Le «Clemenceau» plus contaminé qu'annoncé
Entre 500 et 1 000 tonnes d'amiante. Selon deux experts indépendants, c'est ce que contient la vieille coque du Clemenceau, l'ex porte-avions français qui fait route vers l'Inde, où il doit être totalement décontaminé et démantelé. Les deux experts ont été mandatés par les associations Andeva (Association nationale des victimes de l'amiante), Ban Asbestos (Réseau international pour l'élimination de l'amiante), Comité antiamiante Jussieu, FIDH (Fédération internationale des droits de l'homme) et Greenpeace. Des associations qui militent contre l'externalisation par la France de déchets toxiques vers un pays où la sécurité des ouvriers exposés à l'amiante ne sera pas assurée.
Auditions. Les experts se fondent sur les documents fournis à la Cour suprême indienne, dans le cadre d'auditions organisées en janvier à New Delhi, par Technopure, la société française qui a effectué la décontamination du Clemenceau à Toulon.
Le rapport de Paul Röder, ingénieur conseil «amiante» depuis 1990, indique que les travaux de décontamination ont été faits de façon superficielle. Il montre, selon Michel Parigot, porte-parole de l'Andeva et du Comité antiamiante Jussieu, que «le chantier de désamiantage à Toulon s'est déroulé dans des conditions rocambolesques : un maître d'oeuvre sans compétence, un contrôleur avec quatorze heures de formation et une entreprise de désamiantage qui a travaillé à la va-vite, presque rien enlevé et probablement pollué tout le navire.» Pour Paul Röder, il est «vraisemblable» qu'il reste à bord entre 500 et 1 000 tonnes de matériaux amiantés.
La seconde expertise a été réalisée par Aage Bjørn Andersen, un spécialiste de l'impact environnemental de la gestion des navires en fin de vie. A partir des documents de Technopure, ainsi que des données disponibles sur des navires similaires au Clemenceau par l'âge et le tonnage, il a réalisé une simulation de l'inventaire des produits toxiques à bord du navire. Il estime à 760 tonnes la quantité d'amiante à bord et entre 165 et 330 tonnes les quantités d'autres substances dangereuses, comme les PCB (polychlorobiphényls), des cancérogènes contenus dans les câbles électriques et les peintures.
Soupçons. Le ministère de la Défense a toujours affirmé que le Clemenceau contenait au départ 160 tonnes de matériaux amiantés dont il ne resterait plus que 45 à bord, qui ne pouvaient être retirées à Toulon sans menacer la navigabilité. Jeudi, la Commission européenne a annoncé qu'elle allait enquêter et demander à Paris si le bateau avait bien été vidé de ses matériaux dangereux. Bruxelles soupçonne que l'envoi du Clem en Inde contrevient à la législation communautaire sur les transferts de déchets dangereux.
Que pensera de tout cela la Cour suprême indienne ? Le 13 février, elle doit rendre un avis définitif qui permettra ou non au Clemenceau de clore sa vie sur le chantier d'Alang.
http://www.liberatio...?Article=356773
http://www.lefigaro....192.html?081312
Le «Clemenceau» plus contaminé qu'annoncé
Commencé par
illusion
, 04 fév 2006 à 10:47
5 réponses dans ce topic
#1
Posté 04 février 2006 à 10:47
#2
Posté 04 février 2006 à 11:13
C'est interressant de noter que chaque mois des dizaines de bateaux bourrés d'amiante sont décarcassé en Inde dans des conditions execrable et personne ne dit rien.... Et c'est drole avec le Clemenceau tout le monde se reveille... Mais bien sur c'est un navire de guerre et en plus français, donc autant dire que les antimilitaristes et/ou antifrançais de tout bord ont trouvé un filon....
#3
Posté 04 février 2006 à 11:26
c'est marrant avec toi rodney, à chaque fois que l'on touche à la france tu la défends, ton coté gaulliste surement.
Ce bateau est un déchet sur mer et qui plus est énorme alors c'est normal que les écologistes ne veuillent pas le laisser passer aussi facilement, ce n'est pas parce que d'autres le font que l'on doit suivre comme des abrutis.
Ce bateau est un déchet sur mer et qui plus est énorme alors c'est normal que les écologistes ne veuillent pas le laisser passer aussi facilement, ce n'est pas parce que d'autres le font que l'on doit suivre comme des abrutis.
#4
Posté 04 février 2006 à 12:40
Tixi, le Samedi 04 Février 2006, 11:31, dit :
c'est marrant avec toi rodney, à chaque fois que l'on touche à la france tu la défends, ton coté gaulliste surement.
Ce bateau est un déchet sur mer et qui plus est énorme alors c'est normal que les écologistes ne veuillent pas le laisser passer aussi facilement, ce n'est pas parce que d'autres le font que l'on doit suivre comme des abrutis.
Ce bateau est un déchet sur mer et qui plus est énorme alors c'est normal que les écologistes ne veuillent pas le laisser passer aussi facilement, ce n'est pas parce que d'autres le font que l'on doit suivre comme des abrutis.
#5
Posté 04 février 2006 à 12:54
je crois surtout que tu ne connais psl e milieu, les écolos luttent contre tous ces navires poubelles, seulment c'est les médias qui ont montré au grand jour cette affaire. Ils font tous la même chose pour les autres navires poubelles seulement ça se voit pas
De plus cette affaire a permis de faire connaitre le problème du désiamantage donc c'est une très bonne chose, car personne ne connait ce problème, rien à foutre que ça porte préjudice à la france. La fin justifie les moyens, si il faut en passer par un gros coup médiatique pour faire prendre conscience aux gens de ce problème et bien on fait ce gros coup médiatique.
De plus cette affaire a permis de faire connaitre le problème du désiamantage donc c'est une très bonne chose, car personne ne connait ce problème, rien à foutre que ça porte préjudice à la france. La fin justifie les moyens, si il faut en passer par un gros coup médiatique pour faire prendre conscience aux gens de ce problème et bien on fait ce gros coup médiatique.
#6
Posté 11 décembre 2006 à 18:42
Amiante l'expertise du Clemenceau donne raison aux associations
Les résultats de l'expertise de l'amiante présent dans la coque Q-790 de l'ex-Clemenceau réalisée par le bureau Veritas sont rendus publics ce jour par le ministère de la Défense. Ils donnent « clairement raison » aux associations qui se sont mobilisées pour empêcher le démantèlement du navire dans la baie d'Alang en Inde. L'amiante est en effet présent dans presque toutes les pièces du navire, sous une forme ou sous une autre.
Le bureau Veritas a recensé 17,4 kilomètres de tuyaux recouverts de calorifuge en amiante, 2,8 kilomètres de gaines amiantées, 2.380 m2 d'amiante projeté, 3.920 m2 de matelas d'amiante, 7.120 m2 de dalle en amiante (de type Dalflex) et 44.000 m2 de peinture à base d'amiante. L'amiante est aussi présent dans les câbles électriques, les joints, les mastics, etc.
La quantité de matériaux contenant de l'amiante dépasse clairement les 45 tonnes annoncées par les autorités lors du départ en Inde. A titre d'exemple, il était soutenu qu'il n'y avait plus de dalles à base d'amiante; l'expertise montre qu'il y en a 7.120 m2, ce qui représente déjà plus de 30 tonnes qui n'avaient pas été comptées. Les données rendues publiques ne permettent pas de calculer le tonnage exact de matériaux contenant de l'amiante. Les données complètes de l'expertise, qui elles ne seront pas rendues publiques, le permettraient.
L'Andeva précise que « le ministère de la défense ne souhaite pas, pour des raisons évidentes, que ce tonnage soit calculé. Nous ne lui avons pas demandé non plus car, à l'étape où nous en sommes, ce n'est pas la quantité d'amiante qui est la donnée significative. Ce que nous avions demandé était la réalisation d'un repérage de l'ensemble des matériaux contenant de l'amiante pour que puisse être effectué un désamiantage complet et un démantèlement respectant la sécurité des travailleurs et l'environnement. Nous avons été consultés pour l'élaboration du cahier des charges de l'expertise et nous avons pu lui apporter des améliorations qui ont permis d'aboutir à ce repérage complet pièce par pièce, qui a représenté 1500 heures de travail sur site et 800 heures d'analyse documentaire. »
L'amiante étant présent presque partout sur le navire, sous une forme ou sous une autre, c'est l'ensemble du navire qui devra être désamianté. Les zones qui avaient été en principe déjà désamiantées à Toulon avant le départ pour l'Inde, devront elles-mêmes de nouveau être désamiantées. « Nous avions pu en effet constater, lors de la visite de l'ex-Clemenceau que nous avions nous-mêmes effectuée le 16 juin 2006, que le désamiantage de ces parties n'avait pas été fait correctement et que de l'amiante y subsistait en quantité non négligeable (parties de calorifugeage d'amiante non retirées, débris d'amiante laissés à même le sol, ...), ajoute l'Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante.
L'Andeva et le Comité Anti-Amiante Jussieu se félicitent de la façon dont le ministère de la Défense traite le dossier depuis le retour de l'ex-Clemenceau à Brest, « dans la transparence et en consultant régulièrement les associations sur la manière de conduire les opérations. Nous devrions parvenir ainsi à faire de la dépollution et du démantèlement de l'ex-Clemenceau une opération exemplaire, qui puisse servir de référence pour tous les navires à démanteler. »
En s'opposant au démantèlement de l'ex-Clemenceau, sans retrait préalable de l'amiante et des autres polluants présents à bord, l'Andeva et le Comité Anti-Amiante Jussieu poursuivaient un double objectif: 1) obtenir que la dépollution et le démantèlement de ce navire soient effectués en respectant la sécurité des travailleurs et l'environnement, 2) en s'attaquant à un navire symbolique, changer la donne en matière de démantèlement des navires au niveau mondial, pour que cessent les démantèlements effectués dans des conditions effroyables en Asie du sud-est. « Le premier objectif est clairement en bonne voie d'être atteint. Le second est évidemment loin de l'être, mais la donne a effectivement changé, puisque des projets de filières de démantèlement commencent à se faire jour en France et en Europe, et l'on peut d'ores et déjà dire qu'en matière de démantèlement de navires, il y a un avant Clemenceau et un après Clemenceau, » conclu l'association.
http://www.actualite...ssociations.php
Le gouvernement ne ment jamais !!
Les résultats de l'expertise de l'amiante présent dans la coque Q-790 de l'ex-Clemenceau réalisée par le bureau Veritas sont rendus publics ce jour par le ministère de la Défense. Ils donnent « clairement raison » aux associations qui se sont mobilisées pour empêcher le démantèlement du navire dans la baie d'Alang en Inde. L'amiante est en effet présent dans presque toutes les pièces du navire, sous une forme ou sous une autre.
Le bureau Veritas a recensé 17,4 kilomètres de tuyaux recouverts de calorifuge en amiante, 2,8 kilomètres de gaines amiantées, 2.380 m2 d'amiante projeté, 3.920 m2 de matelas d'amiante, 7.120 m2 de dalle en amiante (de type Dalflex) et 44.000 m2 de peinture à base d'amiante. L'amiante est aussi présent dans les câbles électriques, les joints, les mastics, etc.
La quantité de matériaux contenant de l'amiante dépasse clairement les 45 tonnes annoncées par les autorités lors du départ en Inde. A titre d'exemple, il était soutenu qu'il n'y avait plus de dalles à base d'amiante; l'expertise montre qu'il y en a 7.120 m2, ce qui représente déjà plus de 30 tonnes qui n'avaient pas été comptées. Les données rendues publiques ne permettent pas de calculer le tonnage exact de matériaux contenant de l'amiante. Les données complètes de l'expertise, qui elles ne seront pas rendues publiques, le permettraient.
L'Andeva précise que « le ministère de la défense ne souhaite pas, pour des raisons évidentes, que ce tonnage soit calculé. Nous ne lui avons pas demandé non plus car, à l'étape où nous en sommes, ce n'est pas la quantité d'amiante qui est la donnée significative. Ce que nous avions demandé était la réalisation d'un repérage de l'ensemble des matériaux contenant de l'amiante pour que puisse être effectué un désamiantage complet et un démantèlement respectant la sécurité des travailleurs et l'environnement. Nous avons été consultés pour l'élaboration du cahier des charges de l'expertise et nous avons pu lui apporter des améliorations qui ont permis d'aboutir à ce repérage complet pièce par pièce, qui a représenté 1500 heures de travail sur site et 800 heures d'analyse documentaire. »
L'amiante étant présent presque partout sur le navire, sous une forme ou sous une autre, c'est l'ensemble du navire qui devra être désamianté. Les zones qui avaient été en principe déjà désamiantées à Toulon avant le départ pour l'Inde, devront elles-mêmes de nouveau être désamiantées. « Nous avions pu en effet constater, lors de la visite de l'ex-Clemenceau que nous avions nous-mêmes effectuée le 16 juin 2006, que le désamiantage de ces parties n'avait pas été fait correctement et que de l'amiante y subsistait en quantité non négligeable (parties de calorifugeage d'amiante non retirées, débris d'amiante laissés à même le sol, ...), ajoute l'Association Nationale de Défense des Victimes de l'Amiante.
L'Andeva et le Comité Anti-Amiante Jussieu se félicitent de la façon dont le ministère de la Défense traite le dossier depuis le retour de l'ex-Clemenceau à Brest, « dans la transparence et en consultant régulièrement les associations sur la manière de conduire les opérations. Nous devrions parvenir ainsi à faire de la dépollution et du démantèlement de l'ex-Clemenceau une opération exemplaire, qui puisse servir de référence pour tous les navires à démanteler. »
En s'opposant au démantèlement de l'ex-Clemenceau, sans retrait préalable de l'amiante et des autres polluants présents à bord, l'Andeva et le Comité Anti-Amiante Jussieu poursuivaient un double objectif: 1) obtenir que la dépollution et le démantèlement de ce navire soient effectués en respectant la sécurité des travailleurs et l'environnement, 2) en s'attaquant à un navire symbolique, changer la donne en matière de démantèlement des navires au niveau mondial, pour que cessent les démantèlements effectués dans des conditions effroyables en Asie du sud-est. « Le premier objectif est clairement en bonne voie d'être atteint. Le second est évidemment loin de l'être, mais la donne a effectivement changé, puisque des projets de filières de démantèlement commencent à se faire jour en France et en Europe, et l'on peut d'ores et déjà dire qu'en matière de démantèlement de navires, il y a un avant Clemenceau et un après Clemenceau, » conclu l'association.
http://www.actualite...ssociations.php
Le gouvernement ne ment jamais !!










