29 janvier 2006 à 18:15

Benik67

Citation

Ce cas de monnaie "anarchique" a déjà exité au moyen-âge ou quelque seigneuries frappaient leur propre monnaie pour la gloire dans leur seigneur. Mais il y a des limites évidentes à ce système : la confiance. Il est évident que l'on fait plus confiance à une monnaie étatique frappé d'une belle devise qu'à une monnaie frappée au fond d'une cave avec la tete de votre voisin dessus... cette confiance est fondamentale de l'echange commercial sans elle pas ou peu de commerce et retourn au moyen-age avec des taux de croissance de l'ordre de 0.5% siècle...

La "croissance" des économies réelles a trait aux techniques d'agriculture et au niveau scientifique d'une société donnée.

On ne peut pas résumer la "croissance" d'une économie à la confiance dans sa monnaie.
On ne peut pas dire non plus que ce manque de confiance dans la monnaie ait duré "un siècle" ou des durées ahurissantes de ce genre pour expliquer la stagnation (d'ailleurs relative) des sociétés médiévales.

Il est par contre exact que ça peut vite être un beau bordel si tout le monde émet sa monnaie. On ne sait plus qui est riche ou pauvre. Ca revient au tout gratuit à la limite. Ce qui n'est pas forcément pour me déplaire.

Citation

Quant au problème de la machine, il tend à se résorber de lui-même. En effet, tant que la machine ne pensera pas par elle-même et tant qu'elle n'aura pas de conscience elle ne pourra pas prendre la place de l'homme, meme dans l'économie.

Mateo

Citation

Un homme à une valeur ajoutée que la machine n'aura jamais.

Une production c'est une production. Que ce soit une machine ou un homme ou un binôme qui l'effectue.

Citation

Si on forme un employé c'est pour transmettre un savoir et le garder le plus longtemps possible dans l'entreprise. D'une part cela stabilise l'emploi en question et d'autre part ça pérénise l'entreprise.

Quelles sont encore les entreprises qui forment elles-mêmes ? Quels sont les savoirs que les entreprises gardent jalousement au point de tenir à conserver leurs employés ? Quelques savoirs de pointe pour des cadres dans l'industrie. 0,5% de l'emploi.

Le discours sur "l'expérience inestimable des seniors" est une blague.

Benik67

Citation

Si une entreprise lambda possède 10 employés 5 dans la technopole et 5 ouvriers et que la masse [salariale] soit de 2/3 pour les 5 premiers et 1/3 pour les seconds. Si les 5 ouvriers sont remplacés par une machine la masse salariale économisée sera répartit soit dans de nouvelles dépenses de l'entreprise soit redonné à la technopole. Ainsi soit les 5 cadres auront un pouvoir d'achat élevé de 50% soit l'entreprise les dépensera.

Ou, plus simplement et plus couramment, ce sont les propriétaires de l'entreprise, les actionnaires, qui garderont les sous pour eux. Si les salariés restant après un plan social voyaient leurs rémunérations augmenter, si les entreprises françaises investissaient leurs gigantesques fonds propres dans autre chose que des actions, ça se saurait depuis longtemps.

Citation

Ainsi l'argent existe encore mais est répartit pour d'autre tâche comme la consomnation des tâches ou l'achat de nouveau matériel et ipso facto il faudra 5 ouvriers dans d'autres branches pour pallier à cette nouvelle demande, les machines ne prennent pas les emplois de l'ouvrier mais les transforment.

Quel est le rapport entre les consommations de l'entreprise et une "nouvelle demande" ? La demande vient du consommateur, elle n'est pas générée par l'offre de manière miraculeuse.

Pourquoi l'"achat de nouveau matériel" devrait créer de l'embauche, alors que les premières machines ont engendré des licenciements ?
Globalement les "machines" modifient les emplois et, comme elles améliorent la productivité d'un individu, elles nécessitent moins de main d'oeuvre pour un niveau de production donné.
Les emplois perdus ne peuvent se récupérer qu'en augmentant la demande et la consommation en conséquence.

Citation

Bien sur si il n y avait que 10 personnes sur la terre cela marcherait difficilement mais au niveau mondial cela se vérifie tout à fait.

Les raisonnements sur des populations restreintes sont tout à fait valables.

Citation

Pour l'autre problème, n'oublions pas que c'est en gros l'état (ou pour nous la BCE) qui fixe les taux d'interêt, mais il est vrai qu'un retour de l'état au strict droit régalien avec une frappe de monnaie totalement indépendante serait peut-être une solution interéssante, comme quoi Keynes n'a pas fini de survivre ...

Keynes n'a jamais suggéré de confier la frappe de la monnaie aux Etats.

#8 Mateo

Mateo

    Chercheur de vérités

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Posté 29 janvier 2006 à 19:27

Didier si on pouvait changer l'homme par une machine pourquoi on a encore des ouvriers ?
On inventerait une machine qui règle une autre machine à la place du règleur ? Une machine qui change les moules à la place du monteur.

Va voir dans une usine comment ça se passe.

Combien d'entreprises ont du mal à recruter des personnes plus où moins spécialisées. Personne qui sont le nerf de la guerre de la production car quand un problème survient elles doivent savoir le réparer.

L'âge n'a rien à voir la dedans.

Des exemples comme ça il y en à la pelle.

#9 Didier

Didier
  • Invités

Posté 29 janvier 2006 à 22:53

Citation

Didier si on pouvait changer l'homme par une machine pourquoi on a encore des ouvriers ?
On inventerait une machine qui règle une autre machine à la place du règleur ? Une machine qui change les moules à la place du monteur.

Va voir dans une usine comment ça se passe.

Je n'ai pas dit que les machines pouvaient remplacer totalement les ouvriers.
Si tu n'es pas capable de comprendre une notion de première année comme la productivité, je t'en prie, arrête avec l'économie.