De quoi est mort Milosevic ?
#1
Posté 12 mars 2006 à 20:49
Meurtre déguisé en suiccide ?
Empoisonnement ?
Maladie ?
Meme si c'était un dictateur sans nom, sa mort parait très suspecte, surtout que c'est la 4eme mort étrange d'un inculpé serbe. Que cachait il ? Que ne voulait on pas qu'il dise ? Une idée ?
#2
Posté 12 mars 2006 à 21:02
Magnus, le Dimanche 12 Mars 2006, 20:32, dit :
#3
Posté 12 mars 2006 à 21:28
http://www.b-i-infos.com/tpi.php
Il aurait pu le gagner,on ne la pas laissé poursuivre.....
#4
Posté 12 mars 2006 à 21:33
Les méthodes de travail du TPI sont assez spéciales,les rumeurs de comptoir sont prise en considérations pour l'acte d'accusation,les témoins peuvent se présenter visage masqués,les témoins de la défense peuvent etre récusé par le procureur,on change les règles de procédures quand celà ne plait pas .
Une association d'avocats menée par Michael Mandel qui comptait menée une plainte contre l'OTAN,déclara à Louise Arbour:
"-Malheureusement,comme vous le savez,de nombreux doutes ont déjà été émis quant à l'impartialité de votre tribunal.Dans les premiers jours du conflit(1999),après qu'une plainte officielle et,à nos yeux,justifiée contre les dirigeants de l'OTAN eut été déposée devant lui par des membres de la faculté de droit de l'université de Belgrade,vous etes apparue à une conférence de presse avec l'un des accusés,le ministre britanique des affaires étrangères,Robin Cook,qui fit un numéro de spectacle en vous tendant un dossier de crimes de guerre serbes.débuts mai,vous etes apparue lors d'une autre conférence de presse avec le ministre américain des affaires étrangères,Madeleine Albright,à cette époque elle-meme fait l'objet de 2 plaintes officielles pour crimes de guerres en raison de la prise pour cible de civils en yougoslavie.Albright annoça publiquement à ce moment-là que les états-unis étaient les premiers pourvoyeurs de fonds du tpi et qu'il lui avaient promis encore plus d'argent"
Voici divers liens qui vous permettrons de découvrirs ce tribunal.
Autre témoignage
A fortiori s'il est accusé des crimes les plus graves, tout individu a droit à un tribunal indépendant et à une défense équitable. Alors qu'elles auraient dû être des modèles de justice internationale, les instances chargées de punir les criminels de guerre de l'ex-Yougoslavie et du Rwanda sont loin de faire l'unanimité.
L'adoption en juillet dernier du statut d'une Cour criminelle internationale (CCI) par 120 pays est sans conteste une avancée importante vers l'instauration d'une justice débordant le cadre des frontières nationales. La Cour devra châtier les criminels de guerre qui auraient échappé à la justice des Etats dont ils sont originaires. Alors que ses premiers jugements ne sont pas attendus avant le prochain millénaire, il n'est pas inutile de faire le bilan des activités des deux Tribunaux pénaux internationaux (TPI) dont la création a stimulé l'accouchement d'une Cour dont il était question depuis cinquante ans.
Alors que la CCI a une vocation universelle, les Tribunaux devant juger les crimes commis durant les guerres d'ex-Yougoslavie et le génocide rwandais sont des tribunaux "ad hoc", ayant un champ de compétences limité par le Conseil de sécurité des Nations Unies qui les a créés, respectivement en 1993 et 1994. Le premier, basé à La Haye (Pays-Bas), a pour mission de punir les auteurs de violations graves du droit humanitaire international perpétrées dans l'ancienne Yougoslavie depuis le 1er janvier 1991 et s'est d'ailleurs déclaré compétent pour les événements du Kosovo de cette année. Son homologue rwandais, siégeant à Arusha (Tanzanie), est chargé de poursuivre les présumés génocidaires ayant agi au Rwanda, ainsi que, s'ils sont Rwandais, ceux ayant été actifs dans les pays voisins, mais uniquement durant l'année 1994. Ainsi, son mandat ne couvre ni les massacres de réfugiés hutu par l'armée rwandaise au Congo en 1997, ni les raids meurtriers régulièrement menés par les milices de l'ancien régime à l'intérieur du Rwanda.
Certes, les TPI ont le mérite d'avoir mis fin au climat général d'impunité dont bénéficiaient depuis des décennies nombre de militaires et d'hommes politiques, responsables de graves violations des droits de l'homme durant des conflits tant internes qu'externes. Cependant, tout en reconnaissant que l'absence de précédents et de jurisprudence ne facilite pas leur tâche, ces Tribunaux d'exception ne se sont pas avérés être des modèles d'efficacité, de transparence, d'indépendance et de respect de la défense.
La légalité des TPI serait elle-même en question. Fruits, selon leurs concepteurs, d'une "interprétation dynamique et téléologique" du chapitre VII de la Charte des Nations Unies autorisant le Conseil de sécurité à prendre des mesures en cas de "rupture de la paix", les TPI auraient, d'après certains juristes, été considérés abusivement comme une "mesure", terme impliquant une limitation dans le temps. lls estiment qu'une fois la paix rétablie, leur fondement aurait dû être modifié : le Chapitre VI de la Charte, traitant du "règlement pacifique des différends", aurait pu leur donner une base plus appropriée. En outre, ils regrettent souvent que ces TPI n'aient pas été créés par une autorité plus représentative que celle du Conseil de sécurité, dont cinq des quinze membres sont permanents et dotés du droit de veto.
Mais, au-delà d'une querelle risquant de n'intéresser que les seuls spécialistes en droit, d'autres aspects de ces Tribunaux et de leur fonctionnement suscitent interrogations et critiques. Il est pourtant nécessaire de relever que les procédures sont inspirées par le droit anglo-saxon, auquel ont été adjoints des éléments de droit romano-germanique, un mélange souvent qualifié d'hybride, à l'origine de la lenteur et de la complexité des procès. A ce jour, seuls quatre accusés ont été condamnés, trois d'entre eux ont encore droit à une procédure en appel, alors que deux ont plaidé coupable, ce qui a réduit leur procès à leur plus simple expression. Pour accélerer le rythme, le procureur Arbour, maître de l'accusation pour les deux Tribunaux, souhaite multiplier les procès collectifs, malgré l'opposition des juges d'Arusha.
Ayant condamné, comme son équivalent yougoslave, deux accusés, le Tribunal d'Arusha maintient en détention 31 individus, tous Hutu rwandais, sauf le journaliste belge Ruggiu. A l'exception d'un qui s'est récemment livré, ils ont tous été arrêtés par les autorités de différents pays africains, apparemment épaulées par des "agents du TPIR". En plus, une douzaine d'accusés vit encore à l'abri dans un pays d'exil.
Comptant actuellement 28 détenus, le TPI yougoslave en a obtenu la reddition de 13, tandis que les autres ont été capturés, soit par les polices de différents pays européens, soit par des forces internationales, en général des commandos de l'OTAN en Bosnie-Herzégovine. Tous originaires de ce pays, ils sont presqu'autant de Serbes que de Croates, ainsi que trois Musulmans, à séjourner dans les geôles de La Haye. Outre ceux figurant sur une liste dite "scellée", le Tribunal a également mis en accusantion une trentaine d'individus toujours en liberté. La plupart sont des Serbes de Bosnie, à l'instar des deux principaux accusés, les chefs de guerre Radovan Karadzic et le général Mladic.
Certaines des nombreuses critiques ou objections dont ils font l'objet sont communes aux deux Tribunaux. Ainsi, les arrestations semblent effectuées de manière parfois brutale. Selon son avocat, le général rwandais Kabiligi a été "torturé" lors de son arrestation au Kenya par des "agents du TPIR" qualifiés de "soldats de la Gestapo". Le Serbe Todorovic, récemment appréhendé par des soldats de l'OTAN, s'est dit incapable de plaider coupable ou non à cause de violents maux de tête, conséquence de coups reçus. Le chef de police Drljaca, qui figurait sur cette fameuse liste secrète, une première dans l'histoire judiciaire, a été criblé de balles par des soldats britanniques venus l'arrêter alors que, selon sa famille, il tentait de fuir.
Si cela peut être considéré comme d'inévitables "bavures", il n'en va pas de même des "marchandages judiciaires" entre les Tribunaux et certains accusés, une pratique strictement interdite dans les systèmes judiciaires d'Europe continentale, mais tolérée chez les Anglo-Saxons. Ainsi, en échange de sa reddition, le chef de l'armée croate de Bosnie, le général Blaskic, a été installé dans une luxueuse villa, libre d'y recevoir les visites de sa famille et de l'ambassade de Croatie, et même les dernières promotions et décorations accordées par son ami le président Tudjman.
Quant au Croate de Bosnie Erdemovic, un "marchandage" lui a permis de voir sa peine réduite de 10 à 5 ans d'emprisonnement pour des crimes commis alors qu'il servait dans l'armée serbe. Bien qu'ayant reconnu avoir personnellement exécuté plusieurs dizaines de personnes après la chute de Srebrenica en 1995, il a pourtant bénéficié de la clémence du Tribunal, notamment pour avoir accepté de charger Karadzic et Mladic, suspectés d'être les instigateurs de ce massacre.
Encore plus étonnant est le cas de Jean Kambanda, Premier ministre rwandais au moment du génocide. Suite à un accord conclu avec le Parquet, il a accepté de collaborer en plaidant coupable et en témoignant contre d'autres détenus. En échange, il a obtenu des garanties concernant la protection de sa famille et a été incarcéré à La Haye en compagnie des "Yougoslaves". Il s'attendait probablement à plus de mansuétude de la part de ses juges car, condamné à la réclusion à perpétuité en septembre dernier, il a alors dénoncé l'accord, arguant qu'aucune mesure de protection de son épouse et de ses enfants n'aurait été prise.
La plupart des insuffisances constatées varient cependant selon que l'on examine les procédures en cours à Arusha ou à La Haye. Concernant le Tribunal rwandais, les critiques semblent se focaliser autour du Greffe, dont l'incompétence et la mauvaise gestion ont déjà motivé le remplacement de son responsable initial. Le nouveau greffier n'a pas échappé à des reproches similaires, émis cet été par un juge suédois en poste à Arusha. Alors que ce dernier a annoncé son intention de ne pas continuer sa mission, le Tribunal éprouve des difficultés à rassembler les candidatures nécessaires à l'élection de nouveaux juges, prévue au début de l'an prochain.
Outre les plaintes de plusieurs accusés concernant des saisies de documents personnels, condamnées dans certains cas par le procureur, on reproche souvent au TPI rwandais de faire peu de cas de la protection des témoins. Ainsi, Amnesty International a dénoncé que le Greffe ait divulgué un document comportant les noms de 16 témoins de la défense réfugiés au Congo, alors que le Parquet dévoilait en audience le pays d'exil d'un autre. Objet de deux rapports de l'ONU, la protection des témoins n'est pas un problème abstrait, comme le montre l'assassinat, en mai dernier au Kenya, de Seth Sendashonga, ministre démissionnaire du nouveau pouvoir à Kigali. Il avait l'intention de témoigner à Arusha à propos de ... la manipulation des témoins de l'accusation du TPI !
Alors que les procès s'appuient essentiellement sur des preuves testimoniales, des accusés assurent être victimes de faux témoignages et le Parquet aurait "menacé" un témoin de la défense pour l'inciter à devenir témoin de l'accusation. Parmi plusieurs décisions difficilement compréhensibles, mentionnons le refus du Greffe de laisser les deux accusés déjà condamnés, Kambanda et l'ancien maire Akayesu, choisir librement leur avocat, en violation du droit international, en l'occurrence la convention de New York. L'avocat belge Scheers, pressenti par l'ex-Premier ministre pour sa procédure en appel, aurait été interdit à Arusha en raison d'"antécédents disciplinaires", ce qu'il conteste et dont il n'a jamais été informé par la voie habituelle. D'autre part, le Greffe aurait récemment imposé aux avocats un "code de déontologie" menaçant leur indépendance.
En outre, rappelons que les autorités de Kigali s'étaient opposées à la création du Tribunal, parce que basé à l'étranger et mettant les dirigeants du génocide à l'abri de la sanction suprême, la peine de mort déjà expérimentée, au Rwanda, par de nombreux "seconds couteaux". Il est cependant vrai que, sans les fortes pressions diplomatiques que le Tribunal international est capable de générer, peu de responsables du génocide auraient été extradés par leur pays d'accueil. Si parmi les inculpés du TPI semblent figurer les plus grands responsables des tueries du printemps '94, certains dénoncent l'absence d'autres suspects, dont le général Ndindiliyimana, chef de la gendarmerie à l'époque, qui a obtenu le statut de réfugié politique en Belgique. D'autres, au contraire, regrettent que le Tribunal ne soit pas compétent pour la période antérieure à 1994, durant laquelle les insurgés tutsi se seraient rendus coupables de nombreuses exactions dans le nord du Rwanda.
Bien que les guerres dans les Balkans furent bien moins sanglantes que le drame rwandais, reconnu par les Nations Unies comme un des trois génocides de ce siècle, les principaux accusés du TPI yougoslave sont eux aussi inculpés de "génocide". Est ainsi visé, semble-t-il, le "nettoyage ethnique", qu'une déclaration de l'Assemblée générale de l'ONU a qualifié de "forme de génocide", bien qu'il se soit limité le plus souvent à des expulsions de minorités. Mais une interprétation aussi large d'un tel terme risque de banaliser les tentatives d'extermination endurées par les Arméniens, Juifs ou Tutsi.
En plus d'un faux témoignage, démasqué en cours d'audience, à charge du Serbe Tadic, premier individu incarcéré à La Haye, les principaux "ratés" du Tribunal datent de l'été dernier. En l'espace de cinq semaines, les deux premiers détenus capturés, une année auparavant, par des forces internationales sont passés de vie à trépas : l'ancien maire serbe de Vukovar (Croatie) Dokmanovic s'est suicidé dans sa cellule de haute sécurité et son collègue de Prijedor (Bosnie) Kovacevic est mort d'une crise cardiaque, après avoir agonisé pendant cinq heures sans intervention des gardiens. Entre ces deux décès, les soldats de l'OTAN ont arrêté deux autres Serbes, extradés à La Haye, puis relâchés quand on s'est rendu compte qu'ils n'étaient pas les individus recherchés ! Frisant le ridicule, le TPI a dû faire face à une rébellion de ses pensionnaires, qui ont formé formé une délégation "multi-ethnique" pour exiger l'amélioration de leurs conditions de détention.
Les critiques les plus graves dont fait l'objet le Tribunal de La Haye ont trait à son manque d'impartialité et sur le fait que de nombreux crimes commis en ex-Yougoslavie n'ont pas donné lieu à des mises en accusation. Ainsi, pour ce qui est du conflit de Croatie, seuls des sécessionistes serbes sont mis à l'index, alors que les premières exécutions massives de civils ont été l'oeuvre de paramilitaires croates, dans un pays où la minorité serbe a été pratiquemnt éradiquée. Si le chef de l'éphémère "République serbe de Krajina" est recherché pour avoir ordonné des tirs de missiles ayant tué, selon les sources, entre 5 et 7 personnes en mai '95, le TPI préfère ignorer que ces tirs ripostaient à une offensive croate qui fit plusieurs centaines de morts, pour la plupart des civils en fuite.
La guerre de Bosnie-Herzégovine, où trois peuples se sont affrontés entre 1992 et 1995, a donné lieu à la mise en accusation de dizaines de Serbes, suspectés d'exactions contre la population musulmane. Une douzaine de Croates sont également inculpés, et presque tous incarcérés, pour des crimes commis durant le conflit qui les opposa aux Musulmans. A en croire le TPI, les forces armées de ces derniers n'auraient rien à se reprocher. Pourtant, le général qui les dirigeait a été exclu l'an passé d'un collège militaire américain où il suivait une formation, pour le motif d'avoir ordonné l'exécution de civils croates en 1993.
Il est également étonnant de constater que personne ne soit inquiété pour les 2 à 3.000 habitants serbes de Sarajevo exécutés par des milices musulmanes en 1992 et 1993, ni pour plusieurs attentats organisés par les autorités locales et attribués aux forces serbes, afin d'ameuter les médias et forcer une intervention armée de l'OTAN. Les trois Musulmans actuellement en procès à La Haye y comparaissent bien pour des sévices infligés à des Serbes détenus dans le camp dont ils avaient la charge. Mais, malgré plusieurs témoignages confirmant le contrôle direct de Sarajevo sur ce camp, visité régulièrement par le président Izetbegovic, il n'entre pas dans les intentions du procureur de mettre en accusation le moindre notable appartenant à cette faction.
En plus d'un budget, en constante augmentation, octroyé par l'ONU (près de 65 millions de US $ en 1998, alors que près de 51 millions ont été alloués au Tribunal d'Arusha, qui ne semble bénéficier d'aucune autre donation), de nombreux actes du TPI dépendent entièrement des donations de certains pays, en particulier des Etats-Unis et de leurs plus proches alliés en Occident et au Proche-Orient. Ainsi, la recherche et l'exhumation de charniers sont entièrement financées par ces donateurs, qui décident où les fouilles seront effectuées. Est-ce un hasard si elles se sont dès lors concentrées dans la région de Srebrenica, où un septième site vient d'être ouvert ? Alors qu'un total de 300 corps a été retrouvé au bout de trois années de fouilles, le TPI n'a pas jugé utile d'envoyer le moindre observateur lors de la découverte, à Mrkonjic Grad, de ce qui reste à ce jour le principal charnier de Bosnie. Il est vrai que les 181 corps exhumés avaient l'inconvénient d'être ceux de Serbes exécutés par l'armée croate...
A cette dépendance financière s'ajoutent des liens étroits avec le monde politique. Est-il normal qu'avant d'annoncer l'extension du mandat du TPI au Kosovo, le procureur se soit cru obligé d'en référer au "groupe de contact", où sont représentés les Etats-Unis et les principaux pays européens ? La liste des prévenus semble calquée sur l'interprétation manichéenne des événements des Balkans fournie par les médias et les autorités occidentales, avec ses "bons", ses "méchants" et ses pacificateurs américains. Ces derniers sont d'ailleurs accusés par les Serbes d'avoir bombardé en 1995 la Bosnie au moyen de munitions faiblement radio-actives, une plainte qui ne donnera vraisemblablement même pas lieu à l'ouverture d'une enquête. L'énergie que Washington consacre à soutenir le Tribunal de La Haye n'a d'égale que celle mise à s'opposer à la création de la CCI, une Cour qui pourrait inculper tout criminel de guerre, fut-il originaire de la plus grande puissance de la planète.
Enfin, malgré leurs différences, les deux TPI doivent encore démontrer qu'ils parviennent à dissuader les violations du droit humanitaire et à réconcilier des peuples qui se sont déchirés, les deux motivations mises en exergue par leurs promoteurs. Au vu des massacres qui ont ensanglanté la région des Grands Lacs ces dernières années et des vives tensions que la tutelle occidentale sur les Balkans ne parvient pas à apaiser, le pari semble loin d'être gagné et pose la question de la réelle efficacité de ces Tribunaux internationaux.
Georges Berghezan ( g.berghezan@euronet.be )
Alors comment faire confiance alors que tout l'acte d'accusation contre Milosevic sur la Bosnie s'est effondrée??L'homme est en passe de gagner son proces
http://www.ptb.be/in...object_id=12104
http://www.ptb.be/in...object_id=12103
Lien intéressant
http://www.infocrise...3?id_article=45
http://www.anti-impe...n=BBBL&id=22999
Rapport d'Amnesty sur la Bosnie "libre"
http://www.amnesty.c...m0304f/tfb.html
#5
Posté 13 mars 2006 à 14:14
On peut aussi penser qu'il allait etre sacrifié pour "la cause" via le TPIY, néanmoins dans sa situation il a choisi la mort, ça devait etre plus simple que d'envisager tout ce qui lui restait a vivre !
#6
Posté 13 mars 2006 à 17:12
Maintenant reste à savoir quel est la cause de son infarctus du myocarde!
#7
Posté 13 mars 2006 à 17:19
http://www.lesoir.be...15_416852.shtml
.... Décidemment, on nous cache tout...
Ce message a été modifié par Invisible man - 13 mars 2006 à 17:21.
#8
Posté 13 mars 2006 à 17:34
Des examens sanguins ont révélé la présence de traces de médicaments annulant l'effet des hypotenseurs que prenait Slobodan Milosevic, déclare un toxicologue néerlandais qui affirme que l'ex-président yougoslave, mort samedi en détention, avait agi à dessein pour obtenir son transfert médical à Moscou.Il avait accés à la pharmacie du coin
Mandaté par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie de La Haye (TPIY), Donald Uges, de l'Université de Groningue, a confirmé à Reuters avoir retrouvé il y a deux semaines des traces de rifampicine dans le sang de Milosevic.
Cette substance, utilisée contre la lèpre et la tuberculose, rend inefficace l'action d'autres médicaments en renforçant l'activité du foie. "Vous pouvez alors prendre des comprimés, mais le foie les métabolise et ils n'ont pas les effets escomptés", a-t-il dit par téléphone.
Pour le toxicologue, Milosevic aurait délibérément pris ce médicament pour démontrer que les soins qu'il recevait à La Haye n'étaient pas adéquats et que son transfert médical à Moscou était nécessaire.
"Je suis plus que certain qu'il ne s'agit pas d'un meurtre, il n'y a aucune raison pour que cela soit le cas", a déclaré Donald Uges.
"Je ne pense pas non plus qu'il a pris ces médicaments pour se suicider. Il s'agissait simplement de son transfert à Moscou. Une fois à Moscou, il aurait été libre, c'est là que se trouvent ses amis et sa famille. Je pense que c'était sa dernière possibilité d'échapper à La Haye", a-t-il poursuivi.
LETTRE À MOSCOU
Milosevic, qui souffrait d'hypertension et de problèmes cardiaques, a été retrouvé mort samedi matin dans sa cellule du centre de détention de Scheveningen, près de La Haye, où sont gardés les criminels de guerre présumés jugés par le TPIY.
Selon les conclusions du rapport préliminaire d'autopsie, réalisée dimanche par des médecins légistes néerlandais en présence de collègues serbes, Milosevic, qui était âgé de 64 ans, a succombé à un infarctus du myocarde.
Selon Zdenko Tomanovic, son avocat, l'ancien "maître des Balkans" craignait d'être empoisonné et avait envoyé la veille de sa mort une lettre à Moscou où il affirmait qu'on le soignait avec des médicaments inadéquats - notamment contre la lèpre - pour le réduire au silence.
http://www.lexpress....p?id=16314
L'existence de cette lettre a été confirmée lundi par le ministère russe des Affaires étrangères.
"Dans cette lettre manuscrite, Slobodan Milosevic évoque le traitement inadéquat des médecins du TPIY et réitère sa demande de soutien auprès de la Russie pour obtenir la permission d'être soigné dans une clinique russe", indique le ministère dans un communiqué.
Le mois dernier, le TPIY avait rejeté la demande de libération provisoire formulée par l'ancien homme fort de Belgrade pour se rendre à Moscou.
Le chef du centre de chirurgie cardiovasculaire Bakoulev de Moscou, où Milosevic voulait se faire soigner, a déclaré pour sa part que la thèse de l'empoisonnement ne le convainquait pas.
"C'est improbable. Ce qui a été dit le jour de son décès, qu'il a été retrouvé sans vie, cela ressemble fort à une mort très subite due à une défaillance cardiaque", a dit lundi Leo Bokeria à la télévision russe.
Dimanche, le cardiologue avait jugé possible que Milosevic ait secrètement recraché les médicaments qu'on lui faisait prendre contre l'hypertension dont il souffrait.
Milosevic était jugé depuis février 2002 pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité pendant les guerres en Bosnie, en Croatie et au Kosovo.
Son procès devait s'achever dans les mois à venir.
#9
Posté 13 mars 2006 à 18:01
Michel Collon 12 mars 2006
Pourquoi continuera-t-on à vous cacher ceci :
1. QU’IL MEURE ! « Ce serait mieux si Milosevic mourait en cellule, parce que si le procès suivait son cours, il pourrait bien n’être condamné que pour des charges mineures. » James Gow, "expert en crimes de guerre" et partisan du Tribunal de La Haye, interview à Channel 4, 2004. http://www.csotan.org/textes/texte.php ?art_id=180&type=TPI
2. KUSTURICA « I am a victim of a propaganda war », chante Emir Kusturica, le célèbre cinéaste né à Sarajevo, avec son groupe rock. Son film La vie est un miracle ridiculise les médias occidentaux sur la Bosnie. Mais dans ses interviews, il a aussi fait comprendre qu’il lui était impossible de dire la vérité.
3. PINTER Harold Pinter, Prix Nobel de Littérature 2005 : « La Cour US - OTAN qui juge Slobodan Milosevic a toujours été totalement illégitime. Impossible de la considérer comme un tribunal sérieux. La défense de Milosevic est puissante, convaincante et irréfutable. » Pourquoi les médias ne nous parlaient-ils plus des audiences de ce procès ?
4. CRIMES SERBES « Lorsque Milosevic a été mis au courant de crimes commis par des réservistes de la police, associés à la milice de Slobodan Medic ’Boca’, il a été furieux. Il a demandé comment il se faisait que la milice des Scorpions avait pu être active au Kosovo, il a demandé que les coupables soient poursuivis et que cela ne se reproduise plus. » Général Farkas, chef de la sécurité de l’Armée Yougoslave en 1999, témoignage à La Haye.
5. MITTERRAND - SARAJEVO « Mr Boutros Ghali m’a informé il y a quelques jours que le projectile qui a frappé le marché de Markale à Sarajevo était un acte de provocation des Musulmans bosniaques. » http://www.fantompow...ia_sarajevo.htm
6. BEN LADEN CHEZ IZETBEGOVIC « En novembre 94, je me trouvais avec un collègue du Spiegel, dans l’antichambre du bureau du président de Bosnie, Izetbegovic. Nous avons vu Osama bin Laden escorté entrer dans le bureau d’Izetbegovic. » Eve-Ann Prentice, journaliste du Guardian et du Times, spécialiste des Balkans. Le juge Robinson a immédiatement coupé ce témoignage, le déclarant "irrelevant". Que l’Occident ait utilisé des terroristes pour attiser la guerre civile en Yougoslavie, pas intéressant ? http://www.slobodan-milosevic.org/
7. PLAN FER A CHEVAL : Scharping, ministre allemand de la Guerre, 99 « (Nous craignions) un fléchissement du soutien des médias, annonciateur d’un retournement de l’opinion en faveur d’un arrêt de la campagne de bombardements de l’OTAN et de la reprise des négociations. Une catastrophe que mon collègue Joshka Fischer voulait à tout prix éviter. » C’est le moment d’annoncer une nouvelle sensationnelle : il disposait depuis quelques jours de la preuve écrite que Milosevic avait programmé pour le printemps un crime contre l’humanité de grande ampleur au Kosovo, justifiant a posteriori l’engagement préventif de la Bundeswehr. « Nous avons enfin la preuve que dès décembre 1998 un nettoyage systématique et l’expulsion des Kosovars albanais avaient été planifiées, une preuve en détail et qui nomme toutes les unités yougoslaves qui y participent. L’analyse fait apparaître une image effroyablement claire. J’ai décidé que le plan Fer à cheval soit rendu public demain ». Deux ans plus tard, le 8 février 2001, la chaine ARD diffusera un documentaire exclusif : « Au commencement fut le mensonge ». Ce soir là, un million de téléspectateurs allemands médusés, apprirent ce qu’un petit nombre de personnes bien informées savaient déjà : il n’y avait jamais eu de plan Fer à cheval serbe, et des massacres avaient été inventés de toute pièce. Ils entendirent également l’ancien porte-parole de l’OTAN durant la guerre, le britannique Jamie Shea, adresser un vibrant (mais fort compromettant) hommage à l’éminente contribution des dirigeants allemands : « Non seulement le ministre Scharping, mais aussi le chancelier Schröder et le ministre Fischer furent un exemple grandiose de leaders politiques qui ne s’alignent pas sur l’opinion publique mais savent la modeler. En dépit de fâcheux dommages collatéraux et malgré la durée des bombardements, ils ont su maintenir le cap. Si nous avions perdu le soutien de l’opinion publique allemande, nous aurions aussi perdu celui des pays partenaires. ».
++++++++++
Voilà quelques exemples de médiamensonges parmi bien d’autres.
Des crimes ont certes été commis de tous côtés dans cette guerre. Il y a des reproches à formuler à Milosevic. Mais l’important, ici encore, n’est pas ce que les médias disent. C’est surtout ce qu’ils ne disent pas.
Si vous pensez que les médias vous ont parfois induit en erreur sur l’Irak, Israël, le Vietnam, et quelques autres guerres, mais que la Yougoslavie fut une exception, et que là, on vous a tout dit sans manipulation, alors ne cherchez plus, et dormez bien !
Par contre, si vous avez remarqué que toute guerre des grandes puissances a toujours été accompagnée d’une propagande de guerre et d’une désinformation, alors, recherchez ce qu’on vous a caché. Essayez de vous faire votre propre opinion, sans tabous.
Et, bien sûr, ne nous croyez pas sur parole. Pourquoi ne pas demander à votre journaliste habituel s’il est au courant de tout ceci, et s’il compte en informer son public ?
MICHEL COLLON 12 mars 2006-03-12
Source : http://www.michelcollon.info
A voir aussi le médiamensonge avoué par Bernard Kouchner : http://www.onnouscac...open.php?id=266 et http://www.onnouscac...ic.php?p=105545
#10
Posté 18 mars 2006 à 13:07
Voici un résumé de l'article de Jeremy Scahill offert par le Réseau Voltaire
" Les médias des grands groupes de presse se sont appliqués à passer sous silence, lors de la mort de Milosevic, des fait qu’ils ont ignoré également lorsqu’il était encore en vie - sa connaissance intime des crimes de guerre commis par les États-Unis en Yougoslavie. Si Milosevic était sans aucun doute un criminel de guerre qui a mérité d’être jugé pour ses crimes, il était également le seul homme capable d’exposer en détail la pleine mesure du rôle joué par les États-Unis dans la désintégration sanglante de la Yougoslavie lors des années 90. C’était d’ailleurs la principale motivation de son combat au TPI, jusqu’à sa mort.
Le TPI, un mauvais ersatz de cour internationale, relevant plus d’un tribunal de vainqueurs que de la justice, aurait pu permettre, à travers le cas de Milosevic, de sortir au grand jour les détails du bombardement illégal de la Yougoslavie par l’OTAN et les États-Unis, pendant 78 jours, en 1999.
Régulièrement muselé par des points de procédure soulevés par la cour, Milosevic a tenté à plusieurs reprises d’amener le débat sur ces questions. Avec sa mort disparaît le dernier espoir des victimes de ces crimes en Yougoslavie d’obtenir un jour sinon réparation, au moins reconnaissance, devant la justice internationale.
La mort de Milosevic signifie que ceux qui ont bombardé la Yougoslavie pendant 78 jours il y a sept ans, tuant des milliers de personnes, seront une fois pour toutes protégés de toute enquête publique. Jamais quiconque n’aura à répondre du bombardement états-unien de la télévision-radio serbe, qui avait tué 16 journalistes et techniciens. Idem pour le bombardement aux bombes à fragmentation du marché de Nis, qui avait déchiqueté des civils innocents. Ou encore l’utilisation d’armes à uranium appauvri. Ou le bombardement des usines pétrochimiques déversant des produits toxiques dans le Danube. Il n’y aura aucune condamnation du bombardement des réfugiés albanais par les États-Unis, ou l’attaque délibérée d’un train de voyageurs civil, ou le bombardement de l’ambassade chinoise à Belgrade.
Milosevic aurait également exposé comment les États-Unis soutiennent au Kosovo un régime qui a systématiquement expulsé les Serbes, Roms, et autres minorités ethniques de leurs maisons et a brûlé quantité d’églises. Il aurait apporté la preuve que les États-Unis ont équipé et formé l’armée de libération de Kosovo, qui s’est comportée comme un escadron de la mort.
Ou encore comment le nouveau premier ministre du Kosovo, Agim Ceku, est un criminel de guerre formé par États-Unis, qui a gagné ses galons d’infamie en Bosnie et au Kosovo.
Il est ironique que la dernière bataille légale de Milosevic ait été une tentative de contraindre son vieil ami et adversaire, Bill Clinton, de venir témoigner à son procès. Il aurait, sans aucun doute, des questions inconfortables à poser à celui qui dirigea les États-Unis pendant toute la durée de cette guerre.
Les autorités juridiques de La Haye ont tout fait pour qu’une telle confrontation ne se fasse jamais et le gouvernement des États-Unis est allé jusqu’à menacer de sanctions militaires tout pays obligeant un fonctionnaire états-unien à venir témoigner devant ce tribunal.
Avec ou sans Clinton, la défense de Milosevic aurait mis en évidence et documenté en détail les crimes de guerre commis par les États-Unis."
Source : http://www.voltairen...icle136794.html
A noter également que l'article de Michel Collon sur les aveux de Kouchner (voir http://www.onnouscac...open.php?id=266 et http://www.onnouscac...ic.php?p=105545 ) commencent à ressortir, non pas bien évidemment dans les grands médias mais sur plusieurs sites web indépendants.
#11
Posté 18 mars 2006 à 15:09
Citation
le pourquoi et le comment peuvent etre subdivisés en subdivisions et le détail fin peut encore etre détaillé
personnellement je suis perdu dans ce genre de réflexions, c'est au dela de ma portée.
j'ai fumé ma carte d'électeur et vraiment je suis hors concours pour l'analyse fine des rouages du pouvoir politicien ou guerrier a la surface de la planete.
malgré cela je me sens quand même concerné par les évènements auquels ont participés milosevic et ses pairs, sans pouvoir plonger dans une étude historico politique dont la seule évocation me ferait rendre mon petit déjeuné j'ai une opinion globale.
lorsque le dictateur est affaibli il est mis a mort par les prétendants au pouvoir. cela à été vrai depuis l'antiquité, c'est surement encore d'actualité.
je ne crois pas du tout que cette personne ait voulu faire de lui même un martyr, l'égo hypertrophié d'un dictateur ne lui permet pas d'envisager son sacrifice personnel au bénéfice d'une cause quelle qu'elle soit, la seule cause qu'il conaisse est lui même. toute adversité qu'il vit n'est qu'un combat vers la victoire finale, pour un tyran, etre en prison c'est seulement ne pas etre encore le maitre du monde, la situation n'est pas tres différente entre etre etre le dictateur d'une cellule de 4 metres sur 5 et etre le dictateur d'un seul petit pays.
quand un dictateur est victorieur dans ses conquetes il est soutenu par ses lieutenants qui grandissent dans le sillage de son ascention. quand un dictateur est en mauvaise passe il s'acharne encore a sauver sa propre peau, et là, son interet personnel n'est plus du tout coincidant avec l'interet de ses lieutenants.
je ne connais aucun nom et j'ai suivi l'affaire de loin mais il me semble qu'une bonne partie de l'ancienne équipe gouvernementale de milosevic fait encore partie du gouvernement. les militaires les plus extrémistes ont été poursuivis, les politiciens les moins "mouillés" ont été maintenus.
le journal "le monde" d'aujourd'hui titre : "La Serbie partagée entre hommage à Milosevic et regard vers l'avenir".
probablement ceux qui veulent lui rendre hommage sont les mêmes nostalgiques qui regrettent le temps de la splendeur de cet homme et qui avaient besoin de tirer un trait sur le passé pour aborder l'avenir.
#12
Posté 19 mars 2006 à 12:11
On a accusé Milosevic de vouloir faire la Grande Serbie,je crois plutôt qu'il a très mal vécu l'éclatement de la Yougoslavie
ce qui me semble normal de la part d'un chef d'Etat!
Mettre en avant le rêve de Grande Serbie alors que d'autres
rêvaient de la Grande Albanie, de la Grande Europe ou de la voie royale vers la Caspienne ,c'est se moquer du monde!
Imaginez deux secondes que dans un avenir plus ou moins proche la France soit confrontée à un conflit séparatiste de cette ampleur ,comment croyez-vous que réagiraient le gouvernement et la population? Il n'y a qu'à se souvenir des commentaires qui ont accompagné certains évènements
violents il y a peu de temps chez nous!
Ce qui est certain c'est que Milosevic souffrait de troubles cardio vasculaires mal soignés puisqu'il en est mort en prison!
Un tribunal n'est pas là pour laisser mourir les prévenus qu'il suppose coupable.Il y a donc non assistance à personne en danger de mort et une plainte doit être déposée à ce sujet.
Cela rendra service aux détenus présents et à venir!Que les chefs d'Etat y songent ,certains d'entre-eux viendront peut-être hanter ces lieux funestes!
#13
Posté 19 mars 2006 à 23:12
On s’en doutait depuis un certain temps. La sinistre farce mise en scène à La Haye par l’Occident américain ne pouvait se terminer autrement. Le “procès du siècle” intenté au “boucher des Balkans” était acculé à une impasse. Ses promoteurs, après des années d’accusations incohérentes, ont vu leurs témoins démentis, leurs arguments réfutés, leurs charges réduites à néant. La seule issue juridiquement équitable était la relaxe de Milosevic et sa mise en liberté immédiate.
Mais le TPI n’est pas une cour de justice. C’est un instrument des vainqueurs dont la seule mission est de justifier leur guerre à la Yougoslavie. Blanchir Milosevic était infirmer les réquisitoires antiserbes et ôter toute raison à l’agression de l’OTAN. Autrement dit, se détruire soi-même. D’où le dilemme cornélien : condamner Milosevic était une injustice flagrante, mais l’innocenter était une impossibilité politique.
Dans ce genre de piège, on a recours à la solution classique du matheux aux abois : incapable de résoudre un problème, il déchire le papier sur lequel le problème est écrit.
Les maîtres du TPI ont, de toute évidence, décidé d’en finir de cette façon, en supprimant tout simplement le sujet de leur embarras. Une façon expéditive de sauver la face en évitant de prendre une décision.
L’ont-ils fait de manière active, en “aidant” Milosevic à disparaître, ou de manière passive, en le laissant mourir par manque de soins ? L’ont-ils directement assassiné, ou indirectement achevé en l’accablant d’un stress insupportable et en lui refusant les traitements appropriés ? Peu importe. Le résultat est là. Ils s’en sont débarrassés. Par exécution rapide ou par usure lente, ils sont responsables de sa mort.
Une mort bien douteuse. Sentant le besoin de l’expliquer, ils ont inventé de folles hypothèses.
Le prisonnier se serait suicidé. Absurde, quand on a connu la farouche détermination avec laquelle il voulait confondre ses accusateurs.
Il aurait refusé de se soigner. Grotesque, quand on sait à quel point il avait besoin d’énergie pour se battre.
Il se serait volontairement rendu plus malade en absorbant un produit contre-indiqué. Délirant, parce que supposant un machiavélisme invraisemblable et surtout comportant des risques qu’il n’aurait jamais courus dans sa situation.
Pitoyables échappatoires. On salissait le vivant, on crache sur le mort. Cela ne prouve que la bassesse de la venimeuse gargouille déguisée en procureure et des cyniques “justiciers” qui l’emploient.
En fin de compte, si cette mort les soulage, elle met à nu la pourriture de leur tribunal. L’autopsie de l’ex-président n’a rien révélé d’autre.
Mais comme le dit Raymond Kent (en p. 7), c’est l’autopsie du TPI qu’il faudrait faire. Et vite. Parce qu’en fait de cadavre, il commence vraiment à sentir mauvais.
#14
Posté 20 mars 2006 à 09:33
chercher les communistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas communiste.
Quand ils sont venus
chercher les syndicalistes
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas syndicaliste
Quand ils sont venus
chercher les Juifs
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas juif
Quand ils sont venus
chercher les catholiques
Je n'ai rien dit
Je n'étais pas catholique
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne
pour dire quelque chose.
*******************
#15
Posté 22 mars 2006 à 09:44
Espérons que tout cela aboutisse à des mesures concrètes.
La Russie interpelle le Secrétariat de l'ONU au sujet des conditions de détention dans la prison du TPIY
10:21 | 22/ 03/ 2006
NEW YORK, 22 mars - Andreï Lochtchiline, RIA Novosti. La Russie a demandé au Secrétariat de l'ONU de lui fournir des informations sur les conditions de détention dans la prison du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye, ainsi que sur le cours de l'enquête sur les circonstances de la mort de plusieurs personnes au Centre de détention du TPIY, a annoncé mardi la représentation permanente de la Russie à New York.
Au cours du seul mois écoulé l'ancien président yougoslave, Slobodan Milosevic, et l'ancien chef des Croates serbes, Milan Babic, ont décédé au Centre de détention situé dans l'arrondissement Scheveningen à La Haye (Pays-Bas). En 1998, un autre leader des Croates serbes, Slavko Dopkmanovic, avait mis fin à ses jours dans sa cellule et au mois d'août de la même année l'ancien maire de Prijedor, Milan Kovacevic, était décédé d'une rupture de l'aorte dans le même établissement carcéral. Selon sa famille, Kovacevic serait mort parce qu'une assistance médicale urgente lui aurait été refusée.
Depuis le mois d'avril 1997, onze personnes accusées par le TPIY sont décédées. Quatre d'entre elles sont mortes avant d'avoir été remises au tribunal. A l'heure actuelle 47 personnes sont détenues à la prison du TPIY, 24 accusés bénéficient d'une libération provisoire, 19 autres ont été transférées dans des prisons d'autres pays. 16 personnes ont été libérées après avoir purgé leur peine. Six inculpés sont en fuite, parmi lesquels les anciens leaders des Serbes bosniaques Radovan Karadzic et Ratko Mladic.
http://fr.rian.ru/wo...2/44642092.html
#16
Posté 25 mars 2006 à 20:49
Le mystère médical autour de Milosevic Par Elisabeth Rosenthal (de l'International Herald Tribune)
et Marlise Simons (du New York Times)
(Article publié dans l'International Herald Tribune du 16 mars 2006)
Slobodan Milosevic était-il un homme normal de 64 ans avec des problèmes médicaux tout-à-fait possibles à gérer (de la tension artérielle à la diminution de l'audition) qu'il manipulait et exagérait dans l'espoir de recouvrer sa liberté ? Était-il au contraire, ainsi que l'affirment ses partisans, un malade gravement atteint qui requérait d'être libéré d'urgence de sa détention, mal traité par les médecins de la prison, et même peut-être empoisonné ?
Pendant les mois qui ont précédé sa mort, Milosevic et le TPI de La Haye n'ont cessé de s'affronter au sujet de sa santé. La mort de l'ancien leader serbe a prématurément mis fin au procès pour crimes de guerre qui traînait depuis quatre ans et n'a fait qu'épaissir le mystère médical déjà en gestation lors de son vivant.
Les résultats préliminaires de l'autopsie ont établi que Milosevic était mort d'une crise cardiaque, bien que les médecins l'ayant examiné à peine quelques mois auparavant n'aient diagnostiqué aucun problème cardiaque significatif. De plus, des analyses de sang effectuées avant son décès ont détecté la présence de médicaments qu'on ne lui avait pas prescrits, dont un qui aurait pu le mettre gravement en danger en diminuant l'efficacité des pilules pour sa tension artérielle.
Les fonctionnaires du Tribunal et quelques scientifiques n'ont pas tardé à insinuer que Milosevic ingérait en secret d'autres médicaments susceptibles d'amplifier ses problèmes médicaux afin d'être transféré dans une clinique à Moscou où sa famille réside dorénavant.
Mais quelques confidents, dont les médecins qui se sont entretenus avec lui durant ses dernières semaines, disent que Milosevic s'inquiétait de sa santé défaillante et craignait que les médecins de la prison, comme les spécialistes consultants hollandais, ne le traitaient pas de façon appropriée.
De toutes façons, plusieurs médecins qui l'ont récemment examiné ont conclu que le Tribunal, ne croyant pas à sa litanie de maux, a souvent omis de les faire correctement évaluer.
"Son état de santé était mauvais, aussi avons-nous réclamé des examens supplémentaires", dit le Dr Florence Leclercq, une éminente cardiologue française qui a examiné Milosevic pendant près de trois heures en novembre dernier. "Mais ces examens n'ont jamais été effectués et maintenant c'est un réel problème".
Le Dr Patrick Barriot, un autre médecin français qui a rendu fréquemment visite à Milosevic (la dernière fois en décembre) dit que l'ancien leader serbe souffrait d'une hypertension de plus en plus grave depuis six mois, comprenant divers symptômes dont des maux de tête, des troubles de la vue, et un bourdonnement continuel dans les oreilles.
Sa tension artérielle était généralement de 180/110 précise le médecin, bien au-delà des limites normales.
"Chaque fois que je le voyais, il déclinait davantage : il était de plus en plus fatigué" dit Barriot qui avait fait la connaissance de Milosevic quand il était en poste dans l'ex Yougoslavie et qui a témoigné en tant que témoin de la défense.
Bien qu'une hypertension de longue durée fatigue le cœur et augmente le risque de crise cardiaque, Milosevic ne présentait aucun des symptômes classiques d'une maladie du cœur, tels que la douleur dans la poitrine, précise le Dr Leclercq. Elle a été surprise en apprenant le verdict de crise cardiaque prononcé au terme de l'autopsie.
Les tentatives de comprendre la mort de Milosevic sont handicapées par le fait que les rapports des examens médicaux, la liste des médicaments qu'il prenait et les détails de l'autopsie, sont considérés comme confidentiels par le Tribunal.
Les médecins qui ont eu l'autorisation de voir Milosevic, ou de consulter son dossier médical, disent qu'ils ont dû s'engager par écrit à ne divulguer aucun détail. On attend un rapport toxicologique pour la fin de la semaine.
Ce qui est clair est que récemment l'hypertension de Milosevic, problème qui remonte au début de son procès, est devenue de plus en plus difficile à contrôler et les médecins de la prison l'ont longtemps soupçonné de ne pas prendre ses médicaments, dit Donald Uges, un des deux toxicologues hollandais consultés dans cette affaire.
Après plusieurs semaines d'enquête, les toxicologues ont conclu qu'il aurait pris de la Rifampicine, un antibiotique qui contredirait les effets des remèdes à son hypertension. Uges, comme les fonctionnaires du Tribunal s'exprimant sous couvert de l'anonymat, a suggéré que cet antibiotique, clandestinement introduit par des visiteurs, aurait été pris délibérément.
Mais le Dr Barriot réfute cette accusation en disant que Milosevic l'avait récemment appelé à plusieurs reprises, "très inquiet de son hypertension" et soucieux de savoir si les gardiens de la prison lui donnaient les médicaments appropriés - un souci qu'il a exprimé devant le Tribunal.
"Il n'avait aucune confiance dans les médicaments et les traitements qu'on lui prodiguait dans sa cellule", dit Barriot. Le Dr Leclerc dit que le 4 novembre lorsque, avec deux autres médecins, elle a examiné Milosevic , "son état cardiaque était extrêmement difficile à évaluer".
Les fonctionnaires de la prison lui ont affirmé que certains tests cardiaques, comme un examen par ultrason, avaient été effectués et qu'ils étaient "normaux", mais qu'ils ne pouvaient pas lui en montrer les résultats, ce qui l'a incitée à conclure qu'il en fallait d'autres, a-t-elle déclaré depuis sa clinique de l'Hôpital Arnaud de Villeneuve, à Montpellier.
"Il est choquant de constater qu'au cours de ces quatre années, beaucoup d'examens et de tests pour son cœur n'ont jamais été effectués", dit le Dr Vukasin Andric, un médecin serbe qui a aussi examiné le patient ce jour-là, en notant cependant que Milosevic avait été soumis à de sérieux examens d'organes.
D'après Alexandra Milenov, une porte-parole du Tribunal, Milosevic aurait été examiné à de nombreuses reprises par les médecins de la prison et des spécialistes indépendants - y compris des cardiologues - et que les médicaments étaient pris sous contrôle, bien que dans des documents de la cour ces experts ont déploré qu'ils n'avaient pas pu surveiller correctement la façon dont Milosevic suivait son traitement à cause de l'accès trop facile de ses visiteurs.
Carla Del Ponte, la procureure en chef, a dit qu'elle savait que Milosevic était malade et que son dossier comportait à peu près 150 rapports de médecins sur son cas.
"S'il y a une personne qui n'était pas négligée, c'était Milosevic " a-t-elle déclaré.
Depuis que Milosevic est arrivé à La Haye en 2001, aucun des deux camps n'a fait confiance aux opinions médicales de l'autre et les débats autour de sa santé ont souvent éclipsé les témoignages.
Le 15 novembre, lorsque Milosevic a interrompu à plusieurs reprises le déroulement du procès en voulant discuter d'un rapport médical, les juges lui ont coupé la parole :
Juge Patrick Robinson : Je ne souhaite pas discuter de cala maintenant. Êtes-vous sourd ? Appelez votre témoin suivant.
Milosevic : Je suis probablement sourd.
Juge Robinson : Bien, si vous êtes sourd, nous verrons cela. Appelez le témoin suivant.
L'automne dernier, préoccupé par sa santé déclinante, particulièrement par ce bruit fantôme incessant dans ses oreilles, Milosevic a demandé une consultation de médecins étrangers au Tribunal, requête que Barriot a réussi à faire aboutir. Les experts comprenaient le Dr Lecercq, le Dr Margarita Shumilina (spécialiste russe des problèmes vasculaires) et le Dr Vukasin Andric (spécialiste de l'oreille).
Selon un rapport confidentiel dont une partie a été lue à un journaliste, Shumilina et Andric ont conclu que les problèmes d'audition de Milosevic étaient des "symptômes de troubles de circulation du cerveau dus à l'hypertension".
Concrètement, l'équipe a réclamé une interruption du procès de six semaines pour "réduire ou au moins stabiliser" les symptômes : une idée accueillie avec scepticisme par le Tribunal dont les experts avaient conclu que les problèmes d'audition n'étaient pas des symptômes de sérieux problèmes vasculaires, et que le repos ne serait donc d'aucun effet. Après plus de quatre années de procédure, les juges étaient sous pression pour mener e-le procès à son terme.
Le juge Iain Bonomy, dans un refus cinglant, a considéré que toute la consultation était éminemment suspecte à cause des liens politiques existant entre Andric et Milosevic . Andric, qui avait exercé au Kosovo, était un témoin à décharge au procès de Milosevic pour crimes de guerre, soutenant que des enfants musulmans du Kosovo avaient prétendu avoir été empoisonnés par les troupes serbes.
A la fin décembre, lorsque le Tribunal devait s'ajourner pour les fêtes de Noël, Milosevic a demandé l'autorisation de prendre un avion pour se faire soigner à Moscou, ce qui lui a été refusé.
Les relevés de sa pression artérielle sont devenus très irréguliers courant janvier, atteignant les niveaux de 260/180, d'après les déclarations d'Andric à la presse serbe. Furieux d'être accusé de ne pas avoir pris ses médicaments, Milosevic a accepté d'être examiné dans l'infirmerie de la prison et de rester sous contrôle médical plusieurs heures après avoir pris ses pilules.
"L'examen a montré que lorsque je prends le traitement sous contrôle, le taux de présence de ce médicament dans mon sang est de loin bien inférieur au taux attendu", a-t-il dit au Tribunal. Selon Uges, c'est ironiquement en partie ce contrôle qui a amené les médecins de la prison à soupçonner une tricherie de la part de Milosevic.
Y avait-il une substance qui pouvait annuler l'efficacité des médicaments contre l'hypertension ? "Nous avons réalisé que la seule substance qui pouvait le faire était la Rifampicine a déclaré Uges. Un échantillon de son sang contenait effectivement ce produit. "
Utilisée habituellement pour le traitement de la tuberculose, la Rifampicine est connue pour réduire l'efficacité d'autres médicaments, des contraceptifs oraux aux pilules contre l'hypertension, en stimulant des enzymes du foie qui inhibent les principes actifs de nombreuses drogues.
Mais comment la rifampicine est-elle parvenue dans son sang : Milosevic en prenait-il délibérément ? Ou bien quelqu'un, ayant ses entrées à la prison, essayait-il de l'empoisonner, ainsi que le soutiennent sa famille et ses partisans ?
Le produit figure couramment dans les pharmacies carcérales en Russie et aux Etats-Unis, mais aux Pays-Bas cette maladie est rare. La porte parole Milenov n'a pas pu dire si l'antibiotique était stocké dans le centre de détention.
De toutes façons, d'après certains experts, la Rifampicine en elle-même ne saurait constituer une explication suffisante pour sa mort étant donné qu'il n'a pas succombé à une attaque, problème relativement commun en cas d'hypertension. D'autre part, ses effets sur la pression artérielle "auraient pu être tout simplement neutralisés en augmentant les doses du traitement du Président Milosevic" a déclaré Joris Delanghe, un médecin et toxicologue de l'Université de Ghent.
Les sceptiques soulignent que la Rifampicine est une substance difficile à utiliser clandestinement étant donné que ses effets secondaires sont variés et qu'elle colore les urines en rouge. Selo les médecins, cet homme de 64 ans, avec un passé de fumeur et d'hypertendu, pouvait souffrir d'une affection cardiaque non détectée.
"L'hypertension réfractaire existe, et certains patients sont difficiles à traiter" a précisé Delanghe. Il a ajouté que pour Milosevic, le stress de l'incarcération a du être en lui-même "un facteur majeur de risque cardiovasculaire".
#17
Posté 10 avril 2006 à 22:21
http://balkans.courr...rticle6580.html
B92
La Serbie et les théories du complot
Traduit par Ivana Telebak et Caroline Target
Publié dans la presse : 30 mars 2006
Mise en ligne : vendredi 7 avril 2006
Sous Milosevic, la Serbie prétendait résister au « Nouvel ordre mondial » et aux complots ourdis par les « forces du mal ». Les théories du complot et de la conspiration restent toujours une partie intégrante de la politique conservatrice serbe, explique Jovan Byford, professeur de psychologie sociale à l’université de Nottingham.
Par Jovan Byford
Toutes les hypothèses sur les causes de la mort de Milosevic qui ont circulé dans l’opinion publique ont démontré comment, en Serbie, il existe réellement la conviction que, derrière les dramatiques événements politiques - en particulier ceux qui ont trait aux rapports entre la Serbie et la communauté internationale - se cachent des forces obscures menaçant l’existence du pays. Dans son « testament » (la lettre qu’il a envoyée avant de mourir au ministre russe des Affaires Extérieures), Milosevic lègue à son peuple la théorie de la conspiration en héritage. « Ceux contre lesquels j’ai défendu le pays en guerre et qui auraient intérêt à me faire taire », écrit-il, auraient été en train de l’empoisonner. Ceux que Milosevic désigne ici ne sont certainement ni les forces de l’OTAN, contre lesquelles il « défendait le pays » en 1999, ni Carla del Ponte, avec laquelle il a été « en guerre » pendant 4 ans à La Haye, ni davantage les Nations Unies, sous l’égide desquelles opère le Tribunal de La Haye. Ceux que Milosevic sous-entend ici sont l’« Occident », « les Puissants du monde », ainsi que toutes ces mystérieuses structures et organisations secrètes et mi-secrètes qui font partie du « Nouvel Ordre Mondial ».
15 ans de guerre contre le « Nouvel Ordre Mondial »
La guerre de Milosevic contre le « Nouvel Ordre Mondial » a duré plus d’une décennie et demie. Déjà, dans ses discours de campagne électorale, lors des premières élections multipartites de décembre 1990, Milosevic faisait référence à une « politique préméditée pour la ruine de la Serbie » ainsi qu’aux « intérêts des Puissants », qui cherchaient à mettre à la Serbie « une corde autour du cou ». Il y a exactement 15 ans, pendant que dans les rues de Belgrade se déroulaient les manifestations du 9 mars [1991], Milosevic, révélait à ses interlocuteurs, lors d’une réunion avec un groupe de fonctionnaires, qu’il possédait « des informations très sérieuses sur le renouveau de la monarchie austro-hongroise », ainsi que sur les « spéculations » visant à réunir le Kosovo à l’Albanie pour réduire la Serbie à « l’ancien pachalik de Belgrade ». C’est ainsi que Milosevic, inspiré par certaines données provenant de l’Académie Serbe des Arts et des Sciences (SANU) et de quelques autres institutions a, dès le début de son gouvernement, fourni un thème que les médias du régime et les « patriotes » ont scrupuleusement développé, durant les dix années qui ont suivi, tout en restant dans le courant des tendances idéologiques et de l’état d’esprit de l’époque. En Serbie, à la fin du XXe siècle, on pouvait trouver, même dans les médias les plus sérieux, des articles dévoilant les machinations du Groupe de Bilderberg, ou discourant sur les aspects parapsychologiques de l’agression de l’OTAN, ou encore sur l’existence d’une conspiration secrète hébraïque travaillant contre toutes les nations amoureuses de la liberté.
Les théoriciens serbes de la conspiration étaient déjà préparés à la mort de Milosevic. Cet événement n’a pas pu les surprendre puisque, dans leur conception, le fait est connu que les « esprits obscurs » du Nouvel Ordre Mondial assassinent leurs adversaires. Il y a sept ans, Goran Matic, alors ministre de l’Information, issu de l’Union des gauches yougoslaves (JUL), avisait l’opinion publique serbe : puisque « la vérité, la justice et la loi ne peuvent être supprimées », on se tournera vers ceux qui « haussent la voix contre le nouveau totalitarisme » et qui seront par conséquent sans cesse exposés à des attaques. Pendant l’été 2001, tout de suite après le départ de Milosevic à La Haye, j’eus l’occasion de m’entretenir avec madame le professeur Smilja Avramov. Inébranlable dans ses convictions, elle me « révéla » qu’à Scheveningen, les Puissants du monde s’en étaient pris à son ancien étudiant. En effet, à travers le système de ventilation, ils auraient fait passer des gaz mystérieux s’attaquant à ses facultés mentales. Le succès avec lequel Milosevic, ces quatre dernières années, a rivalisé d’astuce pour se jouer de Carla del Ponte, a démontré de façon évidente combien étaient restées intactes ces manipulations chimico-parapsychologiques (s’agissait-il d’une guerre néo-corticale ?). Une autre conviction est également restée solide : la seule préoccupation du « siège social des cerveaux malades de Bruxelles et de Washington », serait de faire tomber le dernier bastion de résistance au Nouvel Ordre Mondial, au moyen de mystérieux médicaments contre la lèpre, contre lesquels même le patriotisme serbe le plus sincère ne pourrait servir d’antidote.
Milosevic et La Haye
Malgré tout, on ne peut toutefois nier qu’il régnait bel et bien, ces dernières années au tribunal de La Haye, une véritable peur de Milosevic. Selon les affirmations du colonel Svetosar Radisic, la Serbie possède « un climat génétiquement idéal pour permettre le développement d’énergies paranormales et de comportements extra-sensibles ». Le colonel et ses compagnons de lutte du groupe 69 ont corroboré cette affirmation lorsque, au milieu des années 90, ils ont réussi à assassiner, avec la seule force de la pensée, le secrétaire général de l’OTAN de l’époque, Manfred Werner ainsi que le président turc, Turgut Ozal. Lorsque Richard Mey, juge de La Haye, est mort lui aussi il y a deux ans, il fut clair pour tout le monde au tribunal qu’on ne plaisantait pas avec un accusé extra-sensible...
Quoi qu’il en soit, dans la prochaine édition du livre La commission trilatérale de Smilja Avramov, c’est certainement à Milosevic que reviendra le poste d’honneur sur la liste des hommes d’État victimes du Nouvel Ordre Mondial, liste sur laquelle figurent déjà John Kennedy, Olof Palme et Aldo Moro.
Les défenseurs de la théorie de la conspiration ne se désespèreront pas de la mort de Milosevic. Au contraire, ils chercheront dans cet événement inspirations et stimuli. Les explications de la conspiration ont souvent un ton apocalyptique potentiellement déprimant parce qu’elles partent de la supposition que les mauvaises intentions des Puissants conspirateurs se sont presque réalisées (la Serbie de Milosevic étant toujours restée l’ultime îlot de l’indépendance). Malgré cela, les théories de la conspiration ne sont pas désespérément pessimistes. Un peu paradoxalement, plus l’ennemi se fait fort et sans scrupules, plus l’on croit s’approcher de sa défaite finale. Les comportements indiquant l’inhumanité et l’absurdité des « créateurs du Nouvel Ordre Mondial » y sont expliqués comme des « mouvements de capitulation » prouvant que l’ennemi a été ébranlé. La lutte doit donc continuer, car la victoire du bien sur le mal est à portée de main.
Ainsi, une fois établi le fait que Milosevic a été tué parce « qu’il disait la vérité », ayant réussi avec un grand succès à démasquer et à déranger les plans anti-serbes des Puissants du monde, sa mort devient non seulement la preuve irréfutable de son innocence, mais aussi la confirmation que les théoriciens de la conspiration étaient depuis tout ce temps sur la bonne voie. Maintenant, ils doivent seulement se mettre au travail : par la parole mais aussi l’action, ils dévoileront les motifs anti-serbes des gouvernements de l’ombre, empêchant ainsi qu’avec l’aide des organisations non gouvernementales mondiales et autres traîtres locaux travaillant à leur solde, la Serbie ne soit réduite à « l’ancien pachalik de Belgrade ».
Les théories de la conspiration ont fortement marqué le gouvernement de Slobodan Milosevic et ne seront sûrement pas enterrées avec lui sous le tilleul de Pozarevac. La pensée anti-occidentale était et restera la marque permanente de l’idéologie politique conservatrice et de la culture politique populiste. Ses racines puisent profondément dans le régime de Milosevic, qui a duré douze années. Le conflit avec la communauté internationale des années 90 du siècle dernier a seulement mis au premier plan cette théorie de la conspiration. Elle devint pivot de la rhétorique serbe nationaliste et, en quelque sorte, elle l’est toujours.
Aujourd’hui, les explications de la réalité par le biais de la théorie de la conspiration ne sont pas limitées aux pages de la Grande Serbie [1] ou à la théorie de Kosta Cavovski, bien que ce soit là qu’elles s’expriment le mieux. Même au sein des forces politiques revendiquant l’entrée prochaine de la Serbie en Europe, existent des individus convaincus que, dans la relation entre la Serbie et l’Occident, tout n’est pas comme cela semble à première vue et qu’il existe des personnes travaillant de façon réfléchie à la subversion de l’intégrité territoriale et spirituelle de la Serbie et du peuple serbe orthodoxe.
Une constante de la pensée conservatrice serbe
Le Parti démocratique de Serbie (DSS), il y a sept ans, parlait de l’Europe comme d’un « satellite de William Jefferson Clinton », qui voulait faire de la Serbie une « semi-colonie dépourvue de quelque rôle actif que ce soit sur la scène internationale », et de Bruxelles comme d’un lieu où « l’on invente les persécutions, les exécutions de masse et les fosses communes » des Albanais du Kosovo. Ce même parti reconnaissait, dans le documentaire de la BBC, sur le « soi disant crime » de Srebrenica, un autre mensonge anti-serbe, une nouvelle figure de propagande et de manipulation. Exactement comme Milosevic avant eux, une partie de l’establishment politique actuel voit dans Georges Soros un ennemi considérable et dans les organisations non gouvernementales des espions et des traîtres, dont les activités subversives au compte de l’Occident menacent la Serbie. Ce climat d’ambivalence envers l’Europe et l’Occident, fait d’un mélange de peur et d‘espérance, de suspicion et de convoitise, représente un important lien symbolique entre la Serbie d’aujourd’hui et le contexte idéologique des années 90, créant un « terrain fertile à ce genre de théories », pour lesquelles on trouve toujours un public friand.
Au temps de Milosevic, le discours serbe sur la conspiration n’avait pas l’esprit subversif caractéristique de ce qu’on entend aujourd’hui dans le monde occidental. C’est parce que, à la différence de leurs collègues en Occident, les théoriciens serbes de la conspiration ne se sentaient pas menacés dans leur environnement. La Serbie de Milosevic, s’étant autoproclamée ultime bastion de la résistance à la conspiration mondiale et au Nouvel Ordre Mondial, était un repaire idéal pour les théoriciens de la conspiration de tous types. Pendant toute la durée du gouvernement de Milosevic, défenseur du « non » au Nouvel Ordre Mondial, les théoriciens de la conspiration se sentaient chez eux. Ainsi, leur attention pouvait se concentrer sur la machination de l’ennemi extérieur : le Groupe de Bilderberg, les « Juifs » ou tout simplement l’Occident. Quant à eux, les opposants politiques au régime serbe étaient considérés comme la « cinquième colonne » et une menace potentielle, mais cet aspect de la théorie de la conspiration restait à l’ombre de la dominante obsession d’une plus grande menace « externe ».
Cette présence permanente d’une méfiance envers l’Occident parmi les politiciens conservateurs, et leur façon de souligner les valeurs de la tradition et du nationalisme, domaine naturel de la théorie de la conspiration, représentent le lien symbolique de la Serbie d’aujourd’hui avec le contexte idéologique de la fin des années 90. Il semble d’ailleurs évident que les conservateurs serbes reconnaissent le potentiel de cette théorie dans la lutte contre leurs adversaires libéraux. Ainsi, ils ont tout intérêt à entretenir des liens avec ceux qui développent cette théorie.
S’il fallait prévoir l’avenir de la théorie de la conspiration, on pourrait facilement envisager sa survie. Il est improbable que la hantise de la conspiration telle qu’elle a été vécue pendant les années Milosevic se répète à nouveau, mais la théorie de la conspiration restera partie intégrante de la politique conservatrice et continuera d’être une arme dans la lutte contre les valeurs libérales et les influences occidentales.
#18 Papillon de nuit
Posté 11 avril 2006 à 00:49
J'affirme cela car le coup qu'a fait le FBI a un quebecois a ete fait de la meme facon : on l'emmene en prison, on le relache et il meurt de mort naturelle (crise cardiaque)...mais on a oubie qu'on l'a pique dans la prison.
voila ce que je pense.
En meme temps, je ne comprends pas pourquoi on veut savoir comment un mec comme lui est mort!!! Il en a tue aussi.
Ce message a été modifié par Papillon de nuit - 11 avril 2006 à 01:29.
#19
Posté 11 avril 2006 à 04:21
Citation
c'est qui ? c'est une personne connue ?
#20 Papillon de nuit
Posté 11 avril 2006 à 04:33
geispe, le Mardi 11 Avril 2006 à 04h04, dit :
Citation
c'est qui ? c'est une personne connue ?
Je vais te trouver le nom et editer ce message...ca bug mon ordi...
SERGE MONAST.
http://www.despatch....91_Concern.html
"A member of our accountability structure, Dorothy Dart, reports that a Canadian investigator into New Age globalism,
SERGE MONAST, has died of a “heart attack.” This man has faithfully exposed the New World Order for the last decade. His children were home-schooled, so the authorities took his eight year old daughter away, then his seven year old son was taken, as they said the parents were abusing them emotionally by stopping the children going to a State school. The father was then arrested, and spent the night in jail. Next day at home, he had a “heart attack.” He was 46 years old. This brave man has left a wife, who now has no family. Pray that she can get her little ones back. Our source said that the Canadian investigator, Serge Monast, wrote to her in Australia not long ago, saying he had been threatened many times, and did not except to survive. *(See report at article’s end)."
Ce message a été modifié par Papillon de nuit - 11 avril 2006 à 04:38.
#21
Posté 11 avril 2006 à 16:45
L'Humanité n'est ni toute blanche ni toute noire et l'Histoire est bien trop ambigue pour se contenter d'une justice manichéenne.
En outre, quand les décès se succèdent dans le cadre discret
d'une prison,qu'ils n'appellent aucune enquête,aucun regret,
aucun questionnement humanitaire,on est en droit de se demander ,et il faut se demander, si la juridiction ne devient pas peut-être à son insu un tantinet expéditive et revancharde.
La guerre qui est une histoire vieille comme le monde ,civile
ou internationale,est en elle même un crime contre l'Humanité
en général ,et contre les populations civiles en particuler.
Prétendre le contraire serait hypocrite; mais dire que seuls les vaincus par la force sont des criminels de fait me parait un
raccourci simpliste au XXI siècle!
Qui sont les coupables dans cet conflit?
-Ceux qui ont déclenché ou manipulé les séparatismes peu après la mort de Tito (bien avant que Milosevic n'arrive au pouvoir) dans l'espoir de reconquérir des zones d'influence
perdues dans le passé?
-Ceux qui ont défendu l'unité nationale envers et contre tous?
-Ceux qui sincères croyaient au bien-fondé de l'indépendance
-Ceux pour qui c'était une bonne affaire?
-Ceux qui en intervenant militairement dans ce conflit ont pris le parti des séparatistes au risque de créer un précédent
dont on ne peut mesurer la portée?
Toute cette tragédie,pour en arriver à des régions occupées, dévastées,livrées aux haines ethniques ,aux extrémismes religieux ,aux trafics en tous genres ,aux méfaits à long terme de l'uranium appauvri!
Se peut-il que pour un tel bilan il n'y ait qu'un seul type de coupable ?Je pose la question.
http://fr.news.yahoo...onse-selon.html
#22
Posté 15 avril 2006 à 13:15
Magnus, le Dimanche 12 Mars 2006 à 20h29, dit :

LA MAIN SECRÈTE EN BOSNIE
L'histoire non-racontee de l'"internationale anti-islamique" des serbes
La relation non-officielle des serbes et de l'ouest est eclaircie dans ce livre pour la premiere fois.
Vous pouvez lire l'histoire reelle de la terreur en bosnie seulement dans cet ouvrage.
Entre 1992 et 1995, les Serbes ont commis systématiquement un génocide contre les musulmans de Bosnie. Durant cette barbarie, l'Ouest n'a pas poursuivi la politique qui lui est communément attribuée. Une main secrète de l'Ouest apportait son soutien aux Serbes et à leurs actions par le moyen de méthodes professionnelles et sophistiquées.
Cet ouvrage parle en détail de l'alliance secrète entre Belgrade et les pouvoirs centraux qui constituent cette main secrète. Il décrit en plus comment cette alliance est née et a été formée au sein du développement historique du nationalisme serbe et les différentes sortes de méthodes utilisées tout en dirigeant la guerre en Bosnie depuis le derrière de la scène.
#23
Posté 15 avril 2006 à 21:27
que chacun raconte la sienne à ce sujet ,la plupart du temps sans jamais avoir mis un pied en Yougoslavie.
Tito était croate ,communiste,Milosevic était monténegrin!
Le séparatisme s'est manifesté juste après la mort de Tito.
Je ne sais pas si la Yougoslavie a bénéficié d'une aide secrète
de la part de l'Occident mais le résultat est là :ces régions que nous devions libérer de "la tyrannie" sont devenues des repaires de bandits ,bandits enrolés dans l'UCK sous l'oeil bienveillant de la coalition. C'est ça la Main Secrète?
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Danish terror case led police to Al-Qa'idah hacker
BBC Monitoring Europe (Political) - April 12, 2006, Wednesday
Text of report by Danish radio website on 12 April; subheadings as published:
The terrorism case in Bosnia against a Danish-Turkish man and a Swedish citizen has yielded a big result for the American authorities.
The arrests led to the exposure of an infamous computer specialist who called himself the Arabic terrorist James Bond or "Irhabi 007."
Terrorist 007
"Irhabi", which means terrorist in Arabic, has been causing both the British and American intelligence services problems for a couple of years and acted as an Al-Qa'idah warrior on the Internet, for example by hacking into the Arkansas' traffic ministry's Internet site.
From there "Irhabi 007" published everything from decapitations in Iraq to Al-Qa'idah recruitment films and weapons manuals, Newsweek magazine recently revealed. The magazine bases its information on unnamed sources in the American intelligence services.
The Al-Qa'idah hacker is also suspected of training terrorist sympathizers in fighting on the Internet.
Plans for attacking the White House
Two days after the action in the Balkans the British police went into action against three people who are suspected of planning a terrorist attack on the White House.
One of the three people arrested is 22-year-old Younis Tsouli. According to well-informed American intelligence services he later turned out to be the man behind the alias "Irhabi 007", Newsweek reports. The hacker's identity was revealed by chance.
Central sources in the American anti-terrorism authorities are talking of a major catch. It is said that the Arab "Terrorist 007" is an extremely clever computer specialist who has been linked with many Islamic terrorists online, including the Iraqi insurgent groups which are thought to be led by infamous Al-Qa'idah leader Abu Musab al-Zarqawi.
Al-Zarqawi has taken responsibility for several terrorist bombings in Iraq.
Big fish
Site, a private American organization which monitors Islamic extremists on the Internet, is also talking about a big fish. "Irhabi" is described as an infamous hacker who has been peerless in supplying Islamic extremists on the Internet with knowledge and expertise.
"He played an important role for Islamic extremists on the Internet. He enabled them to communicate, recruit and spread their radical ideology over the Internet. For example, Irhabi published horrific images from the war in Iraq and various weapons manuals on the Internet. He is also an expert in hacking and taught others how to spy on their enemies on the Internet without being detected," the head of Site, Rita Katz, tells Ritzaus [Danish news agency].
The British prosecuting authorities are now preparing a case against Younis Tsouli/Irhabi 007. This covers conspiracy to kill and planning terrorist acts.
According to Newsweek the trial will begin next January and if the Arab James Bond is convicted it will be a long time before he is online again.
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Source: Danmarks Radio website, Copenhagen, in Danish 0532 gmt 12 Apr 06
Copyright 2006 British Broadcasting Corporation
Posted for Fair Use only.
#24
Posté 18 avril 2006 à 20:49
Les mystères de La Haye : pourquoi la porte-parole de Carla del Ponte a-t-elle été limogée ?
Traduit par Persa Aligrudic
Publié dans la presse : 14 avril 2006
Mise en ligne : mardi 18 avril 2006
Sur la Toile
La nouvelle du limogeage de Florence Hartmann a d’abord circulé comme une rumeur, puis elle a été confirmée officiellement par un communiqué annonçant son remplacement par Anton Nikiforov, diplomate russe et conseiller de Carla del Ponte. Ce règlement de compte est un coup directement porté contre la Procureure générale.
Par Dejan Anastasijevic
Les tuiles n’en fissent pas de pleuvoir sur Carla del Ponte. Tout d’abord, avec la mort soudaine de Slobodan Milosevic, la Procureure générale du TPI est restée sans joyau sur la couronne de sa carrière. Ensuite, à cause de raisons politiques importantes, Bruxelles a prolongé le délai fixé à la Serbie pour l’arrestation du général en fuite Ratko Mladic. Enfin, brusquement et sans explications, elle se retrouve privée de Florence Hartmann, sa porte-parole et sa plus proche collaboratrice depuis de longues années.
Spéculations et rumeurs
Aucune explication n’a été donnée, hormis la courte information selon laquelle Florence Hartmann s’occupera à l’avenir de « projets spéciaux », et qu’elle sera témoin au procès mené contre Veselin Sljivancanin que l’on juge, avec deux autres anciens officiers de l’Armée populaire yougoslave (JNA) pour le massacre commis sur le domaine agricole d’Ovcara, près de Vukovar. C’est le malheureux Anton Nikiforov qui a eu le devoir de transmettre l’information au public, tandis que Carla Del Ponte et son ancienne porte-parole sont restées injoignables. Par un concours de circonstances, tout s’est passé le jour même où l’hebdomadaire zagrebois Globus publiait une interview de Florence Hartmann, titrée : « Je passe plus de temps avec Carla qu’avec mes enfants ».
La manière dont cela s’est passé a immédiatement provoqué des spéculations dans toute l’ex-Yougoslavie : les tabloïds et les théoriciens du complot ont flairé le sang. Certains ont vu la cause du limogeage dans l’interview mentionnée, en lisant à travers les lignes une certaine critique de la Procureure. Les tabloïds pleins d’imagination de Belgrade affirmaient que Florence Hartmann avait caché aux journalistes la « vérité » sur le meurtre de Milosevic, tandis que d’autres écrivaient qu’elle avait été découverte comme agent des services secrets croates.
Le quotidien Politika, dans un texte intitulé « Départ d’une porte-parole haïssable », affirme qu’elle était en guerre avec « un nombre record de journalistes, non seulement ceux des pays de la région mais aussi avec les grands journalistes occidentaux ». « Les correspondants de La Haye se plaignaient fréquemment de son comportement aux responsables du Tribunal, et la réponse qu’ils obtenaient le plus souvent était que Florence Hartmann se comportait de la même façon avec ses collègues du Parquet ».
Bien que cette affirmation n’ait été appuyée par aucun exemple concret, ce même journal a lancé une autre accusation, sans argumentation : elle « envoyait aux militants des droits de l’homme à Belgrade des documents sur les criminels de guerre suspectés pour, ensuite, lorsque les documents étaient révélés au public, faire tout son possible pour expliquer qu’ils n’avaient rien à voir avec le Parquet ». Enfin, Politika affirme que le principal auteur du limogeage serait précisément le nouveau porte-parole Nikiforov.
Tirs par devant et par derrière
En essayant de démêler le vrai du faux dans cette rocade, nous n’avons pas réussi à trouver des arguments en faveur de la thèse de Politika sur l’impopularité universelle de Florence Hartmann parmi les journalistes et le personnel du TPI. Au contraire, correspondante durant de longues années pour Le Monde, elle est en général quelqu’un de connu et d’apprécié par ses collègues, tout au moins par ceux qui ne sympathisaient pas Milosevic (en 1994, avec un groupe de treize éminents correspondants étrangers, dont faisait partie Lora Silber, auteur du livre et de la série Mort de la Yougoslavie, elle a été privée de permis de travail en Serbie).
L’auteur de ce texte, qui avait souvent des contacts professionnels avec elle, durant les deux phases de sa carrière, n’a jamais remarqué un brin d’arrogance dans son comportement. La fonction de porte-parole, au demeurant, implique obligatoirement une certaine tension dans la communication avec les journalistes, mais des altercations sporadiques peuvent difficilement être une raison de limogeage.
Notre source au Parquet, étroitement informée des raisons du limogeage mais qui insiste pour conserver l’anonymat, précise qu’il y a un peu plus de vérité dans l’idée que Florence Hartmann n’était pas bien vue parmi certains fonctionnaires du Tribunal, y compris Anton Nikiforov. « Ils ne l’aimaient pas parce qu’elle était très proche de Carla et qu’elle n’était le pion de personne ». Cette source ajoute que Florence Hartmann, après le vacarme qui a suivi la mort de Milosevic, a pris quelques jours de repos, et ses ennemis en ont profité pour préparer sa mise à mort à l’aide « d’une affaire gonflée ».
Cette même source affirme que Florence Hartmann ne traitera « aucun projet spécial », mais qu’on attend tout simplement que son contrat avec le Tribunal se termine fin octobre. « Elle est en fait licenciée sans explication. Elle aurait pu au moins se défendre avec ceux qui, en attaquant le parquet, tiraient sur elle par devant, mais elle ne s’attendait pas à recevoir une balle dans le dos », raconte notre interlocuteur. Nous n’avons pas réussi à obtenir plus de détails, tandis qu’Anton Nikiforov, dans un entretien avec notre journal, a résolument démenti tout lien avec cette affaire, et il a qualifié les textes de Politika « d’abus ».
Les heurts et les intrigues au sein d’une maison n’ont rien d’inhabituel, surtout quand il s’agit d’une importante organisation internationale qui représente pour beaucoup de gens une épine dans le pied, mais cette affaire est un mauvais présage pour le Tribunal. La mort de Milosevic a encouragé certains puissants adversaires du Tribunal, que les uns considèrent comme une menace pour les intérêts nationaux et les autres comme une entreprise de propagande qui a échoué. Cette dernière remarque est de plus en plus fréquemment entendue aux USA, qui ont longtemps été le principal sponsor du tribunal, mais qui commencent maintenant à remettre en question son efficacité.
Il est bien connu que ces derniers temps le TPI fait face à de lourds problèmes de financement et qu’il est contraint de plus en plus à faire de sérieux compromis de divers côtés. Vu dans ce contexte, le départ de Florence Hartmann représente un coup porté à Carla del Ponte, qui a perdu non seulement une proche collaboratrice mais aussi le bouclier vivant qui, pendant cinq ans et demi, s’est tenue entre elle et l’opinion publique souvent d’humeur hostile. Les procureurs sont rarement aimés et Carla del Ponte a souvent contribué par son attitude à assoir son image de mégère. Son contrat expire aussi dans quelques mois, il ne faut donc pas s’étonner si au lieu de le prolonger, on lui proposera de travailler sur un « projet spécial ».
http://balkans.courr...rticle6617.html
#25 Papillon de nuit
Posté 19 avril 2006 à 21:30
Voici un resume de l'histoire :
http://www.prisonpla...vicmurdered.htm
QU'EST-CE QUE MILOSEVIC A VOULU REVELER?
Il voulait appeler Clinton a la barre comme temoin. Les vrais responsables de cette guerre etaient CLinton, l'OTAN, Clark.
A votre avis, comment de tels dictateurs arrivent au pouvoir? l'aide des USA!!! toujours pareil.
Ce message a été modifié par Papillon de nuit - 19 avril 2006 à 21:37.
#26
Posté 19 avril 2006 à 22:17
#27
Posté 19 avril 2006 à 22:45
#28
Posté 24 avril 2006 à 17:42
The Associated Press - April 17, 2006 Monday 7:11 PM GMT
BYLINE: By WILLIAM J. KOLE, Associated Press Writer
traduction:
Des militants islamiques en relation avec Al-Qaïda et d'autres groupes terroristes ont quadrillé les Balkans pendant plus de 15 ans dixit un rapport relatif leurs activités en Bosnie.
L'analyse conjointement faite par les Renseignements Américains et Croates et obtenue par L'Associated Press,dit que les extrémistes financés en partie par la contrebande de la drogue ont essayé d'infiltrer l'Europe de l'ouest depuis l'Afghanistan et l'Est via la Turquie ,le Kosovo et l'Albanie.
Le rapport met en évidence ce que les autorités suspectaient depuis longtemps :c'est à dire que les terroristes avaient tiré un avantage de la porosité des frontières pour mettre en routes d'éventuelles attaques n'importe où en Europe.
Ils venaient pour chercher un support logistique ,un soutien financier ,pour avoir des contacts, pour obtenir des instructions ou pour se cacher pendant un certain temps de ceux qui les suivaient a déclaré monsieur Dragan Lukac , député ,directeur du SIPA Bosnie qui est l'équivalent du FBI.
Des milliers de combattants islamistes ou des moudjahedins
sont venus en Bosnie pour combattre aux côtés des musulmans pendant le guerre de 1992 à 1995;mais les militants ,y compris ceux qui sont suspectés d'avoir des liens avec Al-Qaïda étaient actifs dans la région bien avant de se fondre dans le conflit ethnique ,peut-on lire dans le rapport.
S'y trouvait Kamr Ad Din Khirbani : membre du groupe armé algérien GIA venu à Zagreb en Croatie en 1991 pour mettre sur pied une organisation d'aide humanitaire à la demande personnelle du leader d'Al-Qaïda Osama Ben Laden, peut-on lire dans le rapport.
Il y est dit que Khirbani se servait de l'organisation Al-Khifa
pour infiltrer les membres du GIA en Bosnie et on y affirme
que l'Iran et d'autres pays arabes non identifiés finançaient l'opération par le biais de transferts d'argent liquide.
Le GIA étant derrière une série d'attentats qui ont frappé Paris en 95 dans le métro faisant 8 morts et des centaines de blessés.
Le rapport n'établit aucune connexion entre ces attaques et
Khirbani ,mais la CIA y a pensé.
La connexion algérienne est bien connue des autorités bosniaques ,on pense que Belkacem un des six bosniaques, d'origine algérienne détenu par l'armée US à Guantanamo
aurait passé plusieurs coups de fil à Abdi Zubaydah soupçonné d'être le chef des opérations Al-Qaïda en Afghanistan et l'aide de Ben Laden.
Cependant le Général de Brigade US Louis Weber commandant en chef des troupes de l'OTAN en Bosnie dit que la plupart des Bosniaques sont modérés et laïques et que la menace de terrorisme est faible " parce qu'il n'y a pas
une large communauté qui soutient ce genre d'activité ici"
http://www.slobodan-...ws/ap041706.htm
-------------------------------------------------------------------------------commentaire:
Ces combattants islamistes se trouvaient dans la région bien avant les guerres de Bosnie et du Kosovo et ils n'étaient pas là en villégiature ,la suite des évènements l'a prouvé puisqu'ils ont combattu aux côtés des musulmans de l'endroit.
Vous croyez que Milosevic ne le savait pas? vous pensez qu'il était d'accord? A sa place on aurait fait quoi?
La communauté internationale a fermé les yeux sur la présence et les agissements de gens qu'elle diabolise aujourd'hui.En réalité on peut être un terroriste acceptable à condition de servir les projets mondialistes.Ce n'est certes pas le moyen le plus sûr d'être respecté ou respectable .










