mosfet30weff
je ne suis ni dépressif et tres heureux car maitre de ma vie
et pour faire ce que je fait faut evidemment un caractere d'indépendant et d'anarchiste .
je rejoins Lloreen
a l'anpe on ma dit de faire attention de ne pas me marginaliser.
la femme n'a pas compris qu'en je lui ai dit que s'étais elle la marginale (selon mon point de vue)
ils m'ont même proposer d'aller faire des petits traveaux en noir
en apposant des affichettes dans les magasins pour trouver du boulot
CHOMEURS, QU’ATTENDEZ-VOUS POUR DISPARAÎTRE?
(ANPE : DANGER RADIATIONS)
(Ouvrage collectif, à paraître aux éditions "Après la Lune fin" 2006)
Ce livre est né sous le double signe du hasard et de la nécessité.
Au départ, un constat : depuis la fin des “Trentes Glorieuses” et du plein emploi, les gouvernements de tout bord ont fait
de la lutte contre le chômage une de leurs priorités récurrentes, avec des réussites diverses.
Avec le gouvernement Villepin – chiraquisme bicéphale oblige –, la pression a monté d’un cran. La baisse des statistiques du chômage est devenue un enjeu primordial, la démagogie électoraliste induisant une intoxication médiatique sans précédent.
A défaut de trouver du travail à des chômeurs de plus en plus démunis, abattus, stigmatisés, et de s’attaquer un tant soit peu à certaines causes structurelles du chômage, le gouvernement s’attaque aux chômeurs, rebaptisés “demandeurs d’emploi” pour faire plus propre.
D’où la nécessité de ce livre, possible contrepoint au “livre blanc” sur l’emploi que la présidente du MEDEF préparerait, dit-on, pour la rentrée 2006, et dont on peut parier qu’il célébrera le credo “A bas le Code du Travail ! Vive la Précarité” (la précarité… pour les autres, bien entendu!).
La campagne présidentielle de 2007 s’annonce périlleuse. Il n’est pas interdit de rêver : et si la parole des chômeurs, acteurs isolés, écartés de la vie sociale, mais force politique non négligeable, faisait son poids dans le débat ? Et si – un peu d’exercice physique ne peut être que salutaire – nous nous essayiions à chatouiller la plante des pieds des grands éléphants roses endormis? (C’est un exemple…)
Ce livre est né au “hasard” d’une collision frontale avec l’Institution étatique dans ce qu’elle a de plus ubuesque, d’arbitraire. Le 13 décembre 2005 à 14 h, dans une ANPE du 9e arrondissement de Paris, 57 chômeurs touchant l’ASS apprennent qu’ils commencent un stage de “remotivation” de 200 heures… le lendemain matin!
Cette convocation insensée n’était pas, bien entendu, le fruit d’un hasard… Le hasard, c’est la présence, parmi les 57, d’un chômeur s’apprêtant à prendre congé de l’Institution en créant sa propre entreprise, et par conséquent plus “libre” de sa parole.
Un tract, rédigé dans l’urgence (Chômeurs, qu’attendez-vous pour disparaître?) fit le tour du Web, relayé par le réseau des amis, blogues alternatifs, sites militants, radios libertaires, forums associatifs.
Ces contre-feux se sont rapidement propagés jusqu’aux agences locales pour l’emploi, que des gouvernocrates sans foi ni loi (sinon celles du cynisme et de la démagogie populiste), n’ayant aucune idée de ce que peuvent signifier des mots comme “pauvreté”, “sans ressources” ou “fin de mois”
auraient tendance à transformer en lieux de “traitement” du chômage.
Ces mêmes agences où, rappelons-le, un quart du
personnel est précaire et où les antidépresseurs font rage…
Le 7 janvier 2006, Libération prend le relais. D’autres médias suivront. Le Canard Enchaîné, Politis, CQFD, Canal +
(émission “90 minutes”), L’Émancipation, France Inter (émission EclectiK du 30 mars). En quelques semaines, de nombreux témoignages, riches, intelligents, désespérés, révoltés, souvent non dénués d’humour – des êtres humains, quoi – arrivent sur la boîte aux lettres électronique des éditions Après la Lune – l’entreprise de l’auteur de ces lignes étant, on
l’aura compris, une maison d’édition –, donnant tout son sens à la nécessité de ce livre, qui s’annonce riche et surprenant à plus d’un titre…
Parole de chômeurs révoltés (vies broyées mais dignité intacte) mais aussi d’agents de l’ANPE écœurés par le rôle répressif qu’on veut leur faire jouer, et dont la grève – timide et reléguée au second plan par les médias – du 24 janvier 2006 pourrait être le coup de semonce d’une révolte à venir.
Ce serait en effet une erreur de perdre de vue que l’intérêt du pouvoir est toujours et encore (le bon vieil adage “diviser pour régner”) de dresser l’un contre l’autre les chômeurs et ceux
dont le travail est de gérer la demande des “demandeurs d’emploi” : les agents de l’ANPE (chômeurs potentiels eux aussi, ne l’oublions pas), tout cela allant de pair avec la volonté manifeste de l’un des pouvoirs les plus droitiers que l’on ait connu depuis longtemps de taper sur les plus démunis, beaucoup plus nombreux il est vrai – et par conséquent, plus faciles à atteindre – que les nantis, les spéculateurs, les administrateurs shootés aux stock-options.
Ce livre sera aussi l’occasion de donner la parole à des citoyens ne trouvant pas leur place dans “cette France passive qui compte plus de petits-porteurs que de chômeurs” (dixit un chômeur) et “se vide le cerveau devant TF1” (dixit une chômeuse), ne se résignant pas au renoncement face à la violence – la vraie violence, beaucoup moins visible et spectaculaire que celle qui embrasa les banlieues cet automne, mais tellement plus insidieuse et ô combien plus méthodique
: – celle de l’État, et de ses représentants officiels, qu’ils soient démocratiquement élus ou non ne changeant pas grand-chose à l’affaire.
Ce livre sera un livre-témoignage. Un livre-manifeste sur une société en panne d’humanité. Mais il ne sera pas que cela.
On y trouvera aussi des analyses croisées sur tous les aspects du chômage : statisticiens (très important quand on sait qu’il y a 8 catégories de chômeurs en France), inspecteurs du travail, sociologues, travailleurs sociaux, citoyens ayant leur mot à dire sur la question.
En recentrant le débat autour de ce nuisible proliférant qu’on voudrait faire disparaître : la chômeuse, le chômeur…
Mais surtout, ce livre est encore en devenir. Il est en effet possible d’apporter sa contribution en écrivant aux éditions
Après la Lune dont le site [
http://www.apreslalune.com] propose une page d’accueil spéciale “chômeurs”.
Jean-Jacques Reboux, 26 mars 2006
http://apreslalune.f...quechomeurs.pdf
Ce message a été modifié par pop-corn - 08 novembre 2006 à 18:25.