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Que valent les témoignages de seconde main utilisé


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#1 Jean doutefort

Jean doutefort

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Posté 28 novembre 2005 à 19:05

Que valent les témoignages de seconde main utilisés par la commission officielle du 11/9 ?

A défaut d’images au Pentagone, de boîtes noires donnant des données matérielles, de la conservation des conversations dans les cockpits, de toute trace enregistrée d’appels de détresse de la part des pilotes, il reste des témoignages. Peut-on les croire ?

- Première chose : le problème de la possibilité technique que des appels aient pu être donnés à haute altitude avec des téléphones portables est un problème de taille. Donc soit les appels étaient faux, soit les avions ont volé moins haut que prévu. Il reste aussi la possibilité que des appels aient pu être donnés via les téléphones incorporés aux sièges.

- Mais deuxième chose : la commission officielle n’a pas pu consulter le moindre enrgistrement de conversations. Une recherche “recording” ou “recordings” dans un moteur permettant de consulter le rapport officiel
http://demos.vivisim...cording&x=0&y=0
montre en effet qu’il n’y a pas eu de traces d’enregistrement de ces conversations. Les “enregistrements” consultés concernent les trajectoires. Pour le vol 11 la conversation entre Sweeney et Woodward na pas été enregistrée (“not taped”). Une phrase en notes permet au premier abord de penser que des événements s’étant produits dans la cabine du vol 77 ont été enregistrés : “On events in the cabin, see FAA recording, Indianapolis Air Traffic Control Center, position HNN R, Sept. 11, 2001” (note 53, p.454). Mais le paragraphe correspondant à la note 54 indique que l’Indianapolis Air Traffic Control Center était incapable de contacter l’avion (http://www.9-11commi...1Report_Ch1.htm). L’ensemble des dires est donc basé sur des interviews, et la commission ne semble parler de “témoignages de première main” (firsthand accounts), d’ailleurs anonymes, que dans le cas où il est dit qu’aucune personne n’a signalé de poignardage et de menace à la bombe en première classe, alors que d’autres témoignages font mention de couteaux et de personnes regroupées à l’arrière - sans doute les témoignages récoltés par le FBI auprès de Theodore Olson et Ronaldet Nancy May). Il n’est donc pas exclu que ces derniers témoignages de seconde main soient faux. Par ailleurs, le pilote aurait mentionné un “détournement” (ou un incident électronique ?), mais hélas, la source, sans doute un supposé témoignage puisqu’il ne subsiste aucune trace de communication du pilote avec l’extérieur, n’est pas précisée...

Enfin, le seul enregistreur de voix de cockpit au sujet duquel le FBI et le NTSB auraient effectué une retranscription pour la commission, ne laisse entendre que des bruits.
Ce qui parait vraiment dommage pour un avion où l’on a semble-t-il un vaste corpus de conversations.

En l'état actuel des choses, l'examen des notes de bas de page de la commission Kean ne permet pas de faire le distingo entre les renseignements obtenus à partir de l'enquête du FBI les 11 et 12 septembre fondée sur des "interviews de personnes ayant reçu des appels" (et non sur l'enregistrement de la conversation)  et ce que la commission aurait vérifié plus tard par elle-même (note 80, page 456).

Par exemple pour ce qui est de vérifier l’histoire des bandanas rouges portés par les pirates, la commission ne mentoinne pas le nom des témoins. Or, jusqu’à preuve du contraire, seul un témoignage le mentionnait. Celui de Jeremy Glick, lequel aurait eu plusieurs personnes au bout du fil pendant plus de vingt minutes (une durée très longue pour un coup de fil à haute altitude, pour peu que la communication ait pu s’établir) : sa femme, sa belle-mère, son beau-père (voir les différents récits dans le Pittsburgh Post-Gazette). Au fur et à mesure, ceux-ci auraient parlé de bandanas rouges portés sur la tête puis de suspects de type arabe ou iranien. Peut-on les croire ? Peut-on croire sa femme Lyzbeth qui rappelle ce détail des bandanas quelque trois ans plus tard dans un documentaire ?

Toute est possible.  On rappellera que deux des pirates auraient été formés à Pensacola, selon Newsweek du 15 septembre 2001. Ces militaires étaient-ils chargés de simuler un piratage ? Il n'est peut-être pas exclu que de faux pirates aient réalisé une simulation dans le cadre d’un exercice, avant que le vol 93 ne se pose peut-être à Cleveland, volant suffisamment bas pour permettre aux conversations téléphoniques de fonctionner longtemps. :hum:
Mais d’un autre côté, il n'est pas exclu que toute cette histoire ait été inventée après que ce vol eût été abattu, et que certains détails croustillants fruits d’une certaine imagination aient été retenus, à la manière de ce qui se passe dans le roman d'Alain Gerber "Une rumeur d'éléphant".  :-?

Avant de se prononcer, une enquête serait à faire sur la famille Glick.
Il existe certes beaucoup de Glick aux USA, dont trois parmi les victimes du 11/9, et un certain Jeremy Glick s'affiche ouvertement comme anti-Bush, mais on peut lire aussi ce portrait d'une certaine Caroline Glick tout récemment saluée et récompensée par un prix parmi les milieux sionistes américains :

"Caroline Glick was an officer in the IDF, a Coordinator of Negotiations with the Palestinian Authority, was Assistant Foreign Policy Advisor to Prime Minister Benjamin Netanyahu. Her writings have appeared in the Wall Street Journal, National Review, Boston Globe, Chicago Sun Times, Washington Times, Ma’ariv and many more. She has appeared on MSNBC, Fox and all of Israel’s major networks. She was the first Israeli journalist reporting from the front lines in Iraq. She is a senior researcher at IDF Operational Theory Research Institute and a lecturer in tactical warfare at IDF’s Command and Staff College and is a senior fellow at the Center for Security Policy in Washington, DC. She made aliyah in 1991 after graduating from Columbia and Harvard’s Kennedy School of Government. In 2003, Ma’ariv named her the most prominent woman in Israel. "

Si l'un des proches de Jeremy était très sioniste, comme Caroline Glick, elle a pu rajouter des détails destinés à frapper les esprits comme cette histoire de bandanas ou d'origine ethnique, histoire qui aurait grossi au fur et à mesure et aurait été crue par son épouse.
J'ai assisté à ce genre de comportement : je me souviens d'un responsable de synagogue dire très peu de jours après un mini-incendie de ne pas trop tarder à l'intérieur car il avait vu traîner des jeunes banlieusards avec un drapeau palestinien autour du cou ! Alors même que le commissariat était juste à côté ! A la sortie, on n'avait rien vu…

Conclusion : une véritable enquête est à faire sur l’origine des supposés coups de fils et sur la façon dont les familles, certainement sous le choc, ont pu retenir ces coups de fils. Nous demandons la déclassification des interviews récoltées à chaud par le FBI pour recouper les renseignements et vérifier s’il s’en dégage quelque chose de clair.

Ce message a été modifié par Jean doutefort - 28 novembre 2005 à 20:00.