~"The Black Matrix"~
#61
Posté 07 avril 2006 à 16:19
Je ne crois pas que ce soit le fait de pouvoir palper physiquement des objets avec ses sens extérieurs qui donnent la primauté de preuve ou de science en quoi que ce soit.
Un inventeur pense dabord l'objet qu'il va concevoir, donc avant d'exister physiquement l'objet existait dans l'esprit de celui; donc si je vous suis.. si l'objet n'existe pas physiquement et être soumis à des tas d'analyses il ne peut exister dans l'esprit de l'inventeur?
#62
Posté 07 avril 2006 à 16:30
Citation
Evitez de faire preuve de mauvaise fois par pitié...ça fait pas avancer le débat...
Citation
Non, selon l'expression de Kant, il existe "en puissance". Il n'est pas réalisé mais il est conçu en idée. Seulement je vois pas le rapport avec le reste..
Citation
je demande un décodeur...
#63
Posté 07 avril 2006 à 16:36
#64
Posté 07 avril 2006 à 16:39
En plus on est plus du tout dans le sujet donc moi j'arrête de parler de ça.
#65
Posté 07 avril 2006 à 16:53
#66
Posté 19 avril 2006 à 23:11
par Dieudonné Gnammankou
Dans une récente livraison, le Courier ACP-UE trace un étonnant constat des premières migrations de l'Afrique sur l'Europe. Sous le titre "Le passé: modèle d'avenir?" le journal passe en revue la traite transsaharienne des captifs africains vers le monde arabo-musulman, de la Méditerranée à l'Euphrate. Une main d'oeuvre servile périodiquement acheminée vers les ports européens, vendus...en Espagne, au Portugal, en France, en Angleterre, en Hollande, en Allemagne et dans les pays scandinaves. L'auteur de l'article Dieudonné Gnammankou, Maître de conférences en Etudes Slaves, revient dans les lignes qui suivent sur les réalités de vie de ces citoyens européens pas comme les autres.
Les Africains d'Europe n'étaient pas réduits à la seule condition servile. Des milliers d'entre eux étaient des citoyens européens à part entière. Ils appartenaient à toutes les couches sociales: serviteurs, maîtresses, ouvriers, artisans, galériens, soldats, marins, officiers, généraux, étudiants, philosophes, musiciens, écrivains, peintres, ingénieurs, riches propriétaires terriens, ducs, princes, religieux, saints, sportifs,etc.
Parmi eux, des figures d'excellence ont émergé dans toute l'Europe: ils sont des centaines à avoir été de véritables célébrités à leur époque., du 13e au 19e siècle. Et tous ne sont pas connus car la recherche sur ces Africains célèbres de l'histoire européenne ne fait que commencer.
En Angleterre
En 1997, la National Portrait Gallery de Londres a consacré une exposition et des conférences à Ignatius Sancho, ancien esclave africain devenu un homme de lettres célèbre en Angleterre au 18e siècle. Sancho fut dramaturge, critique d'art et de théâtre, compositeur et protecteur de jeunes écrivains. Il a écrit Theory of Music et sa correspondance avec des personnalités anglaises publiée après sa mort en 1780 - Letters of the late Ignatius Sancho, An African- a été un succès en librairie.

ignatius sancho
En Italie
Au 13e siècle, un Africain, Jean le Noir, protégé par Frédéric II, fut vizir du royaume de Sicile. Au début du 16e siècle à Venise, Anne, une femme noire surnommée la Cléopâtre italienne pour sa très grande beauté, fut la maîtresse du cardinal de Médicis (futur pape Clément VII). De cette liaison naquit un fils, Alexandre de Médicis dit le Maure, qui devint le premier duc de Florence.

Alexandre de Médicis
En Espagne
L'Africain Juan Latino (1516-vers 1595) était l'un des plus grands poètes et érudits de l'Espagne du 16e siècle. Il enseigna le latin et le grec à l'Université de Grenade. Son poème en latin, l'Austriade, dédié à son protecteur et ami don Juan d'Autriche, vainqueur des Turcs à Lépante (1571), est considéré comme "un des monuments de la littérature espagnole du 17e siècle".
En Allemagne
Originaire de l'actuel Ghana, le philosophe Anton Amo a vécu au 18e siècle en Allemagne. Amo a publié trois ouvrages de philosophie et enseigné dans les Universités de Halle, Wittenberg et Léna. Il fut Conseiller à la cour de Berlin avant de retourner vers 1753 en Afrique.
En Russie
Abraham Petrovitch Hanibal (1696-1781) né à Logone au Cameroun, est l'Africain le plus célèbre de l'histoire russe.

Abraham Petrovitch Hanibal
Ingénieur savant, auteur en 1725-1726 des traités Géométrie Practique et Fortifications, il fut directeur technique et général en chef de l'armée impériale russe. Il a dirigé pendant de nombreuses années tous les grands travaux en Russie et est le fondateur de la ville d'Elisabethgrad, (Kirovograd, Ukraine). Le plus grand poète de Russie, Alexandre Pouchkine, est son arrière-petit-fils.

alexandre pouchkine
En France
Le célèbre Alexandre Dumas était le petit-fils d'une Africaine, esclave à Saint-Domingue.

Alexandre Dumas
http://www.agencetro...ch/memoire.html
Ce message a été modifié par ViTuS - 19 avril 2006 à 23:58.
#67
Posté 19 avril 2006 à 23:41
Henry de Montherlant
« La justice n'est que le rêve imbécile de quelques hommes. L'injustice est la volonté même de Dieu. »
Anatole France
#68
Posté 20 avril 2006 à 02:15

Portrait de couronnement de la Reine Sophia Charlotte, épouse du Roi anglais George III (1738-1820), descendante directe de la lignée de Margarita de Castro y Sousa, une branche noire de la Chambre royale portugaise.
Carthage :
Les carthaginois ont aussi envahi l’Espagne (Hamilcar Barca et son fils Hannibal) cependant beaucoup croient que c’était un peuple sémite (il y avait sûrement quelques sémites car Carthage était une ville prospère).
Eugène Pittard dans son livre « Les races et l’histoire » rapportant Bertholon un archéologue français qui a participé aux fouilles archéologiques de Carthage :
« D’autres ossements retrouvés dans la Carthage punique (c’est-à-dire avant l’invasion romaine), déposés au musée Lavigerie, proviennent de sujets découverts dans les sarcophages particuliers et appartenant vraisemblablement à l’élite carthaginoise. Les crânes sont presque tous dolichocéphales...une face plutôt courte.... » Page 411
La dolicéphalie et la face courte caractérisent les peuples noirs.
« ...Le magnifique sarcophage de la prêtresse de Tanit, découvert par le professeur Delattre. Ce sarcophage, le plus orné, le plus artistique de ceux qui ont été trouvés, et dont l’image extérieure représente probablement la déesse elle-même, doit avoir été la sépulture d’un très haut personnage religieux. Or, la femme qui y était enfermée présentait des caractères négroïdes. C’était une africaine de Race ! » Page 410
Et une sommité américaine à propos de Carthage S.Gsell (archéologue, anthropologue) conclut lui-même à l’issue de ses fouilles que :
« ...L’analyse anthropologique des squelettes trouvés à Carthage prouve qu’il n’y a pas d’unité raciale ou ethnique ... Le type sémitique caractérisé par une face ovale, un nez fin aquilin n’a pas été retrouvé à Carthage. D’un autre côté le type dolicéphale avec une face courte, un corps plus allongé que les jambes est commun aux squelettes retrouvés au Liban et à Tyre (correspond aux Phéniciens qui étaient aussi négroïde), par contre la majorité de la population carthaginoise était négroïde... »
African presence in Early Europe : pages 137 et 138.
Ensuite il y a une représentation montrant des pièces de monnaie de l’époque d’Hannibal avec un éléphant au recto et une face d’homme au verso et les traits sont celui d’un négro-africain et le professeur Snowden (qui a écrit un livre sur la présence des noirs dans l’antiquité très intéressant,"Blacks in Antiquity" en 1970) conclut que ce sont les conducteurs d’éléphants qui sont représentés et pas Hannibal lui-même mais Gilbert et Colette Charles-Picard (spécialistes de Carthage) disent que ce sont toujours les membres de l’aristocratie et des dieux du panthéon qui sont représentés sur les pièces carthaginoises.
La présence africaine dans la royauté Française:
Alessandro de Médicis était le fils du pape Clément VII et d’une femme noire nommée Anna, il épousera ensuite la fille de Charles V empereur d’Allemagne, d’Espagne et d’Autriche ;
Toutes les cours royales ont subi ce métissage et même la cours royale française.
En effet un historien anglais Roi Ottley écrivait en 1952 :
« Trois rois français ont eu des maîtresses noires, la reine de louis XIV, Marie-Thérèse a donné naissance à une fille noire Louise Marie dont le père était un nain noir appelé Nabo...La fille fut appelé la maure et cachée du public dans un couvent à Moret avec une pension royale de 300 livres par an.... »
Mais il y en a plus que cela car Francis I lui-même avait une maîtresse kamite.
Louis XV eut un enfant avec une afro-caraïbéenne, Mademoiselle de Saint Hilaire, et ce garçon réclamera le trône de France.
Louis XVI aussi était un lui aussi choisissait souvent la compagnie de femmes kamites dans le bordel royal, le parc aux cerfs.
Selon Michelet le premier amour de Louis XIV était une femme africaine nommée Jeanne.
Cependant sa femme la reine Marie Thérèse alla beaucoup plus loin.....
Mr de Beaufort lui apporta du Dahomey un nain négro-africain appelé ou surnommé Nabo. Il est dit que Louis XIV absorbé par les « affaires royales » consacrait peu de temps à sa reine qui donc se rapprocha (et quel rapprochement !) de son jeune esclave noir.
En 1656 naquit l’enfant né de cette union une jeune métisse appelé Louise Marie, au grand désespoir du roi fou de rage, les docteurs tentèrent de le calmer et d’expliquer la couleur et les traits de l’infante par une maladie, un des docteurs tenta même d’expliquer ce métissage par les regards de ce jeune esclave lancé à la reine (sic)....
Cependant Nabo mourut dans des circonstances douteuses avant la naissance de sa fille (il faut rappeler qu’il était un jeune adolescent en pleine force de l’âge).
Ce fait est connu dans les annales de l’aristocratie française mais effacé des livres d’histoire car Louise Marie serait morte à sa naissance selon les historiens français ce qui est faux car Mademoiselle de Montpensir rappel dans ses mémoires que :
« ...la reine était exaspérée et blessée par les moqueries suite à la naissance de l’infante qui ressemblait au nain noir Nabo qui lui a été offert par Mr de Beaufort... Et que l’enfant n’allait pas survivre et que je devrais pas le dire à la reine.... Je suis allée lui rendre visite au Louvres quand elle se porta mieux, elle me dit que tout le monde rie à la vue de l’enfant et qu’elle ressenti une grande peine suite à ces moqueries.
Le Duc de Saint Simon parla lui aussi des secrets de la cours et s’étonna du fait que, la reine Marie Thérèse ainsi que ses enfants c’est-à-dire le dauphin et la princesse aillent rendre visite à cette jeune femme noire et lui montrent les plus grands signes de considération.
Dans cet article du professeur Edward Scobie dans African presence in Early Europe, un chercheur en histoire afro caraïbéen, il nous dit que le portrait de cette jeune femme était présent à la librairie de sainte Geneviève dans le quartier latin, qui portait l’inscription suivante : « ....Documents concernant la princesse Louise Marie fille de Louis XIV et de Marie Thérèse.. »
Cependant le portrait de cette jeune femme (reproduit à la page 211) est celui d’une noire !!!!
Ce qui prouve qu’il y a eu omission car l’union de deux blancs ne peut provoquer la naissance d’une jeune femme avec des traits négroïdes....Mais pour ce cas il est vrai que la maxime « toute vérité n’est pas bonne à dire » s’applique.
La reine de France, femme de Louis XIV le ‘Roi Soleil’, ayant un amant qui était un esclave africain père de son enfant, c’est effectivement un dossier très, très, très lourd"
Par ailleur, voici ce qu'on peut trouver dans la Collection de Sir Thomas Wriothesley garter king of Arms (1504-1534)

Maures dans une armoierie de la noblesse du Yorkshire dans le livre "Golden age of the moor"

Mauresse dans le livre "African presence in ealy Europe"
Les Maures en Espagne
Des sources arabes parlent de la présence de ces soldats négro-africains présents lors de l’invasion musulmane de l’Espagne :
Ibn Husayn (vers 950) qualifie les troupes de Tarik Ibn Ziyad (qui était de la tribu des berbères Nafza) de Soudanaises, et en arabe le terme Soudan définit la race noir ;
Ibn Hayyans (1160) dans son livre ‘Dhikr Bilad al Andalus’ parle de la pésence d’au moins 700 soldats négro-africains dans l’armée de Tarik Ibn Ziyad ;
Ibn Al-Athir (1234) parle aussi de cette présence des noirs dans l’invasion de l’Espagne dans son livre ‘Akbar Majmu’a’

SUNNI ALI BER - ROI DU SONGAÎ - 15ème siècle
Les sources espagnoles :
Dans le livre ‘Primera cronica general’ du roi Alfonso X dit le sage (milieu du 13ème siècle) il fait l’observation suivante sur les maures (basée sur les récits de l’invasion des Almoravides au 11ème siècle) :
"Leurs visages sont noirs, les plus beaux d’entre eux sont noirs comme l’ébène " cité par Bernard Lewis, ‘Race and slavery in the Middle Age’ page 19 (1990).
Dans le livre illustré de personnages maures (Alfonso X), "Cantigas de Santa Maria" qui date aussi du 13ème siècle et retraçant la période des Almoravides, la majorité des maures qui y sont représentés sont aussi des négro-africains.
Dans les cantigas les noirs sont représentés comme membres de l’aristocratie, et des forces armées, et ils y sont aussi souvent diabolisés, car ces soldats ont causé de grosses pertes aux forces espagnoles et en ont connu eux aussi ; mais comme le dit l’historien français Jean Devisse :
"Les catalans ont été les premiers à être exposés à la puissance de combat de ces hommes noirs, avec le temps le sentiment d’animosité envers les Ethiopiens a été transféré vers les maures noirs".
Un blason du royaume d’Aragon datant de 1289 représente quatre rois ou princes négro-africains (ils portent des couronnes) battus et décapités (‘separada del tronco su negra cabeza’) par les forces chrétiennes de Pedro I en 1086. Une photo de ce blason est disponible dans l’ouvrage de Ivan Van Sertima, ‘Golden Age of the Moor’ page 41.

Les sources scandinaves :
Une source scandinave datant du 13ème siècle parle aussi de la présence de ces noirs dans les armées maures, il s’agit de "Orkneyinga Saga" écrit par un historien scandinave Earl de Orkney (Islandais) traduit en 1978 par H.Palsson, et rapporte à propos d’une bataille entre les vikings et les soldats sarrasins :
"...les deux camps se retrouvèrent face à face, les sarrasins que nous appelons ‘les infidèles’ de Mohammed étaient là, et parmi eux il y avait beaucoup d’hommes noirs, qui montrèrent une forte résistance....les soldats noirs de braves garçons, certains ont été capturés d’autres tués...ils se vengeront de nous par la suite avec la même générosité".
Finalement on peut dire que les preuves historiques (récit des anciens, les peintures d’époque, les armoiries des familles européennes etc) nous montrent que les négro-africains ont eu un grand rôle dans l’invasion islamique de l’Espagne.
Beaucoup d’historiens américains pensent que ces maures détenaient aussi la science des égyptiens anciens (le système d’irrigation des jardins en Espagne était inspiré du système d’irrigation utilisé par les anciens kamits et ce système n’était connu qu’en Afrique), d’ailleurs Léon l’Africain affirme que les arabes lors de la conquête de l’Afrique ont brûlé des quantités énormes de livres...Si on tient aussi en compte que tous les érudits négro-africains écrivaient et parlaient l’arabe littéraire comme le savant Ahmed Baba par exemple, il n’est pas impossible que l’on puisse découvrir derrières de grands noms de scientifiques musulmans du moyen âge des négro-africains. C’est un domaine à explorer.

IDRIS ALOOMA - SULTANT DU BORNU - 16ème siècle
De Fontenelle (1657-1757) disait à propos de la ville de Grenade :
"Les maures de Grenade, un peuple de petits noirs, brûlés par le soleil, pleins d’esprit et de joie, toujours aimant, faisant de la prose, fondus de musique, organisant des festivals, des danses et des tournois tous les jours".

MANSA KANKAN MUSA - ROI DU MALI - 14ème siècle
Dans l’ouvrage de l’historien et anthropologue ecossais David Macritchie "Ancient and modern Britons" Vol I et II publié en 1884,

Il y dit que l’analyse des squelettes les plus anciens retrouves en ecosse demontre la presence d’austroloides, il y a eu des royaumes noirs en ecosse,leurs descendants sont les : Douglas, Morrison ,Murray, Murdoch,etc
Il nous dit que des ceremonies Ashanti sont presentes chez les anciens ecossais et qu’elles sont probablement heritees d’ancetres africains.
En 1954, Cheikh Anta Diop nous disait que le roi dans le royaume du Ghana etait appele MAGA et il faisait la relation avec le MAC des ecossais.
David Macrictchie nous dit dans le volume II que certains rois en ecosse etaient appele MAGA DUBH durant le moyen age MAGA=Roi et DUBH= Noir en ancien ecossais. Donc le terme MAGHA avait le meme sens chez le ecossais que pour les rois SONINKES du Ghana. Il dit aussi que les ancetres de ces ecossais noirs etaient probablement originaires de l’afrique de l’ouest...
Il y a une image d’un chevalier noir normand avec son epouse qui se trouve dans cet ouvrage de Macritchie avec plusieurs autres retracant les ancetres noirs (hommes et femmes) des rois anglais,ecossais et meme allemands (les descendants des schwartz qui en allemand signifie noir) representés dans leurs armoireries ancestrales familiales.
Il faut signaler que cet ouvrage date du 19 eme siecle...
David Macricthie dit que des noirs ( Paleolithique, antiquite, moyen age) sont venu des regions suivantes pour s'installer en Grande Bretagne: ESPAGNE,ARABIE,EGYPTE,ETHIOPIE, AFRIQUE DE L'OUEST, INDE, PERSE, AFRIQUE DU NORD ET DANEMARK.
Il est interessant de noter que MACRICTHIE fait de la Danemark un pays avec une forte population negre, d'ailleurs parmi les vickings qui ont envahi la GB il y avait beaucoup de negres.
Ces noirs etaient des architectes, scientifiques et des maitres de l'ocean ( navigateurs experimentes).
Les temoignages des historiens romains tels que CLAUDIUS, PLINY,TACTUS et meme JULES CESAR decrivent les anciens habitants de la GB comme NOIRS (MAURI), ETHIOPIOS, CUM NIGRIS GENTIBUS,NIGER, NOIR, DUBH qui est le mot celte pour designer la couleur noire...
Higgins est lui aussi de cet avis ainsi que Massey, car ils disent que ces noirs ont invente le systeme des lettres, d'ailleurs Massey ainsi qu'Higgins et MacRitchie reconnaissent que les habitants de l'Egypte antique (kemet) etaient des negres, fait exceptionnel qu'il faut souligner sachant que les historiens europeens et occidentaux ( surtout au 19 eme siecle) ont tout fait pour deshumanifier le negre.
Macritchie dit que ces negres ont apporte la ceremonie du "sang" Ashanti, la danse maure, la danse du mariage etc.
Durant l'antiquite Septimius Severus l'empereur negre a conquis la GB et y installe plusieurs dignitaires africains ( vers 200 AV JC cf "Septimius Severus the african Emperor" d'Anthony Birley ).
Les historiens romains (TACITUS entre autres) durant l'antiquite parlent de l'invasion de l'Asie du Nord cad L'EUROPE actuelle par les Fari NEGRES Senwroset ( sesotris)et Thoutmose ( Toutmosis III) c'est comme ca que l'on explique la presence du culte D'ISIS (ASET) chez les anciennes tribus germaniques d'Europe Centrale).
Geoffroy de Monmouth ( vers 1100) un historien gallois dit lui aussi que ces menhirs et dolmen ont ete apporte D'afrique par des Geants africains, Giraldi Cambresis (vers 1146) a la meme opinion que lui...
Geoffroy de Monmouth nous dit qu'un roi AFRICAIN nomme GORMUND a dirige L'IRLANDE au 6eme siecle apres JC durant la periode anglo-saxonne en GB, ce roi les avait aide a combattre les rebellions en GB.
Snori Sturlusson (1179-1241) un Islandais dit a propos de la scandinavie (SVITHJOTH) qu'il a explore a cette epoque:
"Il y a plusieurs tribus et plusieurs dialectes, il y a des geants et des nains, il y a des hommes noirs et plusieurs tribus etranges"
Il parle aussi de HALDAN THE BLACK qui etait un negre et le 1er roi a avoir unifie la NORVEGE.
Thorhall le vicking noir qui grace a ces talents de navigateurs a decouvert les USA 500 ans avant COLOMB ( Macricthie).
Il y a les memes similitudes entre le dieu scandinave THOR et le dieu SHANGO (niger) selon FROBENIUS....
Cependant il faut souligner que TOUS les anciens habitants de la GB et de la scandinavie n'etaient pas des negres.
Ce message a été modifié par ViTuS - 20 avril 2006 à 02:24.
#69
Posté 15 mai 2006 à 23:04
Tout commence il y a quarante ans, avec la découverte de la momie d'un enfant noir. Il y a 5 500 ans, après sa mort, à l'âge de 2 ans et demi, il fut embaumé puis mis dans un sac dans la position du foetus. Cette petite momie va complètement remettre en cause ce que l'on croyait savoir sur les civilisations antiques de la région et, notamment, sur la naissance de la grande Egypte.
C'est une véritable enquête policière que propose le film de Chris Hooke. L'énigme est la suivante : comment se fait-il que la momie d'un enfant noir, vieille de 5 500 ans, ait pu être découverte en plein Sahara, alors que les Egyptiens ne sont censés avoir inventé la momification que mille ans plus tard ?

Que faisait là cet enfant ? Qui l'a momifié de façon si sophistiquée ? Cette tradition est-elle née au Sahara et non en Egypte ? Les questions s'enchaînent. Elles ont généré des années de travail pour plusieurs archéologues et chercheurs, dont Savino di Lernia, de l'université de Rome, archéologue qui va servir de guide, tout au long du film, jusqu'à la résolution du mystère.
On apprendra ainsi que, il y a 5 500 ans, le Sahara libyen n'était pas le désert aride qu'il est devenu. Bien au contraire, il était relativement vert et giboyeux, probablement assez proche des paysages kenyans ou tanzaniens d'aujourd'hui. L'endroit idéal pour que se rencontrent, formant l'un des premiers "melting-pots" de l'histoire, les Noirs venus du sud et les Blancs en provenance du nord, de la Mésopotamie et du Moyen-Orient.
On découvrira encore que cette civilisation saharienne, autant méconnue qu'évoluée, progressivement chassée par la désertification, a suivi l'eau, vers l'est et le Nil. On comprendra donc finalement que la grande Egypte doit une bonne partie de son patrimoine culturel à la civilisation saharienne.
Un mystère de taille subsiste pourtant. Au-delà de la momie et des preuves accumulées (gravures, poteries...) au cours de l'enquête, les traces sont rares qui témoignent de ce qu'était cette civilisation saharienne. Trop rares pour que l'on en ait une connaissance approfondie. Elles existent pourtant certainement, mais enfouies sous le sable du désert.
Yannick Le Goff
Diffusion : samedi 15 avril 2006 à 19:00 (câble, satellite et TNT), dimanche 7 mai à 00:35 (câble, satellite et TNT).
Consultez les autres diffusions de ce programme en cliquant ici.
Durée : 52'
Réalisation : Chris Hooke
Production : Fulcrum TV / Discovey Communications Inc.
Année : 2003
Quand les momies parlent
C'est à Rome que la momie a été analysée. Son état général et les matériaux utilisés pour la momification attestent d'un savoir-faire très évolué et donc déjà ancien. La forme du crâne a permis d'établir la race de l'enfant. Quant à son âge, 2 ans et demi, c'est le niveau de croissance de sa dentition qui a apporté la réponse.
source
http://www.france5.f...les/W00371/297/
Quelqu'un a vue cette émission ici?
Encore des conneries que tout cela avec la MITHIQUE histoire des blancs en Afrique il y a plus de 50000 ans
Et il leur a fallu 40 ans pour sortir de telles conclusions?...
Ce message a été modifié par ViTuS - 15 mai 2006 à 23:13.
#70
Posté 11 juin 2006 à 00:08
Martin Bernal (New York)
Le noyau de mon projet portant le titre général Athena noire est formé par les origines de l'ancienne civilisation grecque. Premièrement, sur un plan heuristique, il est utile de concevoir l'ancienne Egypte comme une civilisation africaine; deuxièmement, d'accepter le point de vue des anciens Grecs d'après lequel l'Egypte et la Phénicie ont joué un rôle central dans la formation de leur haute culture; et troisièmement, que le refus de ces deux points par les savants européens et nord-américains depuis le début du XIXe siècle s'explique mieux en termes idéologiques que purement académiques.
Deux modèles historiques de la fondation de l'ancienne Grèce
La structure d'Athena noire repose sur la distinction entre deux versions de l'histoire primitive de la Grèce que j'appelle le modèle antique et le modèle aryen. Selon le modèle aryen, généralement le plus enseigné encore, la civilisation classique grecque fut le résultat de la conquête de la Grèce par le Nord par les "Hellènes". C'étaient des Indo-européens ou "Aryens". La population indigène de l'Egée qu'ils ont conquise est simplement étiquetée comme "pré-hellène" par les savants modernes.
Tout ce que ceux du modèle aryen "savent" sur les "pré-hellènes" c'est qu'ils étaient Caucasiens - ils ne parlaient pas de langue sémitique ni l'égyptien - et ils ne parlaient pas de langue indo-européenne. Le modèle aryen n'a vu le jour que vers 1830 et 1840; ce que j'appelle le modèle antique soutient que les ancêtres des Grecs ont écu dans une simplicité idyllique jusqu'à l'arrivée des leaders égyptiens et phéniciens. Ceux-ci se sont rendus maîtres des villes et ont introduit l'art de la civilisation; surtout l'irrigation, différents types d'armes et l'alphabet.
J'ai fait des recherches pour savoir comment le modèle antique s'était transmis de l'époque classique jusqu'en 1800. Ici, le point central est constitué par l'origine égyptienne de la religion grecque. Hérodote soutient que les Egyptiens avaient enseigné aux Grecs les noms de presque toutes les divinités et beaucoup de ce qui était religieux. Dans le même esprit, les anciens Grecs disposaient d'équivalents complets des divinités égyptiennes et grecques. Leur Zeus correspondait au dieu Ammon des Egyptiens et Athena à Neit. A l'époque hellénistique et romaine, il est évident que les Grecs considéraient les formes égyptiennes comme étant plus anciennes et supérieures aux leurs. C'est ce qui explique que les Grecs et les Romains de cette époque- là aient souvent remplacé leurs cultes par des cultes égyptiens.
La situation change avec le triomphe du christianisme. Sous la nouvelle administration, beaucoup de divinités égypto-gréco-romaines sont incorporées dans la nouvelle religion sous forme de saints. Thoth, le dieu égyptien de la sagesse et son homologue grec Hermès restent en dehors de l'orbite religieux. Hermès avec le titre de Trismegistos. Il fut associé à un nombre de textes mystiques, philosophiques et magiques qui ont circulé en Egypte du second au sixième siècle de notre ère, bien que certains d'entre eux pourraient être plus anciens de quelques siècles.
Les textes hermétiques avec leur accent sur les possibilités humaines ont joué un rôle important dans l'éclosion de l'humanisme de la Renaissance. Ils étaient aussi le centre d'un profond respect pour l'Egypte. L'intérêt pour ces textes diminua vers la fin du XVIIe siècle. Cependant, cela n'eut aucun effet négatif sur la réputation de l'ancienne Egypte. En effet, l'admiration pour ce pays connut de nouveaux sommets au XVIIIe siècle qui a vu apparaître la franc-maçonnerie au milieu des Lumières. Or, les francs-maçons se considéraient comme les prêtres égyptiens idéalisés de l'ère moderne.
Les Allemands et les Grecs
Avec les débuts de la Réforme en Allemagne, un intérêt positif pour la Grèce a augmenté lorsque Martin Luther et ses disciples se sont tournés vers le Nouveau Testament en grec comme moyen de supplanter la Vulgate, la Bible en latin, et les prétentions de la papauté de remonter à l'Antiquité. Avec la sécularisation du XVIIIe siècle, les intellectuels allemands commencèrent à s'identifier aux anciens Grecs pour une autre raison. Voyant qu'il n'y avait pas d'espoir que l'Allemagne devienne une "nouvelle Rome" unifiée politiquement et puissante militairement, ils ont cru que leur propre nation, composée d'états indépendants se querellant entre eux, mais dotée d'un haut niveau culturel, pourrait devenir la nouvelle Grèce, la "nouvelle Hellas".
L'attachement de l'Allemagne pour l'ancienne Grèce s'est nettement accru après la Révolution Française. Les intellectuels de la haute société allemande qui avaient d'abord bien accueilli la Révolution lui ont tourné le dos après la Terreur et en réalisant que l'Allemagne aussi pourrait directement en être affectée. C'est dans cette atmosphère qu'en 1793 Wilhelm von Humboldt a donné les grandes lignes d'un nouveau système éducatif en Allemagne. En son centre se trouvait l'étude de "l'Antiquité en général et de la Grèce en particulier". En analysant ce qu'il pensait être le peuple le plus harmonieux de l'Histoire, Humboldt préconisait que l'Allemagne pourrait éviter les extrêmes de la révolution et de la réaction.
Quatre facteurs, causes de l'abandon du modèle antique
A l'arrière-plan du changement académique, la force accélératrice fut la guerre d'indépendance de la Grèce contre l'Empire Ottoman en 1821. Elle fut perçue comme une lutte entre le christianisme et l'islam. Le mouvement philhellène des années 1820 avec ses héros, les poètes blancs Byron et Shelley et leur mort ont provoqué un jaillissement de sympathie pour la Grèce en Europe occidentale et en Amérique du Nord. Dans cette atmosphère tendue, il devenait de plus en plus intolérable aux Européens "progressistes" que la Grèce, ce pur emblème blanc de l'Europe, ait pu provenir d'une civilisation originaire de continents "foncés".
Il y avait aussi des raisons plus profondes pour abandonner le modèle antique. Après les défaites de la Révolution Française et de Napoléon en 1815, un grand renouveau chrétien se fit jour à travers l'Europe et l'Amérique du Nord. Dans les classes élevées, nouvellement chrétiennes, beaucoup de gens haïssaient l'ancienne Egypte qu'ils considéraient comme le centre de la franc-maçonnerie qui elle, à son tour, a été considérée comme une conspiration à l'intérieur du Siècle des Lumières et à l'arrière-plan de la Révolution.
Les anciens Egyptiens comme noirs et comme fondateurs de la civilisation occidentale
A la fin du XVIIIe siècle, une troisième vision commença à être défendue. Selon elle, les anciens Egyptiens étaient à la fois Africains et fondateurs de la civilisation européenne. A l'origine de cette tendance intellectuelle se trouvent les ouvrages d'un voyageur intrépide écossais, James Bruce. Dans les années 1760 et 1770 Bruce a traversé l'Egypte et a passé plusieurs années en Ethiopie. Il a constaté des relations entre les civilisations éthiopiennes et égyptiennes et était convaincu que la forme éthiopienne était la plus ancienne. Pour Bruce, la source du Nil (bleu) était la source de la civilisation.
Charles François Dupuis, quant à lui, était un chercheur érudit de l'Antiquité et un brillant inventeur scientifique. Il avait pris parti pour la Révolution et avait organisé une "Religion de la raison" anti-chrétienne, promue par les Jacobins de la Révolution, et utilisant incidemment nombre de symboles égyptiens. Dupuis soutenait que l'astronomie égyptienne, qu'il considérait comme la science fondamentale, était venue en Egypte par le Sud. Son ami, Constantin Chasseboeuf de Volney, a rendu encore plus explicite le lien entre les "nègres" et les origines de la civilisation occidentale. Son oeuvre a fourni une arme puissante aux abolitionnistes. En France, le grand abolitionniste l'Abbé Grégoire a consacré dans son ouvrage de recherche sur "les facultés morales et la littérature des nègres" le premier chapitre aux arguments de Volney en soulignant que les anciens Egyptiens étaient des "nègres" et il conclut:
"Sans imputer à l'Egypte le plus haut degré de savoir humain toute l'Antiquité décide en faveur de ceux qui la considèrent comme une école célèbre d'où procèdent la majorité des hommes instruits et vénérables de la Grèce."
L'ouvrage de Grégoire fut traduit en anglais en 1810 et, très tôt, il a redonné confiance aux Afro-Américains cultivés. Ce thème des Egyptiens noirs ayant fondé une civilisation fut repris dans deux pamphlets virulents, publiés en 1829, The Ethiopian Manifesto, Issued in Defense of the Black Man's Rights in the Scale of universal Freedom par R.A.Young et Appeal to the Coloured Citizens of the World de David Walker, qui eut encore plus d'influence.
Il n'y a pas lieu de croire que les savants européens qui ont créé la nouvelle discipline Altertumswissenschaft/Science de l'Antiquité aient eu connaissance de ces écrits. Mais ils connaissaient pertinemment Bruce, Dupuis, Volney et Grégoire.
L'idée que les Egyptiens étaient noirs et, par là, que des Noirs aient été à l'origine des civilisations occidentales n'était pas seulement déplorable mais dénuée de toute science pour les savants "progressistes" européens. Au XIXe siècle, la "science" des races a non seulement montré que les "Blancs" étaient supérieurs aux "Noirs" mais, conformément aux caractères permanents des races, qu'il en avait toujours été ainsi. Donc les historiens grecs ont dû faire erreur ou alors souffraient de ces maladies mystérieuses que sont "la barbarophilie" ou encore "l'égyptomanie" lorsqu'ils affirmaient que des Phéniciens "sémitiques" et des Egyptiens africains avaient civilisé la Grèce.
Le premier coup porté au modèle antique le fut en 1820 par Karl Otfried Müller, l'un des produits du système d'éducation de Humboldt. L'argument de Müller consistait à dire que les légendes sur lesquelles reposait ce modèle n'avaient aucune consistence et qu'il n'existait aucune preuve qu'une colonisation égyptienne ou phénicienne ait eu lieu.
Parfois, on affirme que les grands progrès du XIXe siècle dans la connaissance des langues anciennes et de l'archéologie ont amené ce changement. Or, la moitié égyptienne du modèle antique fut détruite avant que les langues mésopotamiennes, écrites en cunéiforme, n'aient été comprises et bien avant que Heinrich Schliemann n'ait découvert la culture matérielle mycénienne. Bien que ce soit exact que Champollion ait déchiffré dès 1820 les hiéroglyphes, les savants allemands n'ont pas accepté ce savoir pendant les 30 ans qui ont suivi.
Par contre, il y avait une importante raison "interne" derrière l'établissement du modèle aryen, c'était l'élaboration d'une famille linguistique indo-européenne dans laquelle le grec fut inclus. Si l'on suppose, comme cela paraît plausible, que les peuples parlant un proto-indo-européen vivaient quelque part au Nord et à l'Est des Balkans il faut postuler que le bassin égéen ait reçu une influence substantielle venant du Nord. Cela a pu se passer sous diverses formes, mais, étant donné la prédisposition ethnique de la moitié du XIXe siècle, on l'a considérée immédiatement comme une conquête de la "race des maîtres" des Hellènes dont la vigueur aurait été comme celle de l'acier par une formation ethnique dans les froids de l'Asie Centrale ou de la steppe.
Pendant des décennies, la nouvelle image des origines des Grecs a co-existé avec peine avec la croyance traditionnelle selon laquelle les Phéniciens - et pas les Egyptiens - auraient joué un rôle primordial. Ce point de vue fut attaqué dans les années 1890 mais a survécu jusqu'en 1920. Quant à moi, j'associe ce déclin des Phéniciens - "les Juifs de l'Antiquité" - à la montée de l'antisémitisme racial opposé à celui qui était religieux à la fin du XIXe siècle. Je rattache aussi la recrudescence d'intérêt pour les Phéniciens après 1950 à l'accroissement de la confiance en soi des Juifs après la création de l'Etat d'Israël. La restauration de la facette égyptienne du modèle antique fut plus lente. Les défenseurs des anciens Egyptiens furent les Noirs américains qui furent plus éloignés de l'"establishment" académique que les professionnels juifs.
Pour retourner à l'impact de Dupuis, Volney et Grégoire, les abolitionnistes noirs et blancs ont continué à faire usage de leurs arguments après que les académiciens aient abandonné le modèle antique. Par exemple, le célèbre philosophe et théologue John Stuart Mill a écrit en 1849:
"Il est très curieux que la première civilisation dont nous ayons connaissance ait été une civilisation noire, et nous avons toutes les raisons de le croire. Les Egyptiens d'origine, à cause de l'évidence de leurs sculptures, supposent avoir été une race noire: donc les Grecs ont appris leurs premières leçons de civilisation de ces Nègres et les philosophes grecs, à la fin de leur carrière, ont eu recours aux traditions et aux documents de ces Nègres (je ne dirais pas avec beaucoup de fruit) comme étant le trésor d'une sagesse mystérieuse."
De tels points de vue ont diminué chez les Euro-américains après l'abolition de l'esclavage. Ils ont cependant persisté chez les Afro-américains. Des intellectuels comme Frederick Douglas et des chercheurs come W.E.B. Dubois et St. Clair Drake n'étaient pas sûrs de la négritude ou de la "physionomie nègre" des anciens Egyptiens mais ils n'avaient aucun doute quant à "l'africanité" de l'ancienne Egypte ou à la quantité de la contribution des Egyptiens à la civilisation grecque.
Parmi le groupe connu comme les "Afrocentristes", il y a peu de doutes ou pas du tout sur les origines afro-asiatiques de la civilisation européenne de l'Antiquité. Dans ce sens, ce sont les académiciens et les défenseurs européens du modèle aryen et non les Afrocentristes qui ont rompu fondamentalement avec la tradition. Jusque récemment, les idées des scientifiques noirs n'ont pas été connues des non-noirs. Même actuellement, leurs points de vue sont considérés comme une "plaidoirie spéciale" ou une "thérapie plutôt que de l'histoire". Et ce n'est pas une aide de consulter les écrivains afrocentristes sur ce sujet uniquement en termes de socio-pathologie. Le modèle aryen lui-même sert à la même fonction thérapeutique pour les racistes européens.
Même si l'on décrit le modèle aryen comme "conçu dans le péché ou même dans l'erreur", je ne crois pas que cela le rende invalide en tant qu'instrument historique. Je propse, quant à moi, un "modèle antique revu" qui affirme que la Grèce ait subi à maintes reprises des influences extérieures aussi bien de la Méditerranée orientale que des Balkans et que c'est ce mélange extravagant qui a produit cette culture attrayante et féconde, la gloire qu'est la Grèce.
© Martin Bernal (New York)
http://www.inst.at/t.../bernal15FR.htm
#71
Posté 20 juillet 2006 à 16:47
Bonne lecture!
http://perso.wanadoo...egyptologie.htm
L'egyptologie est-elle dans une impasse ?
Les relations entre l'Égypte ancienne et l'Afrique noire ont posé et posent encore d'énormes problèmes à la communauté scientifique. Il y a en effet une sorte de controverse opposant deux camps, le premier défendant le rattachement de la civilisation pharaonique à celles qui ont fait la gloire du Proche-Orient antique, et le second une appartenance sans équivoque de cette même civilisation pharaonique au monde négro-africain. Ce débat, scientifique en apparence, cache en réalité des arrière-pensées idéologiques que les deux camps se renvoient mutuellement, s'accusant réciproquement de manquer d'objectivité et de sérénité. Aujourd'hui, force est de constater que le débat est dans l'impasse, du fait que les tenants de l'appartenance de l'Égypte à la sphère proche-orientale campent sur un dogme qui n'est plus à la page, en raison de nombreux résultats de recherche présentés par le camp adverse.
L'égyptologue égyptien Abd El Hamid Zayed rappelle les fondements biaisés qui ont induit en erreur et à la stérilité l'égyptologie occidentale : "L'histoire de l'Égypte a si longtemps été considérée...comme "méditerranéenne" et "blanche" qu'il faut reconvertir les techniques d'enquête, les matériaux et surtout LES MENTALITÉS DES CHERCHEURS pour replacer la terre des pharaons dans son contexte africain".
Esperons que la generation futur d'egyptologues depassera ces problemes idéologiques et vont travailler ensemble pour la comprehension de la civilisation egyptienne. Après tout, nous sommes tous des fils d'Adam.
L'AVIS DE WIL MAN :
Le sujet de ce texte est le peuplement de l'Égypte (qui a fait l'objet de toutes les théories fantaisistes et Fantasmatiques occidentales) et la parenté génétique de la langue égyptienne ancienne et des langues négro-africaines modernes( le "chamito-sémitique" étant une théorie criminelle, jetée dans les poubelles de l'histoire par les égyptologues africains et afro-américains). S'agissant du peuplement de l'Égypte, l'égyptologue Blanc-canadien Rodrigue Allard, qui enseigne à l'université du Québec à Rimouski, résume bien la difficulté qu'ont les occidentaux à se débarrasser des fantasmes et des constructions idéologiques qui les empêchent de réellement comprendre l'histoire du continent africain : "Les encyclopédies et les dictionnaires sont les précieux dépositaire de la connaissance universelle, et pourtant même eux, au détour d'une formulation de phrase, manifestent à quel point les préjugés sont durablement implantés, même chez les esprits les plus cultivés. Dans la section " hist. " De la notice " Égypte " du Dictionnaire Robert des noms propres, nous constatons cette étrange affirmation : Le peuplement de l'Égypte dut se faire par la fusion d'ethnies venues d'Afrique et peut-être d'Asie Occidentale. Dans cette simple phrase, on constate deux problèmes dans la vision occidentale de l'Égypte : Même les esprits les plus cultivés d'Occident semblent avoir une grande difficulté à se rappeler que l'Égypte est en Afrique, donc les premières populations n'avaient pas besoin de venir d'Afrique. De plus, on ressent le besoin de rajouter à cela le fait qu'il y a " peut-être " eu " fusion " avec des populations d'Asie occidentale, à une époque préhistorique (avant " -10 000 " ) c'est-à-dire sur laquelle nous ne possédons aucune documentation. Faudrait-il donc que les égyptiens aient eu le cheveu crépu comme la laine d'acier et la peau noire comme le charbon pour que l'on daigne considérer la plus ancienne (ou la deuxième plus ancienne civilisation) de l'univers comme étant pleinement africaine.
Pourtant l'apparence physique ne fait pas la race. Par exemple, un numéro d'Afrique magazine, faisait remarquer qu'un tiers de la population d'Afrique " noire " (c'est-à-dire subsaharienne) était albinos ; or si l'on se fie aux photos illustrant ledit article, ces derniers ressemblent à des Espagnols aux cheveux blonds pále, au point que le père de race tout à fait noire d'un albinos se croyait généralement cocufié par son épouse tout à fait noire aussi. Le caractère physique est le fruit de la plus ou moins grande production de mélanine par une population donnée, suite à une exposition d'un millénaire ou plus, à un climat plus ou moins chaud ; le climat des abords de la Méditerranée et des hauts-plateaux éthiopiens et sud-africains est moins chaud, ce qui a entraîné une moins grande production de mélanine chez les habitants de ces régions d'Afrique, sans que cela veuille dire lesdits habitants sont de race " moins africaine " que les Bantous ( c'est-à-dire la population majoritaire de l'Afrique équatoriale et australe).
Ne trouvez-vous pas incroyable que les noirs soient le seul peuple de la planète qui doive prouver (Parce qu'on lui en a nié la capacité) que c'est bien lui qui a báti les civilisations de son continent ?
Aujourd'hui, la génétique est en train de confirmer tout ce que démontrait le pr. C.A Diop.(Consulter le magnifique site:www.agorafrica.com). Elle confirme l'appartenance de TOUTE la population égyptienne ancienne aux populations de l'Afrique subsaharienne actuelle. Il faut savoir que certains chercheurs européens n'ont pas encore publiées leurs études sur le sujet, à cause des très fortes pressions de leur hiérarchie.
Quant aux études publiées, elles confirment clairement la négro-africanité des anciens égyptiens. Toute théorie, qu'il s'agisse de la théorie de la "pureté" des nazis ou de la théorie du "métissage" (qu'on évoque quand on veut nier l'originalité ou la capacité à créer, de façon autonome, des africains anciens), toute théorie érigée en DOGME ou arbitrairement généralisée procède de la même logique nazie, car c'est avant tout la diversité des peuples, des histoires, des langues qui caractérisent l'histoire de l'humanité.
Toute hypothèse, en Histoire, ne peut ê tre crédible que si elle est démontrée. Or certains occidentaux répétent encore cette prétendue hypothèse "hamitique", qui est aujourd'hui abandonnée par tous les historiens sérieux qui prétendent "écrirent" sur l'Afrique. En France, le dernier grand défenseur de cette ignominie est Bernard Lugan, qui est comme par hasard, le plus grand criminel et négationniste/Nazi haineux pathétique de l'histoire africaine. Ce qui est franchement incroyable c'est que l'Afrique noire est le seul sujet sur lequel n'importe qui peut "écrire" n'importe quoi, sans que ça ne choque personne, surtout quand ça reprend et conforte les dogmes abrutissants "officiels". Cette Afrique Noire, longtemps "décrétée" sans histoire, se révèle aujourd'hui, gráce aux découvertes archéologiques et aux datations, comme le continent qui a été à l'origine des inventions les plus capitales, notamment la zone géographique qui englobe le sud de l'Égypte, le Sahara et le Soudan actuels. Les découvertes et les datations situent désormais dans cette zone (et non plus en Orient comme on le faisait et le fait encore dogmatiquement, par "habitude", par aveuglement) l'invention de la métallurgie du fer, de l'écriture, de la céramique, des premières idées religieuses, de l'agriculture, de la domestication des bovidés, du calendrier, de l'astronomie, de l'architecture, etc...(voir à ce sujet, le très bel article de Louise-Marie Maes dans la revue "ANKH" n08/9). Il n'y a ici nul "afro-centrisme"(nouvelle caricature inventée par l'aveuglement occidental pour ne pas accepter les faits concrets qui s'imposent désormais à nos yeux) car il n'est question que de dire le VERDICT des découvertes et des datations. Il s'agit de choses concrètes, et non pas de conjectures. On connaît aujourd'hui, scientifiquement, l'archéologie de l'Afrique du nord, qui fut peuplée, jusque vers 2000 ans avant J.C, par divers peuples négro-africains autochtones( chasseurs, pasteurs, pêcheurs), les proto-bèrbères n'y apparaissant que vers 2000 avant J.C. Voir absolument le livre fondamental publié par le très brillant égyptologue Babacar SALL, l'un des plus rigoureux et importants jamais écrit sur l'Afrique noire ancienne, loin de toute cette gaudriole africaniste : "Racines éthiopiennes de l'Égypte ancienne" : L'harmattan. Aucun de ces africanistes qui monopolisent les médias ne pourra jamais écrire un livre d'un tel niveau, d'une telle rigueur, d'une telle pertinence analytique, d'une telle intelligibilité des faits. La civilisation égyptienne ancienne fut une civilisation profondément négro-africaine, dans tous ses aspects, comme le montrent les nombreuses découvertes archéologiques qui ont lieu (voir par exemple la revue "ANKH n08/9), et les nombreux et magnifiques travaux des scientifiques africains actuels, qui font un travail rectificatif et comparatif formidable. Ce n'est pas un hasard si SEULE l'Afrique noire actuelle a conservé la culture pharaonique (et c'est là qu'on gagnera énormément à lire les égyptologues africains qui apportent des preuves troublantes). Dans l'Égypte d'aujourd'hui, SEULS les coptes et tous ces Noirs (de la Nubie à Alexandrie, en passant par la haute Égypte) encore sur place sont les descendants directs des anciens égyptiens. Tout le reste de la population descend des nombreuses invasions qui se sont abattues sur ce pays vers la fin du nouvel empire : hittites, libyens, syriens, grecs, romains, ottomans, arabes (au VIIe siècle). On sait aujourd'hui que sous les Perses, il y'a eu des déportations massives des populations égyptiennes qui ont ensuite migré vers l'intérieur du continent (voir le livre "Les chemins du Nil" du Pr Aboubacry Moussa Lam). Il faut bien comprendre que la population égyptienne, vers la fin du nouvel empire, est estimée, au maximum, entre 7 et 9 millions d'habitants. Or, aujourd'hui, ce pays compte plus de 67 millions d'habitants. Faites vous même le calcul (le taux d'accroissement de la population par millénaire) et on comprendra qu'il y'a eu un accroissement exponentiel de la population entre les invasions massives arabes et ottomanes. Dans tous les pays du monde où l'Islam s'est implantée, la culture autochtone n'a jamais complètement disparu. Pourquoi l'Égypte actuelle serait une exception ? Pourquoi les "égyptiens" actuels ne portent plus la coiffure tressée qui fut celle des anciens ? Pourquoi les femmes de ce pays ne portent plus les tresses africaines des anciennes, alors que dans tous les autres pays islamisés (dont le Soudan intégriste), les femmes perpétuent ces coiffures ? Pourquoi le seul instrument de musique ancien qui ait survécu en Égypte actuelle (la double Flûte) ne l'a été qu'en haute Égypte ? Pourquoi la quasi-totalité des instruments de musique de l'Égypte ancienne n'a survécu, à l'identique, que dans les pays d'Afrique noire (harpes, sistres, petite guitare-luth, trompette, timbales, tambours bi-menbranophones, flûtes, cithare, etc...) ? Pourquoi la coiffure des hommes du nouvel empire est identique à celle des Massaos et ne trouve AUCUNE équivalence chez aucun peuple sémitique ancien ou présent ? Nous pourrions multiplier à l'infini des exemples pour montrer la profonde négro-africanité des anciens égyptiens. Mais il est évident aussi qu'il n'y a pas pire AVEUGLE que celui qui a choisi de ne pas voir. Il faut abandonner aussi la démence de l'anthropologie" coloniale (pour qui les Massaos n'étaient pas des Noirs !), qui a contribué à ce génocide absurde au Rwanda. Connaissez-vous un seul groupe humain au monde qui soit "monotype" ? Les prétendus "Africains" de Christiane Desroches-noblecourt ne sont qu'un des faciès du groupe humain Noir. Or on retrouve ce faciès dans l'Égypte ancienne aussi ,comme au Soudan ou en Afrique de l'ouest d'aujourd'hui, AVEC les autres faciès des peuples Noirs (traits plus fins, peau variant du foncé au clair).
L'égyptologue égyptien Abd El Hamid Zayed (qui est plus lucide que zahi hawass) a eu le courage de rappeler les fondements biaisés qui ont induit en erreur et à la stérilité l'égyptologie occidentale : "L'histoire de l'Égypte a si longtemps été considérée...comme "méditerranéenne" et "blanche" qu'il faut reconvertir les techniques d'enquê te, les matériaux et surtout LES MENTALITÉS DES CHERCHEURS pour replacer la terre des pharaons dans son contexte africain". Quant au grand et honnê te égyptologue Serge Sauneron, il rappelait une autre évidence pour tous ceux qui ont un peu de lucidité : "Nous aimons parler de "civilisation méditerranéenne et y inclure tout ce qui s'est fait de beau ou de grand à proximité de cette mer. Mais lorsque le Nil, par ses sept embouchures, se diverse en elle, il laisse loin derrière lui toute la civilisation égyptienne dans ce qu'elle a de plus original... Pour la Phénicie, la Grèce ou Rome, la Méditerranée est une voie de liaison, de rapports humains, d'échanges commerciaux, de conquê tes ; un peu le centre commun d'un monde qui s'observe d'une rive à l'autre. Pour l'Égypte, elle marque au contraire la limite d'un monde, D'UN MONDE AFRICAIN ; aussi les révélations d'Ogotemméli, ou "la philosophie Bantoue" apportent-elles de précieux éléments qui nous aident à mieux comprendre certains aspects de la pensée religieuse égyptienne : mais nous ne devons rien attendre, dans ce domaine, ou fort peu de chose, de la lecture de Platon...".
Les occidentaux nous ressortez cette prétendue théorie "chamito-sémitique", parlant de la langue égyptienne, et bien sûr, sans étayer leurs propos de la moindre démonstration. Le pauvre profane qui lit de telles inepties peut croire qu'elles sont fondées sur des faits concrets, alors que nous savons qu'il n'en est rien. Je tiens à à rappeler, sans passion, un certain nombre de faits que seul un aveuglement pathétique empêche de voir.
Avant de revenir sur cette notion de langue "afro-asiatique", rappelons que la grande faiblesse de la plupart des égyptologues occidentaux est cette absence de modestie et d'humilité qui est pourtant la marque des vrais grands historiens et hommes en général. Cette arrogance est d'autant moins justifiée que nous savons aujourd'hui l'apport qui a été celui de l'Afrique Noire ancienne (Sahara néolithique, Nubie, Égypte, Zimbabwe, etc...) à l'humanité en général, et à l'Europe en particulier. Si les historiens occidentaux avaient le courage d'abandonner des complexes de "supériorité" qui ne se justifient aucunement, et s'ils avaient l'humilité d'écouter les "autres" (au lieu de caricaturer), 90% des malentendus entre Noirs et Blancs seraient levés. Tant que des gens continueront à s'enfermer dans leur aveuglement en vivant avec l'illusion de "la loi du plus fort" (le Blanc qui croit qu'il est le seul à détenir la vérité ou à penser), ces blancs porteront la responsabilité de tout le mal qui agit dans ce monde. Il est temps que les occidentaux changent d'attitude mentale, de chercher à comprendre, à collaborer, à échanger, à avoir une attitude féconde avec les chercheurs Africains, au lieu de caricaturer, de vouloir imposer vos grilles de lectures dont on sait qu'elles ont été biaisées par les théories racistes occidentales depuis trois siècles maintenant. On gagnera énormément à lire les égyptologues africains, qui ont non seulement une très haute exigence morale, humaine et scientifique, mais qui maîtrisent au plus haut point les langues et cultures africaines actuelles et égyptiennes anciennes. Nous sommes, avec eux, très loin de cette indigence et cette médiocrité humaine et morale avec laquelle s'est accommodée la plupart des égyptologues occidentaux. Le Pr Cheikh Anta Diop n'était pas seulement un des plus grands savants de ce siècle, mais aussi un homme d'une rectitude morale exemplaire, d'une grandeur d'áme rare, d'une intelligence supérieure, bref un de ces rares hommes qui ont élevé le mot "être humain" a son plus haut degré de noblesse, dans un monde où la barbarie ne l'a souvent pas épargné. Voilà pourquoi nous détestons ces bassesses et la médiocrité humaine qui caractérise une grande partie de l'égyptologie occidentale.
Pour revenir à la notion de langue "afro-asiatique", l'obstination avec laquelle le révisionnisme égyptologique occidental s'accroche à ses inepties relève vraiment de l'énergie du désespoir. Je ne comprends pas l'entêtement de ces falsificateurs, surtout que la quasi-totalité des égyptologues occidentaux n'ont aucune connaissance des langues africaines actuelles, ni des langues sémitiques. En réalité, cette prétendue théorie "chamito-sémitique" n'est (et ne restera) qu'une HYPOTHÈSE faite dans les années 60 par le linguiste Joseph.H.Greenberg, mais qu'il n'a JAMAIS démontré par des faits concrets, et encore moins en recourant à la méthode scientifique de reconstruction dont parle le Pr Obenga dans son livre magistral "le sens de la lutte contre l'africanisme eurocentriste", que nous recommandons à tous ces gens qui se disent linguistes (on sait que beaucoup d'africanistes qui prétendaient "étudier" les langues africaines ne parlaient ni ne comprenaient aucune de ces langues !!!) en nous déversant constamment les mêmes ignominies. On voit comment une hypothèse, jamais démontrée, fut ensuite érigée en pseudo "théorie linguistique", pour des raisons idéologiques racistes. Mê me Greenberg a abandonné cette "théorie" que ses zélateurs continuent à perpétuer. Rappelons que ceux qui sont réellement compétents en langues sémitiques (les orientalistes) se s'amusent jamais ` classer l'égyptien ancien dans les langues sémitiques. L'égyptien et le Sémitique sont RADICALEMENT DIFFERENTS au niveau de la grammaire. Si l'égyptien et le Sémitique ont quelques points communs au niveau du vocabulaire (environ 20%, pas plus), il ne faut pas s'en étonner. On sait aujourd'hui de façon scientifique que la plus ancienne écriture de l'humanité fut crée en haute Égypte, 3400 ans avant J.C. Le Pr Günter Dreyer qui a fait cette découverte insiste non seulement sur l'autochtonie de l'écriture négro-égyptienne, mais aussi fait une lecture très pertinente de quelques objets égyptiens et mésopotamiens qui se ressemblent. En effet, il explique que c'est l'écriture égyptienne qui a influencé l'écriture mésopotamienne (et jamais l'inverse comme les idéologues aiment le croire, pour se rassurer) car il y a des signes, sur les objets mésopotamiens, qui ne sont "lisibles" qu'à partir de la langue négro-égyptienne, MAIS pas de la langue mésopotamienne.
En réalité, la question de la parenté génétique de la langue égyptienne et des langues négro-africaines modernes ne se pose plus, car elle a été reconnue de façon unanime par les plus prestigieux égyptologues au monde, en 1974 au Caire. Or trop d'imposteurs incompétents actuels, qui s'improvisent "linguistes" nous ressortent des concepts périmés, fossilisés, avec le désespoir de celui qui sait que sa mort est inéluctable, mais qu'il s'illusionne pouvoir repousser. Quand les occidentaux auront (enfin !) la bonne idée de lire les ouvrages magistraux du Pr Obenga (qui est le plus grand linguiste actuel de/sur l'Afrique) et du Pr cheikh Anta Diop sur la langue égyptienne, ils verront eux même à quel point tant de "théories" imposées par les occidentaux en égyptologie reposent sur du vent, sur l'ignorance, quand ce n'est pas sur de l'incompétence pure et simple. Il est temps renouveler, car la bêtise humaine ne transformera JAMAIS en "vérité" historique des erreurs perpétuées de génération en génération, en pure spéculations gratuites, telle que cette criminelle théorie "afro-asiatique" qui a fait tant de mal à la compréhension des langues et des peuples négro-africains. Je vous invite donc à plonger dans la lecture des ouvrages de référence suivants :
- Pr Cheikh Anta Diop : "Parenté génétique de l'égyptien pharaonique et des langues négro-africaines"; "Nouvelles recherches sur l'égyptien ancien et les langues négro-africaines modernes"; "L'antiquité africaine par l'image".
- Pr Théophile Obenga: "Origine commune de l'égyptien ancien, du copte et des langues négro-africaines modernes"; "Le sens de la lutte contre l'africanisme eurocentriste". La vérité est concrète, disait un philosophe. C'est pourquoi depuis une vingtaine d'années, les égyptologues africains (mais aussi les historiens occidentaux qui ont décidé de devenir courageux, lucides et honnêtes) sont désormais les seuls à faire avancer les connaissances, à ouvrir de fructueuses et nouvelles perspectives. Pour ne pas étouffer dans la poussière de la barbarie du mensonge et de la falsification éhontée, il est temps de prendre un bon bol d'air salvateur.
#72
Posté 02 septembre 2006 à 22:41

(Emeagwali won the 1989 Gordon Bell Prize, which has been called "supercomputing's Nobel Prize," for inventing a formula that allows computers to perform their fastest computations - a discovery that inspired the reinvention of supercomputers. He was extolled by then U.S. President Bill Clinton as "one of the great minds of the Information Age" and described by CNN as "a Father of the Internet;" and is the most searched-for scientist on the Internet.)
Quand j’avais dix ans, vivant en Afrique, mon père me posa la question suivante : "L’histoire ou le guerrier, quel est le plus puissant ?"
"Le guerrier !" Répondis-je. Mon père secoua sa tête en signe de désaccord.
"L’histoire. L’histoire est plus puissante que le guerrier," me dit-il.
"Comment est-ce possible ?" lui demandai-je.
"L’histoire vie encore bien longtemps après que le guerrier ne soit mort" m’expliqua-t-il.
Ce mois (NDLR : Février) est le Mois de l’Histoire des Noirs. Nous le célébrons en racontant l’Histoire des contributions des Noirs américains en Amérique.
Aujourd’hui, il s’agit également de la Journée du Président. Nous le célébrons en racontant l’Histoire des contributions des Présidents américains en Amérique.
Nous parlons de Thomas Jefferson, le troisième président des Etats-Unis. Nous disons comment Jefferson a inventé l’expression "Tous les hommes naissent égaux." Une expression écrite dans la Déclaration d’Indépendance.
Jefferson a écrit, "Tous les hommes naissent égaux." Mais il a voulu dire, "Tous les hommes blancs naissent égaux."

THOMAS JEFFERSON
Jefferson ne croyait pas que les femmes blanches étaient égales aux hommes blancs. Il ne croyait pas que les Noirs étaient égaux aux Blancs. Très peu de choses ont changé deux siècles plus tard. Comme ils disent, plus les choses changent, plus ils restent les mêmes.
Dans son seul et unique livre publié, appelé "Notes sur l’Etat de Virginie," Jefferson a expliqué pourquoi les hommes blancs sont intellectuellement supérieurs aux hommes noirs. Jefferson a écrit que ce serait impossible pour une personne noire de comprendre la formule mathématique dans le célèbre livre d’Euclide appelé "les Éléments."
Jefferson a écrit dans son livre "Notes sur l’Etat de Virginie" que les Africains sont intellectuellement inférieurs et qu’ils ne peuvent pas comprendre les mathématiques.
Euclide a écrit son livre, appelé "les Éléments," il y a 2,300 ans. C’est le second livre le plus ré-imprimé dans l’histoire. C’est le second après la Bible. Et Euclide est, peut-être, le plus grand mathématicien du monde de tout temps.
Pour les anciens, "Les Éléments" d’Euclide était un manuel bien connu pour sa difficulté. L’histoire parle d’un étudiant découragé qui demanda à son professeur :
"Quel profit aurai-je en apprenant des choses aussi difficiles ?"
Le professeur, visiblement irrité, dit à son assistant :
"Donnez un penny à ce garçon , puisqu’il doit tirer un bénéfice de ce qu’il apprend."
Parce que "les Éléments" était notoirement reconnu comme étant difficile à comprendre, Jefferson a écrit que ce serait difficile de comprendre le travail d’Euclide pour un Noir.
Il a cru que seuls les gens d’ascendance européenne pourraient comprendre la Géométrie.
En tant que mathématicien Africain , j’ai étudié et j’ai compris la Géométrie. Il n’y avait rien dans mon expérience qui pouvait me pousser à croire que les Blancs soient plus aptes aux Mathématiques que les autres races. Aujourd’hui encore, ce stéréotype persiste parmi les mathématiciens blancs.
En faisant des recherches sur les origines du travail d’Euclide, j’ai été étonné lorsque j’ai appris qu’Euclide n’avait jamais voyagé hors du continent Africain.
"Comment Euclide pourrait-il être Grec, s’il est né, a grandi et fut instruit en Afrique ?" demandai-je.
Il m’est venu à l’esprit qu’Euclide, le mathématicien le plus grand de tout temps, n’était ni Grec, ni Blanc. Il m’est venu à l’esprit qu’il était probablement noir et même Nègre authentique.
J’ai trouvé la meilleure explication dans un livre sur "l’Histoire des Mathématiques." L’auteur a expliqué que l’Egypte ancienne n’était pas en Afrique. "L’Egypte faisait partie de la Grèce," a-t-il ajouté.
J’étais curieux de savoir quel pouvait être l’apparence physique d’Euclide. En poussant mes recherches, j’ai découvert une photo largement diffusée d’Euclide. C’était la photo d’un homme européen qui semblait avoir 90 ans.

EUCLIDE
J’ai demandé : "Est-ce vraiment le portrait d’Euclide ?"
Après mûres recherches, j’ai découvert que c’était un portrait factice. Il a été dessiné 2,000 ans après qu’Euclide soit mort.
Euclide est mort il y a 2,300 ans en Afrique. Et il n’existe pas de vrai portrait d’aucune personne qui ait vécu avant Jésus Christ. Nous n’avons de vrai portrait d’aucune personne européenne qui ait vécu il y a même 500 ans.
J’ai appris plus tard que beaucoup de scientifiques grecs de l’antiquité sont nés, ont grandi et ont été instruits en Afrique. Et je me demande toujours si ces scientifiques Grecs étaient en réalité des Africains noirs.
Ce faux portrait d’Euclide représenté sous les traits d’un homme blanc a renforcé l’idée de Jefferson selon laquelle seuls les Blancs peuvent comprendre les mathématiques. Puisqu’il n’y a aucune preuve qu’Euclide ait jamais voyagé hors d’Afrique cela signifie qu’il est légitime de supposer qu’il est probablement un noir autochtone de l’Afrique.
Nos livres d’histoire sont remplis d’énoncés erronés.
Le mois de l’Histoire des Noirs est une période pour nous de réexaminer les énoncés erronés dans nos livres d’histoire.
Une période pour nous de remettre en question les énoncés erronés dans nos livres d’histoire.
Une période pour nous d’enseigner la vérité à nos enfants. Apprenez-leur qu’Euclide n’était pas Grec. Qu’il n’était pas blanc. Qu’il est né, a grandi, a été instruit et a travaillé en Afrique. Qu’il est africain.
Une période pour nous de reconnaître que la science est le cadeau de l’Afrique ancienne au monde moderne.
Si Euclide n’a jamais voyagé hors d’Afrique, nous devrions supposer qu’il est africain. Ce qui soulève la profonde question :
Si Euclide est africain, alors Thomas Jefferson devait avoir tort quand il a soutenu qu’un Africain ne pouvait pas comprendre le travail d’Euclide.
Euclide était le guerrier et Thomas Jefferson était le conteur.
Comme mon père m’a appris, l’histoire est plus puissante que le guerrier.
L’histoire vit encore longtemps après que le guerrier soit mort.
La croyance de Thomas Jefferson, selon laquelle un Africain ne peut pas comprendre le sujet de la Géométrie, vit encore 200 ans encore après que Jefferson soit mort. Elle vit encore dans la croyance que les blancs font des meilleurs mathématiciens que les noirs. Elle vit encore parmi les historiens des sciences qui sont pu disposer à reconnaître les contributions des Africains à la connaissance mathématique. De nombreux historiens des sciences sont encore peu disposés à reconnaître les contributions des Africains à la connaissance mathématique.
Etant jeune, j’ai cru que le guerrier était plus puissant que l’histoire. Je n’avais pas compris que le stylo était plus puissant que l’épée.
Jeune homme, j’ai cru que l’histoire était la vérité.
Plus vieux, j’ai appris que l’histoire était à la fois une vérité et une illusion.
J’ai appris que la valeur de ma découverte scientifique réside dans la perception qu’en ont ceux qui l’évaluent.
J’ai appris que l’étudiant noir me considère comme son modèle.
J’ai appris qu’un scientifique blanc en formation n’est pas disposé à faire de moi son modèle à atteindre.
J’ai appris que le scientifique blanc établi me considère comme une anomalie. Il me considère comme une "bizarrerie de la Nature." Il me voit comme l’Antéchrist. Il me considère comme un vampire scientifique qui se nourrit de la race blanche. Il me voit comme un monstre avec des cornes sur la tête.
J’ai appris que ce que je suis (réellement) n’est pas aussi important que ce que je suis à vos yeux.
J’ai appris que quand vous me demandez : "Qui êtes-vous ?" En réalité, vous auriez voulu dire "Qui suis-je ?"
J’ai appris que vous vous cherchiez vous-même en moi.
Il y a douze ans, un magazine a recruté un Blanc pour réaliser une illustration d’un supercalculateur de génie conduisant une charrue. J’étais supposé être ce supercalculateur de génie. Mais l’illustrateur Blanc, qui savait que je suis noir, m’a dessiné sous les traits d’une personne blanche dans la version publiée.
J’ai appris que l’illustrateur blanc se cherchait lui-même en moi.

Le premier projet d’un portrait d’Emeagwali en tant que supercalculateur de génie conduisant une charette tiré par des milliers de poulets (une métaphore pour ses 65,000 processeurs faibles qui ont exécuté le calcul le plus rapide du monde). Le "Nègre Emeagwali" (première illustration) a été rejeté et remplacé par un "Caucasien Emeagwali" (deuxième illustration).

Un portrait Caucasien "blanchi" d’Emeagwali était acceptable et fut largement diffusé. Un illustrateur a soutenu qu’Emeagwali avait une trace de sang Caucasien et a dit qu’il pouvait voir "le look Caucasien" sur son visage.
Il y a cinq cents ans, on a demandé à Leonard de Vinci de peindre son chef-d’oeuvre "le Dîner du seigneur." Avant la période de la Renaissance, beaucoup de peintures de la Madone ont été réalisé sous les traits d’une femme noire. L’enfant-Dieu ou l’enfant-Christ était représenté sous les traits d’un Noir. Mais Leonard de Vinci se cherchait lui-même dans Jésus Christ. Il a re-dessiné Jésus Christ sous les traits d’un blanc.
La Bible ne nous a pas dit à quoi Jésus ressemblait. Mais nous savons qu’il a vécu dans le Moyen-Orient ou une extension orientale de l’Afrique. Nous savons que les Hébreux ont séjourné en Egypte et en Afrique. Nous savons que Moïse avait une femme Koushite (éthiopienne). Quand nous mettons les faits ensembles, nous savons que Jésus a probablement ressemblé à un Palestinien, un Yéménite ou un Egyptien à peau foncée.

Michel Ange a utilisé sa famille pour faire un portrait de Jésus Christ. Michel Ange se cherchait lui-même en Jésus Christ. Pendant la Renaissance, la mère du Christ est devenue une femme blanche.
J’ai appris que le Roi James a écrit la Bible de la façon dont il a cru qu’elle était supposé devoir être écrite.
J’ai été formé par des mathématiciens blancs. J’ai lu des livres de l’Histoire des Mathématiques écrites par des auteurs blancs. J’ai appris dans les écoles contrôlées et dominées par les modes de pensée Eurocentristes.
Etant donné mon pays d’origine, c’était une hérésie de suggérer qu’Euclide soit africain. Le psychologue a appelé ce phénomène "Dissonance Cognitive." Je l’appelle "Peur de la Vérité." Nous avons peur de cette vérité que le vrai Jésus Christ ait la peau foncée. Nous avons peur de cette vérité que le vrai Euclide était un africain et un Nègre authentique.
J’ai appris qu’Euclide a été dessiné sous les trais d’un Européen pour stimuler le sens de la fierté chez des étudiants blancs. Pour intégrer un sentiment de suprématie intellectuelle dans leur subconscient collectif. J’ai appris que les mathématiciens européens se cherchaient eux-mêmes en Euclide.
J’ai appris que les Africains sont les pionniers dans beaucoup d’autres domaines d’étude.
J’ai appris que le chimiste d’aujourd’hui ne sait pas que le terme "chimie" signifie "science de l’homme noir."
J’ai appris que le mot chimie vient du mot "Kemet". Et que Kemet est l’ancien nom du pays que nous appelons maintenant l’Egypte. Et que Kemet se traduit par "la terre des Noirs." Et que "chimie" signifie "science de l’homme noir."
Aujourd’hui encore l’Histoire de la contribution du peuple noir à la Chimie n’est pas incluse dans les manuels de Chimie. Comme mon père me l’a appris, l’histoire est plus grande que le guerrier.
Nous, Africains, devons dire notre histoire. Nous sous-estimons le pouvoir(la puissance) de l’histoire.
"Qu’est-il arrivé au peuple noir de Kemet," le voyageur demanda au vieil homme.
"D’après la légende, le peuple de Kemet était-t-il noir ? Qu’est-t-il arrivé ?"
"Oh," hurla le vieil homme, "ils ont perdu leur histoire et ils sont morts."
Isaac Asimov est l’auteur de plus de 500 livres. Un de ses livres appelé "l’Encyclopédie Biographique des Sciences," est une référence standard dans beaucoup de bibliothèques.

Isaac Asimov, le plus prolifique écrivain en sciences, reconnaît que les mathématiques, la science et la technologie sont le cadeau d’anciens Africains à notre monde moderne.
L’Encyclopédie de Science :
Reconnaît qu’un africain nommé Imhotep est le Père de la Médecine.
Il reconnaît qu’un africain est le Père de l’Architecture.
Il reconnaît qu’un africain est le premier scientifique dans l’histoire écrite.
Il reconnaît que les tout premiers scientifiques grecs ont été instruits en Afrique par des Africains. Qu’ils ont vécu et travaillé en Afrique. Qu’ils sont même nés en Afrique.
Si les tout premiers scientifiques grecs ont vécu en Afrique, donc cela nous amène à la profonde conclusion que la Grèce n’est pas le lieu de naissance de la civilisation Occidentale. Cela nous amène à la conclusion plus logique que l’Afrique est le lieu de naissance de la civilisation.
Les manuels de mathématiques les plus vieux sont appelés : Payrus Rhind, de Moscou et de Berlin.

Le papyrus antique est notre source primaire d’information sur les mathématiques des civilisations de la Vallée du Nil. Une page du papyrus Ahmes qui mesure environ 32 cm de large et 5m de long. Ce livre a été rebaptisé "Papyrus Rhind."
Le Papyrus Rhind n’a pas été écrit par Alexandre Rhind -le voyageur écossais qui l’a acheté. Il a été écrit il y a 4,000 ans par un africain nommé Ahmes. Mais il a été rebaptisé d’après un non-mathématicien qui l’a acheté.
Le Papyrus de Moscou n’a pas été trouvé à Moscou. Il a été trouvé en Afrique. Mais il a été rebaptisé d’après la ville de Moscou.
Le Papyrus de Berlin n’a pas été trouvé à Berlin. Il a été trouvé en Afrique. Mais il a été rebaptisé d’après la ville de Berlin.
Mesdames et Messieurs, nous devrions donner du crédit à ce qui est crédible. Les savants intitulent un livre d’après son auteur. Les scientifiques nomment une découverte d’après son découvreur. Et les technologues nomment une invention d’après son inventeur.
Pourquoi donc les textes des livres africains ont-ils été Européanisés en les intitulant d’après des personnes ou des villes européennes ? La raison en est que l’histoire est plus puissante que le guerrier. Des Africains Antiques étaient les guerriers antiques et les Européens modernes sont les conteurs modernes.
Un portrait probable d’Ahmes
En anglais "HISTORY" (histoire), se dit "HIS STORY (son histoire)."
C’est une histoire raconté à partir du point de vue du conteur. Du déplacement du conteur. Avec le préjugé du conteur.
"Qu’est-ce que l’histoire ?" demanda Napoleon, l’empereur français vaincu.
"L’Histoire n’est rien d’autre qu’un mensonge convenu !" Napoléon répondit.
Carter Woodson est le nom de l’historien qui a fondé la Semaine d’Histoire nègre en 1926. Woodson a écrit :
"Quand vous contrôlez la pensée d’un homme, vous n’avez pas à vous inquiéter de ses actions."
"Vous n’avez pas à lui dire de ne pas rester ici ou d’aller là-bas. Il trouvera sa (place appropriée) et y restera. Vous n’avez pas à l’envoyer à la porte de service. Il ira sans qu’on lui dise. En fait, s’il n’y a aucune porte de service, il construira une pour propre bien. Son éducation rend ces actions nécessaires, " nous dit Woodson qui était le fils d’anciens esclaves.
Quelqu’un m’a demandé : "pourquoi nous n’avons pas de Mois de l’Histoire des Blancs ?"
"Chaque mois est le Mois de l’Histoire des Blancs." lui expliquai-je.
Cependant, notre but est de faire de chaque mois le Mois de l’Histoire des Noirs. Notre but est d’inclure l’histoire des Noirs dans l’histoire américaine. Et inclure l’histoire africaine dans l’histoire du monde.
L’histoire africaine est une recherche de réponses aux questions profondes. Des questions universelles comme :
Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Et comment sommes-nous arrivés là ?
L’histoire est la boussole qui nous révèle qui nous sommes, d’où nous venons et où nous allons.
Nous savons maintenant que l’Afrique est le lieu de naissance de l’humanité. C’est la Patrie de tous les êtres humains : noirs ou blancs.
Nous devrions apprendre à nos enfants que :
La science est le cadeau de l’Afrique ancienne à notre monde moderne.
Finalement et le plus important encore, nous devrions leur rappeler que :
Les Africains étaient les porteurs de la lumière.
Les Africains n’attendaient pas dans l’obscurité que d’autres viennent leur apporter la lumière.

Merci de m’avoir donner l’occasion de partager mes pensées avec vous ce soir.
PHILIP EMEAGWALI
http://emeagwali.com/










