Une femme kamikaze belge?
#1
Posté 29 novembre 2005 à 14:53
Une femme kamikaze belge?
L'information a été donnée ce matin, une belge convertie à l'Islam se serait suicidée en Irak voici quelques semaines. Les attentats par kamikaze sont habituellement perpétrés par des hommes, mais depuis quelques semaines, des femmes participent à ces opérations meurtrières.
L'information révélée en France sur la participation d'une femme kamikaze belge de naissance et convertie à l'Islam, serait déjà connue des services de renseignement occidentaux. L'attentat suicide auquel aurait participé cette belge aurait été perpétré voici quelques semaines, mais on ne sait ni où ni quand l'opération aurait eu lieu. En Irak, depuis quelques semaines, on assiste effectivement à la participation de femmes à ce genre d'attaques suicides. Mais jusqu'à présent les femmes qui ont transporté des bombes étaient originaires de la région, voire du sud-est asiatique.
Il est évidemment très difficile d'obtenir une confirmation éventuelle de la participation de cette ressortissante belge à une attaque. Nous avons contacté des personnes au ministère irakien de l'Intérieur à Bagdad. Selon cette source, rien ne permet de dire qu'une belge se serait suicidée en Irak. En revanche, des sources à Bruxelles sont affirmatives et semblent être au courant de cette participation belge. Si l'information était absolument confirmée, elle s'inscrirait dans un contexte plus large de participation de certains groupes en Belgique à la lutte terroriste, et en particulier au Jihad qui ensanglante autant les pays du Proche et du Moyen-Orient, que certaines capitales d'Europe et d'Asie.
2005/11/29 14:18:40
Willy Vandervorst - Journal Parlé
Rtbf
#2
Posté 30 novembre 2005 à 12:24
Mariée à un islamiste radical et convertie à l'islam, elle est la première Européenne à s'être fait exploser en Irak
BAGDAD Il y a quelques semaines, un attentat suicide visant des militaires américains a eu lieu dans la région de Bagdad. On ne sait ni quand, ni où, ni même si cet attentat a fait des victimes. Mais ce que RTL France révélait hier matin est totalement avéré. Le kamikaze qui était en fait une kamikaze était porteuse d'un passeport belge récent tout à fait en ordre.
Ce sont les Américains qui ont transmis l'information aux services de renseignements européens. Les services de lutte antiterroriste français ont confirmé l'information. En Belgique, on est au courant également, mais le mot d'ordre est grosso modo: «pas de commentaires ». Il semble cependant qu'un dossier d'information soit ouvert auprès du parquet fédéral et que les enquêteurs de la section terrorisme du SJA de Bruxelles soient informés de l'affaire.
Ce que l'on sait dans l'état actuel des choses, c'est que cette jeune femme est née en Belgique. Elle s'est mariée, dans notre pays, avec un homme originaire du Maghreb et apôtre d'un islamisme radical et elle s'est, comme plus de 3.000 personnes recensées officiellement dans notre pays, convertie à la religion de son époux.
C'est ce dernier qui aurait organisé le voyage en Irak du couple. Un voyage en voiture au cours duquel, le passeport retrouvé sur les lieux de l'attentat l'atteste, ils ont transité par la Turquie. Il semble que le mari soit actuellement toujours en vie, mais il n'a pu être localisé sur le territoire irakien.
L'histoire de ce couple n'est pas sans rappeler celle de l'un des assassins du commandant Massoud et de son épouse Malika (lire ci-dessous). Elle n'étonne nullement les hommes qui luttent contre le terrorisme en Belgique et remet en tout cas en lumière de manière criante le problème des filières terroristes qui partent ou transitent par notre pays. Les divers procès de terrorisme qui ont lieu actuellement ou ont eu lieu récemment dans notre pays n'ont visiblement pas enrayé le phénomène.
Cela étant, personne ne cède à la panique. Ces filières sont surveillées comme le lait sur le feu par les services policiers compétents qui n'hésitent pas, lorsque cela est nécessaire, à mener des opérations coups de poing contre ces milieux terroristes. Des opérations d'envergure sont d'ailleurs, semble-t-il, prévues prochainement.
Un combat de femmes aussi
Depuis l'an 2000, les femmes kamikazes sont de retour sur le devant de la scène terroriste
BRUXELLES La nouvelle de cet attentat perpétré par une femme à Bagdad met en évidence le rôle des musulmanes dans le djihad.
Premier constat, si le phénomène a pris de l'ampleur depuis le début du nouveau millénaire, le mouvement avait déjà largement fait parler de lui à la fin des années 60 et au début des années 70. À cette époque, des femmes, notamment palestiniennes - comme Leila Khaled -, ont joué un rôle prépondérant dans différentes prises d'otages ou détournements.
Pourtant, malgré cette évidence, les spécialistes occidentaux du terrorisme ont rarement poussé très loin leurs investigations sur le rôle de ces femmes. En cause, nos préjugés judéo-chrétiens. En effet, selon divers psychiatres, notre civilisation est conditionnée par des préjugés pour lesquels la notion d'une femme perpétrant des actes de violence «est contraire aux stéréotypes occidentaux concernant le terrorisme vu comme une action essentiellement masculine».
Depuis 2003, force est de constater qu'on observe une progression graduelle des attentats suicides perpétrés par des femmes musulmanes, que ce soit en Ouzbékistan, en Égypte ou, plus récemment, en Jordanie. Le 28 septembre de cette année, une attaque a été menée par une kamikaze - une «soeur bénite», selon la rhétorique d'al-Qaida qui a endossé la responsabilité de ce «coup de main» (en français sur le site du groupe terroriste).
En avril 2003, un autre attentat commis par deux Irakiennes - dont l'une prétendait être enceinte - avait soufflé un check-point de la coalition, tuant trois soldats.
Pour les spécialistes du terrorisme, l'évolution de la situation en Irak peut faire craindre que le rôle des femmes n'aille en s'accroissant dans les prochains mois dans ce pays où le djihad mobilise toute une population contre un agresseur étranger clairement identifié. Autre élément qui fait craindre le pire: la contagion ou l'exemple porté aux nues.
Ces vingt-cinq dernières années, les femmes ont commis environ 10% des attentats suicides. Quarante-huit ont perdu la vie au volant de voitures piégées ou encore en déclenchant les explosifs qu'elles portaient sur elles.
M. Ka. et H. Le.
© La Dernière Heure 2005
Kamikaze belge morte en Irak: un homme arrêté en région parisienne (30/11/2005 11:08)
Un homme de 27 ans a été arrêté mercredi près de Paris dans le cadre de l'enquête sur la mort d'une femme belge qui a commis un attentat-suicide en Irak, il y a quelques semaines. L'homme, dont l'identité n'a pas été communiquée, est soupçonné de relations avec une cellule d'acheminement de combattants islamistes depuis la Belgique vers l'Irak. Le noyau de cette cellule est en Belgique mais l'homme pourrait être interrogé sur l'envoi de volontaires depuis la France pour se battre en Irak. Selon une autre source, l'homme, dont la garde à vue peut durer quatre jours, connaîtrait l'époux de la jeune femme. Deux autres personnes, qui l'hébergeaient, ont été également interpellées. (GFR)
© BELGA
PARIS 30/11 (BELGA/AG)
© BELGA
#3
Posté 30 novembre 2005 à 12:38
Je serais curieux de savoir quelle loi interdit ce genre de pratiques qui sont d'abord et avant tout un problème de conscience vis à vis de l'injustice quand tout le monde se tait par crainte.
Après ces réflexions, il apparait que le terme terroriste est totalement déplacé dans ce contexte. Si la France ou la Belgique étaient occupées par une puissance étrangère, désignerait-on par ce vocable infamant et dont l'usage à travers l'histoire a toujours été l'appanage de régimes autoritaires, voire fascistes, les personnes, quelles que soient leur nationalité, qui viendrait se battre avec les résistants de ce pays contre l'armée d'occupation ?
Voilà une femme courageuse : j'espère qu'elle n'est pas morte pour rien, qu'elle a emporté beaucoup de cette racaille impérialiste vénale avec elle et qu'elle n'a pas souffert.
J'aime bien le commentaire et les craintes à peine voilées : le combat contre l'impérialisme US est-il en train de sortir des limites, tracées par le racisme, de la "guerre des civilisations" ?
Ce message a été modifié par Daman - 30 novembre 2005 à 12:44.
Où vont-ils se réfugier ?
La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.
#4
Posté 30 novembre 2005 à 13:02
Daman, le Mercredi 30 Novembre 2005, 13:43, dit :
Je serais curieux de savoir quelle loi interdit ce genre de pratiques qui sont d'abord et avant tout un problème de conscience vis à vis de l'injustice quand tout le monde se tait par crainte.
Après ces réflexions, il apparait que le terme terroriste est totalement déplacé dans ce contexte. Si la France ou la Belgique étaient occupées par une puissance étrangère, désignerait-on par ce vocable infamant et dont l'usage à travers l'histoire a toujours été l'appanage de régimes autoritaires, voire fascistes, les personnes, quelles que soient leur nationalité, qui viendrait se battre avec les résistants de ce pays contre l'armée d'occupation ?
Voilà une femme courageuse : j'espère qu'elle n'est pas morte pour rien, qu'elle a emporté beaucoup de cette racaille impérialiste vénale avec elle et qu'elle n'a pas souffert.
J'aime bien le commentaire et les craintes à peine voilées : le combat contre l'impérialisme US est-il en train de sortir des limites, tracées par le racisme, de la "guerre des civilisations" ?
Courageuse, je ne sais pas Daman.
Par contre je te suis sur un point, celui de la différence de traitement entre par exemple les "d'jeunes" qui partent de vos banlieues pour combattre les States en Irak et ceux cités dans l'article qui suit. Les premiers sont des terroristes, les autres font un métier...
Profession : mercenaire français en Irak
Londres, septembre 2004. Les locaux d'une société de sécurité, dirigée par un ancien officier d'infanterie français, sont le théâtre d'auditions un peu particulières. Cheveux ras, physiques impressionnants... Tous Français, les hommes qui défilent devant une petite assemblée de recruteurs ont des profils similaires : anciens de la Légion, des commandos ou des paras. Entre autres faits d'armes, ils ont soutenu le président congolais Denis Sassou Nguesso, combattu à Madagascar, ou fondé une école de krav-maga, le sport de combat israélien, dans le sud de la France... La société de sécurité, qui recrute au nom de commanditaires souvent américains ou britanniques, leur propose une mission de 45 jours, rémunérée 7 000 livres (10 200 euros), afin de protéger des sites sensibles en Irak. Tous, bien sûr, sont désireux de rallier Bagdad — où la France a refusé d'envoyer des troupes aux côtés des forces américaines. Le business est rentable, et l'ancien militaire français a la cote sur ce marché florissant.
Selon la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), qui a rédigé plusieurs rapports sur le sujet à la mi-novembre, "37 ressortissants français seraient actuellement employés par sept sociétés de sécurité privée en Irak". Pour les services secrets français, "la réputation des anciens militaires français en fait des recrues estimées par les sociétés militaires privées étrangères, qui apprécient leur pratique des situations de crise, la qualité de leur contact avec les populations locales et leur bonne connaissance des milieux dits exotiques".
En octobre 2005, c'est la société américaine Executive Security and Aviation Solutions (ESAS) qui lançait une campagne de recrutement en France, afin de dénicher une cinquantaine de gardes de sécurité. Glenn F., [es noms des anciens militaires ont été volontairement supprimés pour leur propre sécurité] un ressortissant américain, titulaire d'une carte de résident français, ancien déserteur de la Légion, jouait les intermédiaires, avec l'aide de Peter H., autre ancien légionnaire. Il suffisait, pour s'inscrire, d'envoyer par e-mail son CV à l'adresse électronique de Glenn F.
Les services surveillent étroitement l'univers du mercenariat français. Les anciens militaires représentent un vivier d'informateurs privilégiés. Ils ont accès à des milieux très fermés. En outre, la DGSE peut ainsi anticiper d'éventuels coups d'Etat, en signalant, ici ou là, l'embauche en grand nombre d'anciens soldats, pour des causes plus ou moins avouables.
Très prisés sur le marché de la sécurité en Irak, les mercenaires français travaillent donc pour une demi-douzaine de sociétés, essentiellement anglo-saxonnes. Huit d'entre eux ont été embauchés par Unity Resources Group (URG). URG recrute quasi exclusivement d'anciens légionnaires du 2e REP (régiment étranger de parachutistes). L'un de leurs chefs d'équipes, un homme de 36 ans, né en Tchécoslovaquie (devenue République tchèque), avait fait partie, en septembre 2000, des gardes du corps du général Robert Gueï, éphémère président de la Côte d'Ivoire. L'un de ses coéquipiers, un ancien de la Légion, a été tué dans une embuscade, le 16 avril. Depuis le début des activités des sociétés de sécurité privées (SSP) en Irak, la DGSE a recensé quatre morts de nationalité française. Selon une estimation réalisée par les services secrets en juin 2005, les pertes des sociétés de sécurité, toutes nationalités confondues, atteindraient le chiffre de 238 personnes, pour un effectif global de 50 000 hommes, employés par quelque 400 sociétés.
Reste que le contingent français en Irak se réduit peu à peu. Ils étaient 63 en juin 2005. Ils ne sont donc plus que 37. Outre URG, on dénombre, par exemple, quatre Français au sein de la SSP britannique Erinys, huit autres chez Hart Group Ltd, quatre encore au sein d'Aegis, et un autre chez Kroll.
Cette évolution à la baisse semble surtout due à la dégradation des conditions de sécurité, notamment à Bagdad. Mais les anciens militaires français se méfient aussi des méthodes utilisées par leurs employeurs. La DGSE pointe des "dysfonctionnements graves au sein des sociétés : inadaptation des moyens confiés aux équipes attaquées, absence d'assistance aux familles lors de décès...". Avec, en outre, "un durcissement du contrôle de ces SSP de la part de l'Etat irakien".
Enfin, en Irak comme ailleurs, la mondialisation a ses effets secondaires. Dans un marché très concurrentiel, les agents de sécurité provenant de pays en voie de développement trouvent facilement preneurs. Quitte à permettre à des insurgés irakiens d'infiltrer les effectifs des SSP. Les recrutements obéissent parfois à de curieux critères. Les services de renseignements soulignent que les SSP américaines ont embauché cet été "d'anciens membres des Forces libanaises (FL), appréciés pour leur haine des musulmans et leur expérience de la guérilla en milieu urbain". Les rémunérations ont de quoi faire naître les vocations : 10 000 dollars par mois, plus une forte indemnité versée à la famille en cas de décès.
La seule société française à évoluer sur le marché irakien s'appelle Allied International Consultants and Services (AICS). Elle protège en majorité des journalistes francophones, et tente d'imposer ses méthodes de travail particulières. "On est arrivés sur place en février 2004, se souvient son responsable à Bagdad, Jean-Philippe L., lui-même ancien militaire. Les Anglo-Saxons, c'est vrai, procèdent différemment. Ils sont très visibles, très agressifs. Nous, on travaille plus le profil, on est plus discrets. Et surtout, on essaye de travailler avec les Irakiens." AICS engage des assistants irakiens, souvent d'anciens militaires formés en France dans les années 1980, pour négocier avec les chefs de tribu.
"On ne peut pas concurrencer les boîtes anglo-saxonnes, remarque Jean-Philippe L., on ne ramasse que les miettes. Jamais une société américaine ne fera appel à nous. Alors on tente de se démarquer." AICS a escorté une équipe de la BBC jusqu'à la frontière koweïtienne, quand Erinys, dans le même temps, emportait un contrat de 40 millions d'euros avec le ministère irakien du pétrole. Cette SSP britannique assure la protection d'ingénieurs américains travaillant au sein de la Gulf Regional Division, et sécurise une zone dangereuse contrôlée par la rébellion, près d'Al-Qaim. Un Français de 38 ans travaillait encore très récemment pour Erinys. Il avait occupé le poste de commandant du secteur de la raffinerie de Bayji, avant de s'effacer. Il était, selon les services de renseignement, menacé de mort.
Autre SSP en pointe, Aegis, qui compte d'anciens militaires et diplomates de haut rang dans son conseil de surveillance, a "gagné", elle, un contrat de 293 millions de dollars lancé par le Pentagone. Parmi ses hommes d'élite, un Français de 28 ans, qui a fait partie des mercenaires présents en Côte d'Ivoire, auprès des forces légalistes, de 2002 à 2003. Ce terme de "mercenaires" irrite AICS. "On ne fait pas du mercenariat, assure Jean-Philippe L., on ne fait pas la guerre. On gagne quand on ne tire pas un coup de feu. Je ne demande pas à mes hommes d'être des Rambos".
Vivant dans le centre de Bagdad, bredouillant quelques mots d'arabe, dissimulant au mieux leurs armes, les hommes d'AICS jouent la carte de la modestie. Et cultivent un certain art de vivre à la française. "Mes hommes, je les trouve en France, grâce au bouche-à-oreille, précise Jean-Philippe L. On a un vivier d'anciens de l'Irak, dans lequel on puise, au gré des besoins. Je veux des types qui ne sont pas excités, sympas avec le client." Et conscients des risques.
Gérard Davet et Fabrice Lhomme
Article paru dans l'édition du 26.11.05
Le Monde
#5
Posté 30 novembre 2005 à 16:41
Kamikaze belge: des interpellations chez nous (30/11/2005)
Quatorze personnes ont été interpellées mercredi au cours de perquisitions menées depuis l'aube dans différentes villes en Belgique
BRUXELLES Ce travail policier intervient dans le cadre de l'enquête sur une kamikaze belge qui s'est fait exploser le 9 novembre dernier près de Bagdad, a indiqué mercredi le procureur fédéral Daniel Bernard. Les personnes interpellées - sept Belges, deux Belges d'origine tunisienne, trois Marocains et deux Tunisiens - appartiennent à la mouvance djihadiste internationale et sont soupçonnées d'appartenance à une organisation terroriste sur le territoire belge.
Neuf d'entre elles seront déférées devant le juge d'instruction Daniel Fransen qui décidera de leur placement sous mandat d'arrêt. «Les persquisitions sont l'aboutissement accéléré d'une enquête de quatre mois, résultant d'informations émanant de différents services de police et de renseignement belges et étrangers, qui démontre la présence, sur le territoire belge, d'une structure d'acheminement, de soutien et d'exfiltration de personnes désireuses d'aller combattre volontairement en Irak », a déclaré M. Bernard, précisant que la kamikaze belge était «en lien direct » avec cette structure.
«Des personnes provenant de Belgique ont participé à un ou plusieurs attentats en Irak et d'autres, présentes sur le territoire, s'apprêtaient à y aller », a-t-il ajouté. «Ils sont parmi nous. Maintenant c'est confirmé », a approuvé le directeur du Service judiciaire d'arrondissement (SJA) de Bruxelles, Glenn Audenaert.
Le juge d'instruction a dû précipiter son intervention après la révélation, sur la radio RTL France, de l'existence d'une kamikaze belge en Irak, a encore dit le procureur fédéral, insistant sur la «responsabilité particulière des médias » qui peuvent influencer le déroulement d'une enquête.
Les circonstances exactes de la mort de cette femme ne sont pas encore connues. Quand son nom est apparu dans l'enquête, elle avait déjà quitté la Belgique, a insisté le directeur du SJA. Son mari, un Belge d'origine marocaine, a été tué par les forces américaines.
Selon M. Audenaert, les quatorze perquisitions menées depuis 5 heures mercredi, «ont rencontré tous les objectifs de l'enquête » et n'ont été émaillées d'auncun incident. Onze se sont déroulées à Bruxelles, une à Anvers, une à Riemst et une autre à Charleroi.
Des documents ont été saisis mais aucun produit explosif ou pouvant servir à la fabrication d'explosifs n'a été retrouvé, a-t-il souligné. L'opération a mobilisé 130 personnes mercredi matin et 25O personnes de différents SJA et des Unités spéciales au cours des 24 dernières heures. Pour la ministre de la Justice Laurette Onkelinx, «l'opération, menée avec beaucoup de professionnalisme, montre que la Belgique est directement concernée par la menace terroriste ».
170 dossiers pour terrorisme ont été ouverts auprès du parquet fédéral, et certains sont encore en cours, a-t-elle poursuivi. Elle a encore insisté sur la nécessité de poursuivre le travail législatif pour contrer cette «insécurité qui rend les démocraties occidentales vulnérables ».
Dhnet
#6
Posté 30 novembre 2005 à 17:08
Citation
Je constate une fois de plus beaucoup de tam-tam pour peu de résultats probants...juste des documents .... Je vous parie qu'en final ils auront du mal à étoffer les chefs d'accusation pour les faire passer en justice. Mais cette info ne passera pas un première page évidemment
Quand au passeport... il faudrait une enquête sérieuse pour savoir si ces deux femmes correspondent bien à la même personne. Si le corp a été déchiqueté dans une explosion comment affirmer de suite que les papiers trouvés sont probants ?
Notre ministre qui fait de grandes déclarations avant même d'avoir étudié les pièces saisies et entendu les prévenus.
Je vois bp de politique et peu de vérités dans tous ce show médiatisé....
#7
Posté 30 novembre 2005 à 17:31
Citation
Ouais ... On nous prend pour des cruches . Cette femme aurait pu s'encombrer d'explosifs en partant de Belgique pour arriver après avoir traversé maintes frontières à un pays où la guerre fait rage et où justement 600 tonnes d'explosifs de qualité ont disparu au lendemain de l'invasion US...
Cela prouve que ceux qui combattent les US respectent au moins la neutralité (relative dirait-on) de la Belgique ou sa population civile bernée par ses dirigeants : ils auraient pu se faire sauter dans une représentation US en Belgique au lieu de s'embêter à aller se faire sauter en Irak.
On en déduit donc aussi que la Belgique n'est pas "visée par le terrorisme", qu'elle semble désirer toutes ses forces , du moins au niveau des dirigeants ( à moins que ses services secrets n'en décident autrement) et que les résistants ne sont pas ces fous de Dieu qu'on nous présente* mais qu'elle s'acquite d'une besogne de basse police indigne d'un état indépendant pour le compte des US malgré le rejet UNIVERSEL de l'action US en Irak et dans le monde. Alors complices, les belges ?
Quant à parler de "nos démocraties occidentales" , au vu des entorses faites aux principes de la justice et de respect des organisations internationales comme l'ONU et d'aide aux pays envahis par une puissance annexionniste, notamment dans ces affaires de résistance à l'impérialisme global, traîtreusement requalifiées en "terrorisme", je me demande si cela ne relève pas plutôt de la plaisanterie. D'autant plus qu'on s'en éloigne chaque jour un peu plus, de la démocratie.
* ce rôle étant plutôt tenu actuellement et indiscutablement (et en réalité depuis toujours) par les chrétiens millénaristes des US avec peut-être l'aide des sionistes les plus déjantés.
** je signale en outre que le sacrifice personnel dans un but militaire s'est pratiqué dans toutes les guerres de libération où une force d'occupation puissante était à l'oeuvre plus spécialement par exemple au Viet Nam et avec le succès que l'on sait et que nul ne peut juger les motivations de cette femme qui a tenté de "niquer des soldats" US "à la loyale" , elle.
*** J'aurai une pensée pour cette femme courageuse, qui "en a" et qui ne fait pas partie des creek creek belges gavés et sciemment empoisonnés par les OGM US qui ont tellement vite oublié les coups fourrés de l'oncle Sam ( dont par exemple la mise en place vraisemblable des "tueurs fous du Brabant" ) et d'autres coups tordus...
Ce message a été modifié par Daman - 30 novembre 2005 à 17:42.
Où vont-ils se réfugier ?
La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.
#8
Posté 30 novembre 2005 à 17:39
Il était moins une avec la tentative avouée de Nizar Trabelsi d'un attentat à l'explosif contre la base militaire belge de Kleine Brogel.
Il ne faut pas non plus faire de l'angélisme.
#9
Posté 30 novembre 2005 à 17:53
Je m'en tiens aux faits. Si des terroristes voulaient s'en prendre à la Belgique, qui de toute évidence est impliquée jusqu'au cou dans l'aide aux US, ils frapperaient les intérêts US, en Belgique. S'ils ne l'ont pas fait , c'est qu'ils tiennent à avoir le nez propre vis à vis de la population belge afin que celle-ci demeure opposée à la guerre et bouge en cas d'implication directe de la Belgique. Un comportement irréprochable et le respect des civils est la seule assurance solide qu'ils aient de voir à terme l'opinion publique faire cesser cette guerre.
Dès lors qu'est ce qu'il reste à faire à leurs adversaires sinon à organiser de faux attentats et de prévoir de faux aveux ?
Ce qui cloche dans les version officielles, c'est leur manque de logique, c'est pourquoi des gens qui ont déjà fort à faire pour combattre les US en Afghanistan et en Irak iraient ouvrir d'autres fronts et s'attirer de nouveaux ennemis et renforcer l'appui occidental ( déjà passablement plombé) aux US ?
Mais les "terroristes" sont cons , c'est bien connu ... Ils raisonnent exactement comme les journaux le disent. Et puis, ils sont fous et en veulent aux démocraties "par haine de la démocratie " ( © A.Minc )
Pour moi c'est l'évidence même : un attentat contre des civils où que ce soit ne peut servir que la propagande US donc il ne peut être l'oeuvre que de l'un des alliés ... A la différence des attentats contre les militaires qui sont d'authentiques actes de guerre.
Ce message a été modifié par Daman - 30 novembre 2005 à 17:57.
Où vont-ils se réfugier ?
La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.
#10
Posté 30 novembre 2005 à 17:59
#11
Posté 01 décembre 2005 à 15:07

Citation
Muriel, convertie à l'islam, avait donné du fil à retordre à ses parents
CHARLEROI La kamikaze belge qui s'est fait exploser en Irak, il y a trois semaines, s'appelait Muriel Degauque. C'était une enfant de Charleroi. Elle était née à Charleroi. Elle avait grandi à Charleroi. Elle avait été serveuse dans un café et vendeuse en boulangerie à Charleroi.Elle était allée à l'Athénée royal de Fontaine-l'Évêque.
Muriel vivait depuis trois ans rue de Merode, près de la gare du Midi, à Bruxelles, avec un Belgo-Marocain de 7 ans son cadet, Issam Goris, tué en Irak par les Américains. En rencontrant Issam, Muriel s'était appelée Myriam.
Pour les parents, c'est Issam qui a converti leur fille à l'islam. Et quand ils parlent de conversion, Jean et Liliane sous-entendent: endoctriné. Car, pour eux, la conversion de Muriel tenait plus d'un lavage de cerveau que d'un sentiment religieux profond et sincère.
La police vient de leur confirmer ce dont ils se doutaient, depuis seulement avant-hier soir. «Depuis environ un mois que nous téléphonions à Muriel, nous tombions constamment sur son répondeur. Quand on a appris mardi soir à la télé qu'une Belge s'était fait exploser en Irak, on a pensé que c'était Muriel. Les policiers ont tout fouillé chrez nous, mais il n'y avait rien à prendre, sauf des photos de notre fille. Nous n'avions plus vu Muriel depuis l'été...«
De braves gens, de condition modeste, courageux. Jean, le papa, a travaillé 47 ans à la Providence. Aux ponts roulants, comme affûteur ensuite. Un sale accident du travail (avec fracture du crâne) le met en prépension. Son épouse, Liliane, a été secrétaire médicale.C'est elle, surtout, qui a élevé les enfants. Jean-Paul s'est tué à 24 ans, à moto, renversé par un véhicule qui avait brûlé un stop. Et notre Muriel qui naît le 19 juillet 1967. Autant son frère est dur à la tâche, courageux, raisonné et raisonnable, autant Muriel a le caractère difficile. «Avait-elle 2 ans et demi? Elle apprenait à parler. Pour Jean-Paul, elle disait Pampaul. Si elle cassait un vase au salon et qu'on lui demandait qui avait fait ça, notre Muriel répondait que c'était Pampaul qui pendant ce temps-là faisait ses devoirs à l'étage.»
Une petite fille qui en fait voir de toutes les couleurs aux parents. «On apprenait de ses instituteurs qu'elle avait le chic pour se coller avec les enfants difficiles.» Aux programmes scolaires, Muriel, qui est jolie fille, préfère les garçons. Sa maman: «Je ne sais combien elle en a eu».
Adolescente, il est difficile de la retenir à la maison. Muriel touche à la drogue. Un juge de la jeunesse se penche sur son cas. La future kamikaze fugue: «Une fois, j'ai fait 170 km pour la retrouver dans les Ardennes».
À chaque nouveau mauvais pas, ses parents, sa marraine font tout pour la récupérer.
Serveuse dans une boulangerie, on l'accuse - à tort, pensent les parents - de chiper dans la caisse. Muriel épouse un Turc, divorce. Rencontre un Algérien et le quitte. Tombe, il y a trois ans, sur Issam Goris qui l'emmène au Maroc. «Comme elle était au chômage, elle est revenue spécialement juste avant les 3 ans pour éviter de perdre ses droits. Hissam était au CPAS. Ils nous disaient qu'ils avaient une maison au Maroc et des chevaux et une Mercedes et trois motos. On n'a jamais su si c'était vrai.»
De retour en Belgique, Muriel revoit peu ses parents. C'est que c'est à chaque fois des heurts. Liliane et Jean ne reconnaissent pas leur fille.
«Au début, c'était le tchador. Plus récemment, Muriel acceptait le voile. Quand on se voyait, ils imposaient leurs règles. Nous étions chez nous, mais mon mari devait manger à la cuisine avec Hissam et les femmes rester au salon. Pas question d'allumer la télé ou d'ouvrir une bière. Mon mari, qui en avait marre, avait décidé que si on se revoyait, il nous laisserait seuls et irait au restaurant. Par contre, avec l'islam, Muriel avait cessé de fumer. La dernière fois que nous nous sommes vus, on leur a dit qu'on en avait assez qu'ils essaient de nous endoctriner.»
Les parents de la kamikaze belge veulent savoir - ils l'ignorent à ce moment - si leur fille a fait des victimes en Irak? Des femmes? Des enfants? Des vieillards? Ils veulent savoir ce qu'est devenu Hissam Goris: «Celui-là, si je le tenais, je crois que je le démonterais en morceaux».
Nous demandons aux parents s'ils sont tristes. La maman reste très froide. Le papa essuie une larme, mais c'est surtout parce qu'on évoque le souvenir de Jean-Paul mort, lui, sans l'avoir voulu. «De la peine? C'est notre fille quand même. Avec nos moyens, nous lui avons donné tout ce que nous pouvions, et même plus.»
Une fille gentille? Sa mère: «Un jour, j'ai été hospitalisée 15 jours. Muriel travaillait à 500 m de l'hôpital: elle n'est pas venue une seule fois. À ma sortie, je lui ai demandé si elle se souvenait qu'elle avait une maman. Elle m'a regardée. Je lui ai dit: Mais oui, t'es pas venue me voir une seule fois. Elle m'a répondu qu'elle n'avait pas le temps pour ça...»
Son ami abattu par les Américains
BAGDAD Presque autant que du sort de leur fille, les parents de Muriel devenue Myriam Degauque s'inquiétaient de savoir si l'attentat commis le 9 novembre avait fait des victimes innocentes, et ce qu'était devenu son ami belgo-marocain Issam Goris.
L'attentat à la voiture piégée commis à Baaqouba - 60 km au nord de Bagdad - a tué cinq policiers irakiens et blessé grièvement un sixième ainsi que quatre civils. On ne parle pas d'enfants.
L'attentat, comme nous le détaille la dépêche de l'Agence France Presse datée du 9 novembre, a eu lieu à l'entrée-est de Baaqouba contre une patrouille de la police de la localité de Qara Taba, dépêchée en mission à Baaqouba, capitale de la province de Diyala.
Les parents de la kamikaze belge ont appris hier matin par la police belge que leur fille n'était pas morte sur le coup.
Des photos montrent le cratère provoqué par l'explosion, des véhicules éventrés, des GI's examinant les lieux.
La police, cible de choix des terroristes
La seule façon de rétablir la paix et la démocratie en Irak passe par la mise en place en Irak d'une police intègre.
Les terroristes qui les prennent pour cibles l'ont parfaitement compris. Les Irakiens qui s'engagent dans la police ne manquent pas de courage.
Quant à Hissam Goris, qui habitait rue de Mérode à Saint-Gilles (Bruxelles) où il était né le 6 mars 1973 de parents qui ont divorcé, il a perdu la vie le 9 novembre en Irak, abattu peu après l'attentat par les Américains.
© La Dernière Heure 2005
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Quatre Belges au moins ont sévi en Irak
BRUXELLES La Belgique savait depuis dix jours qu'une Belge de Charleroi mais vivant à Bruxelles depuis trois ans, Muriel Degauque, s'était fait exploser le 9 novembre en Irak tandis que son copain Issam Goris y était abattu par les Américains. Les Belges savaient que le couple n'était pas arrivé tout seul à Bagdad mais avait profité de complicités depuis la Belgique pour rejoindre des milieux proches de Zarquaoui - la crapule qui fait décapiter les otages occidentaux. Les Belges savaient qu'au moins deux autres compatriotes sont arrivés en Irak par le même réseau. Depuis dix jours, des surveillances discrètes étaient menées à Hoboken (Anvers), Monceau-sur-Sambre (Charleroi) mais surtout en région bruxelloise (Schaerbeek, Saint-Josse et Saint-Gilles). L'opération était fixée à hier 30 novembre à 5 h du matin. La réussite d'une telle opération dépendant d'abord de sa discrétion, les Belges tiennent à remercier certains services français - soyons clairs, les soupçons se portent sur un certain juge d'instruction - qui, parce que la Belgique lui avait refusé certains devoirs d'enquête, ont lâché... mardi matin, veille de l'opération dont ils étaient informés, qu'une kamikaze belge était morte il y a trois semaines en Irak. En termes polis, le procureur fédéral belge, M. Daniel Bernard, n'a pas pu s'empêcher d'évoquer ces «fuites françaises», ces informations malheureuses qui ont failli faire capoter le travail de 130 hommes. Joli!
Quatorze personnes ont été interpellées hier: 7 Belges (essentiellement d'origine allochtone), 3 Marocains, 2 Tunisiens et 2 Tunisiens naturalisés. Dans le nombre, 9 ont été remis au juge Daniel Fransen à la suite de 14 perquis menées à Hoboken; à Tongres; à Charleroi; rue de la Limite à Saint-Josse; rue Josaphat à Schaerbeek (où l'on a craint la présence d'explosifs); rue du Croissant et rue de Mérode à Saint-Gilles. Le réseau, très sympathisant de Zarquaoui, n'a rien à voir avec le GICM marocain, ni le terroriste Rafalah ayant transité par Bruxelles lui aussi pour se faire exploser en Irak, ni avec le prosélytisme d'une quelconque mosquée bruxelloise.
Selon nos infos, deux chefs recruteurs de kamikazes pour l'Irak, Bilal Soughir et Nabil Karmun, ont été interpellés hier à Bruxelles. Il est discret mais au total depuis 2001, le parquet fédéral belge a traité 170 dossiers de terrorisme, ce qui montre que la Belgique, petit pays, est très concernée...
Gilbert Dupont
© La Dernière Heure 2005
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Il y aurait des épouses kamikazes en Belgique
AFP
Mis en ligne le 01/12/2005
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Mohamed Reha, Belge d’origine marocaine arrêté au Maroc en novembre, a affirmé aux enquêteurs qu’il y avait plusieurs épouses de détenus islamistes en Belgique, prêtes à commettre des attentats-suicide, selon un procès verbal de la police, dont l’AFP a obtenu jeudi une copie.
Expulsé en juin 2005 de Syrie, où il a suivi des cours dans une école coranique avant de recontrer des dirigeants jihadistes, Reha, 18 ans, regagne la Belgique où il est contacté sur son portable par la femme d’un dénommé Rachid Iba. «Elle m’a demandé de venir à Bruxelles pour la rencontrer et nous nous sommes vus dans une gare », a-t-il confié aux enquêteurs marocains.
«Elle m’a informé qu’il y avait des soeurs (femmes dans la terminologie musulmane) en Belgique, épouses d’islamistes détenus dans ce pays, qui étaient prêtes à faire n’importe quelle opération de jihad (guerre sainte) », a-t-il raconté.
«Elle m’a demandé de les aider en leur trouvant une personne pour les encadrer et leur fournir des explosifs afin de commettre des actes de derstruction », a-t-il ajouté précisant que toute la conversation s’est faite sur des bouts de papier.
«Elle m’écrivait sur un papier ce qu’elle avait à me dire et je lui répondais de la même manière », a-t-il dit aux policiers marocains.
Mohamed Reha a reconnu avoir promis à la femme de Rachid Iba de faire tout son possible pour réaliser le projet.
Les polices belge et française ont procédé mercredi à une quinzaine d’interpellations chez des proches de la première kamikaze européenne ayant commis un attentat en Irak, une Belge qui s’est fait exploser près de Bagdad début novembre.
En Belgique, 14 personnes --sept Belges, deux Belges d’origine tunisienne, trois Marocains et deux Tunisiens-- ont été interpellées à l’aube au cours des 14 perquisitions.
Mohamed Reha prend contact avec un Algérien Khalid Abou Bassir, qu’il présente comme le coordonnateur d’al-Qaïda en Europe, pour l’informer de ce projet.
Ce dernier lui demande d’ouvrir une nouvelle adresse e-mail afin qu’il puisse le contacter, ce qu’il fait.
Il annoncé alors à l’épouse de Rachid Iba, que le chef de ces femmes kamikazes sera Abou Bassir.
«Ce dernier m’a demandé de l’informer de la nécessité pour ces femmes de prêter allégeance à un émir (chef de cellule), qui à son tour faire allégeance au cheikh Oussama Ben Laden, l’émir de l’organisation al Qaïda ».
Puis Mohamed Reha se rend en Hollande où il rencontre Samir Azzouz, acquitté par la Cour d’appel de La Haye, qui lui propose de participer à une opération-suicide contre les services de renseignements néerlandais.
Mohammed Reha lui propose de mettre à sa disposition des femmes prêtes au Jihad, mais Azzouz refuse. Il veut des hommes. Le 28 septembre, Mohammed Reha se rend au Maroc et en novembre il est arrêté par la police avec 16 autres personnes. Ils sont soupçonnés d’avoir voulu commettre des attentats contre des intérêts américains et juifs dans le royaume.
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La libre Belgique










