Aller au contenu


Irak Guerre Civile ?


  • Please log in to reply
13 réponses dans ce topic

#1 Le_Chat

Le_Chat

    Expert

  • Membres
  • 149 Messages :
  • Localisation : Belgique

Posté 24 février 2006 à 10:37

AFP:

Citation

Au moins 130 personnes ont été tuées ces dernières 24 heures en Irak après le dynamitage d'un lieu saint chiite suivi d'attaques contre des lieux de culte sunnites. La spirale de la violence confessionnelle sans précédent en Irak depuis l'invasion américaine de mars 2003 a été provoquée par le dynamitage du mausolée des imams Ali al-Hadi et Hassan al-Askari dans la ville sunnite de Samarra au nord de Bagdad.


Voila une belle operation :
1) Faire oublier au peuple la presence des troupes US
2) Provoquer un confit interne et tres violent.
3) Attendre et laisser faire , en profiter pour liquider les geneurs.
4) Sortir de sa reserve faire intervenir l'ONU pour mettre fin aux combats.
5) Pacifier la Région ..  

BINGO  

enfin apres on pourra  jeter un oeil sur l'Iran .
Et comme bien entendu les europeens aurons participé avec l'ONU a la pacification y seront mouillés ..  2ieme BINGO ..

Pas si cons que cela la "Bande" a BUSH ....
l

#2 KaMiKaZe

KaMiKaZe

    Chercheur d'idées

  • Membres
  • 742 Messages :
  • Localisation : Varsovie

Posté 24 février 2006 à 10:59

AVANT

Citation

Image IPB
Le sanctuaire de Samarra est l’un des quatre lieux saints les plus vénérés par les chiites irakiens. Haut lieu de pèlerinage, la Mosquée d’or abrite les tombes des imams Ali ad-Hadi et de son fils, Hassan al-Askri, descendants du prophète Mahomet. L'imam Hassan est le père de l'imam Mohamed al-Mahdi, l' « imam caché » que les chiites croient toujours en vie. Selon eux, il reviendra un jour pour restaurer la justice dans le monde. (AP / Khalid Mohammed)
APRES

Citation

Image IPB
Tôt mardi matin, la partie droite du mausolée des imams, chef d'oeuvre architectural islamique vieux de 1 200 ans, a été ravagée par une double explosion. Le dôme en or a été détruit et le revêtement en mosaïque turquoise totalement soufflé. Sur les lieux de l'attentat, un colonel des forces spéciales du ministère de l'Intérieur a indiqué que « quatre hommes, entrés mardi soir dans le mausolée, y avaient placés deux charges ». (AFP / Dia Hamid)
http://www.lefigaro....s_en_fumee.html
http://www.lefigaro....s_en_fumee.html
C'est un évenement tres grave qui s'est produit :eek3:. En plus ca a du faire mal aux iraniens. Je crois bien que ca va chier  :mitraille:  :violent:  :rocket:

#3 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 24 février 2006 à 11:06

Indiscutablement les US ont apporté la paix, la prospérité et la démocratie au moyen-orient ! Voilà un résultat qui n'a pas été obtenu en 1200 ans d'histoire mouvementée. Les musulmans ont intérêt à mettre la gomme et à sortir tous les étrangers de chez eux.

Cependant, il est fort possible que ces doubles attentats contribuent plutôt à souder les sunnites et les chiites tant ils paraissent avoir été conçus pour semer la zizanie.Un beau signal à ceux qui tendraient à rester mous face à une invasion US chez eux.

Voilà un son de cloche venu d'ailleurs :

http://www.elwatan.c...006-02-23-36890

Ce message a été modifié par Daman - 24 février 2006 à 11:26.

Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#4 petrus

petrus

    Zombie Infiltré

  • Membres
  • 753 Messages :

Posté 24 février 2006 à 13:07

Bombardement du Tombeau d’Askariya : Coup Monté ?

Image IPB

23 février 2006

En Irak, les choses vont à merveille pour les Straussian neocons.  « Une grande explosion a fortement endommagé mercredi le dôme d'or d'un des tombeaux chiites les plus célèbres de l'Irak, engendrant des protestations de masse et déclenchant des attaques en représailles contre des mosquées sunnites », rapporte l’Associated Press.  « C'était la troisième attaque principale contre des cibles chiites cette semaine qui a menacé d’alimenter des tensions sectaires.  Les chefs  chiites ont réclamés le calme, mais les militants ont attaqué des mosquées sunnites et une fusillade a éclaté entre soldats de la milice et les gardes du bureaux d'un parti politique sunnite à Bassora. Environ 500 soldats ont été envoyés aux sunnites aux alentours de Bagdad pour empêcher des affrontements entre chiites et sunnites, a dit le capitaine Jassim al-Wahash de l'armée ».

Il ne semble y avoir absolument aucun raison pour que les sunnites bombardent des mosquées chiites ; cela s’apparenterait à des baptistes bombardant les églises catholiques. La violence des sectaires, divisant la société irakienne, ne sert ni les irakiens, sunnites ni les chiites. Toutefois , elle sert les forces d’occupation et aussi commence à réaliser le plan esquissé dans la stratégie d'Oded Yinon « Une stratégie pour Israël en 1999 » (la balkanisation de la société et de la culture arabes et musulmanes), un objectif partagé par Jabotinsky Likudites et les Straussian neocons.

« Aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité de l'attaque à 6h 55 du matin sur le tombeau d'Askariya à Samarra, à 60 milles au nord de Bagdad, mais le soupçon s’est porté sur les groupes extrémistes sunnites tels qu'Al-Qaida en Irak mené par Abu Musab Al-Zarqawi. Le tombeau contient les tombes de deux imams chiites révérés, descendants du prophète Mohammed ». Naturellement, le raisonnement se tient que le bombardement a été effectué par « Al-Qaida en Irak » et le mort Abu Musab Al-Zarqawi, en d'autres termes c’était un coup monté par les forces d’occupation anglo-américaines, conçues spécifiquement pour créer la violence religieuse, de la pire sorte. Seuls des musulmans méchants et fous feraient sauter les restes des descendants du prophète Mohammed -- ou les américains, britanniques, et israéliens des services secrets ou leurs lunatiques agents doubles arabes, ou les dingues incités par le Groupe Avancé des Opérations Préventives de Rumsfeld (P2OG), conçu pour « stimuler » la réaction terroriste.

Se souvenir des remarques d'un officier militaire supérieur anonyme déclarant le 22 avril 2004, une avalanche de bombardements à Bassora avait « tous le cachet « d'Al-Qaeda ». Plusieurs mois plus tard, deux « soldats clandestins » britanniques portant de traditionnels [ ? headscarves ?  vêtements] arabes ont été attrapés la main dans le sac « conduisant une voiture piégée chargée de munitions », par la garde Nationale irakienne.

Michel Chossudovsky : « Les USA [et la Grande-Bretagne] ont-ils créé sous la couverture d'une opération secrète, un 'mouvement de résistance’ fantôme constitué de son propre Al Qaeda sponsorisant les 'terroristes ' ? Leurs attaques suicides ciblant les civils irakiens plutôt que les militaires US. Les attaques suicides à la bombe tendent à encourager des divisions sectaires non seulement en Irak, mais à travers l'Orient entier. Ils servent les intérêts de Washington.  Ils contribuent à miner le développement d'un plus large mouvement de résistance unissant chiites, sunnites, kurdes et chrétiens, contre l’occupation illégale de la patrie irakienne. »

Bonnes questions, toutes. Naturellement, nous ne devrions pas nous attendre à ce que la corporation des médias aillent dans ce sens.

Source : http://kurtnimmo.com/?p=242

#5 joel

joel

    Tournicoti, Tournicoton

  • Membres
  • 2 859 Messages :
  • Genre : Homme

Posté 24 février 2006 à 13:10

"Diviser pour mieux régner..." On ne peut pas dire mieux pour résumer les saloperies commises par les véritables terroristes de la CIA, du Mossad et du MI5.

On avait déjà parlé dans le topic "La Guerre en Irak" de leur implication ("Les Escadrons de la Mort") et , mis à part l'Iran et certains journalistes réellement indépendants, personne dans les médias ne veut mettre en lumière certains faits extrèmement gênants pour les soit-disant représentants de l'Axe du Bien :

http://www.onnouscac...ic.php?p=159556 et http://www.onnouscac...ic.php?p=170411

#6 ferma

ferma

    Chercheur

  • Membres
  • 355 Messages :
  • Localisation : belgique
  • Intérêts : physique,mathématique,divers études historiques

Posté 25 février 2006 à 16:13

Negroponte a-t-il importé des escadrons de la mort en Irak?
Brussells Tribunal   Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer  
info@brusselstribunal.org
  
L'élimination systématique des universitaires irakiens
Le BRussells Tribunal exige une investigation internationale indépendante.  
  
Dirk Adiaensens, BRussells Tribunal, 02 février 2006.

Le Dr. Ali Abdul Razaq Al Naas, conférencier à la Faculté de Communication de l’Université de Mustansirya à Bagdad et analyste politique, a été abattu à Waziriya au nord de Bagdad à 00h 13 le vendredi 27/01/2006.

Au cours d’une récente apparition à une table ronde télévisée, Abdul Razaq Al Naas, chiite, s’est fortement prononcé contre l’échec du gouvernement à améliorer la sécurité et l’économie. Il est souvent apparu aux débats des télévisions arabes pour discuter les politiques irakiennes et a critiqué le poursuite de l’occupation de son pays par les Etats-Unis. Comme d’habitude, il n’y a aucune piste concernant cet assassinat.

Une autre famille est en deuil, un autre pas franchi vers l’annihilation de la richesse intellectuelle de l’Irak. Après ce meurtre d’encore un autre universitaire irakien, le comité irakien pour les sciences et les intellectuels en Scandinavie publie la déclaration suivante :

« Le comité irakien pour les sciences et les intellectuels en Scandinavie témoigne des forts regrets et de l’énorme perte que lui cause le meurtre du professeur Abdul Razaq Al Naas, Université de Bagdad. Le meurtre de masse, la tuerie de tous les scientifiques et intellectuels irakiens a son propre but, ce but est très net et évident, il est de vider le pays de Babylone, le pays de toutes les civilisations depuis 8000 ans. Nous avons compris que l’Irak tiendra à jamais. »

Signé : Abbas Nagim

A la suite du meurtre du Dr. Al Naas, des manifestations étudiantes et des émeutes éclatèrent, mais ne furent pas autorisées par le gouvernement et furent sévèrement réprimées par la police.

Le problème des assassinats d’universitaires irakiens devient très urgent. Les tueries semblent être systématiques et très bien préparées. Le personnel universitaire irakien est désespéré. Ce sont les irakiens qui ont poussé le BRussells Tribunal à entamer une campagne à ce sujet. Avec leur coopération et celle d’autres organisations internationales, nous avons lancé une pétition pour sauver les universitaires irakiens. On peut la trouver en 12 langues sur notre site :
http://www.brusselst...icspetition.htm et la signer sur :
http://www.petitiono...d/petition.html .

Depuis que nous avons entamé la campagne, nous avons reçu de l’intérieur de l’Irak de nombreux mails appuyant cette action, et beaucoup de commentaires et informations utiles. Je copierai quelques uns de ces messages pour donner au lecteur une image de ce qui se passe réellement derrière l’écran de fumée des grands médias. Nous nous sommes consacrés à rassembler autant d’information que possible et à convaincre le rapporteur spécial sur les exécutions sommaires au HCDHNU à Genève de mener urgemment une enquête approfondie en cette matière.

Un professeur irakien de renommée internationale nous a écrit :

« Chers amis,
Tandis que le monde célèbre Noël et la nouvelle année, trois scientifiques irakiens de plus ont été assassinés ces quelques derniers jours.
Dr. Nawfal Ahmad / professeur de Beaux-Arts à l’Université de Bagdad.
Dr. Mohsim Sulaiman Al-Ajeely / professeur d’agriculture à l’Université de Babel.
Dr. Kadhim Mashhoot Awad / professeur de chimie des sols à l’Université de Basrah qui a été trouvé découpé en morceaux après que la police l’ait emmené de chez lui. Il était l’un des meilleurs scientifiques de sa spécialité, et travaillait comme Doyen pour la Faculté d’Agriculture de l’université. Les deux autres ont été abattus par une bande d’hommes armés.

Meilleurs vœux. »

Un autre professeur irakien nous a écrit :

« Joyeux Noël et bonne année à vous tous du BRussells Tribunal. L’appel à action a bonne allure. Vous avez fait un grand effort. Je pense qu’il est très important de lancer l’appel maintenant que les meurtriers réels des universitaires d’Irak sont pointés par la communauté internationale. En Irak, chacun sait que les Brigades Badr, les milices armées de la Révolution Islamiste en Irak, sont parmi les assassins des universitaires en Irak. Ces forces armées se sont changées en gardes nationaux du Ministère de l’Intérieur, ainsi ont-elles maintenant un permis de tuer !! L’idée de pétition est très bonne, mais la réponse des universitaires irakiens ne sera pas si grande tant que les véritables criminels restent libres de tuer chacun de nous avec la bénédiction de l’occupation. La tuerie des enseignants et universitaires voudrait rendre plus aisé aux religieux fanatiques illettrés de gouverner un peuple non éduqué, terrifié pour sa vie. Finalement, je n’ai que voulu vous dire que j’ai quitté le programme de Doctorat en Physique et travaille dans une université privée pour éviter d’être tué aussi. »

Bien, depuis le lancement de la pétition, à peu près 100 universitaires irakiens l’ont signée de l’intérieur du pays, malgré le danger où cela peut les mettre.

Qui tue les universitaires irakiens ?

Un autre professeur nous a écrit :

« En tant que conférenciers à l’Université, nous traversons des conditions exceptionnelles dans lesquelles chacun de nous pourrait être tué intentionnellement ou d’une autre manière. Il est devenu normal que, quand nous nous rencontrons, nous nous saluions l’un l’ autre et nous souhaitions à chacun d’être sauf et remercions Dieu d’être encore en vie. Les messages de menace de mort sont devenus quelque chose de très habituel. J’ai moi-même été menacé après avoir été élu Chef du Département de (omis pour raisons de sécurité) de la faculté et ai été par conséquent obligé de passer dans une autre faculté.
Suivent quelques faits concernant les universitaires irakiens :
1. Les meurtres impliquent les universités aussi bien que d’autres instituts académiques, des professeurs de tous âges, spécialisations et convictions politiques ou religieuses.
2. Les assassins sont des professionnels, et nous n’avons jusqu’à présent jamais entendu qu’un assassin ait été arrêté.
3. Les meurtres ont lieux partout : sur la route, au travail, et aussi au domicile.
4. Personne ne les a revendiqués et les raisons n’en ont pas été éclaircies.
5. Les meurtres sont accomplis par tir, certains sont tués avec 3, d’autres avec 30 balles.
6. Le nombre de ces tués, dans la seule université de Bagdad, a dépassé 80 selon les rapports officiels.
7. Les gens craignent de demander des détails sur ces crimes.
8. Beaucoup des tués sont des amis, l’un est le professeur Sabri Al-Bayati, un professeur d’art tué les 13/06/2003 près de la faculté. Un autre est le professeur Dr. Sabaah Mahmood, doyen de Faculté à l’Université de Al-Mustansiriyah qui a été tué près de la faculté en 2003. Le professeur Dr. Abdullateef al Mayaahi a été tué avec plus de 30 balles. Il occupait le poste de Directeur du Centre d’études Arabes à l’Université de Mustansiriyah. Je suggère que vous correspondiez avec les présidents d’université pour obtenir dates et détails sur ces tueries de la part des présidents des universités de Bagdad, Mustansiriyah, Basrah, Kufa, Mosul…
9. Beaucoup de professeurs et docteurs célèbres ont quitté l’Irak pour sauver leurs vies.

Mes meilleures pensées et bonne nouvelle année à vous et votre famille.

Nous espérons avoir une communication permanente. »

Une part des tueries sont apparemment menées par la police irakienne, d’autres par les Brigades Badr, comme on peut le lire dans les messages ci-dessus. Mais les assassinats ont aussi lieu dans le nord du pays, qui est contrôlé par les milices kurdes Peshmerga. Ces milices ont été financées et entraînées par les forces d’occupation. Le Pentagone a dépensé 3 milliards de dollars, des 87 milliards du Budget 2004, pour créer des milices et des escadrons de mort. Negroponte a certainement bien appris son travail au Salvador avant d’être nommé ambassadeur en Irak. Il a transféré ses méthodes de liquidations systématiques, employées dans les sales guerres en Amériques centrale et latine au cours des années 70 et 80, à l’Irak. De nombreux mercenaires d’Amérique latine qui ont appartenus aux escadrons de mort au Chili, Nicaragua, Salvador etc. ont été recrutés par des compagnies privées et opèrent maintenant à l’intérieur de l’Irak.

Des organisations comme les Brigades Badr, la brigade « Wolf », Peshmerga et mercenaires étrangers ont remplacés l’armée régulière irakienne démantelée et peuvent être tenues pour responsables de beaucoup des tueries extralégales qui ont lieu. Ils ont fait leur apparition sur la scène irakienne aux talons des tanks US. Ces milices opèrent aussi auprès des forces US contre la résistance irakienne. Mais elles ne sont pas les seules impliquées dans les tueries d’universitaires d’Irak.

Selon Osama Abed Al-Majeed, le président du Département pour la Recherche et le Développement au Ministère irakien de l’Enseignement Supérieur, ce sont les services secrets israéliens, le Mossad, qui perpétuent la violence contre les scientifiques irakiens. Le Centre d’Information Palestine a publié un rapport en juin 2005 et déclaré que le Mossad, en coopération avec les forces armées U.S., était responsable de l’assassinat de 530 scientifiques et professeurs irakiens dans les sept mois précédant la publication du rapport.

Un exemple d’assassinat par les forces U.S. est celui du professeur Dr. Mohammed Munim al-Izmerly. Il était un professeur irakien de chimie, torturé et tué par l’équipe de l’Interrogation Américaine, il est mort sous garde américaine d’un coup subit à l’arrière du crâne, par traumatisme contondant. Comment exactement il est mort est incertain, mais quelqu’un l’a frappé par derrière, probablement avec une barre ou un pistolet. Son corps battu est arrivé à la morgue de Bagdad et la cause du décès a initialement été enregistrée comme « engagement cérébral ». Il a été découvert que les médecins US avaient fait dans son crâne une entaille de 20 cm.

Nous avons reçu un mail à propos de ce cas particulier d’un citoyen US nous écrivant :

« J’ai trouvé de l’information pour information individuelle sur les victimes, en deux cas :
*al-Rawi – président de l’Université de Bagdad et médecin de Saddam Hussein
* professeur Dr. Mohammed Munim al-Izmerly – professeur de chimie apparemment impliqué dans l’empoisonnement de sujets humains.

Ces deux cas ne sont pas particulièrement puissants à favoriser le gain de « sympathie » pour les victimes. S’il est vrai que chacun a des droits humains fondamentaux, quelles que criminelles que ses actions aient pu être, appeler quelqu’un apparemment impliqué dans le teste de poisons sur des sujets humains un « distingué professeur de chimie irakien » sans aucun avertissement revient à faire perdre à de nombreuses personnes confiance dans la liste entière. »

Nous avons demandé plus d’information sur ces deux cas à un professeur irakien, et avons reçu la réponse suivante :

« Bon jour.

L’information sur les deux scientifiques irakiens sont de fausses allégations. Dr Mohamed A-Rawi était un bon docteur en médecine et un chef de l’Université de Bagdad. Il travaillait, comme d’autres spécialistes bien connus à l’hôpital d’Ibin Sena au milieu de l’Aire du Palais Présidentiel (actuellement appelée la Zone Verte). Plusieurs de ses collègues travaillent encore dans cet hôpital.
Généralement, ils examinent tout le cabinet, l’équipe et le personnel du Palais Présidentiel (et leurs familles) qui travaillent encore dans la zone verte après l’occupation. Quand ils n’en disposent pas parmi les membres de leur équipe, cet hôpital et d’autres peuvent faire appel à tout spécialiste, même d’autres villes d’Irak. Le seul docteur bien connu associé au nom de Saddam Hussein était le Dr. Alaa Basher qui vit et frappe encore, mais hors de l’Irak. Toute l’idée est donc une Fuite des Cerveaux vidant l’Irak de ces brillantes figures, ainsi les Molaas de Téhéran seraient capables de le dominer plus facilement. La même chose s’applique au Dr. Al-Izmeri. L’occupation désespérait d’obtenir la confession que le programme irakien d’A.D.M. était encore actif, mais, avec toutes les tortures, ils n’ont pas pu l’obtenir de lui. Sa famille à Londres a officiellement accusé le Pentagone de l’avoir tué au cours d’un interrogatoire basé sur de fausses allégations. J’aimerais rappeler à notre ami la terrible accusation de Huda Ammash l’associant aux armes biologiques, qui est totalement fausse et qu’après un maintien en détention de trois ans, ils l’ont relâché parce que tout ce dont ils l’avaient accusé était pure propagande d’occupation.

Acceptez mes meilleurs vœux. »

C’est, manifestement, un autre cas de malicieuse désinformation : « démoniser pour coloniser ».

Conclusion : nous ne savons pas toutes les organisations et individus qui sont impliqués dans la planification et l’exécution de ces meurtres, mais si nous rassemblons toutes les rares informations disponibles, il semble y avoir un modèle de liquidation systématique de la classe moyenne irakienne qui refuse de coopérer avec l’occupation. Le tir sur de pacifiques universitaires irakiens est le fait de plusieurs forces différentes qui partagent un même intérêt, celui de démanteler davantage l’état irakien.

Autre conclusion : la violence contre les universitaires irakiens n’est pas d’abord une sectaire question sunnites-chiites. Ni les Baathistes ne sont les seules victimes. Tout irakien qui s’oppose à l’occupation et à son gouvernement fantoche est une cible possible.

Une réaction particulière a attiré notre attention, parce qu’elle a montré que les universitaires irakiens veulent en fait s’opposer à cette situation, mais en sont empêchés par un gouvernement de Vichy.

« C’est bien. OK, je vais vous donner quelques noms. En fait la liste est si grande que je la scannerai et vous l’enverrai parce que je souhaite que nous puissions faire quelque chose à ce sujet, et que je suis prêt à y travailler avec vous, mais s’il vous plait gardez mon nom secret pour raisons de sécurités…

Donnez-moi quelques jours. Alors vous recevrez une liste de plus de 100 professeurs irakiens qui ont été tués. D’autant que j’ai mes propres histoires à ce sujet.

Le chef de notre département a été tué il y a un mois. J’ai organisé un rassemblement à l’université et invité tous les médias. J’ai écrit un communiqué de presse, j’ai essayé de le rendre officiel, je veux dire pas seulement parmi les étudiants. Et savez-vous quoi ? Beaucoup de gens importants dans l’Université et le gouvernement m’ont dit que nous ne devrions pas montrer les faiblesses de notre gouvernement. J’ai été très désappointé. Je ne savais pas comment y travailler et si pas un ne vous aide, c’est inutile…

J’espère que cette fois nous poussions élever notre voix. »

Et c’est tout ce sur quoi porte cette campagne : créer une conscience des atrocités qui ont lieu, supporter la communauté universitaire en Irak dans ses efforts pour élever sa voix contre les tueries de ses enseignants et les garder d’être davantage décimés.

Le cas du professeur Hameeda Simeisim.

Le professeur Hameeda Simeisem était et est encore le scientifique le plus admiré des médias en Irak au long des 30 dernières années.

Après son Doctorat en physique, elle a produit 17 livres où elle a analysé la propagande anti-irakienne et les médias irakiens. Elle a aussi écrit un travail de référence qui est entré au programme des écoles de journalisme. Comme expert, elle a aidé beaucoup de médias irakiens et arabes, et des organisations de femmes.

Les professeurs et étudiants de l’école de communication – Université de Bagdad – où elle a donné des conférences ces 30 dernières années l’a élue doyenne de l’école après avril 2003.

La plupart des professeurs de l’université, nommés dans les 10 dernières années, furent et sont ses étudiants.

Hameeda est une chiite laïque. Le 22 janvier 2006, un ordre a été signé par le président de l’Université de Bagdad l’expulsant de la fonction de doyen, en accord avec le Haut Comité National de Débaathification.

Jamais au cours de sa vie Hameeda n’a été baathiste. De nombreux accidents sectaires ont eu lieu dans l’école comme ils ont lieu dans chaque université. Le professeur de journalisme Dr. Moayad Al–Khaffaf a été attaqué dans son bureau par 8 étudiants l’accusant de parler défavorablement du clergé chiite ! Cette attaque de Al-Khaffaf a fait critiquer les tendances sectaires au sein des universités par de nombreux journalistes, réseaux de médias et même le ministre de l’éducation supérieure. L’université n’a pas eu d’autre choix que d’expulser Hameeda en attendant que la tension s’apaise.

Sous prétexte de débaathification et par assassinat des universitaires irakiens, le procédé de destruction de l’Irak se poursuit.

Le gouvernement US est-il responsable de cet état de fait ? Nous le croyons. Le dit « transfert d’autorité » n’était pas, malgré la reconnaissance fournie au gouvernement irakien intérimaire par le Conseil de Sécurité, la fin de l’occupation. Pas plus que la supposée élection libre d’une Assemblée Nationale et la formation d’un gouvernement en janvier ; parce que leur cadre à toutes deux (le Droit Administratif transitionnel) était illégal comme tel (et la force occupante ne peut pas changer le droit domestique, comme il est très clairement établi dans les Conventions de Genève) et parce que ni l’une ni l’autre ne se serait déroulée sans la présence sur le terrain des troupes US. Notre compréhension est qu’un état d’occupation est, juridiquement dit, plus de facto que de jure. Ainsi ne devrions nous pas éprouver de difficulté à continuer de parler de la présence US en Irak comme d’une occupation, qu’eux-mêmes ou le CSNU le voient ainsi ou non.

Et finalement : le Pentagone a, comme susmentionné, dépensé 3 milliards de dollar, du budget de 87 milliards de 2004, pour créer des milices et escadrons de mort. Ce sont manifestement ces gangsters qui exécutent une part des tueries extralégales. Et pas un individu n’a été arrêté pour ces crimes. Dans tous ces cas, l’état de non-droit est frappant. A l’intérieure de la Zone verte se trouve la plus grande ambassade US au monde, incluant de nombreux officiers des Renseignements. Ils auraient dû été capables d’enquêter et de résoudre un minimum de ces crimes et d’arrêter des meurtriers. Ces responsables d’assassinats d’universitaires doivent également avoir accès à des informations et techniques de renseignements sophistiquées.

Pour qui assemble toutes les pièces déjà disponibles du puzzle, la seule conclusion logique est que l’occupation US est, dans cette campagne d’assassinats, au moins complice et en tout cas porte la responsabilité finale, comme puissance occupante, de cette situation atroce.

Le BRussells Tribunal planifie, pour les mois qui viennent, une enquête plus approfondie sur cette question.

Et nous avons besoin de tout l’aide que nous pouvons obtenir pour exposer la vérité en distribuant la pétition aussi largement que possible, et nous fournir toute information que vous pouvez trouver.

Envoyez s’il vous plaît tous commentaires et information à info@brusselstribunal.org .

Dirk Adriaensens.

Membre du Comité Exécutif du BRussells Tribunal

http://www.michelcol...:22&log=invites
  
  
Ps:Vous pouvez faire parvenir vos signature Aux Brussels Tribunal

#7 Tixi

Tixi

    Sans Titre

  • Bannis
  • 3 070 Messages :
  • Localisation : Agen

Posté 02 mars 2006 à 22:31

Citation

Nouvelle série d'attentats et attaques en Irak: 38 morts

BAGDAD (AP) - Une nouvelle série d'attentats et d'attaques en Irak, dont l'explosion d'une bombe sur un marché à Bagdad, a fait jeudi 38 morts, selon un bilan provisoire des autorités.

A Zafaraniyah, un quartier chiite du sud-est de la capitale irakienne, une bombe a explosé tôt dans la matinée sur un marché aux légumes très fréquenté, faisant au moins huit morts et 14 blessés, selon le lieutenant de police Bilal Ali Majid. Le marché a été évacué après la découverte d'une deuxième bombe.

A Sadr City, ghetto chiite dans l'est de Bagdad, une bombe a sauté dans un minibus, faisant cinq morts et dix blessés, selon la police. Un autre attentat à l'explosif a visé des membres du ministère de l'Intérieur, dont le véhicule circulait dans le quartier sunnite d'Amariyah dans l'ouest de Bagdad, faisant un mort et trois blessés.

Auparavant, des hommes armés avaient attaqué un poste de police et de l'armée à une trentaine de kilomètres au nord de Samarra (centre), faisant dix morts, six soldats et quatre policiers. Les assaillants ont mis le feu aux cadavres avant de prendre la fuite, selon la police.

Quatre policiers ont par ailleurs été tués par des inconnus qui ont intercepté leur véhicule à Mossoul, dans le nord de l'Irak. Et la police a découvert les cadavres de cinq hommes à Bagdad et dans ses environs.

Dans la région de Kirkouk, la police a retrouvé les corps criblés de balles de deux policiers stagiaires.

A Bassorah (sud), un responsable religieux sunnite a été tué à la sortie d'une mosquée, après la prière du matin, tandis que la voiture d'un dirigeant politique sunnite, Adnan al-Doulaimi, a été la cible de tirs. Il n'a pas été blessé mais un de ses gardes du corps a été tué.

La destruction mercredi dernier d'un sanctuaire chiite à Samarra a déclenché une une vague d'attaques contre des mosquées sunnites. En l'espace d'une semaine, selon les autorités irakiennes, près de 400 personnes ont été tuées dans ce cycle de violences.

Le gouvernement irakien a annoncé jeudi qu'il interdisait aux voitures particulières de circuler pendant une journée à Bagdad et dans sa banlieue, en raison des violences actuelles. Cette interdiction restera en vigueur jusqu'à 16h vendredi, jour de prière important pour les musulmans. La police et l'armée ont reçu l'ordre d'interdire l'accès à la capitale et de saisir tout véhicule privé qui ne respecterait pas l'interdiction.

Par ailleurs, un soldat américain a été tué dans des combats mercredi dans la province d'Anbar, a annoncé l'armée américaine.

La situation des droits de l'homme en Irak est aujourd'hui aussi mauvaise que durant le régime de Saddam Hussein, a estimé John Pace, membre jusqu'en février dernier de la Mission d'assistance des nations unies pour l'Irak. Les assassinats et tortures sont monnaie courante, et les employés des morgues font l'objet de menaces, tant de la part des miliciens pro-gouvernementaux que des insurgés: on leur conseille très fortement de ne pas se pencher sur la cause des décès, a expliqué M. Pace à l'Associated Press.

"Sous Saddam, si vous acceptiez de renoncer à vos droits fondamentaux à la liberté d'expression, vous étiez plus ou moins OK physiquement. Mais aujourd'hui, non. Vous avez ici une situation primitive, chaotique, où chacun peut faire ce qu'il veut à quiconque", explique-t-il. AP

Source

Je tiens à remercier les américains soutenus par les néoconservateurs et les abrutis de sionistes pour avoir rendu l'irak encore plus dangereux qu'avant saddam, vraiment merci de la part du peuple irakien qui maintenant après 12 ans d'embargo et de misère, plus de 20 ans de dictature avec sadam mis en place par les américains et maintenant une guerre civile qui approche toujours dans les plans américains, je dois dire que le peuple qui a été le berceau de la civilisation humain (la mésopotamie c'est en irak) en prend plein la gueule et c'est pas prêt de s'arreter.

Ce monde est vraiment régit par des pourris sans aucune morale ni aucune humanité, mais le jour viendra où ils en paieront le prix et je me ferais le plaisir de rigoler devant eux pendant qu'ils souffriront enfin.

#8 petrus

petrus

    Zombie Infiltré

  • Membres
  • 753 Messages :

Posté 06 mars 2006 à 17:31

Pipes : Le Meurtre de Masse des Musulmans, une Bonne Chose

Dimanche 5 mars 2006

Image IPB

De nouveau, l'islamophobe Daniel Pipes révèle la tendance d’esprit des neocons straussiens, au mépris de l'enseignement de son gourou, Leo Strauss, qui a conseillé la tromperie machiavélique pour faire baisser le niveau des masses.  La « stabilisation de l’Irak n'est ni la responsabilité de la coalition ni son fardeau », dit Pipes au New York Sun le 28 février 2006.  « La guerre civile en Irak... serait une tragédie humanitaire mais pas stratégique », continue Pipes, nous donnant à nous roturiers un aperçu sur la manière dont travaille l'esprit des neocon straussiens.  

Selon des pipes, « Une guerre civile » en Irak serait une bonne chose puisqu'elle inviterait à « la participation syrienne et iranienne, accélérant la possibilité d'une confrontation américaine avec ces deux états », un objectif au cœur même du plan straussien de lâcher la société et de cultiver le chaos destructeur et la violence au Moyen-Orient, brisant de ce fait la région en de plus facilement contrôlables Bantustans.  La violence sectaire mettrait également un terme au « rêve de l'Irak servant de modèle à d'autres pays du Moyen-Orien-, délayant ainsi la poussée vers les élections. Ceci aura l'effet de garder les islamistes légitimés par la voix populaire, comme le Hamas l’a été il y a juste un mois ».

En d'autres termes, si les milliers d'Irakiens doivent souffrir d’horribles morts dans « une guerre civile » créée par les neocons straussiens du Pentagone, ce sera un prix intéressant à payer, comme Madeline Albright l’a dit des sanctions médiévales appliquées à l'Irak (1,5 millions d'Irakiens tués, 500 000 enfants parmi eux), parce que cela empêchera des élections démocratiques ayant pour résultat de donner le pouvoir à des chefs opposés aux neocons straussiens.

Comme Pipes le voit, « Une guerre civile » irakienne peut seulement être considérée comme une bonne chose parce que les musulmans mourront, pas les non musulmans, et pour Daniel Pipes et les neocons straussiens de ce genre, les milliers de musulmans morts ne sont pas une affaire. En fait, comme Pipes le laisse entendre, « la guerre civile » en Irak est ce qu’il faut pour tuer autant de musulmans que possible, ajoutant un tas appréciable aux environ 250 000 irakiens tués depuis que Bush a lancé son invasion.

Pipes admet que « la guerre civile » en Irak est une bonne chose à plusieurs niveaux, donne plus de créance à la revendication que les neocons straussiens ont fondamentalement manigancée la violence courante à travers les opérations noires [clandestines] et les provocations.  Disons mercis à Daniel Pipes qui est un sac à vents incapable de garder un secret ou de feindre, comme le fait l'administration Bush, que « la guerre civile » en Irak est une tragédie malheureuse. En fait, c'est tout une partie d'un plan de longue date adopté en gros des Jabotinsky Likudites en Israël.


Source : http://kurtnimmo.com/?p=266

Voir aussi le lien en français : http://fr.danielpipes.org/article/3425

#9 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

  • Membres
  • 4 260 Messages :
  • Genre : Homme
  • Intérêts : Sieste(s).

Posté 06 mars 2006 à 18:01

Citation

  Auparavant, des hommes armés avaient attaqué un poste de police et de l'armée à une trentaine de kilomètres au nord de Samarra

N'oublions pas que ces militaires et ces policiers avaient été recrutés avec la bénédiction de l'occupant.


Citation

   BRussells Tribunal
  : je ne supporte plus les appellations anglaises des organismes internationaux.

Ce message a été modifié par Daman - 06 mars 2006 à 18:05.

Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#10 Cosmoschtroumpf

Cosmoschtroumpf

    Cosmoprout

  • Modérateurs
  • 2 267 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : LYON

Posté 17 mars 2006 à 15:26

WE ARE THE ROBOTS

Citation

La 1ère loi d'Asimov bientôt transgressée ?

17/03/2006 08:52:10 par Ange-Gabriel

L'US Army entame en Irak une campagne de test de nouveaux matériels destinés à suppléer ses troupes dans les zones de combats. Des combattants à manoeuvrer avec un joystick. Isaac Asimov doit se retourner dans sa tombe...

Celles et ceux qui ont vu le film "I, Robot" se souviennent certainement de cette phrase, qui résument la première loi de la robotique telle qu'envisagée par l'auteur américain de science-fiction Isaac Asimov : "A robot may not injure a human being, or, through inaction, allow a human being to come to harm" (un robot ne doit jamais blesser un humain ni, par son inaction, permettre à un humain d'être blessé). L'US Army, dont les pertes humaines en Irak, depuis bientôt trois ans, ont atteint des sommets, va jeter par dessus les moulins ces belles résolutions, et déployer sur le terrain des robots équipés de systèmes d'armement sophistiqués, et surtout susceptible d'être commandés à distance par les combattants qu'ils seront appelés à suppléer.


Les SWORDS (Special Weapons Observation Reconnaissance Detection Systems), bien mal nommés*, entrent dans cette catégorie, avec leurs armes automatiques capables de tirer indifféremment 750 munitions de calibre 5,56 mm (le calibre généralisé dans les forces de l'OTAN) par minute, ou 1.000 cartouches de calibre 7,62 mm (encore très employé dans les pays de l'ancien Bloc de l'Est) par minute, le tout en appuyant simplement sur la touche d'un joystick. On connaissait déjà la guerre presse-bouton dans le domaine du combat aérien, avec ces images improbables, prises notamment durant la Guerre du Golfe, de cibles filmées depuis les airs et annihilées en temps réel sur les écrans de télévision du monde entier. Le combat à distance va donc aussi se généraliser sur la terre ferme, sans doute sous la pression d'une opinion publique—américaine—qui ne veut plus voir ses "boys" (and girls) rentrer au pays dans un cercueil plombé.

Quid des capacités de discernement de ces appareils ? Mystère. Connecté à son matériel de combat distant par une liaison radio sécurisée et chiffrée, le combattant moderne devra théoriquement vérifier si une cible doit ou non être "traitée" avant de presser sa cyber-détente, mais, et c'est bien connu, l'erreur est humaine...

A terme, ces robots seront commandés par d'authentiques contrôleurs de jeu, associés à des lunettes de réalité virtuelle. Qui sait, peut-être que les soldats qui les commanderont pourront rester confortablement installés dans leur fauteuil, une bière à la main...



* En anglais, "sword" signifie "épée", et évoque plutôt le combat rapproché.

source

Encore un moyen de manipuler l'opinion Us (et mondiale). Moins de soldat(e)s US en Irak, donc moins de mort, donc les familles de soldat(e)s US qui sont en Irak se calment, voire se taisent.
Ca permet de tester en grandeur nature avant les futures invasions !! (Iran?)

:guerrier:

#11 cylbertjj

cylbertjj

    L'ignare qui ne l'ignore pas...

  • Membres
  • 1 718 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : "de passage pas sage sur Terre délétère"
  • Intérêts : Tout ou presque.

Posté 20 mars 2006 à 23:50

Bien que pas exactement en rapport avec ce topic, cette info parue dans "Marianne" :

Citation

"Justice irakienne
Treize "insurgés" ont été exécutés en Irak le 9 mars dernier. On ne connaît ni leur nom nileur nationalité, et personne n'a entendu parler de leur procès ! La gurerre d'Irak a été menée, rappelons-le, au nom de la démocratie et des droits de l'homme.
No comment...

Ce message a été modifié par cylbertjj - 20 mars 2006 à 23:51.

Wait and see...
Moët Hennesy !

#12 Nikaïa

Nikaïa

    Habitué

  • Membres
  • 24 Messages :
  • Localisation : Nice (FR)

Posté 07 avril 2006 à 21:16

Bien avant le 20 mars 2003, beaucoup d'opposants à la guerre en Irak avait averti d'une très probable guerre civile après la chute de Saddam Hussein. Parler de dilemme pour Bush, c'est tout simplement inapproprié. Un dilemme suppose un double problème non-voulu. Or, cette guerre civile a été voulu par ceux qui ont profité (et profitent toujours) de cette guerre.

S'il n'y avait pas de guerres civiles, les gens demanderaient que les choses bougent, que leurs dirigeants ne soient pas forcément ceux qu'on choisit les envahisseurs, et demanderaient qu'on leur rendent leur richesse première qui est le pétrole. Or, pour que personne ne puisse s'entendre, une guerre civile est nécessaire :

1 - Ca fait vendre des armes
2 - Ca détourne l'attention de la population du pillage de leur pays par les compagnies étrangères.
3 - Ca prétexte que les dirigeants restent les même, et que de toute façon les éléctions ne serviraient plus à rien.

C'était bien ficelé et volontaire dès le début.

#13 ZeH

ZeH

    Chercheur d'embrouilles

  • Membres
  • 1 746 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : Belgique

Posté 03 juin 2006 à 21:43

Quand on vous dit que les portables sont dangereux pour la santé...   :cpasmafaute:


Citation


Irak : Des "Américains inconnus" en train de provoquer une guerre civile, par Robert Fisk - The Independant.

2 juin 2006


The Independant, 6-7 mai 2006.


En Syrie, le monde semble de plus en plus sombre, vu par la lorgnette locale. Aussi sombre que les vitres fumées de la voiture qui m’emmène vers un bâtiment situé dans la zone occidentale de Damas et où un homme que je connais depuis quinze ans - appelons-le une « source sûre », pour reprendre les termes utilisés par les correspondants américains quand ils parlent de leurs puissants officiers de renseignements - m’attend avec son horrible récit du désastre irakien et des dangers au Moyen-Orient.

Ce qu’il dépeint, c’est un portrait effrayant d’une Amérique piégée dans les sables ensanglantés de l’Irak et tentant désespérément de provoquer une guerre civile autour de Bagdad afin de réduire ses propres pertes militaires. C’est un scénario dans lequel Saddam Hussein reste le meilleur ami de Washington, dans lequel la Syrie a répliqué aux insurgés irakiens avec une absence de pitié que les États-Unis préfèrent ignorer. Et dans lequel le ministre de l’Intérieur syrien, découvert mort par balle dans son bureau l’an dernier, s’est suicidé en raison de sa propre instabilité mentale.

Les Américains, soupçonnait mon interlocuteur, tentent de provoquer une guerre civile en Irak de façon que les rebelles musulmans sunnites dépensent leur énergie à tuer leurs coreligionnaires chiites plutôt que les militaires des forces d’occupation occidentales. « Je vous jure que nous avons d’excellentes informations », me déclare ma source, lançant un index péremptoire devant lui. « Un jeune Irakien nous a raconté qu’il avait subi de la part des Américains un entraînement de policier à Bagdad et qu’il avait passé 70 pour 100 de son temps à apprendre à conduire et 30 pour 100 à s’entraîner avec des armes. Ils lui ont dit : ‘Reviens dans une semaine.’ Quand il est revenu, ils lui ont refilé un GSM et lui ont dit de rouler dans une zone très peuplée, à proximité d’une mosquée, et de leur téléphoner. Il a attendu dans le véhicule mais n’a pu obtenir le signal mobile adéquat. C’est ainsi qu’il est sorti de son véhicule pour avoir un meilleur signal. Et, à ce moment, son véhicule a explosé. »

Impossible, me dis-je. Mais ensuite, je me rappelle le nombre de fois où des Irakiens, à Bagdad, m’ont raconté des histoires du même genre. On croit ces rapports, même s’ils paraissent invraisemblables. Et je sais où l’on peut glaner une bonne part des informations syriennes : parmi les dizaines de milliers de pèlerins chiites qui vont prier à la mosquée de Sayda Zeinab, à l’extérieur de Damas. Ces hommes et ces femmes viennent des quartiers déshérités de Bagdad, tels Hillah et Iskandariyah, de même que des villes de Najaf et Bassora. Des sunnites de Fallujah et Ramadi vont également visiter Damas pour y voir des amis et des proches et parler librement des tactiques américaines en Irak.

«  Il y avait un autre homme encore, entraîné par les Américains pour faire partie de la police. À lui aussi, on a donné un GSM et on lui a dit de téléphoner vers une zone où se massait une foule - peut-être une action de protestation - et de leur raconter ce qui se passait. Là non plus, le GSM ne fonctionnait pas. Il s’est donc servi d’un téléphone par fil et a appelé les Américains pour leur dire : ‘C’est moi, à l’endroit où vous m’avez envoyé, et je puis vous raconter ce qui se passe ici.’ Et, au même moment, il y a eu une énorme explosion à son véhicule. »

Ma source ne m’a pas spécifié qui pouvaient bien être ces « Américains ». Dans le monde frappé par l’anarchie et la panique qu’est l’Irak, il y a de nombreux groupes américains - y compris les innombrables satellites supposés travailler pour l’armée américaine et le nouveau ministère irakien de l’Intérieur soutenu par l’Occident - qui opèrent au mépris de toutes lois et règles. Personne n’a pu être accusé de l’assassinat de 191 professeurs d’université et autres enseignants depuis l’invasion de 2003, ni du fait que plus de 50 anciens pilotes de chasseurs bombardiers qui ont attaqué l’Iran lors de la guerre irano-irakienne de 1980-88 ont été assassinés dans leurs villes de résidence en Irak ces trois dernières années.

Au milieu du chaos, un collègue de ma source me demanda comment on pouvait escompter que la Syrie allait réduire le nombre d’attaques et d’attentats contre les Américains à l’intérieur de l’Irak. « Notre frontière n’a jamais été sûre », dit-il. « À l’époque de Saddam, les criminels et les terroristes de Saddam traversaient nos frontières pour attaquer notre gouvernement. J’ai construit un mur de terre et de sable le long de la frontière, à cette époque. Mais trois voitures piégées envoyées par des agents de Saddam ont explosé à Damas et à Tartous - c’est moi qui ai capturé les criminels responsables. Mais nous n’avons pu les empêcher d’agir. »

Maintenant, me dit-il, le rempart longeant sur des centaines de milles la frontière entre la Syrie et l’Irak a été surélevé. « J’ai fait placer des barbelés au sommet et, jusqu’à présent, nous avons capturé quelque 1500 Arabes non syriens et non irakiens essayant de traverser et nous avons également empêché 2700 Syriens de franchir cette frontière... Notre armée est sur place - mais l’armée irakienne et les Américains ne sont pas présents de l’autre côté. »

Derrière ces graves soupçons entretenus à Damas, il y a le souvenir de la longue amitié entre Saddam et les États-Unis. « Notre Hafez el-Assad [l’ancien président syrien décédé en 2000] avait appris qu’au début de son pouvoir, Saddam avait rencontré les Américains une vingtaine de fois en quatre semaines. Cela avait convaincu Assad que, en paroles, ‘Saddam était avec les Américains’. Saddam fut le principal assistant des Américains au Moyen-Orient (lorsqu’il attaqua l’Iran en 1980) après la chute du shah. Et il l’est toujours ! Après tout, c’est lui qui a amené les Américains en Irak ! »

Ainsi, je débouche sur une histoire qui est plus déprimante pour mes sources : la mort par balle du général de brigade Ghazi Kenaan, ancien chef des renseignements militaires syriens au Liban - un poste particulièrement influent - et ministre syrien de l’Intérieur lorsque son suicide fut annoncé par le gouvernement de Damas l’an dernier.

Des rumeurs très répandues à l’extérieur de la Syrie ont suggéré que Kenaan avait été soupçonné par les enquêteurs de l’ONU d’avoir été impliqué dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri lors d’un gigantesque attentat à la voiture piégée à Beyrouth, l’an dernier, et qu’il avait été « suicidé » par des agents du gouvernement syrien afin de l’empêcher de dire la vérité. Mais ce n’est pas vrai, a insisté mon premier interlocuteur. « Le général Ghazi était un homme qui croyait qu’il pouvait donner des ordres et que tout ce dont il rêvait pouvait se réaliser. Quelque chose s’est produit qu’il n’a pu digérer - quelque chose qui lui a fait comprendre qu’il n’était pas tout-puissant. Le jour de sa mort, il s’est rendu à son bureau au ministère de l’Intérieur, puis il est reparti et s’est rendu chez lui durant une demi-heure. Puis il est revenu avec un pistolet. Il a laissé un message à sa femme dans lequel il lui disait au revoir en lui demandant de veiller sur leurs enfants et il a dit également que ce qu’il allait faire, c’était ‘pour le bien de la Syrie’. Puis il s’est tiré une balle dans la bouche. » À propos de l’assassinat de Hariri, les officiels syriens aiment à rappeler les relations de l’homme avec l’ancien Premier ministre intérimaire irakien, Iyad Alawi - de son propre aveu, un ancien agent de la CIA et du MI6 - ainsi qu’un marché d’armes supposé, de 20 milliards de USD, entre la Russie et l’Arabie saoudite, marché dans lequel aurait été impliqué Hariri, toujours selon les dires des officiels syriens.

Les partisans libanais de Hariri continuent à réfuter l’argument syrien en prétendant que la Syrie avait identifié Hariri comme étant le coauteur, avec son ami le président français Jacques Chirac, de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui exigeait le retrait des Syriens du territoire libanais.

Mais si les Syriens - et cela se comprend - sont obsédés par l’occupation américaine de l’Irak, la longue haine qu’ils vouent à l’égard de Saddam - et cette haine, ils la partagent avec la plupart des Irakiens - est toujours intacte. Quand j’ai demandé à ma première source « sûre » quel serait le sort de l’ancien dictateur irakien, il m’a répondu, en frappant sa paume du poing : « Il sera exécuté ! Il sera exécuté ! Il sera exécuté ! »

Robert Fisk


-  Source : CounterPunch  www.counterpunch.org

-  Traduction : Jean-Marie Flémal pour STOP USA   www.stopusa.be




En ce qui me concerne, je n'ai pas à m'inquiéter d'être un jour traitre à mes idées, J'en ai jamais eu.

#14 cylbertjj

cylbertjj

    L'ignare qui ne l'ignore pas...

  • Membres
  • 1 718 Messages :
  • Genre : Homme
  • Localisation : "de passage pas sage sur Terre délétère"
  • Intérêts : Tout ou presque.

Posté 06 juin 2006 à 22:16

Ça me rappelle une vidéo diffusée par internet.
Elle était filmée de l'intérieur d'un véhicule roulant très vite. Armé d'un M 16, un des passagers rafalait des voitures derrière eux, certaines qu'ils dépassaient, d'autres qui étaient derrière eux et les rattrapaient...
Par contre, impossible de déterminer si le tireur fou était civil ou militaire, US ou autre,  et impossible de déterminer le type et la marque de l'automobile dans laquelle ils se déplaçaient.
Le commentaire de présentation prétendait que ça se passait en Iraq. Difficile d'infirmer ou de confirmer, mais les occupants des autres voitures, le paysage... faisaient penser à un état du Moyen Orient.

Ce message a été modifié par cylbertjj - 06 juin 2006 à 22:17.

Wait and see...
Moët Hennesy !