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Des scientifiques affirment avoir isolé un gène déterminant pour la couleur de la peau
LEMONDE.FR | 15.12.05 | 21h25 • Mis à jour le 16.12.05 | 01h17
Un gène apparemment déterminant pour la couleur de la peau humaine a été découvert par hasard par des généticiens américains, selon une étude parue dans la revue Science datée du 16 décembre aux Etats-Unis. Les généticiens faisaient des recherches sur le cancer, avec des poissons comme modèles, lorsqu'ils ont fait cette découverte. "Le changement d'un seul acide aminé [une micromolécule organique] dans un gène joue un rôle majeur dans la pigmentation et explique pourquoi les Européens ont une peau plus claire que celle des Africains", indique l'un des chercheurs, Keith Cheng, un cancérologue de l'école de médecine de l'Université de Pennsylvanie.
La découverte du rôle de ce gène, appelé SLC24A5, pourrait déboucher sur d'autres recherches pour de nouveaux traitements des mélanomes, les tumeurs cancéreuses de la peau les plus dangereuses, soulignent ces scientifiques. Elle pourrait aussi permettre de développer des moyens pour modifier la couleur de la peau sans l'endommager, comme c'est souvent le cas avec l'utilisation des rayons ultraviolets pour bronzer ou de produits chimiques pour décolorer l'épiderme, ajoutent-ils.
Cette découverte doit beaucoup au hasard, mais elle intervient dans le cadre de recherches effectuées sur les dard-perches, des poissons d'eau douce souvent utilisés comme modèles de recherche génétique. Les dard-perches (percina-caprodes) se reproduisent rapidement et comptent de nombreux gènes similaires à ceux des humains, y compris ce gène-clé dans les variations de la pigmentation.
Comme les humains, ils ont des cellules de pigmentation contenant des granules pigmentaires, appelées mélanosomes qui varient en densité et en nombre selon leurs colorations. Chez les Caucasiens, ces mélanosomes sont moins nombreux et de densité moindre que ceux des populations originaires d'Afrique occidentale. Chez les Asiatiques, les mélanosomes présentent des caractéristiques intermédiaires, expliquent les chercheurs.
De précédentes recherches avaient permis d'identifier plus de cent gènes jouant à différents degrés un rôle dans le mécanisme de pigmentation. Des altérations de certains de ces gènes sont responsables par exemple de l'albinisme. Ces défauts génétiques peuvent aussi provoquer des troubles de la vision. Cependant, la plupart des gènes responsables des différences normales de couleur de peau entre les races restent encore largement inconnus, soulignent les généticiens.
Avec AFP
LEMONDE.FR | 15.12.05 | 21h25 • Mis à jour le 16.12.05 | 01h17
Un gène apparemment déterminant pour la couleur de la peau humaine a été découvert par hasard par des généticiens américains, selon une étude parue dans la revue Science datée du 16 décembre aux Etats-Unis. Les généticiens faisaient des recherches sur le cancer, avec des poissons comme modèles, lorsqu'ils ont fait cette découverte. "Le changement d'un seul acide aminé [une micromolécule organique] dans un gène joue un rôle majeur dans la pigmentation et explique pourquoi les Européens ont une peau plus claire que celle des Africains", indique l'un des chercheurs, Keith Cheng, un cancérologue de l'école de médecine de l'Université de Pennsylvanie.
La découverte du rôle de ce gène, appelé SLC24A5, pourrait déboucher sur d'autres recherches pour de nouveaux traitements des mélanomes, les tumeurs cancéreuses de la peau les plus dangereuses, soulignent ces scientifiques. Elle pourrait aussi permettre de développer des moyens pour modifier la couleur de la peau sans l'endommager, comme c'est souvent le cas avec l'utilisation des rayons ultraviolets pour bronzer ou de produits chimiques pour décolorer l'épiderme, ajoutent-ils.
Cette découverte doit beaucoup au hasard, mais elle intervient dans le cadre de recherches effectuées sur les dard-perches, des poissons d'eau douce souvent utilisés comme modèles de recherche génétique. Les dard-perches (percina-caprodes) se reproduisent rapidement et comptent de nombreux gènes similaires à ceux des humains, y compris ce gène-clé dans les variations de la pigmentation.
Comme les humains, ils ont des cellules de pigmentation contenant des granules pigmentaires, appelées mélanosomes qui varient en densité et en nombre selon leurs colorations. Chez les Caucasiens, ces mélanosomes sont moins nombreux et de densité moindre que ceux des populations originaires d'Afrique occidentale. Chez les Asiatiques, les mélanosomes présentent des caractéristiques intermédiaires, expliquent les chercheurs.
De précédentes recherches avaient permis d'identifier plus de cent gènes jouant à différents degrés un rôle dans le mécanisme de pigmentation. Des altérations de certains de ces gènes sont responsables par exemple de l'albinisme. Ces défauts génétiques peuvent aussi provoquer des troubles de la vision. Cependant, la plupart des gènes responsables des différences normales de couleur de peau entre les races restent encore largement inconnus, soulignent les généticiens.
Avec AFP
Source: Le Monde.fr
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Ce message a été modifié par Arlequin - 16 décembre 2005 à 14:27.










