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Vouer un culte...


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15 réponses dans ce topic

#1 TreizeVents

TreizeVents

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Posté 15 février 2006 à 17:06

Nos différentes religions, en tant que croyants, nous emmenent souvent à vouer un culte a une ou plusieurs personnes ou divinités. De même, ces religions (pas toutes certes) font un certain discernement de ce que l'on pourrait appeler le "bien" et le "mal". Si l'on prend l'exemple simple de la religion catholique ou judaïque (les plus simples), nous avons donc un dieu inuque qui représente tout ce qui est "bien" et tout ce qui est "mal".

Si l'on part de cette thèse, tout ce que l'on fait de "bien" fait plaisir (je ne savais pas exactement quel mot employer) à ce dieu suprême, bon et parfait. De l'autre coté, tout ce qu'on fait de mal nous rapproche de l'opposé de ce dieu, qui est le diable perfide et qui ne fait jamais rien de "bon".

Pendant longtemps je m'étais questionné sur ces notions de "bien" et de "mal", ce qui m'a amené à me tourner plutôt vers une théorie du Yin et du Yang (il ne peut y avoir de "bien" sans "mal" et inversement). Mais la n'est pas la question que je me pose aujourd'hui.

Aujourd'hui, je me contente de vous amener à réfléchir sur la question est-ce "bien" ou "mal" de vouer un culte ?

Par culte, je n'entend pas celui qui au plus profond de lui vénère tel dieu ou telle personne, avec comme exemple l'enfant qui vénère ses parents. Non, ce que j'entends par culte c'est ceux qui vont à la messe, qui vont prier le samedi devant un mur, qui font des prières à voix haute, etc...

Dans ce sens, vouer un culte peut-il être rattaché au "mal" ?

Il est depuis la nuit des temps dans la nature humaine de chercher à vénérer quelque chose, une entité supérieure ou un esprit supérieur. N'est-ce pas perfide au final ?
Si je devais rapprocher ce culte (tel que défini ci-dessus) à une notion humaine, je penserais au sentiment d'infériorité et à l'orgueil.

Si l'on voue un culte, on ne le fait qu'à une entité que l'on considère de supérieure (cela n'est pas forcément un dieu d'ailleurs, cela peut être aussi une personne comme un chef d'état...). Cela veut dire qu'on se place délibérément au stade d'infériorité par rapport à cette entité, or n'est pas la ce qu'on pourrait objectivement qualifier comme du "mal" ? Je ne vois absolument pas en quoi on pourrait ratacher de l'infériorité à du "bien".
On pourrait me répondre que bien sûr dieu a créé l'homme, nous sommes donc inférieurs à lui. Pourtant, si je prends l'image d'un père, considère t-il ses enfants comme inférieurs ? Quelle réaction auriez-vous si lors d'un repas chez des amis, un homme vous dit "mes enfants me sont inférieurs" ? Vous vous diriez pas "il est culotté celui-la" ? Pourquoi cela marche alors à sens unique ?
Tout bon père de famille doit considérer ses enfants comme ses égaux, comme des hommes à part entière; et ce n'est absolument pas contraire au respect profond que ses enfants doivent avoir de lui : il n'y a pas besoin à ce que je sache de rang ou de classement pour aimer et respecter. Personnellement, pour moi celui qui considère ses enfants ou d'autres personnes comme inférieures (exemple : racisme) considère donc, et cela va de soi, qu'il est supérieur.
N'est-ce pas la la définition de l'orgueil ?
Si je part de cette reflexion, j'en arrive à la conclusion que l'acte de vouer un culte est subordonné à l'existence d'un lien de subordinnation. Or dès lors qu'une entité se considère supérieure aux autres, je ne considère cela que comme de l'orgueil, et que par suite cela se rapproche plus du "mal" que du "bien".
Certains me diront que je ne peux pas comparer un homme à un dieu, mais je ne vois pas pourquoi l'un aurait le droit d'avoir de l'orgueil et l'autre non... Après tout, les meilleurs maîtres sont ceux qui arrivent à convaincre leurs esclaves (inférieurs) qu'ils vivront plus heureux avec des chaînes.

Quelle est votre réflexion sur le sujet ?

#2 nana

nana

    femme des années 80

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Posté 15 février 2006 à 20:35

Bravo, 13vents!
Ton questionnement me semble totalement coller à l'actualité du forum.
Ton raisonnement est clair et concis.

J'estime que tu te poses de bonnes questions.
L'idolatrerie, la vénération ont été bannis par Dieu lui-même si l'on en croit Moïse et Mahommet.
Aujourd'hui nous retrouvons des croyants s'agenouillant devant des icones sacrées, procédant à des rituels dignes des plus parfaites sectes.
Je crois personnellement effectivement que c'est détourner le message de Dieu.

Je respecte cependant les personnes qui vont à la messe, prient 5 fois par jour etc..
J'en connais beaucoup qui appliquent sincèrement ce en quoi ils croient et j'en connais d'autres qui ne font que se plier à leur tradition.

Cependant, je rajouterais que tout rituel à pour but de canaliser une énergie (foi fervente, rédemption, acceptation..) mais aussi, évidemment, de prouver sa foi à la communauté et à Dieu.
Aussi je ne jetterai pas la pierre à tout les fervents pratiquants.
C'est une question d'objectif.

Je suis de celles qui pensent que Dieu est en nous, partout autour de nous et que pour lui rendre hommage, nul besoin de lieu sacré ou de pratiques dogmatiques.
Soulevez une pierre et vous le trouverez.

Quand au "caractère" de Dieu...il est impénétrable!;)

#3 Améthyste

Améthyste

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Posté 03 mars 2006 à 19:00

ta question : est-il bien ou mal de vouer un culte ?
ainsi formulée elle est très large, donc positivement ouverte mais négativement floue.

approches possibles :
- bien/mal pour qui ? la plèbe ? l'Autre ( le différent )? la communauté (à laquelle j'appartient) ? toi ? moi ?
- culte, qu'entend-on ? la dévotion ? l'iconographie ? le rite ?

il y a donc beaucoup à dire !
Choisissons un angle d'approche : le rituel est il bien pour moi ?
notons que je garde le mot 'bien', bien qu'il soit  un de ces mots 'creux' parce que si larges qu'ils en sont vides de sens (ex : que veut on dire : profitable ? avantageux ? louable ? favorable ?)

Il faut distinguer, préalablement, la pure croyance ( l'existence d'un dieu, loi de causalité de l'univers, les ET, etc.) et le rituel, pardon, leS rituels liés à ladite croyance. Ceux-ci sont également  porteurs d'une croyance parallèle : il faut que je me positionne ainsi pour exprimer ma croyance (la pure croyance), que je brûle des cierges, que je prononce les formules sacrées, etc.

Des rituels, il en existe partout. Il en sont mêmes qui ne sont pas liés à la religion ( croyances païennes comme le coup de l'échelle ) sans évoquer les troubles pshychologiques de type TOC.
Propre de l'homme, ce rituel ? Je remarque que beaucoup de gens en ont besoin. S'il n'avaient pas du prêt à consommer, les plus vaillants en créeraient un. J'ai pu remarquer que ça les rassure ( pas de punition, car ils ont fait ce quil "fallait"). Mais cela les obscurcis et les divise.
L'obscurantisme naît de la substitution de la 'croyance liée' (au rite) à la 'croyance pure' (l'amour du dieu). (ex : j'insulte mon voisin mais après je vais me confesser, donc tout ira bien)
La division naît de la diversité des pratiques combinée à la substitution dont nous venons de parler. (tu es sunnite, moi chiite, donc tu n'es pas un vrai croyant)

Heureusement, tout le monde n'est pas dépendant du rituel, nombreux s'en affranchissent quand d'autres le renouvellent avec les croyances qui y sont liées du même coup.

Sous-conclusion :
1- je suis affranchi du rituel, il ne m'apporte donc rien personnellement, je ne considère pas qu'il est bien pour moi ;
2- je suis affranchi du rituel, mais il m'apporte collectivement ( appartenance à une communauté), je pourrais considérer qu'il est bien pour moi ;
3-je suis dépendant du rituel, ... ben alors, je vois mal comment je pourrais considérer qu'il n'est pas bien pour moi !!
4- point de vue de l'Autre : même trilogie que supra, ainsi : répulsion ou non;
5-du point de vue de la communauté : le rituel peut constituer la trame de l'identité collective ( ou pas ? pas d'exemple !).

J'ai également une question du même genre, j'y ai aussi apporté une réponse :
La religion est-elle rituel ou croyance pure ?

Si on pense à la définition primaire du mot religion, à savoir, relier les hommes, je ne puis que constater que la religion, dans sa pratique, divise les hommes par la diversité de ses rites et croyances associées. Car c'est bien le même dieu qu'adorent juifs, chrétiens et mulsulmans !

#4 napo

napo

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Posté 03 mars 2006 à 19:24

Pour moi, la religion (relier) correspond au besoin,  de nature animale, des humains de se rassembler en troupeau, les rituels servant à éloigner l'agresseur imaginaire.
La vérité est un pays sans chemin (krishnamurti)

#5 Daman

Daman

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Posté 03 mars 2006 à 19:35

Le père évoqué par Treize vents n'impose-t-il pas à ses enfants de ranger leur chambre, de se laver les mains avant de passer à table, d'avoir une certaine hygiène corporelle et mentale ? Ne leur interdit-il pas de regarder la télé trop longtemps ou de se coucher trop tard ? Celà l'empêche-t-il de les considérer comme des êtres humains ?

En ce qui concerne le bien et le mal aucune autre source que Dieu n'est crédible. Dieu définit de façon qui nous paraît arbitraire le bien qui n'est pas forcément le confort. Dès lors que l'homme veut redéfinir ces notions en dehors de toute notion de divinité, on débouche sur le bien et le mal en tant que notions laïques et là le flou le plus complet règne .

Exemple...
Qu'est ce que le mal ? La souffrance infligée à l'autre ? Et pourquoi serait-elle à proscrire puisque certaines souffrances infligées à l'autre me permettraient de s'emparer de ce qu'il possède et d'offrir à mon corps et à ma progéniture de meilleures chances de survie ... Ce qui est un bien de mon point de vue.

Certains vont vouloir remplacer Dieu, le Grand Juge, par une référence au Bien Public . Une espèce de dieu qu'on tire de sa manche pour remplacer celui dont on s'est débarassé et au nom de ce Bien Public on interdira les comportement dispensateurs de souffrance mais cette démarche n'est pas crédible : seule la course à l'autopromotion de sa génétique et de son confort mènent l'individu et le monde devient un enfer où tous les coups sont permis et où la plus grande férocité envers son semblable de vient gage d'efficacité et d'intelligence donc de promotion.

Un monde illuminati quoi ...

Ce message a été modifié par Daman - 03 mars 2006 à 19:46.

Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#6 napo

napo

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Posté 03 mars 2006 à 19:47

Cela l'empêche de considérer ses enfants comme des êtres libres !
La vérité est un pays sans chemin (krishnamurti)

#7 Améthyste

Améthyste

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Posté 03 mars 2006 à 20:13

Maintenant qu'on a légèrement abordé le titre, passons au contenu du post.
En substance on pourrait résumer l'interrogation par :
Est il bien ou mal de vouer un culte, en se positionnant comme subordonné, à une divinité qui se place en supérieur ?

Il me semble lire que tu associes :
religion = croyance = culte à divinité = distinction bien / mal.
il y a 6 mots utilisés, ils ne sont pas synonymes, ils sont autant de concepts différents et donc des réalités différentes, bien qu'ils appartiennent tous au même champ sémantique ( ordre d'idées).
déja, en démêlant toutes ces notions, on y voit plus clair.

autre élément de réflexion :
la structure du discours paternaliste peut se voir décomposée comme suit :
1. je t'aime
2. je suis/ détiens la vérité
3. donc tu te soumets

Ce discours, on le tient aisément avec un enfant ou une personne ignorante ( et qui en a conscience) mais cela ne fonctionne plus avec des individus libres, conscients de leurs savoirs, de leur importance, de leur valeur.
Cette structure dans le discours ont la retrouve également dans les livres saints des trois religions monothéistes.

Qui de la poule ou de l'oeuf à commencé ? L'Homme? Dieu ?
Les saintes écritures ont-elles été dictées dans leurs termes ou dans leur substance ?
Jusqu'où va la substance du contenu divin ?
La croyance est-elle dans l'existence du divin lui-même ou dans les écritures divines ou dans les objets divinisés ?

Mais toutes les croyances ne répondent pas forcément aux critiques que tu portes, que ce soit dans leurs écrits, dans leurs pratiques ou dans leurs coeurs.

D'ailleurs, si on reprend l'idée que la croyance se limite à l'existence du divin, alors on peut penser que le corps est soumis ( et non subordonné) à l'esprit.
En clair : si tu ne stresses pas, tu n'auras pas d'ulcère à l'estomac ; mieux, si tu ne décides pas de te brûler la main, elle ne sera pas calcinée...
parce que nous sommes soumis aux 'lois' de la physique, pour ce qui est du matériel et 'divines' (pour les théistes) pour ce qui est du spirituel.

Conclusion générale :
oui, c'est mal de penser qu'on voue un culte à un supérieur pétri d'orgueil en se positionnant comme son subordonné
oui, c'est bien de penser que tu es soumis à la causalité matérielle et mystique de l'Univers, ça te rapellera que si tu veux cuisiner sans te brûler il te faudra bien apprendre les recettes de l'Existence.

Cordialement

#8 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

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Posté 03 mars 2006 à 20:14

Bah, napo, d'abord un être libre c'est quelqu'un qui assure sa propre survie par ses propres moyens. ( On dirait que je parle à mon fils, ici ...)

Ce message a été modifié par Daman - 03 mars 2006 à 20:29.

Laissez-moi rire...  :D
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#9 Amédée

Amédée

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Posté 03 mars 2006 à 22:50

Vouer un culte ?
Je vois personnellement deux grandes orientations

A/ culte spécifique à un être ou un symbole sensé être un intermédiaire
B/ culte universel à un "phénomène" éventuellement symbolisé

A/ Le culte spécifique,

le principe est d'apporter son énergie à l'être ou au symbole, avec l'espoir d'avoir des retombées positives.

Tout le monde connaît plus ou moins le "Culte de l'avion cargot", des indigènes n'ayant eu aucun contact avec la civilisation prennent un avion pour un dieu et lui vouent un culte. Je ne ferais pas de commentaire sur les retombés obtenues de ce culte.

A l'opposé, Hitler et le Nazisme sont devenus quasiment un culte avec une bonne dose de mystiscisme et de folie sanguinaire.

Tout aussi sanguinaires à certaines périodes les religions "dites" monothéistes, bien que vénérant le même Dieu, elles le font par Prophètes ou messie interposé, et bien sûr, comme ils n'ont pas toujours dit la même chose, on se tape dessus en disant "c'est mon prophète qui a raison, et toi ta croyance est fausse".

Au plan politique de nos jours, ya ka se rappeller la "grand'messe" de l'UMP pour l'intronisation de Sarko. (même si moins flagrand pour d'autres partis, cela reste des phénomênes de culte).

Au plan culturel et sportif on retrouve également ce Phénomène de culte

En gros, même si au départ, un choix conscient est fait, le culte fini par apporter des oeillères, on se coupe de l'extérieur car on ne comprend plus les critiques, voir on ne les accèpte plus, on pert également sa capacité à faire comprendre sa position aux autres car on a plus d'argument négociable, on a plus que des arguments à imposer. "mon chanteur c'est le meilleur, mon équipe de foot c'est la meilleure, mon prophète est le seul qui dit la vérité, mon parti est le seul capable de redresser le pays, etc.

Ce genre de Culte spécifique est fondamentalement un culte d'opposition aux autres.

B/ Le culte universel

C'est le culte de la vie
C'est constater les événements et les forces de la nature, de la vie,
Chercher à en comprendre le fonctionnement, l'influence
C'en devient le respect, parfois la déification
mais toujours en tant qu'une facette d'une force unique primordiale.

Ce genre de culte est un culte d'harmonie, car c'est une prise de conscience, une connaissance qui peu se partager.
On en tire également profit immédiat, connaitre les effet de la lune, c'est améliorer ses plantations,
Sentir les forces telluriques c'est savoir ou planter son typie pour pas être malade,
C'est trouver de l'eau comme les sourciers, c'est connaitre les plantes et leurs usages etc.

Pour moi, seuls la nature, l'univers méritent un culte
alors même si l'on oublie qu'il y a certainement une force primordiale
derriere tout cela, ce n'est pas grave


PS
Les 3 religions dites "monothéistes" sont celles qui me semble parler le moins de la nature.
Ce sont aussi celles qui ont supprimé le concept de réincarnation
c'est peut être un effet de celà qui à permis de pourrir la terre
car sur une vie, en s'en fout alors que si on savait qu'on reviens souvent, on ferait plus attention.

#10 RomArt

RomArt

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Posté 03 mars 2006 à 23:10

Big Up Amédée...  :ange:

:bravooo:

#11 golem

golem

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Posté 05 mars 2006 à 07:56

salut tout le monde.

Daman, je respecte ce que tu dis mais j'ai une opinion différente à propos du bien et du mal.

selon mon système de croyance personnel (qui est étroitement lié a la façon don je pratique le culte) je pense que le bien et le mal n'existent pas en tant que tel.

le même acte peut être bien ou mal selon la circonstance de la même façon évidente que la même réponse est bonne ou mauvaise selon la question.

si dans l'industrie c'est le résultat qui est jugé, Dieu juge l'acte, pas seulement sa conséquence.

l'acte caractérise la personne dans son désir de faire et son choix d'action.

si, comme je l'ai dis, aucun acte n'est en soi bon ou mauvais, les humains sont eux, bon ou mauvais, selon qu'ils désir faire bien ou qu'ils désirent faire mal.

seul Dieu peu juger car seul lui connait les coeur et il sait si celui qui agit à désiré faire le bien ou faire le mal.

la parabole de l'homme riche qui confie des valeur a trois personne tranche et range l'inaction dans une faon d'agir mal et non dans une façon d'agir prudemment.

____

Dans cette optique, ceux qui pratiquent le culte en croyant bien faire, sont bons, les conséquences de leurs actes pouvant être catastrophiques ; au contraire, ceux qui briguent les premiers rangs au temple de la même façon qu’ils veulent le premier rôle social sont des dissimulateurs, et l’on cache ce que l’on considère soi même comme mal, alors que l’on exhibe avec fierté ce que l’on croit juste et bon.

Quel dictateur dira « je fais semblant d’être croyant et je pratique le culte afin de parler au nom d’un Dieu auquel je ne crois pas pour dominer le peuple » ?

Les dictateurs font ces choses mais ils ne le disent pas, ils le dissimulent, preuve qu’ils pensent eux même que ce qu’ils font est mal.

Nous ne pouvons pas juger si ce qu’ils font est bien ou mal car l’histoire tient compte des conséquences, comme l’industrie, et des actes faits avec de mauvaises intentions peuvent avoir d’heureuses conséquences.

____

Je ne vois pas Dieu comme celui qui dicte la règle de pensée.

Je crois que les différents cultes existent justement parce que Dieu n’est pas là pour nous dire quoi faire.

Bien qu’il soit vrai qu’il ait eut de nombreux portes paroles et qu’ils soit en nous et en dehors de nous, bien rare sont ceux qui l’ont compris et aucun n’a pu transmettre son savoir a la foule. Et Dieu, s’il parle a certains, ne s’adresse pas a l’assemblée des humains.

Si bien qu’on ne sais pas ce qu’il faut faire ou ce qu’il faut être, a défaut l’humain montre sa bonne volonté a faire « quelque chose », qu’il défini par lui-même, en symbole du fait que si Dieu demande de façon claire a l’homme ce qu’il doit faire alors celui-ci s’exécutera.

On peut aisément comprendre le culte de l’avion cargo, l’humain attendant sur toute la terre, le signe de la présence, il considère en premier lieu comme divin ce qui lui est hors de porté. Encore cela ne reste t il pas en l’état, l’homme s’approche de sa divinité et si la chose se révèle être seulement naturel et bien l’ancien culte donne naissance a une nouvelle science. Peut être finalement, Dieu a-t-il mit la pulsion du culte dans le cœur des hommes afin que ceux-ci s’élèvent jusqu’au cieux a sa rencontre. (je ne crois pas que Dieu s’abaissera jusqu'à nous, il vient en nous mais ce sera a nous d’aller a ses cotés)

Si demain une voix s’adressait a l’humanité, une voix unique qui dirait les mêmes phrase en parlant de toutes parts, toute les télés, toute les radios, l’écho des cieux, le bruit des rivière et des arbres, disant « voici, je suis Dieu, et voila quel culte vous devez pratiquer … »

Alors tout le monde pratiquerait et ce serait bien, mais ce qui n’est pas bien dans le culte, c’est que Dieu ne nous dis pas ce qu’il faut faire …


___

Merci

#12 golem

golem

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Posté 05 mars 2006 à 07:59

Je ne crois pas que le culte universel existe tel qu’Amédée le décrit (d’après ma compréhension des choses).

Il existe peut être un truc universel, mais je ne crois pas que ce soit un culte, problème de sémantique, je pense que pour constituer un culte il faut un rituel et une croyance consciente, ce qu’Amédée décrit comme universel n’est pas forcément vécu comme une dévotion a un principe supérieur. On peut, je crois, considérer qu’on fait parti de l’univers et dans ce cas il n’y a pas de culte a un principe supérieur a soi mais une identification a une partie du tout et une gestion raisonnable de son environnement, sans pour autant considérer qu’on est supérieur ou inférieur a la création, sans considéré que l’un est sacré et l’autre profane.

#13 Rena

Rena

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Posté 05 mars 2006 à 09:55

Personnellement je suis très croyante, je lis la Bible quelquefois (eh oui ça existe encore des jeunes comme ça!), et j'étudie beaucoup ce qui se rapporte au christianisme, seule bien entendu.
Par contre, je ne vais jamais à la messe, je ne sais pas à quoi ça sert... Je vivrais dans un petit village de gens simple, pourquoi pas, ça me permettrait peut-être de rencontrer des gens sincères dans leur foi, bons et aimable, donc en théorie des gens proches de Dieu, mais dans une grande ville, il n'y a que des hypocrites, du style on entend le sermont du curé qui dit qu'il faut être bon avec son prochain, et dès que le type va rentrer il va gueuler sur sa femme de ménage et frapper ses gosses...

Il est très difficile de nos jours de trouver de "vrais" chrétiens, même au sein même de l'église, et quand je vois ces ploucs comme Villiers ou autre ça me désole, parce que ce n'est pas ça pour moi cette religion, écraser les autres, avoir un égo surdimensionné, l'intolérance, tout ça se rapproche plus d'un humain bas d'esprit que d'un type qui vivrait vraiment pour Dieu...

Pour retourner à cette forme de culte, tant mieux si certain s'y sentent appaisés et compris, je ne suis pas là pour démonter la messe, et les gens font comme ils veulent. Il va falloir comprendre un jour que chaque personne est différente, et qu'elle a besoin de choses différentes, et il n'y a pas forcément d'explications à ça... Et encore moins de toute une dissertation technique, c'est la vie tout simplement.

#14 petrus

petrus

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Posté 05 mars 2006 à 13:23

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Nos différentes religions, en tant que croyants, nous emmènent souvent à vouer un culte a une ou plusieurs personnes ou divinités. De même, ces religions (pas toutes certes) font un certain discernement de ce que l'on pourrait appeler le "bien" et le "mal". Si l'on prend l'exemple simple de la religion catholique ou judaïque (les plus simples), nous avons donc un dieu unique qui représente tout ce qui est "bien" et tout ce qui est "mal".
Le « bien » et le « mal » ont un synonyme plus poétiques : « lumière » et « obscurité » et un synonyme plus parlant et explicite : « information libre et disponible » et « information cachée ou mensongère ».


Citation

Si l'on part de cette thèse, tout ce que l'on fait de "bien" fait plaisir (je ne savais pas exactement quel mot employer) à ce dieu suprême, bon et parfait. De l'autre coté, tout ce qu'on fait de mal nous rapproche de l'opposé de ce dieu, qui est le diable perfide et qui ne fait jamais rien de "bon".
On pourrait penser qu’être dans la lumière ou informer et s’informer plaît à « Dieu » et que se complaire à rester ignorant et à mentir plaît au « Diable ». C’est là que ça commence à se compliquer ! Qui donc est le dieu et qui donc est le diable ?


Citation

Pendant longtemps je m'étais questionné sur ces notions de "bien" et de "mal", ce qui m'a amené à me tourner plutôt vers une théorie du Yin et du Yang (il ne peut y avoir de "bien" sans "mal" et inversement). Mais la n'est pas la question que je me pose aujourd'hui.

Aujourd'hui, je me contente de vous amener à réfléchir sur la question est-ce "bien" ou "mal" de vouer un culte ?
Vouer un culte quel qu’il soit est mal : C’est se dévaloriser soi-même et donc se faire du mal en s’assignant à un rang inférieur en attendant que la « divinité » veuille bien nous promouvoir. Par contre, respecter et admirer une « entité » qui possède des de grandes connaissance sera bien si cela motive notre envie d’égaler ses connaissances.


Citation

Par culte, je n'entend pas celui qui au plus profond de lui vénère tel dieu ou telle personne, avec comme exemple l'enfant qui vénère ses parents. Non, ce que j'entends par culte c'est ceux qui vont à la messe, qui vont prier le samedi devant un mur, qui font des prières à voix haute, etc...

Dans ce sens, vouer un culte peut-il être rattaché au "mal" ?
Comme tu le dis, l’enfant ne vénère pas ses parents, il les aime … D’ailleurs, il faut s’interroger sur cette notion de « révérer ». Qu’est-ce qu’elle veut dire dans l’esprit de celui qui révère. Existe-t-elle isolément ? C’est certainement encore un amalgame, une illusion spirituelle aux motivations plus matérielles, que l’on appelle plus communément, sans vouloir être désobligeant pour les croyants, un rituel qui permet de s’identifier à un type bien précis de société. Cela n’est pas bien, puisque cela établit l’adepte de ce genre d’inepties dans un état de volontaire soumission.


Citation

Il est depuis la nuit des temps dans la nature humaine de chercher à vénérer quelque chose, une entité supérieure ou un esprit supérieur. N'est-ce pas perfide au final ?
Si je devais rapprocher ce culte (tel que défini ci-dessus) à une notion humaine, je penserais au sentiment d'infériorité et à l'orgueil.
Ce sont les machinologues qui disent que les la nature des hommes les pousse à révérer. Cela n’a aucune réalité démontrable. Les peuplades traditionnelles et anciennes voient et voyaient simplement dans la nature un grand esprit à l’intelligence suprême qui régit tout et ils respectent la nature pour cela. Ils voient dans la fertilité féminine un aspect de cette intelligence diffuse, et pour cela, les vierges noires en étaient une bonne représentation, surtout que l'alchimie apparaît en filigrane dans ce symbole, avec sa "terre noire" source du miracle.


Citation

Si l'on voue un culte, on ne le fait qu'à une entité que l'on considère de supérieure (cela n'est pas forcément un dieu d'ailleurs, cela peut être aussi une personne comme un chef d'état...). Cela veut dire qu'on se place délibérément au stade d'infériorité par rapport à cette entité, or n'est pas la ce qu'on pourrait objectivement qualifier comme du "mal" ? Je ne vois absolument pas en quoi on pourrait ratacher de l'infériorité à du "bien".
On pourrait me répondre que bien sûr dieu a créé l'homme, nous sommes donc inférieurs à lui. Pourtant, si je prends l'image d'un père, considère t-il ses enfants comme inférieurs ? Quelle réaction auriez-vous si lors d'un repas chez des amis, un homme vous dit "mes enfants me sont inférieurs" ? Vous vous diriez pas "il est culotté celui-la" ? Pourquoi cela marche alors à sens unique ?
Tout bon père de famille doit considérer ses enfants comme ses égaux, comme des hommes à part entière; et ce n'est absolument pas contraire au respect profond que ses enfants doivent avoir de lui : il n'y a pas besoin à ce que je sache de rang ou de classement pour aimer et respecter. Personnellement, pour moi celui qui considère ses enfants ou d'autres personnes comme inférieures (exemple : racisme) considère donc, et cela va de soi, qu'il est supérieur.
N'est-ce pas la la définition de l'orgueil ?
Si je part de cette reflexion, j'en arrive à la conclusion que l'acte de vouer un culte est subordonné à l'existence d'un lien de subordinnation. Or dès lors qu'une entité se considère supérieure aux autres, je ne considère cela que comme de l'orgueil, et que par suite cela se rapproche plus du "mal" que du "bien".
Certains me diront que je ne peux pas comparer un homme à un dieu, mais je ne vois pas pourquoi l'un aurait le droit d'avoir de l'orgueil et l'autre non... Après tout, les meilleurs maîtres sont ceux qui arrivent à convaincre leurs esclaves (inférieurs) qu'ils vivront plus heureux avec des chaînes.
Tout à fait d’accord avec toi, cher TreizeVents, bonne démonstration.
J’ajouterais que l’univers ne contient que des créatures, dont certaines seraient invisibles, et de notre point de vue, elles ont des niveaux de connaissance très différents. Mais cela n’implique pas que les créatures « inférieures » doivent vouer un culte aux créatures « supérieures ».  

A ce propos, il faut s’interroger sur la divinité des religions du livre.
Je ne sais si l’Islam utilise les dix commandements, mais que penser des dix commandements ? Les trois premiers sont voués au culte de la soi-disant divinité suprême. Il s’agit clairement d’une imposture visant à soumettre l’humanité. Comment une créature soi-disant supérieure peut-elle exiger un culte ? Elle démontre ainsi que son niveau spirituel est nul et qu’elle a des visées cachées au sujet de l’homme.

Ne mâchons pas les mots : Les textes gnostiques trouvés à Nag Hammadi en 1945 disent clairement que Jehovah, le fameux dieu de la Bible, est en réalité un démon, un ange déchu, le seigneur des archontes, qui vampirise les hommes en le soumettant à la peur et en l’obligeant à la violence. La Bible est un ramassis de textes de haine et de violences sous les directives de ce démon. Ce sujet a déjà été abordé ICI.

Voir aussi le site Karmapolis qui publie des articles de John Nash. Cet auteur a précisé que, dans les textes de Nag Hammadi, nulle part le nom de Jésus ne figure. Ce nom a remplacé un terme générique, en particulier dans le texte appelé « L’évangile de Thomas ». C’est sans doute difficile à croire, mais il n’a jamais existé de personnage fils de Dieu. Par contre, il a existé des hommes gnostiques qui se sont élevés eux-mêmes, comme Apollonius de Tyane ou Pythagore, qui étaient en relation avec des écoles de mystères …

Conclusions : En vouant des cultes, les hommes sont vampirisés et détournés de leur rôle. Au lieu de s’élever eux-mêmes grâce aux techniques traditionnelles, ils sont bloqués en attente que la soi-disant divinité veuille bien leur appliquer sa fameuse rédemption. Ils risquent d’attendre longtemps …

#15 Améthyste

Améthyste

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Posté 05 mars 2006 à 15:53

Bonjour à tous,

sous-question au topic :
est-ce que le rituel ( et pas seulement le culte) est indissociable de la pratique religieuse (pas la croyance, ce serait une autre approche) ?
Pour les initiés, est ce que la/les  réponse(s) à cette question est extensible à toutes les religions, tous les courants ?

...
c'est une question qui me travaille depuis longtemps, je vous remercie sincèrement pour votre avis.

Ps : elle peut se poser ici, la question, où il faut ouvrir un nouveau topic ?

#16 Amédée

Amédée

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Posté 05 mars 2006 à 16:23

Un rituel consiste en une succession de pratiques, avant, pendant et après afin d'optimiser un événement.

Faire l'amour, c'est tout un rituel
Approche, signes de connivence, déclaration masquée des intentions (ou non masquée, mais reconnaissable par le partenaire), ...
Préliminaires, carresses, paroles, ...
Pratique, carresses plus précises selon la connaissance des réactions du partenaire, inovation, ...
Point culminant (Ahouuuuuuuuu !!!!!!)
Partage de la satisfaction, carresses, regards, et toujours connivence pour prolonger le moment.

On retrouve les rituels dans tous les domaines, sports, intellectuels, énergétique, culturel, etc.

Pratiquer un rituel, en toute conscience du "pourquoi" et en en mesurant les effets, c'est un signe d'éveil.

En ce qui concerne une religion, ou un parti politique, une secte, etc .. il faut se méfier sérieusement.
Car ce sont d'autres que vous qui ont établi ces rituels, en fonction de leurs objectifs à eux.
Si ces rituels sont à appliquer sans que vous les compreniez, sans que vous en ressentiez l'effet par rapport à l'objectif que vous même vous êtes fixé,
Alors ce n'est que manipulation.