Spiritualité, Religion et Suicide
#1
Posté 18 décembre 2005 à 17:26
N'est il pas un raccourci pour être auprès de dieu plus rapidement et un bon moyen d'éprouver sa foi?
Pourquoi serait il plus immoral de se tuer rapidement que de se tuer lentement. (Drogue, alcool, tabac, hygiène de vie, etc….) ?
#2
Posté 18 décembre 2005 à 17:34
d'un côté, nous pouvons dire que c'est un acte de manque de courage, dans le fait de quitter la vie, de ne pas oser la voir en face, etc. et d'un autre côté c'est une preuve d'un courage immense. en effet, il faut le faire!! et cela veut dire aussi se lancer dans le néant. en tous cas, pour moi... je ne suis pas vraiment croyante, ni non-croyante, je ne sais pas. donc pour moi, la mort c'est l'inconnu...
il y a deux ans, quelqu'un que je connaissais s'est suicidé en sautant du haut d'un monument aux morts de la première guerre mondiale. d'après des témoins, il n'a pas crié et avait les bras en croix. cela m'a beaucoup perturbé et beaucoup fait réfléchir...
à bientôt
#3
Posté 18 décembre 2005 à 17:52
illusion, le Dimanche 18 Décembre 2005, 17:31, dit :
N'est il pas un raccourci pour être auprès de dieu plus rapidement et un bon moyen d'éprouver sa foi?
Pourquoi serait il plus immoral de se tuer rapidement que de se tuer lentement. (Drogue, alcool, tabac, hygiène de vie, etc….) ?
Pour ma part c est un raccourci pour rejoindre Dieu.
Qui a dis un jour que le suicide vaudrais un allé en enfer ? l église catholique ?
Il faut un sacré courage pour vivre cette vie, et il faut un sacré courage pour mettre fin a ses jours , meme s ils ceux qui restent pensent que le suicidé n était pas assez fort pour vivre.
Celles et ceux qui lors de l attentat du 11/09/2001 se sont jeté par la fenetre , méritent ils d aller au purgatoire ? ( purgatoire qui pour moi est une invention de l eglise catholique , je n ai rien lu a ce sujet dans le NT )
La vie est injuste, dur, méprisante, lourde, contraignante, pourquoi juger ceux qui se suicident, d ailleurs nous ne pouvont les juger car nous sommes tous égaux.
Vaste question sans réponse je pense.
#4 Salamandre
Posté 18 décembre 2005 à 17:57
C'est vrai qu'il faut du courage pour le faire, mais c'est de l'héroïsme mal placé. Il est préférable d'avoir le courage de vivre.
Et puis bon... il y a quand même des instants agréables sur notre bonne vieille terre!
#5
Posté 18 décembre 2005 à 18:16
Citation
Et si l'acte de mettre fin à tes jours, fait partie de ton évolution, du travail que tu as à faire ?
Je ne parle pas de la personne qui se suicide par désespoir, mais de la personne qui fait ce choix consciemment.
#6
Posté 18 décembre 2005 à 18:27
Citation
çà ressemble à quoi, d'après toi, la vie sur un plan plus élevé ? je n'ai jamais pu trouver de réponse valable à cette question.
Personnellement je pense qu'on se réincarne tout le temps et donc que çà ne sert pas beaucoup de se suicider : j'essaie de dissuader un suicidaire, mais s'il y tient absolument çà ne me traumatise pas puisque je sais qu'il revient illico. C'est justement afin d'éviter le suicide en tant que raccourci vers le Bon Dieu ou le Paradis que l'Eglise a du préciser que le suicide est interdit et qu'on va en Enfer. Sinon il y aurait trop d'amateurs...
#7
Posté 18 décembre 2005 à 19:48
lorsqu'on vient s'incarner sur Terre on a "du travail" à faire, but à atteindre, faute à corriger, pardon à donner etc etc.
Le suicide, je considère ça comme une fuite de ses responsabilités, se tuer parce que c'est trop dur, mais lors de l'incarnation suivante vous serez encore confronté à la même situation, voire en pire, et ce jusqu'à ce que vous compreniez qu'il ne faut pas faire ça... N'oublions pas que lorsque des épreuves nous sont présentées, ce sont les notes des erreurs que nous avons comises qui nous sont renvoyées dans la poire. Et au final, sont là pour nous rendre plus forts.
Ensuite, on parle beaucoup d'âmes de suicidés dans ce qui est des entités du bas-astral non? ( si quelqu'un s'y connait mieux que moi ce serait gentil d'expliquer ^-^).
Bref, la vie est dure, mais on est pas là pour renoncer.
Illusion tu faisais la remarque sur la drogue et l'alcool, mais ce ne sont que des échappatoirs, les drogués et alcoliques fuient leur vie, c'est à peu près pareil dans un sens...
Voilà mon point de vu, qui n'engage que moi
#8 Salamandre
Posté 18 décembre 2005 à 20:38
Citation
Devenir positif face à son destin fait partie du travail qu'il y a à faire!
Citation
il existe d'autres mondes, plus légers, plus heureux.
(Il en existe aussi des pires, d'ailleurs).
On fait ses classes ici bas et on remonte après, je crois.
Je suis d'accord avec Rena.
Courage, amusons nous!
#9
Posté 18 décembre 2005 à 20:46
Citation
SI justement le but de ta venu sur terre est de te suicider à l'age x pour vivre cette expérience et la faire vivre à ton entourage Comment savez vous que cela est bon ou mauvais ?
Connaissez vous les différentes expériences que vous aurez à vivre dans votre vie ?
Si ça se trouve demain vous allez prendre votre voiture et tuer les passagers de la voiture arrivant en face de vous, ainsi que votre famille!
Cet une expérience choisie ou pas elle devait être vécue !
#10 Salamandre
Posté 18 décembre 2005 à 20:51
Citation
Mais, on ne connait pas cette trame et faire des choix négatifs, durs pour soi et les autres, est ce qu'il faut éviter. Le but est justement d'arriver à surmonter ce genre de tendances.
#11
Posté 18 décembre 2005 à 21:04
Citation
donc si nous démolissons la terre de nos enfants après l'avoir empruntée,
il devait en être ainsi ? alors inutile de s'en préoccuper ?
#12
Posté 18 décembre 2005 à 21:25
Les conséqences d'un sucide.... mal... bien... punis, pas punis...
Je vous laisse voir le film "Au-delà de nos rêves" avec Robin Williams...
C'est un peut comme cela que je pourrais percevoir les conséquences d'un sucide...
Si tu veux la paix dans le monde, commence par trouver la paix intérieur.
#13
Posté 18 décembre 2005 à 21:53
Je crois avoir déjà écrit ça sur un autre topic, mais tant pis puisque le sujet est relancé, je me répète...
Quand j'avais douze ans, ma marraîne a décidé de mourir. Je n'y comprenais pas grand chose, je voyais tout ça comme une maladie incurable. Je savais juste qu'elle avait des espèces de crise de démence qui lui faisait faire des trucs complètement fous... A la deuxième tentative de suicide, elle n'est plus revenue. Ce n'est que quelques années plus tard que sa mère m'a répèté ce que ma marraîne lui avait confié: au-delà de sa souffrance, elle avait surtout très peur de s'en prendre un jour à son fils...
Ce n'est pas moi qui oserai la traiter de lâche! Qu'elle ait choisi ou pas de vivre cette maladie dans cette incarnation, quand elle s'est rendu compte qu'elle ne contrôlait plus rien, elle a décidé de tout laisser tomber pour éviter de faire encore plus de mal à ceux qu'elle aimait. C'est ce que je crois...
#14
Posté 18 décembre 2005 à 22:03
#15
Posté 18 décembre 2005 à 22:05
geispe, le Dimanche 18 Décembre 2005, 22:08, dit :
#16
Posté 18 décembre 2005 à 22:06
Le suicide n'est pas grave ni répréhensible en soi.
Simplement, celui qui meurt en général, et qui se suicide en particulier, se retrouve dans les "bardos", dans cet état intermédiaire entre deux incarnations, et il y passera peut-être peu de temps, en étant sans doute quasiment obligé de se réincarner pour continuer son apprentissage.
On ne peut pas juger.
C'est juste un chemin, parmi une infinité de chemins singuliers.
#17
Posté 18 décembre 2005 à 22:10
Cristobal, le Dimanche 18 Décembre 2005, 22:11, dit :
C'est juste un chemin, parmi une infinité de chemins singuliers.
#18
Posté 18 décembre 2005 à 22:13
En revanche ...
Salamandre dit :
...voilà la morale religieuse qui revient avec un nouveau masque.
Ce message a été modifié par Daman - 18 décembre 2005 à 22:15.
Où vont-ils se réfugier ?
La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.
#19
Posté 18 décembre 2005 à 22:19
Citation
je m'intéresse à un cycle septennal et j'ai remarqué que çà arrive lorsqu'on est dans une année à multiple de sept. Là il serait intéressant de savoir si elle n'avait pas par hasard 28 ans, ou 35...
#20
Posté 18 décembre 2005 à 22:31
geispe, le Dimanche 18 Décembre 2005, 22:24, dit :
Citation
je m'intéresse à un cycle septennal et j'ai remarqué que çà arrive lorsqu'on est dans une année à multiple de sept. Là il serait intéressant de savoir si elle n'avait pas par hasard 28 ans, ou 35...
Je fais juste une parenthèse...
A propos des cycles septennals, j'ai lu un poste que tu as écrit sur un autre topic (je ne sais plus lequel) et j'avais envie de te répondre. J'ai eu 35 ans cette année. En janvier, j'ai eu un haut-le-corps en voyant ma vie et je me suis dit: "passer les 35 prochaines années comme j'ai passé les 35 dernières? AH NON!". En quelques mois, j'ai trouvé un nouveau boulot (qui me correspond enfin), j'ai quitté mon mari (avec qui ça n'allait plus depuis des années), je suis tombée (de très haut) follement amoureuse, et ma vie spirituelle a repris un formaidable élan après une parenthése de dix ans... Je répète aux gens qui m'entourent que c'est ma grande année...
Je referme la parenthése, et mille pardons d'être sortie du sujet.
#21
Posté 18 décembre 2005 à 22:55
Logique pour toi DAMAN
Je te défi de mettre cette logique à exécution, pour en connaître < les effets >
……………………………………………………………………
(Ce n'est pas moi qui oserai la traiter de lâche!)
Oui Natou,
(Voici un texte de mayanhotep sur le suicide qui date de plusieurs mois)
Le suicide n’est pas un acte égoïste, il est un acte incompris survenant dans un moment < d’égarement > un moment de grande souffrance, et de grande tristesse.
Mais de quelle souffrance parlons nous en vérité, d’une souffrance physique et morale
due à une grave maladie, il n’y a plus d’espoir de guérison et vous êtes condamné
Alors OUI vous avez le droit de choisir. Choisir de mourir, ou choisir l’acharnement thérapeutique. Une mère qui aide son enfant à mourir, car sa vie est un calvaire, alors c’est acte, est un acte de grand courage, un acte d’AMOUR, qui ne devrait pas être condamnable.
Il y a une grande différence entre mettre fin à sa vie, et apporté la < délivrance >
Vouloir en finir au moindre chagrin d’amour, ou pour toutes autre raison matériel ou sentimental, n’est pas une solution, n’est pas la solution, la solution extrême
Si vous voulez vraiment mourir, il faut mourir dignement, dans le plus grand respect de la vie
Prenez vos valises, allez dans un pays à risque, et travailler pour une œuvre humanitaire
Vous ferez de votre vie un modèle, que votre mort < si elle doit arriver > soit une belle mort
Là bas vous connaîtrez ce que le mot souffrir veut dire, ce que c’est que < SURVIVRE >
Il ne faut pas laisser vos émotions vous trahir
Mayanhotep
Bonne nuit
Dominique
#22
Posté 18 décembre 2005 à 22:56
Une personne n’ayant pas de problème particulier peut décider, comme je l’ai dit précédemment de mettre fin à sa vie parce qu’elle pense se retrouver auprès de dieu plus rapidement si c’est sa croyance ou pour vouloir faire cette expérience tout simplement, comme dans le film « L'Expérience interdite » avec Julia roberts.
Quelqu’un d’alcoolique qui prend le volant et détruit une famille semble être plus dans la norme !!
#23
Posté 18 décembre 2005 à 23:09
Ils sortent , c'est tout. Ils sortent comme ils sont rentrés et ça les regarde.
Je comprends que l'idée soit dangereuse pour ceux qui ont le pouvoir car l'homme qui sait qu'il a toujours cette façon d'échapper à l'inacceptable est plus difficile à intimider.
Où vont-ils se réfugier ?
La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.
#24
Posté 19 décembre 2005 à 00:12
Alors le mauvais film de série B va continuer au delà de la chair. As-tu déjà ressenti la souffrance d’une Ame venant de mettre fin à sa vie. Il n’est pas question ici de jugement, mais d’une terrible réalité. Bien sur cette souffrance ne durera pas éternellement, mais assez longtemps pour que l’Ame en garde des blessures profondes. Je vous l’ai dit, au moment de votre incarnation, votre Ame détermine un itinéraire, mettre fin à sa vie, consiste ni plus ni moins à rompre cette engagement. Crois tu qu’il est plaisant pour une Ame de venir s’incarné dans la matière ? C’est un passage obligé, une nécessité.
Un accident mortel survenu brutalement est aussi perturbant, mais moins culpabilisant, cela dépend bien sur des circonstances.
Tu me dis que ça les regarde, en effet, car il y a toujours le libre arbitre. Mais demande à ceux qui on fait une vraie tentative, de t’expliquer dans quel état d’esprit il se trouvait au moment de leur acte. Etait-ils vraiment eu même, n’était t’il pas sous l’emprise du désespoir. Nos émotions nous trahisse, et nous font parfois commettre l’irréparable.
Je ne porte ici aucun jugement, cela n’est pas une question de religion, ni de croyance, mais il est de mon devoir de vous faire comprendre toutes les conséquences de ce genre de décision.
bonne nuit à vous
Mayanhotep
#25 Salamandre
Posté 19 décembre 2005 à 00:36
Daman, j'apprécie ton humour subtil, bien que je ne sais pas s'il est totalement volontaire. Mais, je crois que Mayanhotep a bien répondu. Tu peux rester un matérialiste ou agnostique forcené , cela ne me dérange pas. Il est normal que j'exprime ce que je crois dans mes posts.
(Pour ceux qui l'ignore, Mayanhotep fait du channelling en déposant ses posts, ce qui explique la bizarrerie apparente.)
#26
Posté 19 décembre 2005 à 01:24
C'est à peu près comme ça que j'imagine l'autre côté du miroir
Bref en ce qui concerne le suicide, j'ai rien contre si au moment de passer à l'acte la personne n'est pas aveuglée par ses émotions, pour ma part je suis bien trop maso et curieux pour ne pas voir la fin du film, j'aime les surprises, et la vie en réserve tellement qui dépassent notre imagination
Ce message a été modifié par Angel Of Death - 19 décembre 2005 à 01:25.
Henry de Montherlant
« La justice n'est que le rêve imbécile de quelques hommes. L'injustice est la volonté même de Dieu. »
Anatole France
#27
Posté 19 décembre 2005 à 02:11
Personnellement, je ne condamne pas un tel acte. Mais crois que l'on peut être aveuglé quand on souffre de dépression, on perd la capacité de voir l'issue quand la vie devient trop pesante.
Je n'aime pas trop entendre l'argument: "tu as pensé à tes enfants.... ton mari... tes parents.... tes responsabilités..." comme si la personne qui aimerait en finir manquait de considération, était égoîste ou inconsciente. Je pense que bien des personnes n'ont pas des raison de vouloir mourir mais il leur manque seulement une raison de vivre. Et en remettre une couche sur les responsabilités qu'elle a envers les siens, ça n'a rien pour aléger son mal de vivre, sa souffrance intérieure .
Je crois que l'envie d'en finir pour des raisons de souffrances intérieures... enfin je ne sais pas. Il me semble que la raison de vivre ne doit pas être un sacrifice que l'on fait aux autres. Il faut vraiment trouver une raison de vivre pour soi, pour vivre sa vie à soi, pas par responsabilité envers les autres parce que ça, ça ne suffit pas à tenir le coup bien longtemps. Une personne en dépression doit d'abord, à mon avis (suis pas spécialiste ou psy), doit d'abord penser à elle-même, à prendre soin d'elle et se laisser aimer, voire se laisser porter par l'amour des autres, le temps de la restauration. Avouer ses faiblesses et accepter d'être aidé, en toute simplicité, sans culpabilité. Un jour ça peut être moi, un autre ça peut être un proche. Mais croire que l'on doit tout porter en soi, sans rien dire à personne, la peur d'être une charge provisoire à cause de la perte du gout, et mettre un point d'honneur à affronter seul les tourmentes intérieurs , c'est à mon sens une erreur.
Le suicide, et je n'ai pourtant pas toujours penser ainsi, comme solution à la dépression, n'est pas une vraie solution. Au delà de la mort, ce n'est là que mon opinion, la dépression continue.
Il y a certain cas que je ne considère pas comme un suicide. Par exemple quand on est maintenu en vie de forme artificielle, par assistance médicale. Là ne se pose plus le choix de la mort, mais le choix du temps qu'il reste à vivre et la façon dont l'individu devrait être en droit de pouvoir disposer du temps qu'il lui reste à vivre comme il l'entend.
Je ne sais pas, je n'ai jamais été en condition, mais si j'avais une maladie grave, douloureuse, incurable, j'aimerais que l'on me laisse cette liberté de pouvoir interrompre les soins si j'en ai envie, sortir de l'hopital si j'en ai envie. Et cesser de vivre si j'en ai envie.
#28
Posté 19 décembre 2005 à 02:37
J'ai pleuré en lisant ton message
et j'en pleure encore ...
C'est exactement cela !
Je n'aurais pas su l'écrire si bien
Merci à toi
Amitié
#29
Posté 19 décembre 2005 à 11:04
Après 10 jours d'enquête, la police californienne a refermé le dossier : pas de sang, pas de crime, pas de coupable ni d'explication rationnelle à rechercher. Une bande d'illuminés, c'est tout.
Ces personnes ne se sont pas suicidées par désespoir, mais parce qu’elles avaient la foi, elles pensaient atteindre un niveau supérieur.
#30
Posté 19 décembre 2005 à 11:07
Citation










