Aller au contenu


Manifeste contre le travail


  • Please log in to reply
77 réponses dans ce topic

#1 psyduck

psyduck

    Chercheur

  • Membres
  • 573 Messages :
  • Intérêts : pizzas, chips, films de baston.

Posté 04 janvier 2006 à 01:51

" le travail est l'opium du peuple "

http://infokiosques....2?id_article=27

#2 Isis Rider

Isis Rider

    Bonobo ? ; )

  • Membres
  • 1 101 Messages :

Posté 17 janvier 2006 à 17:33

Pour ceux qui ne l'ont jamais lu, le sublime Droit à la paresse de Paul Lafargue.  :D

Pauvre Lafargue... il tablait sur la machine pour libérer les hommes du travail... mais les exploiteurs ne l'entendaient pas de cette oreille : ils se sont contentés de mettre les gens au chômage...  :tresfache:

Et maintenant la conception de la réalité est devenue terriblement manichéenne : soit tu es un bon esclave qui a de la chance, auquel cas tu te tues à travailler toute ta vie et tu passes le plus clair de tes jours au boulot et dans les transports qui te consuisent au boulot et t'en ramènent, soit tu es un esclave malchanceux dont la seule aspiration doit être de trouver un maître prêt à lui prendre son temps en échange de sa survie.

Même les partis dits extrêmes ne remettent pas fondamentalement en cause cette conception du monde.

Quant à Sarkozy ! :tss:

« le travail, sans lequel on ne fait rien de sa vie. »  :nonnonnon:

Et la plupart des gens se laissent prendre, et acquiescent, tant ils sont conditionnés.

Et maintenant, un peu de Vaneigem, pour enlever le mauvais goût que j'ai dans la bouche après avoir cité l'autre affreux :  :D

« En fait, je ne suis pas étranger au monde, mais tout m'est étranger d'un monde qui se vend au lieu de se donner - y compris le réflexe économique auquel mes gestes parfois se plient. C'est pourquoi j'ai parlé des hommes de l'économie avec le même sentiment de distance que Marx et Engels découvrent, dans la crasse et la misère londoniennes, une société d'extraterrestres avec «leur» Parlement, «leur» Westminster, «leur» Buckingam Palace, «leur» Newgate.

«Ils» me gênent aux entournures de mes plus humbles libertés avec leur argent, leur travail, leur autorité, leur devoir, leur culpabilité, leur intellectualité, leurs rôles, leurs fonctions, leur sens du pouvoir, leur loi des échanges, leur communauté grégaire où je suis et où je ne veux pas aller.

Par la grâce de leur propre devenir, «ils» s'en vont. Economisés à l'extrême par l'économie dont ils sont les esclaves, ils se condamnent à disparaître en entraînant dans leur mort programmée la fertilité de la terre, les espèces naturelles et la joie des passions. Je n'ai pas l'intention de les suivre sur le chemin d'une résignation où les font converger les dernières énergies de l'humain reconverti en rentabilité. »

Raoul Vaneigem,
Adresse aux vivants sur la mort qui les gouverne et l'opportunité de s'en défaire
:bravooo:

Ce message a été modifié par Isis Rider - 17 janvier 2006 à 17:42.


#3 MasterJedi8

MasterJedi8

    Emmerdeur de passage

  • Membres
  • 596 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Montpellier, France

Posté 17 avril 2007 à 16:04

Je rajouterai que le travail coupe de la nature et du rythme de la terre . Le travail donne l'illusion à l'homme qu'il peut tout controler , le travail deshumanise et coupe l'homme de son ame .

Il y a tellement à en dire mais le plus affligeant c'est de voir le nombre de personnes conditionnées au travail et meme sur le site ONCT , qui ne voient pas la vie sans et surtout sans la consommation et le confort occidentale qui va avec . Les MDM ont très bien reussis leur travail de formatage , et c'est à nous maintenant , la nouvelle génération de confronter les anciennes et de leur dire que nous ne voulons pas du travail actuel !

#4 Espritlibre

Espritlibre

    Chercheur

  • Membres
  • 344 Messages :

Posté 17 avril 2007 à 16:57

salut ce texte n'est pas de moi, je l'est trouver sur un autre forum sur la décroissance .Je l'ais trouver d'abord très long et à mon goût , très bon expliquant très bien comment l'idéologie du travail
s'est subtilement installer installer en abrutissant les peuple et les divers couche social.



Citation

J'essaye ici de faire une synthèse sur ce qu'il me semble se raconter sur l'idéologie du travail. La concision - et donc le caractère quelque peu caricatural - suscitera sans doute un certain scepticisme. C'est que cette tentative synthétique (très personnelle) ne se veut pas un résumé de la critique de l'idéologie du travail, mais une invitation à sa découverte. Les notes (quelques peu envahissantes) sont également là, à chaque fois, comme des clés qui ouvrent chacune sur des continents à explorer. 3 parties pour essayer de dégager le sujet : d'abord l'idéologie, puis le travail aliéné et sa libération, puis la positivité de la critique, c'est-à-dire que c'est bien beau de critiquer mais qu'est ce que l'on met à la place.

De l’abolition de l’idéologie du travail… à comment devenir collectivement autonome !

Citation:
« La société communiste... n’est pas celle qui s’est développée sur ses bases propres, mais au contraire celle qui vient d’émerger de la société capitaliste ; c’est donc une société qui, à tous égards... porte encore les stigmates de l’ancien ordre... »

Charles Marx, Critique du programme du parti ouvrier allemand, 1875.

« On veut retrouver une trace de beauté native de l’homme, il faut l’aller chercher chez les nations où les préjugés économiques n’ont pas encore déraciné la haine du travail ».

Paul Lafargue, Le Droit à la paresse, 1880.


A l’heure où le capitalisme impose aux salariés (qui n’est pas aujourd’hui le salarié de quelqu’un ?) le travail à n’importe quelles conditions (passage du salariat au « précariat »), comment faire émerger les retrouvailles du mouvement ouvrier avec la critique du Travail ? Le contrat première embauche (CPE) a été l’occasion d’une prise de conscience lors du mouvement social de février-mars 2006, de l’ampleur et de la gravité de la question de la précarité. Plusieurs voix se sont également élevées afin que le refus du CPE ne devienne pas l’acceptation du CDI. Le « précariat » (une précarité permanente, forme contractuelle du travail à l’heure du libre-échange) n’est finalement que l’aboutissement même de la logique du salariat dont le critère juridique est la subordination [1]. La critique ne doit alors pas seulement porter sur une dérogation au droit du travail, mais sur la place même du travail dans notre société et dans nos vies, y compris et surtout comme « valeur ». Pourquoi se tuer de surtravail pour seulement vivre décemment ? Peut-on continuer comme cela à perdre notre vie à la gagner ? Telle est l’aporie insondable de l’idéologie du Travail. Il ne s’agit donc pas ici de libérer le travail (toute la gauche social-libérale et néo-marxiste, y compris Attac, réclame que la création d’emplois cesse d’être entravée par les méchants spéculateurs), mais de se libérer du travail. Et cela, sans s’appuyer sur aucune loi de l’histoire.

Dans les luttes sociales contre la précarisation des contrats de travail, on a eu souvent tendance à se la représenter comme une situation atypique, plus ou moins marginale par rapport au marché régulier du travail, et le plus souvent provisoire. En refusant (légitimement cela va s’en dire) le « précariat », on ne peut se contenter (en creux) de défendre en l’état le statut de l’emploi né du compromis social qui s’était constitué sous le capitalisme industriel. Finalement comme si le salariat classique (et les acquis sociaux qui ont été gagnés au fil des luttes syndicales) était préférable à la précarité permanente. La défense des acquis sociaux liés à la forme du salariat classique (garanties du droit social et de la protection sociale) et les luttes contre le « précariat » qu’elle met en œuvre, présuppose trop souvent qu’il faudrait absolument travailler (et toujours plus) et surtout à n’importe quelles conditions. La responsabilité et la sensibilité morale de celui qui décide de vendre sa force de travail est toujours une question qui brille dans les discours syndicaux, par sa totale absence. La finalité de tous les cortèges carnavalesques des syndicats, n’est jamais d’exiger le « minimum de la vie » mais le fameux « minimum vital ». Quand quelques misérables « postes de travail » sont en jeu, l’esclavage de la servitude volontaire est toujours préféré à la liberté de la vie et à son autonomie. Le mot selon lequel il vaut mieux avoir « n’importe quel » travail plutôt que pas de travail du tout est devenu la profession de foi exigée de tous.

-------------------------------------------------------------------------------------

1. L’idéologie du travail ou comment perdre sa vie à la gagner...

L’idéologie du travail est fait « de la juxtaposition contradictoire d’un imaginaire émancipateur et d’une réalité asservissante. L’imaginaire, c’est celui de l’homo faber et plus précisément l’idéologie de l’artisan libre qui vit du fruit de son habileté à transformer la nature pour la satisfaction de nos besoins. (...) La réalité est celle de l’aliénation spécifique au rapport salarial » [2] .

L’histoire a connu de nombreux idéologues du travail qui se sont efforcés de faire partager leur prêche aux salariés et à leurs représentants auto-proclamés. Et bien entendu les économistes qui sont les premiers d’entre eux, ne cessent de répéter aux salariés : « Travaillez pour augmenter la fortune sociale ! » et autre « Endettez vous et consommez plus pour faire accroître le PIB ! ». A ceux qui depuis le début du XIXe siècle interpellent le « mouvement syndical » [3] en les mettant en garde que « les travailleurs eux-mêmes en coopérant à l’accumulation des capitaux productifs, contribuent à l’événement qui, tôt ou tard, doit les priver d’une partie de leur salaire » (Cherbuliez), les économistes de répondre : « Travailler, travaillez toujours pour créer votre bien-être ! » [4]. Les philosophes moralistes sont également de ceux qui pour Lafargue ont inventé le dogme du travail. Leur maxime favorite comme l’écrit Fichte est que « chacun doit pouvoir vivre de son travail, tel est le principe. ‘‘ Pouvoir vivre ’’ est ainsi conditionné par le travail, et il n’est de droit que lorsque cette condition a été remplie » [5]. L’industriel américain Taylor (fondateur du taylorisme) est également un des piliers de cette idéologie qui empreint notre imaginaire occidental et notamment syndical. Il a théorisé la volonté de créer « l’homme-bœuf », c’est-à-dire que « l’une des toutes premières aptitudes requises d’un homme capable de faire de la manutention (...) est d’être si bête et flegmatique que sa tournure d’esprit le rapproche davantage du bœuf que de tout autre chose. Un homme qui a un esprit alerte et intelligent est pour cette raison même totalement inapte à assumer l’écrasante monotonie de ce genre de travail » (Taylor). Le taylorisme sera condamné par une Commission d’enquête parlementaire américaine qui siègera entre octobre et février 1912 car jugé destructeur des identités collectives et solidarités : on lui reprochait de promouvoir un système dans lequel « le bon ouvrier » (l’homme de métier, c’est-à-dire celui avec lequel Jean-Pierre Pernaut a construit son très correct journal de 13 heures) n’aurait plus sa place. Mais malgré cette condamnation d’une commission parlementaire, le pouvoir politique américain n’empêchera pas l’Organisation Scientifique du Travail (O.S.T.) de se généraliser et de décimer les cultures de métiers.

Un autre grand industriel américain, Henry Ford participe à l’élaboration de l’idéologie du Travail. Mais au contraire du « méchant Taylor » que nos « économistes » (nom de code pour désigner les prêtres à courtes et longues robes de l’église économique) condamnent dans leur grande majorité, « le gentil » Henry Ford est encore leur saint-patron. Le Fordisme est sa doctrine de l’organisation rationnelle (c’est-à-dire efficace, et elle l’est !) du travail, la standardisation et l’obsolescence de nos objets si éphémères est son résultat. Ce dernier dénature également le sens du travail de l’homme de métier. « Cet homme qui a toujours travaillé pour laisser derrière lui une œuvre éternelle, marquant son passage sur la terre, voici que dans une étrange abnégation, il travaille aujourd’hui pour le plus futile et le plus fugace » [6]. Cependant l’homme mériterait tout de même a être mieux connu : antisémite notoire, grand admirateur du nazisme et d’Adolf Hitler, il est surtout l’auteur d’un ouvrage ignoble dénonçant l’existence d’un complot juif.

---------------------------------------------------------------------------------

2. Domination du travail mort et Abolition du travail aliéné. Pour une activité créatrice.

Comme l’écrit Edgar Morin, « la notion de travail correspond à la prosaïsation des occupations productrices » [7]. Le travail salarié est lié à la nécessité de se procurer de l’argent. Mais le travail salarié est donc un moyen de se procurer de l’argent, qui lui-même est un moyen détourné pour satisfaire nos besoins (dormir, manger, boire, etc). Cependant ce détournement du processus de satisfaction de nos besoins, par l’acquisition d’argent grâce au salariat, nous dépossède (toujours plus) de notre propre autonomie, de cette maîtrise de nos propres conditions de vie. De fin l’humain salarié devient simple moyen. Il perd radicalement son autonomie. Comme être vivant et pensant, je dispose d’un potentiel d’activité que je puis exercer de façon autonome, mais également vendre à quelqu’un qui trouve intérêt à s’en rendre maître (gymnastique quotidienne que fait la plupart d’entre nous, dont l’objectif selon le bon mot de Lafargue aboutit à « mercurialiser son corps »). C’est ce que le philosophe (très mal compris par ceux qui s’en réclament) Charles Marx, appelle la cession marchande de sa propre force de travail en échange d’un salaire. Désormais vous ou moi, ne travaillons plus pour des utilités correspondantes à nos besoins mais pour obtenir de l’argent.

Marx opposait alors le travail objectif (un travail mort qui est celui du salariat) et le travail vivant (traversé de part en part par la subjectivité de celui qui travaille). Cette seconde forme - qui est et reste la forme fondatrice de la première -, n’est pas mesurable ou quantifiable (donc échangeable) contre un somme d’argent sensée nous rémunérer. Elle génère une « valeur vécue » (et non pas abstraite comme celle du salaire), impalpable et non objectivable. Elle est une sorte d’instinct artistique, un pouvoir de créativité, le déploiement de notre subjectivité radicale. Ainsi note encore Edgar Morin, « la notion de travail devrait dépérir au profit de la notion d’activité, laquelle combine l’intérêt, l’engagement subjectif, la passion, voire la créativité, c’est-à-dire la qualité poétique » [8]. La forme du travail salarié est pour Marx un travail mort, c’est-à-dire pour lequel la créativité qui la traversait a été mise hors jeu, annihilée. Cette forme « a-subjective » du travail (comme l’on parlerait d’a-théisme) n’est pas vivante car elle n’est faite que de non-vivant, elle de chaque salarié un spectre, c’est-à-dire un spectateur de sa propre vie. Marx qualifie alors cette forme spectrale du travail, d’aliénée, car elle est un travail qui va être mesuré, jaugé, quantifié par divers traitements abstraits - par rapport à l’essence subjective du travail - pour être vendue. « La subjectivité vivante du travail originel réel a perdu toutes les propriétés qu’elle tient de sa subjkectivité : souffrance, peine, intensité de l’effort - bref tout ce qui est vivant et fait la vie a été mis hors jeu. L’idéologie du travail résulte alors d’une confusion largement entretenue entre ce qui relève de l’activité réelle (vivante) et de l’activité irréelle (morte). Elle prend la seconde pour la premier, c’est-à-dire elle prend l’irréalité pour la réalité. Cette confusion prend chez les néo-marxistes une de ses formes dans l’opposition entre le capital et le travail, supposant que derrière le travail mort il y ait encore une once de travail vivant [9]. Ils ne saisissent pas que la valeur d’échange est la représentation du travail dans le produit. « Il y a identité entre la valeur d’échange et le travail représenté : l’une et l’autre ont un même statut, une même substance, une même réalité » [10].

Mais ce travail ne nous aliène pas seulement dans notre subjectivité radicale, il détériore (toujours plus) notre organisme corporel qui « se délabre rapidement, les cheveux tombent, les dents se déchaussent, le tronc se déforme, le ventre s’entripaille, la respiration s’embarrasse, les mouvements s’alourdissent, les articulations s’ankylosent, les phalanges se nouent » [11]. Quand l’amiante et autres « maladies du salariat », ne vous tuent tout simplement pas ! Il y a en effet bien une « double folie des travailleurs » qui est de se tuer au travail et de végéter dans l’abstinence en ne consommant pas ce qu’ils produisent directement. Tant qu’il repose sur l’exploitation et la domination : le travail est à fuir ! Les forces du progrès dont se réclament être la gauche progressiste, n’aboutit qu’au progrès de l’aliénation sans limite. De révolutionnaire le socialisme (au sens large du terme) est devenu contre-révolutionnaire. Il faut mater notre passion extravagante pour le travail et nous obliger à consommer les marchandises que nous produisons. Nous ne travaillerons plus mais nous aurons beaucoup d’activités.

-----------------------------------------------------------------------------------

3. Le mouvement ouvrier et les partis de Gauche : un mouvement pour le travail.

Mais cette idéologie du travail, les bureaucraties syndicales en ont même fait un programme de revendications. C’est une des lucidités de Lafargue que d’avoir reconnu cette perversion du mouvement ouvrier qui luttait à l’origine contre le salariat, le machinisme, c’est-à-dire pour une vie décente. Marx lui aussi va refuser l’orientation capitaliste et travailliste (qui sera celle de l’ensemble de son histoire) du mouvement ouvrier, en mettant en question, dans Critique du programme du parti ouvrier allemand, le principe communiste, qui se veut un principe de justice et d’égalité, qui donne à chacun selon son travail. Le travail étant « subjectif, invisible, inquantifiable, variable d’un individu à l’autre selon sa force et ses capacités personnelles, il s’ensuit que, pour une même tâche, l’effort et la peine d’un individu seront infiniment supérieurs à ceux d’un autre. Donner un même salaire ou un même bien social à des activités individuelles foncièrement différentes, c’est l’injustice même. Considérer tous les hommes comme des travailleurs, comme le fait le communisme (et aussi le capitalisme), c’est porter à l’absolu la différence de leurs talents et de leurs dons, c’est l’inégalité même » [12]. « Ce droit égal, écrit Marx de façon lapidaire, est un droit inégal pour un travail inégal » [13]. Ainsi ce que n’ont jamais compris les forces syndicales et les partis de Gauche et d’extrême-gauche, c’est que « rien de l’activité volée dans le travail ne peut se retrouver dans la soumission à son résultat » [14].

Dans la Critique du programme du parti ouvrier allemand, « texte décisif parce qu’il prend dans l’unité d’une même vue la société bourgeoise, c’est-à-dire l’économie marchande, la société communiste, c’est-à-dire la société socialiste dans sa première phase, non pas telle qu’elle se développe à partir de ses propres bases, mais telle qu’elle vient d’émerger de la société capitaliste » [15] grâce à l’émergence d’un vaste mouvement ouvrier, Marx est en accord avec les thèses avancées cinq ans plus tard par son gendre, Paul Lafargue. Les représentants politiques et syndicaux auto-proclamés des milieux salariés, ont alors abandonné l’idée que le socialisme ne soit possible que par l’extension à l’ensemble des sphères de la socialité, de la sensibilité morale populaire, ce qu’Orwell a appelé la « common decendy », ce sens moral de l’homme ordinaire [16]. Les professionnels de la représentation et des luttes spectaculaires (au sens de Debord), n’ont alors eu que pour seul projet d’émancipation, l’économisme et le juridisme révolutionnaires, soit le capitalisme à visage humain (plus connu sous le nom de code « altermondialisme »). « Si déracinant de son cœur le vice qui la domine et avilit sa nature, la classe ouvrière se levait dans sa force terrible, non pour réclamer les Droits de l’homme, qui ne sont que les droits de l’exploitation capitaliste, non pour réclamer le Droit au Travail, qui n’est que le droit à la misère, mais pour forger une loi d’airain, défendant à tout homme de travailler plus de trois heures par jour, la Terre, la vieille Terre, frémissant d’allégresse, sentirait bondir en elle un nouvel univers... Mais comment demander à un prolétariat corrompu par la morale capitaliste une résolution virile ? » [17] Le droit au travail (et aujourd’hui sa défense négative par les forces syndicales dites « antilibérales » ou « altermondialistes ») a été une idée inculquée par l’adversaire : les victimes elles-mêmes courent ainsi au-devant de leurs propres malheurs, et ils en redemandent ! Ce sont les salariés (du public comme du privé) qui demandent de toutes leurs forces - parfois les armes à la main ou avec le pavé facile - d’être enchaînés à leurs outils de travail. Et à vouloir rentrer dans le jeu de l’acceptation du salariat, tous les Besancenot de la Terre, les Thibault et autres Chérèque, ne sont finalement que « ce florissant personnel syndical et politique, toujours prêt à prolonger d’un millénaire la plainte du prolétaire, à seule fin de lui conserver un défenseur » [18]. Le mouvement ouvrier est un mouvement pour le travail [19]. Tant que cette gauche progressiste ne s’évertuera pas à « jeter aux oubliettes le droit du travail qui, dans la réalité n’est que droit à la détresse du corps et de l’esprit, et donc un interdit de tout espoir de liberté et de plein vivre », alors « la vraie vie, celle de tous les rêves de tous les temps, celle qui devrait assurer l’épanouissement de la nature humaine dans toutes ses nuances, est [et sera] annihilée ante litteram par l’étouffante et médiocre captivité du salariat » [20]. Ce que dénonce Lafargue n’est pourtant pas seulement la revendication syndicale d’un droit du Travail comprenant tous les acquis sociaux encadrant la forme contractuelle du salariat, qui fait trop souvent l’unique revendication de notre Gauche et Extrême-Gauche progressiste actuelle, même quand elle soutient (envers et contre tout) qu’elle est encore « révolutionnaire ». « C’est précisément alors que, sans tenir compte de la démoralisation que la bourgeoisie s’était imposée comme un devoir social, les prolétaires se mirent en tête d’infliger le travail aux capitalistes. Les naïfs, ils prirent au sérieux les théories des économistes et des moralistes sur le travail et se sanglèrent les reins pour en infliger la pratique aux capitalistes » [21].

-----------------------------------------------------------------------------------

4. L’alternative à la soumission au Travail c’est la constitution de la société autonome.

Certains pourraient déjà continuer à lire les idées contenues dans ce texte en ne les considérant plus qu’avec une sympathie amusée, et ils en resteraient là. C’est peut-être qu’il n’est guère opportun de trop bouleverser notre petit potager des idées reçues. Il faut changer de révolution, car en effet « l’autonomie, telle est bien la question centrale, aujourd’hui plus que jamais » [22]. On ne peut plus rester attacher à une classe-sujet quand le capitalisme a très largement transformé le producteur en un consommateur. Cela a été la lucidité de l’Internationale Situationniste d’élargir radicalement la définition du fameux « prolétariat » : sont les prolétaires « tous ceux qui n’ont aucun pouvoir sur leur vie et qui le savent » [23]. Le travailleur ne se produit pas lui-même, il produit une puissance indépendante. Une méga-machine techno-économique dans laquelle chacun est l’intermédiaire commercial d’un autre, tous interdépendants dans la satisfaction séparée et parcellisée des besoins réels (de plus en plus irréels) de chaque élément humain posté sur un « site » national du camp de travail mondial. Tous simples rouages d’un système (de plus en plus) planétaire. La société autonome notamment telle que la pensent Castoriadis et Illich, voilà de quoi permettre aux héritiers des premiers socialismes de dégager ici et maintenant (et non pas au-delà de la crête de l’horizon), un projet positif et radical. C’est aussi donner une positivité à la critique sans concession du capitalisme. La sortie du système productiviste et travailliste actuel suppose en effet une toute autre organisation dans laquelle le loisir et le jeu soient valorisés à côté du travail non aliéné. Ce dernier devenu enfin activité et créativité, « deviendra un condiment de plaisir de la paresse, un exercice bienfaisant à l’organisme humain, une passion utile à l’organisme social que lorsqu’il sera sagement réglementé et limité à un maximum de trois heures par jour » [24].

Comme l’écrit de façon visionnaire Lafargue, « la quantité de travail requise par la société est forcément limitée par la consommation et par l’abondance de la matière première » [25]. Et cela même dans une pseudo économie qui n’aurait d’ « immatérielle » que le nom. Néo-marxisme (altermondialisme) et libéralisme ont pourtant comme point commun de faire de la rareté la malédiction permanente pesant sur les humains, et de la poursuite de l’abondance la condition de leur émancipation. Ils pensent que c’est l’abondance (permise par les bases matérielles de la croissance économique) qui permettra « l’élévation du niveau de vie » c’est-à-dire l’ obtention d’un « minimum vital ». Or la rareté est en réalité totalement fictive, elle est l’illusion naturelle des économistes libéraux et des sociaux-économistes critiques (marxistes ou « atermondialistes »). Car « ces misères individuelles et sociales, pour grandes et innombrables qu’elles soient, pour éternelles qu’elles paraissent, s’évanouiront comme les hyènes et les chacals à l’approche du lion, quand le prolétariat dira : ‘‘ Je le veux ’’ » [26]. L’anthropologue Marshall Salhins est largement venu corroborer ces vues [27] : Nos ancêtres de l’âge de pierre ne travaillaient pas 35 heures par semaine pour satisfaire leurs besoins. Ils ne faisaient que trois ou quatre heures de « travail » par jour pour assurer la satisfaction des besoins du groupe. L’âge de pierre n’était pas un âge de la rareté mais de l’abondance.

Dès 1981, Jacques Ellul fixait comme objectif la réduction drastique du temps de travail. Les 35 heures ? Non, « c’est totalement désuet ». Le but à atteindre : deux heures par jour [28]. Certes, reconnaît-il cela n’est en rien facile ni sans risques : « Je sais très bien ce que l’on peut objecter : l’ennui, le vide, le développement de l’individualisme, l’éclatement des communautés naturelles, l’affaiblissement, la régression économique ou enfin la récupération du temps libre par la société marchande et l’industrie des loisirs qui fera du temps une nouvelles marchandise ». Mais s’il imagine facilement « ceux qui vivront collés à leur écran TV, ceux qui passeront leur vie au bistrot », etc., il se dit convaincu qu’ainsi « nous serons obligés de poser des questions fondamentales : celles du sens de la vie et d’une nouvelle culture, celle d’une organisation qui ne soit pas contraignante ni anarchique, l’ouverture d’un champ de nouvelle créativité... Je ne rêve pas. Cela est possible. (...) L’homme a besoin de s’intéresser à quelque chose et c’est de manque d’intérêt que nous crevons aujourd’hui ». Avec du temps libre [29], et des possibilités d’expression multiples, « je sais que cet homme ‘‘ en général ’’ trouvera sa forme d’expression et la concrétisation de ses désirs. Cela ne sera peut-être pas beau, ce ne sera peut-être pas élevé ni efficace ; ce sera Lui. Ce que nous avons perdu » [30].

Serge Latouche dégage alors quatre facteurs pour la création d’une société autonome débarrassée du travail : « 1) La baisse de la productivité incontestable due à l’abandon du modèle thermo-industriel, 2) La relocalisation des activités et l’arrêt de l’exploitation du Sud, 3) La création d’emplois pour tous ceux qui le désirent, 4) Un changement de mode de vie et la suppression des besoins inutiles. Les deux premiers jouent dans le sens d’un accroissement de la quantité de travail, les deux derniers en sens contraire. Mon sentiment est que la satisfaction des besoins d’un mode de vie convivial pour tous peut être satisfaite en s’orientant vers une diminution sensible des horaires du travail obligatoire » [31]. Nous pourrions ainsi arriver à terme à nous « activer » (et pas travailler) qu’une vingtaine d’heures par semaine (soit deux ou trois heures par jours).

Ces élucubrations sur la sortie du travaillisme ne sont pourtant pas de simples jeux de langage de paresseux. En effet, certains « experts » (nom de code pour « crétin d’Etat »), peut-être un peu moins paresseux que les autres, « affirment que la troisième révolution technologique a multiplié par quatre la productivité dans les pays les plus industrialisés. Ils en tirent la conclusion que le temps de travail salarié, à condition de mieux le distribuer et d’en organiser différemment le partage, pourrait se limiter à une durée de deux heures - moins encore que les trois heures préconisées par Lafargue ! » [32].

Il est bien sûr évident « que le temps gagné n’est pas du temps non aliéné puisque consacré à la télévision et aux loisirs marchands » [33]. Comme le faisait remarquer Charbonneau, « cette société des loisirs est aussi contraignante que celle du Travail. Encore plus directement menacée par l’ennui, elle se lance, jour et nuit, dans une rage d’activité que l’auto permet de déployer toujours plus loin » [34]. Alors il faut certainement réinvestir la paresse, la créativité, la vie ordinaire. Mais également comme « le travail emporte tout le temps et avec lui on n’a nul loisir pour la République et les amis » [35], ce temps libéré doit nous permettre de disposer (enfin) des moyens pour faire de la vie publique une chose véritablement publique. La démocratie participative voire directe pourront dès lors être nos horizons d’attente et de réalisation concrète. Après faut-il défendre l’idée d’un « revenu universel inconditionnel » comme le pensent certains ? Ou encore faut-il revendiquer le passage aux « 32 heures pour tous » ? Il nous faut pourtant garder à l’esprit qu’il peut y avoir là (trop souvent) l’illusion de l’homme politique comme celle du citoyen [36]. Il faut peut-être préférer poser quelques balises et réaliser l’autonomie concrète, que verser dans une planification réglementaire qui glisserait trop rapidement vers une technocratie-écologiste. Certes, le revenu universel inconditionnel est peut-être intéressant pour mettre à bas la première formule de l’idéologie du travail, « Qui ne travaille pas, ne mange pas », mais il nous renvoie immédiatement vers une architecture de celle du type de l’ « ogre philanthropique » selon le mot d’Octavio Paz. Certes, difficile de croire à la génération spontanée, et la sortie de l’idéologie du travail pour tous est un point de mire qui doit être atteint par paliers. On retrouve là nombreux débats du début du Xxe siècle sur le possibilisme.

De toute façon, dans une société autonome ou l’économie serait relocalisée, « du moment que les produits européens consommés sur place ne seront pas transportés au diable, il faudra bien que les marins, les hommes d’équipe, les camionneurs s’assoient et apprennent à se tourner les pouces » [37].

Vive le chômage !
Que la crise s’aggrave !

Que la vie l’emporte !


Notes :

[1] Comme le note Paul Ariès, « ne banalisons pas, par haine du travail aliéné, les jobs précaires. Il est certain cependant que tant que le travail reste aliéné ; tant qu’il repose sur l’exploitation et la domination : le travail est à fuir ! » dans Décroissance ou barbarie, Golias, 2005, p. 105.

[2] S. Latouche, L’invention de l’économie, Albin Michel, 2005, Chapitre III « L’invention du travail dans l’imaginaire social », p. 64.

[3] Nom de code pour désigner tous ceux qui s’autoproclament représentants du monde salarié.

[4] Paul Lafargue, Le Droit à la paresse, Mille et une nuits, 1994, p.23.

[5] Fichte, Fondements du droit naturel selon les principes de la doctrine de la science, 1797. Cité dans Groupe Krisis, Manifeste contre le travail, Léo Scheer, 2002 (1999).

[6] Jacques Ellul, L’illusion politique, La Table Ronde, 2004 (1965), p. 85.

[7] Edgar Morin, Pour une politique de civilisation, p.52.

[8] ibidem.

[9] Cf. Groupe Krisis, op. cit., p.10

[10] Michel Henry, « Penser philosophiquement l’argent » dans M. Henry, Auto-donation, Entretiens et conférences, Beauchesne, 2004, p. 174. Henry poursuit : « Cette substance, c’est la négation de toute substance, c’est l’insubstantiel ; cette réalité c’est la négation de tout ce qui, aux yeux de Marx, constitue la réalité, à savoir la réalité de l’univers et, plus profondément, celle de la subjectivité qui en tant que praxis [activité vivante] tient cet univers dans ses mains et l’arrache à chaque instant au néant. »

[11] Paul Lafargue, op. cit., p.34.

[12] M. Henry, op. cit., p. 173.

[13] K. Marx, Critique du programme du parti ouvrier allemand, in Œuvres, Economie I, Gallimard, « La Pléiade », Paris, 1963, p. 1420.

[14] Guy Debord, La Société du spectacle, thèse 27. « l’actuelle ‘‘ libération du travail ’’, l’augmentation des loisirs, n’est aucunement libération dans le travail, ni libération d’un monde façonné par ce travail ».

[15] Michel Henry, Marx, tome 2, Gallimard, Tel, p. 145. C’est ainsi le sens de ce phrase de Marx : « La société communiste... n’est pas celle qui s’est développée sur ses bases propres, mais au contraire celle qui vient d’émerger de la société capitaliste ; c’est donc une société qui, à tous égards... porte encore les stigmates de l’ancien ordre... », Charles Marx, Critique du programme du parti ouvrier allemand, 1875.

[16] J.C. Michéa, Orwell, anarchiste tory et Orwell éducateur, aux éditions Climats.

[17] Paul Lafargue, op. cit., p. 47.

[18] Guy Debord, In Girum imus nocte et consumimur igni, 1978.

[19] Cf. le chapitre du Groupe Krisis, op. cit. du même nom.

[20] Gigi Bergamin, « Eloge de la vraie vie », postface à Paul Lafargue, op. cit., p. 68.

[21] Paul Lafargue, op. cit., p. 37.

[22] cf. Matthieu Amiech et Julien Mattern, Le Cauchemar de Don Quichotte. Sur l’impuissance de la jeunesse d’aujourd’hui, Climats, 2004.

[23] Union Nationale des Etudiants de France, Association Fédérative Générale des Etudiants de Strasbourg, De la misère en milieu étudiant. Considérée sous ses aspects économique, politique, psychologique, sexuel et notamment intellectuel et de quelques moyens pour y remédier, 1966.

[24] Paul Lafargue, op. cit., p.28.

[25] Ibidem, p. 42. Certes l’on sait que les besoins d’objets libidinaux se sont largement substitués aux besoins réels. Il faut noter également que Lafargue comme la quasi-totalité des penseurs de Gauche, pensait grâce à l’automation faire disparaître les travaux pénibles, ce vieux rêve déjà présent chez Aristote. « C’est parce que vous travaillez trop que l’outillage industriel se développe lentement », p. 45. Ou encore « Pour forcer les capitalistes à perfectionner leurs machines de bois et de fer, il faut hausser les salaires et diminuer les heures de travail des machines de chair et d’os », pp. 45-46. « La machine est le rédempteur de l’humanité, le Dieu qui rachètera l’homme des sordidae artes et du travail salarié, le Dieu qui donnera des loisirs et la liberté », p.59. La fin du travail comme la pense Lafargue intègre ainsi les gains de productivité rendus possibles par le machinisme. Cette position était encore présente dans l’Ultra-gauche, chez un Asger Jorn ou un Murray Bookchin par exemple, jusqu’à (notamment) l‘aventure des éditions de l’Encyplopédie des Nuisances à partir des années 1990 qui a su engager la critique de l’industrie et de la technique. Il manquait à cette Ultra-Gauche technophile la lecture de Salhins, Clastres, Husserl, Anders, Arendt, Heidegger, Henry, Orwell, Adorno et Marcuse. Ils ne lui manquent plus.

[26] Ibidem. P.28.

[27] Marshall Salhins, Age de pierre, âge d’abondance, Bibliothèque des sciences humaines, Gallimard.

[28] Ellul s’inspire de deux ouvrages d’Adret, Deux heures par jour et du même auteur La Révolution des temps choisis.

[29] Pour une critique correcte du temps libre marchandisé cf. Guy Debord, La Société du Spectacle, Chapitre VI « Le temps spectaculaire ».

[30] Jacques Ellul, Changer de révolution cité par Jean-luc Porquet in J. Ellul L’homme qui avait (presque) tout prévu, Ed. Le Cherche Midi, 2003, pp. 212-213. Repris de Latouche ci-dessous.

[31] Serge Latouche, « Deux heures de travail par jour ? », dans La Décroissance, n°23, septembre 2004, p.7.

[32] Gigi Bergamin, op. cit., p. 72.

[33] P. Ariès, op. cit., p. 106.

[34] Charbonneau, Le Jardin de Babylone, L’Encyclopédie des Nuisances, 2002 (1969), p. 191.

[35] Citation de Xénophon, in Lafargue, op. cit., p. 58.

[36] J. Ellul, L’illusion politique, La Table Ronde, 2004 (1965).

[37] Paul Lafargue, op. cit., pp. 47-48.

Dernière édition par Clement Homs le 01 Juin 2006 14:51; édité 4 fois

source:  http://forum.decrois...opic.php?t=2666

#5 NumberX

NumberX

    Chercheur

  • Membres
  • 424 Messages :

Posté 17 avril 2007 à 21:56

Bande de fainéants... racailles ! Avec des gens comme vous, on en serait encore au temps des cavernes ! C'est pas avec le droit à la paresse qu'on aurait érigé la civilisation, non ? Bandes de parasites... Sous vos grandes phrases gauchistes, combien d'entre vous vivent au crochet des travailleurs ? Songez vous un instant à tous ceux qui s'épuisent à la tâche pour vous nourrir ? Sans le travail, on a aucune dignité ! Combien valez vous ? Moins que rien... Vous voyez le travail comme une aliénation alors que le travail rend libre ! C'est ainsi que l'entend le président que les français vont élire, vous voyez qui je veux dire ? Avec lui, tout devient possible.  :aureole7: Nous allons retrouver le bonheur perdu après toutes années de gestion anarchiste !  :grognon: Mais regardez tous ces chômeurs accablés par la honte et la dépression !  :(  S'ils avaient un travail, ils iraient bien. Ils seraient heureux.  :D Vous voulez leur empêcher çà, c'est çà, en ?  :malice: Racailles !  :tresfache: Ceux qui ne travaillent pas, vous croyez qu'ils sont heureux, en ?  :???: Trouvez moi en donc, des chômeurs heureux !  :parano: Ils s'emmerdent, ils se cachent, ils dépriment !  :( C'est une affaire génétique. Il est inscrit dans nos gènes que nous devons travailler car le travail, çà occupe, çà évite de se poser des questions, çà rend libre !   :euh: Non, je vous le dis, on n'existe pas sans travail.    :(   On a aucune valeur aux yeux des autres.  :nonnonnon: On est nul d'entre les nuls  !  :humhum: Bientôt, il n'y aura plus de gens qui ne travaillent pas.  De grands chantiers pour construire des camps vont être lancés. Tout le monde va travailler.  :roll: Au lieu de toucher les aides sociales sans contrepartie, tout le monde devra aller au chantier de la reconstruction de la nation.   :nonnonnon:  Tout devient possible !  :biglol: Mille ans de croissance, voilà ce que nous allons créer !   :bravooo:  Il faut travailler, même sans salaire !  :euh: L'argent, c'est une affaire de riches. Les pauvres n'en ont pas besoin.  :na: Les riches sont ceux qui payent le plus. C'est mathématique !  :humhum: C'est un devoir de les aider !  :cogite: Mais il faut supprimer les profiteurs.  :grognon: Les profiteurs sont tous des pauvres qui ne travaillent pas, même quand ils travaillent !  :gueulecassee: Il y en a trop qui coûtent cher à la société, qui nuisent à la nation, qui profitent des autres.  :grognon: Les gens honnêtes en ont assez de toute cette corruption, cette insécurité, cette racaille.  :puni:  :grognon:  :bravooo: Il faut l'éliminer !  :guerrier: Il faut en finir !  Oui, nous allons donner à boire aux assoiffés de sang et de justice !  :bravo: Vous allez voir ce que vous n'avez encore jamais vu !  :parano: Cà va chier !  :parano:  :parano: Un peuple, une voie, un chef !  :parano:  :parano:  :parano: Zieg Sark !!!  :diable2:  :marteau:  :violent:  :rocket: Niark Niark Niark...  :chien:

(aucazou, je précise que je ne crois pas à ce que j'ai écris... on peut supposer que personne ne l'a cru non plus, quoique, quel est le pourcentage pour certains candidats, déjà ?)  :parano:


;)

#6 oriflamme

oriflamme

    Chercheur

  • Membres
  • 399 Messages :

Posté 17 avril 2007 à 23:07

Génial !!! NumberX.
Bon, maintenant faisons un manifeste pour le Partage..Mais certains vont encore hurler!
Car, que veut dire partager?

#7 naturelle

naturelle

    Chercheur

  • Membres
  • 359 Messages :
  • Localisation : 37260 Artannes sur Indre
  • Intérêts : Animaux, alimentation naturelle, nature-environnement, politique, médecines naturelles

Posté 18 avril 2007 à 00:01

Le travail est synonyme d'esclavagisme. C'est ce système complétement pourri qui nous oblige à travailler, croyez-vous que si on nous donnez la possibilité de ne pas travailler nous n'accepterions pas ?? C'est complétement faux de dire que l'être humain veut travailler à tout prix (sauf naturellement comme d'hab quelques fanatiques) je n'en connais pas beaucoup personnellement. Le système a été conçu de façon que l'homme soit esclave et de plus en plus on s'en aperçoit, comme il a trop de traites à payer, il ne peut pas faire autrement. Les crédits sont fait pour ça. Les patrons vous tiennent, car vous n'avez plus le choix il faut payer les traites. Alors qu'il serait si simple de travailler chacun pour soi pour subvenir à ses besoins, chacun devrait avoir son petit lopin de terre et cultiver de quoi s'alimenter. Quant au partage, pour moi, c'est de mettre tout en commun, vivre dans des sortes d'éco village, donner un coup de main quand il le faut, tout ces actes accomplis à son rythme et volontaires ne seront pas du tout comparables au travail forcé que la société nous impose.

#8 Espritlibre

Espritlibre

    Chercheur

  • Membres
  • 344 Messages :

Posté 18 avril 2007 à 14:06

Un niveau de vie de con

Citation

Onze mois par ans de travail imbécile, abrutissant, pour un mois de vacances sur une plage bondée, avant de revenir dans sa boite à roulettes, à la queue leu leu sur l'autoroute, vers son deux-pièces-cuisines où la télévision apportera ( voir plus haut), c'est là le sort de la plupart des citoyens dans un pays dit développé. Mais il doit bien y avoir aussi des gens heureux, qui trouvent dans leur travail l'occasion de s'épanouir intellectuellement. Par exemple les cadres, ces types qui sont pas cons du tout (vu la position qu'ils occupent dans la société). Eh bien non ! L'autre jour, la CGC exprimant son point de vue à 18 heures 55 sur FR3, un spécimen de l'espèce à exposé ses craintes devant un possible écrasement de la hiérarchie des salaires : les cadres seront moins motivés. Sans un salaire élevé qui les différencie nettement du petit peuple, ils vont laisser leur cervelle en sommeil.

Sur le moment, on est un peu surpris d'apprendre que pour le cadre, comme pour n'importe quel OS sur sa chaîne, l'important n'est pas le travail, mais sa contrepartie : le salaire. Puis, réflexion faite, on se dit qu'il n'est en effet pas très drôle d'utiliser sa matière grise comme le font les cadres : penser, onze mois par ans, à améliorer la production, l'emballage et la vente d'une crème de beauté ou autres cochonneries. Un tel effort de réflexion sur un problème idiot mérite bien un haut salaire, afin que le cadre puisse, un mois par an, prendre l'avion pour aller brunir sur une plage à l'autre bout du monde, par exemple en Afrique.

En Afrique, près des hôtels de luxe, les plages sont aussi bondées qu'en Europe. Mais le public n'est pas mélangé. Il est riche. On est entre soi, nettement séparé de la masse de la population autochtone, de ces Africains qui sont pauvres et qui ne viennent pas s'allonger sur la plage à côté de vous : ils sont bien assez noirs comme ça. Noirs et naïfs. Ils croient que tous les Européens sont riches. Ils rêvent parfois d'aller en Europe pour y travailler et devenir riches à leur tour. Des mendiants ou des chômeurs déguisés.

Pourtant, lorsqu'on connaît un peu mieux leur pays, on se rend compte qu'il suffirait de peu de chose pour qu'ils puissent y vivre très correctement, sans même travailler autant que nous. Il suffirait que l'État (avec sa bureaucratie, ses experts en développement, ses gendarmes déguisés parfois en militaires, ses collecteurs d'impôts, etc) leur foute la paix. Cette condition préalable étant remplie, ils pourraient fort bien s'organiser pour produire tout ce qui est nécessaire à la satisfaction de tous leurs besoins. Certes, ils n'auraient pas notre niveau de vie. Mais quelle importance, s'ils ont un niveau de vie moins con que le nôtre ?

Un tel genre de vie, c'est un peu celui que choisissent des types qui vont s'installer dans des fermes abandonnées, dans l'Ariège ou dans l'Aude, sans télévision ni produit de beauté, mais qui semblent au total plus heureux que ces cadres de la CGC dont le niveau de vie, hélas ! parait compromis.

Au fond, peut-être Granstedt a-t-il raison ? Une quantité croissante de Français va devoir, comme les Africains, essayer de s'organiser pour pouvoir travailler, produire autre chose, vivre autrement



#9 lipz

lipz

    lipz, ma canine poilue

  • Membres
  • 60 Messages :
  • Localisation : cachan

Posté 18 avril 2007 à 15:39

:D  :D   Pour moa  :o  ,  le travail devrait être un acte simple d'entraide à d'autres personnes qui ont besoin d'un service


           précis à un instant T :cogite:        ....et on ferait appel à quelqu'un de doué dans ce domaine pour aller aider l'autre

           qui ne peut faire ce travail :chamaille: .




            Rappelez vous OUI-OUI que vous lisiez dans votre jeunesse ( enfin hum, que je lisais dans ma jeunesse :parano:  :parano:


              :euh:  :euh:  ( je suis aussi vieux que cela moi!! :shy:  que le temps passe vite) )  et  que les enfants regardent  


             maintenant à la télévision :humhum:    ..eh bien OUI-OUI? avec sa petite voiture qui va si vite et son bonnet à grolot fait


             un travail qui lui plaît, qui plaît à sa petite voiture et qui plaît à tous les habitants de oui-ouiville :founoel:  .....



                                         Rien n'est plus simple que de travailler ainsi,


                                          La vie est un grand jeux :torture:  :diable2:  :soif:  :tapis:  :peur:  :peur:

#10 lembal

lembal

    "franchit d'autre(s) monde(s)"

  • Fondateurs
  • 1 239 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : France

Posté 18 avril 2007 à 16:11

Ouais les gars. Continuez... le travail c'est pour les boeufs. Le glandage intégral, y a que ça de vrai ! Vos arguments sont plus plats et "communistes" les uns que les autres. Le travail est source d'accomplissement personnel, d'épanouissement social, d'activité (salariée), de prise de plaisir - enfin pour moi, hein ! Je travaille dans une société de services, donc je "rend service" et ça me plaît. C'est con, c'est simple et ça marche. Après je ne plains pas les esclaves qui acceptent leur sort sans volonté de prendre son pied au travail... tant pis pour eux. Allez les gars, POSITIVE ATITUDE (un peu quand même).
L’obligation de subir nous donne le droit de savoir. (Jean Rostand)

#11 YFSEE-MEE

YFSEE-MEE

    Petit Nuage Intemporel

  • Membres
  • 1 441 Messages :
  • Localisation : Paris-Botzaris

Posté 18 avril 2007 à 16:24

:tss:  11 mois de travail et 1 de connerie estivale le shéma type de l'esclave totalement abruti même pour celui qui touche le paquet!!!

Oeuvrer et non "travailler" devrait un être un choix et non une obligation de type totalitaire qui menace du chômage comme une fatalité, alors que le chômage est précisément la possibilité d'avoir du temps libre donc qui s'en priverait!!!

Dans les années fin 70 il suffisait de bosser 3 mois pour avoir droit à un an d'indemnité à 90% puis 81/83 chute à 8 mois et actuellement 3 mois = 3 mois donc réduit par 4 et saut rapide au niveau du RMI.

Donc chacun pouvait s'il le voulait faire 3 mois de n'importe quel emploi à la limite car l'objectif était pour bcp la visée de cette année libre évidemment!!!

Pour ma part j'ai toujours joué la dessus et encore maintenant sauf que le RMI est venu réduire le "pareseux" à un train de vie minimum pour dissuader quiconque de gouter à la joie du tps libre, privant ainsi celui qui pourra réfléchir de moyens d'actions.

Ca aurait dû logiquement aller en augmentant et non en dimimnuant donc où est le problème majeur sinon dans la vampirisation maximale exercée par quelques vermines parasitaires gluantes qui créent volontairement un différentiel  optimal. Cet argent virtuel pour la plupart ne leur sert seulement  qu'à créer cette chute de potentiel mortifère qui se résorbe dans des guerrres provoquées éliminatrices d'un maximun de gens afin d'installer un climat de terreur.

Ceux qui ont compris qu'on pouvait finalement vivre à l'essentiel même avec - de 400 E et qui alors feront un retour aux origines seront très vite désignés comme sectaires et traqués s'ils s'associent à d'autres autour de valeurs proches de la terre dans une volonté d'autonomie.

Je travaille dans une société de services, donc je "rend service" et ça me plaît.....je me rappelle en 80 au Danmark certains faisaient comme toi et ça leur plaisait mais ils avaient l'intelligence de partager cad ne le faire que 3 mois et laisser la place au suivant.

Si peux voir la différence dans la source de ton accomplissement égotique et stupide tu auras alors atteint les rives de ta suffisance (anti) sociale car cette positive attitude est l'expression de la marque de l'esclave qui est fort content de sa condition de merde tant qu'il n'est pas encore éjecté par ceux qui le dépouillent 11 mois sur 12.

:aureole7: .................Yfsee.................... :aureole7:

Ce message a été modifié par YFSEE-MEE - 18 avril 2007 à 16:32.


#12 Espritlibre

Espritlibre

    Chercheur

  • Membres
  • 344 Messages :

Posté 18 avril 2007 à 16:30

lembal, le Mercredi 18 Avril 2007 16h11, dit :

Ouais les gars. Continuez... le travail c'est pour les boeufs. Le glandage intégral, y a que ça de vrai ! Vos arguments sont plus plats et "communistes" les uns que les autres. Le travail est source d'accomplissement personnel, d'épanouissement social, d'activité (salariée), de prise de plaisir - enfin pour moi, hein ! Je travaille dans une société de services, donc je "rend service" et ça me plaît. C'est con, c'est simple et ça marche. Après je ne plains pas les esclaves qui acceptent leur sort sans volonté de prendre son pied au travail... tant pis pour eux. Allez les gars, POSITIVE ATITUDE (un peu quand même).
Je pense lembal que tu n'a rien compris au long texte plus haut , le distinguo est justement très bien expliquer entre les notions de travail d'aujourd'hui et ce qu'il était avant que l'industrie et le monde moderne l'accapare comme un outil de contrôle et de propagande pour abrutir les masses.

toute les sociétés de services font marcher l'industrie d'une manière ou d'une autre et cela même si les intentions sont bonnes, ne me dit pas que les pompes funèbres ne se frottent pas les mains en rendant service aux familles endeuillées.Les chaises pour handicapé valent une fortune, comme les services des auxiliaires de vie, bien sur que les plus modeste sont aidés par une participation des services sociaux qui à son tour fait marcher tout une industrie qui remplie ses caisse etc..etc....Faut regarder au delà des choses lembal , tu ne crois pas?

La quantification et l'idéologie du travail à mener à toute les dérives et déshumanise notre société et tue des millions de personnes dans le monde entier, 15000 individus par an rien qu'en France.

#13 rosely

rosely

    Habitué

  • Membres
  • 24 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Strasbourg

Posté 18 avril 2007 à 17:07

Bonjour,

Je souhaite partager avec vous mon experience professionnelle:
Je commenca ma vie professionnelle en travaillant en tant que hotesse d'acueil, a la longue, mon travail m'epuisait, me vidait. Apres reflexion, je decidai de reprendre des etudes pour embellir ma vie, pour avoir un boulot 'respectable' avec un salaire qui me permettrait plus d'insouciences financiere, comme je l'avais entendu a la tele!. Je repris donc mes etudes, apres quelques annees de dure labeur intellectuel, je suis embauchee par un  prestigieux groupe internationnal a Paris, en tant que Cadre Informatique: je cottoie au quotidien le luxe, la perfection et le bonheur apparent. Je rentre dans le moule, je suis tous les jours au top du paraitre et du look, je m'adapte aux dernieres modes informatiques et vestimentaires . Mon salaire a quadruple, par rapport a mon salaire d'hotesse d'accueil. Au bout de sept ans de vie professionnelle en temps que cadre informatique (Expert S.A.P., pour les connaisseurs) , je ressens mon ame se faner, mon boulot ne m'apporte plus aucune satisfaction, malgres le fait que je change regulierement de societe pour essayer d'egayer ma vie . je me rends compte que toute ma vie tourne essentiellement autour de mon boulot, que plus j'ai du fric,  plus je consomme, pour masquer mon mal-etre fruit d'un manque de temps pour moi-meme et ceux que j'aime. Je decide de tout claquer, de faire comme les gros industriels pour lequels j'ai bosses: me delocaliser: aller vivre la ou la vie n'est pas cher et encore preservee. Avec des petites economies, je peux vivre dignement, tout en ayant tout mon temps. Depuis fevrier je vie  dans le sud-est de la  Pologne: dans un parc naturel. C'est merveilleux. la vie est quatre fois moins cher qu'en France, j'ai suffisamment d'economie pour vivre correctement pendant encore un an, ensuite, je reviendrai en France, uniquement pour bosser 1 a 2 mois en tant qu' Expert SAP Independant, je ramasserai suffisament de fric pour vivre a nouveau 1 an en Pologne ou dans un autre pays peu developpe,la ou la nature est encore saine et les prix sont encore decents lorsqu'on a de l'Euro.
Bien sure pour pouvoir jouir des plaisirs de ce mode de vie, il faut s'etre affranchi de la medecine, de la mode, et du "qu'en dira-t-on". Je ne parle pas un mot de  polonais!
Desolee d'avoir zappe tous les accents, il n'y en a pas sur les claviers polonais!

Rosely :D

#14 nexus11

nexus11

    Toujours en pleine recherche...

  • Membres
  • 1 068 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : chez moi

Posté 18 avril 2007 à 17:18

Espritlibre, le Mercredi 18 Avril 2007 17h30, dit :

le distinguo est justement très bien expliquer entre les notions de travail d'aujourd'hui et ce qu'il était avant que l'industrie et le monde moderne l'accapare comme un outil de contrôle et de propagande pour abrutir les masses.
Heu.. les gens ne travaillaient pas avant l'ère industrielle ??
En fait, je trouve que la société n'a pas beaucoup changée depuis l'époque féodale au moins et sans doute depuis les début de la sédentarisation humaine qui a instaurée la catégorisation des gens par activité.
Par contre ce qui est clair c'est que les rendements n'ont jamais été aussi élévés, il n'y a donc aucune raison de travailler 5 jours par semaine, surtout si on devient un peu autonome sur le plan alimentaire et énergétique (on ne peut pas l'être totalement) et qu'on réduit ses besoins au strict minimum du bon sens.
Reste qu'il faudra quand même vivre sous un toit,  acheter (ou échanger) ce qu'on ne peut pas produire soi-même...

#15 nexus11

nexus11

    Toujours en pleine recherche...

  • Membres
  • 1 068 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : chez moi

Posté 18 avril 2007 à 17:23

Roselie,
Ton parcours et ton expérience montre qu'on peut vivre autrement. D'ailleurs à l'heure de l'internet on peut pratiquer pas mal de métiers en vivant où l'on veut, le problème c'est qu'avec des enfants tout devient plus compliqué, comment leur faire faire des études correctes par exemple ? Bénéficier d'un milieu hôspitalier de bon niveau en cas d'accident ? Continuer à voir sa famille et ses amis ?
Nous sommes partis de Paris, mais nous restons en France car pour ma part je ne souhaite pas m'expatrier pour le moment, en particulier dans un pays où la vie est moins chère mais où je me sentirai comme un parasite à la retraite, c'est comme ça que je le ressent en tout cas.

Ce message a été modifié par nexus11 - 18 avril 2007 à 17:30.


#16 nng nng

nng nng

    Trublion

  • Membres
  • 1 266 Messages :
  • Genre : Homme

Posté 18 avril 2007 à 17:25

J'arrête mes études qui m'ennuient et même, à vrai dire, m'insupportent (philosophie, je suis à un mois de la licence).
Faute n'est pas d'entendre les sempiternels discours autour de moi, ne serait-ce que mes amis, mes soeurs et frère, mes parents "sans diplôme on arrive à rien dans la vie", et tout le toutim. Mais j'ai de nombreux contre-exemples.

J'ai actuellement un taf qui, avec les APL me permet de toucher 500€ / mois, et l'année prochaine 600.

D'ici deux ans (j'en aurais 25), je compte me pacser avec mon futur colocataire (un pote que je connais très bien - on est hétéro tous les deux) afin de pouvoir toucher le RMI et des APL plus importantes.

Mais nous, parasites, devrons faire face à la désapprobation générale de notre entourage...
« Pour ceux qui connaissent le sens profond des choses, les paroles brèves sont des commentaires ;
Pour ceux qui se fient aux apparences, les vastes discours ne sont que des abrégés imprécis. »
Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî

#17 lembal

lembal

    "franchit d'autre(s) monde(s)"

  • Fondateurs
  • 1 239 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : France

Posté 18 avril 2007 à 17:34

YFSEE-MEE, le Mercredi 18 Avril 2007 16h24, dit :

Je travaille dans une société de services, donc je "rend service" et ça me plaît.....je me rappelle en 80 au Danmark certains faisaient comme toi et ça leur plaisait mais ils avaient l'intelligence de partager cad ne le faire que 3 mois et laisser la place au suivant.

Si peux voir la différence dans la source de ton accomplissement égotique et stupide tu auras alors atteint les rives de ta suffisance (anti) sociale car cette positive attitude est l'expression de la marque de l'esclave qui est fort content de sa condition de merde tant qu'il n'est pas encore éjecté par ceux qui le dépouillent 11 mois sur 12.

:aureole7: .................Yfsee.................... :aureole7:
Oui t'es marrant (et comme toujours, avec toi, on est de pauvres esclaves inintelligents qui ne comprennent rien et surtout pas les maths)... je travaille 3 mois et je laisse ma place. Mais bien-sûr. Et je vis comment et je fais quoi de mes journées ? Ha oui, je GLANDE, c'est tellement bon de se dire que les autres triment pour soi...

Je n'ai pas compris (comme souvent et comme d'autres je suppose) ton deuxième paragraphe insultant. Qui me dépouille ? L'État, mon patron, le régime féodal ? En quoi souhaiterais-je cet état de fait esclavagiste s'il ne me satisfaisait pas ? Tu vois, contrairement à quelques-uns j'ai choisi ma vie à - disons - 90% et elle me plaît assez bien. Quant aux autres, ce n'est pas moi, ils font ce qu'ils veulent, tant pis pour eux... je vais pas pleurer pour des pantouflards incapables, non ? Je sais de quoi je parle j'ai dû choisir entre la Bohème et ma situation actuelle. Bah pour avoir eu un avant goût de l'autre, je préfère le contexte actuel mon grand.

Je le répète donc, le travail c'est la santé, l'épanouissement, le plaisir, la sociabilisation, l'effort, la récompense.

Et pour répondre à MasterJedi8 et à sa perfide pique acide :

"Quel beau discours Sarkosyste tu tiens là ! Tu devrais te faire engager chez l'UMP , tu defends à merveille l'esclavage moderne icon_bravo.gif"

Je ne pense pas que l'UMP a le monopole du bon sens. Et les bonnes idées, ça se copie, ça se propage... bref. Et les personnes comme toi qui agitent la poupée Sarko à chaque fois qu'une idée ne leur plaît pas, ça devient un peu ridicule. Même si Sarko est très ridicule. Fais attention tu es escalves des idées des autres...
L’obligation de subir nous donne le droit de savoir. (Jean Rostand)

#18 nexus11

nexus11

    Toujours en pleine recherche...

  • Membres
  • 1 068 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : chez moi

Posté 18 avril 2007 à 17:48

nng nng, le Mercredi 18 Avril 2007 18h25, dit :

Mais nous, parasites, devrons faire face à la désapprobation générale de notre entourage...
Ce qui me gène ce n'est pas que certains profitent du système, c'est leur choix.
Personnellement, je refuse d'être salariée mais je refuse également de vivre d'aides de l'état par soucis d'indépendance, même si nous ne gagnons pas énormément chaque mois, je me sens fière et libre. Je sais que c'est une illusion partielle voir totale, mais c'est comme ça.  :biglol:

#19 napo

napo

    Chercheur de lumière

  • Modérateurs
  • 2 812 Messages :
  • Genre : Femme
  • Localisation : Belgikistan

Posté 18 avril 2007 à 17:49

Citation

Tu vois, contrairement à quelques-uns j'ai choisi ma vie à - disons - 90% et elle me plaît assez bien. Quant aux autres, ce n'est pas moi, ils font ce qu'ils veulent, tant pis pour eux... je vais pas pleurer pour des pantouflards incapables, non ? Je sais de quoi je parle j'ai dû choisir entre la Bohème et ma situation actuelle. Bah pour avoir eu un avant goût de l'autre, je préfère le contexte actuel mon grand.
C'est ton choix et c'est tout à fait respectable. Le problème est que tout le monde ne se satisfait pas de cette vie et que malheureusement il n'y a pas d'autre alternative.
La vérité est un pays sans chemin (krishnamurti)

#20 MasterJedi8

MasterJedi8

    Emmerdeur de passage

  • Membres
  • 596 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Montpellier, France

Posté 18 avril 2007 à 17:50

Citation

  disons - 90% et elle me plaît assez bien. Quant aux autres, ce n'est pas moi, ils font ce qu'ils veulent, tant pis pour eux... je vais pas pleurer pour des pantouflards incapables, non ? Je sais de quoi je parle j'ai dû choisir entre la Bohème et ma situation actuelle.

Tu es très dure dans tes propos , je me demande ce que tu fous sur un site comme ONCT qui est un lieu de libre expression ou on peut donc remettre sereinement en cause le travail alors que tu sors exactement le meme vomis conformiste qu'on pourrait trouver au dehors .

#21 Espritlibre

Espritlibre

    Chercheur

  • Membres
  • 344 Messages :

Posté 18 avril 2007 à 17:55

nexus11, le Mercredi 18 Avril 2007 17h18, dit :

Espritlibre, le Mercredi 18 Avril 2007 17h30, dit :

le distinguo est justement très bien expliquer entre les notions de travail d'aujourd'hui et ce qu'il était avant que l'industrie et le monde moderne l'accapare comme un outil de contrôle et de propagande pour abrutir les masses.
Heu.. les gens ne travaillaient pas avant l'ère industrielle ??
En fait, je trouve que la société n'a pas beaucoup changée depuis l'époque féodale au moins et sans doute depuis les début de la sédentarisation humaine qui a instaurée la catégorisation des gens par activité.
Par contre ce qui est clair c'est que les rendements n'ont jamais été aussi élévés, il n'y a donc aucune raison de travailler 5 jours par semaine, surtout si on devient un peu autonome sur le plan alimentaire et énergétique (on ne peut pas l'être totalement) et qu'on réduit ses besoins au strict minimum du bon sens.
Reste qu'il faudra quand même vivre sous un toit,  acheter (ou échanger) ce qu'on ne peut pas produire soi-même...
bien sur nexus... que le travail existait  avant l'ère industriel ....... c'est sa notion qui ont été modifié en la transformant en une idéologie afin de manipuler ceux qui y croient de la même manière qu'une religion et qui fait qu'objecter cette idéologie rend les débat houleux dans les chaumières et transforme ceux qui n'adhèrent pas soit en "feignant" ou "originaux" ou même "marginaux".

Le copier coller que j'ai poser plus haut est assez explicite il me semble....non? je reconnais qu'il est long à lire mais je t'assure qu'il en vaut le coup! :shy:

#22 nng nng

nng nng

    Trublion

  • Membres
  • 1 266 Messages :
  • Genre : Homme

Posté 18 avril 2007 à 17:56

Citation

Holala c'est par la faute de pauvres gens dans ton genre que je ne touche pas plus d'argent alors... je sais pas moi essaies de :

1- Devenir intelligent (sisi on peut penser autrement que via la paresse ou au travers des philosophes morts)
2- Quitter le pays pour où tu veux
3- Rester idiot et attendre qu'on te prive des dons publics qu'on t'offre pour te bouger l'arrière-train et commencer à penser aux autres.

Explique-moi alors pourquoi en tant qu'étudiant non boursier j'ai du me contenter d'études qui ne m'intéressaient pas sachant que mes parents n'avaient pas les moyens de m'envoyer dans une autre ville. Je fais partie d'une famille avec 5 enfants. Les dons publics j'en ai pas tellement bénéficié jusqu'alors.
Ou alors mes parents se foutent de ma gueule et gardent une bonne partie de leurs salaires sur un compte caché dans le but de financer des projets persos au détriment de l'avenir de leurs enfants.

Ce dont je doute, les connaissant.

Car il se trouve que les modèles de vie professionnelle et familiale que j'ai sous les yeux depuis ma plus tendre enfance m'ont montré ce que notre société pouvait faire de gens intelligents. Ma mère comme mon père sont des personnes intelligentes. Dans le cas de ce dernier, son travail le bouffe, lui et sa vie de couple, et bref l'ensemble de la cellule familiale. Bref, le travail le bouffe en général. S'il a un mot dès qu'il voit ses gosses, ça parle de travail.

Ce qu'on veut, ce qu'on souhaite, ce qu'on espère. Il s'en fout. Il veut qu'on ait un travail.
Il veut qu'on puisse assurer notre future (et hypothétique) vie familiale.
Pas d'autre discussion possible.

Mais le truc, c'est que la vie de mes parents, je la trouve triste. Triste à pleurer.
Il suffit que je passe une journée chez eux pour me sentir déprimé.

Partant, il ne faut pas s'étonner si j'aspire à autre chose.
Et si cet autre chose passe par une période de RMI de longueur indéterminé, et bien pourquoi pas? Je n'ai pas dit que je comptais passer ma vie au crochet d'une société qui ne m'intéresse pas, qui n'accepte pas ceux qui pensent autrement, ceux qui veulent vivre autrement.

Et si le besoin s'en fait sentir, je partirais "pour ou je veux". Et tu pourras gagner plus d'argent.

Mais pour l'instant, j'ai un taf, alors je te dispense des "pauvres gens dans ton genre"
« Pour ceux qui connaissent le sens profond des choses, les paroles brèves sont des commentaires ;
Pour ceux qui se fient aux apparences, les vastes discours ne sont que des abrégés imprécis. »
Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî

#23 MasterJedi8

MasterJedi8

    Emmerdeur de passage

  • Membres
  • 596 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Montpellier, France

Posté 18 avril 2007 à 18:03

Le travail c'est aussi une bonne façon de tenir les gens occupés et de mieux les manipuler , ils rentrent fatigués le soir , lessivés par leur journée et se vident le cerveau devant la télé , quel bon moyen de les formater !

Et puis quand on travail , pas le temps de se poser de questions , on devient un automate bien docile qui attent sa carotte à la fin du mois pour pouvoir subvenir à ses besoins primaires et se vautrer dans l'illusion du bonheur que procure les objets de consommation .

Et il y a toujours des gens pour soutenir les MDM qui nous asservissent avec leurs système de compétition economique par le biais du travail salarié moderne et urbain .

Bon courage aux insoumis d'affronter la masse des endormis .

#24 Magnus

Magnus

    Hein ?

  • Modérateurs
  • 5 583 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Paris

Posté 18 avril 2007 à 18:14

Il faut manifester contre une certaine facon de travailler, débilitante, usante, éreintante, pas besoin de moins de temps de travail par semaine, car si on nous met la pression psychologiquement, c'est un résultat encore pire : stress, depressions, suicides...
Nous n'aimons pas nos boulots ? Changeons les ! Il faut changer notre facon de travailler, nous travaillons pour les patrons et les actionnaires, sans profiter du fruit de la croissance et des bénéfices, et de plus meme les entrrpises qui font du chiffre licencient et délocalisent en Chine. C'est cette métamorphose dégueulasse que nous devons affronter et vaincre. Et la victoire est peut etre au bout, de nombreuses boites ont de plus en plus de mal à recruter des cadres, faute de salaires suffisant, et sont obligées d'augmenter la paie et les primes pour attirer les candidats. c'est un début, et il faut poursuivre le combat, nous ne sommes pas des esclaves, et nous leur ferons sentir  :guerrier:
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#25 MasterJedi8

MasterJedi8

    Emmerdeur de passage

  • Membres
  • 596 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Montpellier, France

Posté 18 avril 2007 à 18:19

Citation

Il faut manifester contre une certaine facon de travailler, débilitante, usante, éreintante, pas besoin de moins de temps de travail par semaine, car si on nous met la pression psychologiquement, c'est un résultat encore pire : stress, depressions, suicides...

Quand le monde du profit et du bénéfice nette s'arretera , nous n'aurons plus besoin de croissance et de travailler 35h par semaine , quand les hommes pourront enfin se sentir en paix avec eux-memes et avec la nature quand ils sauront ou se trouve le vrai epanouissement alors nous vivrons dans un monde calme et serein et plus besoin de mettre son réveil à 6 h et de se tuer à petit feu .

Ce message a été modifié par MasterJedi8 - 18 avril 2007 à 18:20.


#26 YFSEE-MEE

YFSEE-MEE

    Petit Nuage Intemporel

  • Membres
  • 1 441 Messages :
  • Localisation : Paris-Botzaris

Posté 18 avril 2007 à 18:49

Je le répète donc, le travail c'est la santé, l'épanouissement, le plaisir, la sociabilisation, l'effort, la récompense...........tu fais comme il te plaira l'ami jusqu'à ce que ton choix tout relatif s'étiole et que tu sois à ton tour éjecté hors du circuit qd il aura cramé.

L'ex des 3 mois = 1an n'est plus possible et pour cause afin que des "socialement épanouis" comme toi créent un différentiel avec les "paresseux", alors que  ceux comme Rosely qui a eu l'intelligence de comprendre qu'il fallait les prendre à leur propre jeu à savoir délocaliser son fric qd on arrive à en trouver et aller vivre en Inde ou ailleurs avec 100 E très bien ont infiniment plus d'intelligence que l'idiot qui attend sa récompense illusoire troquée contre qq Euros même si le décor est plaisant!!

Avec des inconscients de ta trempe "socialement épanouie" qui attend sa petite récompense on va droit à l'affrontement violent quand tu voudras sauvegarder ta gamelle de croquettes numérotées.

Les parasites sont pas ceux qui sont au RMI alors qu'ils libèrent de la place pour les serviteurs émérites comme toi, mais bien ceux qui vampirisent tout depuis le milieu des années 70 et de manière paroxystique voire totalitaire qd quiconque s'y oppose.

:tss: .....................Alligeant et consternant ......................... :tss:

:aureole7: ..........Yfsee!!!

#27 Mysticus

Mysticus

    Débutant

  • Membres
  • 8 Messages :
  • Localisation : 95
  • Intérêts : Lecture (littérature fantastique, ésotérisme, actualité, philosophie..), musique (rock, métal), cinéma.

Posté 19 avril 2007 à 00:49

Depuis peu, je suis de retour à la case chômage :cpasmafaute: . Ce sujet m’a donc interpellé et m’amène à donner ma propre vision du travail, résultant de mon expérience :

L’idéologie dominante pose comme principe que l’on s’accomplit humainement par le travail. Sauf qu’en réalité, ce ne sont pas les salariés méritants qui sont récompensés mais les lèche-cul-cire-pompes en tous genres, et c’est une constante dans toutes les entreprises (et j’en ai fait un certain nombre).

D’autre part, tu fais des études pour te retrouver au chômedu longue durée, parce que tu n'as pas eu l’opportunité d’aller dans les grandes écoles et au lieu de ça, tu t’es contenté d’une fac de banlieue qui te donne un DESS « chômeur mention galère ». Du coup, quand tu trouves un boulot, tu t’agrippes dessus comme un chien à son os et tu te retrouves sous les ordres d’un patron qui part du principe que tout salarié est naturellement fainéant et qu’il faut le motiver par la contrainte. Tout ça pour un salaire indigne du nombre de neurones que tu as grillés sur les bancs de l’université (pas très confortables au demeurant). :puni:


Image IPBProtègent-ils les pauvres salariés opprimés ? Que nenni ! Leur boulot consiste surtout à agiter du vent, en profitant des maigres avantages que le patron a bien voulu leur concéder en achetant leur silence. Ainsi, ils s’agitent et crient au scandale face aux méchants patrons qui exploitent les travailleurs qu’ils sont censés défendre, mais sans vraiment aborder les vrais problèmes. Pendant ce temps, dans les coulisses, la direction signe les chèques des délégués obéissants.

Et pendant ce temps là, les salariés au plus bas de l’échelle se bouffent entre eux, convaincus qu’il faut écraser son prochain pour survivre et monter en grade, tels des moutons fous devenus cannibales.  :mitraille:  :tronconneuse:
Mais tout ça est voulu, bien évidemment : la grosse tendance dans les méthodes de management actuelles est de briser tout lien social entre employés. Ce lien social qui faisait que, même si le travail en lui même était avilissant, on était content de retrouver ses collègues, une bien maigre compensation, certes, mais qui permettait de donner un semblant de sens à sa journée.

Bien triste, tout ça…

#28 lembal

lembal

    "franchit d'autre(s) monde(s)"

  • Fondateurs
  • 1 239 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : France

Posté 19 avril 2007 à 09:27

Bon alors pour répondre à tout le monde et pour bien différencier les choses...

1- On peut s'en sortir sans parents riches, dans une famille nombreuse et sans bourse : c'est mon cas, jusqu'au Bac S sans trop d'efforts, c'est donné à tout le monde vu le niveau du machin.

2- On peut trouver du travail pas trop mal payé sans voir fait d'études supérieures ni avoir investi dans une école privée de "fils à papa" : c'est encore mon cas après le Bac j'ai fait de l'interim pendant 6/8 mois et puis je suis rentré dans une école privée pour faire une formation en alternance de 2 ans dans l'informatique et je précise qu'aux tests d'entrée je n'ai eu que 7/20 de moyenne (j'étais une bille, une grosse bille) et qu'au niveau socio-professionnel, à part l'empilage de bouteilles et le déplacement de cartons, j'étais assez "autiste", mais j'en voulais pour UNE unique raison : me détacher de la cellule familiale puante de l'époque et trouver une certaine indépendance.

3- Trois entreprises plus tard, je suis dans une société depuis maintenant deux ans. Une société familiale où nous sommes 2 employés. J'ai été augmenté 2 fois en 2 ans et j'ai eu une prime conséquente suite aux bons résultats de la société sans rien réclamer. Je touche au jour d'aujourd'ui dans les 1700 € bruts par mois. Et oui, je suis un bon esclave puisque j'ai deux crédits sur la tronche : auto et foyer. Mais je vis correctement sans jamais avoir obtenu aucune aide (sauf petite APL quand je touchais dans les 400€/mois sur Toulouse au début de l'alternance) : ni de mes parents, ni de l'État "providence", ni d'association bidon, ni de secte bizarre, ni de Dieu, ni des Aliens. La seule chose qui me sois venue en aide, c'est ma pomme. Mon auto-coup-de-pied-au-cul et pour une fainiasse comme moi, il me faut une certaine auto-volonté. Si je le fais, n'importe quel troufion peut le faire ! je pars d'un principe simple : je suis très con et j'ai jamais fait plus d'efforts que ça, j'ai juste "un peu" poussé les événements en ma faveur, provoqué la chance comme on dit.

Dernier point, le travail dans notre société peut être vécu comme un enfer esclavagiste dénué de sentiments humains ou tout l'inverse : tout dépend du contexte et de la mentalité du sujet. Pour ma part, le travail est un acte individuel autant que solidaire : on travail d'abord pour soi mais aussi pour la société, l'État et donc les autres. Notre système participatif est ainsi fait et il est correct. Le système individualiste (modèle anglo-saxon) ne pourrait se déployer dans notre pays pour toutes les raisons historico-culturelles que vous connaissez. Je ne supporterais donc pas d'exploiter le travail d'autrui en ne rien faisant, flanant au fil des jours qui s'enchaînent, pendant 6 mois, 1 an, 2 ans... au RMI, au chômage, à rien. Je ne supporterais pas l'idée de savoir que l'individu qui trime dans son usine de fabrication de poussettes côtise gentillement pour ma pomme tandis que je glandouille devant la PS3 : c'est insultant et méprisant. Et le fait d'avancer comme argument que celà laisse sa place à quelqu'un d'autre est parfaitement idiote : il y a des trous à boucher, des demandes d'emplois de partout et tout le monde peut travailler en même temps dans notre pays.

Pour conclure :

- Si votre travail ne vous plaît pas, quittez-le. (appliquez la même logique à la femme/copine, voiture, vélo, appartement,...etc)
- Évitez de travailler dans une grosse structure (style CAC40 ou affiliée) et de préférence pas en centre-ville.
- Les patrons n'exploitent pas les salariés, ils essaient de vivre pour 90% d'entre eux (je parle des vrais patrons qui font vivrent cette société, ceux des TPE et des PME) et il existe de très bons patrons comme le mien.
- Si vous ne voulez tout de même pas travailler, refusez toutes les aides de l'État, ayez une activité quelconque mais ne vous "endormmez pas"
- Ne regardez pas la télévision (ça fait 8 mois que je n'ai pas posé les yeux sur la boîte à images, quel bonheur)
- Prenez du plaisir dans tous les actes quotidiens : sortir les poubelles peut être aussi amusant qu'un tour de manège avec un peu d'imagination.
- Bougez-vous le cul (ce qui est en substance le fond de ma pensée, vous l'aurez compris).
L’obligation de subir nous donne le droit de savoir. (Jean Rostand)

#29 Magnus

Magnus

    Hein ?

  • Modérateurs
  • 5 583 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Paris

Posté 19 avril 2007 à 10:07

Lembal, tu as raison, mais personne ne peut forcer quiconque à se bouger le Q. On ne peut que les conseiller, selon notre propre vécu, et s'ils veulent rester devant leur PS3 (je vois mal comment ils pourraient se la payer, vu son prix), leur télé, et glander du matin au soir, c'est leur droit, meme si une partie de plus en plus grande de la population le conteste. Ils ont le droit de manifester contre le travail, de garder leur mentalité d'assistés, meme si ca parait insensé, car en allant dans le ridicule, si personne travaille et si tout le monde glande, plus d'allocation chomage, plus de retraite, plus de service public, plus de vente, plus d'argent, plus rien, le néant. La glande n'existe pour une minorité que parce qu'une majorité se casse le Q silencieusement. C'est un des avantages de nos pays plutot riches (ou qui ont la possibilité de s'endetter) de permettre à ceux qui ne travaillent pas de ne pas crever de faim, et à ceux qui travaillent d'avoir un salaire plutot normal (mais de plus en plus insuffisant face au cout de la vie). Rien que par cette évolution de la démocratie, je tolère les glandeurs et profiteurs, ils sont un mal nécessaire et normal, c'est toujours pareil quand il y a des droits, il faut toujours que certains en profitent jusqu'à plus soif, et c'est "humain", certains voient des failles et donc en profitent.
Je vais prendre l'exemple dans mon administration, les rares fonctionnaires (je n'en suis pas) restants disposent d'un droit de 90 jours de congés maladie par an payés à 100%. Ils disposent de ce droit, donc rien ne les oblige à les prendre. Mais sauf très rares exceptions, ils prennent tous leurs 90 jours, se foutant de couler la sécu, ainsi que leurs 12 jours "enfants malades", leurs 4 jours "ascendant malade"...ce n'est pas parce qu'un droit existe qu'il faut forcement en profiter tous à fond. Mais ca c'est un autre débat  :)

Tant qu'il y aura des failles dans le systeme, il est logique qu'il y ait des gens pour les exploiter. Si on laisse le droit de ne pas travailler, je ne m'etonne pas que certains s'endorment dans leur situation.
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#30 nng nng

nng nng

    Trublion

  • Membres
  • 1 266 Messages :
  • Genre : Homme

Posté 19 avril 2007 à 10:43

Citation

- Si vous ne voulez tout de même pas travailler, refusez toutes les aides de l'État, ayez une activité quelconque mais ne vous "endormmez pas"
- Ne regardez pas la télévision (ça fait 8 mois que je n'ai pas posé les yeux sur la boîte à images, quel bonheur)

Le temps libre que j'aurais, je l'utiliserai pas pour jouer à la console (ça fait longtemps que j'ai lâché ça, c'est horrible de voir mes colocataires scotché sur le jeu "world of warcraft", déprimant même). Ni pour mater la tv. Ni pour aller en boîte. Y'a des choses plus intéressantes à faire :
-du sport
-lire
-de la musique
-apprendre
-etc.

J'arrive à mettre de côté 200€ par mois, en gros. Parce que je m'en tiens au strict nécessaire, loyer (colocation) + charges et bouffe, qui reviennent à 300€ en moyenne.
J'économise pour pouvoir voyager plus tard. Occasionnellement, pour pouvoir m'acheter des livres. Encore plus occassionnellement, du matos pour ma musique, etc. Rarement des fringues (mes jeans deviennent fashion au bout de deux ans, j'en ai plus que des troués maintenant ^^).
J'en ai rien à carrer du dernier écran plat HD, de la wii, des meubles ikéa, de la poêle teffal, des jeans slims, du déodorant axe, des yahourts actimel... ^^

Par contre je suis d'accord qu'avoir une activité professionnelle est pour certains, la seule et unique manière d'avoir une structure de vie, de pas se lever, par exemple, l'aprem ou passer la nuit à jouer à des jeux en ligne, que sais-je... Mais avec un minimum de volonté on peut se cadrer et se lever à 8h, se coucher à 23h - minuit et garder une bonne hygiène de vie.

Citation

- Prenez du plaisir dans tous les actes quotidiens : sortir les poubelles peut être aussi amusant qu'un tour de manège avec un peu d'imagination.
- Bougez-vous le cul (ce qui est en substance le fond de ma pensée, vous l'aurez compris).

On est parfaitement d'accord!  :bravooo:
« Pour ceux qui connaissent le sens profond des choses, les paroles brèves sont des commentaires ;
Pour ceux qui se fient aux apparences, les vastes discours ne sont que des abrégés imprécis. »
Mawlânâ Djalâl Od-Dîn Rûmî