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Les dix commendements du liberalisme


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16 réponses dans ce topic

#1 energie

energie

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Posté 06 février 2006 à 16:29

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LES DIX COMMANDEMENTS DU LIBERALISME

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par Frank HATEM
d'après une conférence de Ricardo Petrella*
donnée à l'Université de Bretagne Sud (France) le 7 décembre 1998







LE MONOPOLE, TON DIEU, TU ADORERAS  :allah:


L'Europe aurait pu être, et devrait être, une opportunité pour les peuples d'initier une nouvelle conception de l'Etat au-delà des Etats, et une nouvelle conception de la société. Au lieu de cela, elle n'est qu'une opportunité pour les marchés et les entreprises multinationales, opportunité de se mondialiser davantage, c'est-à-dire de tendre de plus en plus vers le monopole mondial, qui est en contradiction flagrante avec les principes du libéralisme. Le libéralisme suppose la libre concurrence. Le monopolisme est la fin de toute concurrence même s'il est l'aboutissement logique du processus. La plupart des malheurs de nos sociétés proviennent de cela.






COMPETITIF TU SERAS, ET TON PROCHAIN TU ECRASERAS  :paf:


Dominer le monde est d'ailleurs l'objectif ouvertement avoué de ces multinationales. Pour y parvenir, il faut s'appuyer sur le concept de COMPETITIVITE, qui n'est ni plus ni moins qu'un projet de destruction de l'autre, d'élimination du concurrent par tous les moyens. Ce concept est admis et reconnu comme bon par la plus grande part de la population pour son plus grand malheur.


" Il faut être compétitif ". Au nom de la compétitivité a lieu un vaste mouvement d'expropriation de l'humain .dans tous les domaines. Même l'Université colporte ce concept et s'en fait le complice. L'étudiant, à la fin de ses études, a parfaitement intégré cette idée qui va faire de lui un " tueur ", en attendant, de plus en plus vite, d'être tué par cette même exigence de compétitivité qui oblige à se recycler toujours, jusqu'à une limite d'âge de plus en plus précoce. Il n'en voudra même pas au système mais culpabilisera simplement de n'avoir pas su être assez " compétitif ".






A TA RENTABILITE TU VEILLERAS     :phone:


La mondialisation est avant tout technologique c'est-à-dire culturelle. Le but est que la vitesse de réaction des capitaux soit instantanée, que les investissements puissent se déplacer massivement en temps réel en fonction de la maximisation de la rentabilité, et ainsi réduire les états et les peuples en esclavage, à la merci des décisions de quelques uns, Les nouveaux outils d'échange suppriment les limites du temps et de l'espace. Cela semble a priori fort positif. Cela le serait si cette compression n'avait pas pour objectif de rendre tout très vite obsolète, donc de contraindre à une mobilité croissante dans tous les domaines. Il faut être partout en même temps. Il n'y a plus de territoire qu'on puisse défendre.


Cet espace sans frontières est-il le lieu d'un village global ? Cette ouverture mondiale est-elle l'occasion d'une unité entre les peuples ? D'une harmonisation ? Certes non. Seules les transactions sont véritablement sans limites et sans contrôle. Ce sont les capitaux qui sont de plus en plus libre, certainement pas les hommes. Il y a trente ans, quand on parlait de mondialisme, on imaginait une société idéale, sans guerres, sans misère. C'est l'inverse qui a été instauré. Le mondialisme aujourd'hui est devenu l'ennemi des peuples.






AU PROGRES TU TE SOUMETTRAS      :tapis:  :fouet:


La manipulation mentale par la secte libérale mondialiste, la plus brutale et la plus pernicieuse qui puisse exister, ne s'appuie pas que sur le concept de compétitivité. Elle s'appuie aussi sur une technique d'assimilation du " descriptif " et du " normatif " : Ce qui est un pur constat de circonstances devient une norme morale à laquelle il faut se soumettre si on veut rester dans la danse et avoir une chance de s'en sortir, une chance de détruire l'autre.


La première norme imposée est celle de l'économie ouverte : on ne peut aller contre le progrès technologique. Tout ce qui est possible doit être réalisé. Le mondialisme découle du progrès technologique. Il est donc forcément bon. Etre contre le mondialisme c'est donc être contre le progrès, et c'est voué à l'échec.






AU MONDE ENTIER TU T'OUVRIRAS
ET AUCUN TERRITOIRE TU NE DEFENDRAS       :newbie:


On est un bon gouvernement si on favorise le plus rapidement le règne du marché mondial en y intégrant et soumettant tous les marchés locaux. Si on veut tenir compte de l'intérêt local, des familles, des entreprises, des régions, on est un mauvais gouvernement contraire à l'ouverture économique et au progrès.


Les seuls protagonistes de cette mondialisation sont les entreprises de dimension mondiale. Elles seules sont aptes à gérer les ressources mondiales dans le sens d'une allocation optimale des capitaux. Il faut donc leur faire confiance. L'intérêt qui doit être poursuivi est l'intérêt des multinationales puisque ce sont elles qui ont la capacité d'accroître la compétitivité. Tout autre intérêt doit y être subordonné. Dans cet esprit, on a libéralisé un à un tous les marchés, et on continue. Libéraliser, c'est déréglementer de sorte que les capitaux puissent circuler librement et sans la contrainte de se préoccuper de tel ou tel intérêt local. Toujours au nom de l'ouverture et de la compétitivité.






TU LAISSERAS LES AUTRES MOURIR DE FAIM  :vivewe:


Ainsi, on a libéralisé les marchés des capitaux, la pêche, l'agriculture, les matières premières etc. et on connaît le résultat : l'industrialisation de la pêche et de l'agriculture avec son cortège de pollution, de chômage, de surexploitation, de misère en particulier dans les pays sous-développés et au bout du compte la famine dans des régions entières du globe. Alors que le discours avait toujours été que l'" optimisation " des allocations de ressources avait pour but de donner à manger à tout le monde. C'est faux de façon flagrante. Le but est le pouvoir monopolistique sur l'alimentation de l'humanité : 80% des semences sont sous le contrôle d'une seule multinationale qui s'est arrangée pour faire disparaître 90 % des espèces de riz et autres céréales au profit de celles qu'elle contrôle, et les manipulations génétiques permettent de créer des semences qui ne se reproduisent pas, c'est-à-dire qui oblige le cultivateur à racheter la semence à chaque fois. La deuxième génération n'est plus apte à la reproduction, tel est le but poursuivi. Avec en vue le chantage à la mort pour l'humanité tout entière, par des monopoles qui fixeront librement le prix de tout ce qui est vital. L'esclavage absolu.






UNE MARCHANDISE TU DEVIENDRAS   :whisky:


Même chose pour la libéralisation dans le domaine culturel. La déréglementation c'est l'universalisation d'une langue unique, d'une culture unique, en utilisant des moyens techniques uniformisés contrôlés par un seul groupe multinational. Le monopole de la pensée est d'autant mieux programmé que le marché éducationnel a remplacé l'éducation. Dans ce marché mondial, le professeur local n'aura bientôt plus de raison d'être et disparaîtra. On achètera un produit éducationnel pour sa compétitivité, qui permettra de mettre à niveau la propre compétitivité de l'acheteur, et c'est à cela que conduit l'Université en jouant ce jeu qui fait de l'étudiant un produit à vendre aux entreprises qui la subventionnent au même titre qu'un brevet de recherche. Si ce produit n'a pas acquis une mobilité totale, c'est-à-dire s'il ne se soumet pas à toutes les déportations, à toutes les flexibilités, à toutes les contraintes au nom de la compétitivité, il est déjà bon pour la casse.






TOUTE SOUVERAINETE TU ABANDONNERAS  :fouet:  :torture:


A quoi sert l'Etat dans ce monde mondialisé ? A rien bien entendu. Au contraire, l'Etat est l'ennemi naturel de la mondialisation. Pour que l' " ouverture " soit totale, il n'a plus le droit de réguler les télécoms, la culture ou les revenus. Les Etats pourtant jouent le jeu de la mondialisation afin d'accroïtre leur compétitivité par rapport à d'autres. La France a toujours dit : " il faut faire l'Europe car grâce à elle la France peut garder son rang de puissance moyenne et avoir un poids dans le concert international ". Cette compétitivité provisoire est un leurre. Les Belges se demandent : " alors si l'Europe sert à la France à garder son pouvoir, quel est l'intérêt de l'Europe pour la Belgique ? "


Et surtout, en s'ouvrant à la mondialisation pour rester compétitifs, et prendre le meilleur sur d'autres Etats, les Etats s'ouvrent à leur propre mort. Les gouvernements ne sont plus que des marionnettes. 82 % des micro-processeurs sont fabriqués par Intel. 92 % des logiciels sont Microsoft ; 90 % des ordinateurs sont Compaq. 66 % des avions sont Boeing-Mc Donnell. Etc. etc. Quel poids peut bien avoir un Etat face à cela ? Quelle marge de décision ? Quelle capacité à dire " non " ? L'Etat a déjà perdu ? et malgré tout il continue de jouer le jeu qui a mené à sa perte. Si la souveraineté d'Etats comme la France est ainsi proche de zéro, que dire de la souveraineté d'Etats comme le Mexique ou l'Angola ?






A LA LOI ET A LA MORALE DES MONOPOLES TU TE PLIERAS  :horreur_grosyeux:  :horreur_grosyeux:  :horreur_grosyeux:


Les marchés font la loi et s'autorégissent, puisque les Etats n'ont plus le droit de les réglementer du fait d'accords internationaux domaine par domaine. L'AMI qui devait institutionaliser le tout a été répoussée par la résistance de certains peuples (notamment en France grâce au " Monde Diplomatique "). Mais le fond du problème reste entier.


Plus aucune réglementation nationale n'est plus souveraine. Un exemple parlant est celui de l'autorisation de breveter le génôme humain. Jusqu'à présent, on tentait de limiter les manipulations génétiques. La barrière aura vite sauté. Le 18 mai 98, du fait que certains pays autorisent l'appropriation du patrimoine génétique constitué en laboratoire, qu'il soit végétal, animal ou humain, la Commission européenne a dû, afin de préserver la compétitivité à venir des entreprises européennes, l'autoriser également. Désormais, des acteurs privés peuvent devenir PROPRIETAIRES (avec tout ce que cela implique) de tout être vivant animal ou humain dès l'instant qu'il détient le brevet du capital génétique créé (modifié) en laboratoire.






TA MISERE TU ORGANISERAS   :sleep:


Le processus est partout le même : au nom de la compétition on déréglemente, on libéralise, puis lorsque cela devient rentable, on privatise. Au profit d'entreprise qui sont déjà en position dominante, bien entendu.


On aboutit donc à une société où des forces privées ont toute la maîtrise

1°) de l'allocation des ressources mondiales (vers quoi sont dirigés les investissements, avec pour seul critère de choix la rentabilité à court terme au détriment de toute notion sociale ou écologique),

2°) de la répartition de la richesse produite. Elle va bien entendu aux actionnaires.


Depuis les années 78-80, toutes les réglementations ont été modifiées, dans tous les domaines de l'économie, dans un sens de libéralisation au niveau mondial. Il s'ensuit que les gains de productivité se font de plus en plus au bénéfice du capital, et de moins en moins au bénéfice des populations ou du travail.


Du fait que les travailleurs ne tirent leur revenu que du travail, et que la compétitivité mondialiste pousse naturellement à la diminution des coûts salariaux, tandis que les revenus du capital ne cessent de s'accroïtre, la paupérisation des masses est inévitable, comme l'accroissement des inégalités. Un nombre de plus en plus restreint de familles dispose de la quasi-totalité des disponibilités financières de la planète (on sait que certains financiers sont capables de déplacer d'un jour à l'autre des masses financières équivalentes au budget annuel d'un pays comme la France). Et la répartition des ressources est désormais confiée au privé.






LA CHANCE DE TA VIE TU LAISSERAS PASSER
ET A TA LIBERTE TU RENONCERAS     :roi1:  :roi2:  :christ:


Tout le monde joue ce même jeu de la compétitivité qui consiste à gagner des parts de marché pour allouer les ressources mondiales là où le profit est le plus grand et le plus vite possible. Celui qui gagne prend tout. Et comme ce sont les Etats Unis qui sont les plus compétitifs dans le plus grand nombre de domaines, ce sont eux qui instaurent les règles dont ils bénéficient. Si on demande dans un pays du Tiers Monde ce que c'est que la mondialisation, on répond : " c'est l'américanisation ". Et si on demande à un américain ce que c'est que la mondialisation (ou " globalization ", il répond : " c'est nous ".


L'Université est le lieu moderne de la lutte pour QUI VA DIRIGER. Qui va allouer les ressources et les amasser au bout du compte. Dans cette compétitivité où les nations disparaissent, les petits se recroquevillent, se barricadent. L'intolérance religieuse, ethnique, nationale, sociale, est accentuée par cette lutte incessante entre les peuples dont on est complice dès l'instant qu'on fait un choix de consommation ou qu'on entre à l'Université. Alors que toute cette énergie, toute cette éducation, toute cette richesse aurait pu servir à réaliser une société de paix au niveau mondial.






Le résultat inévitable de l'ouverture des marchés et de la libéralisation des transferts de capitaux grâce à la déréglementation, est l'expropriation de tous les droits et souverainetés de l'humain. Il s'ensuit une nouvelle

<Déclaration Mondialiste des Devoirs de l'Esclave-Citoyen






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*Ricardo Petrella est professeur d'Economie
conseiller auprès de la Commission des Communautés Européennes,
Président et fondateur de l'Association des Amis du Monde Diplomatique

#2 energie

energie

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Posté 06 février 2006 à 16:31

(suite)


DECLARATION MONDIALISTE
DES DEVOIRS DE
L'ESCLAVE-CITOYEN

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Au nom de la compétitivité censée assurer le bonheur des peuples et la solidarité entre les nations, mais qui n'assure la liberté que des capitaux, et l'expropriation de toutes les souverainetés humaines









ARTICLE PREMIER : Tous les hommes et les femmes naissent et vivent prisonniers d'un Etat et d'un système mondial qu'ils n'ont jamais demandé et pour lequel ils n'ont jamais signé de contrat. Ils sont tenus d'en respecter les principes et de se plier à toutes les EXPROPRIATIONS de leurs droits et souverainetés que le libératlisme monopolistique leur impose.




ARTICLE SECOND : L'être humain n'a aucun droit s'il n'est pas rentable. La personne humaine n'existe plus qu'en tant que " ressource humaine " exploitable. C'est un capital à gérer. Le droit au travail (reconnu par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme) n'existe plus : il est remplacé par un " devoir d'employabilité ". Nul n'a plus de droit en tant que personne, s'il n'est socialement utile. Comme l'individu peut être jeté dès l'instant qu'il n'est plus rentable, il doit être recyclable. On a donc inventé la formation continue, mais cela suppose de l'argent et l'envie de se battre. Seulement 15 % des plus de 50 ans ayant perdu leur travail en retrouvent un. Les autres, et tous ceux qui ne font pas la preuve de leur rentabilité, sont éliminés du rôle social. 1 - EXPROPRIATION DE LA PERSONNE HUMAINE PAR LA RENTABILITE




ARTICLE TROISIEME : Seul est reconnu comme citoyen le consommateur solvable. Etre citoyen devrait consister à participer à la vie de la cité, et donc aux décisions qui influent sur ses membres. Ce citoyen n'existe évidemment plus, puisque l'essentiel des décisions qui régissent sa vie sont prises par les monopoles industriels et commerciaux. La meilleure preuve est qu'il est aujourd'hui impossible d'influer sur les marchés, c'est-à-dire d'agir sur la société, par le vote ou la voie parlementaire. Les marchés s'autorégissent et continuent leur oeuvre monopolistique quelles que soient les décisions politiques. Par contre, on peut changer les marchés par le BOYCOTT. Preuve que le citoyen n'a plus de pouvoir qu'en tant que consommateur. Seul le consommateur compte. Si je ne peux acheter, je n'ai aucun pouvoir, alors que je devrais être un homme comme un autre et un citoyen comme un autre. L'idéal serait de devenir actionnaire. Acheter les entreprises. Mais l'actionnariat de masse ne résout nullement le problème. Seules les positions dominantes ont une action réelle. Le reste est poudre aux yeux. 2 - EXPROPRIATION DE LA CITOYENNETE PAR LA CONSOMMATION




ARTICLE QUATRIEME : Le social n'existe plus. L'argent est le seul paramètre de la valeur." Il n'y a pas de société, il n'y a que le marché ", disent certains économistes. Tout est marchandise. On parle de " produits culturels ", de " marché de l'art " etc. Alors qu'on aurait pu instaurer une communauté solidaire et une société mondiale, ne s'est instauré qu'un marché mondial. Et la société s'atomise du fait de la compétition entre ses membres jusqu'à l'individu qui est en concurrence avec son frère et sera un jour poussé à l'éliminer pour survivre. 3 - EXPROPRIATION DE LA SOCIETE PAR LE MARCHE




ARTICLE CINQUIEME : Actuellement, la Loi est l'expression des intérêts financiers et des marchés. " Dans le char de l'Etat, le conducteur est financier, le politique est dans le coffre ". Les contraintes des marchés financiers font la loi sur les politiques économiques. Aucun pays ne peut y échapper. Les parlements n'ont plus guère de marge de manoeuvre face à la conjoncture mondiale. D'ailleurs cela a été officialisé dans le Traité de Maastricht par le fait que les banques centrales et les politiques monétaires sont désormais indépendantes et souveraines. Elles n'ont aucun compte à rendre aux Etats, et n'ont pas pour mission d'agir dans le sens d'une politique économique décidée par un Parlement. La politique monétaire de la banque centrale, destinée à empêcher toute inflation (parce qu'elle fait perdre aux prêts la valeur de l'intérêt perçu) quelles qu'en soient les conséquences sociales, est toute-puissante : les autres politiques doivent toutes être cohérentes par rapport à elle. Le traité de Maastricht (" indépendance de la B.C.E.") reconnaît ouvertement que toutes les politiques gouvernementales sont directement soumises aux marchés financiers. 4 - EXPROPRIATION DU POLITIQUE PAR LE FINANCIER




ARTICLE SIXIEME : Un pouvoir de plus en plus absolu entre les mains d'un nombre de plus en plus réduit de personnes : C'est la conséquence directe de cette expropriation du politique. On sait qui sont ces oligarchies, pouvoir absolu détenu par quelques infimes minorités qui se concentrent toujours plus. Voir les fusions récentes initiées par Hoechst, Petrofina, Axa, BNP, Ford etc.. 5 - LA DEMOCRATIE EXPROPRIEE PAR UNE OLIGARCHIE




ARTICLE SEPTIEME : Souffrir en silence. Nous avons les moyens de vous empêcher de parler. Toute considération humaine de bon sens est désormais subordonnée à la compétitivité sur les marchés mondiaux. Face aux drames sans nombre que cette situation provoque, on prétend ensuite quelque peu " humaniser l'Economie ". Il est bien temps. En fait, peu importe que des familles crèvent par milliers localement, pourvu qu'au niveau global, la rentabilité soit meilleure ailleurs. 6 - EXPROPRIATION DE L'HUMAIN CONFIE A L'HUMANITAIRE, ET DE L'INFORMATION PAR LA MANIPULATION.




ARTICLE HUITIEME : La morale est l'ennemi du libéralisme. L'éthique, c'est le respect de l'existence de l'autre. Cela est remplacé par les " autocodes " dans les entreprises. Mc Donald, Nike etc. ont toutes leur auto-code qui régit les rapports humains en fonction des nécessités de rentabilité de l'entreprise. 7 - EXPROPRIATION DE L'ETHIQUE REMPLACEE PAR LES USAGES COMMERCIAUX ET LES REGLEMENTS D'ENTREPRISE




ARTICLE NEUVIEME : La diversité n'est pas moderne et s'oppose aux économies d'échelle. Il n'y a plus qu'une culture, une langue et elle passe par un modèle d'ordinateur et un logiciel. Le reste n'a plus droit de cité. Ceux qui tentent de faire survivre leurs différences n'ont rien compris à l'ouverture. 8 - EXPROPRIATION DU CULTUREL PAR LE TECHNOLOGIQUE




ARTICLE DIXIEME : La Fraternité est interdite. L'homme sera de plus en plus un loup pour l'homme. " Si vous voulez être solidaire, soyez compétitif, pour qu'il y ait des ressources à répartir. " Ce langage est une imposture. La solidarité n'existe aujourd'hui qu'entre ceux qui sont accablés par les conséquences du mondialisme libéral. 9 - EXPROPRIATION DE LA SOLIDARITE PAR LA COMPETITIVITE




ARTICLE ONZIEME : L'Egalité est interdite. En aucun cas l'Etat ne doit plus intervenir pour rétablir une certaine égalité. A la limite, toute subvention sera interdite. Il n'y a plus d'égalité possible, sinon dans la misère. " Il est équitable d'avoir plus si on est plus compétitif ". Avec ce discours, on peut justifier toutes les injustices. 10  -  EXPROPRIATION DE LA JUSTICE PAR LE MERITE




ARTICLE DOUZIEME : Le racisme social et culturel est obligatoire.
L'apartheid social et culturel est le résultat du rejet de ceux qui ne méritent pas les fruits de la productivité. On s'enferme dans des " gated communities " où l'autre n'a plus accès sans code. 11 - EXPROPRIATION DU RESPECT REMPLACE PAR L'INTOLERANCE




ARTICLE TREIZIEME : Détruire ou soumettre les ennemis du libéralisme est un devoir social. La course à la compétitivité rendue vitale du fait de l'ouverture mondialiste remplace provisoirement les guerres externes par les guerres internes. Cette guerre économique, écologique, culturelle, énergétique, éducationnelle, est un obstacle majeur pour la paix entre les hommes. Mais l'ennemi n'est pas toujours celui contre lequel on se bat, mais bien souvent celui qui profite de la division. 12 - EXPROPRIATION DE LA PAIX PAR LA GUERRE




ARTICLE QUATORZIEME : Toute liberté et un crime dès l'instant où elle ne favorise pas le jeu des marchés censés régir la vie de chacun de nous. Toute opposition est une faute devant être combattue. Il s'ensuit la multiplication et le perfectionnement des outils de surveillance généralisée. Par satellites, par écoutes systématiques (téléphone, fax, internet), par cartes de sécurité sociale électroniques, par croisement de fichiers etc. 13 - EXPROPRIATION DE LA LIBERTE PAR LA DICTATURE.








TOUS CES ARTICLES DOIVENT ETRE DECLARES CADUCS DANS L'ESPRIT DE CHACUN DE NOUS ET REMPLACES PAR :

:guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:



ARTICLE UNIQUE : Face à cette agression rempante et permanente qui détruit l'humain, chaque citoyen est invité à assumer son devoir de révolte : jamais les pouvoirs n'ont accordé de droits aux peuples sans qu'ils soient arrachés de haute lutte.


Et la première lutte se passe dans nos têtes. La passivité, c'est l'acceptation de tous ces principes illégitimes comme s'ils étaient légitimes. C'est à chacun de DELEGITIMER en lui-même ces principes fondateurs de la mondialisation. Refuser d'agir et de penser en termes de compétitivité, refuser de considérer l'autre comme un concurrent qu'il faudra un jour ou l'autre éliminer, refuser de laisser tout ce qu'il y a de plus profond dans l'individu être bafoué au nom de l'intérêt immédiat de quelques manipulateurs mondiaux qui nous font croire que leur enrichissement est le progrès inévitable et que le libéralisme sauvage au seul profit des monopoles est la voie économique légitime et naturelle. C'est cela le vrai fascisme qu'il n'est plus possible d'accepter. Et cela suppose de déligitimer aussi en nous le désir d'être à la place de ces exploiteurs-maîtres du monde, en déligitimant tout sentiment de compétition, qu'on soit étudiant ou cadre, au profit de la solidarité, car nos vrais intérêts à terme sont collectifs et communs.

#3 Invisible man

Invisible man

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Posté 06 février 2006 à 16:40

Ca fait 11 commandements.  Mieux que Moïse !

Ce message a été modifié par Invisible man - 06 février 2006 à 16:40.


#4 Malkuth

Malkuth

    eternel ignorant

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Posté 06 février 2006 à 16:42

Bon quand est ce qu'on va leur botter le cul ?? :tresfache:   :grognon:

:guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:  :guerrier:

Sinon pour etre un peu plus, sérieux, c'est tres vrai tout ça.

Entierement d'accord ! :bravooo:

#5 helios999

helios999

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Posté 06 février 2006 à 18:54

Image IPB

Ouep çà reflechis bien içi !
:bravo:

Ce message a été modifié par helios999 - 06 février 2006 à 18:55.

Autant paraitre con avec ses idées qu'avec celles des autres .

#6 energie

energie

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Posté 06 février 2006 à 23:31

Le topic "Politique ,Métaphysique et connaissance pourra faire office de "suite"..

Je suis personnelement deseperé de voir qu'il n'y a aucune opposition politique à qui on sait....

:tas:

#7 energie

energie

    Chercheur d'idées

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Posté 07 février 2006 à 17:23

Je me demandais.....est ce que quelqu'un donne l'impression de vouloir changer les choses ou n'a t'on plus rien à esperer de ceux qui nous gouvernent, tout camps confondus??? :cogite:


FERAIENT T'ILS SEMBLANT DE VOULOIR FAIRE QUELQUE CHOSE ???


Non non :nonnonnon:  ashtar,attends encore un peu s'il te plait qu'on réflechisse......

Ce message a été modifié par energie - 07 février 2006 à 17:24.


#8 Invisible man

Invisible man

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Posté 07 février 2006 à 17:32

energie, le Mardi 07 Février 2006, 17:28, dit :

Je me demandais.....est ce que quelqu'un donne l'impression de vouloir changer les choses ou n'a t'on plus rien à esperer de ceux qui nous gouvernent, tout camps confondus??? :cogite:


Olivier Besancenot, Arlette Laguiller? ??  :biglol:  :puni:  :ptdrasrpt2:

#9 energie

energie

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Posté 07 février 2006 à 17:55

Politique,Métaphysique et connaissance:

Citation

Citation:


HOLOCRATIE




Par définition, la démocratie impose à la minorité les décisions de la majorité. Ce modèle est reconnu comme un moindre mal, mais il n'est en général pas appliqué au niveau des Etats. Même dans les Etats réputés " démocratiques ", la réalité est tout autre : on a généralement affaire à une oligarchie qui prend toutes les décisions importantes sans rendre aucun compte à quiconque. Parfois la population n'est même pas informée. Cette oligarchie se confond avec les dirigeants ou principaux actionnaires des grandes entreprises, multinationales souvent, et quelques hauts fonctionnaires et technocrates qui ont été ou seront souvent responsables des mêmes entreprises. Il est rare que les ministres en fassent partie. Bien souvent, ils ne peuvent que constater après coup, et prendre note de la non-application des mesures qu'ils ont décidées.


Pour imposer les décisions de la majorité, ou de l'oligarchie dans les faits, la " démocratie " dispose de l'administration et de la force armée. Il n'est donc pas possible de concilier non-violence et démocratie. Il n'est pas non plus possible de la concilier, comme on le croit souvent, avec le respect de l'individu et de ses libres-choix. C'est antinomique : ou bien on respecte la volonté du citoyen, ou bien on lui impose, dans le cas où sa volonté est contraire aux lois, censées être l'expression de la majorité, la volonté du plus grand nombre ou du pouvoir.


Pourtant, dans l'esprit de beaucoup, démocratie signifie non-violence et suppose respect des volontés individuelles.


Existe-t-il un mode de représentation gouvernementale qui puisse respecter ces deux principes qui, a priori, semblent aller de soi pour quiconque dispose d'un peu de réflexion sur les relations idéales entre êtres humains, et ont du mal à imaginer que la coercition puisse être une relation juste ?


On ne peut vraiment compter sur l'Anarchie pour répondre à ce besoin. L'Anarchie, certes, attache le plus grand prix à la liberté individuelle, mais pas forcément à la non-violence. Tout au moins tant que l'Anarchie n'est pas instituée. Mais comment instituer un système sans direction ? L'auto-discipline ne peut fonctionner que dans une communauté de saints ou d'anges, où les égos, appelant à défendre un intérêt personnel, sont sinon inexistants du moins mis en sourdine.


De toute façon, en l'absence d'un niveau d'évolution spirituel général suffisant, il n'est pas envisageable que l'Anarchie ne soit pas interrompue par la prise de pouvoir par un individu ou un groupe d'individus. Sans garde-fou institutionnel, c'est toujorus la dictature qui s'impose.


D'où peut bien venir ce garde-fou institutionnel en l'absence d'un garde-fou moral ?


On l'a évoqué à l'occasion des élections européennes du 13 juin 99, et aussi dans le site SOCIO-THERAPIE. On y a parlé d'un " Gouvernement du Long Terme ", européen d'abord, mondial un jour.


Qu'est-ce que cela signifie ?


Cela émane d'une règle absolue en politique, qui n'a jamais été reconnue comme telle : plus une règle vient de haut par rapport au citoyen de base, plus elle doit être générale, et moins elle doit avoir d'incidence sur ce que le citoyen est en droit de vouloir gérer par lui-même. Autrement dit, une loi édictée par un gouvernement national peut certes porter sur l'impôt, mais il lui est par nature illégitime de porter sur l'éducation des enfants ou sur la santé des individus pour imposer un mode de fonctionnement ou de protection. Cela ne regarde que les niveaux les plus localisés. Par contre, cette loi nationale est légitime si elle a pour but de permettre à ces niveaux locaux de décider de ces modes de fonctionnement. Autrement dit, plus un niveau de décision est élevé, plus sa mission est de protéger la souveraineté des niveaux inférieurs, et de moins en moins d'intervenir dans le détail des procédures.


Cela est une nécessité. Tout fonctionnement différent est source de dictature. Soit lorsqu'un niveau éloigné des désirs individuels impose des procédures fixes, soit lorsque l'absence de garde-fou aux niveaux élevés permet à des dictatures locales de s'imposer.


Ce qui est vrai pour un gouvernement national par rapport aux régions, aux communes, aux familles etc., l'est d'autant plus pour un gouvernement européen. Aujourd'hui, une technocratie européenne impose des procédures précises dans des domaines qui relèvent de la décision individuelle, c'est illégitime. Par ailleurs, elle n'impose pas des limites au développement des monopoles qui ont tôt fait de constituer des dictatures, ce faisant elle ne joue pas le rôle qui doit être celui d'une délégation de pouvoir venant d'en-bas. Elle ne protège pas les souverainetés.


Ce sera encore plus vrai lorsqu'un gouvernement mondial sera institué. Il est hors de question qu'un tel gouvernement se préoccupe de la culture du soja ou du maïs dans telle ou telle région du monde. Cela concerne les habitants. Par contre il devra veiller à ce que ces habitants aient toutes latitudes pour le faire s'ils le désirent, sans subir des limitations extérieures de souveraineté. Et de même, il devra fixer les règles sanitaires valables pour toute la planète, en conformité desquelles on peut garantir la qualité génétique et diététique des produits. C'est encore une protection de la souveraineté des individus en leur permettant de ne pas subir des atteintes illégitimes à leur santé.


Cela n'est pas l'objet d'une discussion. Ce sont des principes naturels qui finissent par sembler évident à quiconque réfléchit suffisamment longtemps au problème. Tant qu'on défend une option différente, c'est ou bien qu'on n'a pas encore étudié la question suffisamment, ou bien qu'on défend des intérêts autres que ceux de la collectivité planétaire.


Ces principes naturels sont peu nombreux, et ensemble ils portent un nom : c'est l'HOLOCRATIE.









" HOLOCRATIE " signifie " le pouvoir au Tout ". Pouvoir donné au Tout, cela signifie que toute décision tient compte de l'ensemble des dimensions, du cosmique au personnel en passant par le planétaire et le social, que toute décision est prise en foncion d'une attitude " holistique " (ou " olosique " c'est-à-dire globale), et non séparatrice comme le veulent les considérations nationalistes ou économiques ou d'intérêts locaux, que toute partie est concernée et que son intérêt est défendu de la même façon. Il ne saurait y avoir de défense d'intérêts particuliers contre l'intérêt du Tout dans une Holocratie. Tout intérêt particulier est défendable, mais s'il est sincère et véritable, il ne peut entrer en conflit avec les intérêts de la planète et de l'humanité.


A une époque où science et religion s'opposent, il est clair que l'Holocratie n'est pas d'actualité. Car cette séparation entre deux approches de la réalité indissociables est une signe de manque flagrant de sagesse. Aucun citoyen sain d'esprit ne devrait admettre de recevoir un enseignement en science ou en religion si l'enseignement scientifique est en contradiction avec l'enseignement religieux, et si l'enseignement religieux est en contradiction avec l'enseignement scientifique. De toute évidence, cela signifie que les deux, très probablement, sont faux.


Si la science était véritablement scientifique, à aucun moment elle n'évacuerait les réalités de l'esprit mais les intégrerait dans ses démonstrations. Et si la religion était vraie, elle permettrait d'expliquer la matière et sa durée.


Ce ne sera pas toujours le cas. La Métaphysique permet de réunir science et religion de façon définitive. Simplement en allant plus loin dans la rationalité que n'y va aucune science matérialiste, elle permet d'expliquer l'origine de l'Etre en même temps que l'origine de la matière sous sa forme atomique. On s'aperçoit alors que toutes les grandes lois intuitives des traditions religieuses s'expliquent parfaitement, et l'inspiration divine elle-même.


Il va de soi que l'évolution de l'humanité finira par la conduire à unifier la connaissance, ce qui consiste aussi en une unification cerveau droit-cerveau gauche. Alors il paraîtra évident que Science, Religion, et Gouvernement, ne sont qu'une seule et même chose. L'époque sera alors mûre pour l'holocratie, puisqu'il n'y aura plus de débat d'idées sur l'origine de l'univers, sur la vie et la mort, sur le sens de l'existence et la morale humaine, mais seulement d'évidentes certitudes claires pour tous.


Dans l'état actuel des choses, la démocratie reste le système le moins exécrable. Cela étant, elle gagnerait à disposer au-dessus d'elle d'une instance d'inspiration proche de l'holocratie suseptible de la défendre. Et cela, c'est ce qu'on appelle le Gouvernement Européen du Long Terme, pour ce qui concerne l'Europe, ou plus tard, quelque instance mondiale ayant pour objectif cette protection des générations futures et des démocraties face aux coups de bouttoir des multinationales et des oligarchies qui remettent en cause quotidiennement l'intérêt du plus grand nombre.









CHANGER LA POLITIQUE


Actuellement, les démocraties sont partagées entre socialisme et libéralisme. Le libéralisme économique n'est pas la démocratie, au contraire. C'est la liberté laissée aux transferts de capitaux. C'est la liberté des intérêts économiques auxquelles tout un chacun doit soumettre ses intérêts familiaux. C'est une forme de dictature.


Le socialisme aussi a souvent été une forme de dictature. Au nom du partage imposé à ceux qui ne veulent pas partager, on a remis en cause la propriété, baffoué l'individu au nom d'un idéal collectif sans réalisme car trop en avance sur l'évolution spirituelle de l'humanité.


Qui dit Holocratie suppose que les désirs des égos sachent s'effacer d'eux-même chaque fois qu'on risque de faire subir à l'autre ce qu'on ne voudrait pas qu'il nous fît, fondement de toute morale universelle.


L'opposition entre le socialisme et le capitalisme exprime en fait l'opposition métaphysique entre l'amour et la conscience. L'amour est la force unique d'évolution de l'univers. C'est l'énergie, qui n'existe en tant qu'énergie que dans la mesure où elle est limitée par la conscience, phénomène de conservation et de séparation.


On voit tout de suite l'opposition entre progressistes et conservateurs. On comprend aussi à quel point ils sont inséparables, comme les sont l'amour et la conscience.


L'évolution spirituelle, qui consiste d'un côté à ne plus opposer science et religion, c'est-à-dire matérialisme et spiritualisme, et donc à marier les deux en reconnaissant que toute matière est esprit et qu'il ne peut y avoir d'esprit sans matière, ce que la Métaphysique démontre, consiste donc aussi d'un autre côté à marier progressisme et conservatisme, entre socialisme et capitalisme.


C'est pour cela que l'évolution de la conscience humaine amènera la fin de la démocratie, qui ne vit que dans l'alternance des partis. Lorsque la Métaphysique unifiera le monde, il ne sera plus possible d'opposer l'homme et l'argent. L'argent sera nécessairement au service de l'homme, à condition que celui-ci produise de l'argent. Le monde sera mûr pour l'Holocratie, unanimité du point de vue de la connaissance, et donc unanimité du point de vue du gouvernement.


On voit en tout cas par quoi il faut commencer. Il serait absurde de vouloir imposer une Holocratie aujourd'hui dans la confusion scientifique et le dogmatisme religieux.


Cela étant, l'Europe est un état intermédiaire tout à fait passionnant, et c'est pour cela que son aventure institutionnelle est si importante pour l'humanité. C'est la première fois que des Etas s'unissent autrement que par la guerre ou la révolution, et cela est parti d'intérêts économiques, ce qui montre bien l'unité symbolique entre expansion et séparation : l'intérêt économique est une forme de défense de l'égo, tandis que l'unité politique est une forme de renoncement à l'égo.

C'est pourquoi il est essentiel de défendre à cette occasion le principe consistant à réserver au Gouvernement et au Parlement communautaires des prérogatives qui concernent le Long Terme.








GOUVERNEMENT DU LONG TERME
ET COMPLEMENTARITE ENTRE LIBERALISME ET SOCIALISME


Un gouvernement qui s'attribuerait exclusivement, ou essentiellement, des prérogatives concernant le Long Terme, veillerait en priorité à préserver l'évolution pour le futur contre les préoccupations à court terme qui mettent en cause l'intégrité de la planète, des espèces, des individus. Car on ne peut pas transférer à un gouvernement supra-national des prérogatives trop en prise avec le quotidien. Cela doit être laissé aux pouvoirs locaux. Par contre on ne peut pas laisser aux pouvoirs locaux, trop dépendants d'intérêts particuliers, la liberté d'agir dans des domaines qui touchent le reste de la planète ou les générations futures.


Voilà tout le sens d'un gouvernement du long terme. Un garde-fou préservant l'avenir des décisions immédiates prises localement. Un garde-fou d'essence socialiste, parce que par essence, le local, l'immédiat, le court terme, l'intérêt de caste ou de personne, c'est la droite.


On ne peut pas laisser au libéralisme la liberté de détruire la planète. C'est au socialisme de s'en occuper, comme sa vocation est de s'occuper de tous les intérêts collectifs. C'est l'artiste et philosophe allemand Ed SOMMER qui est à l'origine de ce concept du socialisme réservé à la prospective au niveau mondial.


En résumé, mais en schématisant, car on ne pourra, dans la pratique, être aussi tranché, le court terme c'est l'Economie, l'éducation, le travail, la sécurité, les impôts etc. Le Long terme, c'est les conséquences et les conditions de l'économie : écologie, droit des monopoles et concurrence, conséquences à long terme des évolutions technologiques, respect des libertés individuelles et associatives, de l'intégrité physique des personnes et des espèces, sauvegarde de la démocratie face aux pouvoirs économiques, justice, diplomatie, défense. Vous pouvez aussi cliquer ici pour plus de détails.


Un Gouvernement du Long Terme a vocation à être financé par une taxe sur les exportations et importations de capitaux entre l'Europe et les autres continents, puisque ce sont essentiellement ces mouvements de capitaux qui mettent en cause les démocraties et l'équilibre naturel de la planète.


Ainsi, il faut s'habituer à ce que, dans l'avenir, socialisme et libéralisme ne s'opposent plus mais se complètent, dans une répartition des tâches fixe et définitive : au libéralisme économique le court terme, sous le chapeautage d'un écologisme tourné vers le long terme et la liberté des peuples qui s'interdira d'intervenir dans le quotidien et donc n'aura plus ces travers habituels du socialisme que sont la bureaucratie, l'interventionisme, l'immobilisme économique.


Il n'est plus question de libéralisme absolu ou sauvage, plus question non plus de collectivisme économique. Et certainement plus question d'oppositions politiques.


Lorsque, protégée du libéralisme par ces collèges supra-nationaux de sages ne pouvant en tirer aucun profit personnel, les démocraties pourront enfin s'épanouir et échapper aux oligarchies économiques qui bafouent les libertés et l'intégrité des peuples, l'humanité sera familiarisée, grâce à l'expérience de l'Europe et une évolution possible dans le même sens de l'Etat Fédéral américain (c'est déjà un peu le cas avec les lois anti-trusts, et bientôt avec les lois contre la violence à la télévision etc.), à une règle d'or devenue incontournable dans l'esprit de tous. Et lorsque la Nouvelle Rationalité et donc la Métaphysique, science des causes, reharmonisera la connaissance humaine, alors la voie sera libre pour l'HOLOCRATIE, pour une instance mondiale holocratique librement et universellement consentie et reconnue, grâce à laquelle, l'humanité tout entière, devenue une seule famille terrienne, pourra la tête haute entrer peut-être en contact avec nos ancêtres ou frères lointains qui n'attendent de nous que ce signe de bonne volonté.


Par Frank HATEM, ontologue, diplômé de Sciences Po-Paris.


#10 grego

grego

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Posté 07 février 2006 à 23:03

Energie,

Formidable, l'holocratie ! je n'en n'avais jamais entendu parler... Si j'ai bien compris, il faut renverser la démocratie dans la non-violence et instituer un nouveau modèle : l'holocratie ? :marteau2:

#11 energie

energie

    Chercheur d'idées

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Posté 07 février 2006 à 23:24

Je crois que vu le nombre de fanatique,c'est peut etre pour plus tard. :???:

Ces gens là ne sont pas pret pour la connaissance de soi.

Je veux dire,il n'y aura pas de paix tant qu'on comprend pas ce qu'on est.... :cpasmafaute:

Disons que c'est à méditer...

Ce message a été modifié par energie - 07 février 2006 à 23:26.


#12 grego

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Posté 08 février 2006 à 00:25

Je pense que ce qu'il dit (Franck Hatem) à propos de l'holocratie et de la construction européenne est très intéressant... ça prouve qu'il n'y a quand même pas que des "pourris" chez nos politiciens...

Peut-être que certains au Parlement Européen essayent de mettre en place (en secret ? :malice:) une Constitution de type holocratique ??? Je pense qu'il est de notre intérêt de ne pas/plus tirer sur les politiques honnêtes qui font un vrai travail en ce sens; mais difficile de séparer le bon grain de l'ivraie, comme toujours ! Les cas de politiques aux dents longues qui n'ont d'autres intérêts que leur ambition de pouvoir (suivez mon regard...) ne concerne (plus) que l'arène politique de chaque Etat-membre... Mais, d'ici peu, celle-ci devrait s'effacer de plus en plus... Pour l'instant on condamne les Institutions européennes parcequ'on les juge "bureaucratiques". Et c'est bien-sûr le cas... Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut condamner les politiques qui travaillent sur la construction européenne comme J. Delors, VGE, D. Kohn Bendit pour ne citer que les plus connus (mais il y en a beaucoup d'autres dans l'ombre, et dans les autres pays fondateurs aussi...)

Donc, à mon humble avis, ce ne sont plus les idéologies à l'ancienne - découpage "gauche"/"droite" traditionnel - qui s'affrontent dans les Hautes Sphères Politiques, mais plutôt des visions de ce que doit être l'avenir de l'Europe, voire du Monde !

Regardez bien... Pour la France, il y a des politiciens pro-néo-libéralisme qui s'alignent sur le modèle de l'administration Bush dans les 2 camps PS et UMP et des politiciens pro-européens dans le sens socialiste du terme, aussi bien à l'UMP qu'au PS !!!

Si nous délaissions un instant SVP toutes les théories du complot et nous mettions à réfléchir SERIEUSEMENT et COMME DES GRANDS à cette question...

Est-ce que des politiques européens travaillent en secret à l'élaboration d'un modèle holocratique pour l'Europe ? Et qu'en est-il aux Etats-Unis ?

A débattre donc...

Sur ce, bonne nuit !

#13 energie

energie

    Chercheur d'idées

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Posté 08 février 2006 à 13:55

Salut.

Citation

Je pense que ce qu'il dit (Franck Hatem) à propos de l'holocratie et de la construction européenne est très intéressant... ça prouve qu'il n'y a quand même pas que des "pourris" chez nos politiciens...

Il n'est pas politicien(peut etre devrait il l'etre?).Il est métaphysicien.

Je pense que tout politicien devrait s'ouvrir à la connaissance de soi.

La cause de tous les problèmes est la méconnaissance de ce que c'est que soi.
Comment puis je gerer convenablement ma relation avec autrui si je ne sais pas qui je suis???


Le but de l'etre n'est pas de se taper les uns les autres sur la gueule parce qu'on pense et est different de l'autre,ni de s'exploiter jusqu'a la mort voir la destruction de la planète.
Quand tout le monde comprendra la CAUSE des croyances differentes de chaque etre humain,sans doute que les égos saurons se taire,à moins d'etre maso ou de faire semblant de pas comprendre.

Ces nouvelles certitudes liées à l'etre et qui ne découlent pas d'hypothèses,s'imposeront des que les religions se seront calmées,ou détruites.Ce qui peux prendre du temps,mais là il appartient à chacun de se changer soi d'abord,de faire tomber toutes les croyances qui nous asservissent,et de créer le monde qu'on veut vivre avec nos enfants,et pour ceux qui viendront apres,c'est à dire soi.
Tout est possible puisque ce n'est pas le passé qui crée,mais le but.

Il est possible que les gouvernements travaillent à faire tomber les religions,j'ai quelques éléments qui tendraient en ce sens et notament avec les technologies holographiques. J'en reparlerais sur un prochain topic,mais si certain ont des éléments,il faut l'ouvrir de suite.

Vu le nombre de fanatiques,et la puissance de ces nouvelles certitudes métaphysiques(en fait elles ont toujours été,on ne fait qu'en prendre conscience),la prise de conscience ne pourra etre que progressive et tres longue,mais irresistible,puisque c'est un but.(ça a rapport d'ailleurs avec l'histoire reptilienne :wink: ).        
La connaissance est une question de courage,pas d'intelligence.

Si certains on compris dans les hautes sphères qu'ils ne peuvent échapper à leur création,nul doute qu'ils vont changer de camp.Certains ne peuvent plus changer de coté tellement leur égo à pris le controle de leur etre.Ceux là on les reperent de loin. Ca va leur faire tout drole de voir leur propre piège se refermer sur eux,au bout du compte.

Ce message a été modifié par energie - 08 février 2006 à 13:59.


#14 koxinel

koxinel

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Posté 08 février 2006 à 23:44

:bravooo:  :bravooo:  :bravooo:

#15 féebleue

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    À chacun sa vérité!

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Posté 09 février 2006 à 03:11

Citation

Il est possible que les gouvernements travaillent à faire tomber les religions,j'ai quelques éléments qui tendraient en ce sens et notament avec les technologies holographiques. J'en reparlerais sur un prochain topic,mais si certain ont des éléments,il faut l'ouvrir de suite.



J'ai souvent lu ça aussi......serait-il un moyen afin d'avoir une seule et même religions mondial?

Ah....encore une question de religion! :redeyes:

Allez energie.... :biglol:

ouvre un topic STP.... :roll:

J'aimerais en savoir plus! :cpasmafaute:

Merci d'avance! :calin:

Citation

La connaissance est une question de courage,pas d'intelligence.


Wow.....la on se rejoint vraiment!  

D'ailleur, c'est pas avec l'intelligence, qu'on ouvre son coeur! :aureole7:
À chacun sa vérité !

#16 Malkuth

Malkuth

    eternel ignorant

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Posté 09 février 2006 à 14:56

La religion universelle existe déja, a toujours existé.

Il faut juste se mettre d'accord sur les mots.