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**Ségolène Royal**


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231 réponses dans ce topic

#1 cylbertjj

cylbertjj

    L'ignare qui ne l'ignore pas...

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Posté 17 janvier 2006 à 22:20

Bonjour à toutes & tous.
Depuis que les médias se sont emparés de la possible candidature de S. Royal à la présidentielle de 2007, je suis très circonspect.
Je m'interroge. :cogite:
BIzarre, étrange me dis-je depuis quelques semaines.
NB: je ne suis pas intoxiqué par la télé, juste par 3 radios ! :cpasmafaute:
Il n'y a pas très longtemps, c'était plutôt  É. Guigoux qui "plaisait" à beaucoup de françaises & de français.
Maintenant, elle n'existe pratiquement plus  :???: médiatiquement parlant.  
Qui exactement est à l'origine  de ces sondages ?
Pourquoi les médias foncent tête baissée sur le sujet  (la Sujette ?)?
Une fois de plus, qui manipule qui ?
Le pourquoi est aisé à deviner !
Qui verriez-vous comme candidat de ce qu'ils osent encore appeler le PS (pour moi = Passé Simple) ?
Faites-nous la grâce de ne pas nous resservir les Lang, Fabius, Strauss-Kahn, Jospin  et la bande ceux qui l'ont mené à la défaite.
Mais pourquoi pas si vous estimez et argumentez en fonction de  capacités réelles, en fligrane ou subodorées.
Naturelllement nous pouvons discuter de candidats d'autres partis hormis celui pour qui un topic très très très très long est déjà consacré.
:na:
En avant.
:humhum:
Wait and see...
Moët Hennesy !

#2 Magnus

Magnus

    Hein ?

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Posté 17 janvier 2006 à 22:43

Il ne faut pas oublier que c'est un battage mediatique CONTRE  ségolène, en parler pour se moquer.
si vous ecoutez les débats de LCI, les passages d'Alain Duhamel, "l'interview"  hier par pujadas, qui ne la trouvait pas crédible.
Bref, les medias etant à la solde de Sarko (ca devient de plus en plus visible), ils parlent des sondages qui donnent Segolène vainqueur,mais pour la critiquer (du gere "mais qu'est ce qu'elle a de si special, elle a aucun programme !"), et à cela elle a très bien répondu ("on a dit la meme chose quand Bachelet avait annoncé sa candidature).

Les contre : on connait pas son programme. Normal, vu qu'elle est pas encore la candidate du PS, elle va pas griller son plan à 1 an et demi de la présidentielle, il faut le peaufiner à fond jusqu'en novembre.
On voit mal comment elle tiendra ses promesses, à part de monter les impots, ca la gauche sait le faire, il faut voir comment ils gèrent les régions !

Les pour : C'est une femme, on aura donc une politique différente, et peut etre enfin une politique de gauche.
Son mari est un comique pas crédible (vous avez entendu son lapsus révélateur sur la candidature de sa femme ? A mourir de rire, en gros il a dit qu'il était préoccupé par la candidature de sa femme), les autres candidats PS ont déjà eu un poste donc fait preuve de leur inutilité (Fabius, Lang, les dinosaures de la politique ?)
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#3 Alf

Alf

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Posté 17 janvier 2006 à 22:49

oui puis cet aprés-midi, aux questions du gouvernement sur France 3 , j' ai éclaté de rire, quand ils ont filmé François Hollande en train de somnoler, c' est limite si il s' endormait pas ,une mini sieste dans l' hémicycle ? pourtant avec tous les boeufs qui braillent, cà doit pas être évident de pioncer....  c' est fou ce que la France le passionne dites donc !  :bravo:

#4 joel

joel

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Posté 18 janvier 2006 à 00:18

La Royale Ségolène est peut-être sympa (du moins devant les caméras...), elle a perdu tout crédit à mes yeux depuis son engagement en faveur du Traité à la Constitution Européenne. Vu la concurrence féroce qui règne au sein du PS, c'est bien entendu l'Iznobad de l'UMP qui se frotte les mains.

Quant à son concubin, quelle lavette ! Tout pour plaire ! Pour le TCE... Contre la licence globale... Pour un alignement atlantiste... Pour le lynchage médiatique de Dieudo... Pour une politique étrangère dictée par les recommandations du CRIF... :tss:

Et en plus, il s'entend comme larron en foire avec le Sarko !  :roll:  Mais que font les militants de base du PS ? :???:

#5 joel

joel

    Tournicoti, Tournicoton

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Posté 18 janvier 2006 à 00:47

magnus2005, le Mardi 17 Janvier 2006, 22:48, dit :

Il ne faut pas oublier que c'est un battage mediatique CONTRE  ségolène, en parler pour se moquer.
si vous ecoutez les débats de LCI, les passages d'Alain Duhamel, "l'interview"  hier par pujadas, qui ne la trouvait pas crédible.
Bref, les medias etant à la solde de Sarko (ca devient de plus en plus visible), ils parlent des sondages qui donnent Segolène vainqueur,mais pour la critiquer (du gere "mais qu'est ce qu'elle a de si special, elle a aucun programme !"), et à cela elle a très bien répondu ("on a dit la meme chose quand Bachelet avait annoncé sa candidature).
Paradoxalement, et peut-être que c'est intentionnel ou non mais c'est le genre d'attitudes exagérées qui va accroître le capital sympathie pour la Ségolène auprès du grand public, tout sexe confondu. Un peu comme pour le TCE où la propagande était tellement outrancière... Déjà ce soir, les Guignols ont "flingué" le Pujadas (Pujadiste ?) de France2 pour son interview de la veille. C'est un signe !

#6 BadFromie

BadFromie

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Posté 18 janvier 2006 à 05:46

En ce qui me concerne, j'ai des raisons personnelles de ne pas aimer Ségolène Royal et de ne pas vouloir d'elle comme présidente.

À la fin des années 80, alors qu'elle était députée des Deux-Sèvres, mon père qui était ingénieur géologue et qui avait travaillé toute sa vie dans le nucléaire (tirs nucléaires à Mururoa, puis dans le Limousin dans une zone d'extraction d'uranium), ce qui a d'ailleurs fini par le tuer, bref, à cette époque, mon père travaillait à l'ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets RAdioactifs), dont le but était d'étudier la faisabilité d'enterrement des déchets radioactifs dans différentes régions en fonction de leurs sous-sols (granitique, argileux, etc...) et les Deux-Sèvres était l'une de ces régions.

Mon père travaillait donc pour l'État, et Mme Royal n'a rien trouvé de mieux à faire que de rendre le travail difficile à mon père et ses collègues par ses positions anti-nucléaires ridicules...

Que l'on s'entende bien. Je n'ai rien contre les anti-nucléaires. Je sais pertinemment que le nucléaire est dangereux, je suis bien placé pour le savoir, mais en ce qui concernait alors le retraitement de ces déchets, le risque était minime et ne méritait pas tout le stress qu'elle a causé.

Et si on ajoute à cela son opinion de l'Europe et de l'ex-TCE, je la considère aussi maléfique que Sarkozy.

Mais je n'ai rien contre d'autres femmes candidates...

#7 Didier

Didier
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Posté 18 janvier 2006 à 09:28

Les pseudos courants Hollande, Fabius, etc. ne sont pas des courants d'idées mais des écuries autour de personnes. Les seuls courants qui comptent sont les courants d'intérêts : courant des médecins, des maçons, des énarques, des juifs, des homos, etc.
Il n'y a même pas de pensée commune "socialiste".

J'en parle en connaissance de cause, je vais encore aux réunions (mais je crois qu'ils pensent que je suis des RG :-? ). Hier en section le lobby des producteurs gueulait contre la licence globale.

Ségolène Royal est au départ une excellente candidate parce qu'elle peut prendre des voix au centre. Le Pen l'avait déjà remarqué. Le problème est qu'une fois en campagne elle risque d'en perdre à gauche.

Comme présidente, il ne faut pas en attendre une quelconque évolution gauchisante. Ca sera du capitalisme avec un peu plus d'impôts et un zeste de social, mais les SDF n'auront toujours pas le droit de construire une maison en bidons rapport au plan d'occupation des sols, à la propriété de la terre et au permis de construire.

Et coincée, ce n'est pas vraiment la réputation qu'elle traîne...

#8 Daman

Daman

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Posté 18 janvier 2006 à 19:19

Pour Ségolène, je décline la proposition. Cette femme est fourbe et je ne sais pas pour qui elle court vraiment. En revanche je n'ai rien contre une communiste , blonde ou pas. Vous dites que la petite Autin est bien ... Pourquoi pas ? ça nous changera des morues du PS ( je n'ai pas encore dit thons).

Une remarque : ce n'est pas parce que les média font semblant de descendre Sego qu'elle est bien... Moi je ne regarde pas le doigt ... Je me souviens de ses positions sur le TCE et rien que ça me la fait classer à l'extrême droite à côté de Sarko et Le Pen comme tous les faux derches socialistes. Imaginez vous qu'il arrive malheur à Sarko ou qu'il soit discrédité ... Je suis certain que les médias joueraient La Ségo du jour au lendemain après quelques manoeuvres en coulisse, bien sûr.

Pendant les années socialistes je me souviens aussi que ses positions, typiques de cette époque , c'était toujours du type "on l'a décidé , ça se fera "  donc une approche quasi totalitaire. Par exemple à propos du transfert à l'assemblée nationale de la gestion de l'assurance maladie, qui a très bien été interprété comme un hold up sur les cotisations des travailleurs français puisqu'il s'agissait d'englober dans le budjet de l'Etat une partie du salaire des travailleurs elle disait " nous sommes les représentants du peuple, donc nous sommes les plus à même de gérer la sécu" ... Elle oubliait que la sécu était le bien privé quoique collectif de ceux qui la financent et en aucune façon un bien de l'état mais il s'agissait alors de se défaire de certaines dettes de l'état au détriment de cet organisme et ce fut fait promptement. Sans compter qu'un certain nombre de patrons se sont vu dispenser de payer leur part tout en continuant à se mêler de la gestion de la sécu.

Bref, ce que je déteste chez elle c'est l'à peu près, le mensonge et la fourberie ( comme la grosse Aubry d'ailleurs) .

Ugh ...J'ai dit ...

Ce message a été modifié par Daman - 18 janvier 2006 à 19:51.

Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#9 cylbertjj

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    L'ignare qui ne l'ignore pas...

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Posté 18 janvier 2006 à 22:16

je vous rappelle que le sujet (la sujette) est S. Royal
Concernant Royal : au mois de décembre dernier, au cours d'une émission durant laquelle des auditeurs expriment leur(s) point(s) de vue, une dame qui habite toujours le bourg où la famille Royal a vécu (Chamagne, à procximité de Charmes, Vosges) est intervenue.
Elle voyait régulièrement les parentys et les enfants, dont Ségolène venir à la messe le dimanche. Famille type catho intégristes et qui ne se mélangeait pas
au peuple local plutôt ouvrier !
Cette intervenante a terminé en précisant que Mme S. Royal n'était jamais revenue là où elle était née et a vécu une partie de son enfance, voire sa jeunesse !

Ce message a été modifié par EcliptuX - 24 novembre 2006 à 19:21.

Wait and see...
Moët Hennesy !

#10 Magnus

Magnus

    Hein ?

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Posté 20 janvier 2006 à 12:55

Les sondages, ca continue !

"59% des Français déclarent qu'ils pourraient voter pour la socialiste Ségolène Royal à l'élection présidentielle, selon un sondage Ifop à paraître lundi dans le magazine Elle. Si Mme Royal était candidate à la prochaine élection présidentielle, 16% des personnes interrogées voteraient "certainement" pour elle et 43% "peut-être". 40% affirment qu'il y a peu (16%) ou pas du tout (24%) de chances qu'ils votent pour elle.

Les femmes (63%) sont plus nombreuses que les hommes (54%) à envisager de voter pour la présidente PS de la région Poitou-Charentes. Interrogés sur les raisons qui pourraient les amener à choisir Mme Royal, 51% des Français affirment qu'elle "amènerait un souffle nouveau à la vie politique", 38% qu'elle "est compétente" et 24% qu'elle est "à l'écoute des problèmes concrets des Français". 20% indiquent que leur vote serait motivé par le fait qu'elle a "un projet pour la France" et 16% (19% des hommes et 14% des femmes) parce qu'elle est une femme.

L'accession d'une femme à la présidence de la République est par ailleurs considérée comme naturelle par la quasi-totalité des personnes interrogées : 94% s'y déclarent favorables contre 5% opposés. 1% ne se prononce pas. En 1988, 91% des Français (contre 7%) se prononçaient dans le même sens, mais ils n'étaient encore que 52% (contre 39%) en 1972 et 18% (contre 75%) en 1946, rappelle le sondage.

Sondage réalisé les 12 et 13 janvier par téléphone au domicile des personnes interrogées auprès d'un échantillon de 950 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas)."

Encore un sondage pour la stigmatiser au final, car si on regarde derriere l'effet d'annonce, seulement 16% sont certains, et 43% sont pas sur du tout. Je trouve pas ca tres positif, il aurait fallait une question "voter oui ou non", car là c'est du n'importe quoi comme d'habitude avec les sondages !
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#11 tatiana

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Posté 20 janvier 2006 à 15:46

J'en vois d'ici qui vont me taxer, à tort, de propagande mais voici quelques infos concernant les cursus politiques respectifs de Clémentine Autain, comparé à celui de Ségolène Royal (avec 20 ans de différence...):

C.A. :
Clémentine Autain est la fille de la comédienne Dominique Laffin et du chanteur Yvan Dautin. Son oncle François Autain est sénateur socialiste de Loire-Atlantique, ancien député et ancien ministre de François Mitterrand. Clémentine Autain perd sa mère à 12 ans, en juin 1985. Elle milite à l’Union des étudiants communistes et passe un DEA d'histoire sur le MLF. En 1997 elle participe à la fondation de l'association Mix-Cité, dont elle est coprésidente, jusqu'à sa candidature au Conseil de Paris en 2001. Elle milite depuis à la fondation Copernic.


S.R :
Conseillère de tribunal administratif en disponibilité, elle est remarquée par Jacques Attali (comme François Hollande), et devient de 1982 à 1988 conseillère technique au secrétariat général de la présidence de la République, chargée d'abord de la jeunesse et des sports, puis des affaires sociales. Elle adhère au PS.
En 1988, elle est parachutée par François Mitterrand dans les Deux-Sèvres, où elle est élue députée de la 2e circonscription de Saint-Maixent-l'École contre l’UDF Pierre Billard, conseiller général et maire de Celles-sur-Belle, dont le slogan était « L’homme qu'il vous faut ». Elle le distance de 552 suffrages. Elle parcourt 3000 km dans une circonscription de douze cantons ruraux pour se faire connaître. Commentant son succès, elle déclare: « Pour un parachutage, l’atterrissage est réussi. »
Elle s’est fait remarquer par des interventions contre l’heure d’été, contre la violence et le sexe à la télévision (voir son livre Le Ras-le-bol des bébés zappeurs), pour l’appellation d’origine du fromage de chèvre chabichou ou pour le label des vaches parthenaises et maraîchines. Elle collectionne les succès à chaque élection sauf lorsqu’elle brigue la mairie de Niort en 1995.
Elle a signé divers appels émanant des clubs de Jacques Delors, dont son compagnon François Hollande était le secrétaire général. En 1994, elle passe le concours d’avocat au barreau de Paris tout en siégeant à l’Assemblée nationale et au conseil général des Deux-Sèvres, et entre au cabinet Teitgen.
En mars 2004, elle remporte la présidence de la région Poitou-Charentes face à son prédécesseur Elisabeth Morin. Cette élection a été le symbole du rejet du gouvernement de Raffarin, ancien président de la région avant d'être nommé premier ministre par le président Chirac.

(extraits de wikipedia...)
Alors Chabichou ou Mix-cité ?
:biglol:

#12 cylbertjj

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Posté 21 janvier 2006 à 22:00

Elle a pu changer mais je vous rappelle qu'elle n'est jamais revenue dans le village où elle a passé son enfance et une partie de sa jeunesse... (voir plus haut !)
Autre point pas encore signalé. Elle fût secrétaire d'État sous la férule du butor  Allègre, alors ministre de l'Éducation Nationale (lui qui en manque tant... d'éducation ).
Il l'a trouvée nulle et n'a pas cessé de la ridiculiser.
Ce malotru n'est pas une référence, je sais. Mais il n'avait peut-être pas totalement tort ?
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Moët Hennesy !

#13 Magnus

Magnus

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Posté 06 avril 2006 à 18:54

Nouveau site de Ségolène

Dessus a été mis en ligne le 1er chapitre de son nouveau livre :

"Le désordre démocratique : premier diagnostic



I.- Elus : ce que les Français en disent

II.- Défections électorales : non inscription, abstention



III.- Dissidences électorales :

Le FN
Le 21 avril 2002
Mai 2005


Comprendre
Les jeunes et la démocratie représentative


IV.- De quelques dysfonctionnements démocratiques



V.- Autres raisons culturelles et politiques
d’une transformation durable
des comportements électoraux


VI. –  S’appuyer sur l’expertise citoyenne
pour décider et agir juste



I.- Elus : ce que les Français en disent
(sondages 2005-2006)

50 % admettent que la politique puisse être une activité « honorable »
(58 % il y a 4 ans)
71 % n’ont pas une bonne opinion des « hommes politiques », classés loin derrière les infirmières, les enseignants, les policiers, les militaires, les chefs d’entreprise et les syndicalistes (les plus sévères = 18-24 ans et 40-49 ans avec 76 % et 78 % d’opinions négatives ; les plus indulgents : les plus de 65 ans)

85% pensent que les politiques s’intéressent d’abord à leur carrière
62 % qu’ils sont coupés de la vraie vie des Français
19 % seulement qu’ils « connaissent nos préoccupations »
32 % qu’ils ont une vision pour l’avenir
1 % leur fait tout à fait confiance (22 % plutôt confiance)
37 % ne leur font pas du tout confiance et 39 % plutôt pas confiance
61 % ne font pas confiance aux députés = ce sont les élus comptables de l’avenir qui sont les moins écoutés.

Le maire = figure politique préférée, familière depuis la Révolution, ancrée dans la mémoire affective des Français (célèbre les mariages, s’occupe des écoles et du social). Elu de proximité rassurant quand domine le sentiment d’abandon (mais parfois violemment agressé : Nanterre et autres violences). Elu du sol opposé à Etat lointain et non protecteur = un retournement par rapport à l’imaginaire jacobin qui faisait de la distance la condition de l’élaboration de l’intérêt général. Ambivalence de l’idéologie de la proximité car elle est aussi l’alibi traditionnel des notables (Raffarin).

Globalement, les Français ne se sentent pas reconnus (importance de la reconnaissance mutuelle) et sont de plus en plus nombreux à penser que les politiques sont déconnectés du terrain, impuissants face aux problèmes, incapables de décoder l’avenir.

Dialectique nécessaire de la bonne proximité et de la bonne distance.

Marcel Gauchet : « la reconnaissance, c’est très exactement le point d’équilibre entre connivence et distance ».

Paradoxe : on ne s’est jamais autant tracassé de l’opinion et les gens n’ont jamais eu autant le sentiment d’être si peu entendus/compris à connaître n’est pas reconnaître, rendre visible n’est pas rendre compréhensible, se savoir dans le détail n’est pas se comprendre dans son ensemble.



II.- Défections électorales

1°) Abstention

En 20 ans, l’abstention aux législatives est passée de 20 à 30 % avec des pics à 40 % dans certains quartiers populaires. Record toutes catégories : le referendum sur le quinquennat : 70 %.

Lors des élections municipales de 2001, dans 32 sites prioritaires de la politique de la ville, un électeur sur deux ne s’est pas déplacé. Dans certains quartiers, l’absence de candidat FN a fait monter l’abstention. Forte augmentation de cette « grève du vote » par rapport à 1995 (Meaux + 18,8 % ; Vaulx en Velin + 18,8 % ; Nanterre + 13, 13 %…).

Les habitants des Zones Urbaines Sensibles, contrairement à une idée répandue, ne font pas, entre les partis, de choix très différents de ceux des autres électeurs (avec toutefois une préférence pour la gauche et un vote d’extrême-droite un peu plus fort là où se concentrent les taux de chômage, de sans diplôme et d’ouvriers les plus élevés) mais ils votent moins.

Entre 1995 et 2002, la participation au vote des 18-24 ans a chuté de 10 points.
Anne Muxel : une large moitié des jeunes s’est abstenue lors du référendum européen.

2°) Non inscrits

4 millions de non inscrits sur les listes.
Loi du 10 novembre 1997 : inscription automatique des jeunes quand ils atteignent leur majorité, sur la base de l’adresse donnée aux Journées d’appel et de préparation à la défense (ceux qui avaient 18 ans avant 97 ou déménagent en cours d’année doivent effectuer une démarche volontaire). Efficacité partielle : 26 % des 18-19 ans non inscrits en 1995, ramenés à 14,4 % en 2005.

L’appel lancé par les associations Devoir de Mémoire et ACleFeu (Clichy), avec Jamel, Bacri, Joey Starr, etc. à la suite de l’embrasement des quartiers a eu des résultats inégaux mais quand même significatifs. D’après une étude de Banlieues Respect (collectif de 165 associations) sur 108 communes des 22 Régions hexagonales : 7 % à 32 % d’inscriptions supplémentaires, dont les 2/3 de 18-35 ans. Ces résultats doivent plus aux initiatives locales de mobilisation qu’à la géographie des émeutes (Melun a vu les inscriptions augmenter mais pas Meaux ; Aulnay et Clichy aussi mais pas La Courneuve ou Bobigny).
Sincères ou provocateurs, certains jeunes ont dit ne prendre leur carte d’électeur que pour pouvoir la brandir sous le nez des policiers qui les contrôlent sans cesse, espérant qu’elle les protègerait mieux que leur carte d’identité.

Vote obligatoire : il a fait, depuis l’instauration du suffrage universel en 1848, l’objet de 55 propositions de loi sans suites dont 3 sous l’actuelle législature (2 UMP et 1 PS). En Belgique, le vote est obligatoire depuis 1893, des amendes sanctionnent l’abstention, alourdies en cas de récidive mais peu appliquées. Résultat : 10 % d’abstention. Ceux qui défendent le droit à l’abstention le font au nom du droit pour les électeurs d’exprimer de cette manière aussi leur mécontentement. Une récente étude menée dans 16 pays européens + Australie + Nouvelle Zélande a mis en évidence que le surcroît de civisme attendu de cette obligation était illusoire : là où le vote est lié à une menace de sanction, ses effets sont contre-productifs sur l’attitude politique et l’engagement citoyen car les gens discutent moins de politique, s’y intéressent et la connaissent moins que là où le vote est facultatif. Une pratique routinière ou contrainte n’est pas un comportement civique.


III.- Dissidences électorales
Le tournant = 1986, quand le taux de chômage se stabilise autour de 10 %.
Corrélation mais pas causalité entre le déclin du PC et l’essor du FN (qui capte des voix ouvrières et de gauche mais dont l’électorat reste majoritairement issu de la droite).
Depuis 10 ans monte une véritable révolte (jacquerie, insurrection…) électorale qui cristallise de diverses manières des votes anti-système.

1°) Le Front National

Présidentielles 1995 = 18 % des 18-24 ans et des 25-34 ans (10 % en 1984), principalement masculins (il y aurait beaucoup à dire sur la crise de la masculinité populaire mais pas à la manière d’Eric Zémour. Combinaison de souffrance sociale et d’incertitude identitaire suscitant nostalgie pour l’ordre ancien, violences réactives – sexistes, racistes, homophobes – et réceptivité aux thématiques autoritaires-virilistes)
30 % des ouvriers et 25 % des chômeurs
les moins enclins = femmes et plus de 65 ans

Présidentielles 2002 = près de 5 millions d’électeurs
16,9 % au 1er tour ; 17,79 % au 2ème tour
Législatives 2002 = 11,1 %
Européennes 2004 = 9,81 % (7 députés)
Régionales 2004 = 14,9 % (157 élus)

Des scores durables.

Une bataille initiale mal menée dans les années 80 car privilégiant l’antiracisme moralisateur et sous-estimant la question sociale, assimilant tous les électeurs FN à l’extrême-droite traditionnelle sans s’attaquer aux racines du populisme moderne d’où inefficacité assurée voire encouragement à de nouveaux bras d’honneur. La caractérisation comme vote « protestataire » est un peu courte car elle n’incite pas à comprendre sur la base de quels désarrois s’opère pour beaucoup l’adhésion aux « valeurs » du FN et comment une partie de cet électorat, quoiqu’apparemment fidélisé, peut rebasculer à gauche s’il a enfin le sentiment qu’on perçoit ses problèmes et qu’on s’y attaque vraiment. Certains électeurs FN continuent d’ailleurs à se dire de gauche…

« Lepénisation des esprits » = attention à cette vision catastrophiste qui accrédite à l’excès l’idée d’une banalisation des thèses du FN sur la base d’une lecture contestable (et contestée notamment par le CEVIPOF) de certains sondages. Avoir la nostalgie des « valeurs traditionnelles » (= les repères qui permettaient d’y voir clair) ne vaut pas fascisation des cervelles et même trouver qu’il y a « trop d’immigrés » ne signifie pas consentir à leur discrimination. Le FN fait, hélas, partie du paysage et joue avec talent le jeu de la démocratie : que 66 % des Français ne voient pas en lui un danger pour la démocratie n’est pas forcément le signe d’un abaissement de leurs barrières immunitaires.

Sous la radicalité apparemment intraitable, le mépris de classe pointe le nez…

Il reste que 24 % des sondés se disent tout à fait ou assez d’accord avec les idées frontistes, 43 % les trouvent « excessives » et seulement 39 % « inacceptables » : c’est inquiétant mais la pose morale n’est pas la bonne attitude car elle renforce ceux qui, dans leur colère ou leur désespoir social et politique votent FN avec la conviction qu’il est le seul parti anti-establishment et proche du peuple. A traiter d’urgence : le sentiment d’abandon et de lâchage de plus en plus général.

Décembre 2005 : 33 % pensent que le FN peut être présent au 2ème tour en 2007, 29 % le souhaitent… Plus l’insécurité, la précarité et l’incapacité à faire France se répandent, plus le FN capitalise.





2°) 21 avril 2002

Pas un coup de tonnerre dans un ciel serein = une étape de plus dans un processus  ressentimental au long cours.
Pas un « séisme » car ce vocabulaire qui naturalise le politique (de plus en plus fréquent cf. l’abus du terme « catastrophe » là où, de Katrina à Outreau, des chaînes de décision ou de non décision sont directement en cause) impute à la fatalité ce qui est de l’ordre de la responsabilité.
Pas non plus la faute exclusive des petits candidats issus de la gauche plurielle (Taubira…) car ils furent aussi le symptôme de notre incapacité à fédérer = responsabilité partagée.
A la différence de ce qui s’est passé en mai 2005, le résultat n’était pas voulu quoique la semonce fût volontaire.

Au 1er tour, sur 35 % d’électeurs s’estimant en situation de déclin ou de régression sociale, le FN en a capté 25 % et Jospin 10 %. A l’époque, il s’agissait principalement d’électeurs de catégories modestes. En mai 2005, 56 % exprimeront ce même sentiment de hantise de la chute, dont nombre d’électeurs des couches moyennes, cadres en tête. La dissidence électorale s’élargit au rythme de l’insécurité sociale et nationale.

Les partis de gouvernement apparaissent clairement comme très minoritaires dans le pays. On prend sur le coup la mesure du divorce mais on n’en tire pas (ou alors de la pire manière) les conclusions opérationnelles. La politique conduite depuis 2002 par la droite fait le lit de la répétition du même, en pire.

Vote des Z.U.S. :
12,14 % pour l’extrême-gauche (France entière : 10,44 %)
43,64 pour la gauche (France entière : 33,45 %)
24,66 % pour la droite (France entière : 37,90 %)
20,54 % pour l’extrême-droite (France entière : 19,20%)

Pour Olivier Duhamel, tout s’est déréglé en 2002 :

le 1er tour a été de fait une élection ultra-proportionnelle d’un type nouveau, avec les caractéristiques du genre : prolifération de candidats, attaques privilégiant le plus proche, fin des allégeances partisanes, dispersion des suffrages, multiplication des votes d’expression identitaire ; il cite le cas d’un jeune collant gentiment des enveloppes pour Jospin mais confessant qu’il allait voter Besancenot. Un vote, en somme, « juste pour dire » ;
le 2ème tour fut conforme à la logique ultra-majoritaire de notre Constitution mais les deux finalistes étaient minoritaires dans le pays (déjà le cas en 1995).


Ses propositions = un temps d’antenne proportionnel à la représentativité de chacun ? Une sélection plus stricte des candidats : représenter 3% minimum des électeurs ou réunir 200.000 signatures ?
Autres préconisations çà et là = l’apparentement au 1er tour (tout le monde y va mais alliance explicite pour totalisation, en vue de l’accès au 2è tour, de toutes les voix qui se sont portées sur les candidats alliés). Durcissement des conditions de remboursement.

Pas forcément inintéressant mais on ne règle pas un problème politique de fond par des recettes technico-techniques. C’est à la racine qu’il faut attaquer les causes du mal démocratique et de l’exaspération non seulement populaire mais plus généralement française.

3°) Mai 2005

92 % de la représentation nationale a voté dans un sens et 56 % des Français dans l’autre.

Ne pas sous-estimer ce décalage mais d’abord, avant d’en venir aux raisons du non, ne pas mésestimer le oui et les millions de Français qui ont fait ce choix malgré tout : malgré un texte indigeste, malgré une réalité européenne bien éloignée de nos rêves, malgré le discrédit du gouvernement Raffarin et la tentation d’un vote-sanction, malgré leurs inquiétudes et leurs incertitudes, malgré les rumeurs les plus folles (remise en cause de l’IVG, de la laïcité, des droits sociaux…). Ils ont voté oui avec la conviction, au bout du compte, que là était l’intérêt de la France et que le traité donnerait plus de chances à l’Europe de jouer son rôle politique et de fonctionner efficacement. Eux aussi ont ardemment débattu. Tous n’étaient pas des nantis. On a beaucoup souligné le caractère interclassiste du vote non. Le vote oui le fut aussi et pas exclusivement monopolisé par les catégories les plus aisées, les plus sûres d’elles, les plus éprises de mondialisation heureuse : 35 % de oui chez les salariés qui gagnent entre 1000 et 2000 € par mois, 42 % chez ceux qui gagnent entre 2000 € et 3000 € par mois. Le revenu et le bagage universitaire n’expliquent pas tout.

Il reste que 69 % de ceux qui s’estimaient en situation de régression sociale ont voté non et que 65 % de ceux qui s’estimaient en situation de progression sociale ont voté oui.

La révolte croît contre le consensus des élites politiques, économiques et médiatiques = crise de leadership manifeste.

De plus en plus, les gens ont le sentiment d’être pris dans un mouvement qui leur est hostile, auquel ils ne peuvent rien, qui les broye et d’une certaine façon signifie leur mort ou la mort de ce à quoi ils tiennent. Non seulement l’Europe ne sera pas française mais elle est vécue comme portant atteinte à ce qui fait la France (modèle social, rôle protecteur de l’Etat : cf. sondage pour l’Assemblée montrant que la protection sociale incarne, juste après la Marseillaise, la nation française) donc contribuant à la défaire, cheval de Troie d’une mondialisation menaçante (Marcel Gauchet).

Les partisans du oui ne sont pas crus et sont taxés d’arrogance.
La campagne du non est tonique car elle donne le sentiment de récupérer un peu de maîtrise sur le cours des choses, de déjouer les pronostics : jubilation du pouvoir d’empêchement et de sanction. Cette fois-ci, le résultat est pleinement voulu. L’addition des ras le bol nourrit la vague.

En 1992, seul un fort soutien des diplômés et cols blancs avait, de justesse, sauvé le oui ; ces catégories ont, depuis, quantitativement progressé : la moitié de la population adulte était alors sans diplôme, la proportion actuelle n’est plus que d’un tiers ; les cadres et professions intermédiaires ont augmenté de 20 % ; les grandes catégories du non à Maastricht (ouvriers, artisans, commerçants) ont continué de s’effriter (-10 %) même si elles représentent encore 31 % des actifs.

Paradoxe (Eric Maurin et Dominique Goux) : cette transformation sociologique aurait dû mécaniquement profiter au oui en 2005. Tel n’a pas été le cas. En 2005 comme en 1992, le niveau d’instruction est déterminant mais le clivage se déplace et passe désormais entre les très diplômés et tous les autres. Une partie des diplômés intermédiaires, jadis soutien du oui, bascule vers le non (efforts méritocratiques déçus sur fond d’inflation-démonétisation des diplômes moyens), les classes moyennes du public (pro-oui en 1992) rejoignent celles du privé, pro-non aujourd’hui comme hier. Anxiété désormais partagée, pour soi ou plus encore ses enfants, hantise du déclassement qui fait qu’on ne regarde plus ceux du dessus avec envie mais ceux juste en dessous avec effroi car on n’a ni espoir de mobilité ascendante ni accès aux aides sociales des plus démunis (problème de l’assignation résidentielle et plus encore scolaire).

60 % des électeurs de gauche votent non, pas par rejet de l’idée européenne mais par refus de voir, pensent-ils, davantage ébranlés l’emploi, l’Etat et les services publics. L’Europe-Providence, sinon rien !

Percée du vote non chez les jeunes (près de 60 % des 18-34 ans), les ouvriers (80 %), les employés (67 %), les intérimaires (71 %), les CDD (69 %).

Les Français, qui « ont fait de la politique européenne un sport populaire » (Rifkin), ne sont pas apathiques mais en attente. On débat partout, même avec des inconnus, les livres sur l’Europe, même austères, sont des succès d’édition. On fait payer aux gouvernants, qu’on n’estime ni fiables ni efficaces, le fait que « le désir de maîtrise personnelle des choses ne rencontre aucune offre politique » (Mariette Darrigrand). Dans leurs motivations, question sociale et question nationale sont liées : parce qu’en France, plus qu’ailleurs, l’Etat est le garant du pacte social et parce que le chômage est aussi destructeur d’identité nationale (élargissement, Bolkenstein, plombier polonais, Turquie).

4°) Comprendre

Plutôt qu’une nostalgie passéiste, l’attente impatiente et exaspérée de ce qui ne vient pas = des protections adaptées aux risques d’aujourd’hui.
Ne pas en faire une lecture aristocratique et réductrice qui ne verrait que néo-nationalisme ou xénophobie matinée de fausse radicalité sociale (Savater : « des réflexes finalement petits-bourgeois drapés d’un apparat de radicalité trompeuse »), que populisme tournant le dos à l’époque. Ces dimensions sont présentes, elles n’épuisent pas la signification du vote.

Sanction d’une Europe vécue comme technocratique et bureaucratique sans autre perspective politique que l’élargissement. La bonne nouvelle du référendum, en dépit de son résultat : la politique, chassée par la porte, revient par la fenêtre, par effraction. Le non ne signifie ni dépolitisation ni repli sur un nationalisme étroit mais espoir d’une construction (nationale et européenne) plus généreuse, plus sociale, plus politique.

Entendre l’appel et la demande de politique/aux politiques.
Le moral français est certes le plus en berne de toute l’Europe (les plus optimistes sont les Scandinaves qui combinent haut degré de modernité, haut niveau de protection sociale et inégalités plus réduites) mais la créativité et l’inventivité des Français sont toujours vivaces : optimisme personnel (cf. mutations des mœurs et de la famille), pessimisme collectif.

En France plus qu’ailleurs, c’est la vision que les citoyens ont du politique qui colore leur rapport à la société (Rozès). Les Français ont le sentiment exaspéré que leurs potentialités ne sont pas valorisées par des gouvernants qui les empêchent de se projeter. Les dirigeants, de leur côté, s’exonèrent est estimant que les Français, décidément, ne sont pas à la hauteur des enjeux. D’où divorce, déclinisme, déprime et autres « dé ». C’est parce que la politique est en crise que l’humeur des Français est la plus noire d’Europe.

L’impuissance invoquée par le politique (au nom, pêle-mêle, de « l’économie », de l’Europe, de la mondialisation…) est un discours anxiogène qui délégitime la parole politique et dispense de chercher comment peser. Les gens pensent de moins en moins que la politique va les protéger mais le corps social n’est pas exsangue et l’envie de participer l’emporte sur le repli sur soi mais pas à n’importe quelles conditions. Cf. dons pour le tsunami : leur ampleur a surpris, les gens ont donné parce que « là, au moins, c’est utile ». Dans leurs vies, ils explorent de nouvelles pistes ce qui n’est pas un signe de déprime mais de vitalité sociale. La société hyper-individualisée n’est pas l’ennemie des causes collectives, à condition que la cause soit crédible et que l’articulation – du particulier au général, du singulier au commun – soit repensée et le lien renoué. Sinon, ils ont bien d’autres choses à faire.

La France ne s’ennuie pas : elle s’inquiète, doute, s’interroge, s’impatiente, s’exaspère et parfois ne se reconnaît plus, ne sachant plus ni d’où elle vient (cf. confusion histoire partagée/devoir de mémoire, esclavage, colonialisme) ni où elle va et surtout n’y apercevant plus ni la grandeur (de Gaulle : « la France ne peut être la France sans la grandeur ») ni le destin (St Just : « la France vote la liberté du monde ») qu’elle pensait incarner. « Imaginer la France ne va plus de soi » (Pierre Birnbaum)

On peut dire que l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes ressemble de moins en moins à ce que nous sommes devenus. Mais ne pas oublier que l’identité n’est jamais qu’une « espérance inscrite dans une époque ». Ces  Français au moral réputé en charpie répondent à un sondage du Parisien (1er février 2006) que « la diversité actuelle de la population française est une richesse » (72 % ) et que c’est « une caractéristique de la France » (73 % ), même s’ils trouvent insuffisante « l’intégration » (mot à bannir car il suggère que les Français en cause ne le seraient pas tout à fait…). Des sujets d’inquiétude aux motifs de fierté, la différence est parfois ténue et tient, encore une fois, à la capacité des politiques à poser des mots justes et des actes clairs qui rassemblent.

Entendre la légitimité d’un désir de repères, d’ordre juste, de protections équilibrées et le refus d’une adaptation à sens unique qui condamne à tout subir sans piper mot.

L’urgence : montrer que l’impuissance n’est pas une fatalité.
Ce qu’il nous faut : ce que François Mitterrand appelait « la force d’être soi-même et celle de changer ».

5°) Les jeunes et la démocratie représentative

Pas vraiment la lune de miel…
Là aussi, importance des diplômes mais large défiance, décalage culturel, générationnel, civilisationnel…
La conscientisation emprunte d’autres voies, mêlant radicalité et pragmatisme.

Textes de rap : chronique sociale et, parfois, contestation politique, trop peu entendue du monde adulte.

Expression réactive : altermondialisme pendant un temps, manifestations anti-Le Pen en 2002, révolte des banlieues (cf. Todd sur la demande d’égalité et non lectures culturalistes), mobilisation anti-CPE.


IV.- De quelques dysfonctionnements démocratiques
Un Parlement et des instances élues qui ne représentent pas la diversité de la France (femmes, ouvriers et employés majoritaires dans la population active, Français de toutes origines). Les Français y sont pourtant favorables à 57 % (dont 65 % d’électeurs du FN !) et à 89 % pour ce qui concerne les femmes (93 % chez les 18-29 ans).
Des lois votées en nombre excessif mais souvent pas appliquées : ¼ des lois adoptées ces 20 dernières années et nécessitant des mesures réglementaires sont restées en rade ; un an après leur vote, seulement 10 % des lois votées sont mises en application, les lois d’origine gouvernementale avant les lois d’origine parlementaire.
Cumul des mandats faisant obstacle au renouvellement et à l’élargissement de la représentation.
Faiblesse des contre-pouvoirs.
Décentralisation réduite à un gigantesque désengagement de l’Etat, collectivités empêchées d’exercer leurs nouvelles responsabilités.
Spectacle des corruptions d’élus, pas forcément sanctionnées par les électeurs mais accréditant l’idée que la fraude, le privilège et le passe-droit sont la règle.
Irresponsabilité du Chef de l’Etat (cf. pendant les émeutes des quartiers, le nombre de jeunes brocardant les avantages de la « planque » présidentielle = ne pas sous-estimer le rôle des Guignols dans la diffusion d’une culture politique de masse…)
Débats publics truqués = EPR (la Commission nationale du débat public privée d’informations importantes sur sa vulnérabilité aux avions de ligne, les contre-expertises empêchées, les appels d’offres passés par EDF avant même que s’ouvre la session du débat public…). Le Parlement vote sur l’EPR alors que le gouvernement cache des données et ne se soucie guère des lois (1995, 2002) qu’il a lui-même adoptées sur la démocratisation dudit débat ainsi que sur le renforcement des pouvoirs de la Commission nationale.
Le referendum local créé par les lois de décentralisation (2003, 2004) mais auquel les élus résistent car, pour beaucoup, il empiète sur les prérogatives de la représentation et que les préfets refusent, comme celui demandé dans un département par 46.000 pétitionnaires sur les déchets radio-actifs.
Les mêmes manœuvres et dissimulations à propos des OGM : demande du Préfet au TA du Gers de refuser au conseil général un référendum sur les OGM. Arrêtés des maires systématiquement recalés avant revirement récent de jurisprudence. Des cultures transgéniques dissimulées par le gouvernement alors qu’une directive européenne impose d’en tenir le registre public.
Le projet de loi sur la transparence nucléaire enterré depuis… 1998.
Les promesses vite oubliées par les plus hautes autorités de l’Etat : fracture sociale en 1995, engagement pris en 2002 – « ça m’oblige » - de  gouverner en tenant compte de tous ceux qui avaient voté Chirac contre Le Pen. L’indifférence au message des Français : régionales de 2004. Les décisions imposées à la hussarde, par ordonnances ou 49-3 : retraites, CPE.


Des rebuffades à répétition.
Un fonctionnement de caste suffisante.
Caricature : le CPE.

Irrespects en tous genres (canicule, Outreau, Chik parce qu’en outre-mer…) qui, c’est logique, n’induisent pas en retour le respect.
Dérapages verbaux insultants et dégradants pour la fonction politique, qu’ils soient calculés (Sarkozy) ou tristement spontanés (Frèche).

La maltraitance du consommateur fait écho à la maltraitance du citoyen : importance du sentiment d’impuissance de l’usager face à des monopoles publics ou privés autarciques, indolents, du client confronté à des pratiques commerciales face auxquelles il se sent désarmé voire carrément abandonné. Impression d’être pris pour un moins que rien dont le temps ne vaut rien (cf. l’irritation suscitée par les disques téléphoniques sans possibilité d’obtenir un opérateur humain).

Conséquence : « personne ne veut changer de régime mais la foi dans le régime s’est perdue » (Gauchet).


V.- Autres raisons culturelles et politiques d’une transformation durable des comportements électoraux
Affaiblissement de la perception du clivage Droite-Gauche. On a, dans notre histoire, périodiquement prédit son obsolescence : en vain car il s’est à chaque fois imposé à nouveau comme grille de lecture et d’action pertinente. Problème de nos jours : le refonder sur des critères faisant sens. Répondre aux questions d’aujourd’hui dans la fidélité à nos valeurs mais en actualisant nos objectifs et nos manières de faire (exemples : travail, assouplir et sécuriser ; familles, liberté entre adultes et autorité parentale assumée). Ceci dans un contexte où les positions sociales n’induisent pas mécaniquement des comportements homogènes et des adhésions uniformes (en réalité, ce ne fut jamais totalement le cas mais il y avait quand même des correspondances plus stables).

A propos du désarroi des classes moyennes : ne pas oublier la sympathie des Français pour le mouvement de 1995 (grève par procuration) et même celui de janvier 2005. Fonctionnaires accusés d’être privilégiés : nos concitoyens n’embrayent pas tant que ça sur la diatribe anti-fonctionnaires, perçus comme rendant quand même un service fût-il d’inégale qualité ; ils rêvent que leurs enfants trouvent un abri dans la fonction publique, refusent le démantèlement et la paupérisation des services publics. Ce d’autant plus qu’après la « réconciliation » de la gauche avec l’entreprise (années 80), on assiste à une dégradation frappante de l’image des entreprises (patrons voyous, rétributions scandaleuses, blues des cadres, stress généralisé).

La droite instrumente les peurs (cf. « société de la peur », déclinistes, discours-catastrophe préparant au remède de cheval ultra-libéral) et joue la carte de la fragmentation clientéliste voire communautariste.
La gauche doit porter une vision de la société comme totalité solidaire, garante des choix individuels et de l’effectivité de droits égaux, en proposant un avenir qui soit autre chose qu’un futur de survie (Marc Guillaume) ; à elle de reprendre l’initiative de la définition de nouvelles lignes de partage, à elle de rassurer et de réconcilier pour tirer le pays vers le haut.

Individualisation des comportements.
Déprise des grands récits.
Fin des clientèles captives et des allégeances inconditionnelles.

Emergence de réseaux à géométrie variable et durée de vie limitée :
importance d’Internet dans le processus de désintermédiation politique.

Pluralité des appartenances simultanées et des facettes identitaires (« Chacun de nous est une foule », Erri de Luca).
Nombreux débats où les positionnements n’épousent pas spontanément les frontières traditionnelles de la droite et de la gauche.

La confiance se mérite davantage pas à pas, car par cas, un sujet après l’autre. Le zapping électoral ne traduit pas une versatilité incompréhensible ou un consumérisme répréhensible mais témoigne de cette plus grande fluidité des relations et engagements qui se diffuse dans toute la société.

Plus informés, moins enclins à déléguer, les citoyens ne donnent plus de chèques en blanc, veulent se forger leur propre opinion même s’ils demandent à être éclairés (et reprochent aux politiques de trop peu le faire). Ils veulent être davantage acteurs des choix qui les concernent à condition d’avoir l’assurance que ce ne sera pas temps perdu.

Signes de leur indiscipline : ils plébiscitent Amélie Poulain au nez et à la barbe de la critique, sauvent par leurs votes réitérés Magali de la Star Ac en s’identifiant à ses faiblesses et en déjouant le scénario pré-établi par les organisateurs, se pressent pour voir l’exposition « Mélancolie » (300.000 visiteurs) sur la seule foi du bouche à oreille, se jouent des injonctions et des prescriptions.

Ils font pareil en politique quoique sur un registre plus grave parce que plus anxieux. Ils tiennent pour légitime ce à quoi ils ont pu donner leur assentiment en s’impliquant.
Ils respectent les convictions mais pas les certitudes arrogantes.
Ils veulent l’autorité mais pas l’autoritarisme.
Ils ont soif de débats sur l’avenir de la France, sa place dans le monde, les grands sujets économiques et sociaux qui influent sur leur vie (76 % des Français le souhaitent dont 93 % des 25-29 ans et 86 % des 18-24 ans – CSA 10 octobre 2005) mais se désintéressent des querelles politiciennes.
Ils ne se passionnent guère pour les questions institutionnelles mais font montre d’appétit politique (des valeurs qui doivent guider l’action aux résultats qu’ils sont en droit d’en attendre).
Ils pétitionnent de plus en plus, Internet aidant, parfois pour des motifs égoïstes (NIMBY), parfois pour de nobles raisons (inventeur de la pétition : le docteur Guillotin…).

Des citoyens paradoxaux dans une France qui se cherche :
mutants et pas moutons,
exigeants donc stimulants pour les responsables politiques.




VI.- S’appuyer sur l’expertise citoyenne pour décider et agir juste
A leur manière, les électeur affirment l’égale compétence politique de tous, qui est au principe de la souveraineté du peuple et de l’égalité des citoyens. La représentation n’est pas le tout de la démocratie mais l’une des formes qu’elle emprunte ; sa périodicité est mise à rude épreuve par l’accélération du tempo de la modernité (cf. tirage au sort : plus démocratique que l’élection pour les Grecs anciens ; cf.  actuels jurys de citoyens européens et notamment ceux de Berlin où les habitants répartissent eux-mêmes dans les quartiers des crédits type politique de la ville ; cf. budgets participatifs latino-américains – 300 villes – et, dans une moindre mesure, européens).

Mon choix = transparence, efficacité et démocratie participative car, comme le disait Marc Bloch, « notre peuple mérite d’être mis dans la confidence ».

Régionales 2004 : une campagne participative et un projet élaboré-enrichi au fil de 400 forums locaux et thématiques (silence des notables, parole des citoyens, première phase d’écoute puis retour sur le terrain).


Politique de l’eau : des intérêts a priori très divergents (irrigants, environnementalistes, pêcheurs…), des règles du jeu garantissant la qualité des échanges et la recherche commune d’un intérêt général régional.
Budget Participatif des Lycées : une vraie capacité d’orientation de la dépense publique (10 millions d’€ en 2006 dans la centaine de lycées publics de la Région) et une petite révolution culturelle.


Créditer chacun d’une capacité d’expertise partie prenante de l’expertise collective construite ensemble.
Démocratie participative = respect, reconnaissance, pouvoir partagé et mandat mieux exercé. Importance de règles claires pour une délibération informée. Tenir parole. Rendre compte. Nécessité de vrais enjeux car les gens n’ont pas de temps à perdre.

Dynamique : non seulement partager les décisions pour prendre les bonnes, non seulement mieux ajuster la dépense utile mais aussi, en retour, un levier de réforme du service public (cf. impact du BPL sur nos façons de faire : plus de diplomatie secrète à l’abri des bureaux, prise en compte des attentes sur le terrain, réactivité et transversalité obligées).

Au bout du compte : une autre façon de faire de la politique, d’exercer le pouvoir et d’en restituer une part aux citoyens, sans démagogie, en assumant ses responsabilités, mais en leur redonnant – essentiel dans la période – le goût et la possibilité d’influer effectivement sur le cours des choses et les affaires communes car, pour la démocratie, le sentiment d’impuissance est le poison mortel (importance de l’empowerment = « enpouvoirisation » des citoyens).

Deux conceptions s’opposent :

la volonté de puissance, surjouée pour séduire et rassurer après avoir attisé les peurs ; ses résultats sont condamnés à être faibles car ce n’est plus ainsi qu’on pilote et qu’on motive. Autorité abusive.


Le pouvoir assumé dans la sérénité, la responsabilité, la fermeté quand il le faut, et le partage car les citoyens ne supportent plus d’être le tiers exclu d’une histoire qui est la leur et apportent beaucoup à l’efficacité de l’action publique. Importance des repères et de la politique par la preuve. Juste autorité.
Plus fondamental, à mon sens, que la querelle régime présidentiel ou primo-ministériel qui a, certes, son importance ainsi que le rééquilibrage des pouvoirs du Parlement et, plus largement, de nos institutions mais, quelle que soit la formule que nous retiendrons au final, la priorité est aujourd’hui à une transformation très profonde de nos représentations, de notre état d’esprit, de nos manières d’être et de nos façons de faire pour reconstruire avec les citoyens une relation en phase avec leurs inquiétudes et leurs attentes.

Pas une politique modeste, sorte de gouvernance aseptisée réduite à la simple gestion : une ambition exigeante. Devoir de clarté, de simplicité, de volonté.
Une nouvelle culture politique en gestation, du Chili à la France…

Jacques Rancière à propos de la démocratie : « il faut redonner à ce mot sa puissance de scandale. Il a d’abord été une insulte : le gouvernement de la canaille, de la multitude, de ceux qui n’ont pas de titre à gouverner ». L’égalité n’est pas le but mais le présupposé de la démocratie comme « pouvoir de n’importe qui » etaffirmation que « le plus grand nombre a vocation à s’occuper des affaires communes ». La démocratie n’est « ni cette forme de gouvernement qui permet à l’oligarchie de régner au nom du peuple ni cette forme de société que règle le pouvoir de la marchandise. Elle est l’action qui sans cesse arrache aux gouvernements oligarchiques le monopole de la vie publique et à la richesse la toute-puissance sur les vies »."

Ségolène présidente !
Elle ne s'exprime pas souvent (ce soir sur tf1 enfin), mais quand elle le fait, elle le fait BIEN !
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#14 Daman

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    Démiurge désinvolte

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Posté 07 avril 2006 à 08:02

On peut se demander pourquoi la presse atlantiste élit Ségolène. L'Express, par exemple soutient que l'ensemble des caciques du PS veut sa peau... Mouais ... Trop facile : je crois plutôt que ces messieurs sont conscients du fait qu'ils sont massivement rejetés sauf par quelques mémés de leur circonscription et fondent leurs espoirs d'un retour par la porte de derrière en jouant  les mauvais pour mieux la faire apparaître comme "différente" d'eux... Les électeurs se méfient moins d'elle parce que c'est une femme. Moi, je pense que c'est une erreur : depuis son entrée en politique, elle a toujours eu un comportement qui montrait son peu de souci de l'opinion publique. Pour moi la Royal, c'est la gauche caviar dans toute sa splendeur et c'est sa phrase au soir de l'échec du TCE : "l'Europe est un champ de ruines" ...  Elle fait partie de la bande de fripouilles dorées sur la tranche du PS au même titre que ses copains maffieux de la rue de Solférino.

Voter pour Ségolène ou pour n'importe qui d'autre  dans ce PS qui pense qu'avoir été élu dispense de consulter la population c'est nous exposer à très rapidement nous voir imposer le TCE à travers un vote à l'assemblée nationale : ces gens n'ont aucune pudeur.
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#15 cylbertjj

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Posté 07 avril 2006 à 21:12

:bravo:  Daman !
:bravooo:
Effectivement, il faut se méfier autant d'elle que des autres candidats potentiels.
Non seulement ils n'ont aucune pudeur, mais ils sont amnésiques en pensant que nous le sommes aussi, ils sont tellement bien installés qu'ils nous méprisent parce qu'ils nous ignorent.
C'est peut être exagéré, mais probablement pas très loin de la réalité.
Je me pose tout de même une question : les Fabius, Lang, Strauss-Kahn, Aubry... laissent faire ! ????
Ils sont en embuscade, la laissent s'envoler pour mieux plomber au moment opportun, s'il y en a un !
Vu leurs ambitions, ce n'est pas possible qu'ils laissent faire jusqu'à la présidentielle.
Ça sent le coup fourré, monté par qui ????
Jospin   :???:
Wait and see...
Moët Hennesy !

#16 cylbertjj

cylbertjj

    L'ignare qui ne l'ignore pas...

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Posté 08 avril 2006 à 21:54

Lu dans le dernier "Marianne" de ce samedi 8 avril :

Citation

"Le non-jeunisme de Ségolène
Des membres de la Coordination étudiante et lycéenne sont venus à la rencontre de Ségolène Royal à Lille. Les jeunes l'apostrophent sur la "répression policière". Réponse de Ségolène rapportée par le Monde : "Ilfaut savoir prendre des risques.
- Mais madame, certains ont pris deux mois ferme et ce n'étaient pas des  casseurs.
- C'est ça, les luttes"
, réplique Ségolène.
Au moins on ne l'accusera pas de jeunisme. Finalement on préfère ça à du Jack Lang."
Ça confirme !

Ce message a été modifié par cylbertjj - 08 avril 2006 à 21:58.

Wait and see...
Moët Hennesy !

#17 Magnus

Magnus

    Hein ?

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Posté 01 juin 2006 à 21:20

Deuxieme chapitre du futur livre de ségolène Royale mis en ligne !

Chapitre 2

Ce message a été modifié par Magnus - 01 juin 2006 à 21:22.

"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#18 Magnus

Magnus

    Hein ?

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Posté 05 juin 2006 à 21:12

Contre toute attente, les sympathisants PS soutiennent Royale !

"Les mesures anti-délinquance proposées par  Ségolène Royal sont massivement approuvées par les Français. Selon un sondage IPSOS pour Le Monde et la Chaîne Parlementaire (1) publié lundi, 69% d'entre eux se disent d'accord avec un encadrement militaire pour les mineurs délinquants de plus de 16 ans afin de leur apprendre un métier ou  de réaliser un projet humanitaire. Chez les sympathisant socialistes, le taux est presque identique (67%). Même  à l'extrême-gauche et au PCF, la proposition recueille 54% d'approbation."

Non seulement elle a crée la polémique, mais en plus elle est soutenue. Une belle claque pour les strauss-kahn, fabius, lang et hollande, qui critiquaient sa position ! Enfin ca m'empechera pas de voter "montebourg" aux primaires du PS, bien qu'elle les gagne avec encore plus de vraissemblance (les francais veulent un retour du "full metal jacket", encadrement militaire, et allez hop tous en Iran cette fois, seul le lieu va changer).
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#19 Josefskà

Josefskà

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Posté 05 juin 2006 à 21:27

(une pétition pour des candidature de gauche: http://www.alternati...506_unite.html)

une question rigolotte à poser : "en 2007, vous voterez fasciste ou nazi?"

(IPSOS et le monde, c des organes de propagandes)

Ce message a été modifié par Josefskà - 05 juin 2006 à 21:28.


#20 cylbertjj

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Posté 06 juin 2006 à 22:32

Dans l'ancienne mais toujours présente garde rapporchée de Jospin, il y en a un
qui ne cesse de la flinguer !
C'est l'excellent ;) Claude Allègre !
Comme elle a fait partie du ministère de l'Éducation Nationale quand le "mammouth" en était ministre, il semble connaître un peu mieux ses capacités...
à moins que, basiquement, il ne s'agisse que de sa mufflerie légendaire  :???:
Wait and see...
Moët Hennesy !

#21 Vitchilo

Vitchilo

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Posté 06 juin 2006 à 22:50

Lu sur nofrag: Une ôde à Ségolène! Source Lisez les commentaires c'est vraiment drôle.

Citation

Tu ne peux pas savoir à quel point ton incroyable naïveté me remplit d'un immense bonheur. Soutenir ainsi la politique de Sarkozy, tout en chiant dans la caisse de ton mari, c'est tout bonnement énorme. Soit remerciée ici.

Je t'ai vu ce matin, dans l'émission gérontophile "Télématin". Dire que tu n'est pas en contradiction avec la ligne du parti socialiste, et ainsi sous entendre que le PS va nous servir de la reconduite à la frontière, c'est quand même d'une insolence (connerie ?) sans borne. Mendes France a fait un tour complet dans son caveau, et même Aliocha est à 2 doigts de rendre sa carte.

Dire que le retour en caserne de notre jeunesse livrée à elle-même est la solution, c'est du petit lait. On croirait un poisson d'Avril. D'ailleurs dire que la vie en régiment "ça n'est pas que savoir tirer ou conduire un char", je connais plus d'un officier qui a du se pisser dessus.

Ségolène, mon amour, là où tu me fais peur, c'est que le Jean-Marie n'a encore rien dit. A croire que tu lui sers la soupe, et que plus tu causes, plus il encaisse des points en ne rien faisant.

Ségolène, à chaque fois que tu l'ouvres, Jean-Marie fait Pangyaaaaa !


Mon rossignol, mon fantasme de gang bang, tu vas réussir à achever le PS en 6 mois, là où il a mit 5 ans à s'en remettre. Et rien que pour ça, tu as toute ma gratitude.

Ton Topy, qui rêve de toi toutes les nuits.


:bravo:  :ptdrasrpt2:

Ce message a été modifié par Vitchilo - 06 juin 2006 à 22:52.


#22 job

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Posté 29 septembre 2006 à 08:49

Topic combiné avec topic existant. Merci de ne pas multiplier les topics sur le même sujet.

Ici on parle beaucoup de Sarko ...Mais que dire de Sego ? Veritable pion mediatique a qui on confie la lourde de responsabilite de diviser, affaiblir et faire perdre l'opposition fasse a Sarko au second tour. Tel est son role... Elle recupere les irreductibles anti Sarko en leur servant l'illusion d'une alternative, mais son discour ne fait que renforcer le terrain de la pense unique. Segolene militante pour la fermete dans les banlieux, militante pour le liberalisme economique, Enarque, origines sociales marquees a droites ... Alibi d'une gauche noyaute par les neo-cons. Segolene, n'est pas une opposante, c'est juste le lievre de Sarko, les medias la saccrifiront au dernier moment pour laisser place a leur poulin, a ce moment la nous n'aurons plus aucun choix. J'en peux plus de voir sa gueule partout... d'entendre sa voix autaine de faillote de la classe.

#23 John Connor

John Connor

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Posté 29 septembre 2006 à 10:32

Depuis que Patrick Le Lay a "coincé" dans les couloirs de LCI De Villiers en lui lisant qu'en 2007 il n'y aura que 2 candiats et qu'il n'aura aucune considération sur TF1, les dés sont jetés d'avance. Sarko n'aura aucun mal à balayer Mme Royal au second tour pour un prétexte mensonger quelconque et nous voila avec un futur dictateur en puissance au pouvoir en France.

#24 axolotl_requiem

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Posté 29 septembre 2006 à 10:57

Hello,

Il y a pas mal de propositions pour arrêter les uns ou les autres mais je vois beaucoup moins de propositions constructives pour encourager une personne qui semblerait convenir. En 2007, il y aura un nouveau président, avec un nouveau gouvernement. C'est facile de dire qu'il ne faut pas que ce soit untel ou unetelle. A un moment donné, il faudra quelqu'un et jusqu'à preuve du contraire, sur les bulletins de vote, on choisit une personne *pour* qui l'on vote, et pas des gens *contre* qui on vote...

Y a-t-il un candidat ONCT-approved ? :)

Allez, je me lance. Ca fait plusieurs fois que j'entends Bayrou trois fois à la radio et je dois dire que ce mec-là a un discours qui me plaît vachement. Je pense que ça vaut le coup de creuser la question sur lui.
Edit modération : Merci d'utiliser le topic le concernant pour continuer sur le sujet : http://www.onnouscac...showtopic=14431

Yann

#25 EcliptuX

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Posté 29 septembre 2006 à 11:21

Bien d'accord avec toi axolotl_requiem... on critique à tout va, on se divise.... et bien peu d'entres nous semble optimistes pour 2007...
Au lieu de "détruire" l'une ou l'autre des marionnettes TV, essayons plutôt de construire quelque chose d'autre, de plus humain cette fois :)

Citation

Y a-t-il un candidat ONCT-approved ?
Ca c'est bcp dire, ONCT étant par définition apolitique, mais à titre personnel, mon vote ira très probablement à La France en Action tant les idées véhiculées par ce mouvement sont en adéquation avec ONCT et Onpeutlefaire.com (AMAP, reconnaissance des médecines alternatives, fin de la déïfication de la croissance, écologie active, reconnaissance du vote blanc, sanction envers les politiques qui ne respectent pas leurs promesses...)
Mais bon y a un topic entier sur le sujet ;)

#26 frigga

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Posté 29 septembre 2006 à 12:29

que ce soit sarko ou sego, sont trop facile a arreter, suffi de les couper en p'tits morceaux, on les disperce, ça les stoppera net !

c propre, net, ce genre de pratique était monnaie courant dans l'enpire romain et il faut bien le reconnaitre, l'empire romain c'était quelque chose, grace à cette organisation l'humanité à été civilisée, d'ailleur ce sont les romains qui ont inventé le béton, cette merveille prodigieuse de la technique qui a permit à l'homme de construire le stade de france !!! (donc c grace aux romains que zidane à gagné la coupe du monde 98 alors je voit pas ce qu'on pourrait leur reprocher) ... c'est vrai, l'assassinat de personnes politique est passé de mode, c'est devenu illégal, et probablement immoral, donc je déconseille d'utiliser ce procédé puisque la politique décadente a inventé la correction et le politiquement correct.

malheureusement toute autre manoeuvre pour stopper la progression d'un sarkosaure rex ou d'une segoliraptor serait beaucoup plus longue, demanderait de lever des foules, de manipuler des masses et pour tout dire de devenir encore pire qu'un assassin de personne puisque qu'a mes yeux manipuler des foules c'est devenir assassin d'idées.

donc selon moi (moi moi et mes idée a moi, je veux accuser personne d'autre) nous avons a notre disposition pour arreter ces candidaits despotes, soit de mauvais moyens soit des trucs encore pire.
toutes choses immondes pour lesquelles je m'interoge sur l'utilité opportune avant de seulement envisager de les mettre en oeuvre.

par conséquent j'ai une question a poser, si vous pouviez vous aussi me donner votre opinion, et la je m'adresse plus particulierement a ceux qui cherchent un moyen pour arreter les quidam suscités.
savoir comment c'est interessant mais savoir pourquoi ça me parait etre un préliminaire indispensable a toute velléïté d'action, donc :

pourquoi faudrait-il arreter ségolène ????

et accessoirement également


pourquoi faudrait-il arreter nicola ????

#27 Magnus

Magnus

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Posté 11 novembre 2006 à 15:03

La fameuse video polemique lancée comme par hasard avant les primaires

:-? etonnant que cette video de janvier 2006 arrive justement en cette periode. c'est pas avec ca qu'ils vont arreter Royale.

Tiens, question qui n'a pas de rapport : pourquoi les femmes, les noirs, les arabes, ne sont jamais appelés par leur nom mais toujours par leur prénom ? J'en ai marre de toujours entendre "segolène" par ci par là, c'est presque raciste...
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#28 alliancesecure

alliancesecure

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Posté 12 novembre 2006 à 01:47

oui la video de sego , pour ceux qui sont pas au courant ( passée aussi sur le 20h ):

Vidéo piratée : Royal dénonce un "procès d'intention"

Ségolène Royal à Béthune, le 11 novembre 2006

La candidate à l'investiture PS parle d'une "déformation de ses propos" après la diffusion sur Internet d'une séquence sur les 35 heures au collège.

Le secrétaire PS du Maine-et-Loire a affirmé samedi qu'"un élu angevin proche de DSK" avait demandé les images.

Ségolène Royal s'explique. Samedi à Béthune, la présidentiable PS a dénoncé "un procès d'intention" à son encontre, après la diffusion sur le Web d'une vidéo de ses propos sur les 35 heures et les professeurs de collèges. "Il y a effectivement une déformation de mes propos, un procès d'intention d'autant plus insupportable pour moi que, ministre de l'Enseignement scolaire, je me suis battue contre le ministre des Finances de l'époque pour qu'on rouvre des classes en milieu rural, mette en place des infirmières scolaires, soutienne des ZEP".

"J'ai mis en place des heures de soutien scolaire en 6e et 5e, parfois au-delà des 35 heures et qui étaient rémunérées", a-t-elle fait valoir. Entre 1997 et 2000, Ségolène Royal a été ministre de l'Enseignement scolaire du gouvernement Jospin. Dominique Strauss-Kahn en était le ministre de l'Economie et des Finances.

Ne pas "prendre des coups"

La présidente de la région Poitou-Charentes était à Béthune à l'invitation de son maire, Jacques Mellick. "Ce procès d'intention est particulièrement injuste, mais je fais confiance à l'intelligence des militants socialistes qui ont bien vu ce qui était recherché derrière ce dernier", a ajouté Ségolène Royal, tandis qu'une voix dans la salle, reprise par une partie du public, criait "coup bas".

La vidéo, diffusée depuis jeudi sur Internet, à une semaine de la primaire socialiste, montre une séquence extraite d'une table ronde de Ségolène Royal avec des militants à Angers le 21 janvier 2006. La candidate à l'investiture PS y expose une proposition qu'elle juge "révolutionnaire" : exiger des professeurs une présence de 35 heures dans les collèges pour combiner cours et soutien scolaire gratuit. Toutefois, elle déclare ne pas vouloir "encore la crier sur les toits" pour ne pas "prendre des coups".

"Coup bas"

Le secrétaire fédéral du Parti socialiste du Maine-et-Loire, Serge Bardy, a affirmé samedi dans un communiqué et sur son blog que les images ont été demandées par "un élu angevin proche de DSK". Les trois porte-parole de Ségolène Royal ont également qualifié la diffusion de cette séquence de "méthode inqualifiable" et de "coup bas".  "On ne fait pas un débat public avec des vidéos piratées", a réagi pour sa part François Hollande sur Europe 1.

Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, affirme dans le Parisien/Aujourd'hui en France daté de dimanche que la diffusion de cette vidéo est "une manoeuvre stupide de dernière minute" qui "n'aura d'ailleurs aucun effet sur le vote des militants socialistes". Il dit avoir "une idée précise des auteurs de ce coup". "Mais, souligne-t-il, je ne suis pas là pour désigner à la vindicte populaire tel ou tel militant socialiste".

Ce message a été modifié par alliancesecure - 12 novembre 2006 à 01:52.


#29 black31

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Posté 12 novembre 2006 à 01:54

Citation

La fameuse vidéo polémique lancée comme par hasard avant les primaires

icon_confused.gif étonnant que cette vidéo de janvier 2006 arrive justement en cette periode. c'est pas avec ca qu'ils vont arrêter Royale.
en effet ce n'est malheureusement pas avec ça qu'ils arrêteront ségolène royal, et si cela aurait pu être le cas j'en aurais été ravi, de même à l'encontre de sarkozy. Ils utilisent tous les moyens pour parvenir à leurs fins, faisons de même pour les stopper.
En tout cas ça montre la pensée de cette candidate qui joue tout sur l'image et rien sur le fond comme son collègue sarkonazi, ségronazi n'est donc pas mieux.
Enfin si ils ont tous les deux un fond politique, un fond politique qui va nous mener droit dans les bras de ceux contre lesquels on se bat ...

tiens voici un texte chipé sur un autre topic du forum

Citation

Je suis issue d'une famille conservatrice de militaires, ma soeur est membre du Front National et mon frère est l'ancien membre des services secrets français ayant posé la bombe sur le Rainbow Warrior. Je suis patron et propriétaire avec mon mari d'une entreprise. À l'ENA où j'ai fait mes études j'ai choisi de militer au Parti Socialiste par défaut car il n'y avait plus de place à droite. Contrairement à ce que j'essaye de faire croire je ne suis pas la candidate du « changement » ou de la « nouveauté » en politique : en effet je suis en politique depuis l'arrivée de François Mitterand au pouvoir il y a 25 ans et j'ai été déjà plusieurs fois ministre et députée. Ayant été entartée il y a quelques mois par un jeune d'une vingtaine d'année, j'ai trouvé bon de porter plainte contre lui pour ce « crime » et l'envoyer au tribunal. J'ai en outre insulté une jeune militante socialiste lors d'un débat public car elle a osé me poser une question sur la différence entre droite et gauche en politique. Je suis une admiratrice déclarée de la politique de Tony Blair et une sociale-libérale assumée. Je suis favorable à l'ouverture du capital d'EDF-GDF et à la baisse de la part de l'État dans le capital. Je défend l'immigration choisie par les entreprises. Je suis une ardente partisane de la Constitution Européenne. Sur le dossier du nucléaire iranien j'ai une position encore plus belliqueuse que George W.Bush lui-même. Je défend l'idée d'un encadrement militaire des jeunes « délinquants » (y compris pour un simple vol ou toute autre « incivilité »), proposition que même Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen trouvent trop répressive. D'ailleurs je ne cache pas mon intention de mener une politique encore plus dure que Sarkozy contre l'insécurité. J'ai remis en cause les 35h ainsi que les régimes spéciaux des retraites. Ma gestion de la région Poitou-Charente est empreinte de clientélisme et d'autoritarisme et la pseudo « démocratie participative » que je prétend y pratiquer n'est que poudre aux yeux tout comme ma proposition de « jurys citoyens » nommés par le pouvoir. J'emprunte d'ailleurs au poujadisme et à l'antiparlementarisme d'extrême-droite avec ma proposition de jurys citoyens. N'ayant pas de réel programme politique je joue à fond la peopolisation et la star-académisation comme avec ma photo en bikini soi-disant volée à la une de Paris Match ou mon classement de 6ème femme la plus sexy du monde par un magazine érotique. Je réalise ma percée médiatique grâce à des propositions démagogiques et des slogans creux comme « l'Europe par la preuve » ou « l'ordre juste »...

Je suis, je suis ... Ségolène Royal.

Si y'a encore des gens qui croient que ségro ce sera moins pire sarko, je me dis que la naïveté n'a point de limites ...

Ce message a été modifié par black31 - 12 novembre 2006 à 02:02.


#30 Hávàmâ£

Hávàmâ£

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Posté 21 novembre 2006 à 17:29

Bonjour,  :D
j'aurais aimer connaitre votre avis ... :
une personne âgé m'affirme que seule une dame marrié peut pretendre a devenir president de la republique  :???: , que c'est dans la loi , Et que segolene n'etant pas marrié : donc tout ça ne serais que du bluff.......et qu'on l'auras dans l'¥Æ®!!

quelqu'un peut il me dire si c'est vrais!!!!

Merci !!
Tout le monde savait que c'était impossible.
Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait.