http://news.zdnet.fr...2124430,00.html
INTERNET
Pour contrer Echelon, l'Union européenne milite pour une meilleure "cybersécurité"
Par Jerome Thorel
ZDNet France
24 octobre 2002
Le réseau d'interception des radiocommunications Echelon préoccupe toujours l'Union européenne. Mais aucune action ne sera engagée contre les Etats-Unis. La présidence danoise préfère privilégier le plan eEurope 2005 pour sécuriser les communications.
«Force est de reconnaître malheureusement que l'évolution technologique offre désormais les moyens techniques permettant, bien plus facilement que par le passé, d'intercepter nos communications», a expliqué le 23 octobre Bertel Haarder, ministre des Affaires européennes du Danemark. S'exprimant devant le Parlement européen, au nom de la présidence du Conseil de l'Union assurée par son pays jusqu'à la fin de l'année, Haarder était chargé de revenir sur un dossier sulfureux: comment les États-Unis, avec son allié britannique notamment, utilisent leurs moyens d'écoute glogale des communications, à travers le réseau Echelon, pour espionner leurs alliés européens. Pour mémoire, l'existence de ce réseau a été officiellement validée en septembre 2001, par une commission d'enquête du Parlement qui constatait dans son rapport l'impuissance de l'Union européenne pour s'y opposer.
«Il est bien entendu inacceptable d'intercepter illégalement les communications des particuliers ou des entreprises dans le but de fausser la concurrence; cela constitue une infraction grave», a déclaré solennellement le ministre danois devant les députés, un an après. Et il semble toujours hors de question de porter cette «infraction» devant les juridictions internationales. «J'insisterai plutôt, en ma qualité de représentant de la présidence du Conseil, sur la protection de nos communications», s'est-il contenté d'affirmer.
S'en est alors suivi un long plaidoyer pour «encourager le recours plus fréquent au cryptage» pour restaurer la sécurité des communications «des citoyens et des entreprises», mais aussi «au sein des institutions de l'UE [et] au niveau des États membres». Le plan "eEurope 2005", a-t-il dit, est là pour ça: «développement de moyens de communications sûrs pour garantir la sécurité de l'échange d'informations classifiées du secteur public à l'intérieur de la Communauté (...), instaurer une culture de la sécurité dans tous les domaines de la conception et de la mise en oeuvre des produits d'information et de communication (...), création d'une Task Force pour la cybersécurité [pour] jouer un rôle de catalyseur et encourager les initiatives».
Enfin, Bertel Haarder a rappelé les initiatives en cours de l'UE sur ce thème. Rappelons par ailleurs que le Parlement a adopté, les 21 et 22 octobre, les amendements apportés par la Commission des libertés sur deux projets de loi évoqués dans ces colonnes le 16 octobre. Le premier concerne une proposition de la Commission portant sur la «sécurité des réseaux et de l'information»; et l'autre porte sur une décision-cadre «relative aux attaques visant les systèmes d'information».
Projet ECHELON
Commencé par
Nico Latorra
, 06 nov 2002 à 23:40
3 réponses dans ce topic
#1
Posté 06 novembre 2002 à 23:40
#2
Posté 25 décembre 2003 à 19:10
Merci à Nico d'avoir ouvert le sujet 
Je propose de continuer ce sujet opur ceux que ca interessent.
Je rappelle, qu'a l'instant ou nous parlons, echelon ecoute plus de 3 milliards de communications/minutes, et dans 6 ans environ, un dossier contenant un nombre impressionnant de pages sur chaque individu de la planète sera mis a jour grâce au reseau echelon ( selon rumeurs, donc non verifiables)
Quelques notions sur echelon.....Notions de "bases".

Voici un "ballon" ou se dissimule l'antenne.Impossible de savoir dans quel direction elle ecoute
Le mode de "fonctionnement" du projet echelon:
L'interception
Sur le principe, le fonctionnement du réseau Echelon est assez simple... Le côté pratique est, quant à lui, titanesque. En fait, à l'heure actuelle, la majorité des informations (dans le domaine téléphonique ou informatique) circulant dans le monde sont relayées par satellite. Sur Internet, ne croyez pas que parce que vous vous connectez à un serveur proche vous y échapperez : si la ligne est encombrée, votre communication peut très bien se voir soudain relayée par un serveur à l'autre bout du monde ! Les communications sur les longues distances qui ne passent pas par des satellites de communication passent quant à elles par des câbles de fibres optiques.
La théorie
Vous pouvez écouter un de ces satellites de communication dès lors que vous disposez d'un matériel adapté. C'est ce que vous faites lorsque vous regardez la télévision par satellite, si vous l'avez : l'antenne parabolique pointe vers le satellite, et un circuit traite (filtre) les informations reçues.
Les câbles sous-marins à haut débit eux, ont un gros défaut : à leurs extrémités les informations sont relayées par des micro-ondes, qui sont faciles à intercepter.
Enfin, pour ce qui est des fibres optiques, on ne peut normalement pas capter les informations circulant par leur biais, parce qu'aucun rayonnement n'est émis.
La pratique
À chaque problème ses solutions, tant qu'on s'en donne les moyens. Et quels moyens !
Les satellites espions américains Vortex (d'après une source demandant à être vérifiée - la télévision - il y en aurait une vingtaine) interceptent les informations transmises par les satellites Intelsat (qui véhiculent l'essentiel des communications du monde entier). Le nom de code de ce système est "Runway".
Au dessus de divers pays cibles sont positionnés des satellites qui captent les fameuses micro-ondes (qui d'ailleurs peuvent aussi avoir d'autres origines que les câbles sous-marins à haut débit). Nom de code : "Silkworth".
Enfin, pour ce qui est des câbles de fibres optiques, peut-être avez-vous entendu parler du scandale qui a éclaté : lors d'un procès, un employé de British Telecom a remis par erreur des documents prouvant que trois de ces câbles (qui peuvent chacun véhiculer près de 100000 communications simultanément) passent par la base d'interception de Menwith Hill ! Il suffit de se servir !
Finalement, toutes les communications (au sens large) interceptées arrivent à des bases d'interception, puis sont rassemblées par un système informatique (dont le nom de code est "Steeple Brush 1 & 2").
L'analyse
Chacun des cinq pays de l'UKUSA fournit aux quatre autres, en fonction de ses priorités du moment, des dictionnaires de mots clefs à rechercher dans les communications interceptées. Pour la recherche de ces termes particuliers, de puissants ordinateurs, tels que les CRAY3 (qui n'ont absolument plus rien à voir avec un ordinateur personnel misérable) sont mis en oeuvre : c'est là que la puissance d'Echelon est impressionnante...
Les communications textuelles ne posent bien sûr aucun problème (les autres non plus d'ailleurs) : rechercher une chaîne de caractères, ça va vite (le nom de code désignant les télex est "Mayfly"). Les messages cryptés sont de toutes façons retenus, pour être étudiés plus en détail... Quant aux messages faits de métaphores, ils ne passent pas non plus à travers les mailles du filet ! En effet, les ordinateurs disposent aussi de dictionnaires sémantiques qui leur permettent de pouvoir traduire un éventuel message déguisé (vous savez, les "L'oiseau s'est envolé, on va pouvoir remettre le colis.").
Pour ce qui est des communications téléphoniques (leur écoute a pour nom de code "Mantis"), ça devient vraiment complètement fou ! Les logiciels de reconnaissance vocale ont commencé leur apparition relativement récemment, et ne sont pas tout à fait au point (c'est le moins qu'on puisse dire)... Mais il s'agit du domaine public, toujours loin derrière le domaine militaire ou scientifique ! Si les ordinateurs moulinent à fond, c'est surtout pour la retranscription des communications parlées.
Ainsi, les communications contenants certain mots, certains thèmes, certains interlocuteurs, ainsi que tous les messages cryptés sont retenus pour être analysés...
En conclusion, un exemple concret : En lisant ma page, vous avez appelé un serveur local pour obtenir l'adresse IP (le numéro de téléphone si vous préférez) du serveur qui héberge ma page (Recherche du site...), qui vous l'a alors communiquée (Connexion au serveur xxx.xxx.xx.xx). Une fois que le serveur a répondu, vous lui avez demandé la page HTML (Ouverture de la page...). Et c'est là que tout a basculé ! Parce qu'il vous l'a envoyée... Au départ il a commencé à l'envoyer par paquets par le chemin le plus court. Mais si l'un des serveurs entre lui et vous a fait savoir qu'il était saturé, alors les paquets ont pu passer par on ne sait où. Ils ont donc pu être interceptés, auquel cas les ordinateurs d'Echelon ont tilté à cause de la présence dans ma page de mots tels que "Echelon", "UKUSA", et les noms de code ! Et comme les paquets contiennent une information des serveurs par lesquels ils sont passé, toute personne les lisant sait d'où ils viennent, où ils allaient, et par où ils sont passé !!!

N'est ce pas mignon tout ce reseau d'antennes?
Mais parlons d'un reseau assez important, l'UKUSA.
Sigle pour United Kingdom - USA Security Agreement, nom d'un accord secret signé en 1947, définissant une coopération des systèmes et personnels du renseignement électronique (SIGINT) entre le Royaume Uni et les USA. Ces derniers sont rapidement rejoints par les 3 pays du commonwealth britannique : le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Plus tard des pays comme la Norvège, le Danemark, l'Allemagne et la Turquie signent des accord SIGINT secrets avec les Etats-Unis, et deviennent des participants "tiers" au réseau UKUSA. Aucun de ces pays, cependant, n'a ouvertement reconnu l'existence de cet accord.
L'accord UKUSA à pour objectif :
-la standardisation des méthodes de travail et des procédures de sécurité
-la répartition des secteurs d'activités de renseignements.
-Cet accord a notamment comme champ d'application l'exploration électronique, grâce auquel sont pratiqués des échanges d'officiers spécialistes (Special UK/US Liaison Officer - SUKLO/SUSLO) entre la NSA (désignation UKUSA "USD-1000") et le GCHQ (désignation UKUSA "UK-1").
C'est sur la base de cet accord qu'est né le réseau Echelon.
------>Envie de faire planter le reseau? Tout du moins essayer? Alors voici une petite liste (tres petite) de mot clefs destinés soit disant a faire planter le reseau si ces mots sont envoyé en "masse"...
Bien sur ceci n'est qu'une petite partie de la liste des mots "interdits"...
Mais attention, tout ceci n'est pas a prendre au serieux comme a la legère, la desinformation est hélas partout...
Pour en savoir plus, et voir mes liens sources, je vous conseille d'aller ici et egalement pour voir la liste des mots clefs.
Bien a vous,
neonyss
Je propose de continuer ce sujet opur ceux que ca interessent.
Je rappelle, qu'a l'instant ou nous parlons, echelon ecoute plus de 3 milliards de communications/minutes, et dans 6 ans environ, un dossier contenant un nombre impressionnant de pages sur chaque individu de la planète sera mis a jour grâce au reseau echelon ( selon rumeurs, donc non verifiables)
Quelques notions sur echelon.....Notions de "bases".
Citation
Créé en pleine guerre froide, le réseau d'écoutes anglo-saxon a accouché d'un véritable Big Brother qui surveille en permanence toutes les communications téléphoniques et Internet internationales.
Créé en 1947 à l'occasion du pacte UKUSA, qui réunit les ...tats-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada (et également aujourd'hui la Nouvelle-Zélande et l'Australie), Echelon naît dans le contexte de la guerre froide et vise à écouter les "signaux d'intelligence" (SINGINT) : entendez par là les communications, cryptées ou non, transitant par les ondes radio, le câble et désormais le satellite, autrement dit tout ce qui passe par la téléphone, le fax et Internet (mails, sessions Web, etc.). Une fois interceptées, ces communications sont analysées selon des procédures encore relativement méconnues, mais beaucoup plus complexes (et subtiles !) que le simple repérage de "mots-clés". Ce que l'on sait, en revanche, c'est que le budget de la National Security Agency (NSA, l'agence américaine qui pilote le projet) se chiffre en dizaines de milliards de dollars, qu'elle emploie plus de 40 000 employés (placés au secret) et qu'elle se targue de disposer de la meilleure et de la plus forte équipe de mathématiciens au monde (il faut bien décrypter toutes ces données). Les communications interceptées le sont dans le plus grand secret et en toute illégalité : si en France, par exemple, il faut suivre une procédure judiciaire ou administrative avant de placer qui que ce soit sur écoute, Echelon enregistre toutes les communications pour ensuite les analyser.
L'existence d'Echelon n'a jamais officiellement été reconnue, mais l'on dispose aujourd'hui de nombreux éléments d'informations, articles de presse, dossiers déclassifiés, rapports parlementaires ou indépendants et témoignages d'anciens agents de la NSA, révélant l'ampleur de ce système de surveillance systématique des communications électroniques. Un rapport du journaliste anglais Duncan Campbell, spécialiste de la question, avait ainsi révélé au parlement européen que deux gros contrats internationaux initialement prévus avec Airbus et Thomson avaient finalement été emportés par des multinationales américaines connues pour travailler étroitement avec la NSA, et grâce aux interceptions d'Echelon. L'aspect espionnage industriel et économique du programme pose ainsi de plus en plus de problèmes aux autres nations, officiellement "partenaires", mais secrètement traitées comme toutes les autres : la "guerre de l'information" ne connaît pas de frontière, même les Américains ne savent pas exactement à quelle sauce ils sont écoutés ! De plus en plus d'associations de défense des libertés civiles et de protection de la vie privée s'élèvent aujourd'hui contre les menaces que représentent ce programme "top secret", d'autant qu'il permet d'espionner ses propres concitoyens : Margareth Thatcher avait ainsi réussi à faire surveiller deux de ses ministres par les services secrets canadiens. Si les pays membres du pacte UKUSA s'interdisent d'écouter à leurs portes, rien ne les empêche de demander à leur voisin de le faire à leur place…
Créé en 1947 à l'occasion du pacte UKUSA, qui réunit les ...tats-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada (et également aujourd'hui la Nouvelle-Zélande et l'Australie), Echelon naît dans le contexte de la guerre froide et vise à écouter les "signaux d'intelligence" (SINGINT) : entendez par là les communications, cryptées ou non, transitant par les ondes radio, le câble et désormais le satellite, autrement dit tout ce qui passe par la téléphone, le fax et Internet (mails, sessions Web, etc.). Une fois interceptées, ces communications sont analysées selon des procédures encore relativement méconnues, mais beaucoup plus complexes (et subtiles !) que le simple repérage de "mots-clés". Ce que l'on sait, en revanche, c'est que le budget de la National Security Agency (NSA, l'agence américaine qui pilote le projet) se chiffre en dizaines de milliards de dollars, qu'elle emploie plus de 40 000 employés (placés au secret) et qu'elle se targue de disposer de la meilleure et de la plus forte équipe de mathématiciens au monde (il faut bien décrypter toutes ces données). Les communications interceptées le sont dans le plus grand secret et en toute illégalité : si en France, par exemple, il faut suivre une procédure judiciaire ou administrative avant de placer qui que ce soit sur écoute, Echelon enregistre toutes les communications pour ensuite les analyser.
L'existence d'Echelon n'a jamais officiellement été reconnue, mais l'on dispose aujourd'hui de nombreux éléments d'informations, articles de presse, dossiers déclassifiés, rapports parlementaires ou indépendants et témoignages d'anciens agents de la NSA, révélant l'ampleur de ce système de surveillance systématique des communications électroniques. Un rapport du journaliste anglais Duncan Campbell, spécialiste de la question, avait ainsi révélé au parlement européen que deux gros contrats internationaux initialement prévus avec Airbus et Thomson avaient finalement été emportés par des multinationales américaines connues pour travailler étroitement avec la NSA, et grâce aux interceptions d'Echelon. L'aspect espionnage industriel et économique du programme pose ainsi de plus en plus de problèmes aux autres nations, officiellement "partenaires", mais secrètement traitées comme toutes les autres : la "guerre de l'information" ne connaît pas de frontière, même les Américains ne savent pas exactement à quelle sauce ils sont écoutés ! De plus en plus d'associations de défense des libertés civiles et de protection de la vie privée s'élèvent aujourd'hui contre les menaces que représentent ce programme "top secret", d'autant qu'il permet d'espionner ses propres concitoyens : Margareth Thatcher avait ainsi réussi à faire surveiller deux de ses ministres par les services secrets canadiens. Si les pays membres du pacte UKUSA s'interdisent d'écouter à leurs portes, rien ne les empêche de demander à leur voisin de le faire à leur place…

Voici un "ballon" ou se dissimule l'antenne.Impossible de savoir dans quel direction elle ecoute
Le mode de "fonctionnement" du projet echelon:
L'interception
Sur le principe, le fonctionnement du réseau Echelon est assez simple... Le côté pratique est, quant à lui, titanesque. En fait, à l'heure actuelle, la majorité des informations (dans le domaine téléphonique ou informatique) circulant dans le monde sont relayées par satellite. Sur Internet, ne croyez pas que parce que vous vous connectez à un serveur proche vous y échapperez : si la ligne est encombrée, votre communication peut très bien se voir soudain relayée par un serveur à l'autre bout du monde ! Les communications sur les longues distances qui ne passent pas par des satellites de communication passent quant à elles par des câbles de fibres optiques.
La théorie
Vous pouvez écouter un de ces satellites de communication dès lors que vous disposez d'un matériel adapté. C'est ce que vous faites lorsque vous regardez la télévision par satellite, si vous l'avez : l'antenne parabolique pointe vers le satellite, et un circuit traite (filtre) les informations reçues.
Les câbles sous-marins à haut débit eux, ont un gros défaut : à leurs extrémités les informations sont relayées par des micro-ondes, qui sont faciles à intercepter.
Enfin, pour ce qui est des fibres optiques, on ne peut normalement pas capter les informations circulant par leur biais, parce qu'aucun rayonnement n'est émis.
La pratique
À chaque problème ses solutions, tant qu'on s'en donne les moyens. Et quels moyens !
Les satellites espions américains Vortex (d'après une source demandant à être vérifiée - la télévision - il y en aurait une vingtaine) interceptent les informations transmises par les satellites Intelsat (qui véhiculent l'essentiel des communications du monde entier). Le nom de code de ce système est "Runway".
Au dessus de divers pays cibles sont positionnés des satellites qui captent les fameuses micro-ondes (qui d'ailleurs peuvent aussi avoir d'autres origines que les câbles sous-marins à haut débit). Nom de code : "Silkworth".
Enfin, pour ce qui est des câbles de fibres optiques, peut-être avez-vous entendu parler du scandale qui a éclaté : lors d'un procès, un employé de British Telecom a remis par erreur des documents prouvant que trois de ces câbles (qui peuvent chacun véhiculer près de 100000 communications simultanément) passent par la base d'interception de Menwith Hill ! Il suffit de se servir !
Finalement, toutes les communications (au sens large) interceptées arrivent à des bases d'interception, puis sont rassemblées par un système informatique (dont le nom de code est "Steeple Brush 1 & 2").
L'analyse
Chacun des cinq pays de l'UKUSA fournit aux quatre autres, en fonction de ses priorités du moment, des dictionnaires de mots clefs à rechercher dans les communications interceptées. Pour la recherche de ces termes particuliers, de puissants ordinateurs, tels que les CRAY3 (qui n'ont absolument plus rien à voir avec un ordinateur personnel misérable) sont mis en oeuvre : c'est là que la puissance d'Echelon est impressionnante...
Les communications textuelles ne posent bien sûr aucun problème (les autres non plus d'ailleurs) : rechercher une chaîne de caractères, ça va vite (le nom de code désignant les télex est "Mayfly"). Les messages cryptés sont de toutes façons retenus, pour être étudiés plus en détail... Quant aux messages faits de métaphores, ils ne passent pas non plus à travers les mailles du filet ! En effet, les ordinateurs disposent aussi de dictionnaires sémantiques qui leur permettent de pouvoir traduire un éventuel message déguisé (vous savez, les "L'oiseau s'est envolé, on va pouvoir remettre le colis.").
Pour ce qui est des communications téléphoniques (leur écoute a pour nom de code "Mantis"), ça devient vraiment complètement fou ! Les logiciels de reconnaissance vocale ont commencé leur apparition relativement récemment, et ne sont pas tout à fait au point (c'est le moins qu'on puisse dire)... Mais il s'agit du domaine public, toujours loin derrière le domaine militaire ou scientifique ! Si les ordinateurs moulinent à fond, c'est surtout pour la retranscription des communications parlées.
Ainsi, les communications contenants certain mots, certains thèmes, certains interlocuteurs, ainsi que tous les messages cryptés sont retenus pour être analysés...
En conclusion, un exemple concret : En lisant ma page, vous avez appelé un serveur local pour obtenir l'adresse IP (le numéro de téléphone si vous préférez) du serveur qui héberge ma page (Recherche du site...), qui vous l'a alors communiquée (Connexion au serveur xxx.xxx.xx.xx). Une fois que le serveur a répondu, vous lui avez demandé la page HTML (Ouverture de la page...). Et c'est là que tout a basculé ! Parce qu'il vous l'a envoyée... Au départ il a commencé à l'envoyer par paquets par le chemin le plus court. Mais si l'un des serveurs entre lui et vous a fait savoir qu'il était saturé, alors les paquets ont pu passer par on ne sait où. Ils ont donc pu être interceptés, auquel cas les ordinateurs d'Echelon ont tilté à cause de la présence dans ma page de mots tels que "Echelon", "UKUSA", et les noms de code ! Et comme les paquets contiennent une information des serveurs par lesquels ils sont passé, toute personne les lisant sait d'où ils viennent, où ils allaient, et par où ils sont passé !!!

N'est ce pas mignon tout ce reseau d'antennes?
Mais parlons d'un reseau assez important, l'UKUSA.
Sigle pour United Kingdom - USA Security Agreement, nom d'un accord secret signé en 1947, définissant une coopération des systèmes et personnels du renseignement électronique (SIGINT) entre le Royaume Uni et les USA. Ces derniers sont rapidement rejoints par les 3 pays du commonwealth britannique : le Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Plus tard des pays comme la Norvège, le Danemark, l'Allemagne et la Turquie signent des accord SIGINT secrets avec les Etats-Unis, et deviennent des participants "tiers" au réseau UKUSA. Aucun de ces pays, cependant, n'a ouvertement reconnu l'existence de cet accord.
L'accord UKUSA à pour objectif :
-la standardisation des méthodes de travail et des procédures de sécurité
-la répartition des secteurs d'activités de renseignements.
-Cet accord a notamment comme champ d'application l'exploration électronique, grâce auquel sont pratiqués des échanges d'officiers spécialistes (Special UK/US Liaison Officer - SUKLO/SUSLO) entre la NSA (désignation UKUSA "USD-1000") et le GCHQ (désignation UKUSA "UK-1").
C'est sur la base de cet accord qu'est né le réseau Echelon.
------>Envie de faire planter le reseau? Tout du moins essayer? Alors voici une petite liste (tres petite) de mot clefs destinés soit disant a faire planter le reseau si ces mots sont envoyé en "masse"...
Citation
3 Dictionary Digicash DITSA DJC DOE Dolch Domestic disruption DRADREC DREO DSD 7 17 20 51 69 312 414 707 737 747 757 767 777 868
Macintosh Firewalls Macintosh Internet Security Macintosh Security Mailbomb Mantis Market Masuda Jihad JITEM Juile Juiliett Class TELINT Templeton TEMPSET Terrorism Terrorism Defensive Information Texas
Wire transfer Wireless World Domination WORM
Archives Area51 Argus Armani Chaining Chameleon Man Chan Chelsea
Chicago Posse Chobetsu Chosen CIA CID E.T. E911 EADA eavesdropping
E-cash Echelon
Macintosh Firewalls Macintosh Internet Security Macintosh Security Mailbomb Mantis Market Masuda Jihad JITEM Juile Juiliett Class TELINT Templeton TEMPSET Terrorism Terrorism Defensive Information Texas
Wire transfer Wireless World Domination WORM
Archives Area51 Argus Armani Chaining Chameleon Man Chan Chelsea
Chicago Posse Chobetsu Chosen CIA CID E.T. E911 EADA eavesdropping
E-cash Echelon
Bien sur ceci n'est qu'une petite partie de la liste des mots "interdits"...
Mais attention, tout ceci n'est pas a prendre au serieux comme a la legère, la desinformation est hélas partout...
Pour en savoir plus, et voir mes liens sources, je vous conseille d'aller ici et egalement pour voir la liste des mots clefs.
Bien a vous,
neonyss
#3
Posté 20 décembre 2005 à 03:24
Edit modo : Topics combinés , merci d'utiliser la fonction "recherche" avant d'ouvrir un nouveau sujet.
Et joyeuses fêtes.
Hello
Voici un bon article sur ce sujet;
http://www.monde-dip...v/46/RIVIERE/m1
Gaétan
Et joyeuses fêtes.
Hello
Voici un bon article sur ce sujet;
http://www.monde-dip...v/46/RIVIERE/m1
Gaétan
#4
Posté 10 avril 2006 à 23:02
Hello
Y'a-t-il, sur l'internet, un fichier video ou power point sur le projet échelon ?
Merci
Gaétan
,
Y'a-t-il, sur l'internet, un fichier video ou power point sur le projet échelon ?
Merci
Gaétan
,










