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Etrange littérature


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7 réponses dans ce topic

#1 YAmA

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Posté 20 janvier 2006 à 15:50

je suis tombé la-dessus par hasard:

www.finality.ch

??? sont-ce des adresses IP à côtés ???

Voici des lectures bien subersives pour un site catho (?)

http://www.finality.ch

Ce message a été modifié par YAmA - 20 janvier 2006 à 15:51.

Tout ce qui est authentique porte le sceau du Silence.
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#2 féebleue

féebleue

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Posté 20 janvier 2006 à 15:54

Ouain.....pas evident à comprendre! :???:

J'suis pas sûre ......où veux tu en venir YAmA?
:D
À chacun sa vérité !

#3 YAmA

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Posté 20 janvier 2006 à 16:12

je m'interroge...certains ouvrages sont..."Non à l'onu athée" pour ne citer que celui là...


Non à l'ONU athée
Igor Chafarevitch, dans ''Le phénomène socialiste'' (Seuil 1977) démontre que les civilisations encourent des risques mortels lorsque la peste socialiste s'abat sur elles : collectivisation des organismes, abolition de la famille, communauté des femmes, mort des nations, etc. (1) Le Léviathan coercitif d'un super-Etat se profile alors et l'effondrement de l'Empire inca s'explique ainsi sous le coup de boutoir d'une troupe insignifiante.

Menaces financières
Aujourd'hui, la finance mondialiste fait avancer le socialisme, dans le but de contrôler l'humanité, la politique monétaire mondiale et les ressources naturelles ; les gouvernements centraux sont manipulés par des agents spéciaux. Il est avéré que l'ONU met en place un nouvel ordre mondial qui n'est qu'un socialisme à l'échelle du globe.

On voit bien que l'UNU (et l'UE) voudraient soumettre nos vallées à des juges étrangers, recevant les directives de New York ou de Bruxelles, contrairement au pacte de 1291, fondateur de notre indépendance.

DIEU à la première place, car nous lui devons tout. Et depuis 700 ans, c'est l'esprit et la culture chrétienne que nous rayonnons, même si certains le nient en se bouchant les yeux. Que voulons-nous rayonner d'autre ? ! De l'humanisme sans Dieu, c'est un humanisme inhumain ! Et l'unité sans Dieu n'est que désolation. Voyez le nazisme, le communisme, le matérialisme, tous ont échoué. Alors, luttons contre l'indifférence religieuse, pour le catéchisme à l'école, pour le respect des croyances.

FAMILLE à la deuxième place, car elle transmet la vie, elle éduque à l'amour, la tolérance, la générosité, la charité. Luttons pour la famille, pour les droits des parents… (Extrait du texte d'Alain Voirol au Congrès de 1991).



Le périodique ''Suisse-Info'' de janvier 2002, joint à la présente livraison, expose à l'aide d'encarts suggestifs les risques que nos politiciens semblent incapables de percevoir. Je cite :

Dans ce contexte trouble, pour le moins, il est nécessaire de tenter de percevoir ce qui se trame sur cette terre mise à mal par l'homme. De tous côtés, nous parviennent des messages, des livres, des analyses, sur des groupes plus ou moins occultes, puissants à dominer le monde entier, se livrant des guerres économiques et autres d'une férocité qui rejaillit sur les peuples. Ces puissances de l'argent doivent sans cesse se livrer à l'espionnage, à l'écrasement des concurrents, à la sauvegarde de leurs immenses fortunes, pourtant bien plus fragiles que l'imagine la masse humaine.

Pour maintenir leurs privilèges, ces coteries ont besoin des politiques, des financiers mondiaux, des séides toujours prêts à les servir. De plus en plus, des guerres spectaculaires, terribles, sans pardon, vont faire trembler notre monde. Elles légaliseront des profits immenses, tout en les occultant par des événements dramatiques en trompe-l'œil.

Inconscience des religieux
Le monde religieux ne semble pas réagir comme il conviendrait de la faire. Le Décalogue prescrit une obéissance inconditionnelle à Dieu dans les trois premiers commandements. L'ONU s'en moque, car la référence à un être supérieur, d'usage dans les traités internationaux, a été écartée lors de sa fondation. Il paraît même que dans la salle du Conseil de sécurité figure l'inscription :'' Nous détruirons Dieu ''. Alors, messieurs et mesdames, sous la coupole, ''Au nom de Dieu tout puissant'' c'est de trop ?

On lit dans l'Echo romand du 31 janvier 2002 en page 12 une interview de M. Pierre Aguet, président de la fédération romande des socialistes chrétiens : Je crois qu'une politique chrétienne n'existe pas : évidemment, témoigner de la vérité comme le Seigneur devant Pilate est au-dessus des préoccupations de nos députés. qui se contentent de cette morale vague, au rabais, dénommée éthique. Or, il notoirement connu que les valeurs chrétiennes sont incompatibles avec les valeurs socialistes, celles-ci étant apparentées au communisme (intrisèquement pervers), justement condamné par l'encyclique Divini Redemptoris de Pie XI, et par son échec historique récent.

Sait-on que les notables socialistes sont obligés de souscrire aux lois abortives, au régime des délais (cette ''solution finale''), sous peine d'exclusion. Autrement dit, M. Aguet se moque du Décalogue, du 5e commandement en particulier. Et la rédaction religieuse de l'Echo romand souscrit implicitement à cette attitude. ''je pense qu'il faut protéger les gens qui sont déjà en vie avant de protéger la vie en formation'' (M. Aguet). Or l'embryon étant un individu de l'espèce humaine dès la conception, est un homme, protégé par l'article 10 de la Constitution. Par ailleurs, l'homme de foi référencé par M. Aguet, n'est autre que le célèbre Helder Camara, connu pour avoir suivi dans les années 30 une formation dans les instituts staliniens à Moscou, et porteur du doctorat honoris causa reçu par la suite à l'Université catholique de Fribourg. L'Echo romand se rallierait-il au Culte de l'homme ?

S'engager dans le renouveau spirituel, dans le rapprochement œcuménique et dans le dialogue interreligieux, est-ce suffisant ? Expliquez-moi comment on peut dialoguer sur l'acte fondamental : ''Ceci est mon corps''. Que votre oui soit oui…

Refus de la vérité (2)
Signalons encore la situation des chrétiens dans le contexte onusien :

(p. 181) La présence chrétienne dérange l'ONU actuelle, parce que, dans le domaine de l'anthropologie, cette ONU a rejeté toute référence à la vérité. Aujourd'hui, appuyée par des pays courageux, le Saint-Siège met en question le rôle exorbitant attribué au consensus dans l'enceinte de l'ONU. Celle-ci voudrait amener la communauté mondiale à marquer son consensus et à ratifier les « nouveaux droits » que l'on sait. Il saute cependant aux yeux que l'Église ne peut admettre que soit chassée toute référence à la vérité, comme si l'homme était incapable de déclarer quelque chose de vrai sur lui-même, ou même comme si cela lui était interdit.

Comme la tradition politique et juridique préchrétienne, l'Église considère que l'homme est la valeur par excellence qui s'impose à l'homme. D'où les pressions téléguidées et financées par le laïcisme en vue de mettre l'Église et les chrétiens au ban de la communauté mondiale. Ces milieux veulent que, grâce au mécanisme de la contagion mimétique, triomphent l'agnosticisme intolérant et la violence.

(p. 182) Cependant, comme tout système qui tend vers le totalitarisme, le système d'une certaine ONU souffre d'un vice incurable : il manque de vérité. Cette ONU refuse de reconnaître pleinement la dignité de l'homme, la famille. la société civile, les Nations, les États. Cette ONU veut modéliser l'humanité dans sa totalité, la conformer à son utopie idéologique.

Non à cette institution douteuse

Jean de Siebenthal

Note

(1) Cf Finalités no 262

(2) Ibid., no 264 : (M. Schooyans)



une lettre mystique:
Tradition et filiation
Sierre, le 29 novembre 2001

Monsieur Bernard DUMONT Directeur de rédaction de la revue "CATHOLICA" Boîte postale 246

91 162 LONGJUMEAU Cedex (E s s o n n e)

Cher Monsieur,

Votre lettre du 23 octobre dernier méritait une précision que je vous donne bien tardivement, veuillez m'en excuser.

L'auteur évoqué implicitement était Charles-Louis de Haller, de qui j'ai moi-même commenté le traité de science politique (en six volumes) paru simultanément à Lyon (édition en langue française, par l'auteur lui-même) et à Winterthour (en langue allemande) sous la Restauration, jamais réédité depuis, et pour cause… Monsieur l'abbé Barthe, à qui j'avais transmis mon essai, n'a pas voulu en parler dans votre revue. Je n'en conçois aucune acrimonie. Les éditions de l'Âge d'Homme à Lausanne refusèrent de l'éditer, de sorte que je l'ai fait moi-même, à mon compte, à Sierre.

Sur Tocqueville, je vous soumettrai simplement cette réflexion liminaire à son magistral ouvrage - "La démocratie en Amérique". "Le livre entier qu'on va lire a été écrit sous l'impression d'une sorte de terreur religieuse (c'est moi qui souligne) produite dans l'âme de l'auteur par la vue de cette révolution irrésistible qui marche depuis tant de siècles à travers tous les obstacles, et qu'on voit encore aujourd'hui s'avancer au milieu des ruines qu'elle a faites." (Même remarque). Tocqueville a fait œuvre - admirable - de sociologue, mais il n'a pas dissimulé son effroi personnel. Je ne vous suis donc pas du tout lorsque vous évoquez "sa naïveté profonde".

Mais venons-en à la question principale. En substance : la nature du régime démocratique moderne. Vous m'écrivez en précisant l'objet de la conférence d'Éric Werner : "Que la démocratie moderne soit ce que vous dites est une chose, que ce régime ait commencé à un moment donné de l'histoire et qu'il soit maintenant susceptible de disparaître en est une autre, et cette autre chose est précisément ce qui constituait l'objet de la réflexion proposée dans la conférence d'Éric Werner."

Là réside bel et bien tout le malentendu entre nous Il est de même nature que celui qui sévissait il y a quelques années entre l'intelligentsia occidentale et les dissidents russes. Celle-ci leur disait : le vrai communisme, ce n'est pas du tout ce que vous avez subi. Et les dissidents lui répondaient : non, le communisme idéal, le communisme vrai, c'est très exactement celui que nous avons subi.

Et moi je vous dis : non, la démocratie moderne ne disparaît pas (si seulement c'était le cas, quel bonheur ! elle progresse au contraire à un rythme vertigineux, s'applique de manière de plus en plus rigoureuse, dans une logique parfaite et si vous ne la contestez pas intégralement, comme philosophe, comme moraliste, comme homme religieux et tout simplement comme être humain, c'est vous qui vous mettez dans votre tort. La démocratie moderne n'a que faire de la volonté des peuples réels, historiques, car elle est un régime d'idées forgé par des idéalistes et des idéologues et n'est que cela, un point c'est tout. La démocratie moderne n'a que faire de la réalité. Elle est une aliénation collective et mentale libérant des intérêts occultes et qui entendent, par elle, le rester ; un point c'est tout. La démocratie moderne n'a rien à voir avec un régime politique et se distingue essentiellement de la démocratie classique.

C'est ce que ni vous, ni les éditions de l'Âge d'Homme, ni Éric Werner ne semblent vouloir entendre, hélas !

Et j'en ai eu la confirmation dans le numéro suivant de votre revue où, interrogé par elle au sujet d'un livre du philosophe italien Augusto del Noce. "L'époque de la sécularisation", Eric Werner déclare :

"La tradition n'est pas une mais multiple (souligné par lui). On ne saurait, par exemple, assimiler purement et simplement la tradition grecque à la tradition biblique, ce sont deux traditions différentes. Et ces deux traditions elles-mêmes sont composites. Il n'y a pas, par exemple, que Platon et Aristote chez les Grecs ! En tout état de cause, la modernité n'est pas née ex nihilo (même remarque), chacun sait bien qu'elle puise au contraire ses racines très loin dans le passé. On peut la faire commencer avec les Lumières, mais les Lumières elles-mêmes s'inscrivent au terme d'une longue évolution remontant au minimum à l'apparition du courant nominaliste au XIVème siècle. À certains égards, -- la sécularisation trouve son point de départ dans la Bible elle-même, avec la conception d'un Dieu transcendant extérieur au monde ... Il faut donc se montrer prudent lorsqu'on oppose la tradition à la modernité." (pages 63/4).

C'est là, de toute évidence, le propos d'un moderniste enragé et subversif au plus haut point. Le nominalisme était un courant scolastique décadent et corrompu par l'intérêt politique et l'hérésie latente sur le plan religieux. Influent à l'Université de Paris au début du XVème siècle, sous l'occupation anglaise, ce furent ses adeptes qui travaillèrent à la condam-nation de Jeanne d'Arc. Le nominalisme écarte le rapport contraignant à la vérité objective. Il est le fruit pervers d'une insoumission de l'esprit créé et prépara du reste le luthéranisme, lequel annonce la philosophie des Lumières, dont Emmanuel Kant est le principal philosophe.

Ce n'est pas là une tradition mais une filiation. La tradition s'entend uniquement de la transmission effective d'acquis spirituels, intellectuels et matériels. Mais la filiation des erreurs entre elles, qui faussent l'évolution de la tradition, en pervertissent le sens et créent des désordres sociaux et des guerres, ne saurait, sans abus flagrant, se réclamer d'une quelconque tradition. La tradition est avoir ou capital fécondant ; la filiation des erreurs est le fruit de complicités multiples dans la stérilisation de ces capitaux et dans la subversion contre la tradition. La tradition est toujours légitimiste, dans les valeurs de l'esprit comme dans celles de la politique ; la filiation des erreurs est toujours sub -versive et révolutionnaire, dans le domaine des idées comme dans la politique.

Je suis étonné, je ne vous le cache pas, qu'une revue portant le titre de "Catholica" accepte sans commentaires ni objections de répercuter des propos tendant à réhabiliter l'hérésie protestante et à justifier ses immenses méfaits dans la civilisation occidentale. Nous périssons littéralement, en Occident, faute d'avoir pu exterminer le protestantisme ! Et nous subissons en plus les honteux chantages du schisme oriental, plus insolent que jamais à l'égard de Rome.

Comment voulez-vous rester crédibles dans votre combat anti-conciliaire si, déjà dans les articles que vous diffusez, vous faites les mêmes concessions que vous reprochez au magistère en faveur des modernistes ?

Quittez ces équivoques et vous aurez mon soutien sans réserve.

Croyez, cher Monsieur, à l'expression de mes plus distingués compliments.

Michel de PREUX

Copie à : Monsieur Eric Werner, case postale 4102 CH 1009 LAUSANNE

Editions de l'Âge d'Homme, case postale 32 CH-1000 LAUSANNE 9.

Ce message a été modifié par YAmA - 20 janvier 2006 à 16:24.

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#4 YAmA

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Posté 20 janvier 2006 à 16:32

toujours du même site cette homélie de l'eveque de lausanne qui ne cache pas son admiration pour le pere fondateur de l'Opus dei:

Homélie de Mgr Genoud
Evêque de Lausanne, Genève et Fribourg

Homélie de Mgr Bernard Genoud, Notre-Dame du Valentin, 19 janvier 2002 (à l'occasion du 100ème anniversaire de la naissance du bienheureux Josémaria Escriva, pro manuscripto)

(2ème dimanche du Temps Ordinaire, année A: Is 49,3 ... 6 ; Jn 1, 29-34 )
Quels textes que ceux que nous venons de lire... On pourrait croire qu'ils ont été choisis pour la fête qui nous rassemble. Et pourtant il n'en est rien : ce sont bien, mots pour mots, les textes de la liturgie de ce 2ème dimanche du temps ordinaire. C'est là qu'on voit qu'avec Dieu rien n'est vraiment ordinaire : tout est grâce.

Ces textes sont bien le portrait d'un bienheureux, probablement bientôt d'un saint, mais surtout, le portrait de tout vrai chrétien, ce devrait être le nôtre, puisqu'un bienheureux, un saint, c'est tout simplement... tout divinement... quelqu'un qui a pris ces paroles au sérieux, et qui sait que la Parole de Dieu est transhistorique et que du haut de son éternité elle tombe sur tous les hommes de tous les temps avec identiquement la même réalité, avec identiquement la même efficacité, et avec identiquement la même exigence que saint Augustin exprime en une phrase de feu : "Dieu qui t'a créé sans toi, ne te sauvera pas sans toi".

En clair, cela veut dire que Dieu respecte notre liberté et a décidé d'avoir besoin de nous pour nous sauver et sauver tant d'âmes qui nous sont mystérieusement accordées. Et ainsi l'histoire humaine ne sera que le chassé croisé de deux libertés l'une infinie, et infiniment respectueuse: celle de Dieu, et l'autre si limitée, la pauvre nôtre et pourtant capable de tenir celle de Dieu en échec... Cette terrible liberté... une arme à double tranchant, faite pour aimer, mais capable aussi de donner à Jésus un nouveau baiser de Judas. - On voudrait s'en défaire parfois, pour ne plus pouvoir l'offenser,... mais aussitôt on se reprend parce que ce serait en même temps nous priver de la seule possibilité de l'aimer !

Voilà ce que savait et vivait le bienheureux Josémaria Escriva.

Tout d'abord comme Isaïe : il avait cette claire conscience d'avoir été choisi, cette exultation devant une élection qui le pousse à annoncer son message à la terre entière : "Ecoutez-moi, soyez attentifs, peuples lointains ! Dieu m'a appelé dès le sein de ma mère, dès le sein maternel ; dès les entrailles de ma mère Il a prononcé mon nom et Il m'a dit : "Tu as du prix à mes yeux, moi je t'aime..." Comme une flèche de grand prix, je t'ai choisi et je t'ai glissé dans mon carquois."

Et pourquoi cela ? : "Pour que tu sois lumière des nations, pour que mon salut atteigne les extrémités de la terre." Un bienheureux, un saint, et normalement tout croyant sait cela. Il en vit et il prend les moyens pour que ce ne soit pas que des mots... et cela vous donne la fondation d'une institution reconnue par l'Eglise et qui compte des dizaines de milliers de membres.

Le bienheureux Josémaria Escriva, comme tout grand spirituel, a médité le baptême de Jésus et a compris que le Fils même de Dieu est venu pour nous partager sa filiation et nous offrir la joie de la même paternité ! Nous aussi nous avons été baptisés, et depuis lors Dieu nous offre la joie de l'appeler Père, puisque Jésus s'est fait notre frère et que l'Esprit aussi a décidé d'habiter notre propre cœur. Ce qui fait que pour l'éternité, quand on me demandera qui est Dieu, je pourrai, nous pourrons répondre avec la même incroyable exultation: "Dieu ? C'est mon Père !"

Oui, un saint, une sainte, c'est quelqu'un qui a pris cette vérité au sérieux, et qui donc connaît sa généalogie spirituelle : depuis mon baptême, je suis fils de Dieu - Dieu, c'est mon Père !

Comment voulez-vous garder une telle énormité pour vous tout seul ?! Et bien sûr que notre bienheureux, comme tous les grands chrétiens, se doit de crier ce fabuleux mystère à tous les hommes et à toutes les femmes de son temps. Oui, de chacun et de chacune de nous Jésus vient faire des fils et des filles de Dieu, parce que à chacun de nous Dieu dit comme à Isaïe : moi je t'aime, je t'ai tissé et choisi dès le sein de ta mère, et je t'ai choisi pour que tu chantes mon amour à tous ceux que tu rencontreras . Et c'est pourquoi, dès notre baptême il a comme plongé en nous les traits de son divin visage pour nous en donner la ressemblance filiale et il a répandu en nous son Esprit d'Amour, l'Esprit de famille justement, pour nous offrir rien de moins que sa propre vie divine !

... La vie même de Dieu dans une âme sans la faire exploser,... mais c'est l'océan dans les mains d'un enfant, et l'enfant den est pas noyé! Quel gigantesque mystère que celui de l'Amour de Dieu !

Alors bien sûr que les saints sont des gens heureux parce qu'ils savent tout cela, et ils en vivent et leur cœur bondit de joie en eux comme une bête folle ... : "Il me connaît et Il m'aime : que voulez-vous qu'il m'arrive ?!"

S. Thomas n'en revenait pas lui-même. Dans sa naïveté d'immense intellectuel et de mystique plus immense encore, il se pose une drôle de question, qui nous paraît bizarre au départ... mais qui devient lumineuse quand on entend la réponse. Il se demande : "Qui Jésus préférait-il : saint Pierre ou saint Jean ? ... drôle de question, me direz-vous...

Alors il répond :

- Jésus préférait saint Jean : c'est la jeunesse pleine de promesses, il n'a pas encore été défait par la vie...

- Phrase suivante : Jésus préférait saint Pierre : c'est la maturité, le réalisme, la force de l'adulte... Phrase suivante : Jésus préférait saint Jean, parce qu'Il lui a donné sa mère...

- Phrase suivante : Jésus préférait saint Pierre, parce qu'Il lui a confié son Eglise',...

Mais où veut-il donc en venir ?! - Phrase suivante :... et tout s'éclaire : "Jésus préférait les deux".

Voilà ce dont nous voulons nous pénétrer aujourd'hui et ce que nous voulons annoncer aux hommes de ce temps : "Je suis, tu es, nous sommes chacun 'le préféré' de Dieu".

Comme l'image sur l'écran est continuellement enracinée dans la lentille du projecteur de diapo, ainsi chacun de nous est continuellement, personnellement enraciné dans le coeur de Dieu ; chacun de nous est projeté par Dieu sur le terrain de l'existence, au bout d'un rayon personnalisé de son Amour. Chacun de nous est un projet de Dieu (un jet en avant) parce qu'Il a aussi sur chacun de nous un projet d'amour et de bonheur. Marie n'a vécu que cela : Dieu l'a projetée dans l'existence toute pure et sans péché originel parce qu'Il avait un plus haut projet encore : nous offrir son propre Fils dont elle sera le berceau en lui tissant sa sainte humanité. Quelle folie que l'amour de notre Dieu ! La différence d'avec la diapo, c'est que le projecteur n'envoie qu'une image à la fois sur l'écran. Tandis que le cœur de Dieu est si infini, c'est un diamant avec une telle infinité de facettes qu'Il projette, qu'Il jette en avant une infinité d'existences !

Alors, oui c'est vrai : personne n'est plus aimé que moi dans telle coloration de cet arnour-là, au bout de tel rayon d'amour infini : je suis le préféré de Dieu, chacun est le préféré de Dieu, et je peux, et je dois le crier à chaque homme : "Sais-tu que tu es le préféré, la préférée de Dieu" ? Comment voulez-vous que l'on garde une telle énormité pour nous tout seuls ?!

Et en plus, vous savez qu'un objet a la valeur de l'amour qu'on lui porte. Les jeunes le comprennent bien : un petit caillou sur le rayon de leur bibliothèque peut avoir énormément plus de valeur que le plus précieux des bijoux, parce que c'est un ami, une amie, qui l'a donné, à un tournant capital de leur amour, et ce caillou est désormais chargé de l'amour qui l'a offert !

Alors quelle est la valeur d'un homme, de tout homme si c'est un Dieu infini qui s'est épris d'amourpour lui et qui peut dire à chacun : "Tu es mon unique, moi je t'ai tissé dès le sein de ta mère, personnellement, toi, bien toi, et je t'aime personnellement, pas en tas, mais toi, bien toi ! _C'est fou cela !

Ainsi donc, tout homme est aimé d'infini et en prend une valeur infinie.

Un saint, une sainte, c'est quelqu'un qui a envie de crier cette énormité à la face de la terre. La sainteté n'est donc rien d'autre qu'une histoire d'amour, la seule finalement durable, puisque lorsqu'on aime, on a envie de faire connaître l'être aimé et on a envie que tous ceux qu'on aime s'en réjouissent aussi. La sainteté, c'est donc l'histoire d'amour de quelqu'un qui aime Dieu et qui aime les hommes, et qui veut leur bonheur en leur faisant découvrir ce Dieu qui seul peut étancher leur soif de bonheur. La sainteté c'est de jeter tous ceux qu'on aime dans les bras du Tout-Autre qui seul peut les combler... et c'est finalement la seule manière de les y retrouver enfin, un jour, et pour toujours.

C'est trop dur ? C'est trop grand ? C'est impossible d'être chrétien, engagé, de devenir un saint ?

"On ne t'a jamais demandé d'y arriver tout seul, nous dit Dieu à chacun, pour qui me prends-tu ? Je sais bien ce que je te demande et pourquoi je te le demande, je te connais mieux que toi-même puisque c'est moi qui t'ai fait, et je sais bien que je ne peux pas te demander grand chose... Mais je sais aussi que mon Esprit Saint transfigure tout ce qu'Il touche, que je peux écrire mes droites avec tes courbes : laisse-moi agir à travers toi. Il n'est pas demandé à une humble goutte d'eau de féconder toute seule le Sahara... Mais si toutes les petites gouttes d'eau se mettent ensemble, il n'y aura plus de désert.

Alors, dit Dieu, que ton cœur soit translucide à mon Amour, comme une humble goutte d'eau qui se laisse envahir par le soleil, et je te promets des arcs-en-ciel insoupçonnés !

Toi aussi je t'appelle à la sainteté et je t'envoie vers les hommes pour leur dire : ''Dieu t'aime d'un amour infini dont toi-même ne mesureras jamais l'énormité. Tu comptes tellement aux yeux de Dieu qu'Il a donné sa vie pour toi. Tu es un prince, tu es une princesse sous les haillons de tes pauvretés, et je veux t'aimer plus que tout au monde, parce que tu as le prix même de l'amour infini que Dieu te porte ! ".

Alors nous serons précieux pour les vrais pauvres, pour ceux qui ont atteint l'ultime profondeur de l'humilité, ceux qui n'osent même plus mendier la confiance des autres, parce d'abord eux-mêmes ils ont perdu confiance en eux-mêmes. A tous les désespérés, à tous les "laissés-pour-compte" et à tous les exclus, à tous les assoiffés d'amour nous apporterons l'Eau Vive de la Parole qui nous habite, et nous leur révélerons leur infinie valeur !

Oui, à travers nous, chrétiens, c'est Jésus qui leur dira ''Courage, J'ai vaincu le monde. Courage: Moi je t'aime ! Courage: point de pécheur sans pardon qui le cherche... Courage : nul n'est trop loin pour Dieu... Courage : Voici que je fais toutes choses nouvelles, à commencer par toi-même !".

Alors, et alors seulement, nous aurons le droit de porter le beau nom de "chrétiens". Et nous serons de vrais baptisés, de vrais saints, en qui le Père reconnaîtra les traits du Visage de son Fils ; et il pourra enfin nous dire: "Tu es un fils, une fille bien-aimée... Entre dans la Joie de ton Maître." Et je n'ai rien de plus beau à souhaiter aujourd'hui, pour nous-mêmes et pour le monde. Amen!

Mgr Bernard Genoud
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Posté 20 janvier 2006 à 16:59

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LA V E R 1 T E SUR JEAN-PAUL 11
Nous estimons qu'un examen attentif de la question d'un pape hérétique &emdash; permet de conclure qu'un, éventuel pape hérétique perdrait sa charge au moment où son hérésie serait "notoire et publiquement divulguée". Nous croyons que cette opinion n'est pas seulement intrinsèquement probable, mais certaine, puisque les raisons que l'on peut alléguer pour la défendre nous paraissent absolument péremptoires."



Arnaldo-Xavier da SILVEIRA "La ..nouvelle messe de Paul VI : qu'en penser ?, Deuxième Partie Hypothèse théologique d'un pape hérétique, chap. VII ; Pour défendre la cinquième opinion énumérée par Saint Robert BELLARMIN, chiffre 6 : Conclusion, page 281, Diff. de la Pensée Française, 86 190 Vouillé (France).

Si nous revenons à plusieurs reprises sur l'hétérodoxie de Jean-Paul II, qui semble bien chez lui une constante manifestée dès avant son pontificat à Rome, c'est que nous entendons résolument porter désormais la contestation des doctrines nouvelles de Vatican Il à son juste niveau : ces doctrines, dont tout nous indique rationnellement qu'elles sont nouvelles ont-elles, oui ou non, pour garant un authentique Successeur de Pierre ? Si oui, assurément, nous nous égarons en invoquant leur fausseté. Si non, nos critiques peuvent parfaitement se concilier avec le principe de l'inerrance de l'Église en matières de foi et de mœurs. Ignorer officiellement que la question se pose réellement à ce niveau, c'est courir le risque de nous enferrer dans des contradictions inextricables. Choisissons d'affronter la difficulté là où, à notre avis, elle se situe réellement, c'est-à-dire dans la défaillance, explicable faute d'occupant du Siège Apostolique, de l'ensemble de l'épiscopat.

Nous n'allons pas ici parler doctrine mais carrière ecclésiastique, de celle plus particulièrement de Jean-Paul Il. Sa biographie a été faite par des journalistes italiens. J'en retiens deux faits à mon sens capitaux : lorsqu'en 1964, Karol Wojtyla fut nommé archevêque de Cracovie, cet homme avait déjà un passé troublant qu'explique le déroulement même du choix de sa personne à ce poste hiérarchique (l'archevêque de Cracovie est Primat de l'Église de Pologne).

Dans sa jeunesse, K. Wojtyla ne s'était jamais signalé comme patriote face à l'occupant nazi : l'homme est soumis, son comportement est des plus ordinaires. A l'avènement des communistes au pouvoir, ce comportement ne change pas. Il est tout aussi réservé et prudent, certains disent : ambigu. Prêtre, il bénéficie très tôt d'avantages matériels notoirement réservés aux membres du Parti et aux Juifs. Le gouvernement communiste l'autorise à faire de fréquents voyages à l'étranger. Son orientation doctrinale est ouvertement progressiste. Il appartient à un groupe de presse (Znak) - Le Signe - lié au mouvement PAX, qui sert, au sein même du clergé catholique, d'organe de liaison et de renseignement du K.G.B. ! K. Wojtyla avait donc des liens incontestables avec l'État communiste polonais dès sa jeunesse. Son mode de désignation à l'archevêché de Cracovie le confirme : l'Église propose à réitérées reprises une liste de candidats que le Gouvernement polonais refuse jusqu'au jour où, dans cette liste, figure son nom... Et lorsqu'en 1978, il est élu à la succession de Jean-Paul Ier, c'est au tour du Gouvernement soviétique de faire son enquête. Le K.G.B. en est chargé et lui adresse an rapport favorable. Tout, par conséquent, dans le passé de cet homme, indique de manière concordante que là où il est, au Vatican, répond aux vœux des communistes de Pologne - ce qui n'est peut-être pas grand-chose, mais aussi de Russie, ce qui est essentiel. On peut s'interroger, dans ce contexte, sur la nature véritable de l'attentat qui faillit lui coûter la vie sur la Place Saint Pierre un certain 13 mai. Il n'est pas impossible qu'il s'agisse en réalité d'une savante opération de désinformation de l'opinion publique occidentale destinée à lui masquer ces liens personnels du pontife avec le monde communiste.

Quoiqu'il en soit, l'équivoque continue : le 9 juin 1979, il reçoit des Francs-Maçons de la secte luciférienne "Lotis Trust", qui le nomme "Fellow" (Camarade)..., ainsi que d'autres organismes militant pour un gouvernement mondial athée : la Trilatérale (le 18 avril 1983); la secte des BnaiBright (réservée aux seuls Juifs) le 23 ans 1984, à qui il déclare : "Mes chers amis, nous sommes appelés à nous unir." ! S'agirait-il d'une union de type maçonnique ? On peut le penser. Jean-Paul Il noua aussi des relations d'amitié avec Mikaël Gorbatchev, qu'il reçut au Vatican le 11 décembre 1989. Or Gorbatchev n'était un réformateur du régime communiste russe que dans le dessein de renforcer ce régime, non de l'abolir ! Ce fait est acquis. Deux ans avant cette visite, ne déclarait-il pas : "Notre objectif global, c'est la victoire du communisme." (la Pravda du 19 février 1987) ? une année après, il donnait cette précision sur les réformes internes en Russie soviétique : "Le but de la pérestroika est de rétablir le léninisme (Le Figaro, juillet 1988). Jean-Paul II savait donc parfaitement en décembre 1989 quel homme il recevait, et approuvait, en ces termes : "La pérestroîka répond non seulement à l'attente des pays occidentaux, mais encore à la doctrine sociale de l'Église. Autrement dit : le maintien et le renforcement du communisme léniniste répondent à la doctrine sociale de l'Église. Pie XI n'est pas seulement démenti, il est subverti ! Un écrivain italien, Vittorio Messori, confirma l'unité d'intention entre Gorbatchev et Jean-Paul II, dont on connaît quelques propos, énoncés en Pologne, selon lesquels le communisme contiendrait d'excellentes choses... Se trompent aussi ceux qui, en Occident, le croient adversaire déclaré de la théologie de la li-bération. Ce n'est en tout cas pas le sens de sa lettre à l'épiscopat brésilien si l'on en croit l'Osservatore Romano du 13 avril 1986.

Dernier indice majeur et significatif : deux ans après son élévation au Souverain pontificat, il réintègre dans le sacerdoce un ancien agent démasqué du K.G.B., condamné à deux ans de prison pour ce fait, accessoirement marié à une militante communiste qui l'avait amené en Allemagne de l'Est, où il devînt secrétaire de Walter Ulbricht, le premier secrétaire du Parti ! Il y resta jusqu'à l'avènement de Paul VI. Mgr Tondi était aussi Franc-Maçon, mais dans aucune de ces appartenances, et sans doute non plus dans son mariage, Jean-Paul II ne vit d'obstacles à sa pleine et entière réintégration dans le clergé de l'Église catholique romaine !

L'hypothèse selon laquelle Jean-Paul II fut lui-même un cryptocommuniste n'a donc rien de particulièrement hasardeux. Cette éventualité donnerait même toute sa vraisemblance au maintien autoritaire, par lui-même, des nouveautés conciliaires de Vatican Il. Il s'agirait donc bel et bien d'une usurpation consciente de pouvoir au sein de l'Église par un homme qui ne lui appartiendrait plus depuis fort longtemps.

Michel de Preux
Tout ce qui est authentique porte le sceau du Silence.
Tout est révélé dans le Silence de ton Coeur-Corps.

#6 YAmA

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Posté 20 janvier 2006 à 17:19

origine de la franc maçonnerie issue d'un ouvrage occulté (apparemment):

Annexe au texte sur la Francmaçonnerie

Enfin, pour terminer la présentation succincte des pages

26 à 31 ci-dessus, nous jugeons très utile de publier un document

ancien, qui a échappé à l'attention des éditeurs de la Diffusion de la

Pensée Française lorsqu'ils ont réédité les “Mémoires pour servir

l'histoire du Jacobinisme de l'Abbé BARRUEL.

Actes du Colloque de Lyon 1989 - Chapitre III

La pénétration maçonnique dans la société française ou

“comment on prépare une révolution.”


Comment on entre en loge

Par amitié personnelle, après avoir perdu la foi, dans

l'espoir d'y trouver fraternité, idéal, tolérance, etc… et de n'y pas faire

de politique. Dans les réunions en loge, on écoute des discours, puis

on en fait. Pure société de pensée, sur deux thèmes : La F.M. est

une société sublime, sacrée, humanitaire. Elle a un seul ennemi: Le

Catholicisme. Quelques maîtres mots : Raison — Vérité — Égalité

— Liberté — Fraternité, avec maintien de traditions rituelles : Une

religion laïcisée. Avec l'affirmation de “tolérance pour toutes les religions”,

on y enseigne le mépris de la seule Église Catholique, sous

une apparence de respect. La F.M. exige un serment répété à chaque

tenue de “garder le secret”. Le secret n'existe pas au niveau d'une

tenue de loge, mais ce serment répété avec menaces précises crée l'inquiétude,

les hésitations. Un moyen de tenir les initiés comme des

prisonniers.

Quelques questions : La F.M. est universelle, mais divisée

en rites distincts. Elles est puissante, mais ses membres sont de

médiocre qualité. Derrière des apparences anodines, gentilles, il y a

une réalité cachée. L'autorité semble venir d'en bas : élection des officiers

en loge par les maçons ; donc impossibilité de transmettre des

ordres venus d'en haut.

Une société secrète ?

Qu'est-ce qu'une “Société secrète” ? Les F.M. nient constituer

une société secrète : Elle est déclarée, reconnue d'utilité

publique. On en connaît les adresses, les dates des tenues, les principaux

membres élus, le Grand Maître. La F.M. a pignon sur rue :

revues que l'on peut lire, consulter, listes de membres publiées, etc.

Protection des rois, des présidents de la République (Amérique,

Angleterre), défilés en uniforme, protection de grands personnages.

Il faut considérer comme secrète toute société qui a des

secrets : ce sur quoi elle garde son secret. Une société ordinaire déclare

son but ; un objet connu de tous, intéressés ou non : société sportive,

chorale, etc.

Des hommes qui veulent cacher le but de leur association,

peuvent se réunir dans un secret total de lieux, de temps, d'organisation.

En fait le secret de ces sociétés est très facile à pénétrer. On ne

peut obtenir avec certitude le silence et la complicité de tous les

membres de cette société, malgré les ser- ments. On ne peut pas

recruter les membres sans révéler le secret. Quand elle perd ses membres,

elle perd son secret.

Une société, pour rester secrète, doit trouver un moyen

d'associer ses membres sous une façade honorable et publique. Un

faux monnayeur doit se trouver un autre métier honnête, par exemple

celui d'artiste. Il faut que le but véritable de la Société ne soit connu

que des dirigeants et dévoilé progressivement et jamais complètement

aux initiés. Ceux-ci travaillent à la réalisation du but, sans le

connaître, donc avec bonne conscience et sûreté et en croyant travailler

à un autre but plus facile à divulguer. Ainsi ils peuvent commettre

des indiscrétions, révéler le but erroné, ils renforcent ainsi

l'illusion dans laquelle ils sont et donnent une apparence de vérité à

l'erreur.

La F.M. est une société secrète

a) Elle varie dans ses buts officiels : tantôt humanitaire,

tantôt anticléricale, tantôt politique, tantôt philosophique. Exemple :

les rites Grande Loge, Grand Orient. Selon les nécessités politiques

de l'époque et pour pouvoir durer en paix.

b) Elle cache ses buts à ses adhérents eux-mêmes qui

varient dans leurs explications de la F.M., tantôt chrétiens, tantôt tolérants,

tantôt sectaires. Elle a enseigné le respect de la monarchie, puis

s'est dévouée aux Bonaparte pour les trahir ensuite. Elle a voulu se

confondre avec la République dans certains pays mais pas dans d'autres.

La F.M. ne cache pas son existence, mais elle cache ses

buts à ses adhérents.

Par ailleurs, elle garde une uniformité d’organisation à travers

les différents rites, une uniformité d'idéal humanitaire, une

initiation à un secret vide de contenu.

Elle doit proposer à ses membres un but d'action pour les

attirer et les maintenir sous une certaine pression. Elle a donc deux

visages bien différents:

a) un visage conservateur, traditionnel, patriote dans les

pays protestants, anglo-saxons: défilés officiels, etc;

b) un visage antireligieux, révolutionnaire, antimonarchique

(assassinat des rois) dans les pays de religion catholique:

Grand Orient, persécutions religieuses.

Elle se montre d'abord soumise, religieuse, respectueuse.

Elle recherche des Grands Maîtres parmi la haute noblesse traditionnelle;

puis, lorsqu'elle a acquis de la puissance, insensiblement elle se

montre antichrétienne, persécutrice et destructrice des valeurs: la

lutte est engagée à mort contre le catholicisme, sans trêve, sans merci.

Elle s'est prétendue respectueuse de la religion, de la foi de

ses membres. Elle s'est montrée respectable dans son recrutement.

Malgré cela, elle accepte progressivement les anti-chrétiens, en faisant

semblant de les refuser. Elle affiche des principes moraux qu'elle

contredit au nom de la tolérance. Puis elle exclut par épuration les

catholiques, les déistes, etc. Elle a adoré le Grand Architecte De

L'Univers, puis l'a rayé de ses constitutions après être passée par la

“Déesse Raison” et la “Théophilanthropie”. Du déisme, elle est passée

à l’athéisme et au matérialisme. Elle affirme ne pas faire de politique,

puis ses membres deviennent officiellement maîtres du pouvoir,

en 1789, en 1848, en 1871, avec massacres, persécution antireligieuse,

etc.

Voilà une incohérence apparente, qui ne saurait engendrer

la force et la continuité dans l'action. Elle dissimule ses plans comme

un assassin cache son poignard. Elle ne présente nulle part une personnalité

officielle parlant en son nom. Les F.M. mentent sans s'en

douter. Ils semblent sincères lorsqu'ils disent les choses les plus

contraires à la vérité, celles auxquelles les faits donnent les plus éclatants

démentis. Monarchistes, puis bonapartistes, puis républicains,

selon les circonstances, ils attribuent à la F.M. leurs propres sentiments

contradictoires, leurs jugements incertains. Or le frère initié a

juré de “ne rien dire ni écrire de ce qu'il aura vu dans les assemblées

sans une permission expresse et seulement de la manière qui pourra

lui être indiquée” donc de ne pas dire la vérité, car la vérité n'a qu'une

manière et elle n'a pas besoin d'être indiquée.

Il faut donc étudier les documents maçonniques avec le

souci d'en relever les contradictions et de retrouver les règles de

conduite de l'association à travers de multiples variations.

Elle exerce sur ses membres une véritable dictature : le

Conseil de l'Ordre trouve les moyens de coercition sur chaque

homme politique F.M. : “Il faut mettre au pied du mur les membres

du Parlement qui sont franc-maçons en les tenant par leur propre intérêt”,

“rappeler à ceux qui les oublient leurs serments, juger maçonniquement

ceux qui oublient, ceux de nos frères à qui nous avons donné

autorité sur le monde profane”. Exclusion, non réélection, certains

perdent brusquement toute autorité politique, par exemple Napoléon

I, Napoléon III, tentative d'assassinat (Orsini). Ils ne sont plus libres,

ils ont des chefs qui peuvent “les replonger dans le néant d'où elle les

a tirés”. “Nous sommes obligés de nous soumettre à une discipline

volontairement consentie par laquelle nous recevons l'initiation, nous

faisons l'abandon d'un certain nombre de nos droits et de notre initiative

individuelle”. “La Maçonnerie doit tenir les yeux ouverts sur ses

soldats.” (G.O. Belge).

Dans un Parlement où un groupe de députés suit avec discipline

les ordres reçus de leur société secrète, les parlementaires non

affichés sont désorientés et combattent en ordre dispersé ou se laissent

circonvenir par les suggestions des initiés.

La vraie force de la franc-maçonnerie

Deux méthodes: la double hiérarchie et les cercles intérieurs

où l'on pratique la dynamique de groupe. Malgré la diversité

des rites, purement superficielle, la diversité des orientations dues

aux circonstances de temps et de lieux, il faut connaître les caractères

communs à l'ensemble des loges. a) La discipline du secret. b)

L'existence des grades par lesquels certains ont des secrets pour les

autres, à qui on les dévoile progressivement et qui constituent des

sociétés fermées à l'intérieur de la F.M., caractère commun à toutes

les maçonneries, ininterrompu depuis deux siècles. c) La force de son

organisation. En effet, la valeur personnelle du frère est en général

bien médiocre : il est attiré par vanité, par souci de sa situation, pour

une aide mutuelle, par haine antireligieuse. Les chefs officiels, vénérables,

officiers, grands maîtres, etc, sont élus dans le tout venant des

loges. Donc même médiocrité.

Une organisation administrative très simple : des fédérations

de loges. Au point de vue administratif : des rites (français,

écossais, misraim, etc), qui sont des réglementations de cérémonies

rituelles. Élection de délégués à des convents annuels, à un conseil de

l'ordre, sous la présidence d'un Grand Maître. Dans chaque atelier ou

loge : un Vénérable, un orateur, un secrétaire, un trésorier, etc. Les

rituels d'initiation sont d'une stupidité affligeante. Existence de trois

grades : apprenti, compagnon, maître ; Ils constituent la Maçonnerie

bleue : rites grossiers, chambre du milieu, mort et résurrection

d'Hiram, le constructeur du Temple de Salomon. Les tenues de loge

sont d'un ennui mortel, longues palabres politiques, cérémonies burlesques.

Aussi beaucoup de frères n'y assistent plus. Stupidité apparente,

médiocrité des personnes, mais durée de plus de deux siècles

et Universalité, puissance politique mondiale. Il faut une cause proportionnée

à un tel effet, une Intelligence organisatrice, une volonté

patiente et fidèle à son but. Les générations passent, la F.M. subsiste.

Aucune société humaine ne peut tenir, agir avec constance et intelligence

sans une tête, une direction.

Objections

a) Il est vrai, la F.M. varie dans ses aspects superficiels ;

pour mentir, elle revêt de faux masques variés, mais elle garde des

règles communes et invariables à travers les siècles.

b) Il est vrai, la force de l’Idée peut être une explication;

mais l'idée toute seule ne peut rendre compte de l'organisation d'une

institution si stable, d'autant que l'idée maçonnique est un verbiage

creux, de mots abstraits.

La F.M. ne s'est pas faite toute seule. Le pouvoir n'y règne

pas d'en bas par l'élection, mais d'en haut, d'une manière cachée. Or

nous ne voyons pas dans la F.M. administrative une transmission

d'ordres venus de supérieurs.

La double hiérarchie

Instruments de transmission d'une volonté qui veut rester

invisible : les ordres et les hommes chargés de les transmettre doivent

rester invisibles aux subordonnés ; d'où le caractère ridicule des

Hauts grades pour détourner l'attention des profanes de leur importance

; d'où aussi son caractère antidémocratique, puisqu'en apparence

du moins le principe d'égalitarisme est la base de la F.M. Il n'était

pas possible de faire accepter une hiérarchie à des hommes à qui l'on

enseignait l'égalité. Donc il fallait une superposition de grades,

inconnus par les inférieurs, formant des sociétés secrètes superposées

et pénétrant les unes dans les autres.

Le grade d'apprenti est un pur noviciat préparatoire.

Dans les tenues de loges, il y a des signes distinctifs pour

apprentis, compagnons et maîtres, mais aucun signe distinctif pour

les hauts grades. Ces derniers peuvent pénétrer dans n'importe quelle

tenue de loge comme invités, y parler, y circuler, sans qu'on puisse

connaître leur grade.

Comment monter dans les hauts grades ? Plus d'élection,

mais un choix venant d'un supérieur qu'on ne connaît pas. Le grade

obtenu par initiation est à vie alors que les officiers élus le sont pour

l'année. En effet, une fois en possession d'un secret, on ne peut l'oublier.

Aussi les bas degrés de cette hiérarchie ne possèdent aucun secret

important. Les F.M. bleus sont observés par les hauts grades. On

fait sur eux une étude des possibilités d'initiation. Il y a sélection

rigoureuse. La plupart des maîtres ne passent pas aux grades supérieurs.

On rassemble des hommes pour les étudier, les endoctriner et

choisir les instruments d'un pouvoir. Les Maîtres sont les maçons parfaits,

ils président les tenues, croient diriger réellement les loges. On

les détourne de s'intéresser aux hauts grades. Ceux-ci leur obéissent

en apparence dans la marche administrative des loges, mais ils participent

à toutes les activités ordinaires. Ils sont peu nombreux, se sont

concertés avant la tenue et y suggèrent les décisions prises.

Transmettant leur pouvoir par la force de l'entente secrète, les hauts

grades constituent des cercles intérieurs, fonctionnant à l'insu des

grades inférieurs.

Les hauts grades suggèrent des orientations de pensée, des

projets d'intervention, observent les hommes et étudient leur carrière.

Ils résistent aux directions non conformes à celles voulues par les

chefs de la Maçonnerie. Ils laissent aux participants l'impression de

la liberté de parole. C'est la "dynamique de groupe".

Les hauts grades

Il y a 33 grades, mais huit seulement sont pratiqués.

Autrefois, il fallait inspirer l'esprit antireligieux très progressivement

pour éviter des oppositions violentes. Aujourd'hui, les hommes sont

suffisamment déchristianisés pour faire sauter les étapes. Les légendes,

les symboles, les instruments rituels ont pour objet de sonder les

esprits, de voir leurs réactions, leurs résistances. Ainsi le rite du

meurtre d'Hiram excite à la haine, à la vengeance. Le rite de Rose-

Croix incite au mépris de la religion et à une profanation du rite

catholique. Il se veut une reproduction très sérieuse de la "'Cène" du

Christ. Partage du pain : "Prenez et mangez"; calice : "Prenez et

buvez". Une concélébration liturgique, parodie de la Vraie Cène.

La F.M. est un lieu d'attente, un réservoir d'hommes, un

appareil de filtrage, un canal de transmissions.

Il existe donc un pouvoir occulte international qui circule

parmi les hauts grades, qui transmet les suggestions, qui choisit les

futurs dirigeants par cooptation : peu d'hommes, triés sérieusement

dans un monde très particulier, liés par trop de secrets les uns aux autres

pour se trahir mutuellement. Exemple : Palmerston, Disraëli,

Massini. Aujourd'hui, les "Bilderberger", la Trilatérale.

Londres fut au XIXe siècle le centre de toutes les révolutions

européennes. Ces hommes organisent l'Humanité-Divinité. Ils

sont fanatisés, maîtres de leurs secrets parce que convaincus qu'ils

vont créer un monde nouveau, parfait, dont ils seront les maîtres tout

puissants. Orgueil de domination, réalisation d'un Idéal, inversion

radicale de la religion de Jésus-Christ.

Ces hommes choisis et cooptés le sont pour la vie. On ne

peut retirer l'initiation à celui qui l'a reçue, on ne peut que l'assassiner

s'il cherche à échapper au système. Par exemple : Mirabeau —

Trotsky —Napoléon III. Ils se surveillent, chacun ayant le plus grand

intérêt à ce que personne ne trahisse.

Pourquoi avoir fondé la franc-maçonnerie ?

Cette fondation fut un travail laborieux, difficile. En

valait-elle la peine ? Les fondateurs se heurtaient à une opinion hostile

; ils n'avaient pas la force pour imposer leurs buts. Quand on est

fort, on ne ment pas, on ordonne. Au début, ils durent compter avec

une mentalité chrétienne, mais divisée entre protestants et catholiques.

Or la F.M. est traditionnelle et conservatrice dans les pays protestants

; elle est révolutionnaire et violente, anticléricale dans les

pays catholiques. Elle dut corrompre, altérer, puis détruire la conscience

catholique. Mais c'était difficile. Il fallait renverser l'obstacle

de la Foi catholique sans l'avouer. Pour séduire une opinion, il faut lui

faire absorber des principes destructeurs, en les lui présentant comme

des idées nourricières.

Mais il existe un pouvoir politique ou religieux qui exerce

une certaine vigilance, capable de réagir fortement. D'où la méthode

du mensonge et du secret. Il fallait substituer à l'opinion régnante une

autre opinion patiemment fabriquée par falsifications successives et

progressives de l'ancienne. D'autre part, l'esprit chrétien est absolument

imperméable aux méthodes des Sociétés secrètes. En particulier,

le triomphe du Christianisme a éteint les sociétés antiques et leur

initiation à des mystères.

I°) Difficulté rencontrée : rassembler des individus qui ne

fussent pas hostiles aux buts des fondateurs, par exemple : les mécontents.

Mais ils ne pouvaient pas déclarer publiquement leurs intentions

sans provoquer le soulèvement de toute l'opinion publique. Il

fallut dissimuler le but véritable tout en le préparant. Obtenir une

tolérance officielle de la Société et un recrutement initial défectueux.

La déclaration initiale, la "Constitution d'Anderson" affirme les principes

qu'elle veut détruire, mais en même temps, elle prépare les

déformations et les falsifications suivantes. Elle proclame l'existence

de Dieu, le respect de la religion de ses adhérents. Elle interdit toute

discussion religieuse, mais elle est philosophique et progressive et

elle a pour but la "recherche de la Vérité" et la "liberté de conscience".

Contradiction énorme : comment rechercher la vérité, si l'on doit

respecter toutes les religions ? Comment garder sa liberté de conscience,

si l'on doit professer l'existence de Dieu, etc. Devant de telles

contradictions possibles, les fondateurs pouvaient répondre n'importe

quoi selon les circonstances et les résistances des esprits. On avait

mêlé à cela de belles déclarations sur les Arts, la solidarité, la morale,

la tolérance. Apparence de société tolérante, pacifique, affirmant

Liberté, Égalité, Fraternité. Puis on pousse les contradictions : la tolérance

ne peut se combiner avec le respect de toutes les religions,

parce que certaines sont intolérantes. La recherche de la Vérité suppose

la suppression de tous les dogmes religieux, puisqu'ils sont

immuables et qu'ils sont une Vérité déjà acquise.

Lorsque les Papes condamnèrent, dès les débuts, la F.M.,

les fondateurs les déclarèrent intolérants et provocateurs.

En passant d'une première interprétation de la Constitution

qui permettait l'établissement au grand jour de la Société, à la deuxième

interprétation, on préparait les esprits à la révolution. L'antipathie

des chrétiens à l'égard de la société secrète s'explique par l'éducation

qui repose sur l'idée que Dieu voit tout, même ce qui est caché, et que

notre vie actuelle n'est qu'un moyen de parvenir à une vie supérieure,

conquise par des sacrifices. Voilà qui engendre le sentiment de la

responsabilité personnelle. La société secrète au contraire annihile

toute responsabilité. Il fallait aussi aveugler les gouvernements sur

les vrais buts pour obtenir l'autorisation d'exister et pouvoir agir efficacement

sur toute une population. Sinon impuissance. Comment

refuser une association plaisante, avec rites d'initiation égyptiens,

antiques, singeries philosophiques, attrait de l'amusement mondain

(cf. Cagliostro) ? Attrait du secret, dans la mesure où il ne recouvre

aucun secret réel, un appât pour les badauds. Appréhension des gouvermements.

Pourquoi se cacher s'il n'y a pas de secret ?

2°) Difficulté : le grand nombre des adhérents et leur

extrême hétérogénéité.

a) Les bonnes âmes naïves servaient à fortifier la confiance

dans l'association: une garantie d'honnêteté morale, de respectabilité

sociale. Pammi les plus vaniteux, on les flatte d'être les plus intelligents,

les plus "éclairés", pour les détourner insensiblement de la

Foi.

b) les intrigants et les besogneux attirés par l'ambition,

prêts à tout pour tirer un profit: les futurs politiciens.

c) les imaginatifs idéalistes, sincères, bavards, futurs orateurs

de loges, prédicateurs illuminés, futurs hauts grades, passionnés

d'occultisme, se croient au sommet de la hiérarchie et méprisent les

politiciens. Enfin le caractère stupide et enfantin des rites détoume

les âmes les plus droites et les plus sensées de rester dans la société.

3°) Difficulté: impossibilité de commander par ordres

directs

La F.M. n'est pas un organe d'action, mais d'éducation,

dont les éducateurs doivent rester inconnus. Aussi impossible de

transmettre des ordres. En ordonnant on dévoile la source de l'ordre,

la personne qui commande. Or, on peut faire exécuter sa volonté sans

donner d'ordre. On la dissimule sous des idées bien choisies, destinées

à saper indirectement l'autorité religieuse ou politique que l'on

veut détruire pour y substituer une opinion nouvelle par suggestion.

La franc-maçonnerie est une société d'éducation.

a) Sélectionner des sujets aptes à recevoir certaines suggestions,

les nourrir de celles-ci, opérer parmi eux une nouvelle

sélection en vue d'autres suggestions en imprégnant des idées qui doivent

régner dans les esprits, éliminer les adeptes impropres ou ne pas

leur faire dépasser le degré où ils sont arrivés. Il faut 50 ans pour préparer

une révolution. On enfonce les suggestions dans les esprits, on

profite des contradictions inscrites dans les principes pour accentuer

les uns et taire les autres. Peu à peu, on rend ces suggestions plus violentes,

plus despotiques sur les esprits, jusqu'au fanatisme. La F.M.

n'est pas une ligue d'action, mais son enseignement prépare des apôtres

et des hommes d'action.

La F.M., au début, reçoit toutes sortes d'esprits, hommes

paisibles et honnêtes, incapables de penser à un assassinat politique

par exemple, des inquiets, des aigris, des ambitieux, capables de tout.

Il faut donc éliminer progressivement les premiers. Ils quittent la loge

spontanément, soit dégoûtés, soit indifférents. La porte de sortie est

largement ouverte. Pour éliminer, il suffit d'accentuer l'enseignement

dans un sens qui déplaira à beaucoup. Il y eut ainsi de nombreuses

défections retentissantes, dues à un sentiment d'honnêteté qui fait claquer

les portes, par exemple : le préfet de police Andrieux. Ce fait se

produit lorsque le pouvoir occulte veut obtenir une action révolutionnaire

plus intense. Le nombre des adeptes varie peu, les départs sont

compensés par de nouvelles recrues.

b) Suggestion.

Transformer les ambitieux, les mécontents, en apôtres d'un

"esprit philosophique et progressif éclairé". Voilà comment masquer

les passions humaines, leur permettre de se ruer en se glorifiant, de

se croire champion du progrès, supérieur aux pratiquants des vieilles

vertus routinières. Le succès de la faction philosophique au XVIIIe

siècle est dû non à la qualité des écrivains, ni à un mouvement spontané

des esprits, mais à la force de l'organisation maçonnique, d'après

la correspondance de Voltaire, entreprises de colportage, etc.

c) Conditions pour une dynamique de groupe:

Petit nombre d'adhérents par atelier, moins de vingt, circulation

libre et fréquente des hauts gradés dans les ateliers, surveillance

facile des apprentis et compagnons. Plusieurs loges, même dans

les grandes villes, pour éviter l'excès du nombre, mise en condition

par le rite d'ouverture et de fermeture des travaux, "rites et mystères

accoutumés"; le frère exerce à ce moment un véritable sacerdoce religieux.

Ces rites qui prêtent à rire au début deviennent sérieux, intimidants.

Les sceptiques abandonnent les loges.

La franc-maçonnerie est une contre-église.

Deux grands enseignements de la F.M.

1°) La F.M. est sainte et sacrée ; son origine "se perd dans

la nuit des temps". Origine lointaine, mystérieuse, obscure des rituels

"nuageux" avec un symbolisme compliqué, équivoque, des

Légendes, Mort d'Hiram et résurrection…

La légende d'Hiram remonte à celle de Cain, odieusement

calomnié par la Bible, victime de la jalousie d'Abel, ancêtre de tous

les grands inventeurs de l'histoire. La F.M. est "mère de la

Civilisation, du progrès et des Lumières."

2°) La Tolérance

Pour attirer les chrétiens, on la proclame respectueuse de

toutes les religions. On a supprimé l'article du "Grand architecte de

l'Univers" pour ne pas blesser la conscience de ceux qui ne croient

pas à l'existence de Dieu. On n'a pas supprimé "le respect de toute foi

religieuse, solidarité étendue à tous les membres de la Famille humaine,

sans distinction de religion. Parmi toutes les opinions qui se heurtent,

le frère peut défendre les unes, mais doit accepter le voisinage

des autres et les respecter." Mais, dans les loges, ce sont les violents,

les "avancés" qui prêchent les idées dont la diffusion est nécessaire à

la F.M. La tolérance y est prêchée avec fanatisme par ces derniers

contre les modérés. Ils reprochent aux modérés leur mollesse devant

les ravages de l'Intolérance, leur manque d'ardeur pour prêcher la

Tolérance. "La F.M. doit être l'apôtre de la Religion de la Tolérance."

Ils affirment leur respect pour un catholique "tolérant", mais leur

colère contre le catholique "intolérant". Puis au nom de cette tolérance,

on ameute les frères; les Jésuites sont intolérants, il faut protéger

les "bons" catholiques contre les autres, les croyants "sincères" contre

les fanatiques, puis contre l'absolutisme du Dogme. "Les hommes

les plus doux sont fatalement condamnés à devenir fanatiques dès

lors qu'ils croient à un dogme." En effet, si un dogme affirme que ceci

est vérité, il déclare par là même que cela est erreur. Il faut donc

défendre les âmes sincères contre le dogme. Voilà la vraie guerre

antireligieuse ; la "vraie tolérance" du F.M. est toujours armée, ne

tolérant plus aucune religion positive. "Le Cléricalisme, voilà l'ennemi",

dit la F.M. Elle prétend s'attaquer seulement à l'intrusion du

Catholicisme dans la politique, "le prêtre à la sacristie !"

Si, devant les attaques des frères, les catholiques outragés

s'efforcent de se défendre, ils sont accusés d'attaquer, de manquer de

tolérance. Ils sont des provocateurs. C'est le loup de la fable qui accuse

l'agneau qu'il veut dévorer. Puis lorsque l'heure semble mûre pour

l'action, on laisse tomber les initiés qui "ne suivent pas le train". On

ne respecte plus la tolérance contenue dans les statuts, on crie fortement

la vérité : "La distinction entre le cléricalisme et le Catholicisme

est purement officielle, subtile, pour les besoins de la tribune. Mais

ici en loge, disons le hautement, pour la Vérité, le cléricalisme et le

Catholicisme ne font qu'un". Ce qu'ils appellent "vérité" est un mensonge.

Ils disent "hautement" alors qu'ils parlent en loges, dans le

secret, sans risques.

Les franc-maçonneries extérieures

L'action maçonnique dans le monde profane

Journalistes, publicistes, auteurs dramatiques, chansonniers,

professeurs, instituteurs, tous les maçons diffusent dans la

Société profane les idées reçues en loge. Même le journal catholique

subit un frère qui n'y écrit que ce qu'il peut y faire passer, mais qui se

retrouve en loge avec l'enragé anticlérical.

Les sectes ésotériques : Roses-Croix, Illuminés,

Martinistes, Kabbalistes, Occultistes, Spirites, etc. Associations

variées, très antichrétiennes destinées à détacher les âmes de la morale

et de la vérité chrétienne. Les représentants du pouvoir occulte se

retrouvent dans ces sociétés ésotériques et se retrouvent entre-eux

avant et après.

La franc-maçonnerie est une école de préparation à l'action.

Longue période de propagande, de création de l'esprit nouveau

pour préparer quelques heures d'une action brutale et rapide. La

F.M. prépare l'action et s'efface lorsque l'heure a sonné. Elle dresse

les hommes et, au moment de l'action, elle se "met en sommeil". Elle

échappe ainsi aux conséquences des échecs. En cas de besoin, elle

pourra recommencer. À ce moment les frères se font appeler

Jacobins, théophilanthropes, communards, radicaux, etc. À la place

d'ordres, des "influences individuelles soigneusement couvertes" ou

des circulaires confidentielles, mais non officielles. Les frères doivent

comprendre ce qu'on attend d'eux, sans qu'il soit besoin de peser

ou de préciser la ligne à suivre.

Brusquement naissent les "clubs révolutionnaires", les

Sociétés de Jacobins et autres, des groupes de jeunes armés, selon

une apparence de génération spontanée (''l'anarchie spontanée" de

Taine), avec méthodes d'action, organisations très savantes douées

pour l'action. La France devient une vaste loge. Toute la vie publique

s'y déroule maçonniquement : Conventions, Président, Secrétaire,

Orateur, Assemblée, Symboles, Formules (Liberté, Égalité,

Fraternité"), etc. Puis les loges se sabordent. Elles sont devenues

inutiles. Les clubs font le travail : "Le Grand Œuvre". Émeutes, pillages,

assassinats, rassemblements. Par exemple : Barnave, le 16 juillet

1789 : "Nous comptons sur vous pour lancer le mouvement. Le

même existe de partout. Il est concerté d'ici."

Il n'est plus question de laisser fonctionner un organisme à

vide. Le pouvoir occulte ou noyau dirigeant est maître de la place. Le

23 juillet 1789, le frère Corbin de Pontbriand dans la loge de la

"Parfaite Union" de St. Brieux fait sonner une triple salve en l'honneur

du Frère Le Chapelier, président de l'Assemblée Nationale :

"Mes très chers Frères, le triomphe de la Liberté et du Patriotisme est

le triomphe le plus complet du véritable maçon. C'est de vos temples

et de ceux de la véritable philosophie que sont parties les premières

étincelles du feu sacré qui, s'étendant rapidement de l'Orient à

l'Occident, du midi au septentrion de la France, a embrasé les coeurs

de tous ses citoyens. La magique révolution qui, sous nos yeux, s'opère

en si peu de jours, doit être célébrée par les disciples du véritable

maître, avec un saint enthousiasme, dont les profanes ne peuvent

partager les douceurs. Les cantiques que les seuls enfants de la Veuve

chantent maintenant sur la montagne sacrée, à l'ombre de l'Acacia,

retentissent au fond de nos cœurs et les mains levées vers le Grand

Architecte de l'Univers, nous devons tous conjurer notre maître de

porter à l'autel de tout Bien, l'hommage de notre vive gratitude…

Aucun de nous, mes très chers frères, n'ignore que notre respectable

Grand Maître, le duc d'Orléans, a concouru plus que personne à l'heureuse

révolution qui vient de s'opérer…"

Évidemment, la plupart des Frères imbéciles n'avaient pas

voulu cela. Les révélations de F.M. désabusés sont lamentables.

Voici, dans les Mémoires de Dufort de Cheverny : "Je me souviens

que, dans les commencements du club des Jacobins, pendant les six

premières semaines de son établissement, quand j'y étais entraîné par

Beauharnais, l'abbé d'Espagnac et beaucoup d'autres gens que je

croyais et que je crois encore très honnêtes et qui ne devinaient pas

plus que moi où l'on voulait en venir, quelqu'un, dans cet antre affreux,

lança un propos tellement révoltant, appuyé par Lameth,

d'Aiguillon, et Rœderer que quelqu'un s'écria : "Où veut-on donc

nous mener ; Qu'on le dise, qu'on s'explique ! Serait-ce possible qu'on

voulût convertir le royaume en république ?" Des rires sardoniques

furent la réponse. Sedaine, qui était avec nous, le remarqua avec le

même effroi".

Les sources
Barruel : Mémoires pour servir à l'Histoire du
Jacobinisme, 5 vol. Réédition en 2 vol. Editions de Chiré. 86190 —
Chiré en MontreuiL

Crétineau-Joly : L'église Romaine en face de la Révolution
P. Deschamp et Claudio Jannet : Les Sociétés secrètes et la
Société, 3 vol.
Mgr Jouin et 1a R.I.S.S de 1912 à 1939.

D'anciens maçons repentis : Copin-Albancelli et Marques
Rivière.

Les documents maçonniques publiés par Bernard Fay de
1940 à 1944 sur les Archives confisquées par le gouvernement de
Vichy.

Œuvres de vulgarisation : Léon de Poncins : ses livres sont
composés d'extraits authentiques d'auteurs franc-maçons et autres
regroupés avec méthode. Réédités par D.P.F. 86 190- Chiré en
Montreuil.

Actes du Colloque de Lyon, 1989

Etienne Couvert

Ce message a été modifié par YAmA - 20 janvier 2006 à 17:20.

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Tout est révélé dans le Silence de ton Coeur-Corps.

#7 YAmA

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Posté 20 janvier 2006 à 20:32

Le wahhabisme
LE WAHHABISME, UN PROSÉLYTISME SANS LIMITE

Du Maroc à lIndonésie, la Malaisie, le Cambodge, en passant par les Etats-Unis et lEurope, les Saoudiens ont propagé et financé leur version extrémiste de l'Islam (le wahabisme).

L'Islam violent, nihiliste, prôné par Oussama Ben Laden et ses disciples ne représente ni une majorité de musulmans, ni les valeurs islamiques traditionnelles. Mais il ne s'agit pas non plus d'un simple détournement de la foi. L'Arabie Saoudite est le plus riche et le plus puissant des pays musulmans, et les Saoudiens ont utilisé leurs immenses ressources pétrolières et leur contrôle de deux lieux saints - La Mecque et Médine - pour propager dans le monde entier une forme extrémiste de l'Islam. Au fond, tous les Saoudiens issus des familles au pouvoir partagent la même façon de voir l'Islam. C'est un fondamentalisme sûr de sa vérité qui ne porte que mépris aux autres courants de l'Islam et est profondément convaincu que le monde entier finira par devenir musulman, et musulman selon leur conception de l'Islam. La certitude d'être porteurs de la seule lecture légitime du Coran s'associe avec celle d'avoir reçu la bénédiction divine qui leur a apporté le pétrole et ses richesses. Les Américains, considérés comme infidèles au sens religieux, sont méprisés en tant que tels mais il faut bien composer avec eux pour des raisons économiques. Les grandes associations caritatives saoudiennes, telles que l'Organisation internationale, du secours islamique, employaient certains des kamikaze du 11 septembre (une majorité des pirates de l'air étaient saoudiens), mais elles n'ont pas été nommées sur la liste des commanditaires du terrorisme établie par les autorités américaines, par crainte, dit-on, de gêner la famille Saoud. En 1744 Muhammad ibn Saoud fut le fondateur de la dynastie qui se trouve aujourd'hui à la tête de l'Arabie Saoudite. Ce pays n'a toujours pas de Constitution, les Saoudiens sont privés des droits les plus élémentaires et même du droit à soutenir le régime sans autorisation. Les femmes, qui détiennent une large part des richesses nationales, sont traitées comme des citoyens de seconde zone. Une femme n'a pas le droit de quitter le pays sans l'autorisation écrite d'un homme de sa famille. Une telle situation plonge les Saoudiens dans le désarroi, ils n'ont ni dignité ni sentiment d'appartenance. En 2000, lorsque les Taliban ont menacé de fàire sauter les anciennes statues de Bouddha en Afghanistali, les universités de Qom, en Iran, et d'Al Azhar, en Egypte, les ont exhortés à renoncer, faisant valoir que 1'1slam est une religion de tolérance. Une délégation wahhabite venue d'Arabie Saoudite a conseillé aux Taliban d'exécuter leur projet. Ce qui fut fait.

L'Etat saoudien subventionne le wahhabisme dans tous les pays musulmans, du Maroc à l'Indonésie, la Malaisie, et jusq'aux Cham du Cambodge : il forme les imams, construit des mosquées et recrute des combattants pour mener des opérations dans des endroits comme la Tchétchénie et l'Ouzbékistan. Tous les musulmans le savent depuis longtemps. En 1993, les médias cairotes ont révélé que des terroristes égyptiens avaient obtenu un soutien financier et militaire des Saoudiens, notamment du prince Turki al-Fayçal, chef du service des renseignements saoudien, qui a été brusquement démis de ses fonctions.

La police religieuse saoudienne avait mis en place un organisme à son image en Afghanistan. C'est cette force entramêe par les Saoudiens qui aurait soustrait les femmes afghanes à la vue du public. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le réseau wahhabite saoudien est particulièrement actif parmi les musulmans américains, par l'intermédiaire de l'un de ses principaux groupes écrans, la Société islamique d'Amérique du Nord, le régime saoudien et son réseau religieux influencent une majorité de mosquées aux Etats-Unis, au point qu'ils peuvent décider du ton et de la teneur des sermons prononcés lors de la réunion hebdomadaire et des prières du vendredi. Il est même arrivé que le sermon du vendredi, la khutba, ait été faxé aux mosquées américaines depuis la capitale saoudienne. Et la même tendance a été observée dans toute l'Europe. De toute évidence, il ne sera pas facile pour l'Occident de forcer les Saoudiens à renoncer à cette double politique,

Un cas intéressant de l'action de l'Arabie saoudite est celui de la Tchétchénie. Chacun sait que depuis les tsars, les Russes s'efforcent de contrôler le Caucase et ses farouches montagnards tchétchènes. Si Grozny porte son nom (qui signifie "redoutable" en russe), c'est qu'il s'agissait d'une forteresse au pied du Caucase, souvent menacée par les raids de montagnards. Ainsi les Russes ont détruit une ville russe bien plus que tchêtchéne. Les fondamentalistes ont trouvé là un terrain favorable pour leur subversion contre les infidèles. Ils ont arrosé de dollars les jeunes Tchétchènes sans emploi, ce qui leur a permis d'acheter des armes aux soldats russes pour mieux les combattre. L'état de délabrement de l'armée russe a permis ce jeu invraisemblable, nullement contradictoire avec la lutte sauvage et sans merci menée de part et d'autre, Il faut noter que l'Islain wahhabite a choqué les vieux Tchétchênes. Ce conflit de générations est exploité par les Russes pour diviser les Tchétchènes. Les wahhabites, connus sous le nom de jamaaty, par le financement d'un certain Fatri, émigré tchêchène originaire de Jordanie, s'impIantèrent à Ourous en Tchéchénie et y organisèrent un groupe de fondamentalistes islamistes. "Ils parlaient d'enseigner l'arabe, puis ils se mirent à propager l'idée de l'établissement de la charia, en contradiction avec la tradition locale, C'est comme ça que les Tchéchênes, peuple connu pour sa tradition d'accueil, acceptèrent que les wahhabites prononcent des fatwas contre tous ceux qui coopéreraient avec des non-musulmans." Ainsi les choses ne sont pas simples, moins simples que nos idées sur la défense des droits de l'homme ou, au contraire, de la lutte contre l'islamisme.

La presse ne se hasarde guère à analyser la position et le rôle de l'Arabie saoudite dans les récents événements. On ne fait qu'effleurer ce paradoxe d'un "allié indéfectible" des Américains depuis un pacte scellé en 1945 entre le président Roosevelt et le roi Abdclaziz Bin Saoud dont le pays est dirigé par une caste de 30 000 membres de la famille royale, qui n'hésite pas à déchoir de la nationalité saoudienne l'un des siens parmi les plus brillants, Oussama ben Laden. Mais qui, simultanément, défend une conception de l'Islam parfaitement archaïque, source de tous les fondamentalismes et soutien de bien des terrorismes, celui de Ben Laden en particulier.

Au fond, cela arrangerait le monde entier que le régime de l'Arabie saoudite, profondément corrompu et fort peu coranique dans ses moeurs, soit renversé, ce qui n'est pas inconcevable puisque 70 % des actifs sont des travailleurs immigrés (Palestiniens, Egyptiens, Libanais, Pakistanais, Philippins, Vietnamiens, etc.). Il ne faut pas espérer l'éradication du terrorisme islamiste si l'Arabie saoudite reste ce sanctuaire inviolable de l'amitié arnéricano-arabe où se concoctent tous les coups bas contre l'Occident et la démocratie. Pourquoi ? Contrairement au cliché qui présente les Saoudiens comme figés dans leurs traditions tribales, la société saoudienne connaît de profondes mutations. Sous la forme d'un choc de cultures qui affecte une majorité des citoyens, les citadins (80 % de la population). Ceux-ci, en effet, reçoivent une éducation traditionaliste mais vivent dans un ultra-modernisme des moyens de communication synonyme d'ouverture sur le monde, avec les portables, l'internet et aussi les très populaires télévisions par satellite.

Mais l'improbable identité hybride qui résulte de ce choc se meut aussi dans un paysage social sinistre, car, on le sait peu, chômage massif et paupérisation rampante font des ravages en Arabie, où la jeunesse - deux tiers des Saoudiens ont moins de 25 ans - offre ses doutes en pâture à des imams parfois fanatises. Ces imams-là n'hésitent plus à mettre en cause la famille régnante et ses moeurs dénoncées comme dissolues, critiques atténuées par l'arrivée d'un "régent" très pieux, Abdallah, demi-frère du roi Fahd frappé par la maladie depuis huit ans. La culture du "jihad" ou guerre sainte contre les infidèles gagnerait malgré tout du terrain, nourrie par le despotisme des uns, le fondamentalisme des autres et l'injustice en général.

Les Saoudiens ont bien conscience du malaise. Tirant les leçons d'une modernité technique désormais à la portée du plus grand nombre, ils ont, récemment et prudemment, ouvert les vannes de la liberté d'expression dans la presse. Avec, pour résultat prévisible, un déchaînement de critiques anti-américaines et anti-israéliennes. Les attentats de Ryad du 12 mai dernier vont peut-être casser la dynamique de radicalisation. Des Saoudiens sont morts (bilan provisoire : 9 kamikase dont les corps calcinés ont été retrouvés, 91 morts dont 10 de nationalité américaine et 194 blessés). Dans la presse, l'idée d'une unité contre le terrorisme est de plus en plus présente.

Et le régime est soumis à une très forte pression pour engager un "Programme des réformes". Pas un domaine ne devrait échapper aux changements décidés par la famille royale qui semble avoir reconnu que le temps presse. De véritables réformes se profilent en Arabie Saoudite: un plan ambitieux qui prévoit des transformations dans le domaine de l'économie, mais aussi dans celui de l'éducation, des droits de l'homme, participations des femmes. Elles seront appliquées en dépit de l'opposition des groupes religieux extrémistes. La première vague de cet effort prendra la forme d'un remaniement ministériel. Des technocrates plus jeunes, plus ouverts aux réformes et éduqués en Occident seront intégrés à l'équipe au pouvoir et se verront confier des postes clés comme le ministère du Commerce (qui gérera l'entrée dans l'OMC dans les prochaines armées).

Et si les Américains ont décidé, en avril dernier, de fermer leur grande base aérienne Sultan près de Ryad, chacun sait lâ-bas qu'ils resteront à portée de fusil dans les bases qu'ils possèdent chez les petites pétro-monarchies du golfe Persique.

Mais avec ses nouveaux points d'appui en Afghanistan, en Irak, dans le Golfe et à Djibouti, la plus puissante armée au monde tisse un maillage serré qui bouleverse la donne régionale. Dans ce dispositif l'allié saoudien, pourtant juge indispensable pendant un demi-siècle, n'est plus qu'un élément parmi d'autres. Les Etats-Unis pourraient même s'en passer, puisqu'ils viennent de déménager définitivement leur QG vers le Qatar. La réussite de leur plan irakien, après le succès afghan, leur fournit enfin une chance d'éliminer les derniers vestiges de la guerre froide : l'Europe de l'Ouest va voir les bases américaines se réduire comme une peau de chagrin, au profit des nouvelles démocraties de l'Est, du MoyenOrient, de l'Asie centrale et de l'ExtrêmeOrient où la présence américaine est bienvenue et vitale pour les Etats-Unis du 21e siècle. D'Europe en Asie, il n'y a plus qu'un seul mot d'ordre : la migration vers l'Est. Pour faire face aux menaces du XXI* siècle et régler d'autres comptes diplomatiques, le recentrage pourrait se faire sentir jusqu'au Pacifique et aux abords de la Chine, croient deviner les experts. Pour donner à ses troupes une mobilité et une flexibilité accrues, le Pentagone compte déplacer la 2e division (14000 hommes) au sud de la zone démilitarisée entre les 2 Corées avant la fin de l'année. Dans son déploiement, le Pentagone renforcera ses anciennes bases et courtiserait de nouveaux appuis aux Philippines et même au Vietnam, afin de contrebalancer le Japon et la Corée du Sud, alliés trop réticents à l'arrivée de renforts américains contre le terrorisme islamiste international.

Les attentats de Ryad du 12 mai ouvrent une nouvelle période après la fin du régime de Saddam Hussein. Ils veulent frapper de terreur les Occidentaux et fasciner les nouvelles générations arabes. Ils préservent les populations musulmanes des "influences pernicieuses de l'Occident, fatalement véhiculées par les touristes et les hommes d'affaires occidentaux. La Tunisie avant-hier, Bali hier, Casablanca aujourd'hui pour affaiblir les gouvernements "impies"des pays musulmans vivant du tourisme. Devant l'hôtel AI-Farah dévasté, des hommes politiques, des responsables du Parti de la justice et du développement (PID, islamistes modérés) sont venus constater de visu les dégâts matériels occasionnés dans cet hôtel du centre de Casablanca, après l'assaut d'un des cinq commandos-suicides quasi simultanés, qui, le 16 mai dernier, ont fait 41 morts (dont 3 français) et une centaine de blessés dans la capitale économique du Maroc. Les 14 kamikaze sont tous de nationalité marocaine et les attentats terroristes font voler en éclats l'idée que le Maroc était épargne par le fondamentalisme belliqueux. Quatorze enquêteurs français sont déjà sur place avec plusieurs confrères européens dans le cadre d'une "mission de liaison" et de coopération technique (comme à Bali après les attentats du 12 octobre dernier). Londres de son côte craint des attaques d'AI Qaida eu Afrique de l'Est et suspend ses vols vers le Kenya. L'Europe volens nolens ne peut pas demeurer immobile face à cette nouvelle menace.

Sources:Le Monde 5 et 14-11-02, 25-3 et 5-6-03, Le Figaro 22-11-01, 3 et 15-03,19-5-03, Cl-New Statesman 15-10-01, Wall Street journal 25-10-01 Asia Times 28-11-02, Daily Star 28-5-03, La Croix 30-10,30-11-02,16-11-03,7-2-03,Feer ll-02,5-12-02,26-2-02,16-1-03,13-3-03,Le Soir 14-4-03).

Nhân Quyén Nouvelle série. Été 2003
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#8 Malkuth

Malkuth

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Posté 21 janvier 2006 à 15:43

oui c'est bien .... et tu veux faire passer quel message avec tout ça ?

La franc maçonnerie , ce sont souvent ceux qui en parlent le plus qui en fait en savent le moins ...

Mais ce barruel a un site internet ou l'on peut retrouver nombre de ces écrits paranoiaques. Tous satanistes et pédophiles ... voila son discours. Quel relativisme ! c'est navrant de lire de tels discours.