Le piratage informatique au service des monopoles
Commencé par
EcliptuX
, 06 nov 2002 à 21:32
10 réponses dans ce topic
#1
Posté 06 novembre 2002 à 21:32
... par scarabee.com]Arno
Le vendredi 25 août 2000
Le piratage au service des monopoles
On connait par coeur la thématique de la BSA : le piratage de logiciel, ce sont des pertes financières pour le secteur le plus dynamique de l'économie, ça pénalise donc les clients et ça détruit des emplois. La page d'accueil de leur rubrique « No Piracy » est explicite : « Le piratage de logiciels nous pénalise tous. Dans le monde, plus de 38% des logiciels utilisés sont des copies illégales. En 1998, le piratage a coûté à l'industrie du logiciel 11 milliards de dollars de manque à gagner. » Un petit encadré « Les faits au sujet du piratage » indique : « Rien qu'aux États-Unis, le piratage de logiciel a coûté 109 000 emplois en 1998 ».
Ah, le charme des chiffres : indiscutablement objectifs, froids, exacts. Apparemment... Lier les licenciements à du manque à gagner financier est assez mignon, d'ailleurs, dans un monde où l'on « dégraisse » pour augmenter la rentabilité financière des entreprises. On pourrait aussi discuter les arguments de la BSA : les logiciels sont-ils trop chers, est-ce qu'ils ne représentent pas un impôt privé sur la productivité, les mise à jour « majeures » et hors de prix tous les six mois ne sont-elles pas une escroquerie... ? Mais j'ai choisi une approche totalement opposée, plutôt iconoclaste : j'affirme que le piratage de logiciels est indispensable aux entreprises qui constituent la BSA pour maintenir leur monopole et assurer leurs revenus.
La quadrature du cercle
La situation de monopole (ou quasi) qu'occupent les entreprises de la BSA (par exemple Adobe, Microsoft, Macromedia... pour ne citer que les plus connues sur Internet) est un cercle vicieux (ou vertueux, selon le point de vue) :
- pourquoi les particuliers utilisent-ils tous les mêmes logiciels ? Parce que ce sont les logiciels utilisés par les entreprises, et qu'il faut maîtriser ces logiciels pour trouver du boulot ;
- pourquoi les entreprises utilisent-elles tous les mêmes logiciels ? Parce que ce sont ceux que leurs employés savent utiliser.
Par exemple : pourquoi toutes les entreprises tournent-elles sous Word, et non sous WordPerfect ou StarOffice ? Parce que leurs employés ne savent utiliser que Word. Pourquoi les particuliers préfèrent-ils tous maîtriser Word à l'exclusion de tout autre produit concurrent ? Parce qu'il faut savoir utiliser Word pour trouver du boulot.
Second cercle vicieux :
- pour pouvoir trouver du travail, il faut maîtriser certains logiciels ;
- pour savoir réellement maîtriser un logiciel, il faut l'utiliser presque quotidiennement ; si l'on n'a pas d'emploi, cela signifie avoir ce logiciel chez soi ;
- pour pouvoir acheter ces logiciels, il faut des revenus, donc un emploi.
Prenez les petites annonces de PAO : toutes précisent qu'il faut parfaitement maîtriser Photoshop, Illustrator, XPress (au moins !). Somme totale pour l'achat de ces logiciels : 7 200 + 5 100 + 12 300 = 24 600 francs ! Sans emploi, impossible de les acheter pour les maîtriser ; sans eux, pas d'emploi...
Cela semble évident : sans le piratage, vouloir pénétrer à l'intérieur de ces cercles revient à résoudre la quadrature du cercle.
Trouver du boulot
Commençons par notre deuxième cercle : il faut maîtriser parfaitement des logiciels pour trouver du boulot ; mais il faut déjà avoir un boulot pour pouvoir se payer ces logiciels.
Cest même pire : même avec un boulot vous ne pouvez espérer acheter ces logiciels. L'exemple précédent (Photoshop, Illustrator, XPress), je l'ai trouvé dans une petite annonce pour un boulot d'infographiste PAO : salaire promis, 100 000 francs par an ! Si avec ça vous pouvez acheter ces logiciels, les mises à jour tous les 6 mois et payer votre loyer, vous êtes très fort... Une autre annonce, pour un poste de « Web designer » : il faut maîtriser Illustrator, Photoshop, Dreamweaver, Fireworks, Flash, ce qui fait un investissement global de 16 500 francs ; salaire promis, 90 000 francs par an.
Comment résoudre ce problème ? Bien simple : par le piratage. Le futur « Web designer » ou infographiste (ou encore autre boulot nécessitant la maîtrise de logiciels) n'a d'autre option, pour se former avant de postuler à un poste, que de récupérer des versions piratées de ces logiciels.
Manque à gagner pour la BSA ? Non. Non seulement nos « futurs » employés n'auraient jamais (et n'auront jamais, vu les salaires) les moyens d'acheter les logiciels, au contraire ils développent leurs compétences sur ces logiciels « leaders » que leurs employeurs devront acheter : c'est la suite de cet article : le piratage verrouille le marché et interdit le choix des entreprises.
Le piratage au service du monopole
Tout le monde a déjà assisté à cette scène touchante où un proche débarque, tout content : « Je viens d'acheter mon premier pécé ! ». Et de poursuivre : « Mais j'ai aucun logiciel... ». C'est-y pas mignon ?
La suite est connue, et doit faire dresser les poils sur la tête des avocats de la BSA : il y a toujours un généreux donateur dans l'assistance qui propose « Je peux te passer Word et Excel si tu veux... ». Hop, l'affaire est dans le sac.
C'est là qu'il faut se poser la question : pourquoi systématiquement Word et Excel ? Pourquoi pas WordPerfect, largement aussi utile et moins cher, pourquoi pas sur Mac AppleWorks, suite intégrée d'excellente facture, largement suffisante pour la plupart des gens, et qui coûte le dixième de Microsoft Office ? Pourquoi pas, enfin, StarOffice, gratuit, qui donc permettrait de rester dans la légalité ?
La réponse est simple : parce que, pour trouver un boulot, c'est Word et Excel, à l'exclusion de tous les autres. Si vous voulez augmenter votre « employabilité » (j'adore ce mot !), vous devez maîtriser Microsoft Office. Essayez de vous présenter à un entretien d'embauche (genre « secrétaire de direction ») en expliquant que vous savez utiliser StarOffice et que ça suffit largement pour taper les circulaires du patron...
À l'inverse, pourquoi les entreprises fonctionnent-elles toutes avec Word et Excel ? Parce que tout le monde en a une version pirate et sait les utiliser. Tentez de remplacer Word par StarOffice, et vous verrez le même genre de subtile conflit sociale que lorsqu'il a fallu passer de la machine électronique à boules au traitement de texte (et pourtant, la différence est minime). Toute la chaîne de formation (de l'autoformation chez soi aux centres de formation professionnelle) est basée sur Word/Excel.
Le piratage, dernier rempart contre le Libre
Depuis quelques temps, les logiciels tournant sur GNU/Linux sont particulièrement impressionnants. Passée la phase d'installation de Linux, on se retrouve dans un environnement graphique clair, beau, rapide. Quant à l'offre logiciel (libre ou gratuite - la différence ici n'est pas utile à notre démonstration), elle remplit déjà la plupart des tâches nécessaires, en particulier pour la bureautique. On trouve du traitement d'image, de la 3D, de la musique... tout cela en Libre ou gratuitement.
Objectivement, le Libre devrait déjà avoir laminé les monopoles de l'industrie du logiciel. Dans les bureaux, StarOffice devrait avoir détrôné Microsoft.
Sans aller jusqu'au libre, les règles « normales » (si elles existent) de la concurrence auraient dû permettre l'émergence de concurrents sérieux sur tous les marchés. Toujours rayon traitement de texte, WordPerfect devrait avoir une place beaucoup plus importante dans les ordinateurs, son rapport qualité/prix ayant toujours été excellent. Or ça n'est pas le cas : les monopoles sont vérouillés, et bien malin qui voudrait utiliser d'autres logiciels.
Mais là encore, c'est le piratage qui sauve l'industrie : pourquoi un particulier va-t-il passer à StarOffice si la première chose qu'on lui propose, c'est une version gratuite de Microsoft Office ? Pourquoi utiliser Blender quand n'importe qui peut se procurer gratuitement le standard de l'insdustrie de la 3D, qui coûte plus de 10 000 francs ?
Intégrer le piratage dans sa stratégie marketing
On peut aller plus loin : les entreprises du secteur intègrent le piratage dans leurs stratégies. À de rares exceptions près, les logiciels ne sont pas protégés, ou alors par un simple mot de passe (ce qui revient à ne plus être protégé, les mots de passe circulent partout sur l'internet).
On ne compte plus les logiciels des grands éditeurs, distribués sous forme de « versions de démonstration », versions qui deviennent complètement fonctionnelles simplement en indiquant un numéro de série. Voilà des logiciels vendus 3 000 francs que vous trouvez, légalement, sur tous les CDroms gratuits fournis avec les magaines, et il suffit d'un petit code pour les déverrouiller et les rendre complets. Étonnant comportement pour ces paranoïaques du piratage...
On a même vu un gros éditeur proposer des licences à prix cassé pour « légaliser » les copies pirates : vous avez une copie pirate, alors l'éditeur vous offre une licence pas chère pour revenir dans la légalité...
Les petits éditeurs, eux, intègrent également cette notion : à cause du piratage, ils ne peuvent espérer prendre des parts de marché, quelle que soit la qualité de leur logiciel. Seul moyen d'intégrer le marché : compter sur le piratage (logiciels non protégés), distribuer des versions gratuites ou trouver des méthodes de rentabilisation qui ne soient plus basées sur la vente des logiciels.
Conclusion
Le piratage fait donc certainement perdre de l'argent à une partie du secteur de l'industrie informatique. Mais non seulement le manque à gagner annoncé par la BSA est farfelu, surtout les entreprises qui composent la BSA sont les premières à assurer leur monopole grâce à ce piratage.
Sans le piratage, les gens apprendraient à utiliser des logiciels moins chers ou carrément gratuits, et les entreprises se contenteraient d'utiliser ces mêmes logiciels. Sans le piratage, les cercles vicieux s'inverseraient au service de la qualité et du logiciel libre. Et si l'on veut reprendre la phraséologie libérale de la BSA : sans le piratage, la concurrence redeviendrait saine et les monopoles de l'informatique ne justifieraient plus ces impôts privés ; l'économie s'en porterait mieux, mais pas forcément les membres de la BSA...
Source : [url="http://www.uzine.net/article94.html"]http://www.uzine.net/article94.html
Le vendredi 25 août 2000
Le piratage au service des monopoles
On connait par coeur la thématique de la BSA : le piratage de logiciel, ce sont des pertes financières pour le secteur le plus dynamique de l'économie, ça pénalise donc les clients et ça détruit des emplois. La page d'accueil de leur rubrique « No Piracy » est explicite : « Le piratage de logiciels nous pénalise tous. Dans le monde, plus de 38% des logiciels utilisés sont des copies illégales. En 1998, le piratage a coûté à l'industrie du logiciel 11 milliards de dollars de manque à gagner. » Un petit encadré « Les faits au sujet du piratage » indique : « Rien qu'aux États-Unis, le piratage de logiciel a coûté 109 000 emplois en 1998 ».
Ah, le charme des chiffres : indiscutablement objectifs, froids, exacts. Apparemment... Lier les licenciements à du manque à gagner financier est assez mignon, d'ailleurs, dans un monde où l'on « dégraisse » pour augmenter la rentabilité financière des entreprises. On pourrait aussi discuter les arguments de la BSA : les logiciels sont-ils trop chers, est-ce qu'ils ne représentent pas un impôt privé sur la productivité, les mise à jour « majeures » et hors de prix tous les six mois ne sont-elles pas une escroquerie... ? Mais j'ai choisi une approche totalement opposée, plutôt iconoclaste : j'affirme que le piratage de logiciels est indispensable aux entreprises qui constituent la BSA pour maintenir leur monopole et assurer leurs revenus.
La quadrature du cercle
La situation de monopole (ou quasi) qu'occupent les entreprises de la BSA (par exemple Adobe, Microsoft, Macromedia... pour ne citer que les plus connues sur Internet) est un cercle vicieux (ou vertueux, selon le point de vue) :
- pourquoi les particuliers utilisent-ils tous les mêmes logiciels ? Parce que ce sont les logiciels utilisés par les entreprises, et qu'il faut maîtriser ces logiciels pour trouver du boulot ;
- pourquoi les entreprises utilisent-elles tous les mêmes logiciels ? Parce que ce sont ceux que leurs employés savent utiliser.
Par exemple : pourquoi toutes les entreprises tournent-elles sous Word, et non sous WordPerfect ou StarOffice ? Parce que leurs employés ne savent utiliser que Word. Pourquoi les particuliers préfèrent-ils tous maîtriser Word à l'exclusion de tout autre produit concurrent ? Parce qu'il faut savoir utiliser Word pour trouver du boulot.
Second cercle vicieux :
- pour pouvoir trouver du travail, il faut maîtriser certains logiciels ;
- pour savoir réellement maîtriser un logiciel, il faut l'utiliser presque quotidiennement ; si l'on n'a pas d'emploi, cela signifie avoir ce logiciel chez soi ;
- pour pouvoir acheter ces logiciels, il faut des revenus, donc un emploi.
Prenez les petites annonces de PAO : toutes précisent qu'il faut parfaitement maîtriser Photoshop, Illustrator, XPress (au moins !). Somme totale pour l'achat de ces logiciels : 7 200 + 5 100 + 12 300 = 24 600 francs ! Sans emploi, impossible de les acheter pour les maîtriser ; sans eux, pas d'emploi...
Cela semble évident : sans le piratage, vouloir pénétrer à l'intérieur de ces cercles revient à résoudre la quadrature du cercle.
Trouver du boulot
Commençons par notre deuxième cercle : il faut maîtriser parfaitement des logiciels pour trouver du boulot ; mais il faut déjà avoir un boulot pour pouvoir se payer ces logiciels.
Cest même pire : même avec un boulot vous ne pouvez espérer acheter ces logiciels. L'exemple précédent (Photoshop, Illustrator, XPress), je l'ai trouvé dans une petite annonce pour un boulot d'infographiste PAO : salaire promis, 100 000 francs par an ! Si avec ça vous pouvez acheter ces logiciels, les mises à jour tous les 6 mois et payer votre loyer, vous êtes très fort... Une autre annonce, pour un poste de « Web designer » : il faut maîtriser Illustrator, Photoshop, Dreamweaver, Fireworks, Flash, ce qui fait un investissement global de 16 500 francs ; salaire promis, 90 000 francs par an.
Comment résoudre ce problème ? Bien simple : par le piratage. Le futur « Web designer » ou infographiste (ou encore autre boulot nécessitant la maîtrise de logiciels) n'a d'autre option, pour se former avant de postuler à un poste, que de récupérer des versions piratées de ces logiciels.
Manque à gagner pour la BSA ? Non. Non seulement nos « futurs » employés n'auraient jamais (et n'auront jamais, vu les salaires) les moyens d'acheter les logiciels, au contraire ils développent leurs compétences sur ces logiciels « leaders » que leurs employeurs devront acheter : c'est la suite de cet article : le piratage verrouille le marché et interdit le choix des entreprises.
Le piratage au service du monopole
Tout le monde a déjà assisté à cette scène touchante où un proche débarque, tout content : « Je viens d'acheter mon premier pécé ! ». Et de poursuivre : « Mais j'ai aucun logiciel... ». C'est-y pas mignon ?
La suite est connue, et doit faire dresser les poils sur la tête des avocats de la BSA : il y a toujours un généreux donateur dans l'assistance qui propose « Je peux te passer Word et Excel si tu veux... ». Hop, l'affaire est dans le sac.
C'est là qu'il faut se poser la question : pourquoi systématiquement Word et Excel ? Pourquoi pas WordPerfect, largement aussi utile et moins cher, pourquoi pas sur Mac AppleWorks, suite intégrée d'excellente facture, largement suffisante pour la plupart des gens, et qui coûte le dixième de Microsoft Office ? Pourquoi pas, enfin, StarOffice, gratuit, qui donc permettrait de rester dans la légalité ?
La réponse est simple : parce que, pour trouver un boulot, c'est Word et Excel, à l'exclusion de tous les autres. Si vous voulez augmenter votre « employabilité » (j'adore ce mot !), vous devez maîtriser Microsoft Office. Essayez de vous présenter à un entretien d'embauche (genre « secrétaire de direction ») en expliquant que vous savez utiliser StarOffice et que ça suffit largement pour taper les circulaires du patron...
À l'inverse, pourquoi les entreprises fonctionnent-elles toutes avec Word et Excel ? Parce que tout le monde en a une version pirate et sait les utiliser. Tentez de remplacer Word par StarOffice, et vous verrez le même genre de subtile conflit sociale que lorsqu'il a fallu passer de la machine électronique à boules au traitement de texte (et pourtant, la différence est minime). Toute la chaîne de formation (de l'autoformation chez soi aux centres de formation professionnelle) est basée sur Word/Excel.
Le piratage, dernier rempart contre le Libre
Depuis quelques temps, les logiciels tournant sur GNU/Linux sont particulièrement impressionnants. Passée la phase d'installation de Linux, on se retrouve dans un environnement graphique clair, beau, rapide. Quant à l'offre logiciel (libre ou gratuite - la différence ici n'est pas utile à notre démonstration), elle remplit déjà la plupart des tâches nécessaires, en particulier pour la bureautique. On trouve du traitement d'image, de la 3D, de la musique... tout cela en Libre ou gratuitement.
Objectivement, le Libre devrait déjà avoir laminé les monopoles de l'industrie du logiciel. Dans les bureaux, StarOffice devrait avoir détrôné Microsoft.
Sans aller jusqu'au libre, les règles « normales » (si elles existent) de la concurrence auraient dû permettre l'émergence de concurrents sérieux sur tous les marchés. Toujours rayon traitement de texte, WordPerfect devrait avoir une place beaucoup plus importante dans les ordinateurs, son rapport qualité/prix ayant toujours été excellent. Or ça n'est pas le cas : les monopoles sont vérouillés, et bien malin qui voudrait utiliser d'autres logiciels.
Mais là encore, c'est le piratage qui sauve l'industrie : pourquoi un particulier va-t-il passer à StarOffice si la première chose qu'on lui propose, c'est une version gratuite de Microsoft Office ? Pourquoi utiliser Blender quand n'importe qui peut se procurer gratuitement le standard de l'insdustrie de la 3D, qui coûte plus de 10 000 francs ?
Intégrer le piratage dans sa stratégie marketing
On peut aller plus loin : les entreprises du secteur intègrent le piratage dans leurs stratégies. À de rares exceptions près, les logiciels ne sont pas protégés, ou alors par un simple mot de passe (ce qui revient à ne plus être protégé, les mots de passe circulent partout sur l'internet).
On ne compte plus les logiciels des grands éditeurs, distribués sous forme de « versions de démonstration », versions qui deviennent complètement fonctionnelles simplement en indiquant un numéro de série. Voilà des logiciels vendus 3 000 francs que vous trouvez, légalement, sur tous les CDroms gratuits fournis avec les magaines, et il suffit d'un petit code pour les déverrouiller et les rendre complets. Étonnant comportement pour ces paranoïaques du piratage...
On a même vu un gros éditeur proposer des licences à prix cassé pour « légaliser » les copies pirates : vous avez une copie pirate, alors l'éditeur vous offre une licence pas chère pour revenir dans la légalité...
Les petits éditeurs, eux, intègrent également cette notion : à cause du piratage, ils ne peuvent espérer prendre des parts de marché, quelle que soit la qualité de leur logiciel. Seul moyen d'intégrer le marché : compter sur le piratage (logiciels non protégés), distribuer des versions gratuites ou trouver des méthodes de rentabilisation qui ne soient plus basées sur la vente des logiciels.
Conclusion
Le piratage fait donc certainement perdre de l'argent à une partie du secteur de l'industrie informatique. Mais non seulement le manque à gagner annoncé par la BSA est farfelu, surtout les entreprises qui composent la BSA sont les premières à assurer leur monopole grâce à ce piratage.
Sans le piratage, les gens apprendraient à utiliser des logiciels moins chers ou carrément gratuits, et les entreprises se contenteraient d'utiliser ces mêmes logiciels. Sans le piratage, les cercles vicieux s'inverseraient au service de la qualité et du logiciel libre. Et si l'on veut reprendre la phraséologie libérale de la BSA : sans le piratage, la concurrence redeviendrait saine et les monopoles de l'informatique ne justifieraient plus ces impôts privés ; l'économie s'en porterait mieux, mais pas forcément les membres de la BSA...
Source : [url="http://www.uzine.net/article94.html"]http://www.uzine.net/article94.html
#2
Posté 06 novembre 2002 à 22:18
Moi, ce que je me suis toujours demandé, c'est comment des logiciels pouvaient être gratuits. Comment Unix ou Netscape arrivent-ils à payer leurs programmeurs si ils ne font pas un balle sur leurs logiciels?
Il doit bien y avoir une explication, et j'aimerais bien la connaître si quelqu'un sait.
Maintenant, pour revenir au sujet de départ, il est vrai que les entreprises ont tendance à toutes utiliser les mêmes logiciels (ceux de Microsoft surtout). Je crois en effet qu'il y a un cercle vicieux évident formation-besoin de fournir des logiciels que les employés connaissent. Mais au delà, il y a aussi le besoin d'interconnexion entre les entreprises.
On imagine mal envoyer un fichier wordperfect via e-mail en ne sachant pas si le correspondant saura le lire... Un élément de plus à prendre en considération.
Il doit bien y avoir une explication, et j'aimerais bien la connaître si quelqu'un sait.
Maintenant, pour revenir au sujet de départ, il est vrai que les entreprises ont tendance à toutes utiliser les mêmes logiciels (ceux de Microsoft surtout). Je crois en effet qu'il y a un cercle vicieux évident formation-besoin de fournir des logiciels que les employés connaissent. Mais au delà, il y a aussi le besoin d'interconnexion entre les entreprises.
On imagine mal envoyer un fichier wordperfect via e-mail en ne sachant pas si le correspondant saura le lire... Un élément de plus à prendre en considération.
#3 marcus
Posté 06 novembre 2002 à 22:36
Homer, le non daté, dit :
On imagine mal envoyer un fichier wordperfect via e-mail en ne sachant pas si le correspondant saura le lire... Un élément de plus à prendre en considération.
Faux...Wordperfect comme nombre de logiciels intégrés savent tres bien faire des sauvegardes au format .doc ou .xls de Krosoft. Ce qui déplait fortement à bilou, qui tente en ce moment d'interdire a ces petits éditeurs la possibilité de ces sauvegardes au format microsoft.
Certainement que Bilou doit trouver qu'il n'a pas assez d'argent sur son compte en banque
#4
Posté 07 novembre 2002 à 01:15
1. Il rachète micosft à un de ses fondateurs. S'il a tapé plus d'une ligne de code je veux bien être pendu.
2. Il permet à Dos d'être évolutif. D'où fiabilité peu convaincante, ce qui fait de ses systèmes les mois bon OS du marché.
3. Il permet sciemment le piratage des programmes tournant sous dos puis windows qui soit dit en passant est une copie de l'OS de son concurent principal, macintosh. Conséqence : les programeurs et les clients se disent qu'il est plus rentable d'investir dans windows puisque le pîratage est facile : donc, une floppée de logiciels sont créés qui tournent sous windows contrairement à Apple dont le système est meilleur mais dont il existe moins de logiciels et qui coutent plus chers et sont moins facilement piratés-piratables.
4. En parallèlle, il reçoit une commande d'IBM pour créer le système UNIX spécifique aux PC IBM, mais machiavélique, il fait croire à IBM que la programmation de ce système prend plus de temps que prévu. Mensonge, car en il retarde la conception de l'OS pour IBM, et en parrallèlle il conçoit la première mouture de windows et le lance sur le marché avant l'OS destiné à IBM.
5. Tout le monde se rue dessus à cause des points précédents. Petit à petit il devient le monopolisateur des OS des IBM compaptibles.
6. De fil en aiguille il détient le monopole des OS de +/-95% des ordinateurs vendus dans le monde.
7. Contrairtement aux los antitrust, il conçoit ses propres programmes (office, Iexplorer, etc.).
8. Il réussit même a racheter via une société écran apple. Il devient le maître du monde de la révolution numérque des annés 90. Contraire à tous les principes du libre échange. D'où procès avec la justice américaine.
9. Etcetera etcetera.
10. TO BE CONTINUED....
#5
Posté 07 novembre 2002 à 12:19
Je suis d'accord avec ce qui a été dit ci-dessus. J'ajouterais que le piratage facile des débuts de Ms a été une statégie de vente de Bill G.(pub gratuite). Tout du moins, au début, il l'a laissé faire. Les dongles et autres protections ont bloqués la diffusion des autres logiciels et les marginalisant, et je suis bien placé pour en parler.
Les produits dos, multiplan, word 1 ont été connue rapidement de cette façon. B.G. a joué sur notre cupidité et il a gagné. (pour l'instant).
Nous avons à notre disposition l'openSource et les licences GNU/Public. Utilisons les, même si cela semble plus compliqué. C'est une affaire d'éducation.
Les produits dos, multiplan, word 1 ont été connue rapidement de cette façon. B.G. a joué sur notre cupidité et il a gagné. (pour l'instant).
Nous avons à notre disposition l'openSource et les licences GNU/Public. Utilisons les, même si cela semble plus compliqué. C'est une affaire d'éducation.
#6
Posté 07 novembre 2002 à 13:34
Tout à fait d'accord mais commencer à utiliser linux czela demande vachement de courage pour un néophyte comme moi. Et comme du courage je n'en ai pas pour le moment....Mais c'est vrai que si on utilisait linux ce serait mieux : fric, stabilité, échanges, etc..
Peut-être qu'un de ces 4 matins je l'installerai sur ma machine. Enfin j'espère.
Amitiés.Dush.
Peut-être qu'un de ces 4 matins je l'installerai sur ma machine. Enfin j'espère.
Amitiés.Dush.
#7
Posté 09 novembre 2002 à 18:51
quelqu'un connait la scociété gentech ? c'est une méga corporation que j'ai cru inventer pour carricaturer notre monde et puis un jour j'ai découvert qu'elle était côté en bourse ! j'ai cru comprendre que c'était le n°2 de l'électronique dans le monde mais je dois me tromper en fait ...
pour en revenir au piratage , les plus grandes victimes ce sont les jeux vidéos à mon avis ... je pence d'un coup à guigui qui se vantait de pirater les JV (en pençant qu'il ferait scandale mais non en fait ...) . vous ne trouvez pas que c'est priver les créateurs d'une source de revenu méritée ? toute peine mérite salaire non ?
guigui , est tu là ?
pour en revenir au piratage , les plus grandes victimes ce sont les jeux vidéos à mon avis ... je pence d'un coup à guigui qui se vantait de pirater les JV (en pençant qu'il ferait scandale mais non en fait ...) . vous ne trouvez pas que c'est priver les créateurs d'une source de revenu méritée ? toute peine mérite salaire non ?
guigui , est tu là ?
#8
Posté 09 novembre 2002 à 19:16
Aujourd'hui, tu es pratiquement obligé d'acheter une licence si tu veux jouer. Sinon pas de connexion Internet et pas de jeux. En Intranet tu prends le risque de te faire piéger (dans les manifestations publiques).
Ce sont généralement des grosses boîtes qui mettent au point ces logiciels complexes et les programmeurs sont donc peu touchés.
Ce sont les petites structures et les programmeurs indépendants, eux qui détiennent les véritables inovations, qui souffrent du piratage.
Ce sont généralement des grosses boîtes qui mettent au point ces logiciels complexes et les programmeurs sont donc peu touchés.
Ce sont les petites structures et les programmeurs indépendants, eux qui détiennent les véritables inovations, qui souffrent du piratage.
#9
Posté 13 novembre 2002 à 03:25
J'ai trouvé dans la revue Docutique de juillet aout (n°19) un texte sur les "tiers de confiance". Je l'ai scanné mais ne sais pas le mettre en ligne... Ecliptux, si tu peux m'aider : il y a 4 jpg de 100K chacun...
En résumé : les "Grands" de l'informatique souhaitent (et sont en train) mettre en place un système de cryptage où pour envoyer un message crypté d'un émetteur à un destinataire, il faudrait passer par un organisme tiers : le fameux "Tiers de confiance", pour valider sa propre signature électronique. Cela veut dire que les sociétés tierces auront votre signature (valable légalement) et il faudra leur faire "confiance" pour qu'elles ne l'utilise pas.
Bien entendu on ne sais pas qui est ou qui sera derrière ces sociétés...
Vous feriez confiance à Bill vous ?
En résumé : les "Grands" de l'informatique souhaitent (et sont en train) mettre en place un système de cryptage où pour envoyer un message crypté d'un émetteur à un destinataire, il faudrait passer par un organisme tiers : le fameux "Tiers de confiance", pour valider sa propre signature électronique. Cela veut dire que les sociétés tierces auront votre signature (valable légalement) et il faudra leur faire "confiance" pour qu'elles ne l'utilise pas.
Bien entendu on ne sais pas qui est ou qui sera derrière ces sociétés...
Vous feriez confiance à Bill vous ?
#10
Posté 13 novembre 2002 à 07:48
C'est complètement absurde comme concept
... du moins, on voit qui sa arrange
Si tu peux m'envoyer tes 4 images par mail, je les mettrait en ligne ici-même
... du moins, on voit qui sa arrange
Si tu peux m'envoyer tes 4 images par mail, je les mettrait en ligne ici-même
#11
Posté 13 novembre 2002 à 07:51
remlug, le non daté, dit :
J'ai trouvé dans la revue Docutique de juillet aout (n°19) un texte sur les "tiers de confiance". Je l'ai scanné mais ne sais pas le mettre en ligne... Ecliptux, si tu peux m'aider : il y a 4 jpg de 100K chacun...
En résumé : les "Grands" de l'informatique souhaitent (et sont en train) mettre en place un système de cryptage où pour envoyer un message crypté d'un émetteur à un destinataire, il faudrait passer par un organisme tiers : le fameux "Tiers de confiance", pour valider sa propre signature électronique. Cela veut dire que les sociétés tierces auront votre signature (valable légalement) et il faudra leur faire "confiance" pour qu'elles ne l'utilise pas.
Bien entendu on ne sais pas qui est ou qui sera derrière ces sociétés...
Vous feriez confiance à Bill vous ?
En résumé : les "Grands" de l'informatique souhaitent (et sont en train) mettre en place un système de cryptage où pour envoyer un message crypté d'un émetteur à un destinataire, il faudrait passer par un organisme tiers : le fameux "Tiers de confiance", pour valider sa propre signature électronique. Cela veut dire que les sociétés tierces auront votre signature (valable légalement) et il faudra leur faire "confiance" pour qu'elles ne l'utilise pas.
Bien entendu on ne sais pas qui est ou qui sera derrière ces sociétés...
Vous feriez confiance à Bill vous ?
En Belgique, ce serait la Poste via son sytème "Postbox" mais je ne leur fais pas plus confiance qu'à Bill...










