Prétendre que les psychopathes sont "profilés" pour le pouvoir, et que c'est leur manque d'empathie qui leur permet d'accéder à ces niveaux d'exercices sans problème de conscience ou d'état d'âme, çà n'est pas que faux mais c'est une simplification à l'extrême et surtout très probablement une inversion de causalité. Cela permet de stigmatiser le problème comme le dit Cat, de pouvoir pointer du doigt, accuser, alors qu'il y a une réflexion qui me semble bien plus intelligente, et c'est grosso modo celle qu'avaient menés les Grecs de l'antiquité (et qu'Etienne Chouard nous remet en mémoire), c'est d'analyser sans complaisance, en quoi le pouvoir corrompt et que sur ce plan, il n'y a pas des bons et des méchants, mais juste des situations dans lesquelles l'humain standard profite parce qu'il est en situation de pouvoir le faire.
On voit çà à petite échelle, dans le moindre village : notre système soit disant démocratique, est un véritable "baise couillon" qui fait que l'accession au moindre poste de responsabilité est quasiment une condition nécessaire pour mener à bien et développer ses intérêt personnels. C'est bien le système qui pose problème puisque dans sa philosophie de base, au-delà des déclarations creuses, il n'est pas fait pour défendre l'intérêt général, mais plutôt pour qu'une minorité puisse justement se défendre contre l'intérêt général tout en prétendant faire l'inverse. Alors dans des communautés de communes, on crée tout un tas de fausses commissions qui font que les affaires ne sont jamais débattues en publique, dans la transparence, mais "en loge" finalement, et le citoyen, le péquin à qui on ne donne surtout pas les éléments de réflexion, perd le fil et laisse aller.
Au bout du compte, çà vaut tout simplement dire qu'on est tous des psychopathes en puissance, et que le réalisme voudrait qu'avant de se branler avec des grands principes, on adopte juste des dispositions en vue de contrôler cette psychopathie potentielle. En dehors de cette discussion essentielle, tout le reste n'est que du divertissement de masse, qui ne fait que maintenir la perversion en place.
Je vis dans une région où existent pas mal d'alternatives de vie, incluant des formules plus ou moins communautaire, tendance éco-village, ce genre de chose, mais dans les faits, ce que je remarque c'est que tous ces modèles, sont dirigés par des mini-tyrans, des faux gourous, des gens qui sont exactement dans le profil dont on parle ici. L'alibi, c'est le collectif, mais dans les faits ce sont des petites dictatures ; elles sont plus ou moins colorées mais çà ne change pas le principe.
Ce qui veut dire qu'on a toujours pas dépassé le cadre de la meute. à petite comme à grande échelle.
Ponérologie Politique
Commencé par
grego
, 07 jan 2006 à 11:15
30 réponses dans ce topic
#31
Posté 25 janvier 2012 à 12:18










