Si cela s'avérait exacte, un nouveau pallier aurait été franchit et l'on pourrait parler de guerre biologique déclenchée par Monsanto et Cie.
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Pour le télécharger au format pdf : http://www.fne.asso....p.php?QTable=cp
Communiqué de Presse.
jeudi 1 décembre 2005
Lettre ouverte à Monsieur Dominique de Villepin, Premier ministre
Monsieur le Premier Ministre,
Je souhaite attirer votre attention et vous demander de tirer les conséquences d’une contribution scientifique publiée par la revue « Science », le 11 novembre 2005 . Cet article rend compte d’une étude génétique fine des Chrysomèles américaines qui envahissent actuellement l’Europe.
Les faits rapportés sont à nos yeux suffisamment surprenants pour que soit justifiée une enquête de police afin d’éclaircir les conditions de contamination de l’Europe par ce parasite américain des cultures.
Il convient tout d’abord de rappeler brièvement les faits.
La Chrysomèle du maïs (Diabrotica virgifera virgifera) est un coléoptère américain (USA et Canada) dont la larve se nourrit des racines du maïs, causant de très importants dégâts à ces cultures.
Les méthodes de lutte contre ce parasite consistent en l’adjonction d’insecticides déposés dans le sol au moment des semis, des pulvérisations, notamment de deltaméthrine, contre les adultes. Alternativement, la rotation des cultures est également efficace. D’autre part, des variétés de maïs génétiquement modifiées pour produire un insecticide actif contre ces chrysomèles ont été produits et sont en cours d’homologation pour l’importation en Europe.
L’article de Miller et al. reprend la chronologie de l’envahissement du sol européen par ce coléoptère : détecté d’abord en Serbie en 1992, il s’est étendu progressivement à partir de ce point d’introduction. Ensuite, on l’a retrouvé en Italie en 1998, 2002 et 2003, en Suisse en 2000, à côté de Paris en 2002, en de nouveaux points de la France, de la Belgique, de Grande Bretagne et des Pays-Bas en 2003.
Du fait de la très faible probabilité pour qu’un tel insecte arrive accidentellement d’Amérique du Nord, en état de se reproduire, il avait été assumé que la propagation de ce parasite s’était faite, en Europe, à partir du foyer d’Europe de l’Est.
Grâce à une étude génétique des microsatellites, Miller et al. montrent tout au contraire, et très clairement, qu’au moins deux des populations d’Europe de l’Ouest proviennent, non pas du foyer serbe initial, mais bien directement d’Amérique du Nord !
Ces auteurs s’étonnent de ce qui pourrait être à l’origine de cette « soudaine et récente explosion des introductions transatlantiques » des Chrysomèles du maïs.
Bien qu’il ne soit pas impossible que le hautement improbable arrive à se produire, il est scientifiquement d’usage de ne retenir cette hypothèse qu’en tout dernier ressort.
Pour qu’une situation telle que décrite dans « Science » se produise, à savoir, au moins trois introductions viables en seulement dix ans, dont deux en deux ans, il faut qu’arrive, en ayant échappé aux insecticides et aux rigueurs des conditions de soutes, des couples capables de trouver rapidement des conditions adéquates à la fécondation, ou des femelles déjà fécondées, que ces insectes arrivent à une saison propice et dans un lieu permettant de pondre, etc.
Pendant des siècles d’échanges commerciaux avec l’Amérique et autant de cultures de maïs sur le vieux continent, il n’y a eu aucune importation de Chrysomèle.
Alors que les contrôles phytosanitaires et les désinsectisations sont bien plus importants depuis dix ans qu’ils ne l’ont jamais été et que le maïs ne se transporte pas par avion, pourquoi est-ce dans ces dernières années et près des aéroports que ces importations de parasites ont eu lieu ?
Du fait des impacts économiques et environnementaux très lourds que peuvent avoir ces invasions, j’ai l’honneur de solliciter de votre part :
- la communication des informations dont disposent les autorités administratives compétentes sur les faits susvisés ;
- l’ouverture d’une enquête administrative qui permette d’éclaircir les modalités d’arrivée de ces Chrysomèles du maïs en Europe, sans écarter l’hypothèse d’une introduction volontaire de ces insectes sur le territoire national.
Nous restons, bien entendu, à votre entière disposition pour échanger avec vous sur l’ensemble des éléments de cette affaire et vous apporter tout renseignement utile.
Je vous prie de croire, Monsieur le Premier ministre, en l’expression de ma haute considération.
Sébastien Genest, Président de France Nature Environnement
Contact(s) Presse Frédéric Jacquemart 04 66 25 70 69
Service communication 06 07 69 27 10
Fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement
Reconnue d’utilité publique
Siège Social : 57, rue Cuvier –75231 Paris cedex 05 - http://www.fne.asso.fr
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Lettre ouverte à Monsieur Dominique de Villepin, Premier ministre
Monsieur le Premier Ministre,
Je souhaite attirer votre attention et vous demander de tirer les conséquences d’une contribution scientifique publiée par la revue « Science », le 11 novembre 2005 . Cet article rend compte d’une étude génétique fine des Chrysomèles américaines qui envahissent actuellement l’Europe.
Les faits rapportés sont à nos yeux suffisamment surprenants pour que soit justifiée une enquête de police afin d’éclaircir les conditions de contamination de l’Europe par ce parasite américain des cultures.
Il convient tout d’abord de rappeler brièvement les faits.
La Chrysomèle du maïs (Diabrotica virgifera virgifera) est un coléoptère américain (USA et Canada) dont la larve se nourrit des racines du maïs, causant de très importants dégâts à ces cultures.
Les méthodes de lutte contre ce parasite consistent en l’adjonction d’insecticides déposés dans le sol au moment des semis, des pulvérisations, notamment de deltaméthrine, contre les adultes. Alternativement, la rotation des cultures est également efficace. D’autre part, des variétés de maïs génétiquement modifiées pour produire un insecticide actif contre ces chrysomèles ont été produits et sont en cours d’homologation pour l’importation en Europe.
L’article de Miller et al. reprend la chronologie de l’envahissement du sol européen par ce coléoptère : détecté d’abord en Serbie en 1992, il s’est étendu progressivement à partir de ce point d’introduction. Ensuite, on l’a retrouvé en Italie en 1998, 2002 et 2003, en Suisse en 2000, à côté de Paris en 2002, en de nouveaux points de la France, de la Belgique, de Grande Bretagne et des Pays-Bas en 2003.
Du fait de la très faible probabilité pour qu’un tel insecte arrive accidentellement d’Amérique du Nord, en état de se reproduire, il avait été assumé que la propagation de ce parasite s’était faite, en Europe, à partir du foyer d’Europe de l’Est.
Grâce à une étude génétique des microsatellites, Miller et al. montrent tout au contraire, et très clairement, qu’au moins deux des populations d’Europe de l’Ouest proviennent, non pas du foyer serbe initial, mais bien directement d’Amérique du Nord !
Ces auteurs s’étonnent de ce qui pourrait être à l’origine de cette « soudaine et récente explosion des introductions transatlantiques » des Chrysomèles du maïs.
Bien qu’il ne soit pas impossible que le hautement improbable arrive à se produire, il est scientifiquement d’usage de ne retenir cette hypothèse qu’en tout dernier ressort.
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Pendant des siècles d’échanges commerciaux avec l’Amérique et autant de cultures de maïs sur le vieux continent, il n’y a eu aucune importation de Chrysomèle.
Alors que les contrôles phytosanitaires et les désinsectisations sont bien plus importants depuis dix ans qu’ils ne l’ont jamais été et que le maïs ne se transporte pas par avion, pourquoi est-ce dans ces dernières années et près des aéroports que ces importations de parasites ont eu lieu ?
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- l’ouverture d’une enquête administrative qui permette d’éclaircir les modalités d’arrivée de ces Chrysomèles du maïs en Europe, sans écarter l’hypothèse d’une introduction volontaire de ces insectes sur le territoire national.
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