ephelya, le Mardi 10 Janvier 2006, 12:17, dit :
Glingal, le Mardi 10 Janvier 2006, 10:55, dit :
L'amour universel est selon moi une vue de l'esprit. Je veux dire par là qu'il est trop diffus, trop dilué pour prendre une forme concrête. On ne peut aimer que de forme personnelle. Ou bien l'amour universel ne serait qu'une forme de quête du bonheur absolue que l'on ne pourra trouver qu'en soi. L'amour sans objet... ça n'existe pas. Ou bien comment peut-on aimer sans diriger cet amour vers un être?
L'amour reste à mon avis une affaire personnelle qui a un objet, un direction précise.
Commence par t'aimer toi-même, t'aimer variemnt je veux dire, avec tesdégfauts et tes qualtés, avec tout ce qui fait que tu es toi, et tu verras qu'à partir de là tu te sentiras pousser des ailes et tu te sentiras capable d'aimer tout ce(ux) qui t'entoure(nt), et on n'a pas besoin de diriger cet amuor vers quelque chose pour le ressentir, c'est celui-là qui te fait sentir joyeux sans raison, épanoui, ouvert au monde et à la vie.
Bon ephelya, il faudrait arrêter un peu de se foutre de la gueule du monde! Je sais que le genre grande phrase nouill-Age "aimes-toi toi-même" est repris en long, en large et en travers par la littérature du genre (N-Age) qui pèse son poids en or dans toutes les librairies de mauvais goût. Mais là, ça commence à me gonfler!
Va donc dire ça au nouveau né qui vient d'être abandonné après un accouchement sous X, ose donc lui présenter ton grand principe fondateur et lui dire:
" Commence par t'aimer toi-même, t'aimer variemnt je veux dire"....
Et compte là-dessus pour qu'il se construise socialement sur la base de tes beaux principes.
Qui donc peut aimer sans jamais avoir reçu?
Le "aimes-toi toi-même", ce n'est qu'une petite phrase bien commode qui dispense celui qui la prononce de donner de l'amour justement. Cette phrase bien cruelle n'a son pareil que l'insensibilité qu'elle exprime. C'est là toute l'expression de la dénature même qui peut parfois régner au coeur du genre humain.
Quand un enfant vient au monde, sa survie ne tient-elle qu'au simple fait qu'il soit nourri? Techniquement ça a été fait, à une époque en Ukraine, les bébés abandonnés en pouponnière étaient nourris au biberon et le personnel surchargé callé le bibi entre des coussins pour que les petits se nourrissent comme ils pouvaient. Techniquement tous auraient dû survivre. Mais dans la réalité, faut voir le taux de mortalité de ces petits!!!....
Nul être au monde ne peut se construire sans le regard de l'autre. Nul ne peut se construire une image de lui sans se voir dans les yeux d'un autre, fussent-il aimant, maternant ou bien haineux (même la maltraitance ou la négligence un bébé peut en survivre, mais jamais à l'indifférence ou l'absence total de liens, ça c'est impossible). Le seul miroir qui construit l'humain c'est le regard, le contact de l'autre. La relation est avant tout un lien de dépendance.
Citation
je sais que ça en choque beaucoup, mais l'instinct maternel n'a pas toujours été si instinctif dans nos sociétés, loin de là....
Désolée, je suis directe, mais ce que tu dis-là n'a absolument aucun sens.
Premier parce que l'instinct maternel n'est pas seulement propre à la nature humaine mais il est étendu à bien des espèces animales. Au risque de te choquer (et c'est un comble d'avoir à le rappeler) l'instinct maternel est avant tout un instinct. Au départ, il n'a sa raison d'être que par le besoin commun de toute espèce de procréer, de transmettre ses gènes. Mais par lui, il permet à chaque créature de tisser un lien social qui lui EST vital, parce qu'il participe à la construction et à l'équilibre par le lien social.
Ensuite parce que l'instinct maternel chez l'humain existait bien avant la révolution industrielle!
Tu vis sur quelle planète ephelya????
La révolution industrielle est née avant tout par le besoin de tous les grands de ce monde de recruter, de produire, et tout ceci sous le bel argument propagandiste de "participation à l'effort de guerre". Faut dire qu'en tant de guerre, ce sont les hommes forts et valides qui manquent en matière de main d'oeuvre. Alors oui, on recrutait des femmes en touchant leur corde sensible d'épouses ayant laisser un mari combattant au front, qu'elles espéraient probablement voir leur revenir un jour vivant.
Ah le bonheur des temps modernes!!!....
Ca fait des nostalgiques peut-être?
Heureusement qu'il y a les guerres et la révolution industrielle pour qu'apparaisse enfin chez les mères le bel instinct maternel!!!!...
Alors pour en revenir enfin au sujet, l'amour universel reste, selon moi une vue de l'esprit, un terme qui ne veut absolument rien dire. Je préfère que l'on parle d'amour inconditionnel. La compassion est une expression de l'amour inconditionnel. Et pourquoi donc le fait de l'appliquer à son conjoint, ou son partenaire nécessiterait devrait-il être exclusif?
Pourquoi l'amour inconditionnel devrait avoir pour cible autrui et pas le partenaire?
Par quel besoin doit-on mettre en opposition amour individuel et inconditionnel?
L'amour reste de toute façon toujours très personnel, c'est un pont relationnel d'un individu vers un autre individu.
Désolée, ça ne me fait pas du tout le même effet qu'un étranger me dise: "j'aime les français pour ce qu'ils sont" (et cela même si je suis française, que ce même étranger me dise: "Je t'aime pour ce que tu es... tout ce que tu es!"
Bien que l'amour ne devrait surement pas à avoir se justifier.
Citation
c'est au contraire ceux-là qu'il faudrait aimer le plus, parce que ce sont ceux qui en ont le plus besoin, et leurs faiblesses le montrent sans équivoque...
il faut les aimer parce qu'on compatit, et parce que rien de dit qu'à leur place (né dans le contexte dans lequel ils sont nés, élevés comme eux, avec leur vie, etc.) on ferait mieux qu'eux ou on vaudrait mieux qu'eux.
eux aussi sont un reflet de nous, alors il faut les aimer comme nous-mêmes
mais c'est vrai que la première chose à faire avan toute chose, c'est s'aimer soi-même, parce qu'il est impossible d'aimer autrui sans commencer par soi...
Pour le fond je suis assez d'accord avec ça. Mais pour s'aimer il a fallu avoir été aimé tout de même.
Et je comprends RomArt, c'est plus facile humainement d'aimer quelqu'un "d'aimable".
Vers qui se portera plus facilement ta compassion, vers un bourreau ou vers sa victime?
Pourtant comme tu le dis l'un et l'autre sont aussi le reflet de nous même.
Mais être compatissant sans différence de l'un et de l'autre, ça demande le dépassement de nos limites personnelles en matière d'humanité. Et au risque de me répéter, cela n'est possible que pour celui ou celle qui aurait reçu l'amour nécessaire à la construction d'une image équilibrée de soi, les piliers de l'amour propre.
@mitié!