génocide des juifs pourquoi ?
#61
Posté 04 avril 2006 à 16:51
C'est pour cela qu'ils tuaient aussi les tziganes : pour leur tarot.
Quel intéret d'exterminer la croyance en la kabbale ? simplement celui d'officialiser une humanité déconnectée de la science occulte, et donc soumise au joug des dictateurs.
#62
Posté 04 avril 2006 à 17:15
manu, le Vendredi 10 Février 2006 à 13h18, dit :
Citation
Sache que je n'ai rien contre le juif lui même, mais contre le sioniste qui manipule les masses...
Regarde comme ils sont monté aux crénaux avec l'affaire Dieudonné...
Alors si pour si peut, ils en ont fait un monstrueux tapage, je n'ose pas immaginer pour plus...
Les révisionistes se font censuré, menacer de mort, ceux qui achète un de leur bouquin sont menacé aussi, si il n'y avait que des mensonges dans ces livres, ils, les sionistes, ne tiendraient pas cas...
Mais voilà, ils ont un tel pouvoir que personne n'ose lever le petit doigt contre eux, sans avoir à faire à leur menace de mort ou autre, et cela est innaceptable...
C'est ton droit de croire en la version "officiel" mais si tu recheche vraiment la vérité, ne cherche pas dans les livres d'histoire officiels...
Alors si tu quitte ce forum, je te souhaite bonne route...
Un francais juif ne peut etre un sioniste aussi non je le suis si je declare que la patrie des hebreux est israel.
Il est tellement facile de changer les mots pour exprimer la meme idée, la haine vicerable d'un peuple et l'envie de l'eradiquer.
Ca te generé manu que les "sionistes" de france soient eradiqué par nos amis muslims?
Me consideres tu comme un sioniste?
Souhaites tu qu'on m'eradique pour mes pensées?
#63 diamant bleue
Posté 04 avril 2006 à 17:25
aristote, le Mardi 04 Avril 2006 à 16h58, dit :
Un francais juif ne peut etre un sioniste aussi non je le suis si je declare que la patrie des hebreux est israel.
Il est tellement facile de changer les mots pour exprimer la meme idée, la haine vicerable d'un peuple et l'envie de l'eradiquer.
Ca te generé manu que les "sionistes" de france soient eradiqué par nos amis muslims?
Me consideres tu comme un sioniste?
Souhaites tu qu'on m'eradique pour mes pensées?
Un français peut etre sioniste en vivant en France car rien n'interdit d'avoir des idées politiques en France, meme des idées sionistes. Faire l'amalgame entre la religion et la politique est la méthode de base des sionistes pour impliquer de force les juifs qui ne partagent leurs idées politiques. D'ailleurs, si tu postais sur le topic où on en parle, tu trouverais les liens vers des textes écrits par des israeliens et/ou des juifs qui dénoncent le sionisme comme une politique extremiste.
Ici ce n'est pas le sujet.
Merci Didier pour cette réctification
#64
Posté 04 avril 2006 à 18:44
diamant bleue, le Mardi 04 Avril 2006 à 17h08, dit :
aristote, le Mardi 04 Avril 2006 à 16h58, dit :
Un francais juif ne peut etre un sioniste aussi non je le suis si je declare que la patrie des hebreux est israel.
Il est tellement facile de changer les mots pour exprimer la meme idée, la haine vicerable d'un peuple et l'envie de l'eradiquer.
Ca te generé manu que les "sionistes" de france soient eradiqué par nos amis muslims?
Me consideres tu comme un sioniste?
Souhaites tu qu'on m'eradique pour mes pensées?
Un français peut etre sioniste en vivant en France car rien n'interdit d'avoir des idées politiques en France, meme des idées sionistes. Faire l'amalgame entre la religion et la politique est la méthode de base des sionistes pour impliquer de force les juifs qui ne partagent leurs idées politiques. D'ailleurs, si tu postais sur le topic où on en parle, tu trouverais les liens vers des textes écrits par des israeliens et/ou des juifs qui dénoncent le sionisme comme une politique extremiste.
Ici ce n'est pas le sujet.
Merci Didier pour cette réctification
Ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dit.
Je dis juste que l'envie pour beaucoup de detruire le peuple hebreux leur a fait tour a tour dire juif en disant ce n'est pas eux qu'on attaque mais leur religion et maintenant les gens disent sioniste en disant on a rien contre eux mais contre leur idée politique.
#65
Posté 04 avril 2006 à 19:35
#66 Papillon de nuit
Posté 04 avril 2006 à 19:50
Bref, idem, les berberes par les arabes...des que je rencontre un berbere, il me dit de ne pas oublier la colonisation arabe, oui mais finalement, on a tout de meme garde notre culture et notre langue et notre essence, on ne peut pas enlever l'essence d'un etre car esse=moi. Moi, je decide d'oublier la colonisation car je suis francaise d'une part et aussi, je ne peux pas passer ma vie a pleurer sur mes ancetres, je peux respecter leur memoire mais ne pas faire un boulet des erreurs politiques...
En fait, il est vrai que le juif regarde de haut non pas l'homme mais le globe. Peut-etre que cela rentre dans leur culture et qu'ils ont un ego enorme? Peut-etre que le sioniste n'est pas juif au fond? oui car dans la culture juive, le respect existe mais pas en politique? tous les juifs ne sont pas en politique!
Il est vrai que les allemands souffrent egalement du passe..pourquoi ne pas pardonner aux descendants? si mes parents font une erreur, je ne souhaite pas y etre assimilee. Regardez la niece de Ben Laden, elle essaie a tout prix de crier haut et fort qu'on la demarque de son oncle.
C'etait une aparte.
Ce message a été modifié par Papillon de nuit - 04 avril 2006 à 19:52.
#67
Posté 04 avril 2006 à 20:01
#68
Posté 04 avril 2006 à 21:18
les chrétiens et les musulmans ne se disent pas d'origine chrétienne ou musulmanes?
si quelqu'un peut me répondre
#69 Papillon de nuit
Posté 04 avril 2006 à 21:26
#70
Posté 05 avril 2006 à 05:50
medoche71, le Mardi 04 Avril 2006 à 19h44, dit :
Ou bien la grosse thèse conspirationiste pro-nazi... les sionistes présents en allemagne finançait hitler pour tuer quelques millions de juifs souhaitant ainsi la création d'un état hébreu... Parce que Himmler le disait lui-même.. je décide qui est juif et qui ne l'est pas.
Ou bien il y a aussi certaines thèses qui affirment qu'après la deuxième guerre mondiale, il y avait plus de juifs qu'avant... bizarre si il y avais vraiment eu 6 millions de morts non? Des convertions massives ou quoi?
#71
Posté 05 avril 2006 à 14:16
Regardez "nuit et brouillard", regardez "shoah", regardez "sobibor", "le pianiste", "les enfants d'Izieu", écrivez à l'association des fils et filles de déportés de France, et ensuite on verra si les théories du complots que vous développez ici ne vous donnent pas envie de vomir. Lisez "Si c'est un homme" de Primo Levi, lisez "je me suis évadé d'Auschwitz" de Rudolf Verba, lisez Schirrer, documentez vous!!! Je ne sais pas comment vous le dire pour être suffisemment convaincante, mais il faut que vous compreniez que jamais cela ne doit se reproduire, jamais. Et pour cela il faut que nous gardions intacte notre horreur de ce qui a été fait, nous devons toujours nous souvenir.
Ce qui a été caché, le vrai complot c'est cela: l'Eglise a aidé des criminels nazis à s'enfuir comme le dr.Mengele qui avait fait ses horribles expériences sur des enfants, des nazis ont été cachés en Argentine sous Juan Perron et sa femme Evita a bénéficié de leur argent, des nazis ont échappé à la justice grâce au gouvernement américain. Des scientifiques nazis qui avaient participé activement à la solution finale ont été employés pour leurs connaissances génétiques, aéronautiques. Des officiers de la SS et de la division Das Reich ont été utilisés pour former un commando d'espionnage destiné à donner des renseignements sur l'URSS. Des banques se sont enrichies en Suisse et aux USA sur la spoliation des biens des juifs assassinés et prospèrent encore aujourd'hui. Des sociétés comme MAGGI sont riches aujourd'hui car elles ont utilisé pendant la guerre des déportés comme ouvriers.
Jamais les familles ne reverront ces biens qui leur appartiennent ou seront vraiment dédommagées parce que ça embête les politiques, la bourse, les banques. On attend tout simplement que les survivants meurent. Voilà la vraie conspiration, voilà le vrai scandale. Les Juifs ont assez souffert sans qu'aujourd'hui on les accuse de conspirations aussi fausses, stupides, et malfaisantes que celle du Protocole des Sages de Sion, que tout le monde sait être un faux et qui pourtant fait encore des ravages. Réfléchissez, aujourd'hui des terroristes se font exploser partout dans le monde jusque chez nous parce qu'ils estiment que leur peuple et leur religion a été méprisée. Avait vous déjà vu un seul juif se faire expolser dans un bus en Allemagne pour venger sa famille? un seul? Je pense que rien que cela nous prouve que le peuple Juif est un peuple éminement respectable.
Bien sûr ce qui se passe en Israel et Palestine est une tragédie. Bien sûr il existe des juifs extrémistes et intolérants. Mais les juifs n'ont jamais brandit l'étendard de la perfection morale, et comme dans n'importe que autre peuple il y a le haut et le bas du panier. Le reconnaître et l'accepter c'est faire preuve de tolérance, de la même façon que s'il on est pas d'accord avec la politique étragère américaine ce n'est pas une raison pour vouer le peuple américain aux gémonies.
#72
Posté 05 avril 2006 à 14:31
pour en revenir au raison du genocide juif je pensse que quelqu'un ayant lu "my kamph" le livre d'hitler ecris pendant son emprisonnement pourais eclairer tout le monde ...personellement je ne l'ai pa lu mais il est clair que les raison d'hitler etait mystique ou religieuse et non pas econnomique comme le laisse croire certain livre d'histoire ..La preuve est qu'il voulait crée la race arienne soit disant race pur ,la seul pouvant passer la selection de l'apocalypse et du jugement dernier...
La croix gammé empreinté aux indoux montre egalement un raport mystique ou religieux
#73 diamant bleue
Posté 05 avril 2006 à 14:31
J'ai vu les documentaires dont tu parles, mais j'ai aussi vu d'autres documentaires. Je n'ai pas seulement regardé là où on m'a dit de regarder.
Je ne vois pas comment ce que font actuellement les israeliens aux palestiniens devraient ne pas etre dénoncé : un nettoyage ethnique quel qu'il soit est un génocide. Les juifs n'ont pas plus de droit à cause de 39-40, faut arretez de jouer ce jeu du martyre.
Les juifs ont été parmis les plus gros négriers de la planète à l'époque de l'esclavage, est ce que cela les rend énimemment plus respectables ?
Aucun peuple n'est aussi d'un autre. Chaque peuple doit assumer ses actes et accepter d'etre critiquer quand il commet des erreurs et devrait etre punis quand il commet des crimes.
Par ailleurs, tout sujet devrait pouvoir etre débattu : la France a accepté sous la pression des lobbys de passer une loi penalisant tous débats sur la guerre de39-45 qui ne soient pas dans la ligne du lobby. Bientot elle va passer une loi sur l'effet positif de colonnisation qui rendra illégal tout débat contraire.
On fait pas mieux qu'en russie stalinienne : on pond des lois pour faire rentrer l'Histoire dans la ligne du parti.
#74
Posté 05 avril 2006 à 14:40
diamant bleue, le Mercredi 05 Avril 2006 à 14h14, dit :
J'ai vu les documentaires dont tu parles, mais j'ai aussi vu d'autres documentaires. Je n'ai pas seulement regardé là où on m'a dit de regarder.
Je ne vois pas comment ce que font actuellement les israeliens aux palestiniens devraient ne pas etre dénoncé : un nettoyage ethnique quel qu'il soit est un génocide. Les juifs n'ont pas plus de droit à cause de 39-40, faut arretez de jouer ce jeu du martyre.
Les juifs ont été parmis les plus gros négriers de la planète à l'époque de l'esclavage, est ce que cela les rend énimemment plus respectables ?
Aucun peuple n'est aussi d'un autre. Chaque peuple doit assumer ses actes et accepter d'etre critiquer quand il commet des erreurs et devrait etre punis quand il commet des crimes.
A part ça ce que vous dites sur les Juifs négriers est faux. Des Juifs ont été négriers comme à peu près tout le monde au moment de la traite mais de façon extrèmement minoritaire par rapport aux européens et américains. En fait les plus gros trafiquant d'esclaves noirs sont les peuples arabes, qui ont commencé la traite des africains au 7° siècle et l'on continué jusqu'au XX° siècle. Au Niger il y a encore des esclaves.
Tout ça pour dire que c'est très facile d'attaquer une minorité surtout avec des arguments fallacieux. Et puis s'il vous plait ne soyez pas si aggressive, je ne vous ai rien fait.
#75 Papillon de nuit
Posté 05 avril 2006 à 14:49
Quand a la Shoa, on en a eu des "in memoriam" jusqu'a la gare st lazare meme, ou une fois il y avait un "in memoriam" destine uniquement aux victimes de cette tragedie.
Pourquoi s'ils sont si forts et nous prennent de haut, ne peuvent-ils pas etre assez forts pour faire leur deuil? Lorsqu'on fait un deuil de quelque chose, on n'oublie pas mais on ne vit pas avec le deuil tous les jours depuis les annees 40! et a chaque fois qu'il y a quelque chose, hop "oui mais on a ete victimes de l'holocoste"...blablabla...oui et alors, ils ont soufferts ok mais quand on regarde bien, le monde respecte trop leur douleur par rapport a d'autres peuples ayant soufferts, dans d'autres circonstances peut-etre, mais soufferts tout de meme...
je pense qu'on a la un bel exemple de probleme d'ego..c'est tout!
Ne croyez-vous pas que lorsqu'on entend les indiens d'Amerique parler de petition pour recuperer un morceau de terre qui soit disant "leur est du" alors que c'est leur terre, on n'a pas envie de rester sans rien faire, oui mais cela ne prend aucune place au journal de 20 heures...c'est plus, "vous les indiens, get over it..."...les juifs eux, c'est le miamiamia comme je l'appelle, ils se plaignent mais ont tous des bons postes dans le monde et ecrasent tout le monde....moi je dis c'est bon, "get over it"! (passe a autre chose)
En plus, c'est une facade, au fond, ils s'en servent pour se faire respecter et avoir tous les droits.
Ce message a été modifié par Papillon de nuit - 05 avril 2006 à 14:53.
#76 diamant bleue
Posté 05 avril 2006 à 14:59
Quand je lis qu'un peuple est "éminement respectable" simplement parce qu'il ne se fait pas sauter avec une bombe pour se venger de l'histoire, je reconnais parfaitement cette réthorique. C'est celle qui permet de mettre un peuple au dessus d'un autre, puis une race au dessus d'une autre.
Relisez vous.
L'histoire des juifs est peuplée de crimes comme celle de beaucoup d'autres peuples et rien ne leur permet de faire croire que ce qui s'est passé en 39-40 les exempt de toutes critiques et c'est pourtant ce qu'ils font.
Ce que vous dites sur les juifs négriers est faux. Je peux le dire aussi. J'ai mes lectures pour cela. Comme vous avez les votres. Une vraie étude régulière et historique pourrait peut etre faire sortir la vérité sauf... devinez quoi ? Bah non on ne ait pas cette étude parce que, justement, c'est décidé "officiellement" : ce sont les arabes les coupables, pas les juifs. Il est interdit de dire que les juifs ont fait quelque chose de mal... c'est antisémite...
Alors libre à vous ne nous faire de la propagande officielle sur ONCT, et libre à d'autres de ne pas y croire.
#77
Posté 05 avril 2006 à 15:11
par Israël Shamir
Translation : Marcel Charbonnier
Année après année, les journées de juin ramènent à ma mémoire les souvenirs de la guerre. Pour le peuple juif, la guerre a représenté une terrible tragédie - un tiers des Juifs sont morts, des communautés entières, des plus ancestrales et des plus riches de traditions, ont été anéanties. Pourquoi cela s’est-il produit ? Pourquoi ce peuple, généralement plutôt énergique, n’a-t-il pu éviter cela ? Par-delà les responsables directs, évidents - les nazis - il y eut aussi d’autres coupables, qui ont contribué à rendre cette tragédie possible ; les uns par ignorance, d’autres par indifférence à l’égard de la vie d’autrui, d’autres encore pour des raisons idéologiques.
On raconte une anecdote qui met en scène un pauvre petit moineau bien près de mourir de froid, mais sauvé par la chaleur du fumier des vaches, et finalement dévoré par le chat ! Moralité : “Tous ceux qui te dégoûtent ne sont pas forcément tes ennemis, tous ceux qui te tirent de la merde ne sont pas nécessairement tes amis...” : cette historiette me revient à l’esprit tandis que je m’apprête à raconter les étranges relations bilatérales entre les Juifs et le mouvement sioniste.
Avant d’aller plus loin, formulons un reproche fondamental à l’encontre du sionisme : ce mouvement a vu le jour, initialement, pour protéger et sauver des Juifs (menacés), en tout premier lieu les Juifs d’Europe orientale. Mais, par la suite, il s’est fixé pour mission essentielle la création et la pérennisation d’un Etat juif en Palestine. Afin d’atteindre ce but, le mouvement sioniste était prêt - et il le reste, jusqu’à ce jour - à sacrifier les intérêts des juifs. C’est ce qui s’est passé, y compris durant la seconde guerre mondiale.
Pour des habitants de l’Union soviétique, cette accusation n’avait rien de surprenant. Le sionisme était, en effet, le contemporain du bolchévisme et, comme lui, il s’était développé sous le mot-d’ordre “On ne saurait couper la forêt sans que volent les copeaux”. Mais voilà la différence : pour les bolchéviques, l’objectif était universel : l’édification du socialisme en Russie, la réalisation du bonheur pour tous. Tandis que pour les sionistes, il s’agissait de fonder un état puissant au Moyen-Orient, qui prenne la succession de l’empire du Roi Salomon. Et pour mener à bien cette ‘noble’ tâche, tous les moyens étaient bons...
Sabbataï Beit-Tsvi, un vieux juif russe, avait travaillé toute sa vie aux archives de l’Agence juive à Tel Aviv. Une fois à la retraite, il avait “publié”, en 1977, un ‘samizdat’ (‘à compte d’auteur’), épais de quelque 500 page au format in IV°, sous le titre-fleuve et quelque peu nébuleux “La crise du sionisme post-ougandais aux jours de la catastrophe des années 1938-1945". Cet ouvrage était resté inaperçu d’un grand nombre de lecteurs et son introduction, ainsi que sa conclusion - horrifiantes - consacrées au rôle joué par le mouvement sioniste dans la tragédie des Juifs d’Europe finirent par produire l’effet d’une bombe il y a tout juste six ans, lorsqu’elles furent citées par l’historien israélien (tout ce qu’il y a de plus officiel et unaniment reconnu) Dina Porat. Depuis lors, son travail a été utilisé à maintes reprises par des historiens qui n’ont pas toujours eu la délicatesse élémentaire de s’en référer à notre retraité, qui végète depuis belle lurette retiré aux regards du monde.
Sans me perdre dans les arcanes de ce passé lointain, je dirai qu’en utilisant l’expression “sionisme post-ougandais”, Beit-Tsvi avait en vue le mouvement sioniste tel qu’il s’était formé alors que le vingtième siècle en était encore à ses premiers balbutiements, c’est-à-dire que le sionisme dont il est question est bien le sionisme proprement dit, le sionisme du vingtième siècle. D’après Beit Tsvi, le sionisme connaît alors une grave crise : il se divise sur la question de savoir s’il fallait - ou non - accepter la proposition de l’Angleterre : créer un état juif en Ouganda. Ceux qui avaient le souci du sort du peuple juif étaient favorables au projet ougandais (c’étaient les ‘minoritaires’), mais les ‘palestinocentristes’ (‘majoritaires’) l’emportèrent et s’attelèrent sans plus traîner à construire un état juif en Palestine à tout prix, fût-ce au détriment du peuple juif. En particulier, ceci se fit sentir aux jours du triomphe du nazisme, lorsque le peuple juif ne put sauver un tiers des siens de l’extermination, pour la simple raison que sauver des Juifs, était bien le dernier souci des sionistes, si les rescapés n’émigraient pas en Palestine. Par contre, il n’existait pas encore à proprement parler de mouvement juif non-sioniste (un petit noyau, embryonnaire, existait, mais il ne jouissait d’aucune influence notable).
“En décembre 1942, lorsque le caractère massif de l’extermination des Juifs d’Europe devint patent (écrit Beit-Tsvi), l’homme qui allait devenir le deuxième président de la République d’Israël, Chazar, formula la question purement rhétorique suivante : ‘pourquoi, nous, (mouvement sioniste), n’avons-nous pas su ? Pourquoi les nazis ont-ils pu nous prendre au dépourvu ?’ Tandis qu’un autre participant à la même réunion des dirigeants du mouvement sioniste, Moshé Aram, déclarait de son côté : ‘Nous avons été des complices involontaires du massacre’ (parlant de ceux qui savaient, mais n’avaient rien fait).”
“L’organisation sioniste a réussi le tour de force de ‘ne rien savoir’ de la catastrophe jusqu’à l’automne 1942 et si ce tour de force, elle l’a réalisé, c’est pour la simple raison qu’elle ne voulait rien savoir”, poursuit Beit-Tsvi.
Puis il détermine à quel moment les nazis ont décidé de procéder à l’élimination systématique des Juifs : à l’évidence, ce fut en été 1941, à telle enseigne que le premier document d’archive relatif à cette décision est daté du 30 juin 1941. L’éradication projetée des Juifs était un secret absolu et si les pays ennemis de l’Allemagne en avaient eu connaissance, ils auraient pu stopper ou tout au moins ralentir ou dénoncer la mise en pratique de l’ordre non-écrit d’Hitler. Mais le mouvement sioniste n’était pas intéressé par la publicité, et il se comporta de façon totalement irresponsable : alors que la seconde guerre mondiale n’avait pas encore éclaté, en 1939, lors du 21ème congrès du mouvement sioniste réuni à Genève, un cacique du sionisme (il s’agissait du futur premier président de la République d’Israël, Chaïm Weizman) avait déclaré la guerre à l’Allemagne, (rien que çà), non pas au nom des Juifs de Palestine, ni même au nom du sionisme, mais au nom de l’ensemble du peuple juif... Le 21 août 1939, cette ‘déclaration de guerre’ fut rendue publique, ce qui permit aux nazis de dire, par la suite, que “les Juifs sont les fauteurs de guerre”. Du point de vue de (notre) Beit-Tsvi, ceci traduisait avec éloquence la position égocentrique des sionistes, qui faisaient prévaloir en permanence leur propre point de vue sur celui de l’ensemble du peuple juif, se souciant (du sort) du peuple (juif), en réalité, comme d’une guigne...
La presse pro-sioniste obtempéra aux consignes de ses dirigeants, et même lorsque parurent dans les journaux, le 16 mars 1942 - en se fondant sur une lettre du commissaire national soviétique Molotov - les premiers témoignages d’exterminations massives de Juifs, après qu’eurent été perpétrés Babi Yar et d’autres massacres, dès le lendemain, 17 mars 1942, on pouvait lire dans les journaux hébreux publiés en Palestine, un démenti officiel, selon lequel les nouvelles faisant état de centaines de milliers de Juifs tués étaient ‘des mensonges et des exagérations’. Molotov faisait état de 52 000 Juifs massacrés à Kiev : le journal sioniste ‘Davar’ reprend ses propos, avec une réserve d’importance : ‘selon nos propres données, la majorité des personnes mortes à Kiev n’étaient absolument pas juives.’ Dans d’autres journaux, on ne reprit pas non plus telles quelles les informations données par Molotov et on en avança d’autres, ‘de première main’, notamment : “à Kiev, ce sont en réalité ‘seulement’ un millier de Juifs qui ont été tués”. Beit-Tsvi cite des dizaines de journaux sionistes, et dans tous, sans exception, revient le même leit-motiv : il n’y a pas connaissance d’un quelconque génocide ; tout cela, ce ne sont que des mensonges. “Il faut se garder de propager des rumeurs’, écrivait, le lendemain, le journal Ha-Tsofé, ‘le peuple d’Israël a déjà tellement de péchés sur le dos : inutile d’y ajouter le mensonge, par-dessus le marché !” Mais le coupable, ce n’était pas la presse, écrit Beit-Tsvi : la communauté juive de Palestine ne voulait pas entendre des nouvelles désagréables venues d’Europe. Alors, “toute une armée d’écrivains, de commentateurs, d’éditorialistes abreuva les lecteurs d’articles lénifiants et d’explications ‘au tilleul’.” Seule le mouvement d’opposition ‘Brit Shalom’, regroupant des partisans de la paix avec les Arabes, apporta foi à la missive de Molotov, mais personne ne l’écouta...
A la même époque, poursuit Beit-Tsvi, les dirigeants sionistes connaissaient quelle était la véritable situation. Ils savaient, mais cela ne les intéressait pas - et pas seulement en Palestine, mais, aussi bien, à Londres et à New York. Il ne fallait pas s’attendre à une quelconque sympathie de leur part : certains, comme Ben Gourion, n’avaient absolument rien à cirer des Juifs d’Europe, d’autres s’insurgeaient, suggérant que les Juifs “allaient à l’abattoir comme des moutons” et “ne se battaient pas comme l’auraient fait les héros légendaires des temps bibliques... “
Ce silence était motivé par des questions de gros sous. Beit-Tsvi raconte en détail comment les sionistes se sont opposés aux efforts visant à consacrer des moyens financiers importants de l’organisation sioniste (et donc du peuple juif) au sauvetage des Juifs (menacés).
Le 18 janvier 1943, les nouvelles au sujet des tueries de Juifs avaient pris une telle ampleur, sans commune mesure, qu’il était devenu impossible de les occulter et qu’il fallait en débattre. Au cours d’une réunion tenue par les dirigeants sionistes, la position qui l’emporta fut celle d’Yitzhak Grinbaum : ne pas donner un seul centime (‘un kopek, écrit I. Shamir, ndt) pour le sauvetage des Juifs, et tout faire pour empêcher la collecte de moyens consacrés à cette fin. “Cela est dangereux pour le sionisme, nous ne pouvons pas donner de l’argent prélevé dans les caisses du mouvement sioniste (Keren Ga-esod) fût-ce pour sauver des Juifs. Nous aurions assez d’argent pour ce faire, mais nous devons garder ces moyens financiers pour notre (propre) lutte. Le sionisme passe avant tout : voilà quelle est notre réponse à ceux qui s’aviseraient de s’écarter de notre mission première afin de sauver les Juifs d’Europe”. Au cours de la même séance (mémorable), Yitzhak Grinbaum était élu ‘ministre du sauvetage des Juifs européens”..
Ainsi, le mouvement sioniste se tint pratiquement totalement à l’écart des tracas que représentait (pour lui) le sauvetage des gens en train de mourir. Beit-Tsvi cite des dizaines de déclarations et de procès-verbaux de l’époque : “En mai 1942, le chef des sionistes américains, Abba Hillel Silver, définit les deux missions fondamentales auxquelles les sionistes des Etats-Unis étaient confrontés : l’éducation nationale (nationaliste ?) et la popularisation de l’idée d’un état juif indépendant. Sur le sauvetage (des Juifs en cours d’extermination) : pas un mot. En octobre 1942, Ben Gourion définit les trois tâches fondamentales du sionisme : la lutte contre les entraves à l’immigration des Juifs (en Palestine), la constitution de forces armées juives et la création d’un Etat juif en Palestine, une fois la guerre terminée. Sur le sauvetage des Juifs (en cours d’extermination) : pas un mot.”
Mais le mouvement sioniste ne se contenta pas d’être totalement indifférent à la (nécessité) de sauver les Juifs (menacés d’extermination) : il s’ingénia à faire échouer tous les plans de sauvetage (mis sur pied dans le cadre) de la conférence d’Evian. Beit-Tsvi consacre un chapitre entier de son livre à ce sabotage, et il démontre l’influence absolument illimitée des sionistes sur la grande presse ainsi que leur capacité à se rendre maîtres des opinions. La conférence d’Evian avait été convoquée en mars 1938 à l’initiative du président américain Roosevelt, afin d’aider les Juifs à quitter l’Allemagne, qui venait d’annexer l’Autriche. Au début, le monde juif manifesta un grand enthousiasme pour cette initiative et il baptisa même cette conférence “Conférence de la conscience mondiale”. Le mouvement sioniste nourrissait l’espoir que la conférence accorderait la Palestine au peuplement juif, et qu’y serait prise une résolution enjoignant à la Grande-Bretagne - puissance mandataire en Palestine - d’y accueillir les réfugiés juifs.
Mais tel ne fut pas le cas. La conférence d’Evian se consacra à l’élaboration de plans pour le sauvetage des Juifs, et non pas à un quelconque plan de peuplement de la Palestine. Tous les représentants des différents pays participant à la conférence évoquèrent la possibilité d’accueillir des réfugiés sur leur territoire respectif, et ils se gardèrent bien d’exercer une quelconque pression (forcément vexatoire) sur l’Angleterre. “C’est alors que l’avis des sionistes sur cette conférence changea du tout au tout, écrit Beit-Tsvi, - la colère prit la place de l’enthousiasme et les espoirs se métamorphosèrent en déception. L’intervention du dirigeant du mouvement sioniste mondial, Chaïm Weitzman, fut remarquée : “si la conférence ne se met pas d’accord sur la résolution du problème des Juifs une bonne fois pour toutes au moyen de leur transfert en Eretz Israël- inutile de se fatiguer.” Immédiatement, toute la presse sioniste lança une campagne hystérique, écrivant : “nous sommes rejetés et personne ne nous réconforte : le monde a perdu toute conscience.”
Mais les observateurs non-sionistes étaient optimistes : la conférence avait suscité l’espoir de voir tous les émigrants (juifs) potentiels admis dans les différents pays participants. Cet espoir était fondé, et c’est précisément la raison pour laquelle les sionistes s’ingénièrent de toutes leurs forces à le torpiller (avec succès). Beit-Tsvi cite la lettre d’un dirigeant sioniste, George Landauer à un de ses homologues, Stiven Weiz : “Ce que nous (sionistes) redoutons, par-dessus tout, c’est que la conférence (d’Evian) n’incite les organisations juives à rassembler des fonds afin de financer la réinstallation des réfugiés juifs (dans les pays participants), ce qui obérerait gravement notre propre collecte de fonds destinés à nos propres objectifs”. Beit Tsvi résume les propos du chef des sionistes Haïm Weissman : “Pour (financer) la venue des réfugiés juifs dans d’autres pays, il faudra beaucoup d’argent, ce qui signifie que les finances sionistes seront ruinées. Si la conférence est couronnée de succès (c’est-à-dire, si elle permet aux Juifs persécutés de s’enfuir de l’Allemagne nazie), elle portera un préjudice irrémédiable au sionisme. Ce qu’à Dieu ne plaise : que les pays participants à la conférence (d’Evian) proclament leur générosité et qu’ils invitent les Juifs d’Allemagne à venir se réfugier sur leurs territoires respectifs, et c’en serait fini du projet (sioniste) en Palestine : (il y aurait un éparpillement) entre (une multitude) d’autres pays d’accueil, les Juifs ne (nous) donneraient pas d’argent, et les Anglais n’accorderaient pas l’autorisation d’immigrer en Palestine !”
D’ailleurs, d’autres dirigeants du sionisme s’”intéressèrent” à l’idée de sauver les Juifs (à la conférence de la toute-puissance Agence Juive, tenue le 26 juin 1938) : Grinbaum évoqua l’”horrible danger d’Evian”, et David Ben Gourion en personne déclara qu’en cas de succès, la conférence porterait un coup terrible au sionisme. La mission première des sionistes, ajouta-t-il, est de dénigrer la bonne image produite par la conférence et de s’efforcer de la saboter, de ne pas lui permettre d’adopter une résolution (exécutive).
C’est ce qu’ils firent : une délégation de sous-fifres se rendit à la conférence et, en substance, dissuada les délégués des autres pays, en leur sussurant : “mais pourquoi, grands dieux, avez-vous (absolument) besoin d’immigrants juifs chez vous, qu’allez-vous en faire ?”
L’histoire n’a conservé que le point de vue des sionistes. Mais il est certain qu’ils étaient fort dépités de voir que la conférence n’ait manifesté aucune velléité d’exercer des pressions sur la Grande-Bretagne et que le transfert des Juifs en Palestine n’ait pas prévalu. Les sionistes sabotèrent les tentatives déployées par tous les pays occidentaux en vue de sauver les Juifs (des persécutions) de l’Allemagne nazie : il était préférable qu’ils disparaissent à Dachau, plutôt qu’ils aillent dans un quelconque pays, autre, bien entendu que (le futur) Israël. Evidemment, à cette époque, en 1938, personne n’envisageait la possibilité d’une extermination de masse, néanmoins, lourde est la responsabilité des sionistes d’avoir saboté la conférence (d’Evian), contribuant ainsi, de manière objective, à ce que des milliers (de Juifs) soient exterminés. En réalité, les nazis voulaient seulement ‘se débarrasser’ des Juifs, les déporter : mais où ? Les Juifs d’Allemagne, à la notable différence de bien des Juifs soviétiques d’aujourd’hui, étaient patriotes et très attachés à leur pays : ils ne voulaient pas l’abandonner, même dans les pires épreuves. En dépit des lois de Nuremberg, des pogroms, de la discrimination, le nombre annuel des Juifs émigrant tomba, atteignant un étiage de 20 000 personnes. Au total, de 1933 à 1938, ce sont seulement 137 000 Juifs qui quittèrent l’Allemagne. Ce rythme, trop lent, à leurs yeux, irrita les nazis, désireux de se ‘débarrasser’ des Juifs au plus vite. La Conférence d’Evian avait pour objectif de résoudre ce problème : les Juifs chassés (d’Allemagne) devaient avoir où aller.
Il existait une possibilité de s’entendre : l’Allemagne avait accepté de ne pas chasser 200 000 Juifs âgés, et (en contre-partie) les autres pays étaient prêts à recevoir environ un demi-million de personnes sur une période de trois ou quatre ans. Parmi ceux-ci : les Etats-Unis (100 000) ; le Brésil (40 000) ; la République dominicaine (100 000), etc.. Beit-Tsvi relate en détail comment les sionistes ont fait échouer tous les plans d’émigration des Juifs, le plan Rabli comme les autres. Le futur ministre des Affaires étrangères israélien Israël Moshé Sharett (Tchertok), déclara, lors du comité de direction du mouvement sioniste, le 12 novembre 1938, (deux jours après la Nuit de Cristal, pogrom de masse de Juifs, en Allemagne) : “l’Agence juive ne doit pas être complice de l’émigration des Juifs vers d’autres pays.” Yitzhak Grinbaum, ‘ministre du sauvetage des Juifs’ (rappelons-le...) s’exprima en des termes encore plus brutaux : “Il faut tout faire pour empêcher l’émigration organisée hors d’Allemagne et déclencher une guerre ouverte contre ce pays, sans se préoccuper du sort des Juifs allemands. Bien sûr, les Juifs d’Allemagne seront ceux qui paieront : mais que faire ?”
Beit-Tsvi considère la déclaration, par les sionistes, de la ‘guerre contre l’Allemagne’ comme une erreur funeste. Pour lui, tout était encore négociable, il était encore possible d’aplanir les tensions et ne pas s’engager dans l’engrenage (infernal) des blocus, boycott, isolement de l’Allemagne. Il aurait été possible, ce faisant, d’éviter que soient prises bien des mesures anti-juives.
Ainsi, les sionistes ont saboté toutes les tentatives déployées en vue de sauver des Juifs (en les mettant à l’abri) ailleurs qu’en Palestine. Les peuples du monde voulaient sauver les Juifs, mais pas sur les ruines des villages palestiniens, pas au prix du génocide des Palestiniens. Cela n’arrangeait pas les sionistes. Ils ont donc saboté le plan d’installation des fugitifs sur l’île de Mindanao, aux Philippines, solution à laquelle avait travaillé d’arrache-pied le président Roosevelt, ainsi que d’autres projets, en Guyane Britannique, en Australie, etc... Lorsque Chamberlain proposa de donner refuge et possibilité de s’installer aux réfugiés juifs au Tanganyka (aujourd’hui, la Tanzanie, en Afrique orientale), le dirigeant des sionistes d’Amérique, Steven Weiss, poussa des hauts-cris : “Puissent mes frères juifs d’Allemagne mourir, plutôt qu’aller vivre dans les anciennes colonies allemandes”. Certes, Weiss n’imaginait pas que la mort attendait déjà, bel et bien, les Juifs d’Allemagne : pour lui, tout cela n’était que des ‘on-dit’...
Mais, même par la suite, écrit Beit-Tsvi, les sionistes s’en prirent durement au peuple juif. Ainsi, en avril 1942, alors que les nouvelles de l’extermination des Juifs s’étaient déjà largement répandues à travers le monde, le ‘ministre des affaires étrangères’ du mouvement sioniste déclara : “il ne faut pas perdre notre temps à sauver des Juifs, s’ils ne sont pas destinés à immigrer en Palestine.” A la même époque, Chaïm Weissman est ‘heureux’ de constater qu’on n’ait pu trouver de refuge pour les Juifs. Le chef du mouvement sioniste américain, Steven Weiss, donna l’ordre qu’on arrêtât d’envoyer des colis alimentaires aux Juifs qui étaient en train de mourir de faim dans le ghetto de Varsovie...
Beit-Tsvi analyse dans le détail la proposition du président de la République Dominicaine, Trujillo, consistant à accueillir 100 000 réfugiés juifs (afin d’accroître la population blanche, introduire des capitaux et améliorer les relations de la République avec les Etats-Unis). Et même là, (à l’autre bout du monde), les sionistes se chargèrent de la faire échouer. Quelques dizaines de familles, seulement, vinrent s’installer à Saint-Domingue. La voie fut barrée aux autres par les efforts déployés par l’organisation sioniste dans tous les domaines : les financiers ne donnèrent pas d’argent, les moralistes avertirent qu’à Saint-Domingue, les Noirs étaient opprimés, les puristes écrirent que là-bas, les mariages mixtes étaient pratiquement inévitables... Si bien qu’au début 1943, Chaïm Weissman put dire avec une satisfaction évidente que ce plan était définitivement enterré...
Un des récits les plus cauchemardesques, dans le livre de Beit-Tsvi, a trait aux navires “Patria” et “Struma”. Durant des années, voire des décennies, la propagande sioniste a raconté que les réfugiés Juifs à bord de ces deux bateaux avaient préféré mourir, après qu’on leur eût interdit de débarquer dans ce qui allait devenir Israël et qu’ils avaient décidé de se faire sauter. La propagande sioniste la plus haineuse accusa les Anglais de tout et n’importe quoi, jusques et y compris d’avoir soi-disant miné le “Patria” et torpillé le “Struma”. Les paroles de Ben Gourion, en mai 1942, avaient été prises au pied de la lettre : “Israël ou la mort”. Ceci signifiait en fait que les sionistes ne laissaient aux Juifs d’Europe d’autre choix que de mourir ou d’immigrer (en Palestine).
A bord du “Patria”, il y avait pas moins de deux mille fugitifs, pour l’essentiel des Juifs de Tchécoslovaquie et d’Allemagne, le navire mouillait au port de Haïfa, en novembre 1940, avant de mettre le cap vers l’île de Mavriki. L’Angleterre, puissance exerçant la souveraineté en Palestine, ne pouvait laisser entrer un tel nombre d’immigrants illégaux contre la volonté du peuple palestinien, mais elle ne voulait pas, pour autant, que les Juifs mourûssent, c’est pourquoi elle décida de déporter les réfugiés sur une île de l’Océan indien, en attendant la fin de la guerre. Mais le commandement de la Hagana, organisation illégale de combattants juifs, qui deviendra par la suite l’armée israélienne, décida d’empêcher par tous les moyens cette ‘déportation’ (terme plus approprié : transfert), et à cette fin, elle recourut aux mines pour couler le “Patria”. La décision avait été approuvée par le ‘ministre des affaires étrangères’ de la communauté juive Tchertok-Sharett, en réponse à la proposition de Shaul Avigur, qui dirigera plus tard les services secrets israéliens. Meir Mardor installa la mine dans la cale du bateau, et déclencha l’explosion à environ neuf heures du matin. Le vaisseau coula en une dizaine de minutes, entraînant dans la mort deux cent cinquante fugitifs.
Sans un enchaînement de circonstances, il y aurait eu encore plus de victimes. La Hagana voulait utiliser une mine beaucoup plus puissante, mais elle ne put l’acheminer à bord du “Patria”, à cause de la surveillance intensive du port par l’armée anglaise. Ils ne purent pas non plus faire exploser la mine en pleine nuit, sinon il n’y aurait eu vraisemblablement aucun survivant. “En respect de la solidarité nationale, les (sionistes) opposés à cette mesure gardèrent le silence”, écrit Beit-Tsvi, même lorsque les sionistes essayèrent d’en faire retomber la responsabilité sur... les Anglais, qui avaient sauvé avec une abnégation incroyable les (malheureux) passagers du “Patria”...
On ne connaît pas avec précision le sort du “Struma”, car il y eut un seul rescapé. Mais Beit-Tsvi pense que dans ce cas là, aussi, le sabotage est hautement probable. (De nos jours, on raconte généralement que ce navire aurait été torpillé par erreur par un sous-marin soviétique...). La direction sioniste prit très calmement la nouvelle de la disparition tragique des réfugiés du “Patria” : “Ils ne sont pas morts en vain”, déclara Eliahu Golomb. Toutefois, il convient de préciser qu’il ne s’agissait pas de leur belle mort, mais qu’on les avait ‘fortement aidés’ à mourir. “Le jour (de la déportation des réfugiés) à bord de l’”Atlantique”, ajouta le même, traduisant scrupuleusement le crédo sioniste, fut plus noir encore que celui où moururent les réfugiés du “Patria”. Mieux vaut, tout compte fait, que les Juifs meurent, si on ne peut les importer en Israël.”
Beit-Tsvi retrace ensuite les efforts déployés par les Juifs orthodoxes américains, en octobre 1943, auprès du président Roosevelt et à Washington, afin de solliciter de l’aide en vue de sauver les Juifs d’Europe en danger de mort. Ces efforts furent sabotés par les sionistes, qui firent tout pour dissuader Roosevelt de recevoir la délégation des Juifs orthodoxes, afin de n’avoir à partager avec nul autre l’influence et la confiance dont ils jouissaient auprès du président américain.
C’est poussé par des événements plus contemporains que Beit-Tsvi s’est attelé à l’écriture de son ouvrage, en 1975. A cette époque, Israël et l’establishment sioniste menaient une guerre acharnée pour la fermeture des portes de l’Amérique devant les Juifs soviétiques candidats à l’émigration ; guerre qui ne fut finalement couronnée de succès qu’en octobre 1989. Comme aux jours de la seconde guerre mondiale, les sionistes déniaient aux Juifs le droit de choisir : ils devaient obligatoirement venir vivre en Israël. A cette fin, ils ne reculaient devant absolument rien : ni devant l’attisement des braises de l’antisémitisme dans des pays où vivaient des communautés juives, ni devant le harcèlement des états qui se seraient montrés enclins à accueillir des émigrants juifs sur leur territoire...
Ce court article aura deux conclusions. Le premier sera consacré au problème plus général de la relations historique entre les sionistes et les nazis. Le sionisme, en particulier son aile droitière (celle qui gouverne, actuellement, en Israël) a toujours su trouver un terrain d’entente avec le fascisme. Au cours des dernières décennies, cela s’est manifesté à travers l’assistance militaire et technologique apportée par Israël aux régimes militaro-fascistes d’Amérique Latine, du chilien Pinochet jusqu’aux coupe-jarrets du Salvador, ou, un peu avant, son union d’action avec Jacques Soustelle et l’OAS, qui fut à l’origine du divorce entre les sionistes et la France de De Gaulle. Notons que jusqu’à la seconde guerre mondiale, les membres des organisations sionistes de droite étaient des admirateurs de Mussolini, auquel ils avaient offert leur assistance dans sa guerre contre l’Angleterre.
Avec les nazis d’Hitler, les sionistes ne trouvèrent pas de terrain d’entente, et l’histoire n’a pas encore établi l’existence éventuelle de contacts entre les sionistes et les hitlériens, à la notable exception des exploits célèbres de Kastner et Brand, deux émissaires sionistes en Hongrie, qui passaient du bon temps en compagnie d’Eichman et Vislitsen. Et bien qu’ils aient fait objectivement le jeu des nazis, en convenant avec eux de passer sous silence l’extermination des Juifs de Hongrie, en échange de promesses mensongères d’Eichman et de nombreuses autorisations de sorties pour leurs proches, ils ne se sentaient pas, bien entendu, subjectivement nazis. Dans les années soixante, le Dr Kastner intenta un procès contre un journaliste israélien qui l’avait démasqué et dénoncé, mais le procès ne fit que confirmer la véridicité de cette dénonciation et un Juif hongrois le dessouda en pleine rue. (L’affaire Kastner donna la trame d’une pièce anglaise qui fit sensation. Cette pièce prenait pour cadre le ghetto. Elle suscita des débats judiciaires en Angleterre, où elle fut interdite de scène finalement, sous la pression des sionistes. Elle ne put être que publiée, et encore, “à compte d’auteur”...
Toutefois, ce dont Beit-Tsvi accuse les sionistes, c’est d’indifférence envers les victimes, et (certainement) pas de liens directs avec les nazis, liens dont certains propagandistes de l’antisionisme soutiennent qu’ils ont existé.
Le seconde conclusion a trait à l’histoire des Juifs d’Irak, qui démontre que même durant les années d’après-guerre, les sionistes n’ont reculé devant rien afin d’atteindre leurs buts et n’ont pas épargné ‘leur propre peuple’. Cette histoire est décrite en détail par un journaliste israélien célèbre, du nom de Tom Segev, dans son ouvrage intitulé “1949", auquel il faut ajouter le livre “Le Fusil et le rameau d’olivier “, écrit par le correspondant au Moyen-Orient du journal britannique ‘Guardian’, David Cherst (éditions Faber & Faber, 1977).
L’émigration en masse des Juifs d’Irak avait été obtenue par le recours à une escalade d’explosions de plus en plus puissantes dans les synagogues de Bagdad. Avec le temps, il s’avéra que les attentats étaient réalisés par des agents des services de renseignement israéliens. Un autre facteur puissant avait été une campagne de communiqués incessants publiés dans la presse américaine pro-sioniste au sujet “des pogroms menaçants” en Irak (cela évoque puissamment les discours sur les pogroms imminents, en Russie, en 1990 !). Sasson Kadduri, grand rabbin d’Irak, a écrit dans ses mémoires : “Vers la mi-1949, une guerre de communiqués se déchaîna en Amérique, et ce n’était pas une plaisanterie. Les dollars américains devaient sauver les Juifs irakiens, sans égard à la question de savoir s’ils avaient besoin d’être sauvés... Tous les jours, il y avait des pogroms, certes, mais... uniquement dans les pages du New York Times, dans les dépêches provenant de Tel Aviv ! Pourquoi ne nous a-t-on jamais rien demandé ? Nous leur aurions dit, nous ! En Irak, des agents sionistes commencèrent à se manifester, suscitant des tensions dans le pays et promettant monts et merveilles aux Juifs irakiens. Des efforts en vue d’obtenir l’autorisation d’une émigration massive commencèrent à être déployés, on commença aussi à accuser le gouvernement irakien de ‘persécuter les Juifs’.
Finalement, sous la pression des manifestations et du boycott commercial, le gouvernement irakien capitula et publia un décret autorisant une émigration massive des Juifs, ce qui revenait pratiquement à les chasser du pays. Inutile de dire qu’en Israël, les Juifs irakiens ne trouvèrent pas les merveilles qu’on leur avait fait miroiter, mais une situation sociale difficile.” Ainsi, le sionisme avait démontré, une fois de plus, son visage brutal, conclut David Cherst.
Ainsi, il est toujours intéressant de se remémorer l’histoire, en ces journées de juin, et il est encore beaucoup plus important encore de rafraîchir la mémoire de ceux qui auraient une (fâcheuse) tendance à l’oublier...
Fin.
Voilà une histoire qui vaut son pesant de réflexion...
#78
Posté 05 avril 2006 à 15:15
#79
Posté 05 avril 2006 à 15:22
Citation
Citation
Et en quoi ces "théories de conspiration bancales qui te sidère" valent moins que d'autres ? comme la théorie de conspiration mondial des islamistes qui viennent officiellement (oui parce que moi ça me fait marrer ces choses fausses) se faire exploser chez nous ?
Quand on lit tes post, on croirait que tu places les musulmans en dessous des juifs, car ces derniers ne se vengeraient pas (ce qui est faux, seulement ils utilisent des chars et des missiles, c'est plus "propre") de l'histoire.
#80 Papillon de nuit
Posté 05 avril 2006 à 15:24
T'inquietes Laya, ils ne sont pas miserables les juifs. Ils ont tout ce qu'il faut et meme plus que la moyenne...en tout cas, pour eux CPE ou pas cpe, ils s'en foutent!
Ils sont sortis plus forts de cette tragedie (ce qui est bien) mais ils l'utilisent a toutes les sauces...donc voila ruses les renards!
Ce message a été modifié par Papillon de nuit - 05 avril 2006 à 15:26.
#81
Posté 05 avril 2006 à 15:33
Seulement de plus en plus de juifs se font avoir (comme les américains avec l'impéralisme bushien, ou les peuples avec le nouvel ordre mondial) par l'idéologie sioniste et ses abjectes leaders (qui ont la plupart des massacres à leur actif), ils se font avoir comme les allemands avec Hitler. Maeis pas tous il y a des rabbins qui sont contre l'existence même d'israel, des juifs antisionistes qui partagent la douleur des peuples arabes, et qui combattent du mieux qu'ils peuvent le lobby sioniste de plus en plus puissant qui créé et entretient dans les mémoires collectives l'amalgame antisionistes/contre l'existence d'israel=antisémites.
#82 Papillon de nuit
Posté 05 avril 2006 à 15:34
Tixi, le Mercredi 05 Avril 2006 à 15h05, dit :
#83 nagualo
Posté 05 avril 2006 à 16:44
PS : par contre, je m'entend toujours bien avec les autres chats, surtout les indiens ! Et vous, les chats noirs, qu'est ce qu'ils vous ont fait, en ? Rien qu'un détail, une chambre à gaz, quelque chose ?
#84 Papillon de nuit
Posté 05 avril 2006 à 16:55
Tu es toujours en train de rentrer dans un delire des que quelque chose te choc..tu ne peux pas t'exprimer correctement au lieu d'assinuer?
#85 Micia
Posté 05 avril 2006 à 17:34
Papillon de nuit, le Mardi 04 Avril 2006 à 19h33, dit :
Bref, idem, les berberes par les arabes...des que je rencontre un berbere, il me dit de ne pas oublier la colonisation arabe, oui mais finalement, on a tout de meme garde notre culture et notre langue et notre essence, on ne peut pas enlever l'essence d'un etre car esse=moi. Moi, je decide d'oublier la colonisation car je suis francaise d'une part et aussi, je ne peux pas passer ma vie a pleurer sur mes ancetres, je peux respecter leur memoire mais ne pas faire un boulet des erreurs politiques...
En fait, il est vrai que le juif regarde de haut non pas l'homme mais le globe. Peut-etre que cela rentre dans leur culture et qu'ils ont un ego enorme? Peut-etre que le sioniste n'est pas juif au fond? oui car dans la culture juive, le respect existe mais pas en politique? tous les juifs ne sont pas en politique!
Il est vrai que les allemands souffrent egalement du passe..pourquoi ne pas pardonner aux descendants? si mes parents font une erreur, je ne souhaite pas y etre assimilee. Regardez la niece de Ben Laden, elle essaie a tout prix de crier haut et fort qu'on la demarque de son oncle.
C'etait une aparte.
Maintenant j'aimerais dire quelque chose au sujet des génocides. En effet les juifs n'ont pas le monopole de ceux ci.. Il y en a eu des milliers, à plus ou moins grande échelle, mais il y en a eu ..hélas, et celui des indiens d'Amérique un des pires .
Simplement ce qui fait la spécificité du génocide juif, est qu'il a été industrialisé. Tout était répertorié, organisé , recupéré . On a fait du savon avec leur peau; des abat jours avec leur cheveux, des lingots avec leur dent de métal, et des expériences in vivo sur les jumeaux, les femmes ecc. A cause de ça, on ne peut pas le mettre avec les autres. Je ne parle pas pour moi, car en ce qui me concerne un crime est un crime , y compris ceux perpétrés sur les animaux .
#86 Papillon de nuit
Posté 05 avril 2006 à 17:43
#87
Posté 05 avril 2006 à 21:08
Papillon de nuit, le Mardi 04 Avril 2006 à 21h09, dit :
#88 Papillon de nuit
Posté 05 avril 2006 à 21:10
fox, le Mercredi 05 Avril 2006 à 20h51, dit :
Papillon de nuit, le Mardi 04 Avril 2006 à 21h09, dit :
#89
Posté 05 avril 2006 à 21:12
laya, le Mercredi 05 Avril 2006 à 13h59, dit :
#90
Posté 05 avril 2006 à 21:16
Papillon de nuit, le Mercredi 05 Avril 2006 à 15h07, dit :










