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Réagir et Agir


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28 réponses dans ce topic

#1 Windowman

Windowman

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Posté 07 novembre 2005 à 20:56

Le libéralisme sauvage qu'on estime meilleur accompagnateur du capitalisme est essentiellement responsable du délitement de ce lien social, de l'explosion de nos sociétés. En France, par l'application des lois et réformes sur les pôles de compétitivité et des priorités mal placées, on conduit de nombreuses universités à devoir augmenter considérablement les frais d'inscription pour ne pas fermer. De plus en plus de personnes, suivant le modèle anglo-saxon et américain, sont exclues de toute possibilité d'études. Les garanties sociales, celles qui permettent de vivre ensemble en bonne intelligence, sont peu à peu sacrifiées au nom d'un anti-assistanat infondé qui se justifie davantage dans le libéralisme mondial actuel et la politique de faillite que mènent nos dirigeants afin de tant affaiblir les Etats qu'il n'y ait plus que le "Marché" pour diriger nos sociétés.
Ca me fait bien rire. Jaune, bien entendu. Le libéralisme n'est pas une puissance naturelle irréversible, ni un phénomène qui nous laisse impuissant. C'est notre stupidité qui nous bloque. Nous épuisons nos ressources et empêchons notre planète de les reconstituer, nous saccageons notre biosphère, et pourtant la majorité de notre espèce vit dans la misère et la souffrance quotidienne. Quand allons-nous enfin admettre que, jusque là, on a suffisamment prouvé qu'on suivait le mauvais modèle ?
Nos sociétés d'hommes sont uniquement dirigées par nous autres. A nous de nous bouger. Nos dirigeants n'ont que le pouvoir qu'on leur délègue. Ne laissons pas une poignée de chefs d'entreprises sans scrupule tenir des médias partiaux et nous asservir plus longtemps. Des dizaines d'organisations mondiales, et la majorité des individus qui composent notre espèce aspirent à organiser à l'échelle planétaire des réformes pour une meilleure société. Cessons de croire que tout finira par s'arranger tout seul ! Au point où nous en sommes, de nombreux spécialistes lancent l'alarme, nous n'aurons bientôt plus aucun espoir. Notre écosystème et les exactions que nous y commettons ne nous laissent pas un siècle d'espérance de vie !
Qu'on soit de gauche ou de droite, de n'importe quelle culture et de n'importe quel extrême, toute société que l'on voudra mettre en place nécessitera d'avoir une planète sur laquelle la vie est possible. Et nous sommes en train d'échouer à notre test de survie sur celle-ci, sans avoir les moyens de tenter ailleurs notre chance !
R-E-A-G-I-S-S-O-N-S !!!

P.S. : pour info, les harkis, partisans d'une Algérie française, ne sont que la deuxième vague d'immigration maghrébine, celle des réfugiés politiques qui n'étaient plus les bienvenus en Algérie. Ils ne l'ont certes pas été plus en France. L'essentiel de l'immigration Algérienne s'est faite après la seconde guerre mondiale : la France est à reconstruire, elle a besoin d'une main-d’œuvre pas chère bête et disciplinée ; elle installe des bureaux de recrutement dans les campagnes d'Algérie pour recruter les paysans malléables pour qui une vie de chien est une vie de prince et hop ! permis de travailler, pas d'exister, et encore moins d'avoir une famille. Peu à peu reconnus politiquement, droit de rassemblement des familles oblige, on fait venir les smalas qu'on parque dans des cages à poules superposées jusqu'au vertige.
Là, déracinés, plantés dans un béton nauséabond, les vieux arbres se meurent, partagés dans un scepticisme où l'amertume le dispute à l'admiration pour cette France qui leur a offert cette chance : mais cette chance de quoi ? De même, les jeunes pousses peinent à percer dans ce goudron mortel. Leur famille n'est pas Française. Leur vie n'est pas française. Leur tête n'est pas française. Ils ne sont pas français. Mais ils ne sont pas non plus algériens... Que sont-ils ? Et là de rendre coup pour coup à une société qui ne s'aide pas, à une société qui s'enterre jusqu'au cou dans la fange... Coluche disait que le coq est l'emblème de la France car c'est le seul animal à chanter fièrement les pieds dans la merde. Moi, je suis français, et je ne chante pas. Moi, français, extinction de voix à force d'user mes semelles sur un goudron sourd, n'en déplaise à Coluche, je ne ris plus. Le soleil est noir, mais les pays noirs sont rouges, rouges du sang versé par les blancs. Sinistre balai de couleurs.
Alors, bien sûr, ces jeunes ont tort. Bien sûr ces jeunes qui ne savent pas construire leur vie, car on ne leur a pas appris, cherchent à exister dans la facilité d'une violence qui les dépasse... Mais ce sont nos enfants. C'est nous qui les avons déracinés, enlevés de chez eux. Il ne fallait pas croire qu'en les jetant sur un trottoir couvert de barbelés ils allaient pouvoir s'enraciner et de nouveau tendre leurs espoirs vers le soleil...
Alors oui, ils ont tort, mais nous n'avons pas raison, et de moins en moins...

#2 1869

1869

    ----<OjO>----

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Posté 07 novembre 2005 à 21:10

Je suis d'accord avec toi, Windowman, mais le problème est: vaut-il mieux agir sans être sur des ses convictions et aucquel cas faire des conneries et empêcher les justes d'agir ou ne rien faire...

PS: pour les Harkis, ils sont bien souvent plus patriotes envers la France que nombre de 'Français'...

1869
Tant qu'on est vivant, autant en profiter.  -~<OjO>~-   Amor Fati.

#3 Arlequin

Arlequin
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Posté 07 novembre 2005 à 21:18

Salut à toi Windowman!!

A priori, je suis quasiment 100% en phase avec la perspective que tu présentes. JE pourrais même rajouter de l'eau au moulin de ton post scriptum, mais bon, là je manque de temps.

Ce post pour te poser une question: quelles actions sont proposées concrètement pour changer la couleur du tableau que tu peinds? Se bouger le cul est une évidence, mais concrètement ça consiste en quoi?

ça fait un bout de temps que je cherche, seul ou accompagné. Car dans ce genre de cas, faut réfléchir avant d'agir (enfin il m'a semblé en tout cas). Bien sûr y a urgence; et on est dans un gros dilemme. Soit on agit à défaut d'avoir bien pris le temps de réfléchir (et dans ce casse pose la réelle efficacité de l'action), soit on continue à réfléchir... au risque de n'être plus là pour pouvoir agir...

#4 Windowman

Windowman

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Posté 08 novembre 2005 à 09:24

En fait, il s'agit, comme je le disais plus haut, tout d'abord de protéger et, quand c'est possible, de réparer notre écosystème. Pour ce faire, il faut bien évidemment, à court et moyen terme, éliminer toute les sources de pollution, en développant les énergies alternatives propres, grâce aux éoliennes, panneaux solaires et autres petites machines ingénieuses dont on a le secret, mais que presque personne n'utilise faute que les gouvernements ne favorisent pas leur mise en place. Cessons de vouloir contenter les lobbies et de ne pas vouloir trop bousculer les petites habitudes des gens ! La survie de notre planète et de la vie sur celle-ci, en particulier la nôtre, méritent bien ce petit effort ! Puisque nous avons ces technologies, il suffit de les utiliser ! A nous tous de faire pression sur les entreprises pour qu'elles trouvent enfin intéressant de commercialiser à grande échelle des transports propres ! Une fois les voitures à essence disparues, les énergies consommées renouvelables et propres, les industries empêchées de polluer, il faut bien entendu développer la recherche fondamentale : nous sommes à une vingtaine d'années maximum de la maîtrise de la fusion nucléaire à froid de l'hydrogène, c'est-à-dire le pendant plus puissant, propre et quasi infini de la fission nucléaire à chaud de l'uranium actuel ! D'où l'importance vitale de développer les institutions de recherche et d'enseignement, en leur conservant une autonomie qui seule peut permettre aux chercheurs de chercher, et aux étudiants d'apprendre. La logique actuelle de sabotage des institutions publiques pour justifier le retrait de l'Etat de tout ce qui dérange le libéralisme et accélérer irrémédiablement la privatisation est à l'encontre de tout projet, de toute solution à moyen et long terme pour nous éviter l'annihilation et l'anarchie...

Une fois la survie écologique assurée, ma foi, on peut bien continuer à faire n'importe quoi de nos vies, nous prostituer aux financiers et autres politiques industriels : il suffit pour moi d'être sûr d'avoir le temps de revenir sur nos pas pour mieux faire ! Cela dit, si on veut mieux vivre, il existe bien entendu des solutions !

Le capitalisme, que je ne mets pas en cause, est effectivement le système économique le plus dynamique qui soit. Toutefois, le libéralisme qui le gouverne le rend dangereux... Il faut donc contrôler au minimum ce sacro saint marché qui nous asservit. Actuellement, la plupart des pays visent la croissance : croissance par ci, croissance par là, on ne leur entend que ce mot, comme un saint Graal miraculeux qui nous sauvera tous de nos problèmes... Or, la croissance n'est que l'augmentation des biens et des services produits sur un territoire. Autrement dit, plus on produit, plus on est censé être mieux. Aujourd'hui, on constate partout des surproductions locales qui font chuter les prix et ruinent des franges entières de la population. Cette production furieuse à tort et à travers, se fait sans égard des matières premières ni de l'écosystème. Et cette augmentation de la production est bien souvent vendue hors du territoire dans des pays où, pour pouvoir acheter, ils doivent vendre tout ce qu'ils ont. Autrement dit, cette course à la croissance actuelle, qui après tout laisse de côté la quasi totalité de l'humanité dans la pauvreté, épuise nos ressources plus vite qu'elles ne se reconstituent, n'améliorent pas réellement le sort des habitants du pays producteur, et ruine et asservit le pays importateur. C'est toute cette logique qui est à revoir. Le principe des imports exports est légitime, quand il ne touche pas à tout ce que le pays peut produire lui même... Or, la plupart des pays pauvres ont les moyens de s'autosuffire, à la condition qu'on ne les oblige pas à acheter nos produits. Il faut donc changer de logique : la recherche de la croissance n'est que l'accélération d'un déséquilibre dévastateur pour les conditions de vie : nos sociétés ne peuvent pas être régulées par le marché : leurs intérêts sont divergents et contradictoires. Il faut mettre en place une logique d'équilibre, bien plus propice au développement durable et humain de chaque nation que tout autre système. Il s'agit donc de cloisonner plus ou moins les marchés selon qu'ils sont fragiles ou non, et de mener une politique de l'emploi et de l'industrie qui ne soit plus dictée par des actionnaires étrangers avides de profits, mais par des administrateurs publiques capables d'accorder les priorités humaines aux nécessités économiques. Pour financer toutes ces mesures, il existe des institutions comme le FMI, qui au lieu de rançonner les Etats pauvres pourrait coordonner ces politiques, et des taxes dans l'esprit de la taxe Tobin et de l'impôt sur les fortunes et revenus, simples de mise en place, et qui coordonnées par ce même FMI, sous l'égide de l'ONU, permettraient enfin de changer positivement les choses.

Vous me répondrez que les autres pays ne suivraient pas, quand bien même nous adopterions cette politique en France ? C'est ce qu'on pourrait penser. Et, effectivement, il se pourrait fortement qu'il y ait un décalage passager, une période de transition avant qu'ils ne nous suivent. Cependant, dans toutes les nations du monde, l'essentiel de la population demande des conditions de survie décentes et un avenir meilleur : elles nous suivront car la France, à l'échelle planétaire, a toujours su montrer l'exemple de l'innovation et de l'avancée politique intelligente. Si l'image de la France est dégradée actuellement, c'est à cause de cet affaiblissement du pouvoir face aux marchés internationaux. Mais si la France résiste et propose un système alternatif, qu'elle saura défendre, d'autres pays suivront, et puisqu'il est évident que recadrer les priorités sur la vie des hommes et non plus leur productivité financière est éminemment positif et meilleur que ce que nous faisons actuellement, nous aurons gain de cause pour peu que nous ayons le courage de démontrer la fiabilité du système.

Enfin, pour que l'organisation politique ne puisse plus engendrer de tels bugs comme aux derniers votes, et que l'abstentionnisme ne soit plus qu'anecdotiques, il faut renforcer le civisme en permettant les référendums et propositions de lois citoyenne, sous réserve de représentativité, et inscrire dans le fonctionnement des institutions l'usage plus systématique ou régulier du référendum. Nous n'avons pas à déléguer à nos politiques plus que la gestion quotidienne de notre pays : ce sont des administrateurs, et nous tous sommes le conseil de direction. A nous de diriger. Parallèlement, il faut systématiser dans les écoles l'instruction civique et politique, de façon que chacun puisse décrypter la politique et y intervenir en connaissance de cause...

Ce ne sont bien sûr que les mesures essentielles, et bien d'autres doivent s'y ajouter afin que nous soyons enfin dans un monde dans lequel on se sente bien, mais elles sont tout à fait possibles et nécessaires. Un peu de courage et de bonne volonté suffisent à les mettre en place. A nous de jouer !

P.S . : Dans toute cette perspective, l’éducation doit demeurer une priorité toujours renforcée. L’avenir est constitué des jeunes générations d’aujourd’hui et de demain. Aujourd’hui, dans la logique des pôles de compétitivité, on limite l’accès à l’éducation en poussant des universités à fermer si elles n’adoptent pas un élitisme rentable. Ce n’est évidemment pas la bonne solution…

#5 Cheminot

Cheminot

    Qu'est-ce que la Vérité?

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Posté 08 novembre 2005 à 09:50

Citation

P.S . : Dans toute cette perspective, l’éducation doit demeurer une priorité toujours renforcée. L’avenir est constitué des jeunes générations d’aujourd’hui et de demain. Aujourd’hui, dans la logique des pôles de compétitivité, on limite l’accès à l’éducation en poussant des universités à fermer si elles n’adoptent pas un élitisme rentable. Ce n’est évidemment pas la bonne solution…

Mais comment enseigner à des jeunes en quatrième qui, quel que soit leur milieu d'origine, sont maintenant incapables d'accepter une autre vision de l'avenir que celle de leur groupe, et qui se fichent royalement - pour 70% d'entre eux - de ce qu'on leur enseigne?

#6 Windowman

Windowman

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Posté 08 novembre 2005 à 09:52

P.P.S. : Il est d'autant plus évident que la politique de désertion consistant à supprimer toutes les structures sociales dans les endroits difficiles est contre productif. Les associations sans moyens font un travail de fond non reconnu, de même que les maisons de quartier et les centres socio-culturels, mais ils n'ont pas les moyens de leur envergure. Et on en ferme un peu partout...
Bel exemple de la politique actuelle, où l'on voit mieux ce que Sarkozy pense quand il dit se débarrasser des catégories de personnes posant problème...

#7 Windowman

Windowman

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Posté 08 novembre 2005 à 10:05

Je travaille dans un collège de ZEP au sein de quartiers difficile. S'il est vrai que je constate que leur mode de pensée a tendance à se rapprocher de celui du groupuscule qui leur correspond, ils demeurent chez eux une ouverture sur laquelle on peut et doit traviller, nonobstant la sacro-sainte neutralité politique à l'école. Deux gamins de quatrième disaient l'autre jour en fanfaronnant que c'était bien de tout brûler, que ça faisait les pieds à Sarkozy. Bien sûr, c'est un problème de point de vue qui se pose là. Mais, l'instant d'après, l'un disait que comme ça, c'était génial, ils allaient donner le pouvoir à Le Pen et se faire éjecter de la France manu militari, et l'autre répondait que non, surtout pas, il voulait pas retourner dans son pays d'origine, conscient de toutes les chances que la France lui offre par rapport au pays natal de ses parents.
Alors, effectivement, les jeunes sont un peu bornés. Effectivement, la violence les fascine. Mais qui n'a pas envie de se faire un homme politique ? Qui ne serait pas heureux d'en voir certains avoir des accidents ? Et quel adulte pourra sincèrement croire qu'il a fait assez de bien autour de lui pour mériter le respect d'un ado idéaliste qui voit un monde pourri autour de lui et des adultes qui se regardent le nombril sans rien faire ?
Un ado a cette stupidité de l'enfance de ne pas toujours comprendre ce qui se passe, ni la portée de ses actes. Mais il a la franchise de réagir lorsque quelque chose ne va pas. Tout comme les manifestations ne donnent bien souvent ni le problème ni les solutions. Ces manifestations de volences sont juste l'expression d'un malaise immense.
Ces jeunes ne mènent pas une action politique raisonnable, c'est évident, et ce n'est pas leur violence que je justifie. Mais s'ils ne savent rien faire d'autres que cette violence, c'est que notre société a jusque là échoué à les éduquer. Ils ne posent pas un problème communautaire, mais marque l'aboutissement d'un modèle où l'individualisme et le libéralisme ensemble suppriment toute possibilité de cohésion sociale, et donc de société.

#8 Cheminot

Cheminot

    Qu'est-ce que la Vérité?

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Posté 08 novembre 2005 à 10:19

Mais ne crois-tu pas, Windowman, que les contenus enseignés sont trop élitistes, et que nous, les enseignants, faisons souvent preuve de trop de condescendance - parfois malgré nous - vis-à-vis des jeunes?
Certes, lorsqu'un gars ou une fille doués (et cela existe, bien sûr) ne fiche rien, il faut le tancer vertement (NB : je ne veux pas ici utiliser de terme grossier).
Mais très souvent, on constate une grande apathie chez eux, dont ils ne sortent que pour réagir violemment.

Comment en particulier leur faire saisir l'importance de la connaissance historique? Pour qu'ils saisissent mieux ce que c'est que l'homme finalement, avec ses grandeurs et ses faiblesses.
On a voulu faire des maths à tout crin... et les facs de sciences se vident...bientôt il n'y aura suffisamment de physicochimistes compétents, capables de critique.
Tout simplement parce que la connaissance scientifique doit d'abord être assise sur une bonne compréhension du monde dans lequel on vit. Mais comment la transmettre, comment donner un véritable esprit critique?

Là encore, je n'ai pas de réponses... simplement l'espoir que cela puisse se résoudre...

#9 Viduité

Viduité

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Posté 08 novembre 2005 à 12:40

Cheminot,

Citation

Comment en particulier leur faire saisir l'importance de la connaissance historique?

Je suis absolument d'accord avec toi Cheminot !

La connaissance du sens de l'Histoire donne un sens au présent ...

Ainsi, je me souviens des belles images de nos livres d'Histoire ... en particulier ... d'une où on voyait Charles Martel (en 732 après JC si je me souviens bien) déposant son épée à Sainte Catherine après avoir bouté les Sarrazins hors de chez nous ...

:piout:

#10 Viduité

Viduité

    Chercheur de vérités

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Posté 08 novembre 2005 à 12:49

Citation

Je travaille dans un collège de ZEP au sein de quartiers difficile.

Qu'est-ce qu'une ZEP ?

Citation

Actuellement, la plupart des pays visent la croissance : croissance par ci, croissance par là, on ne leur entend que ce mot, comme un saint Graal miraculeux qui nous sauvera tous de nos problèmes... Or, la croissance n'est que l'augmentation des biens et des services produits sur un territoire.

Il faut être fonctionnaire pour penser cela ... une ZEP doit donc être une association de fonctionnaires ...

Citation

Or, la plupart des pays pauvres ont les moyens de s'autosuffire, à la condition qu'on ne les oblige pas à acheter nos produits.

T'inquiète pas, ils n'ont pas un sou pour les acheter ...

Citation

il existe des institutions comme le FMI, qui au lieu de rançonner les Etats pauvres pourrait coordonner ces politiques, et des taxes dans l'esprit de la taxe Tobin et de l'impôt sur les fortunes

Voilà, ils 'agit donc bien d'un discours de fonctionnaire ...

C'est quand les prochaines vacances ? :piout:

#11 Eltaryon777

Eltaryon777

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Posté 08 novembre 2005 à 14:15

Je suis en 1ere stg... Je vais essayer de rentrer en fac de Philo.. enfin bref, pour ce qui est des jeunes d'aujourd'hui, voila comment je les vois :

La plupart pense a la violence, ok dont le facteur peut etre le milieu social où il vit..., les parents qui leur laisse tout faire et n'ont plus d'autorités sur eux ensuite... et... aussi... l'échec scolaire !

J'ai redoublé 2 fois, j'ai 18 ans... Un moment je ne voulais plus continuer l'école :thermo:  mais étant donné que je suis curieux de tout... Je continue car j'ai l'espoir d'arriver en philo pour ne faire que de la philo ! Car le bourrage de crane avec des matières dont j'en ai rien a foutre ca commence a me gonfler !

Pourquoi on nous ferait pas choisir a partir de la 4eme, les matières qui nous interressent le plus au lieu de nous détruire le cerveau avec des choses qui nous serviront a rien ???
Pourquoi on nous montre pas des choses concretes au lieu de théorie qui pour la plupart des élèves n'utiliseront pas ! Exemple: on va au supermarché acheter de la nourriture, on passe a la caisse... On va pas s'amuser a faire des courbes quand meme !!! -> Math !  :cogite:

Bourrage de crane en veut tu en voila, c'est malheureux cette éducation francaise aujourd'hui !  :-?

Et dire qu'avant, elle était préférée de toute les pays du monde ! maintenant... rien  :tss:

Alors ce que je veux dire par là, c'est que je trouve que l'on formate les jeunes a des idées qui me semble des fois, superficielles ! Je le vois que l'école les décourage... ce matin en éco/droit :
On a 2h comme tout les mardis, une fille n'arrete pas de demander une pause pour qu'on se repose ou beaucoup se pleignent de trop écrire, alors qu'on fait que 2 pages... C'est rien je trouve ! La prof bien sur ne veut pas de pause et moi aussi, ok ca détend mais bon... Si il faut en faire tout le temps et puis c'est pas compliqué ce que l'on fait !

Après, étant découragé, la plupart n'ont plus envie de bosser donc soit ils se ruent sur la drogue et l'argent, soit la casse ! soit se mette devant la télé et regarde des choses qui reposent bien le cerveau : star ac? Ensuite, un moment pour réfléchir? non sortie entre pote oui, musée non, cinéma ok mais faut voir quel film... Brice de Nice ??, bourrage de gueule et boite oui !

J'avais un ami qui avait demandé a une de mes copines : Préfères tu avoir un mec qui en a dans le crane? la réponse : non pas trop... Ca préfère le physique que le savoir !

Les jeunes n'ont plus l'envie de penser, de réfléchir, de voir la vie autrement que celle qu'ils ont, il y a tellement de chose que la terre nous offre, ils passent vraiment a coté de toute ces richesses !
Ils sont là hapatique, des fois je peux pas leur parler... c'est dur !
Ok faut se détendre mais des fois il faut savoir se donner le courage de réfléchir... et ils ne l'ont plus ou très peu !

Tout les jeunes sont curieux mais on les aident pas, au contraire je trouve qu'on les déprime ! que ca soit au niveau des profs ou au niveau des matières que l'on nous enseigne...
J'ai rien contre les profs car je sais qu'il y en a qui font du boulot extraordinaire, qui donnent aux élèves l'envie d'apprendre !!! Mon prof d'histoire de 3eme par exemple !

Ce qui serait bien aussi, donné aux élèves 2h où l'ont peut donner son avis, faire des débats sur la vie courante, la politique, tout ce qui touche a la vie quotidienne, les élèves aiment s'exprimer, dire ce qu'il pense et c'est ce qu'il manque... ! voila pourquoi aujourd'hui on a eu temps de problème ces derniers jours, ceci est l'un des facteurs que j'ai voulu souligner !

Aussi, en langue, ce qui serait interressant c'est d'apprendre au lieu de voir des textes qui n'apportent que des mots nouveaux, la géographie du pays en question, son histoire, sa culture !

Qu'on soit jeune de n'importe quelle origine né en france ou meme qu'on soit qu'un simple francais, on en a marre de cette école qui n'est pas a la hauteur de nos espérance et de nos attentes !

Personnes n'est bete, chaque jeune a une capacité intellectuelle mais ils faut savoir la comprendre !
Ma soeur est dans l'enseignement en tant qu'institutrice mais elle concoit qu'il y a un malaise au niveau de l'éducation nationale qui n'aide pas l'enfant !

Voila c'était mon petit coup de gueule... Ca faisait un moment que je voulais en parler !  :)

Ce message a été modifié par Eltaryon777 - 08 novembre 2005 à 14:58.


#12 Windowman

Windowman

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Posté 08 novembre 2005 à 18:04

Fils de famille ouvrière, famille touchée par drogue et alcool, vécu en banlieue, aucune éducation politique dans ma famille indifférente et désengagée, j'ai fait mes études tout seul comme un grand. Me suis tout payé en bossant dur en intérim ou dans d'autres jobs. Aujourd'hui surveillant en collège pour payer mes études, je dois lutter à la fac pour suivre tous les cours, et au boulot et à la maison pour payer les factures et assurer auprès des gamins. Croyez-moi, je fais mon possible en matière de prévention et de "militantsme", tant auprès de mes camarades, entourage, "jeune", et collègues. Je n'utilise que des ampoules économiques, ne laisse pas mes appareils en veille, n'utilise ma voiture qu'exceptionnellement (1 à 2 fois dans le mois) et je paye en contrepartie un abonnement de transports en commun et utilise mon vélo. Croyez-moi, je fais ce que je peux à mon échelle. Mes contributions aux forums sont là pour propager ce comportement. Pour provoquer l'adhésion. Et c'est aussi pour ça que je veux faire prof de français.
La seule chose que j'ai le remords de ne pas me voir faire, c'est de la politique publique. Mais je ne peux pas reléguer ma formation ni mon travail qui lui est nécessaire, pour m'absorber avec abnégation dans une lutte si laborieuse.
Ma seule paresse est de ne pas être "visiblement" métissé, et d'être jeune : deux caractéristiques qui semblent naturellement m'ôter toute crédibilité auprès des jeunes de banlieues et des citoyens moyens.

Mais effectivement, le problème de l'école tient dans le seul fait, je crois, que les savoirs ne sont pas envisagés comme le résultat d'une histoire, avec des enjeux, des conséquences et des façons de les utiliser. A trop de laïcité politique on en vient à supprimer toute capacité de réflexion civique. Et ce ne sont pas les quelques heures de débats en éducation civique en terminale de certaines fillières qui pourra renverser la tendance à... la stupidité sociale...

Heureusement, quelques profs parfois, inspirés, arrivent à montrer cette dynamique des choses, à réveiller les consciences... Mais avec l'administration et les problèmes actuels, avec l'atmosphère qui règne dans nos sociétés, il est loin d'être possible de généraliser cette merveilleuse expérience !

C'est pour cela qu'il faut repenser notre société en profondeur, en commencer par la formation (des profs et des élèves)...

#13 Windowman

Windowman

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Posté 09 novembre 2005 à 09:25

Mises à part les conneries, je ne vois pas quoi répondre à ton message.
Sache que les ados sont des enfants qui se croient des grands, mieux que les adultes, mais qu'ils ont toujours un complexe d'infériorité du fait qu'ils ne sont ni enfants ni adultes. Ils le cachent soit par une introversion maladive, soit par une énergie débordante qui se canalise souvent dans leur violence.
Ce qu'il faut, c'est leur pardonner comme on le fait aux enfants, sans trop leur coller d'étiquette, être toujours juste avec eux, pour l'exemple et par principe, quitte à s'excuser auprès du jeune d'une erreur; et toujours signaler son désaccord avec le jeune ou sanctionner ses débordements. Il faut lui faire confiance dans la mesure des preuves qu'il nous donne de sa fiabilité. Pas d'autre moyen d'obtenir leur respect et, quelque part, leur attention.

Pour vos délires sur les fonctionnaires, sachez qu'un assistant d'éducation comme je suis n'est pas plus de 500euros pour un mi-temps et pas plus de 1000 euros pour un plein temps, que ce sont des CDD limités à 6 ans, qu'on est sous l'entière autorité de la direction de l'établissement, et que c'est un statut qui comprend à peu près tout et n'importe quoi, de la manutention au professorat, en passant par le soutien psychologique et le flicage. Je peux du jour au lendemain être viré sans préavis, sans garanties. Et, à l'instar de nombreux srveillants, je complète mes revenus par des jobs à la con pendant les vacances (intérim, boulots saisonniers), jobs qui sont bien entendu toujours éprouvants. Je ne suis sûrement pas à assimiler avec la catégorie de fonctionnaire dont tu nous parles.

D'autre part, la catégorie de fonctionnaires dont tu nous parles est de plus en plus réduite, car un fonctionnaire à en général son poste pour toute sa vie active, et il est donc en général plus engagé dans ce qu'il fait, ayant à coeur de passer un moment le moins pénible possible. Après, si l'équipe est mauvaise, ce n'est pas propre seulement aux secteurs publics. De plus, de nombreux efforts ont été fait du haut vers le bas, avec comme possibilité de "communication" la charte Marianne et ses questionnaires de satisfaction. Alors oui, effectivement, certains fonctionnaires ne montrent pas le bon exemple. Mais ce genre de généralisation abusive n'est pas une réflexion intelligence, et sa pertinence par rapport au débat en cours reste, je l'avoue, très floue pour moi...

#14 elionis

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Posté 09 novembre 2005 à 14:25

Merci pour tes réflexions et la clareté de tes propos Windowman.  

Voici qqs remarques perso pour faire avancer le chimilblick :

- Assurer la survie écologique :  

Je trouve intéressant l'idée d'impulser la dynamique des énergies alternatives propres par le bas. Cependant acquérir ces équipements reste je crois assez onéreux et donc pas à la porté de tous. Je connais cependant des gens qui font cet effort... espéront que ça provoque un effet boule de neige.


- Contrôler les effets pervers du libéralisme :

Citation

Pour financer toutes ces mesures, il existe des institutions comme le FMI, qui au lieu de rançonner les Etats pauvres pourrait coordonner ces politiques, et des taxes dans l'esprit de la taxe Tobin et de l'impôt sur les fortunes et revenus, simples de mise en place, et qui coordonnées par ce même FMI, sous l'égide de l'ONU, permettraient enfin de changer positivement les choses.

Douce utopie à mon avis...  le FMI a pour responsabilité d'assurer la stabilité du système financier international. D'après mes lectures d'analyste économique, le système actuel s'écroulerait si les flux d'argent "sale" (drogue, guerre, mafia...) venait à s'arrêter. Or l'argent sale à besoin de la misère humaine, donc le FMI également.  Est-ce que les personnes qui gèrent le système souhaitent que celui-ci évolue "positivement"?  pas sûr...


- Evolution du système :


Citation

si la France résiste et propose un système alternatif, qu'elle saura défendre, d'autres pays suivront, et puisqu'il est évident que recadrer les priorités sur la vie des hommes et non plus leur productivité financière est éminemment positif et meilleur que ce que nous faisons actuellement, nous aurons gain de cause pour peu que nous ayons le courage de démontrer la fiabilité du système.

Le "si" du début de la phrase qui pose déjà un sacré problème.  Qui a envie de proposer un système alternatif?  beaucoup de gens s'y retrouve avec le système actuel (même si il est porteur d'injustice). Un nouveau système, s'il devait voir le jour, serait massivement soutenu si tout le monde y trouve un avantage, hors les intérêts sont divergents, chacun tire la couverture de son côté...  


Citation

Nous n'avons pas à déléguer à nos politiques plus que la gestion quotidienne de notre pays : ce sont des administrateurs, et nous tous sommes le conseil de direction.

Oui je suis d'accord.  Mais il y a un sacré travail à faire pour responsabiliser les gens. Pour la majorité, c'est plus simple de laisser à d'autre le soin de gérer notre avenir plutôt que de se taper des réunions le soir... alors qu'il y a la Star'Ac à la télé  :nonnonnon:


Citation

C'est pour cela qu'il faut repenser notre société en profondeur, en commencer par la formation (des profs et des élèves)...

Pas facile de "dégraisser le mammouth"!   :wink:    

Comment souhaites-tu procéder pour repenser le fonctionnement de la société?       (à noter ici l'initiative d'étienne chouard, citoyen apolitique, qui après avoir contribué à dégager les incohérences du projet de constitution européenne, a entammé une réflexion avec d'autre internaute pour proposer "les principes d'une bonne constitution" : ici  )

#15 Didier

Didier
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Posté 09 novembre 2005 à 23:25

Citation

QUOTE 
D'autre part, la catégorie de fonctionnaires dont tu nous parles est de plus en plus réduite



25 % en France (quand même) ... 3 % aux Etats Unis (c'est déjà beaucoup) ... pour un service public pas moins bien ...

Je n'ai pas de chiffres exacts, mais la fonction publique est puissante aux Etats-Unis. Très probablement supérieure à 20% des actifs. Il n'existe pas de statuts nationaux comparables par contre et un accès par concours : est fonctionnaire toute personne qui travaille pour la ville, l'Etat local ou l'Etat fédéral.
Il n'est pas vraisemblable de trouver de tels écarts entre pays développés.

Windowman

Citation

De plus en plus de personnes, suivant le modèle anglo-saxon et américain, sont exclues de toute possibilité d'études.

Le modèle "américain" a mené plus de 60% de la dernière génération à un diplôme universitaire. Pas toujours de bon niveau toutefois. Les données d'Emmanuel Todd et celles qui ont servi au débat sur la recherche sont assez contradictoires.

C'est la lecture erronée des libéraux français qui les a amenés il y a dix ans à dénoncer l'université de masse, coupable à leurs yeux de dévaloriser le niveau des études. Il fallait à l'époque développer les baccalauréats professionnels, suivre le modèle allemand d'apprentissage (on voit où il en est).
Aujourd'hui Sarkozy fait semblant de ne jamais l'avoir dit et dénonce le peu de diplômés du supérieur en France... en donnant en exemple les Etats-Unis toujours.

Citation

Des dizaines d'organisations mondiales, et la majorité des individus qui composent notre espèce aspirent à organiser à l'échelle planétaire des réformes pour une meilleure société.

Je ne parierai pas sur une prise de conscience de "la majorité des individus". A mon avis cela reste un phénomène minoritaire, mais que cela ne nous empêche pas d'agir.

Citation

nous sommes à une vingtaine d'années maximum de la maîtrise de la fusion nucléaire à froid de l'hydrogène, c'est-à-dire le pendant plus puissant, propre et quasi infini de la fission nucléaire à chaud de l'uranium actuel !

la fusion tout court : 150 bonnes années au rythme actuel, la fusion à froid j'ose même pas formuler une échéance.

Citation

D'où l'importance vitale de développer les institutions de recherche et d'enseignement, en leur conservant une autonomie qui seule peut permettre aux chercheurs de chercher, et aux étudiants d'apprendre.

L'autonomie c'est bien ce que propose le libéralisme il me semble (même si je n'ai rien contre). De mon temps, les syndicats étudiants défendaient le cadre national des diplômes et les cursus uniques.

Citation

Le capitalisme, que je ne mets pas en cause, est effectivement le système économique le plus dynamique qui soit.

Ca veut dire quoi "dynamique" ? La concurrence permet d'accélérer l'utilisation pratique de technologies nouvelles, menant à de nouveaux produits et modifiant les modes de production.

Sans concurrence ou sans possibilité de changer de technologie (les services en général), le "capitalisme" est toujours moins intéressant que la gestion collective ou en petites unités autonomes puisque des rentiers parasites viennent vampiriser l'entreprise.

Citation

Toutefois, le libéralisme qui le gouverne le rend dangereux...

Je ne suis pas certain de te suivre dans tes définitions. Le "libéralisme" comme liberté d'entreprendre c'est très bien. Le "capitalisme" postule en général l'accumulation dudit capital dans certaines mains. Mais il y a d'autres définitions souvent implicites.

Citation

Or, la croissance n'est que l'augmentation des biens et des services produits sur un territoire.

C'est ce qu'on dit mais ce n'est pas tout à fait exact. C'est réellement une augmentation du volume des transactions marchandes, mal corrigé de l'inflation. Les comparaisons de PIB n'ont en général aucune valeur:les systèmes de prix et de salaires sont différents d'un pays à l'autre.

Citation

Aujourd'hui, on constate partout des surproductions locales qui font chuter les prix et ruinent des franges entières de la population. Cette production furieuse à tort et à travers, se fait sans égard des matières premières ni de l'écosystème. Et cette augmentation de la production est bien souvent vendue hors du territoire dans des pays où, pour pouvoir acheter, ils doivent vendre tout ce qu'ils ont.

Sans oublier un élément essentiel: toute croissance mesurable nécessite une augmentation des volumes monétaires utilisés pour les échanges. Une fois l'épargne épuisée, il ne reste que l'emprunt bancaire ou obligataire. La croissance endette les individus et les Etats.

Citation

Le principe des imports exports est légitime, quand il ne touche pas à tout ce que le pays peut produire lui même...

Toute exportation enrichit le PIB mais APPAUVRIT le pays, qui ne possède plus le produit. Amusant paradoxe.

Citation

Il faut mettre en place une logique d'équilibre, bien plus propice au développement durable et humain de chaque nation que tout autre système. Il s'agit donc de cloisonner plus ou moins les marchés selon qu'ils sont fragiles ou non, et de mener une politique de l'emploi et de l'industrie qui ne soit plus dictée par des actionnaires étrangers avides de profits, mais par des administrateurs publiques capables d'accorder les priorités humaines aux nécessités économiques.

Si l'économie est dirigée par des administrateurs publics, ce n'est pas le capitalisme système le plus dynamique. C'est un système socialiste.

Citation

Pour financer toutes ces mesures, il existe des institutions comme le FMI, qui au lieu de rançonner les Etats pauvres pourrait coordonner ces politiques, et des taxes dans l'esprit de la taxe Tobin et de l'impôt sur les fortunes et revenus, simples de mise en place, et qui coordonnées par ce même FMI, sous l'égide de l'ONU, permettraient enfin de changer positivement les choses.

Les mesures n'ont pas besoin d'être financées. Chaque communauté a assez de ressources humaines et naturelles pour mettre en place tout ce qu'elle veut.
Laisser un organisme international diriger la politique économique dans le monde n'est pas forcément une bonne idée : les pays perdent leur indépendance et les citoyens sont de plus en plus éloignés du pouvoir de décider. C'est d'ailleurs déjà comme cela que ça fonctionne.

Citation

Enfin, pour que l'organisation politique ne puisse plus engendrer de tels bugs comme aux derniers votes, et que l'abstentionnisme ne soit plus qu'anecdotiques, il faut renforcer le civisme en permettant les référendums et propositions de lois citoyenne, sous réserve de représentativité, et inscrire dans le fonctionnement des institutions l'usage plus systématique ou régulier du référendum.

je ne vois pas en quoi plus de referendums empêche de "mal " voter ou de s'abstenir. Je pense même plutôt le contraire: pas le temps de s'intéresser aux questions, lassitude. D'ailleurs il faut se méfier de l'opinion, elle n'a pas toujours de bonnes idées.
Un referendum suisse a laissé une majorité en défaveur du vote des femmes.
Un referendum portugais a refusé la légalisation de l'avortement. Etc.

La démocratie directe, j'ai expérimenté un peu. En général, il se dégage très vite quelques personnes dominantes qui donnent leur avis et décident et une majorité qui s'investit de moins en moins et finit par déléguer. Comme dans la société traditionnelle.

#16 Windowman

Windowman

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Posté 10 novembre 2005 à 08:31

Concernant la catégorie de fonctionnaires dont j'ai pris la défense, il ne s'agissait que de rétablir l'image d'un fonctionnariat, définie un peu trop caricaturalement par le troll.

Pour ce qui est de la formation, je n'ai pas de chiffres exacts en tête, mais je sais que la tendance est mauvaise et qu'elle ne s'invversera pas toute seule. Aujourd'hui, parce que le gouvernement ne les finance plus correctement, de nombreuses universités françaises, au bord de la faillite, doivent fermer des fillières et augmenter considérablement leurs frais d'inscription. De cette façon, elle excluent soit par la distance et les frais qu'elle entraîne, soit par les frais directs de l'inscription, de plus en plus de gfens à renoncer aux études. et le gouvernement propose, face à l'explosion sociale née de l'éclatement de l'identité nationale et de la maîtrise de plus en plus imparfaite des savoirs fondamentaux, de rabaisser l'âge légal de l'école ? D'avanc er les apprentissages à 14 ans. De favoriser l'exclusion sociale du jeune par l'exclusion intellectuelle ? Toutes les structures existent pour prendre en charge les jeunes en difficultés. Seulement elles manquent de moyens. Avant de négliger leurs résultats positifs pour lm'insuffisance numérique de la prise en charge en revenant à l'âge de pierre de l'éducation, il faudrait peut-être sedonner les moyens de ses ambitions ! C a va pas se faire tout seul !

#17 Mayrik

Mayrik

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Posté 10 novembre 2005 à 17:03

SAMEDI 19 NOVEMBRE, DANS LA RUE !

J’ai remarqué, à de mainte reprises, que beaucoup de personne ne réalisent pas que les entreprises publiques sont notre propriété collective. Cela signifie que lorsque je m’arrêtais devant un barrage hydroélectrique (avant le 28 octobre), je pouvais dire: «Ce barrage m’appartiens», et n’importe quel français pouvait en faire autant. Aujourd’hui il n’en est rien (La pub TV suggère le contraire), ce même barrage ne m’appartient plus qu’à 85%, plus tard à 70%, et si l’on prend l’exemple de France Telecom et d’Air France, rien n'interdit au gouvernement (qui est censé nous représenter) d'aller progressivement plus loin dans son désengagement, jusqu’à la perte de son contrôle. En privatisant les entreprises, on les abandonne à leur seule logique marchande, au détriment des plus démunis. Les entreprises publiques nous appartiennent. Lorsque le gouvernement privatise, il vend notre propriété aux actionnaires. La logique de l’actionnaire moyen est de s’assurer des dividendes presque immédiats. Ce qui est totalement incompatible avec la nécessité de se doter d’outils capables de penser et d’investir sur le long terme.

Actuellement, tous les français payent l'électricité au même prix qu'ils habitent au centre de Paris ou au fond de la Lozère. Or, il est évident que les coûts de distribution sont plus bas en agglomération urbaine que dans une ferme pour laquelle il a fallu tirer une ligne spéciale sur plusieurs kilomètres. Alors que les Services Publics qui, au nom du Bien commun, garantissent sur l’ensemble du Territoire, et dans l’égalité, le libre accès de tous les citoyens aux droits fondamentaux et permettent la satisfaction des besoins sociaux essentiels de la population, qu’en est il des entreprises privées? Je vous laisse deviner. Quelles seraient les conséquences d’un désastre similaire à la tempête de 1999, face à laquelle, soi dit en passant, EDF (service public) a su répondre efficacement? Il suffit de regarder comment les entreprises privées américaines ont réagies face au cyclone Katrina. La logique des actionnaires, je le répète, est de faire des bénéfices, même si c’est au détriment de la sécurité ou du principe égalitaire.

Parlons économie. Que se passera t’il si, à l’image de British Energy (équivalent EDF privatisé) EDF se retrouve au bord de la faillite? Nous paierons pour redresser l’entreprise (Cela s’est déjà vu: Air France). Que se passera t’il si EDF fait d’énormes bénéfices? Les actionnaires encaisseront, comme pour les autoroutes. Je tiens à rappeler que les investissements autoroutiers sont financés par l'ensemble des contribuables alors que les recettes vont maintenant revenir au secteur privé. Investissements publics et privatisation des bénéfices, voilà la logique qui est mise en œuvre par le gouvernement.

La finance n’est porteuse d’aucune valeur morale contrairement à notre République. Alors pourquoi continuer à donner, en privatisant, les rennes d’un pouvoir qui nous échappe de plus en plus? S’il faut payer plus d’impôt et de taxes pour garder un service public efficace, capable de répondre aux défis du futur, je suis prêt à le faire. Si nos institutions ne fonctionnent pas bien, ce n’est pas leur existence qu’il faut remettre en cause, mais plutôt la gestion de leurs budgets.

Les Services Publics sont indispensables à toute société se réclamant de la Liberté, de l’Égalité, de la Laïcité, de la Solidarité, et ce pour toute la population.

C’est la qualité de nos vies et celle de l’avenir de nos enfants qui sont en jeu! Refusons qu’elles soient sacrifiées aux intérêts des grands groupes privés.

TOUS ENSEMBLE POUR UNE IMMENSE MANIFESTATION !!!!

#18 Pierre_1

Pierre_1

    suppositoire intergalactique

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Posté 10 novembre 2005 à 17:26

Notre propriété collective ou notre bien commun.


On voit bien la discussion, sur des valeurs temporelles, n’a pas de sens.
La relation commune de l’absence ou la possession de bien sont crédibles.

Pierre.

#19 Didier

Didier
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Posté 10 novembre 2005 à 17:33

pourquoi le 19 novembre ?
A l'initiative de qui ?

J'ai déjà vu deux manifs se préparer: celle de la LCR et consorts et celle des Champs, interdite depuis.

#20 Mayrik

Mayrik

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Posté 10 novembre 2005 à 17:55

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Les premières organisations qui reprennent à leur compte l’appel lancé par la "CONVERGENCE POUR LA DÉFENSE ET LE DÉVELOPPEMENT DES SERVICES PUBLICS" et appellent à manifester sont les suivantes : CGT Mine Energie, UD CGT Paris, UGFF CGT, FSU, Les Alternatifs, Solidaires Paris , SUD Cheminots, SUD PTT, SUD Santé Sociaux, Union syndicale Solidaires, ATTAC, Collectif du 29 mai, Fondation Copernic, LDH, Réseau hors AGCS, UFAL, UNRPA, Conseil Général 93, LCR, MARS, MNCP, MRC, PCF...
Personnellement, je ne me sent lié à aucune de ces organisations. Du moment ou la cause est juste...

#21 Windowman

Windowman

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Posté 11 novembre 2005 à 00:24

Merci mAyrik de prendre le relai. J'en peux plus de m'égosiller dans le vide... Je prends de la distance avec les forums. J'ai grosso modo dit ce que j'avais à dire. Tant mieux ou tant pis. Bonne continuation à tous et pourvu qu'on arrive à faire bouger les choses.

#22 lambda

lambda

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Posté 14 novembre 2005 à 18:53

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Or, la plupart des pays pauvres ont les moyens de s'autosuffire, à la condition qu'on ne les oblige pas à acheter nos produits.
C'est bizarre, peu de gens ici, veulent aller y tenter l'aventure... On dirait même que les gens cherchent plutôt à venir ici... Il me paraît difficile de faire vivre à coté de chez nous des gens en autosuffisance sur bases des moyens moyennageux. C'est une blague ! :ptdrasrpt2:

Citation

Vous me répondrez que les autres pays ne suivraient pas, quand bien même nous adopterions cette politique en France ? C'est ce qu'on pourrait penser. Et, effectivement, il se pourrait fortement qu'il y ait un décalage passager, une période de transition avant qu'ils ne nous suivent. Cependant, dans toutes les nations du monde, l'essentiel de la population demande des conditions de survie décentes et un avenir meilleur : elles nous suivront car la France, à l'échelle planétaire, a toujours su montrer l'exemple de l'innovation et de l'avancée politique intelligente.
Cf 35 heures. J'attends avec impatience que les chinois y passent. A moins que notre merveilleux rayonnement intellectuel ne les touchent pas encore (peut-être la courbure de la terre). J'espère simplement que tu mets en pratique à ton niveau et avec tes moyens toutes les belles demonstrations dont tu nous abreuves. Ceci dit sans agréssivité  :biglol:
Regarde la définition du mot pragmatisme et on en reparle.

#23 lambda

lambda

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Posté 14 novembre 2005 à 19:19

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Parlons économie. Que se passera t’il si, à l’image de British Energy (équivalent EDF privatisé) EDF se retrouve au bord de la faillite? Nous paierons pour redresser l’entreprise (Cela s’est déjà vu: Air France). Que se passera t’il si EDF fait d’énormes bénéfices?
Il fallait réagir quand EDF s'est mis à vendre à l'etranger de l'electricité moins cher que sur le territoire nationnal. Les étrangers ne pouvaient accepter plus longtemps d'avoir une concurrence déloyale. Une société d'état qui fait de la concurrence au secteur privé. Parle-en aux anglais et aux italiens, ils en savent quelque chose.
Le service public est une bonne chose mais assez souvent, les choses dérapent : Pourquoi le tramway de Marseille est-il en ballotage entre privé et public ? Pourquoi la SNSM a t'elle été semi-privatisée ? Selon moi, les gens du secteur public, les responsables, exagèrent et embauchent à tour de bras. Il faut 2 personnes pour faire le boulot d'une dans le privé. A tel point que cela devient intenable économiquement. L'etat ne pouvant licencier, c'est ce qui l'a poussé à chercher à privatiser. Quand on compare le personnel de Corsica et de la SNSM, y pas photo c'est environ du simple au double pour une activité quasi équivalente.
Maintenir un service public de 3 ou 4 fonctionnaire d'une perception d'impot en 2005 dans un village de 2000 personne me semble une abbération. Surtout avec les déclaration sur le web.
Pour résumer ma pensée, les gens du public sont dans un système qui ne peut et ne veut pas se remettre en cause rapidement. Je prends un exemple, ma mère (c'est vrai) qui a travaillé pendant 30 ans à l'EDF. Elle a été embauchée à l'origine pour former des gens dans les campagnes à se servir des appareils éléctriques dans les années 60. Imagine que personne, passé le début des années 80, n'avait plus rien à apprendre sur le sujet même dans la plus reculée des campagnes. Finalement, elle a passée 20 ans à "produire", 10 ans à glander car il n'y avait plus personne à convertir puis ils lui ont offert 90% de son salaire pour partir en retraite anticipée à 50 ans sous pretexte qu'elle a eu 2 gamins.
Notre socièté ne peut entretenir ce train de vie.
Quelle différence y a t'il entre un service effectué par une socièté privée payée par l'etat et le même travail éffectué par un fonctionaire. Sera t'il mieux fait par ce dernier ?
Finalement, ce que j'en dit... Maintenant que c'est ecrit, je balance, mais je ne m'attends pas à beaucoup de considération pour mes propos  :roll:

Ce message a été modifié par lambda - 14 novembre 2005 à 19:20.


#24 Mayrik

Mayrik

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Posté 15 novembre 2005 à 01:25

Je te remercie, lambda, pour ton intervention très argumentée. Cependant, je pense que tes arguments ne justifient pas une privatisation. Elle démontre par contre que nos institutions nécessitent d'importantes réformes.

Lorsqu'une entreprise est publique, elle nous appartient. Notre entreprise doit se soumettre à la constitution française et notamment aux droits de l'Homme. Si l'entreprise public (notre entreprise), ne répond pas à ses obligations, nous avons le pouvoir (et le devoir) de réformer son fonctionnement pour qu'elle se conforme à notre constitution.

L'entreprise privée a par contre très peu de devoir, si ce n'est de se conformer à la loi du marché. Prenons l'exemple de la tempête de 1999, et raisonnons sur ce qui aurait pu se passer si EDF avait été privé. Une étude aurait pu indiquer que le rétablissement de la ligne pour les populations urbaines des classes aisées aurait généré plus de bénéfices. Que veulent les actionnaires : plus de bénéfices. Les premières lignes rétablies auraient donc été celle des classes aisées. Peut-être aurait il alors fallu plusieurs mois (années) à beaucoup de particuliers avant de revoir leur ligne remise en service (car non rentable, voir déficitaire).

Poussons la réflexion un peu plus loin, et imaginons que la demande en énergie soit plus forte que ce que nous pouvons produire (Résultat d'un gaspillage plébiscité par les vendeurs d'énergie). Les prix augmenteraient pour limiter la consommation (équilibrer l'offre et la demande). Imaginons que les particuliers aisés gaspillent toujours d'avantage, car ils seraient moins touchés par la hausse des prix et parce que le gaspillage serait toujours plébiscité (Les actionnaires demandent toujours plus de bénéfices). On peut raisonnablement penser que le prix du kWh deviendra hors de prix pour les moins aisés.

Chaque action vendue est une part de notre entreprise qui est cédé aux actionnaires. Lorsqu'une entreprise ne nous appartient pas, quels sont les recours que nous avons? Très peu, si l'on prend en exemple les très grosses entreprises qui ont délocalisés aux détriments d'ouvriers dont l'ancienneté se comptaient en dizaines d'années.

Quand sera venue l'heure de démanteler les centrales, croyez-vous que se seront les privés qui paieront ? Si l'on considère l'exemple de Metalleurop, il y a de quoi s'inquiéter.

De plus, une entreprise privé fonctionnant à flux tendu, sans stock (pour générer plus de bénéfices bien sûr) ne pourrait réagir aussi efficacement qu'EDF l'a fait après la tempête.

Je l'accorde volontiers, mon raisonnement est un peu caricatural et verse dans le catastrophisme, mais est il si irréel ?

Il existe tant d'arguments contre les privatisations...

Logique privé = plus de bénéfice
Logique public = respect de la constitution

Celui-ci me semble suffisant pour justifier le refus de la privatisation.

Hier, Air France, France Telecom, aujourd'hui les autoroutes et EDF, demain l'ANPE, l'éducation nationale, la SNCF... Où cela s'arrêtera t'il si ce n'est pas nous qui l'arrêtons ?

Ce message a été modifié par Mayrik - 15 novembre 2005 à 01:28.


#25 lambda

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Posté 15 novembre 2005 à 20:22

Une solution qui va en faire hurler plus d'un  :guerrier: : réformons les statuts inégalitaires par rapport au privé des fonctionnaires afin qu'ils puissent être licenciés comme dans le privé. De cette manière, l'état aura toujours la main mise sur les entreprises publiques et pourra ajuster les effectifs en fonction des évolutions de chaque secteur. Hélas, ce n'est pas possible :puni:. Donc, nous nous dirigeons inexorablement vers des privatisations CQFD.

Un exemple : J'ai essayé de vendre une machine il y a 10 ans à l'usine des timbres à Périgueux. Cette machine etait cencée contrôler avec une camera les planches de timbres en sortie d'imprimerie pour ecarter les divers defauts. Le projet a été enterré. L'argument avancé était que cela aller inocupper des fonctionnaires. Bien évidement, le retour sur investissement était fantastique. La qualité du contrôle systématisée. Imaginer-vous contrôlant des planches de 500 timbres de Marriane pendant 1 heure à la vitesse de sortie d'une machine d'imprimerie...Ben voilà, il faut les garder bien au chaud  :D

Ce message a été modifié par lambda - 15 novembre 2005 à 20:24.


#26 Didier

Didier
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Posté 15 novembre 2005 à 21:28

lambda

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Un exemple : J'ai essayé de vendre une machine il y a 10 ans à l'usine des timbres à Périgueux. Cette machine etait cencée contrôler avec une camera les planches de timbres en sortie d'imprimerie pour ecarter les divers defauts. Le projet a été enterré. L'argument avancé était que cela aller inocupper des fonctionnaires. Bien évidement, le retour sur investissement était fantastique. La qualité du contrôle systématisée. Imaginer-vous contrôlant des planches de 500 timbres de Marriane pendant 1 heure à la vitesse de sortie d'une machine d'imprimerie...Ben voilà, il faut les garder bien au chaud 

Le service public a pour mission cachée de limiter le taux de chômage. C'est aussi pour ça qu'il emploie des poches de services inutiles ou peu productifs.

Mayrik

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L'entreprise privée a par contre très peu de devoir, si ce n'est de se conformer à la loi du marché. Prenons l'exemple de la tempête de 1999, et raisonnons sur ce qui aurait pu se passer si EDF avait été privé. Une étude aurait pu indiquer que le rétablissement de la ligne pour les populations urbaines des classes aisées aurait généré plus de bénéfices. Que veulent les actionnaires : plus de bénéfices. Les premières lignes rétablies auraient donc été celle des classes aisées. Peut-être aurait il alors fallu plusieurs mois (années) à beaucoup de particuliers avant de revoir leur ligne remise en service (car non rentable, voir déficitaire).

La rupture de courant en Californie en 2003 a été catastrophique. Il n'existait aucun réseau auxiliaire de secours et le système de maintenance a été négligé pour maximiser le profit. Résultat: 3 jours à une semaine sans courant sur des zones très étendues.

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Poussons la réflexion un peu plus loin, et imaginons que la demande en énergie soit plus forte que ce que nous pouvons produire (Résultat d'un gaspillage plébiscité par les vendeurs d'énergie). Les prix augmenteraient pour limiter la consommation (équilibrer l'offre et la demande). Imaginons que les particuliers aisés gaspillent toujours d'avantage, car ils seraient moins touchés par la hausse des prix et parce que le gaspillage serait toujours plébiscité (Les actionnaires demandent toujours plus de bénéfices). On peut raisonnablement penser que le prix du kWh deviendra hors de prix pour les moins aisés.

En Europe, les pays excédentaires vendent leurs surplus dans des bourses de l'énergie. Quand il y a un pic de consommation et une majorité de pays déficitaires, les prix peuvent atteindre celui des métaux précieux. L'Italie a payé le killowatt/heure a des prix inimaginables en 2004.

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Quand sera venue l'heure de démanteler les centrales, croyez-vous que se seront les privés qui paieront ? Si l'on considère l'exemple de Metalleurop, il y a de quoi s'inquiéter.

Non. Les conditions de cession au privé d'EDF sont très claires : l'Etat reste en charge du démantèlement et de la gestion des déchets.

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De plus, une entreprise privé fonctionnant à flux tendu, sans stock (pour générer plus de bénéfices bien sûr) ne pourrait réagir aussi efficacement qu'EDF l'a fait après la tempête.

Je l'accorde volontiers, mon raisonnement est un peu caricatural et verse dans le catastrophisme, mais est il si irréel ?

La preuve que non, ces faits se sont déjà passés.

#27 Daman

Daman

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Posté 11 décembre 2005 à 21:51

Je crois que le problème central de la société actuelle c'est qu'aux deux extrémités de la pyramide des âges, chez les personnes âgées et chez les jeunes, une forme d'idéalisme, un désir d'améliorer le monde et une forme de révolte ( plutôt chez les jeunes) existent alors que la tranche d'âge des quadras-quinquas empêtrée dans son désenchantement, ses problèmes d'approvisionnement en viagra, son cynisme à un 0,304 centimes s'érige (sans trop y croire d'ailleurs) en gardienne de la morale, pratique l'inertie pleins pots et essaye de repeindre le monde aux couleurs  de son propre défaitisme.

La solution ? S'en écarter et la laisser partouzer en paix jusqu'à extermination par les MST.

S'en écarter et reconstruire le monde sans elle.

Ce message a été modifié par Daman - 11 décembre 2005 à 21:52.

Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#28 Mayrik

Mayrik

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Posté 12 janvier 2006 à 16:31

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Nicolas Sarkozy crée une "réserve citoyenne" de police

Nicolas Sarkozy annonce la création d'une "réserve citoyenne de la police nationale" composée de volontaires désireux "d'apporter leur contribution à une meilleure sécurité".

"La réserve serait constituée de citoyens, qui comme les sapeurs-pompiers volontaires, veulent donner un peu de leur temps pour apporter leur contribution à la création d'une meilleure sécurité", a déclaré le ministre de l'Intérieur lors de ses voeux à la presse.
"Ils seront agréés par la police, porteront des signes distinctifs", a-t-il ajouté, précisant qu'ils ne seraient pas armés et ne participeraient qu'à des missions de médiation.
"Je propose que dès cette année nous ayons 1.000 volontaires", a dit Nicolas Sarkozy.

Jeudi 12 janvier 2006
L'EXPRESS

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fascisme
Un point caractéristique du fascisme est la prégnance de la hiérarchie sociale : le groupe doit être mené par un chef, surnommé en Italie le "Duce" (le Conducteur), dont l'autorité ne saurait être remise en question. Excluant tout contre-pouvoir, le fascisme est un système qui se veut totalitaire. Il s'est appuyé sur des groupes de choc, les "Chemises noires", qui ont été complètement militarisées après la prise du pouvoir. À la différence d'autres totalitarismes, le fascisme a cherché cependant à obtenir l'adhésion populaire plutôt que de recourir à des méthodes coercitives. Utilisant des techniques comme la démagogie et le populisme, il lui est arrivé d'obtenir un fort soutien populaire et même de maintenir certaines formes démocratiques.
Ami entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne,
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines.

#29 Mayrik

Mayrik

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Posté 12 janvier 2006 à 16:48

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Sarkozy: renforcer les pouvoirs du président, lutter contre la délinquance

Pour M. Sarkozy, le président de la République "doit exercer les responsabilités du pouvoir et personne d'autre" car "le pouvoir doit être dans les mains de celui qui a été élu et non de celui qui a été nommé".

Jeudi 12 janvier 2006
AFP

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fascisme
Un point caractéristique du fascisme est la prégnance de la hiérarchie sociale : le groupe doit être mené par un chef, surnommé en Italie le "Duce" (le Conducteur), dont l'autorité ne saurait être remise en question. Excluant tout contre-pouvoir, le fascisme est un système qui se veut totalitaire. Il s'est appuyé sur des groupes de choc, les "Chemises noires", qui ont été complètement militarisées après la prise du pouvoir. À la différence d'autres totalitarismes, le fascisme a cherché cependant à obtenir l'adhésion populaire plutôt que de recourir à des méthodes coercitives. Utilisant des techniques comme la démagogie et le populisme, il lui est arrivé d'obtenir un fort soutien populaire et même de maintenir certaines formes démocratiques.

Ami entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne,
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines.