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Francs Maçons: on étouffe...


396 réponses dans ce topic

#31 Tomla

    N'attend plus que la Fin des Temps

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Posté 02 août 2003 à 18:28

said-al sahhaf, le jeudi 31 juillet 2003, 08:51, dit :

Bonjour Tomla,

Citation

Alors faut-il abolir cette société secrète afin de pouvoir rétablir la peine de mort ?

J'ose croire que c'est une erreur de frappe, non?

Non, ce n'est pas une erreur de frappe, car il est IMPOSSIBLE de rétablir la peine de mort en présence de franc-maçons.


A superyeti,

Exact, et pour résumer tout ça en une seule phrase :

"les oeillères de l'Humanité"

#32 Dubhe

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Posté 02 août 2003 à 22:11

Tomla, le mercredi 30 juillet 2003, 23:28, dit :

j'eu la certitude absolue que dans la loge tout est clean ou presque, et que dans le monde profane TOUT est permis.

Certitude, servitude.

Tomla, le mercredi 30 juillet 2003, 23:28, dit :

En d'autres termes, je suis persuadé qu'ils sont à l'origine de la création ou plutôt du maintien de l'Enfer sur Terre, sinon pourquoi tout va de plus en plus mal ? Pourquoi celles et ceux qui ont le plus de fric s'en sortent toujours malgré les pires magouilles et attrocités commises ? Pourquoi autant d'années et autant de dossiers de centaines de milliers de pages dans une affaire judiciaire, si ce n'est pour étouffer la Vérité ? Pourquoi la désinformation médiatique, si ce n'est pour greffer des oeillères aux populations ? Pourquoi les médicaments rendent-ils encore plus malade à long terme, si ce n'est pour en consommer d'autres et ainsi de suite ? Pourquoi autant de catastrophes maritimes liées au pétrole, si ce n'est le Profit qui compte toujours aux mêmes personnes ? Pourquoi polluer de plus en plus, si ce n'est pour augmenter les cancers et de ce fait engranger encore plus de profits pour les industries pharmaceutiques ? Pourquoi l'Affaire Dutroux en Belgique ne sera JAMAIS élucidé, si ce ne sont des ministres et peut-être même la monarchie qui soit impliquée ? Pourquoi ne saura t-on JAMAIS la Vérité sur l'assassinat de JFK, alors qu'il ne voulait pas du bourbier au Vietnam et que le Pentagone EST le bras armé des dirigeants de l'Ombre ? Pourquoi la guerre en Irak, si ce n'est encore et toujours pour le pétrole et pour d'autres obscures raisons ? Etc.... Etc....

Je trouve que tu sautes un peu vite aux conclusions, faudrait peut-être pas tout mettre sur le dos des Franc-Maçons et te documenter un peu. Pour moi, l'engagement maçonnique ne relève pas de la magouille. Mais il y a des brebis galeuses partout : il y a des des franc-maçons magouilleurs, mais aussi des prêtres pédophiles, des flics accros à la dope et même des pompiers pyromanes.

On ne peut quand même pas renier certaines avancées sociales comme les lois de suppression de l'esclavage, la Sécurité Sociale, le Planning Familial, et l'émancipation de la femme par exemple ?

Tomla, le mercredi 30 juillet 2003, 23:28, dit :

Un chef-d'oeuvre du film fantastique que je conseille à celles et ceux qui aiment le genre et qui ne l'ont pas encore vu :

"From Hell" des frères Hughes avec Johnny Depp, la plus sinistre des adaptations de Jack l'éventreur, car la Franc-Maçonnerie y est impliquée.

Cette oeuvre est débatable, elle exploite une hypothèse, rien de plus et je trouverais dangereux de fonder un jugement sur la franc-maçonnerie basée sur ce film.

Dubhe

#33 Dubhe

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Posté 02 août 2003 à 22:24

Archimondain, le dimanche 19 janvier 2003, 16:53, dit :

On voit comment sous la reine Victoria, dans les sous-sols de Londres, des jeunes vierges étaient momifiées vivantes dans de la cire brûlante. JE pense que ce sont des rites égyptiens maçonniques.

Je constate que tu es un grand spécialiste du rite égyptien.

Dubhe

#34 dush

    Chercheur d'idées

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Posté 02 août 2003 à 22:48

Je n'ai pas vu le film mais j'ai lu le livre (bande dessinée) dont le film est tiré. C'est du grand art que je conseille à tous. De nombreux amis m'ont déconseillé d'aller voir le film si j'avais lu la BD car j'aurais été décu. En tout cas le contraire ne devrait pas poser problème. En outre Moore a fait un travail de fourmi au niveau de la recherche historique et il cite touts ses sources ce qui est rare pour une BD. LISEZ LE.

Scénario : Moore, Alan
dessin : Campbell, Eddie :horreur_grosyeux:

Amitiés. Dush.

#35 Tomla

    N'attend plus que la Fin des Temps

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Posté 03 août 2003 à 00:09

A Dubhe,

Citation

Je trouve que tu sautes un peu vite aux conclusions, faudrait peut-être pas tout mettre sur le dos des Franc-Maçons et te documenter un peu. Pour moi, l'engagement maçonnique ne relève pas de la magouille. Mais il y a des brebis galeuses partout : il y a des des franc-maçons magouilleurs, mais aussi des prêtres pédophiles, des flics accros à la dope et même des pompiers pyromanes.
Evidemment que je ne les met pas tous dans le même sac, mais il est clair qu'ils usent de leur pouvoir en tant que juges, magistrats, avocats, médecins, et j'en passe...
Plus de mal que de bien dans les différentes sociétés de cette planète, et ce depuis 275 ans !
Et il ne faut pas oublié que l'Homme involue depuis le moyen âge, que la Franc-Maçonnerie est depuis longtemps plus spéculative qu'autre chose.

Citation

On ne peut quand même pas renier certaines avancées sociales comme les lois de suppression de l'esclavage, la Sécurité Sociale, le Planning Familial, et l'émancipation de la femme par exemple ?
On voit bien ce que ça a donné, les lois sont constamment contournées, la Sécu sert surtout de pompe à fric.

Citation

Cette oeuvre est débatable, elle exploite une hypothèse, rien de plus et je trouverais dangereux de fonder un jugement sur la franc-maçonnerie basée sur ce film.
Et bien c'est l'hypothèse la plus crédible.

Ce message a été modifié par Tomla - 03 août 2003 à 00:47.


#36 Dubhe

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Posté 03 août 2003 à 10:04

Tomla, le dimanche 03 août 2003, 00:09, dit :

Evidemment que je ne les met pas tous dans le même sac, mais il est clair qu'ils usent de leur pouvoir en tant que juges, magistrats, avocats, médecins, et j'en passe...

Correction : "mais il est clair que CERTAINS usent de leur pouvoir", parce qu'une fois de plus, tu utilises le même amalgamme journalistique. Je me permets d'inclure ces quelques lignes à titre informatif :

"On nous a souvent reproché, ces derniers temps, d’être fermés, de cultiver le secret, de constituer une élite, de court-circuiter les corps de la société, de tourner ses règles, etc…

OUI, certains le font, à l’insu de la plupart des frères. Ce ne sont d’ailleurs pas les plus assidus, ni les plus travailleurs, ni les plus fraternels…Ils se servent de nous, et desservent la Maçonnerie. Mais ils gangrènent notre institution : nous avons été naïfs, simplets, bonasses, et pour tout dire, affreusement négligents. "


Tomla, le dimanche 03 août 2003, 00:09, dit :

la Franc-Maçonnerie est depuis longtemps plus spéculative qu'autre chose.

Un peu de sémantique me semble nécessaire ici. C'est vrai, historiquement la Franc-Maçonnerie est passée d'opérative à spéculative mais ce n'est certainement pas le sens que tu veux lui donner ici. Quand on parle de "spéculation maçonnique", on désigne la recherche abstraite et philosophique; ça n'a rien avoir avec la spéculation financière ou politique ou que sais-je d'autre.

Tomla, le dimanche 03 août 2003, 00:09, dit :

On voit bien ce que ça a donné, les lois sont constamment contournées, la Sécu sert surtout de pompe à fric.

Et je suppose que c'est la faute aux franc-maçons une fois de plus ?

Dubhe

NB : je ne suis pas franc-maçon, j'ai simplement beaucoup lu sur le sujet

#37 dush

    Chercheur d'idées

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Posté 04 août 2003 à 17:01

Salut à tous.
Sachez que chez les francs-maçons eux-même, il y en a qui en ont marre de ceux qu'ils appellent les "alimentaires", c'est à dire qu'ils sont là uniquement pour le pouvoir que la FM pourait leur apporter.
A ce titre, un site fait par une poignée de francs-maçons essaye de dénoncer toutes les malversations où la maçonnerie est à l'oeuvre :
http://www.chez.com/hiram/ : très instructif. et bonne lecture.
Dush.

#38 said-al sahhaf

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Posté 04 août 2003 à 17:43

Tomla, le samedi 02 août 2003, 19:28, dit :

said-al sahhaf, le jeudi 31 juillet 2003, 08:51, dit :

Bonjour Tomla,

Citation

Alors faut-il abolir cette société secrète afin de pouvoir rétablir la peine de mort ?

J'ose croire que c'est une erreur de frappe, non?

Non, ce n'est pas une erreur de frappe, car il est IMPOSSIBLE de rétablir la peine de mort en présence de franc-maçons.


A superyeti,

Exact, et pour résumer tout ça en une seule phrase :

"les oeillères de l'Humanité"
Et bien alors heureusement que les francs-maçons sont là, la peine de mort rien que cela...

Tiens, tant qu'on y est instaurons la charia!

:(

#39 clementine

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Posté 04 août 2003 à 18:24

Tomla peux-tu nous donner tes arguments en faveur de la peine de morts :o . C'est sans jugement , je suis juste curieuse de les connaitre :D .

clementine

#40 dush

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Posté 04 août 2003 à 18:47

A tous ceux qui sont en faveur de la peine de mort, je suggère le livre Réflexions sur la peine capitale, réédition des textes de Koestler et Camus. Si après ça vous êtes encore POUR, il n'y a plus rien à faire pour vous...
Dush.
Sinon, une liste sur les livres concernant la question :

1748 - Montesquieu, De l'esprit des lois, Livre VI.
1764 - Beccaria (Cesare Bonesana, marquis de), Des délits et des peines, XXVIII.
1763 - Voltaire, Traité sur la tolérance à l'occasion de la mort de Jean Calas.
1766 - Voltaire, Commentaire sur l'ouvrage : des délits et des peines.
1830 - Lamartine, Ode contre la peine de mort, Odes politiques.
1869 - Jules Simon, La peine de mort.
187* - Elisée Reclus, La peine de mort.
1908 - Débats à la Chambre. Interventions de Maurice Barrès, A. Briand, Jean Jaurès
1955 - Koestler, Réflexion sur la pendaison.
1958 - Albert Camus, Réflexions sur la guillotine, Gallimard.
1973 - Robert Badinter, L'exécution, Grasset et Fasquelle.
1980 - Chanson de Julien Clerc, Jean-Loup Dabadie, L'assassin assassiné
1980 - Michel Sardou, Je suis pour...
1981 - Robert Badinter, Discours à l'Assemblée nationale, 17 septembre1981.
1998 - Robert Badinter, L'exécution, Réédition Fayard
2000 - Robert Badinter, L'abolition, Fayard.
J. Imbert, La Peine de mort, PUF, coll. « Que sais-je ? », n° 1834, 1998.

Amicalement. Dush.

#41 Tomla

    N'attend plus que la Fin des Temps

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Posté 04 août 2003 à 21:47

Si je suis pour la peine de mort, et bien pas la peine (:surpris:) de lire un bouquin qui est contre, si ce n'est pour en rajouter au niveau des oeillères de l'humanité.
Je ne suis pas partisant du système américain, ou de certains états comme le Texas où l'on execute à tour de bras, mais je trouve que certains individus, comme les récidivistes meurtriers, psychopathes (bonjour Jack l'éventreur), violeurs, pédophiles pur et dur ne méritent franchement pas autre chose :exclaim:
Alors bien sûr il y a le paradoxe, en dehors des erreurs judiciaires : qu'il vaut mieux qu'il en chie en prison, plutôt que de l'envoyer au Paradis ! Et c'est qui qui paye le maintien en détention ou l'internement ? Le con tribuable !
En condamnant à la peine capitale ces individus, et bien cela libèrerait certainement beaucoup de places dans les prisons à l'échelle d'un pays.

Ce message a été modifié par Tomla - 04 août 2003 à 21:49.


#42 clementine

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Posté 04 août 2003 à 22:39

Mais Tomla comment peux -tu penser que ces livres sont sans interets si tu ne les à pas ouverts ? Avant de dire qu'un plat n'est pas bon on le goute non ? Qui sait peut-etre meme que ces livres pourraient consolider ton avis . A moins bien sur que tu n'ais peur qu'au contraire ils te fassent douter de ta foi envers la peine de mort . N' y aurait- il pas une histoire de lachete là dedans . Tu sais ça peut arriver à tous le monde mais si j'etais toi j'irai voir , tu ne risques rien de bien mechant , ces livres ne t'exploseront pas à la figure :cageole: . On ne perd rien à confronter ces idees à celles des autres surtout quand elles divergent des siennes c'est enrichissant de savoir ce que les autres pensent et comment ils le pensent et pourquoi , et ...
Tu trouveras peut-etre ta solution comme ça pour faire admettre la peine de mort à tout le monde , j'y reflechirai à ta place car tu pourrais contre argumenter les actions contre . Si ça c'est pas tentant !!! Tu veux retablir la peine de mort alors bouge toi et va lire . Au fait , j'suis contre :D !

clementine

#43 Tomla

    N'attend plus que la Fin des Temps

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Posté 04 août 2003 à 23:20

clementine, je ne veux pas te froisser, mais je n'ai aucune foi en un dieu, d'ailleurs il n'y a qu'un seul dieu de vénéré sur cette planète par les puissants décideurs et profiteurs : celui du Fric.
Toutes les religions de cette planète ne sont que des oeillères pour l'Humanité ou des jardins d'enfants de la Connaissance.

Alors si c'est la foi qui maintient ces crapules en vie, non merci.

Je me fait du souci pour la planète, la flore, la faune, et les enfants.
Que les autres humains soient responsables.

#44 Tomla

    N'attend plus que la Fin des Temps

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Posté 05 août 2003 à 00:27

Que les responsables des feux de forêts de par le monde soient punis de la même façon : la peine de mort.

#45 yoda

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Posté 05 août 2003 à 02:39

Citation

je n'ai aucune foi en un dieu, d'ailleurs il n'y a qu'un seul dieu de vénéré sur cette planète par les puissants décideurs et profiteurs : celui du Fric.
Toutes les religions de cette planète ne sont que des oeillères pour l'Humanité ou des jardins d'enfants de la Connaissance.

"Frère" athée, bienvenu dans le club :wink: Mais je ne suis pas à 100% de ton avis. Oui l'être humain doit être responsable. Moi j'appelle ça "éthique", je trouve pas d'autre mot pour classifier un certain comportement (respect surtout) envers les autres. Il faudra inventer le mot.

Tu dis que ce monde n'a qu'un seul dieu vénéré: le fric. Désolé, pas d'accord. Il y a le fric, mais il y a aussi les meurs, la morale, bref toutes sortes de "blocages" dans la vie de l'humain qui voudrait être libre. Je crois chaque être innocent au fond de lui même. Mais perverti par un système. Les hommes pervertissent les hommes depuis la nuit des temps.

Un violeur? Quelqu'un qui a besoin d'assouvir un besoin sexuel...peut-être retenu depuis trop longtemps. Quelqu'un qui n'a pas pu s'épanouir de ce côté là. C'est cette réponse là qu'il faut chercher. Les tuer, c'est bien, mais ça ne résoudra pas le problème dans sa globalité. Un voleur? Pareil. Soit quelqu'un qui a besoin d'argent pour survivre, soit quelqu'un qui veut se permettre du luxe. Dans un cas il subit une humanité qui laisse souffrir les autres, dans un autre cas quelqu'un qui se laisse pervertir par des faux besoins. Parce que le système conditionne les gens à penser comme ça. Un meurtrier? Quelqu'un qui n'a pas compris que tuer ne servait à rien. On nous apprend la loi du plus fort, la compétitivité, la supériorité sur l'autre. Le derniers recours pour "gagner" sur quelqu'un, lui donner la mort. Quelque soit le contexte. Utiliser ce moyen facile de faire disparaître un problème, ce n'est en aucun cas la victoire. Donc ce n'est absolument pas un exemple à suivre. Je suis contre la peine de mort.

Ces problèmes subsisteront et je n'ai pas de solution miracle. C'est toute une philosophie à changer chez les individus pour qu'un jour la société tout entière change sa mentalité, et à ce moment là ces problèmes disparaîtront progressivement. Peut-être :roll:

#46 Tomla

    N'attend plus que la Fin des Temps

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Posté 26 août 2003 à 22:52

Une discussion sans fin où nous nous mettrons jamais d'accord, alors il suffit de lire cette lettre afin de comprendre comment nous sommes fait.

#47 Philippe

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Posté 27 août 2003 à 10:00

marcus, le vendredi 22 novembre 2002, 23:30, dit :

Si Jean XXIII s'est éteint en paix, je doute fort que son âme elle soit en paix.
Il a reussit en un seul pontificat tout ce qu'avaient loupé les ennemis de l'Eglise en 1000 ans.
T'es gonflé de faire des assertions gratuites comme celle-là et te permettre de juger les âmes !
pour qui tu te prend ! DIEU le Père ?

alors, je vais te répondre de manière aussi provocante :
Son âme est en paix parce qu'en détruisant cette organisation politique corrompue qui a usurpé
le droit de nous dire comment on doit croire en DIEU et comment on allait "sauver" notre âme, il a libéré l'humanité.
D'ailleurs cette structure gangrènée ne fait plus parler d'elle aujourd'hui que par des scandales, c'est pour dire que le mal est profond depuis longtemps. réfère toi aux posts de Marek pour prendre le poul du Vatican ces temps-ci :evil:


padré

Citation

Mais il faut savoir aussi, contrairement à l'image qu'ils veulent donner de "clubs de réflexion humanistes", que la franc-maçonnerie a été formée comme une école de "fraternité" Luciférienne ainsi Helena Petrovna Blavatsky, 33°, une sataniste reconnue et fondatrice de la société théosophique, aussi bien que ses successeurs Annie Besant et Alice Bailey

madre!, padre, non seulement tu ne connais rien sur l'histoire et l'origine de la franc-maçonnerie, mais tu dis n'importe quoi sur H Blavatski ! visiblement tu n'as rien lu d'elle ni d'Alice bailey et d'Annie Besant...
En lisant les posts de nemesis, le tien, et d'autres je commence à soupçonner que dans des livres du genre "livre no 6" (ou assimilés) on repand ce genre d'absurdité, que reprennent les gogos de ton style en mal d'arguments non fondés pour nourrir leur parano et se faire des émotions.
Vois tu, les livres de la société Théosophique j'en ai lu beaucoup; et je peux te dire qu'il n'y a rien de tel dedans, bien au contraire, et je te les recommande si par bonheur, il te prennais de consacrer ton temps à un petit peu de travail spirituel plutôt qu'à calomnier :wink:

#48 gulliver

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Posté 27 septembre 2003 à 19:59

8-o
l'élysée

Citation

ALLOCUTION DE

MONSIEUR JACQUES CHIRAC
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

A L'OCCASION DU 275e ANNIVERSAIRE
DE L'ORDRE MAÇONNIQUE EN FRANCE

PALAIS DE L'ELYSEE

LUNDI 23 JUIN 2003

Mesdames et Messieurs les Grands Maîtres,
Mesdames, Messieurs,

Je suis heureux de recevoir aujourd'hui les représentants d'une tradition philosophique qui a pris une part si importante, en France et dans le monde, à l'élaboration et à la diffusion des idées républicaines.

Il est des histoires qui contribuent à forger l'histoire, des événements qui font avancer la cause de la liberté. La création, en 1728, de la première loge française est de ceux-là.

Vous avez choisi de fêter ensemble cet événement. Et vous avez voulu y associer les maçonneries étrangères. A toutes et à tous, je souhaite la plus chaleureuse des bienvenues.

En vous recevant aujourd'hui, j'ai souhaité rendre hommage au rôle civique de vos sociétés de pensée. Un rôle actif de défense et de réaffirmation des principes républicains, un rôle de vigilance, un rôle de réflexion.

Cet anniversaire est aussi pour vous l'occasion de donner une idée juste de la franc-maçonnerie, au-delà des clichés et des idées reçues.

Vous inscrivez votre engagement dans l'héritage des Lumières. Lumières de la raison, de la tolérance, de la solidarité humaine, lumières de la liberté, la liberté absolue de conscience, la liberté de douter, parce que le doute est moteur de progrès. Une liberté que résume bien le triptyque : "provoquer et non imposer, suggérer sans proclamer, interroger plutôt que répondre". Bref, la vraie liberté de l'homme parvenu à s'affranchir tant des passions que des carcans sociaux.

Alain Bauer, dont je salue l'initiative qui nous réunit aujourd'hui, a évoqué la naissance de la maçonnerie en France à l'aube du XVIIIe siècle, avec cette belle formule que je lui emprunte : "C'est le peuple de l'Encyclopédie qui essaie de devenir celui des Lumières". Né dans les spasmes des guerres civiles et religieuses anglaises, l'idéal maçonnique, celui d'Isaac Newton, rêvait de substituer aux dogmatismes le débat sur le progrès scientifique, de desserrer l'étreinte, de casser les rigidités, pour instaurer un espace de liberté, hors des tabous et des index de l'époque.

Cette histoire, ces convictions, la franc-maçonnerie peut les assumer avec fierté. Elles fondent son engagement. Elles marquent ses traditions. Trois siècles ont passé et vous tenez à ce que vos travaux continuent de s'accomplir dans la liberté, le refus des certitudes, l'ouverture internationale, en recherchant toujours l'indispensable sérénité dans laquelle doit être menée la réflexion, loin de l'agitation du monde.

Sa fidélité aux traditions, son engagement au service de l'homme, la franc-maçonnerie les a chèrement payés, persécutée par tous les totalitarismes.

Les heures noires de l'Occupation et de la collaboration l'ont douloureusement marquée. Dès août 1940, une législation anti-maçonnique était promulguée. Les obédiences étaient dissoutes, leurs locaux occupés, leurs temples dévastés, leurs archives détruites, leurs collections pillées. Les francs-maçons ont été dénoncés, leurs noms livrés à l'occupant nazi. Beaucoup d'entre eux furent déportés et trouvèrent la mort dans les camps. Jamais dans son histoire, la franc-maçonnerie française, qui s'était toujours développée dans le plus grand respect des institutions et des lois, n'avait eu à subir un tel déchaînement de violence et de haine.

Cet acharnement ne peut s'expliquer que par l'indéfectible attachement des francs-maçons à la République. La République, ils l'ont aidée à naître, répandant les idées de raison et de progrès. Ils l'ont veillée lorsqu'elle était fragile ou attaquée. Ils l'ont nourrie de leur exigence et de leur réflexion. Ils ont toujours été au premier rang de ses défenseurs.

Au XVIIIe et au XIXe siècles, ils furent naturellement de tous les combats contre l'autoritarisme.

Dans les tavernes des origines, ils ont contribué à diffuser les valeurs qui furent celles de la Révolution française et que proclame la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen. Dans le grand élan de 1848, ils militent pour les libertés politiques et syndicales, la liberté de la presse, la liberté d'association, l'abolition de l'esclavage.

Après avoir contribué à faire naître la IIIe République, ils sont nombreux à s'engager dans la Ligue des Droits de l'Homme, pour que triomphe l'innocence du Capitaine Dreyfus. Quelques années auparavant, ils avaient préparé, pour une très large part, et ardemment soutenu la loi de 1882, loi capitale pour la République, qui créait un enseignement primaire obligatoire, laïque et gratuit. Avec la même fermeté, le même enthousiasme, ils appuient la loi de 1901, qui garantit la liberté d'association, puis celle de 1905, qui sépare les églises et l'Etat.

Le Combat pour la laïcité doit beaucoup à leur engagement. Combat de chaque instant, combat qui reste toujours d'actualité. Combat pour la tolérance et pour une fraternité fondée sur le respect de l'autre et qui ne s'arrête pas aux différences, aux origines, aux religions.

Au fil du temps, à mesure que s'est enracinée la République, que se sont imposées les valeurs universelles qu'elle défend, la franc-maçonnerie française a su attirer des femmes et des hommes engagés dans la vie sociale et représentatifs de la France dans toute sa diversité.

Il n'est pas de grande question sociale, touchant à la condition humaine, que les francs-maçons n'aient abordée. Récemment, individuellement ou de manière concertée, ils sont intervenus dans les débats sur la place des femmes dans notre vie publique, sur la bioéthique, l'accueil et la place des handicapés, l'avenir de l'école, la construction européenne, le développement durable, la mondialisation, la diversité culturelle, la question aussi du choc démographique et de l'adaptation nécessaire de la société française et de ses structures.

Parce que les francs-maçons ont d'abord à coeur l'exigence d'humanisme, ils sont aux avant-postes de la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie, contre les discriminations et tout simplement contre la violence. Il n'est pour vous, de progrès individuel et collectif, de véritable vivre ensemble, qu'affranchis des passions et des intérêts particuliers, des communautarismes et des intégrismes, des ignorances et des antagonismes qu'elles engendrent.

*

* *

Mesdames et Messieurs,

Cet anniversaire qui nous rassemble aujourd'hui, vous le vivez, j'imagine, comme un engagement renouvelé pour l'avenir, pour d'autres progrès, d'autres libertés.

Aujourd'hui, je veux saluer votre action qui a joué un rôle essentiel dans l'enracinement de l'idéal républicain en France. En vous recevant toutes et tous, je souhaite vous témoigner le respect de la Nation pour ce que vous êtes et pour ce que vous faites.

Je vous en remercie.



#49 Marek

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Posté 11 octobre 2003 à 21:31

Chers Amis,

Juste pour vous préciser que Mr Jacques Chirac est membre de la Loge Alpina en Suisse.


Marek

#50 Marion 3

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Posté 11 octobre 2003 à 21:47

Citation

Juste pour vous préciser que Mr Jacques Chirac est membre de la Loge Alpina en Suisse.

Cette loge fait partie de quelles obedience ?

Ton info vient de quelle riviere ?

#51 Les.

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Posté 11 octobre 2003 à 22:27

Dans "Les frères invisibles", Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre rapportent que "des maçons de haut grade affirment que Jacques Chirac a été initié à la Grande Loge Alpina, une obédience suisse trés élitiste qui ne coopte que des dirigeants de trés haut niveau".
D'aprés ce que j'en sais, c'est à dire trés peu, Chirac aurait démentie appartenir à la maçonnerie. La hierarchie d'Alpina a fouillé ses listes sur cinquante ans. Pas de Jacques Chirac. Mais un certain Jacques Chibrac. L'erreur sur la personne résulterait d'une quasi-homonymie.
source

#52 Marek

    Chercheur de vérités

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Posté 11 octobre 2003 à 22:36

Cher Marion,
Au moment où les coeurs s'ouvrent et les portes aussi,
pourquoi cacher quelque chose d'aussi simple et d'aussi vrai?.
En 1830 sur le continent, les maçons continuaient d'aller à l'Eglise et d'assurer les services pour leurs morts.Ainsi en a t'il été pour un grand maître trépassé récemment ( dix ans je crois) à St Denis.
Pourquoi un tel sujet serait il scandaleux?.Chirac est chrétien ET maçon.Pourquoi existe t'il des esprits obtus sur ce sujet?
Manque de fraternité et d'ouverture? Refus de travailler la pierre taillée et d'opérer sur le symbolisme.?

Pourquoi le diable est il associé dans les esprits faibles avec la fraternité hors l'influence de la robe d'église? Question liée au pouvoir du prêtre et la dictature de l'église ( hors question religieuse) qui a eu du mal et souffre toujours de ne plus dicter sa loi aux esprits européens?

Je réponds qu'une église forte est à même de parler d'égal à égal avec des esprits libres en dehors de toute manipulation de robe.

Pour le reste mes infos sont toujours puisées à bonne source, comme vous le savez et mon esprit cherche à discriminer le douteux d'avec le certain.Pour votre gouverne sachez que ma source est proche de l'investigateur et m'a été confirmée par les déplacements du primus inter patres en Suisse.

Veuillez agréer monsieur Marion mes politesses les plus civiles et informées.( Marion me fait penser à quelqu'un du SDEC)

Marek

#53 Marion 3

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Posté 12 octobre 2003 à 00:13

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Les a Ecrit le: samedi 11 octobre 2003, 22:51
Dans "Les frères invisibles", Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre rapportent que "des maçons de haut grade affirment que Jacques Chirac a été initié à la Grande Loge Alpina, une obédience suisse trés élitiste qui ne coopte que des dirigeants de trés haut niveau".
D'aprés ce que j'en sais, c'est à dire trés peu, Chirac aurait démentie appartenir à la maçonnerie. La hierarchie d'Alpina a fouillé ses listes sur cinquante ans. Pas de Jacques Chirac. Mais un certain Jacques Chibrac. L'erreur sur la personne résulterait d'une quasi-homonymie.
source

C'est bien ce qui me semblait , merci Les , il l'a dementi , jacques Chirac n'a a ma connaissance jamais fait sa demande pour rentrer en Franc Maconnerie (sauf recemment peut etre), mais par contre il y est intervenu en tant qu'invite non macon - tenue blanche fermee - , si ma memoire est bonne il y a environ 25 ans, a la Grande loge Nationale de France, sur un sujet d'economie, bien avant qu'il soit president de la republique.


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Marek a Ecrit le: samedi 11 octobre 2003, 23:00
Pourquoi un tel sujet serait il scandaleux?.Chirac est chrétien ET maçon.Pourquoi existe t'il des esprits obtus sur ce sujet?

Chirac est Chretien oui - et de toute facon, la majorite des macons sont egalement chretiens, n'oublions pas que dans les obediences majeures, ils pretent leur obligation sur la bible. - de plus, un jour a la tv il a meme dit qu'il s'approchait de la philosophie Bouddiste pour ce qui est d' etre macon renseigne toi aupres de lui directement ce sera plus simple . cela dit Jacques Chirac n'a a ma connaissance jamais fait sa demande pour rentrer en Franc maconnerie (sauf recemment peut etre), mais par contre il y est intervenu en tant qu'invite non macon - tenue blanche fermee - , si ma memoire est bonne il y a environ 25 ans, a la Grande loge Nationale de France, sur un sujet d'economie, bien avant qu'il soit president de la republique.
Je n'ai pas dit que ce sujet etait scandaleux puisque la franc maconnerie oeuvre essentiellement sur sur les droits de l'homme - et plus precisement ces cinquantes dernieres annees sur les droits de la femme. Marek juste je te demandais comment tu peux affirmer sans donner des preuves .
J'aime te lire tu me fais decouvrir l'histoire sous un autre angle , je me permet de te poser deux questions pour me repondre tu emploies des mots negatifs , Scandaleux , diable ,pouvoir , dictature , mal , souffre , manipulation ce n'est pas avec ces mots jeter sur ton clavier que les coeurs vont s'ouvrir et les portes aussi comme tu l'ecris plus haut

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Marek a Ecrit le: samedi 11 octobre 2003, 23:00
Refus de travailler la pierre taillée et d'opérer sur le symbolisme.?

Par ailleurs, seul les pretentieux travaillent la pierre taillee, cherchant a la modeler a leur image, je me contente en ce qui me concerne de travailler la pierre brute.

Citation

Marek a Ecrit le: samedi 11 octobre 2003, 23:00
Veuillez agréer monsieur Marion mes politesses les plus civiles et informées.( Marion me fait penser à quelqu'un du SDEC)

-SDECE (E) comme contre espionnage actuellement DGSE direction generale des services exterieurs. Comme il n'y a pas qu'un ane qui s'appelle martin, plusieurs personnes peuvent s'appeler marion. par ailleurs, Marion est mon prenom.

bref, je pense qu'il est d'ores et en avant inutile pour moi de venir m'abreuver a tes sources dont l'eau me parait bien polluee - pour me voir accueillie de maniere aussi negative. chez toi V.I.T.R.I.O.L. est assurement pris au sens litteral du terme.

Marion.

#54 Marek

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Posté 12 octobre 2003 à 11:17

Cher Marion,

Je n'ai pas voulu t'offusquer.Si la pierre reste brute, elle ne sera jamais taillée.C'est en la taillant qu'elle devient cubique..:-)

Ceci dit, je me suis basé sur une info de l'Investigateur qui en général est bien informé, mais que Chirac ait introduit une demande ou non je n'en ferai pas un fromage, ayant encore insisté sur la dimension humaine originelle de la maçonnerie.

Comme on parlait de maçonnerie...j'ai lancé mon info...
et j'ai réagi à chaud, comme vous.
Mais sans l'ombre d'une négativité envers la FM. Donc ne pas le prendre mal.
le truc sur marion..de la SDECE ( pardon pour le E), il manquait le :-)
voilà qui est fait :-)

Amicalement
Marek

#55 Marek

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Posté 18 octobre 2003 à 19:43

Chers frères, Chères Soeurs, :-)

Afin de ranimer le débat, demain je placerai quelques textes
pour parler du rôle de la Fm dans la révolution, Illuminatisme de Bavière etc...pour en terminer avec les sornettes.


Je crois que nous sommes suffisemment adultes pour en parler à coeur ouvert et en s' appuyant sur des documents datant de
avant 1789.

Je crois que tout le monde à a y gagner quelque chose pour laisser Mr Taxil ne convaincre après 100 années que les derniers des mohicans.


Marek

( ps: je n'en veux à personne personnellement mais aux rumeurs et autres égareurs de la raison)

#56 Marek

    Chercheur de vérités

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Posté 18 octobre 2003 à 22:16

.GIORDANO BRUNO (1548-1600)

PRÉAMBULE

Il faut replacer tout penseur dans son contexte , et il se fait que la rencontre entre l’italianisme et la pensée anglaise fut dans les années Elizabéthaine un splendide enrichissement pour la pensée anglaise, mais le caractère anglais était trop affirmé à cette époque pour plier à des auteurs qui venaient de la patrie de la catholicité où la sensualité qui enveloppait la Renaissance avait des caractères qui rappelaient le paganisme.
Le péril que cette littérature faisait courir à ses admirateurs était dénoncé par exemple par le bon humaniste protestant Roger Ascham qui ne cessait de se plaindre des torrents de licence qui émanait de la littérature italienne et il émanait de cette réponse humaniste et puritaine un caractère dépréciateur envers le pays à l’origine de cette corruption.
Il faut dire que les bûchers de Marie Tudor avaient ravivé la flamme du protestantisme ,qui, si ces événements n’avaient pas eu lieu ,se serait éteinte, pour permettre au pouvoir du pape de se rétablir sur l’Angleterre.
Si cela eut été le cas, l’Angleterre se fut trouvée sans anti- corps pour absorber la littérature italienne licencieuse et serait devenue à son tour un lupanar païen à l’instar de Rome.
Je dis ceci, Yves, pour que tu admettes bien que sans la réforme, le monde eut changé de manière dramatique par un effondrement de la catholicité complet et total, sans rémission aucune, voici près de quatre cent ans, car en aucune façon le pouvoir de Rome ne put s’opposer à la Renaissance et à la force de ce torrent antique, et que même, le pouvoir raffiné papal se fit un point d’honneur à favoriser ce qui l’amoindrissait, ce qui en soi, il faut bien en convenir ,constitue un des stade ultime de la dégénérescence d’un pouvoir spirituel, qui comme je l’avais expliqué, a subi la réforme de Luther parce qu’il avait été incapable d’accepter les réformes préconisées de Hus. Rome ne pouvait s’attaquer qu’aux excès de la pensée qui lui enlevait du pouvoir matériel et spirituel sans s’attaquer aux causes proprement dites, ce qui aurait eu les mêmes résultats pour le papisme césaro-néronien. Heureusement pour Rome, grâce à l’action de la réforme, ce pouvoir spirituel fut maintenu et permit à nos sociétés occidentales de contrebalancer ces forces antiques et ce progrès technologique continu, jusqu’au prochain effondrement dont je parlais dans un précédent courrier qui donnait des ébauches de solution dont l’une consistait à revoir les dogmes de l’ ECR , qui ne sont que des formes exotériques de l’ ésotérisme de l’ ECR du quatrième siècle. Je mentionnais bien que cela ne pouvait être qu’une solution temporaire , puisque la véritable ascendance des Eglises se trouvait dans l’héritage hébraïque. Toutefois il faut croire que les gens de nos contrées sont masochistes et s’en faire une raison, puisqu’ils ne sacrifient que ce qu’ils aiment bien jusqu’à complète dissolution.

FILIATION

Giordano Bruno est réclamé par les Rose-croix et les Théosophes.

HISTOIRE

Né dans une bonne famille de Naples, il entre à l’âge de quinze ans au monastère dominicain, où on lui donne le nom de Giordano. Il commence aussitôt à se rebeller contre ces “prêtres qui essaient de mettre son esprit sous les chaînes » et le distraire ainsi de plus hautes occupations.
Il enlève les dessins de saints de sa cellule et conseille à un moine de cesser de lire les “sept joies de Marie” et de s’adonner à une littérature plus enrichissante.
Peu après être entré au monastère, il se procure un exemplaire du livre de Copernic et en reconnaît la véracité immédiatement..
Il recherche une philosophie qui serait également scientifique et trouve que c’est le cas avec Pythagore, Platon et le travail des néo-platoniciens.
Malgré sa révolte, il lui est impossible de quitter le monastère et à l’âge de vingt-quatre ans, il dit sa première messe.
Peu après, il écrit une satire où il décrit la dépravation qui règne autour de lui. Cela entraîne une accusation d’hérésie contre lui par le Provincial de l’ Ordre.
Réalisant le danger et pour fuir les joyeusetés du tribunal de l’Inquisition Bruno fuit le monastère et commence sa vie d’errance qui dura quinze années.
A l’âge de vingt huit ans, il sentit qu’il avait atteint la vérité et alla à Gênes où il donnait des leçons de grammaire et d’astronomie et ensuite à Genève où un noble italien fut intéressé par lui et l’aida à disséminer ses idées.
Genève, cependant était trop Calviniste pour entendre la pensée libérée de Bruno et il partit pour la France, obtenant son degré de docteur en Théologie à l’université de Toulouse et arrivant à paris à l’âge de trente trois ans .Sa première lecture à Paris lui donna l’occasion de devenir professeur à l’Université, mais il dut décliner l’offre, étant sous le coup de l’excommunication. Le roi, entendant parler de ce dilemme, lui offrit une chaire extraordinaire. Dans son livre « l’ombre des idées », il offre une dédicace au roi. Ce livre est basé sur la République de Platon et c’est un premier essai de description de l’unité essentielle du monde.
Quand Bruno eut trente cinq ans, il alla en Angleterre avec une lettre d’introduction du roi de France (Henri III) à son ambassadeur à Londres qui invita immédiatement Bruno à vivre chez lui.(Michel de Castelnau)
Il était fréquemment emmené à la cour et devint un ami chaleureux de la reine Elizabeth qui lui exprima son admiration pour ses réalisations non habituelles.
Encouragé par ses succès, il alla à Oxford où il s’introduisit lui même en donnant des leçons sur l’immortalité de l’âme et la doctrine de la réincarnation aussi bien que sur la théorie de Copernic.
Ceci entraîna l’animosité des professeurs d’ Oxford et quand Bruno défendit ses théories en débat public , il lui fut interdit de donner davantage de lectures et il fut invité à quitter la ville.
La veille du Mercredi des cendres 1584, Sir Fulke Grevil invita nombre de ses amis à Londres pour rencontrer Giordano Bruno.La discussion qui prit place ce soir là prit la forme d’une discussion à caractère théosophique, racontée par Bruno dans son livre “ La Cena de le Ceneri ”.
Il commença sa discussion en disant que l’espace est rempli par un nombre infini de systèmes solaires, chacun avec son soleil et ses planets. Les planètes brillent par la réflexion de leur soleil et il prétendit que notre soleil avait son mouvement propre dans le ciel.
Là où le système de Copernic était héliocentrique, celui de Bruno était théocentrique. D.ieu dit-il est le principe intérieur de tout mouvement, qui remplit le tout et illumine tout l’univers.
Il exprima sa conviction que Tout est compris dans ce principe du Un, car l’Infini n’a rien qui soit extérieur à lui-même.
Après avoir définit sa notion divine, Bruno disséqua la Nature. La Nature est une unité vivante d’unités vivantes, en chacune desquelles la puissance du tout est présente. La nature peut nous sembler en des formes sans nombres, mais elle doit être considérée comme étant unie dans son principe fondamental.
La Nature, de ce point de vue ne doit donc pas être considérée comme étant une création mais plutôt comme un développement de ce Premier Principe. « Où alors allons nous trouver notre D.ieu ? Et bien, dans les lois de la nature, dans la lumière du soleil , dans la beauté de tous les printemps qui éclairent NOTRE MERE LA TERRE, dans la vue des innombrables étoiles qui brillent dans l’espace et qui aspirent à magnifier les puissances de ce premier principe »
Le second principe de Bruno se trouve dans le processus du “devenir” et ce principe procède sous la Loi Fondamentale de l’Univers, la loi de la cause et de l’effet. Cette Loi de périodicité s’exprime aussi en tant que loi de la réincarnation de telle sorte que « nous mêmes et les choses que nous appelons nôtres viennent et disparaissent et reviennent à nouveau. »
Il explique alors comment cette connaissance peut être apprise dans chaque homme, par la flamme de l’ âme qui nous conduit à approcher le soleil de la connaissance.
L’âme de l’homme, nous dit il est le seul D.ieu qui existe.” Ce principe au sein de l’homme meut et gouverne le corps, est supérieur au corps et ne peut être soumis au corps, c’est le véritable esprit par lequel plusieurs corps sont formés et qui traversera plusieurs destinées, noms et existences ».
Giordano Bruno enseigna que la loi de la réincarnation est connectée indissolublement avec ses agissements:

“Chaque acte accompli apporte sa récompense ou punition dans une autre vie. En proportion de la conduite de l’âme dans un corps, il détermine la transition dans un autre corps »

Et alors il montra que la doctrine est originaire des doctrines Pythagoriciennes, de Platon et des Néoplatoniciens.

Dans son ”Spaccio de la Bestia Trionfante”, qui fut publié en 1584, Bruno décrit la condition d’une âme qui a échoué à utiliser ses chances sur la terre, disant qu’une telle âme sera reléguée à un autre corps , ne devant pas s’attendre à un meilleur sort qu’auparavant.
Mais dit il, il y a certains individus dont l’âme a brillé d’une façon plus éclatante au fur et à mesure des réincarnations, les conduisant à la perfection et à l’esprit divin des héros.
Quand son ami l’ ambassadeur s’en retourna en France, Bruno l’accompagna. Bruno présenta 120 thèses au recteur de l’ université de Paris dans lesquelles il montra comment sa propre philosophie différait de celle d’Aristote.
Il prévint les français de se défier de la foi aveugle et les supplia de ne regarder que “ sa majesté la vérité”.
Ayant délivré son message, Bruno partit pour l’Allemagne, où il espérait visiter quelques unes des plus importantes universities. Il rencontra l’hostilité à Marburg, mais Wittemberg l’accueillit à bras ouverts, seule la part calviniste de l’université lui restant hostile.
Quand les Calvinistes vinrent au pouvoir, Bruno dut aller à Helmstadt, mais là un Pasteur Luthérien mit une fin à ses espoirs en le dénonçant publiquement devant une congrégation assemblée.
Il chercha alors refuge à Francfort sur le Main, où il fut décrit par un prieur carmélite comme un homme d’intelligence universelle, versé dans toutes les sciences, mais sans une once de religion.
A la foire de Francfort, Bruno rencontra deux italiens vendeurs de livres qui furent intéressés par les écrits de Bruno et rapportèrent quelques uns de ses livres à Venise.
Ces livres parvinrent à un jeune noble Vénitien, Giovanni Mocenigo qui s’enquit de l’endroit où on pouvait trouver Bruno. Mocenigo, créature à la solde des Jésuites était un des agents de l’Inquisition.
Reconnaissant une victime facile, Mocenigo écrivit à Bruno, l’invitant à Venise et lui promettant assistance dans son travail. Bruno accepta l’invitation, ne voyant pas le nœud coulant que l’on resserrait autour de son cou. Une fois installé, Mocenigo demanda à Bruno de l’instruire dans les arts de la Magie.
Cette nuit là, Mocenigo accompagné de plusieurs de ses gens, pénétraient dans la chambre de Bruno et fouillaient ses bagages. Le lendemain, une accusation écrite était remise à l’ Inquisition et la même nuit Bruno était remis à l’Inquisition. Cela arriva le 22 mai 1592.
Sept jours après, commençait le jugement. On reprocha à Bruno d’affirmer que la terre n’était pas le centre de l’univers et de dire que l’univers était rempli de systèmes solaires. Il accusa à Bruno d’enseigner la doctrine de la réincarnation et de nier la transsubstantiation du corps et sang du Christ dans l’hostie… de refuser qu’il y ait trois personnes dans la trinité et de rejeter la naissance virginale de Marie.
Bruno se leva et commença à expliquer, comme on explique à des élèves, n’omettant rien des concepts essentiels. Il reconnut être incapable de comprendre la notion de trinité , disant ne connaître l’ esprit saint que du point de vue Pythagoricien, comme étant l’âme de l’Univers. Il reconnut ne pas croire en la naissance virginale de Jésus mais accepta l’idée de miracles depuis le moment qu’elles tombent sous la loi naturelle.
L’Inquisiteur se tourna vers lui et reprit l’accusation point par point, le prévenant des graves conséquences s’il ne se rétractait pas. Bruno lui répondit par un silence de mort.
Le jour suivant, il fut chargé d’amitié avec la reine hérétique Elisabeth. Alors, durant huit semaines, il fut torturé (avec compassion ?) dans le donjon de la prison de l’Inquisition.
Les archives du jugement furent envoyées à Rome et il fut envoyé pour être sermonné dans la “cité sainte” le 27 février 1593.Il fut enfermé dans la tour de la prison romaine de l’ inquisition durant sept années. Le 21 décembre 1599, il fut appelé à nouveau devant le tribunal de l’Inquisition et demandé de se rétracter de ses positions.
Malgré sept années de mauvais traitements, Bruno répliqua à nouveau qu'il n’en retirerait pas un mot.
Le 20 Janvier 1600, le pape livra Bruno à l’Inquisition.
Il fut emmené à la chambre d’audience, forcé de s’agenouiller et d’entendre sa sentence.
Il leur dit : “ C’est avec une plus grande peur que la mienne que vous avez prononcé cette sentence”
Il fut alors remis aux exécuteurs des hautes et basses oeuvres du Vatican.
Dans les heures matinales du 17 février 1600, une de ces processions qui étaient trop familières aux romains abordait le Campo di Fiora, (le Champs des Fleurs), la place où la TRES SAINTE ET HAUTE EGLISE CATHOLIQUE brûlait ses fils hérétiques avec compassion très chrétienne.
Lorsque les flammes allaient le lécher, la victime de ceux qui se prétendaient les héritiers légitimes de Celui qui avait dit « aimez vos ennemis et bénissez les » détourna le regard du crucifix qui lui fut présenté.
Au Campo di Fiora, à l’endroit où Bruno fut brûlé s’élève aujourd’hui un monument à sa mémoire. Clément VIII, son assassin , brûle certainement à son tour dans les flammes du Schéol, et ce n’est que justice.

ŒUVRES DE MAGIE

Je joins à la présente une des œuvres de magie écrite en latin par Giordano Bruno.
(Il s’agit du Venculis de genere, écrit à Helmstadt). Il y en a d’autres…)

2. PERENNITE DE L’HERITAGE PAIEN

Ainsi, le Jubilato John Toland n’était pas à l’origine du retour au paganisme de l’humanité. Nous venons de voir que c’étaient exactement les vues de Giordano Bruno, et ces théories, il nous faut bien l’avouer ont un petit air de ressemblance avec les théories à la mode sur la réincarnation, etc.
Il y a eu donc transmission de ce courant, dont Bruno NOUS DIT ÊTRE DÉPOSITAIRE, cela revient à dire qu’ il l’a reçu. Quand, de qui ?
Cela ne nous est pas dévoilé (pas encore…)
Par contre, le lien entre Bruno et Toland ne nous est pas difficile à détecter.
Cette transmission s’est opérée sur le terrain anglais, allemand et va se multiplier aux Pays-Bas, à l’instar des tulipes de ce pays.
Je vais vous réserver une énorme surprise dans le prochain paragraphe…

3. BACON FRANCIS

Esprit encyclopédique. Il est un des fondateurs de la méthode expérimentale. Mais il étudia aussi le droit, la philosophie, la cryptologie, la morale. Il naquit en 1561 officiellement de Nicolas Bacon, chancelier de la reine Élisabeth, et de lady Ann. Mais en fait, il serait le fils de la reine et de lord Leicester. Il aurait donc pu prétendre à la couronne d'Angleterre.
Curieux de tout, dès son plus jeune âge il s'intéresse à l'occulte, ce qui le fera surnommé « baby Salomon ». A 13 ans, il entre au Trinity College, réputé pour la qualité de son enseignement. Il apprend l'imprimerie à Cambridge et déjà il souhaite une connaissance fondée sur la raison et l'expérience, ce qui constitue une révolution totale à l'époque, inimaginable pour nous. Mais en 1576, il est envoyé en France sur l'ordre de la reine Élisabeth, sans doute à cause de ses origines réelles. Il fréquente alors la cour de Marguerite de Navarre, une jeune reine de 25 ans, belle, intelligente, cultivée, qu'il aima peut-être. Il rencontre aussi le poète Ronsard qui le fait entrer dans le cercle de la Pléiade. A son retour, il s'installe à l'université de Gray's Inn où il entreprend des études de droit. En 1581, il voyage en Italie, en Autriche, en Allemagne, en Espagne, en Pologne, en Suède, en Hollande. A la suite de ce long périple, il écrit des notes sur « l'état de la chrétienté »
En 1584, il est avocat et devient un juriste réputé. Deux ans plus tard, il est élu au Parlement et en 1588, membre du Conseil extraordinaire de la reine, une charge créée spécialement pour lui. Il écrit un Essai sur les jardins, classe les sciences, fait des expériences sur les métaux pour comprendre leurs compositions. En 1597, il publie des Essais de morales qui connaissent un immense succès et sont traduits dans plusieurs langues. Après la mort de la reine Élisabeth le, Tudor, il est rapidement rappelé au pouvoir par le nouveau roi Jacques 1er. En 1613, il est nommé attorney et commence un vaste programme de réformes juridiques.

Il continue son ascension et en 1616, il est membre du Conseil privé du roi. Il rédige une Théorie des cieux où il note l'influence des planètes sur la matière et sur l'homme. En 1617, il est nommé lord, garde du sceau royal, et le 27 mai, lord chancelier. Il est le premier personnage du royaume après le roi. Il supervise tout ce qui touche à la loi. Mais il se trouve pris dans le conflit entre le roi et le Parlement et, pour protéger son souverain, il se laisse faussement accuser de corruption. Il est déchu de ses titres et enfermé à la Tour de Londres. Il est libéré presque aussitôt, mais il devra attendre plusieurs années avant d'être entièrement réhabilité. Il se retire alors dans ses propriétés pour se consacrer pleinement à la recherche et à l'écriture. Il meurt le 9 avril 1626. Mais curieusement, au moment de sa disparition, aucun de ses amis ne manifesta le moindre regret. Et le dernier comte de Vérulan qui fit des recherches ne retrouva jamais sa sépulture. Tout laisse donc penser un départ organisé. Sa vie n'étant plus en sécurité en Angleterre, il aurait simulé son enterrement et pris la fuite pour la Hollande. La tradition prétend qu'il aurait terminé sa vie, fort longue, dans la famille de Hesse Cassel.

Cela est il fait pour nous étonner… ?

5. LE PANTHEISME ET GUÉNON

J’en reviens à ce que nous disait Guénon « dans ses aperçus sur l’ésotérisme islamique et le Taoïsme »

« On sait combien ce mot, à notre époque, est souvent employé à tort et à travers : il représente pour les uns un véritable épouvantail, à tel point qu’ils se croient dispensés d’examiner sérieusement ce à quoi ils se sont hâtés de l’attribuer… les autres le revendiquent volontiers et sont tout disposés à s’en faire comme une sorte de drapeau…l’imputation de ‘panthéisme’ adressée communément aux mêmes doctrines orientales, et dont nous avons assez montré la fausseté, voire même l’absurdité (puisque le panthéisme est en réalité une théorie essentiellement ANTIMETAPHYSIQUE. » (p.91)

#57 Marek

    Chercheur de vérités

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Posté 19 octobre 2003 à 10:41

Je poursuis la lecture d'un courrier à un certain Yves qui ne me répondait jamais qu'en me contestant.Il a trait à la maçonnerie
et la spiritualité de notre époque.Que chacun se sente libre d'y répondre en tout ou en partie, car je me sens frustré d'une réponse ou de réponses...marek ( il y a quelques erreurs dont j'ai pris conscience..ce courrier date d'il y a deux années)

Cher Yves,
En main ta lettre du 22 mars courant.
Je te remercie du lien indiqué vers le site renvoyant vers des maçons ‘au fondement de la révolution française’.
Comme tu le sais, quand la révolution prit place, les esprits étaient suffisamment éclairés pour ne plus avoir besoin d’un complot maçonnique.
Ce sont les idées du siècle des lumières qui firent le travail, et si certains maçons à titre individuel y prirent part, c’est que les idées des Lumières, c’est en partie eux qui les ont diffusées. (En partie).Je n’ai pas connaissance d’une Loge qui se soit mise du côté des aristocrates indécrottables. Par contre, doit on mettre dans la catégorie des « comploteurs » les nobles qui ont voté les textes du quatre août ?

Je poursuis avec Michel Baroin. En effet, les idées de la révolution Française étaient ,comme je l’ai écrit antérieurement la transposition dans les faits d’un ordre ‘nouveau’ qui avait été trouvé en Angleterre cent ans auparavant.
Ce rééquilibrage avait dû prendre une forme violente en France étant donné l’immobilisme politique qui y prévalait. Comme je l’ai expliqué aussi , l’ordre ne revint pas en France avant la fin du XIX° siècle. Napoléon fut le continuateur de la Révolution en Europe, mettant à bas les régimes semi – féodaux qui ne pouvaient être que les adversaires de ces idées de liberté.
Ces idées, donc , appartenaient au patrimoine de la maçonnerie. Il est donc cohérent qu ‘elles soient célébrées par elle. Je signale au passage que les obsèques de Baroin furent si chrétiennes qu’il se trouva des évêques pour comprendre qu’un maçon n’est pas un comploteur et arroser le cercueil de leur goupillon.
Je ne vois pas pourquoi tu cites Napoléon comme antichrist. C’était un homme dur, impitoyable, qui avait de l’intelligence et des capacités. Il se trouve qu ‘il était ambitieux et avide du pouvoir. Il dut composer avec l’héritage de la Révolution et s’en servit comme d’un accélérateur à son pouvoir, mais la révolution et la domination continentale en firent le principal ennemi de la Grande Bretagne qui put l’écarter de la scène européenne.
Si son frère Joseph prit la direction du Grand Orient ,ce n’est certes pas parce que la main cachée qui dirige en avait fait l’âme noire de la conspiration judéo – maçonnique, mais tout simplement parce que Napoléon Bonaparte contrôlait la maçonnerie française et en fit un instrument d’aide à son pouvoir. Le grand Orient de Westphalie à Cassel fut ainsi confié au Prince Jerôme en tant que Grand Maître en 1804.

En ce qui concerne le Grand Orient, celui – ci cessa ses activités le 8 août 1793.En 1795 , à sa sortie de prison, Montaleau retrouva les archives du GO et remit la loge en activité.

En ce qui concerne, ‘l’antichrist’ Napoléon, par concordat du 5 juillet 1801, l’église catholique et romaine retrouve ses prérogatives spirituelles en France grâce à lui. Partie liée par pacte avec le diable?

Dans la liste anachronique qui suit où se trouve pêle-mêle des noms de communistes mixés à ceux des plus rouges de sang des révolutionnaires de 1789, je cite : Cachin Marcel, Chanderlot de Laclos, Danton, Frossard, marat, mirabeau, Jules Ferry ( ah Ferry !!) je soupçonne une intention de relier ces personnages par un fil rouge invisible .Le but de cette correspondance est d’établir justement le fil, sans sacrifier aux outrances de la facilité et de décharger par camion benne les poncifs du genre, je ne peux marquer mon accord à la pratique de la vérité vendue au kilo.

Me limitant aux acteurs du XVIII° siècle, et en commençant par Mirabeau, est –il utile de rappeler que cet être corrompu et vicieux était un homme d’argent et cupide, et que si ses restes furent chassés du Panthéon, ce fut parce qu’il fut corrompu par le roi Louis XVI afin de défendre sa cause. Cet homme, qui selon certains écrits aurait été parmi les comploteurs écrivait dans « De la Monarchie Prussienne »(1788) « Monsieur Boden (sic), dont le nom deviendra cher à l’humanité, dans un livre qui a pour titre : Examen impartial du livre intitulé des Erreurs et de la Vérité par un frère laïque en fait de sciences, fit savoir distinctement, selon nous, qu’il y avait un chiffre à ce livre ; il démontra qu’en donnant un sens caché à certains mots tout s’expliquait clairement et simplement…Alors la chose parut digne d’attention aux bons esprits. Mille faits frappants, mille conjonctures, dont la réunion forme un corps de probabilités très imposants, montrent que la maçonnerie n’était autre chose qu’une AFFILIATION DE L’ ORDRE DES JESUITES originellement fondée en Angleterre, étendue ensuite en d’autres pays, parce que les chefs éprouvèrent combien ce ressort de la curiosité, de la vanité et de l’attente de grands secrets thaumaturgiques menait loin les hommes, sans qu’ils connussent le but de ces mouvements excentriques. Ce n’est point ici le lieu de rapporter en détail LES PREUVES DE CE FAIT, que la plupart des bons esprits de l’ Allemagne regardent maintenant comme démontré »

Si je suis ta logique, il est à présent démontré que Mirabeau recevait ses ordres à travers les hommes du Vatican et ses créatures, les corbeaux en noir qui manipulaient la maçonnerie…

Toujours est – il que Mirabeau était un descendant de la famille des Riquetti, transplantés en France à partir de Florence au XIII° siècle. Gabriel- Honoré, intelligence souple remplit la France de son scandale .C’est la question financière qui conduisit Mirabeau avec d’autres à réclamer la convocation des Etats Généraux.

En ce qui concerne Marat, celui –ci réfutait Helvétius et Condillac et commente le Contrat social dans ses promenades publiques devant des auditeurs enthousiastes. Nous étions ,il est vrai avant la révolution. Et les œuvres qu ‘il dévorait étaient des œuvres dues aux Lumières….

Je ferai une recherche sur Danton pour le prochain courrier, Chanderlot de Laclos devant être traité à part car effectivement il fait partie du mouvement des idées.

PETITS MYSTERES

Effectivement, les traditions incomplètes ne peuvent intégrer la Vacuité, et leur filiation est d’ordre contre – initiatique, je ne peux que te donner raison sur ce point.
J’ ajouterais que ce qui a été perdu était d’une telle importance que les contre initiés sont dans une recherche effrénée une fois le constat établi qu ‘ils ne trouveront pas ce qu’ils cherchaient. Ce besoin ésotérique est tel qu’ il peut donner lieu à tous les débordements imaginables, y compris à des pactes démoniaques, tels ceux de DEE et ceux de Crowley.(Voir plus bas)
Là Guénon à tout à fait raison.

CONSTITUTIONS D ANDERSON

Je crois, une fois encore, qu’ il ne sert à rien de courir et que les faits doivent parler d’eux – mêmes. Il faut, aligner les faits, les transmissions, les uns à côté des autres pour obtenir quelque chose de vraisemblable , ou du moins appuyé de manière convainquante. A ce jour, la transmission mithraïque se retrouve bien dans la deuxième édition des ‘ constitutions’ en suite à une ‘offensive’ contre l’équilibre de la réforme de la maçonnerie. Cette offensive fut brisée en 1813 par les ‘Ancients’.
Nous connaissons la source de ce mouvement : elle est d’origine rosicrucienne aux Pays-Bas. Comment et par qui ? cela reste encore à étayer. MAIS DEE EFFECTUA UNE TRANSMISSION A FR. BACON QUI TERMINA SON EXISTENCE A CASSEL APRES UN DETOUR EN HOLLANDE.( voir mon courrier de la semaine passée).Il me reste à démontrer la transmission de John Dee à Bacon. Cette démonstration sera simple, d’ordre symbolique et irréfutable. Il faut encore examiner ce qui fit l’objet de la transmission.

Je pense que c’est une erreur de mettre les Jubilati et le protestantisme dans le même sac, erreur qui ne peut entraîner que d’autres erreurs sur ces filiations. J’en parle plus bas.
Tu cites Rabelais, et je pense que nous y viendrons par la suite.

En ce qui concerne le Royal Arch que tu penses être d’ordre non dévié , une approche sur la nature de celui –ci aux USA n’est guère encourageante de prime abord, l ‘influence égyptienne semblant être présente...j’étudie la question à ma façon, c’est à dire lentement.

En ce qui concerne le sionisme, je ne vois pas le lien avec le communisme, sauf si tu parles du sionisme d’origine qui était de nature socialiste pour ne pas dire d’ordre communautaire ce qui n’est pas l’ équivalent au communisme, convenons en.

En citant Henri VIII , il faut comprendre tout ce que l’insularité et la volonté d’indépendance de la Grande Bretagne par rapport à tout pouvoir étranger a pu soutenir le monarque. Dès le XIII ° siècle, le tribut annuel exigé par Rome n’est plus versé. En pleine crise de la réforme, voilà que le Vatican a des exigences sur Londres. Ces problèmes ne sont pas nés depuis Henri VIII ,mais ont pris un autre tour depuis ce prince. Qui a gagné la manche ? ( sans jeu de mots). Moi je sais qui a perdu. Et les bûchers de Marie Tudor , qui fut soumise à l’autorité du pape par la suite, ONT DEFINITIVEMENT TOUT PERDU. Principe ou pas principe, l’aveuglement a prévalu sur la réalité et a conduit la religion anglaise vers l’anglicanisme. L’alliance de cette religion avec son Roi ( ou reine) ainsi que la maçonnerie également placée sous l’obédience du monarque, a son mot à dire sur le sort de la religion de l’ Etat, le déséquilibre devant à tout prix être écarté pour la société anglaise.
Le peuple anglais, si on regarde bien est attaché à ses traditions CAR IL SAIT LE PRIX QUI FUT PAYE POUR OBTENIR L’ ORDRE.
Et les aventures du XVII° siècle ne sont pas oubliées.
En comparaison, la France, addition de têtes folles, n’est toujours pas revenue de sa révolution, même si elle la fête avec ostentation. Elle célèbre LE DESORDRE ET NON L’ORDRE.
Pour en terminer avec le communisme, j’ai parlé déjà a trois reprises des REVOLUTIONS COMMUNISTES DE TYLER ET DE MUNTZER.
Pour que ma pensée soit bien comprises, CES REVOLUTIONS ONT LEUR SOURCE DANS LES EVANGILES.( avec le sans-culotte Jésus, aurait dit Hébert)
Inutile de chercher le communisme dans le sionisme. Tout était là, inscrit dans le subconscient des croyants.
C’est l’ abaissement de l’ ordre établi dans la chrétienté qui fut le signal précurseur des craquements ultérieurs et de la brèche ultime qui allait déverser les révolutions ultérieures, en ce compris celles du XX° siècle.
C’est l’échec du Moyen- âge qui sera destructeur.

Tu me parles ensuite du retour de l’ Empire Romain. En fait il s’agit dans la forme d’une prise en main de l’ Empire Romain par d’autres que ceux qui parlaient auparavant en son nom, une espèce d’usurpation de l’usurpateur.
Je ne peux le concevoir autrement car c’est exactement ce qui s’est passé et c’est pourquoi un retour à la situation antérieure est impossible pour le Vatican. C’est pour cela que je parle des racines et des sacrifices à faire, inévitables à long terme….
L’ Ordre s’étant inversé, il est inutile de penser faire tourner la roue, il faut créer un NOUVEL ORDRE.

Je pense qu ‘il ne sert à rien de pleurer sur un ordre disparu où le matériel se soumettait au spirituel, tout est devenu aujourd’hui une simple question de forme et de diplomatie envers le « Saint » Siège.
La suppression du Test Act de 1673 en 1828 n’est qu’une conséquence de la tolérance envers les autres cultes, authentiques ou pas. L’essor de la révolution économique et scientifique en Angleterre va prévaloir à l’avenir sur des questions QUI DEVIENNENT D’ ORDRE INDIVIDUEL. Avec le ‘progrès’ et les richesses ( pas pour tous) la liberté de pensée est accordée, MEME AUX CATHOLIQUES ANGLAIS, soit dit en passant.
Le progrès de l’individualisme dans notre monde occidental va entraîner ce genre de conséquence PARTOUT au XIX° siècle, y compris en faveur des Juifs. La dictature papale sur les pensées va disparaître…


LE BONHEUR HUMAIN

« Tout pouvoir temporel non consacré au sein d’une voie spirituelle authentique ne peut véritablement générer un climat politique propice au bonheur humain » écris tu dans ta livraison.
En effet, mais pour ce faire il eut fallu que le pouvoir spirituel en question se défasse de ces possessions temporelles en ne vivant que spirituellement.
Il est trop tard depuis longtemps à ce sujet et ce pouvoir est déliquescent, son ultime chance aurait pu être trouvée dans la volonté de Jean Paul Ier de débarasser l’église de ses richesses, mais fort opportunément celui –ci disparut avec son café arrosé de digitaline par le secrétaire cardinal Vuillot ( orthographe non vérifiée) au profit des apparitchiks du Vatican.

L’ HERITAGE DES ALCHIMISTES

Effectivement, les constitutions d’Anderson ont manipulé les Old Charges et il ne pouvait pas en autre autrement, puisqu’ un contenu nouveau était introduit. Je suis d’accord sur ce que tu écris en ce qui concerne le ‘rattrapage’ en 1813, ce qui a véritablement stabilisé la maçonnerie.(Pour combien de temps ?)

Je me suis expliqué suffisamment en ce qui concerne l’union de la royauté anglaise avec la maçonnerie pour y revenir longuement. Il suffit de relire le texte historique que j’ai écris sur les événements du XVII° siècle, et ce avec attention pour le comprendre.

En ce qui concerne l’ abolition du test act en 1828, tu sembles le relier à la constitution d’ Anderson, alors qu’il est bien dit qu’en 1813, les loges prirent leur distance avec toute évolution dans la conception du G.A.
Il est donc possible, et cela doit être démontrable que ceux qui voulaient obtenir ce résultat aient obtenu une compensation auprès des chambres en 1828, par des voies politiques et indépendamment des loges.
Je ne vois donc pas pourquoi tu voudrais que les loges de 1717 auraient préparé cette abolition au parlement en 1828..( ?)

Est il besoin de dire que les lois sur l’avortement en Belgique purent être votées par des maçons belges sans entraîner forcément l’adhésion de tous les membres de leur loge respective. Il n’y a là aucun mystère, pourquoi compliquer et embrouiller ?

Le paragraphe suivant me parle du calvinisme. Quand je parle de puritanisme je ne parle pas forcément de calvinisme. Je renvoie à mon texte historique sur l’évolution anglaise. Le puritanisme anglais n’est pas forcément du Calvinisme suisse. Un quaker n’est pas un Calviniste.
Il est clair que le Calvinisme suisse a produit un peuple industrieux, sérieux et économe, tout comme le protestantisme dans son ensemble dans le monde germanique ou anglo-saxon, tout comme dans le monde cathare ou albigeois du XII° siècle avant que la chasse à l’homme n’y mit fin.
En quoi donc le protestantisme rapproche t’il du Roi ?
Dans une nation industrieuse qui vient de vivre des conflits de religion, ou un Roi catholique ( Jacques II) provoque une guerre civile et un Roi catholique ( Charles II) insouciant provoque une guerre civile, la nation unie appelle un Roi protestant, la maçonnerie protestante l’entoure et fait bloc autour du souverain. La pensée même qu’ un Roi catholique puisse même encore s’asseoir jamais sur un trône britannique fut exclue pour toujours. Tout cela était inclus dans mon texte. A travers la maçonnerie anglaise, le message rosecroix et les commerçants britanniques soutiennent la monarchie. Le monarque accepte de devenir CONSTITUTIONNEL en n’entravera en rien le développement du COMMERCE ET DES SCIENCES. De ce fait, le Monarque se soumet au pouvoir du commerçant et du banquier, ce qui est certes utile au développement de la richesse, et le monarque devient le garant de la paix civile tout en ne se mêlant plus de la politique, ce qui dans le cas de l’Angleterre va mener à la pratique de l’ Impérialisme à l’extérieur.( ce qui explique par exemple que les beatles furent décorés par la reine d’Angleterre, suscitant le courroux d’anciens héros de la seconde guerre qui renvoyèrent leurs médailles)
Dans le cas de la famille royale britannique ,cette attitude fut certes rentable au point de vue de la richesse personnelle.

DEVOIEMENT DES VOIES OCCIDENTALES

Espérant que ce point est désormais acquis et compris, il me faut parler de la nature du protestantisme.
Il serait malheureux de ne pas accepter que sa naissance fut une réaction aux excès de Rome.
Sa pratique fut basée sur les enseignements écrits des textes bibliques et leur interprétation individuelle par rapport à l’enseignement ex –cathédra de l’ église catholique.
La conséquence la plus immédiate de cette lecture libre fut le rejet de dogmes contraires même au texte divin.
J’ai déjà parlé assez de ces dogmes inutiles dans plusieurs courriers précédents pour y revenir. Il faut simplement savoir que par rapport à la lecture libre de la bible l’église est pécheresse.
Plutôt que de se réformer ( ce qu ‘elle finit par faire incomplètement au concile de Trente) elle usa de violence extrême pour faire ployer ‘l’hérésie’.
Elle perdit. Les protestants lui vouent une haine tenace, par rapport aux crimes dont elle se rendit responsable et qui prouvait à leurs yeux qu ‘elle n’avait rien de commun avec le Sauveur.

Les dogmes sont ils rejetés ? Tous les commandements de l’ Eglise en tout cas et tout ce qui n’est pas écrit dans les textes saints.
Les rites sont allégés par rapport au lourd rituel catholique et la morale étendue selon la lecture faite.
Les cultes des saints et de Marie sont rejetés, et la croix, instrument de supplice est normalement rejetée.(certains cultes l’admettent, mais dépouillée du sauveur). La présence divine dans l’hostie est rejetée au profit de la commémoration rituelle. Ce qui est baptême est renforcé selon les églises.

Ce que Guénon reproche avec raison, est la part accrue du moralisme au détriment de la transcendance rituelle. Bien que l ‘enseignement soit plus développé qu’au sein de l’ ECR, même de nos jours ( il suffit de voir la qualité affligeante de certains prêches au sein de l’ ECR qu ‘on croirait destinés à des mouflets), il veut dire par là que la Verticalité et sa recherche symbolique est négligée, ignorée, ce qui dans l’ensemble est vrai, l ‘enseignement se bornant au texte et à son étude, souvent très complète, il faut le préciser.

Ce que Guénon ne dit pas, et je le soupçonne d’une certaine tendresse envers l’ ECR due sans doute à la transmission qu’il reçut de Saint Yves d’Alveydre, c’est que cette recherche de sens à incliné le monde protestant dans son ensemble à aller vers le texte Grec et le monde Hébreu, et que cette rencontre fut féconde , du moins au niveau des textes et du respect du monde Juif. La verticalité Hébraïque fut approchée. Le monde catholique, en dehors de l’extraordinaire aventure des Templiers, qui fut aussi la perte de la civilisation stable du moyen âge qui dura quatre cent ans, s’isola dans une schizophrénie qui trouva un exutoire dans le bois, je veux dire le bois à brûler.
En fait, ce qui est regretté par Guénon, à mon sens, est cette civilisation du moyen âge, qui N’EST PAS UNE CIVILISATION CHRETIENNE au sens propre du terme mais une civilisation exprimant des valeurs chrétiennes et païennes, tout à la fois. Cette civilisation , née de l’isolement a attrapé un virus mortel à effet différé dès qu‘elle fut en contact avec le monde extérieur et que ses fragilités furent démontrées. Elle eut une Verticalité certaine, mais la transmission fut vite brisée par le spectacle écoeurant de sa déchéance.
Pour ma part, je suis confiant que les retrouvailles avec le monde hébreu et son ésotérisme puissent sauver à la fois et le monde protestant et le monde catholique, mais celui-ci à encore un énorme chemin de croix…à faire.

HORRESCO REFERENS
Tu relève ensuite une erreur de frappe mineure parce que j’ai écrit habeus corpus au lieu d’habeas corpus. Tu me fais remarquer l’orthographe du Larousse qui serait « abeas corpus » .
Je constate que dans mon ‘petit Larousse en couleur’ de 1991, le terme n’est pas repris, ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas. Par contre dans mon dictionnaire compact anglais- Français et Français- Anglais 1993 de chez LAROUSSE il est repris sous la forme HABEAS CORPUS ce qui est la forme correcte.

SCHACHT
Membre de la commission de la ligue allemande pour la Société des Nations ( SDN) dont l’existence fut brève ( Dictionnaire Universel de la Franc Maçonnerie ), franc maçon, devint le grand argentier de Adolf Hitler.
Comme on l’a vu, il soutint Coudenhove Kalergi dans son idée de la fondation Pan Européenne, les Etats Unis d’Europe. Né le 22 janvier 1877 près de Flensbourg ( Danemark) sa famille reçut la nationalité allemande après l’annexion du Schlessig par Bismark. Le père de Hjalmar émigra aux Usa où il reçut la nationalité américaine et revint en Europe. Il donna à son fils les prénoms d’Hjalmar HORACE GREELEY, afin de témoigner son amitié et admiration envers le grand journaliste du NEW YORK TRIBUNE qui avait financé le MANIFESTE COMMUNISTE DE KARL MARX.
La guerre de 14-18 terminée, Hjalmar s’associait avec la Darmstater Bank qui spéculait contre le Mark. Sur le conseil de Goldschmidt, directeur de la Darmstater Bank, il est nommé ministre des Finances en 1923.
Schacht était membre fondateur du parti démocrate allemand. Le 11 octobre 1924, le mark est stabilisé. En 1926, il démissionne du parti démocrate. En 1930 il démissionne de la Reichbank (il prévint d’abord Owen Young de la Federal Reserve des Etats-Unis, qui prévint l’ambassade allemande) pour être rappelé trois ans après par le chancelier Hitler. En 1930 il rencontrera donc les responsables de l’économie US. En décembre 1930 à son retour il rencontre le futur chancelier et après la rencontre décide de se dévouer pour cet homme. Le contrôle des changes introduit en 1931 par Brüning permet de faciliter l’accession au pouvoir de Hitler. En mai 1933, Schacht rencontre Roosevelt, également Franc maçon. Roosevelt reconnaît le droit moral à l’Allemagne de reconstituer son armée…

LE DROIT ROMAIN

Datant de Justinien, il fut réintroduit progressivement dans la vie du XV° siècle pour accabler davantage les démunis par rapport aux propriétaires car le droit féodal impliquait des devoirs réciproques, les rapports du droit romain étaient ceux du possesseur envers tout redevable, donc plus souple sur le plan du capitalisme. Cette assertion exclut donc tout apport de Napoléon en la matière. Pour ainsi dire, dans les pays « latins », ce qu ‘on peut appeler de capitalisme ne pouvait avoir la liberté d’acheter la terre, la liberté de mouvement du travailleur, la liberté du capital.
En France, ces libertés furent acquises avec la révolution française qui supprima les droits féodaux et cléricaux ( assignats), Napoléon put introduire la rente ( capital) et la liberté de circulation du travailleur.
Par contre en Angleterre, les nobles purent , à cause de l’équilibre politique dont je parle plus haut s’opposer au déplacement de la campagne du travailleur vers la ville grâce à un salaire garanti(depuis 1797), même pour le chômeur ;bien que les terres pussent êtres vendues, le système politique permettait aux nobles propriétaires à la campagne d’avoir une sur représentation à la chambre des lords, et empêcher le travailleur de circuler en Angleterre avec le système des passeports internes. Le capital était là, mais la main d’œuvre manquait et le paysan ne venait pas des campagnes.
Ce système de salaire garanti fut aboli en 1847 entraînant rapidement une horrible misère décrite par Charles Dickens, avec son cortège d’exploitation humaine.


L’ANGLAISE DE BORDEAUX

Je crois une fois encore qu’il ne faut pas mélanger la pratique protestante avec l’évolution de la maçonnerie spéculative. Il est certain que des pasteurs protestants furent maçons et eurent même une influence sur la maçonnerie, mais cette influence par là même restait confinée à une pratique religieuse conforme au texte sacré, et de ce fait peu nocive au fait social .
Il y eut, certes, des courants qui égarèrent certains pasteurs, comme il y en a encore aujourd’hui, dans le but de les conduire, ainsi que leurs églises vers une religion ‘naturelle’. Cela peut se passer en dehors de la Loge, comme cela peut se passer au sein de la Loge. Mais à cet égard, je pense que même l’ ECR n’est pas exemple de telles influences.

Ce que je pourrais reprocher à notre époque est de ne plus produire des écrivains à même de percevoir cette réalité occulte et de la dénoncer.
Annonciatrice de bouleversements proches, cette situation nous met en présence de nains en train de se livrer un combat avec un bandeau sur les yeux, tant l’aveuglement est présent, même de la part de littérateurs connus engagés sur le terrain spirituel, mais à courte vue.

Les Hanovre, avaient pour eux cette filiation des Stuart, tout en étant protestants, et cette chose – là suffit.

Quand tu parles de l’exilarque Falk Sheck , tu parles d’un magicien , Juif certes, influencé par ‘le miroir magique ‘ de Duchanteau et ayant il est vrai des entrées dans tous les milieux nobles et ésotériques, où la magie pouvait s’introduire. Il ne faut pas oublier que Sheck est tardif puisqu ‘il fut le magicien de d’Orléans (Philippe Egalité) et qu’il se livra par ailleurs à des rites de malédiction à l’encontre de Louis XVI. Il eut une influence limitée dans la mesure où c’est lui qui décidait qui il voulait voir.
Je dois attirer ton attention que son titre de prince de l’exil, c’est lui qui se l’est attribué, son niveau moral et ses pratiques occultes noires devant obligatoirement l’exclure de la synagogue. Il était Juif de naissance mais il est mort non – Juif. Si jamais Cagliostro fut Juif il en est de même envers lui qu’envers Sheck. Il sont tous deux morts gentils.

#58 Marek

    Chercheur de vérités

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Posté 22 octobre 2003 à 20:14

Je répondrai par la suite à tes divers courriers des 2 et 3 mars 2002 qui méritent plus d’une page de réponse.
En ce qui concerne le Qan du Iod, j’ai une vague réminiscence de ta question, mais je ne parviens pas à mettre la main sur ce courrier. Pourrais – tu la reformuler ?
Je vais aborder dans ce courrier deux sujets qui ont fait l’objet de courriers antérieurs et qui méritent qu’on s’y attarde.

LA SAINTE AMPOULE

Flacon de 42 mm de longueur, 29 de largeur à la base et 16 à la hauteur du col, empli d’une substance rougeâtre. Le bouchon est un taffetas rouge. Selon Dom Marlot qui l’eut en main au XVII° siècle « il sent la baume le plus exquis ».Ce baume rougeâtre, peut être de nature alchimique est lié avec le Saint-Chrême, mélange d’huile d’olive consacrée et d’un autre baume dont l’usage remonte au ROI SAUL, et qui sert aux onctions lors de certains sacrements.
L’archevêque de Reims avait le privilège d’y puiser avec une aiguille d’or.

Depuis le IX° siècle, confiée à la garde des moines de SAINT-REMI, aux portes de Reims.

Henri IV fut sacré à Chartres sans la sainte ampoule, celle –ci se trouvant dans la zone contrôlée par la Ligue.
L’objet donna lieu à de furieux combats entre Charles VII et Henri VI d’ Angleterre. Il resta aux mains des français, Jeanne d’ Arc y veilla.

Saint Augustin écrivit : « il nous faut considérer comme un grand mystère cette huile dont Saül ( père de David) fut sacré et ce chrême qui lui donne le nom de Christ.. »
Pas de sainte ampoule….pas de roi chrétien.

En septembre 1793, on célèbre la déesse raison dans les cathédrales françaises. A la convention on se demande ce qu’ est devenue la sainte ampoule.
Qui soulève la question ?Qui réclame la constitution d’une commission d’enquête assortie du droit de vie et de mort ?

Fouché, le mitrailleur de Lyon
Carrier, le noyeur de Nantes
Ruhl, tueur de curés
Hébert, le fameux ‘père Duchesne’ et imprécateur des enragés Chaumette, Henriot, Ronsin qui veulent déchristianniser la France.

Ils font voter par la convention la destruction de la ci-devant sainte ampoule, « monument honteux, créée par la ruse perfide du sacerdoce pour mieux servir les ambitions du trône »

Le décret de la convention est daté du 16 septembre 1793.Ruhl se met en route dans les premiers jours d’octobre. Il dépèche des agents secrets à Reims au service du comité de Salut Public qu ‘il a présidé plusieurs mois.
Il finit par savoir où se trouve la fameuse ampoule et se met en route alors le 3 octobre 1793.Il arrive le 7 octobre 1793 sur la place de Reims. Un escalier de fortune est dressé le long du socle vide de la statue de Louis XV. Le tambour bat la générale. Environné de piques des sans culottes, Ruhl monte sur l’estrade, muni d’un extravagant chapeau sur lequel flotte une forêt de plumes qui lui rehausse la taille.
Il est suivi de Sereine, curé jureur qui pris à parti par la population est protégé par Ruhl.
Puis le silence se fait. Le maire de Reims arrive, un dénommé Galloteau- Chapron, ancien séminariste qui a su se faire oublier par son zèle républicain et les têtes coupées. Sereine tire de sa poche la sainte ampoule et la tend au conventionnel.

Pour ce faire, il doit lever très haut les bras. Ruhl présente l’objet au peuple qui frémit. A Reims, on connaissait l’objet : une colombe d’or sertie de vermeil et cerclée de pierres précieuses.
Ruhl va parler :

« Citoyens de Reims…l’article premier de cette loi veut que les vieillards se fassent porter sur les places publiques pour prêcher la haine des rois et l’unité de la république….Mieux encore, pour joindre l’utile au précepte, la pratique à la théorie, je vais briser, en présence des autorités constituées et du peuple assemblé, sous les acclamations répétées de ‘vive la République une et indivisible’, je vais briser dis je, le monument honteux créé par la ruse perfide du sacerdoce pour mieux servir les ambitions du trône, en un mot, je vais briser la sainte ampoule sur le piedestal de Louis le Fainéant, quinzième du nom »

Le maire tend un marteau. Sereine baisse la tête. Ruhl à ouvert le reliquaire, il montre l’ampoule, il lève le marteau. Une jambe du cheval royal tronquée à hauteur du genou lui sert d’enclume. Un coup, deux coups. « Ah, Ah , » dit Ruhl, « j ‘étais trop doux .Pas de pitié pour les rois ». L’ampoule éclate, et quelques fragments tombent au pied du socle. Ruhl pilonne systématiquement le verre brisé.

Il se tourne vers la foule :

« La tête du tyran est tombée, et toutes celles qui voudront s’élever au-dessus du français redevenu libre doivent tomber de même. Ô peuple immense et généreux, tu ne verras plus désormais l’insidieuse farce du sacre d’un brigand heureux ! Tout ce qui a trait à ce sacre, tout ce qui entretenait le fanatisme du peuple pour ses oppresseurs, en lui faisant croire que le ciel avait choisi des mortels plus favorisés que lui pour mettre au fer, tout cela doit disparaître. Tout cela a disparu.La sainte ampoule a disparu ! »

Un agriculteur, Amaury, se glissa dans le désordre général, aux premiers rangs et mit dans sa poche des fragments de l’ ampoule tombés sur la place…

Ruhl envoie un message à ma convention :
« la sainte ampoule n’existe plus, ce hochet sacré des sots et cet instrument dangereux dans les mains des satellites du despotisme a vécu »

Ruhl devait se suicider le 1er prairial, 1795 plutôt que de monter à l’échafaud.

De retour en France, Louis XVIII se posa la question du sacre. Il ne restait plus rien des insignes de Charlemagne traditionnellement déposés à Reims et à Saint Denis. La couronne de Charlemagne avait disparu, les cinq couronnes d’or qui avaient servi au sacre des bourbons aussi. Fondus également le sceptre de vermeil et la main de justice d’ Henri IV qui avaient été redorées pour Louis XVI. Le sceptre de Dagobert était évaporé. Envolés sur les croupes des ânes les manteaux fleurdelysés, les agrafes de ces mêmes manteaux avaient été vendus lors des ventes de 1798.Les anneaux des rois passés par l’évêque au quatrième doigt pour symboliser le mariage des rois avec la France se pendaient aux oreilles des gueuses ou enfilés aux doigts des des gens du directoire. Anéantie la pourriture dorée de la royauté, les gants, les tuniques, les camisoles et la croix dite de Philippe Auguste qui contenait un morceau de la vraie croix…
Berlanger ne put retrouver que quatre objets : l’évangéliaire, l’épée, les éperons et le calice. Les éperons et l’épée étaient de Charlemagne….mais il manquait la sainte ampoule.
Le procureur du roi n’en revenait pas : de tout côté on lui ramenait des débris de la sainte ampoule, de quoi en constituer une dizaine. Il fallut départager le vrai du faux. Quatorze déclarations furent retenues. Dont celle de Sereine qui déclarait avoir prélevé du baume la veille de la destruction de l’ampoule.

On sait que le sacre de Louis XVIII n’eut pas lieu, le roi doutant de la valeur des dépôts.

Charles X n’eut pas ces scrupules.Le 22 mai 1825 , jour de pentecôte ,dans la chapelle des dames de la congrégation Notre Dame, Monseigneur de Latil, archevêque de Reims se fit apporter les esquilles de verre et en retira les parcelles du baume et mélangea cette poudre avec du saint chrême solennellement consacré « par nous le Jeudi Saint, puis nous l’avons placée dans le nouveau reliquaire offert par sa Majesté ».
Le dernier roi de France fut sacré le 29 mai 1825.
Chateaubriand a jugé que ce sacre était la représentation d’un sacre et non un sacre ».
Il règna cinq ans et s’en fut en exil à Goritz aux confins de l’extrême Autriche.

De nos jours, le reliquaire est propriété de l’ Etat Français. En 1978 on constata que la sainte ampoule ETAIT VIDE. Quelques traces desséchées adhéraient çà et là sur le verre….

( Cette mine d’information figure dans le livre de Jean raspail intitulé « Sire »)


2. BONNET PHRYGIEN
Le texte suivant n’a pas été rédigé par moi-même, mais je le cautionne.

Dans l'antiquité le bonnet phrygien était associé à la Phrygie, cette région d'Asie Mineure, où le dieu Attis, Mithra et les Amazones le portaient. En Grec c’était la coiffure des archers esclaves. Dans la Rome antique, le bonnet de forme ronde de la Liberté - le pileux - était mis sur la tête des esclaves lors de la cérémonie d'affranchissement.

En Phrygie, nouvellement libérée de l’empire Romain, les esclaves Phrygiens avaient pour coutume de s’en coiffer solennellement dès qu’ils étaient affranchis par leur maîtres. Ils portaient cette coiffure de laine haute retombant ordinairement sur le côté droit de la tête. Le symbole du bonnet rouge était de montrer que celui qui le portait était libre.

Gibelin, qui était peintre d'histoire, dessinateur et médailleur, décrit et représente en image la cérémonie d'affranchissement de l'esclave à Rome, par la vindicte. Je le cite : « on menait l'esclave, tête rasée devant le prêteur...Alors le prêteur lui posait sur la tête une baguette appelée vindicte... La cérémonie achevée l'esclave était conduit au temple de la déesse Ferronia, où il recevait en accomplissement de sa délivrance, un bonnet pour couvrir sa tête rasée ». De fait les artistes et les érudits du XVIIIème siècle connaissaient bien l'histoire de ce symbole, comme en témoigne le Traité des allégories à l'usage des artistes publié en 1790 par Gravelot et Cochin, lui-même héritier d'autres ouvrages, dont le célèbre Traité d'iconologie de César Ripa, daté de 1593, maintes fois réédité. C'est le bonnet, de forme ronde, que l'on retrouve comme attribut de la Libertas Americana, une médaille créée en 1782 par Augustin Dupré pour célébrer l'Indépendance américaine. 5 centimes, à la Liberté, an 4, par Augustin Dupré En 1795, c'est le bonnet à pointe recourbée, qui coiffe le buste de la Liberté conçu par Augustin Dupré pour les pièces de cuivre de la 1ère République.

Ainsi, Petion, le maire de Paris, pourtant fervent jacobin, y voit une coiffure propre à effrayer le peuple. Associé à la République d'esprit révolutionnaire, le bonnet sera abandonné sous la IIème République. La République modérée, la République « sage » de 1848 montre sur ses monnaies l'effigie féminine couronnée de végétaux et d'épis de blé, une évolution que l'on suit aussi sur le sceau de l'Etat . Il faudra attendre 1897-98 pour que la IIIème République se réapproprie, sur ses monnaies, le symbole du bonnet phrygien. Une République qui cherche à se construire une histoire, une histoire pédagogique, qui puise aux origines de la Révolution, dise quelle conception est la sienne de l'idéal républicain.

Depuis 1870, en effet, les monnaies françaises montraient des symboles copiés sur les monnaies de la Ière et de la IIème République : le Génie de la France, Hercule, symbolisant le Peuple, entre la Liberté et l'Egalité, le buste de « Marianne » couronnée d'épis de blé.

les révolutionnaires de 1789 qui étaient épris de l’Antiquité classique, ont emprunté leur bonnet aux anciens habitants de la Phrygie, parce qu’ils y voyaient aussi un symbole de la Liberté.

Ces bonnets étaient taillés dans du drap rouge et complétaient la tenue bariolée des révolutionnaires les plus exaltés les sans - culottes. Porter le bonnet rouge, c’est afficher son patriotisme.

Les premiers bonnets phrygiens apparaissent sur la tête des français quelques mois après la prise de la Bastille.

1790 adopté après le décret du 19-6 abolissant noblesse et armoiries familiales, il remplaça les écussons sur les carrosses.

- mai, à Lyon, il est porté au bout d’une lance par une déesse de la Liberté. A Troyes, en Champagne, il coiffe à la même époque une statue de la Nation…
1791 – mars, on en met un au buste de Voltaire, dans le Vestibule du « Théâtre national » (Comédie – Française. Odéon).

1792 – Les Jacobins prônent un costume républicain :
- Bonnet phrygien rouge, des galériens
- Veste bleu, réminiscence de la carmagnol paysanne
- Pantalon blanc, de matelot
- Cocarde tricolore, de patriote. La position des couleurs n’est pas déterminée.

1792 – février, le Girondin Jean – Antoine de Grangeneuve (1751 – 93) le met comme signe de ralliement révolutionnaire pour se rendre à l’Assemblée.

-20-6. Ce bonnet est l’une des vedettes de cette journée historique, lorsque la populace envahit les Tuileries. De la foule en colère qui est parvenue jusqu’au roi Louis XVI, se détache un garde municipale, un nommé Mouchet. Il tend au monarque, au bout d’une pique, un bonnet phrygien.

Abasourdi, ne sachant quelle contenance adopter, le descendant de Saint Louis s’en saisit et le met sur sa tête et la reine en coiffa le Dauphin. Un geste qui a pour effet d’apaiser quelque peu l’hostilité des assaillants.

15-8 un décret de la Législative l’impose comme sceau de l’état [figure de la Liberté, tenant à la main une pique surmonté d’un bonnet de la Liberté (ou bonnet rouge, la pointe, molle, retombant sur la nuque)].

--26-9 sur proposition de Billaud – Varenne, le sceau est étendu, par décret, à tous les corps administratifs.


1792 – « La vue d’un bonnet rouge le transporte et qu’on n’en prenne pas occasion de le railler !
son enthousiasme est des plus respectables et des mieux fondés. On lui a dit que ce bonnet de laine était en Grèce et à Rome l’emblème de l’affranchissement de toute les servitudes et le signe de ralliement de tous les ennemis du despotisme. C’en est assez pour lui.
De ce moment chaque citoyen veut avoir ce bonnet. »


1793 – 6 – 11 la Commune en fait la coiffure officielle de ses membres.

1794 – 27 – 7 il disparaît comme coiffure après le 9 thermidor, mais continue à figurer sur le sceau de l’état, prenant, à partir de 1800, la forme « phrygienne » [ la partie supérieur est orientée vers l’avant, mais en restant rigide, pour ressembler au cimier d’un casque (modèle copié sur une mosaïque de S. Apollinare Nuovo de Ravenne)].

IIe République, les insurgés de juin 1848 mettent un bonnet rouge sur le blanc du drapeau tricolore.

IIIe République. La République représente par un personnage allégorique : une femme portant un bonnet phrygien, une tunique et une pique, et c’est le nom de « Marianne » qui émerge du fond de la Provence pour la désigner. La figure de Marianne est toujours présente et même populaire. Sous la IIIème République, les statues et surtout les bustes de Marianne se multiplient, en particulier dans les mairies. Plusieurs type de représentation se développent, selon que l’on privilégie le caractère révolutionnaire ou le caractère « sage » de la Marianne qui reflètent l’histoire tourmentée de la République française.

le bonnet phrygien est parfois jugé trop séditieux et remplacé par un diadème ou une couronne.

L’image inspiré par plusieurs artistes comme Frédéric Auguste Bartholdi le créateur de statue « la liberté éclairant le monde » qui est offert aux Etats Unis en reconnaissance de l’amitié établit pendant la révolution Américaine en 1876.

Il fut porté pour la première fois au café « Le Procope » qui était un rendez-vous de Révolutionnaires.

"C'est en 1686 que Francesco Procopio dei Coltelli, gentilhomme de Palerme, installa rue des Fossés-Saint-Germain (aujourd’hui rue de l'Ancienne Comédie) son débit de café.

La plupart des écrivains et des beaux esprits de la capitale s'y sont rencontrés. Durant la révolution, le Procope devint un club présidé par Hébert. On y vit ensuite George Sand et Alfred de Musset, Gustave Planche, Vermorel et Gambetta, puis Etienne Charavay, Anatole France, Huysmans, Coppée, Verlaine.

De la Fontaine à Anatole France, en passant par Voltaire, Rousseau, Beaumarchais, Balzac, Verlaine et tant d'autres, la liste des "habitués" du Procope est celle-là même des grands noms de la littérature française. Au XVIIIe siècle, les idées libérales y prirent leur essor, et l'histoire de l'Encyclopédie est intimement liée à celle du Procope où fréquentaient Diderot, d'Alembert et Benjamin Franklin. Pendant la révolution, Robespierre, Danton et Marat s'y réunissaient, et le lieutenant Bonaparte y laissa son chapeau en gage.

Le café Procope existe toujours aujourd'hui. C'est "le rendez-vous des Arts et des Lettres".

Voilà, Cher Yves, les quelques informations glanées de gauche et de droite sur ces sujets.

Je précise que les efefts sur le saint chrême viennent du travail de Jean raspail 'Sire' sans que cela ait la moindre connotation avec des idées personnelles.Le travail utile est utile pour tous.

Marek

#59 Marek

    Chercheur de vérités

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Posté 28 octobre 2003 à 21:35

Cher Yves,



1.Coudenhove – Kalergi

J’ai bien reçu par deux fois ta demande d’information au sujet de Coudenhove –Kalergi et ta demande de précision au sujet de son rôle au sein de la Loge Humanitas de Vienne.

Je suppose que tu veux parler de Richard Coudenhove –Kalergi, qui fut en effet membre de cette Loge, d’après le dictionnaire Universel de la Franc - Maçonnerie et devait la quitter pour pouvoir propager sa théorie Pan Européenne.

Je suppose également que tu n’as pas obtenu d’autres informations à son sujet en dehors de cette adhésion….mais je n’en suis pas sûr.

A la suite de ce départ de la Loge, il devait obtenir le concours de la Haute – Finance Européenne dans la personne du baron Louis de Rotschild, en 1924 et de Max Warburg. Warburg mit 60.000 marks or à la disposition de Richard pour aider à la mise en route du mouvement Pan – Européen durant les trois premières années.


De nouveau, nous avons affaire à des « guides « qui montrent la route à suivre pour obtenir certains avantages en faveur de leurs mentors.
Jean monnet fut un de ces ’ missi dominici’.
Ces éclaireurs existent encore à notre époque, et ‘ guident’ les peuples libres vers des mondes meilleurs pour d’autres, qui sont en général banquiers.



2. Beddarides

Comme tu me poses la question en connaissant sans doute la réponse, je te répondrai que si Misraïm a essayé de débaucher des dirigeants du grand Orient, ce fut de bonne guerre car par la suite, au cours du XIX° siècle, ce ne furent que dénonciations à l’autorité publique de la part de cette instance qui se devait d’incarner l’ordre républicain ,et persécution de la part de l’autorité publique envers Misraïm. Cette chose est tellement sue que je me demande pour quelles raisons tu me la poses.

Misraïm a sans doute réellement représenté ce que nous concrétisons, homme d’aujourd’hui et de demain, par la notion de « progrès », car sans ces loges extrêmes, que serait devenu le mouvement engendré par les Jubilati de La Haye ?

Des Loges attachées à Louis XVIII et son progrès ? des Loges attachées à Charles X et son progrès ?

Ne rions pas. Le mouvement pendulaire avait été amorcé et ne cesserait plus jusqu’à la fin des temps. Le monde du moyen âge et sa sécurité morphique, son champ de forme inscrit en chacun des membres naissants de cette communauté qui définissait la place qu ‘il devrait trouver dans cette société à sa naissance jusqu’à sa mort, n’existait plus. A la place se trouvait l’idée de l’utilité de cet individu par rapport à UN MOMENT DONNE et en fonction d’intérêts sur lesquels il n’avait aucune prise.

Or ces intérêts revêtaient l’ habit de la noblesse, selon toute apparence.

Il fallait donc pour que l’individu ne soit plus aliéné, qu’ il se révolte et détruise cet ordre là, afin d’être réhabilité.( voir plus bas, en détail)
Ou que cet ordre soit encadré par la société marchande comme ce fut le cas en Angleterre avec la « Restauration « dont j’ ai parlé dans un courrier précédent. C ‘est là l’utilité de la naissance des loges andersoniennes.

Plus tard, l’ habit du noble se nommerait Démocratie et générera le fascisme et le Nazisme, sans que les révoltés aient pu voir l’habit du Véritable maître, le manipulateur financier qui était loin d’être Juif comme des esprits frustes et frustrés l’ont présenté.

Le Grand Orient, comme tant d’autres, auraient souhaité que le pendule cesse de se mouvoir, mais comme l’intérêt de la banque l’exigeait, ils ne pouvaient se dérober et suivaient éternellement les mouvements qui se créaient à leur base, financés par de puissants intervenants. Le « nouvel Ordre « est par nature un puissant désordre. ( qui parlait de « Neuen Orde « sinon Hitler ?)

Pourquoi la France a t’elle propagé « Sa Révolution « en Europe, sinon que ce concept de liberté, d’égalité et de fraternité était révolutionnaire ?

Il faut se dire que les « Niveleurs « étaient les dignes continuateurs des révolutionnaires anglais de la Révolte de TYLER en Angleterre et de Jacques Bonhomme en France, de la révolte communiste à la fin du XVI° siècle en Allemagne( MUNTZER) et en Autriche. Les gens sous estiment en général ces considérables événements.

La Révolution Française, au contraire des précédentes, N ‘ETAIT PLUS CHRETIENNE MEME SI LES CONCEPTS ETAIENT LES MEMES.
Les révoltes précédentes POUVAIENT CHANGER LE MONDE de manière permanente en instaurant un COMMUNISME CHRETIEN ou le ROYAUME DE DIEU, les autres allaient donner le BOLCHEVISME ATHEE.

Dans le cas de la Russie, des Juifs, las d’être sabrés et coupés en deux par des cosaques avinés au cours de nombreux pogroms autorisés sinon du moins admis par le clergé orthodoxe comprirent avec de nombreux moujiks, serfs vivant en plein XX° siècle, que les réformes tsaristes ne menaient à rien. La banque d’Angleterre et d’autres banquiers firent le reste.
Qu ‘est ce à dire ?
Que si l’injustice n’avait pas existé, il n’y aurait pas eu de révolutionnaires ?
Exactement, les chrétiens en pantoufles, sont censés corriger les défauts du monde, mais plus que trop souvent ils en sont complices, et puis ensuite rejettent leur fardeau sur le Juif, l’éternel coupable. Le fardeau du chrétien n’a été en ce cas qu’un oreiller bien moelleux.
Nitchevo, Nada, Never, Jamais cela n’aurait eu lieu s’ils avaient agi.


3.La Banque

Comme vous vous en doutez, ce sont les banques qui financent les révolutions et les coups d’Etat. Elles le font au nom des Etats ou de leurs clients, ce qui revient à dire, au nom de leur intérêt propre.
La Banque a un intérêt propre à être le seul émetteur d’argent, plutôt que de laisser ce soin aux Etats. C’est pourquoi les « Nationalisations « de banque sont très mal perçues par la communauté des banquiers internationaux. Elles prétendent, et cela n’est pas faux , que les Etats sont souvent de mauvais gestionnaires.( voir l’Affaire du Crédit Lyonnais, par exemple). Toutefois des exemples montrent aussi des banquiers privés qui sont de mauvais gestionnaires. Cette question du rôle des banquiers est essentielle car ce sont eux les propagateurs des doctrines « Jubilatis » depuis trois siècles, et la paix du monde exige que les banques soient contrôlées ( pas dans le sens d’un contrôle itinérant par la CBC ou la COB en France, mais d’un contrôle TOTAL) par les autorités publiques, ou une autorité mondiale, ce qui s’avérerait utile en le cas d’espèce.

Contrairement à ce que dit la publicité, votre banquier n’est donc pas votre ami.

Pire, c’est au moment où la banque s’est aperçue qu ‘elle pouvait émettre neuf fois plus de billets qu’elle ne possédait de dépôts ( en 1620) que subitement elle s’est rendue compte DE SON IMMENSE POUVOIR, et qu’elle n’a plus voulu le lâcher. Le banquier pouvait subitement compter neuf fois l’intérêt sur des sommes prêtées à partir d’un dépôt de Une somme. Nous en sommes aujourd’ hui à TRENTE TROIS.
C’est pourquoi régulièrement, il doit y avoir destruction de biens et de richesses appartenant à des privés ou des Etats pendant que la concentration des richesses s’opère en quelques mains.


4. Amsterdam

j’en reviens à Amsterdam et aux Jubilatis ( membres et influencés de la loge « The knights of Jubilation « ]
Je sais que cela dérange car cela dérange la notion de « chaque chose à sa place et la place pour chaque chose . » mais quelque part les 164 pages de bibliothèque clandestine déposés sur disquette et dans ta boîte aux lettres doivent normalement attirer ton esprit sur le fait que quelque chose de révolutionnaire dans tous les sens du terme s’est déroulé aux Pays Bas et en Europe dans ces années là.

CELA DERANGE UN ORDRE PRECONCU OU REFORMATE comme un disque dur est reformaté selon une nouvelle norme. Notre société a été reformatée après la révolution française et c’est pourquoi de tels BARRAGES MENTAUX existent.

Ce sont des barrages conceptuels.

On peut se demander en effet si quelque liens de filiation ne rattachaient les « aufklarer « ( illuminés dits de Bavière) aux whigs radicaux des Pays Bas de 1710 (the knights of Jubilation) et dont on sait qu’ ils avaient eu d’excellentes relations avec le Prince Eugène de Savoie.

Le prophète de Zürich, le pasteur Lavater dira après le Convent de Wilhemsbad :

« Certes, je n’aurais pas supposé ,parmi les Francs Maçons, un esprit aussi authentiquement chrétien… eussiez vous cru qu ‘en deux ou trois heures, je dus dire plus de choses sérieuses, religieuses, chrétiennes que je ne le fais en dix jours au sein de ma chère paroisse qui n’est assurément point mauvaise »( A. Viatte, les sources occultes du romantisme. TI Champion, Paris,1928 p148)

L’offensive des Aufklarer contre les « mystiques » était surtout justifié par une peur d’une influence papiste. Ce groupe , outre les Illuminés de Bavière , comprenait également des protestants libéraux hostiles au dogmatisme catholique romains et qui flairaient dans le cérémonial de la Stricte Observance comme dans les réformes mystiques de Willermoz les relents d’un papisme occulte et dont l’un de leur doctrinaire, Bode, devait trouver dans les Jésuites les acteurs de la mainmise sur les Ecossais en vertu de leur alliance avec les Stuart.
Les Aufklarer ignoraient la passion antichrétienne et antireligieuse, la haine de toute religion positive qui enfièvrait des philosophes comme Diderot, d’ Alembert ou Naigeon. Ils prétendaient certes soumettre à la critique de la raison les dogmes enseignés par les ministres du culte, mais ne les rejetaient pas tous en bloc…ils étaient réfractaires à une incrédulité radicale.

On a vu ce que l’attitude de Rome a entraîné comme effet au sein de la Maçonnerie par la suite, et cela est encore une preuve de l’inaptitude
Des romains à gérer convenablement des situations qui par essence échappaient à ce pouvoir léonin et mêle tout des papes pieds nickelés. Le seul résultat des condamnations de Rome fut le renforcement
Des ‘Aufklarer ‘.Et cela ne fut pas très intelligent.


5. Philalèthes et les convents de Paris
J’ ai bien reçu ton encart de publication et je t’en remercie. La recherche maçonnique éclaire bien des points.
Que cette loge ait réuni des banquiers est intéressant en soi, mais la politique des hauts grade n’a pas attendu les philalètes pour se répandre, les Aufklarer devant accuser par l’entremise de l’esprit borné de Bode, les Jésuites d’en être les…auteurs.
Nous allons revenir sur les Philalètes dans les lignes qui suivent .
La Loge des Amis Réunis ouverte en 1771 comptait 57 membres en 1774, en majorité officiers nobles et riches bourgeois, dont deux anciens Elus Coens, elle avait vingt et un dignitaires et sa « colonne d’harmonie » était composée de deux clarinettes , deux cors et deux bassons. Son maître d’hôtel commandait à huit employés de l’office et des cuisines. René le Forestier nous dit encore que Les Amis Réunis auraient continué à célébrer dans un cadre somptueux l’office maçonnique dont la partie la plus goûtée était le banquet final si un de leurs frères ne leur avait persuadé de donner à leurs travaux un but plus élevé.
Savalette de Langes avait en 1774 vingt huit ans et avait été conseiller au Parlement. Il occupe un emploi qui lui laisse du temps qu ‘il consacre à la maçonnerie. En 1773 il est Maître des Cérémonies de la Chambre d’Administration du Grand Orient, Secrétaire puis Orateur de la même chambre en 1774 et député de 5 Loges de province en 1776 puis Grand secrétaire du GO en 1777.
A son instigation, en 1775, les Amis Réunis constituèrent une Commission des Grades et Archives chargée de dresser un plan pour arriver à la connaissance de la Vérité. La gestation dura cinq ans et le résultat ne fut pas un nouveau système mais un groupement occultiste. Tout ce que le Régime a de spécial ce sont les formules de réception aux différentes classes et l’ étude des objets de chacune d’elle. Cet Institut d’ Etudes maçonnique cherchait en fait des traces de connaissances secrètes tombées en oubli. Aussi Savalette répondait il à Tieman qui lui faisait part d’une vision qu’ il avait eue, la possibilité de la communication avec les esprits que « il avait éprouvé des choses intéressantes dans le genre dont s’occupaient les Amis Réunis du XII° degré ».
En 1775, Saint Martin qui était à Paris avait reçu de nombreuses visites de Savalette et s’était rendu compte que Savalette en avait surtout aux secrets des Elus Coens, et qu’ il était peu doué pour la carrière mystique. Cela n’avait pas empêché Savalette de rendre des services à Saint Martin.

Le 9 Octobre 1778, la grade de l’ Ordre Intérieur fut conféré par Willermoz à Savalette « en raison de ses titres et parce qu’il était recommandé par plusieurs frères du chapitre de Bourgogne »

Cela n’était que viande creuse pour Savalette qui n’était pas reçu dans la classe secrète dont il pressentait l’ existence. Il refusa de paraître au convent sous prétextes d’affaires personnelles.

La rancune de l’animateur du groupement occultiste parisien avait influé sur les dispositions des Amis Réunis qui devenaient plus hostiles au système Lyonnais.

En 1782, le système des AR réunissait vingt loges affiliées en France et à l’ étranger. Le but de Savalette était de conclure avec le Grand Orient une alliance permettant de « réprimer la rivalité des autres systèmes » en tête desquels il citait les Directoires Ecossais.

Savalette avait bien l’ intention de rester indépendant du grand Orient.

Le 13 juillet 1782, il écrivait à Chefdebien : « Le Grand Orient est prêt à se dissoudre pour deux motifs : l’un qu’il manque de fonds et qu ‘il n’a ni confiance, ni crédit d’aucune sorte sur les Loges bien composées ; l’autre qu’il veut entreprendre une réforme sur les Hauts Grades, entreprise pour laquelle il n’est que trop connu qu’il manque de Lumières et qui peut d’autant moins réussir que ses rédacteurs sont des hommes très ordinaires… »

Le libre choix en matière religieuse au sein du Grand Orient qui allait amener la dérive ultérieure sont plus des conséquences de l’évolution extérieure de la société que d’un mouvement propre à la marche de la maçonnerie, car en effet il faudra attendre le 19° siècle en Belgique pour que cela arrive. Je suis heureux que tu écrives que ce fut à ce moment là que les Juifs purent accéder aux Loges, bien après la révolution française.


6.La Révolution anglaise et les Stuart- Origine de la Révolution Française.
Comme je l’ai montré dans ma petite introduction historique, le Roi Georges qui était protestant fut appelé de Hollande parce qu’ il était à la fois Stuardiste par le sang et donc de nature à cimenter la société anglaise et protestant par la foi.
Je n’ai pas écrit que les Stuardistes s’opposèrent au protestantisme, puisque nous les trouvons dans les deux camps.
Je suis au courant de la notion de CORRECTION que Montaigu demanda à Anderson d’effectuer dans le cadre de la composition de ses constitutions.
La revendication des prémisses de la Révolution Française faite par le Grand Orient est grotesque.
Si les Ateliers sont assuréments le véhicule d’idées nouvelles, cela est indéniable. La notion d’égalité est de celles là.
Faut il comme le fit Barruel dans son « Mémoire pour servir à l’histoire du Jacobinisme » publié à Hambourg en 1798 se représenter la Révolution française comme le fruit d’une vaste conspiration ?

Dans les loges françaises, les frères d’origine bourgeoise ne se contentent plus d’une égalité théorique de titres et de dignités dont ils se séparaient au vestiaire en quittant la Loge. Il y eut donc des conflits d’opinions et d’intérêts que les Loges prétendaient rejeter dans l’ombre, et le culte d’une fraternité, toujours restée superficielle s’en trouva troublé.(La Franc Maçonnerie Occulte et templière au XVIII et XIX°)

De 1782 à 1785, tous les grands noms se retirèrent tour à tour (les conseillers au parlement de Franche Comté)

La crise compromit d’abord l’existence des Loges de caractère aristocratique mais atteignit aussi celles qui recrutaient dans la classe moyenne…l’attention des Frères était trop vivement sollicitée par les questions à l’ordre du jour.. pour que la majorité d’entre eux prit encore quelque plaisir aux parades maçonniques si goûtées autrefois
(le Forestier, op cit.)

-« Je suis aussi noble que vous et vous êtes aussi roturier que moi !
- Monsieur, Monsieur ! comme frère dans l’ordre des grands profès, je veux bien..
-Monsieur, je ne vous parle pas en ce moment comme frère, je discute avec vous comme homme et comme citoyen et c’est en cette qualité que je ne connais de noblesse que celle des vertus et des mérites personnels. J’espère bien que les Etats Généraux et ce XVIII° siècles, composés de gens éclairés, détruiront en France cet édifice Gothique, la noblesse héréditaire, monstruosité politique et ruine fondamentale des nations.
(dialogue entre Pierre Duluc , libraire éditeur de Lyon, député au Tiers Etat et le Chevalier de Rachais-Roger Priouret, la FM sous les lys, Grasset coll 10/18 Paris 1953 p 198)

Où est le complot sinon dans l’attitude d’une noblesse qui ne s’est pas adaptée comme en Angleterre au nouvel ordre social ? En Angleterre , il a fallu deux guerres civiles, la dictature de Cromwell et la restauration malheureuse de Charles II pour arriver à définir le cadre de la vie de la Nation.

Bien sûr, lorsque la Révolution se produisit, les intérêts de la Grande Bretagne seraient servis par l’entretien financé d’une longue révolution et d’une guerre contre la France qui allait se terminer en 1815 par la victoire écrasante du lion britannique. L’argent arrivait toujours pour allonger l’agonie de la France.
Les autres banquiers profitaient de la situation, des assignats, des fournitures aux armées, tout comme une nouvelle classe d’arrivistes.

Si complot il y eut, ce fut dans la morgue et l’arrogance des anciens maîtres de la France. La Restauration fut suivie par des actes de vengeance de cette classe qui n’avait rien compris. Aussi fallut il attendre 1848 et le retour du petit Napoléon pour que la France soit délivrée , et ce dans quelle souffrance, deux cent ans après l’Angleterre. Mais cette délivrance fut l’occasion d’une nouvelle déchirure qui allait conduire à la première guerre mondiale à travers la formation d’un nouvel état d’esprit national chauvin.

Dès lors, le climat de désaffection dont je parlais dans un précédent courrier au sein des Loges de France à l’époque de la Révolution , ne pouvait actionner la moindre révolution. Les griefs envers la Noblesse s’étaient cristallisés au sein des Loges, sans fondement autre que l’ égalité qui n’existait que dans un champ clos que pour un temps limité. L’aspiration à la fraternité était l’expression complémentaire de ce manque d’ égalité. Mais il ne faudrait pas croire que ce phénomène n’était réservé qu ‘ aux loges, en effet l’ordre économique ne pouvait entraîner que cette réaction normale eu égard à la démocratie parlementaire qui existait en Grande- Bretagne.

Pierre Chevalier nous rapporte dans son « Histoire de la Franc Maçonnerie, t1, édition fayard, Paris 1980, p335-336 » que le Grand Orient dut faire face à des difficultés financières croissantes et son découvert atteignit la somme considérable de 40.000 livres en suite du non recouvrement de dons gratuits promis et non payés par les Loges ainsi que par la diminution constante des rentrées de droits de capitation.
Cet ensemble de données exclut même l’idée que la maçonnerie ait pu en tant qu’ organisation préparer ce qui allait suivre. Toutefois, à titre individuel de nombreux maçons se porteront en tête du mouvement d’émancipation politique. Comme le dit Thory (Acta Latomorum, T1, Paris 1815-1816 p182-184) « Les frères entraînés par les affaires publiques négligent les assemblées »
Barruel cite le nombre de 550 loges parisiennes et « quatre cent mille frères plein d’ardeur capables, par la violence d’une première impulsion, d’entraîner avec eux la plus grande partie du peuple.
Or nous avons vu qu ‘il n’ y avait à Paris que 69 Loges en activité au moment de la révolution. Quatre cent mille maçons auraient fait les quatre cinquième de la ville de Paris.( le recensement de 1801 donne 546.856 habitants).

Pour en terminer, rappelons que la Loge n’est pas le lieu du complot contre l’ Etat, les lois, les religions et les bonnes mœurs.

7.Panthéisme et révolution

Il est certain qu’ il a existé un courant panthéiste durant la révolution, et je ne parle pas des persécutions contre les prêtres réfractaires au serment à la république, mais de certains faits indéniables comme la fête à l’ être divin organisé par Robespierre, l’instauration du…panthéon destiné à recueillir les cendres des héros et des grands hommes , le bonnet phrygien, etc…
Qui ont été les propagateurs de ces thèses ?

Sur les 272 collaborateurs de l’Encyclopédie on a pu dénombrer avec certitude que 17 frères soit 6.27% de l’effectif, dont l’ astronome Lalande, le graveur Cochin, le docteur JP Wollermoz et Voltaire.
Voltaire ne devint maçon qu ‘en 1778, quelques semaines avant sa mort.

Dans les Etats Généraux , on dénombre selon les travaux de Pierre Lamarque, que 214 députés maçons sur 1165 délégués qui se répartissent comme suit :

18 frères pour le clergé
79 pour la Noblesse
13 ou 117 pour le Tiers Etat
une quarantaine prendront parti pour l’ancien régime, une quarantaine seront effacés, le reste votant les mesures révolutionnaires.

Il ne pouvait donc y avoir de position unique entre les maçons.

La loge des Neuf sœurs, où fut initié Voltaire devint la Société Nationale des Neuf Sœurs dès le 14 juillet 1790, mais fut obligée de mettre fin à ses travaux, soupçonnée d’être une réunion d’aristocrates.
Les Ateliers ferment leurs portes. A Dinan en 1792, la « tendre fraternité » est dissoute par le représentant Carpentier qui déclare que sous un régime républicain la jouissance de la liberté n’a pas besoin des ombres et du mystère.
Le 5 octobre 1794, Mallarmé, représentant du peuple ferme les quatre loges de Toulouse et le Club des Jacobins le félicite d’assurer ainsi « la destruction entière de toutes les réunions ou de toutes les réunions qui ne seraient pas autorisées par la loi ».

Le 8 Août 1793, le Grand Orient annonce qu’il cesse de se réunir. En 1794 quelques traces de travaux des Amis Réunis sont trouvées par Gould, mais estime t’il leurs travaux ne devaient ni être très réguliers ni très fréquentés.


Priouret fait remarquer à juste titre que si la maçonnerie avait été impliquée dans la révolution , elle aurait promu la solution anglaise groupant la noblesse libérale, la bourgeoisie d’affaires et la petite bourgeoisie. On aurait évité le recours à l’émeute.

8. Les chevaliers du Soleil.

La question mérite d’être posée car en effet pour les Aufklarer de Bavière il y avait un grade contre le christianisme, et il serait curieux que ces esprits distingués acceptent la présence de la religion dans la société alors que l’analyse devait les amener au reniement de cette foi pour les plus entreprenants d’entre eux. Mais il y a plus, en effet l’existence d’un courant panthéiste caché qui n’est plus à démontrer et qui effectivement est associé à des idées révolutionnaires issu de La Haye au siècle précédent ( the knights of Jubilation).
MAIS, ce courant n’a t’il pas été caché ? ces associations prenaient elles la forme de Loges dûment reconnues et correspondant les unes avec les autres ?

Ce qui est curieux c’est le vers de Nostradamus qui en parlant de la mort de Louis XVI nous dit « le Soleil lors en exaltation » (Jubilation) et parlant de l’enlèvement du fils de Louis XVI nous dit « Silène luit, petit grand emmené « laissant entendre l’existence d’un mouvement secret lié au culte solaire de Mithra qui aurait enlevé le dauphin du sein du temple. De même en parlant de la scène où Louis XVI dut porter un bonnet phrygien nous dit il « la part soluz mitré, conflit sur la tuile » ( je cite de mémoire)

En ce qui concerne Savalette de Lange, j’aurais du mal à voir en lui autre chose qu’un bon organisateur, l ‘avis de Saint martin en ce qui concerne ses possibilités mystiques devant être pris en compte.



9. John Toland

Je tiens à parler de Toland et de ses associés parce que même ayant entretenu une voie déviante, cette voie fut importante. C’est Thomas VAUGHAN qui publia en 1652 une traduction anglaise de la FAMA et de la CONFESSIO.
Il ne faut pas perdre de vue que ce courant panthéiste est une continuation du travail des Rose Croix mais détournée du rituel chrétien, puisque il ne fut jamais intégré dans la maçonnerie classique.



Je conclus donc ici, ayant déposé ces quelques éléments pour alimenter tes réflexions,


Amicalement,
Marc

#60 Marek

    Chercheur de vérités

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Posté 29 octobre 2003 à 21:57

Yves,

Je te remercie de tes différents courriers.

Au plus j’y pense, au plus une époque de « solve » ne peut correspondre à un message de coagula. Des évènements directement antérieurs à la révolution Française ne peuvent avoir créé celle –ci.

Alors qu’on sait et qu’on raconte partout que Voltaire et les encyclopédistes, qui ont sapé le régime français à petite allure, durant des décennies , l’absurdité veut qu’un « Illuminé Allemand » y soit arrivé, tout seul, avec un mouvement qui mourra très vite mort-né. La légende voudra aussi que ces « Illuminés » dont Weishaupt lui-même trouveront refuge aux USA pour influencer le futur de la politique mondiale.

J’ai décrit l’origine véritable des Jubilatis dans un courrier précédent.
Nous étions alors dans une période de coagula, où les idées allaient se décanter selon une logique de l’époque, jour après jour.


La Hollande est donc une puissance subversive pour les Etats catholiques de l’ Europe. De même pour la place économique de Londres, à l’issue de la révolution de Cromwell. Mais des évènements spectaculaires vont prendre place.

Aussi, les Pays-Bas vont favoriser les activités des Jubilatis, sans se douter que ces activités s’étendraient un jour à la planète entière.

C’est ce que nous allons reprendre par un rappel historique de tous ces évènements.







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1.La Paix d’ Augsbourg

Charles Quint laisse les princes allemands libres de choisir la religion de leur sujet. Donne droit de cité aux Luthériens et aux catholiques MAIS NON AUX CALVINISTES.

Vers 1560, les Calvinistes progressent. La haine entre Luthériens et Calvinistes est la même entre les Luthériens et les catholiques.

L’Allemagne va devenir le champ clos des rivalités européenes qui va entraîner la guerre de TRENTE ANS.
2.Rivalités européenes

D’abord guerre civile entre protestants et catholiques allemands, pour des buts de pouvoir politique, puis des princes et leur empereur.
La France défie la maison de Habsbourg, l’Espagne essaie de retrouver son emprise sur la Hollande, les scandinaves essaient de se tailler des lambeaux de territoires européens.
Les armées allemandes,espagnoles,française, de la Bohême,du danemark, de la Suède, s’affrontent.
Des capitaines de fortune lèvent des armées de mercenaires Ecossais, turcs, grecs, italiens et hollandais.

A l’origine, la haine de plusieurs pays pour la dynastie des Habsbourgs qui étaient maîtres de territoires jouxtant tous les pays d’Europe.

En 1619, l’Empereur Ferdinand II est roi de Bohême. Les nobles de ce pays , luthériens, le déposent et élisent un prince allemand protestant. Avec les subsides du pape et les troupes d’Espagne, l’Empereur envoie une armée pour chasser le prince. En Allemagne, Ferdinand dépouille le prince de ses droits et biens. Pour gagner des territoires pour son fils, le roi de Danemark vient au secours du prince allemand.

Décidé à rétablir le catholicisme en Allemagne, l’Empereur publie l’Edit de restitution aux termes du quel les biens confisqués aux catholiques devait leur être rendu. C’est alors que le Roi de Suède entra en Allemagne pour défendre les protestants.
La France nourrissait envers les Habsbourg une animosité de plusieurs décennies. Elle s’allie aux protestants, du côté de l’Angleterre et aux Pays bas, à la Savoie et à Venise.

On voit les allemands se regrouper contre les Suèdois, sous la bannière de l’Empereur à un certain moment….et les Habsbourg s’opposer à ce que l’Espagne continue à s’attaquer aux Hollandais depuis l’Allemagne.

L’ Allemagne perdit le tiers de sa population durant cette guerre. En 1640 , les villes étaient en ruine, les villages déserts, champs à l’abandon. Ils imploraient une trève …En 1644 s’ouvrit en Westphalie une conférence et les tractations durèrent quatre années. Le 24 octobre 1648 fut signée la Paix de Westphalie qui règlait la question religieuse et redessinait le système des relations internationales.

La paix de Westphalie reconnaissait également le Calvinisme, le principe de la paix d’Augsbourg. L’autorité Impériale était limitée à l’Autriche, la Bohême et la Hongrie.
Les princes d’Allemagne devenaient souverains dans leur pays ou défense était faite à l’empereur de légiférer, de lever des impôts, de déclarer une guerre ou de négocier des traités sans l’accord des états. La République des Provinces Unies et la Confédération Suisse étaient reconnues. Perdant le contrôle de ses voies navigables, l’ Allemagne ne pouvait plus retrouver son ancienne puissance commerciale. Le morcellement de leur domaine anéantissait la prééminence des Habsbourgs en europe.
Cela marquait la fin de l’époque de la Réforme. Cette réforme avait détaché de Rome les rois et leurs sujets, elle avait contribué à la création du concept des ETATS-NATIONS.


Résumé :En 1500, l’Europe était médiévale essentiellement, habituée au rôle SUPRANATIONAL ET AU PATERNALISME DE L’EGLISE CATHOLIQUE ET DU SAINT EMPIRE ROMAIN ,inhibée dans son attitude vis à vis du monde matériel, primitive en agriculture. Cent cinquante années plus tard, les Amériques étaient colonisées, le Protestantisme avait conquis une grande partie du domaine de Rome,une révolution scientifique était en chemin et le CAPITALISME était devenu une source de dynamisme économique.

3.L’afflux d’Or et d’Argent

A. Réforme Capitaliste :Les cargaisons d’Or et d’Argent importées par les Espagnols vont générer une inflation qui va favoriser les marchands et chefs d’entreprises au détriment des nobles propriétaires fonciers dont les revenus sont fixés par coutume, et des salariés. Au moyen Age, l’usure condamnée par l’ Eglise et le caractère provincial limitent les conséquences de ce commerce. Au XVI° siècles, le transport maritime , les nouvelles pratiques bancaires ( le crédit), l’industrie navale, fabrication des armes et armures, devaient être compris dans le sens d’un travail rémunérateur pour le capitaine d’industrie.
Jean Calvin avait de nombreux points en commun avec ce dynamisme économique : le salut pouvait s’obtenir pour un homme sobre, économe, respectueux des lois et industrieux.
Il n’est pas douteux que le Calvinisme et le Capitalisme étaient assortis. Le PURITANISME, variante du Calvinisme illustre la conjonction du nouvel esprit d’entreprise et de la religion protestante.
b.Les PURITAINS – appelés ainsi pour tourner en dérision leur excès de scrupules font leur apparition en Angleterre vers 1560.Pour eux, la réforme d’Elisabeth avait conservé trop d’usages catholiques : l’Angleterre devait être libérée de tout papisme, y compris la hiérarchie et les cérémonies.

Les marprelates impriment dans leur presses clandestines une multitude de pamphlets anonymes où ils dénoncent :
« nos seigneurs les évêques et les reste de la bande porcine, les Belzebubs de Canterbury ».En 1593, les principaux Martinistes sont arrêtés et pendus, parmi eux le gallois Penry qui était l’âme de la révolte. Les sermons sont surveillés, l’orthodoxie imposée par le gibet et le pilori, la presse soumise à un régime sévère.

La reine Elisabeth réprima le Puritanisme estimant que Calvin et ses disciples prenaient « trop de libertés avec le Tout - Puissant…en sondant Sa Volonté… »
En fait, elle redoutait l’intervention de laïques aux affaires de l’ Eglise.. donc aux affaires de l’Etat, et donc ils représentaient une menace pour la monarchie.

JACQUES I accabla les PURITAINS de lois sur l’obéissance à l’Eglise d’Angleterre, résolu à défendre ses prérogatives de Chef de l’Etat et de l’Eglise.

CE FUT SOUS SON REGNE , QUE LES PURITAINS LES PLUS INTRANSIGEANTS EMIGRENT VERS LE NOUVEAU MONDE.
4.L’influence du Puritanisme

En Angleterre comme sur le continent, la classe des commerçants était en plein essor et l’accent mis par les calvinistes sur le travail et la persévérance trouvait naturellement un écho parmi les membres de cette classe nouvelle. A mesure que les Puritains se hissaient jusqu’à la chambre des communes, leur sérieux et diligence gagnaient toutes les classes de la société anglaise. Fermeté, ardeur au travail et sens de la responsabilité personnelle allait devenir le fondement de l’entreprise capitaliste.

5.La bible de 1611

Il se trouve qu ‘en 1611 est à l’entrée de l’ époque où la Bible allait se répandre dans toutes les classes et devenir le livre de chevet de la nation anglaise. Les anglais étaient dès avant le triomphe du puritanisme enclins à se considérer comme le peuple élu :
En 1580 , Lily ne disait il pas que « le seul D.ieu vivant est le D.ieu anglais ? »
En même temps qu’elle fortifiera chez l’ anglais le sens religieux et le sens moral, la bible tracera autour de sa morale et de sa religion des limites aussi étroites qu’autour de celles des hébreux.
La version de 1611 fut autorisée par jacques I°qui suivait le travail de 47 savants sous la présidence de Lancelot Andrewes, Evêque.
Elle fut adoptée aux dépens de la bible de Genève, par les puritains. Des défauts d’adaptation de la langue hébraïque en rendent certains sens bien mystérieux, mais heureusement contrebalancé par le baconisme et l’esprit pratique et utilitaire ambiant qui mènera à la création de la société royale pour le progrès des sciences.

6.La Victoire des Puritains

En 1642, l’arrêt du Parlement fermait les théâtres anglais.
Pour eux, le théâtre était condamné par la bible (Philip Stubes, Gosson, William Prynne et son Histriomastix qui était indirectement une attaque contre la Cour, seul soutien de l’art dramatique). Prynne qui traitait de ‘ courtisanes notoires’ les premières actrices , fut mis au pilori , eut les oreilles coupées, marqué au fer rouge sur les deux joues et condamné à la prison perpétuelle. Mais il triomphait neuf ans plus tard lorsque le Parlement l’emportait sur le Roi. Toutes les salles de spectacle devaient être abattues, les acteurs saisis devaient être fouettés et une amende de cinq shillings serait payable par les spectateurs surpris. Durant 18 ans les théâtres seront muets ( 1642- 1660).
Pour avoir tenté de renforcer l’anglicanisme au détriment du puritanisme et du presbyterianisme, Charles I° devait être un des ouvriers de la Guerre civile qui allait l’emporter.
Sous son règne, l’anglicanisme, pour s’imposer crut devoir imiter la pompe du Vatican, ce qui allait exarcerber les positions religieuses antagonistes. Deux guerres civiles auront lieu de 1642 à 1649, année de la mise à mort de Charles I°. La controverse puritaine apparaît violente et farouche, dominée par le génie de Milton. Celui –ci commence à lutter dans les rangs presbytériens contre la prélature anglicane en des pages ou alternent les plus grossiers sarcasmes. Sa campagne pour le divorce le rend suspect aux yeux des prebytériens qui l’emportent au parlement et imposent leur discipline écclésiastique à tout le pays. Il reprend contre les presbytériens la lutte pour la liberté. Il ne veut pas de censure et c’est à cette occasion qu ‘il publie le fameux « Areopagitica ou Discours pour le liberté de la presse ».
A la fin de la République, il demandera la supression d’une église dotée et protestera contre le rétablissement de la monarchie. La Restauration arrêtera sa carrière de polémiste. Oliver Cromwell devint Lord Protecteur de l’Angleterre de 1653 à 1655, après une période de dictature (1650-1651) imposée à l’Irlande et à l’ Ecosse. L’ Acte de navigation entraîna la guerre avec les Pays-Bas (1652-1654). CROMWELL, modéré, fut un adversaire des NIVELEURS.


7.La Tolérance et les Restaurations

A l’issue de la guerre civile, les Anglicans vont devenir des champions de liberté religieuse. Eux qui avaient persécuté catholiques et puritains et leur avaient interdit la prédication d’une manière sévère, avaient connu la persécution. Taylor se fait l’interprête : liberté de prêcher, déraison de prescrire la foi d’autrui et de persécuter les opinions contraires ( 1646).

La restauration prend place en 1660 avec le fils de Charles I° , Charles II qui s’était exilé en France durant la période de Cromwell. Il vexera la fierté nationale en s ‘alliant avec la France contre les Pays-Bas dans le but de s’assurer des subsides (1664-1667) de Louis XIV et en pratiquant la tolérance envers les catholiques à l’instar de son père, ce qui entraîna l’hostilité du Parlement contre lui et son frère, JACQUES II ( Bill of exclusion 1681)

Après une période d’engourdissement, l’Angleterre mettra au point sa constitution parlementaire. Une société nouvelle commence cependant en 1660.Le besoin nouveau des instincts est celui de l’ordre et de l’équilibre dans la mesure .Lorsque le règne des « saints » se termine dans l’indifférence, la fatigue ou la colère, la digue affaiblie de la tyrannie puritaine cède.

Autour du roi Charles II , la noblesse de naissance reprend sa place ; une cour s’organise, charges et emplois sont distribués par faveur du maître.

Après les menaces de DEMOCRATIE EGALITAIRE ET COMMUNISTE qu’avaient sourdement recelées les troubles de la « Commonwealth « , tous les tenants de l’ordre saluent la Restauration avec joie.
La Nation fatiguée s’abandonne à un absolutisme qu’elle souhaite limitée. La bourgeoisie retrouve un calme nécessaire aux affaires, la noblesse , son prestige. Une société sans illusions se reforme sur les ruines ridicules d’une théocratie. Les fêtes publiques sont rétablies, les théâtres rouverts. Les mœurs glissent sans contrainte à la tolérance et presqu ‘à l’encouragement du vice.
Une influence française se fait nettement sentir dans les domaines culturels. Entre 1670 et 1685, réapparition des luttes politiques et naissance d’une opposition hostile aux projets de la Cour.

Enfin en 1689 nomination de GUILLAUME III époux de Marie II STUART qui met Jacques II en fuite. Guillaume III , né en 1650 à La Haye, petit fils de Charles I STUART à été STASHOUDER des Pays Bas (1672-1702), il sauvera la Hollande de l’invasion française en ouvrant les écluses. Il forma contre LOUIS XIV une coalition européene et sauva l’intégrité hollandaise au traîté de Nimègues (1678).
Défenseur du protestantisme ,il va incarner une nouvelle alliance du protestantisme. Succession Anne Stuart, fille de Jacques II, réunit l’Ecosse et l’Angleterre sous le nom de Grande Bretagne (1707) et fit la guerre à Louis XIV. Succession par Georges I, électeur de Hanôvre, et petit fils de Jacques I STUART qui donnera la succession définitive.

8. Les Rationalistes
Bacon avait dressé le programme de l’effort d’ensemble par lequel la pensée moderne rebelle à la scolastique, devait explorer et connaître le réel. A la veille de la Restauration, ses continuateurs se tournent vers Descartes qui rayonne sur l’Europe. L’université de Cambridge est alors le centre des idées rationalistes et le siège d’une renaissance de l’idéal platonicien. A Christ college, le cartésianisme est à la mode ( Henry More & Cudworth). Descartes stimule les esprits plus qu’ il ne les subjugue.
Le système de Hobbes, conçu dès avant 1660 s’ harmonise avec le scepticisme coloré qui forme le fond de bien des pensées. Il donne à l’irréligion, au libertinage des beaux esprits le soutien d’une doctrine. Ce qui sauve Hobbes, c’est son soutien à la Royauté. Pour lui, nos sensations et nos idées se rattachent à des causes physiques. La formule générale de ces désirs est le code de la moralité. La vie n’est compatible qu’avec la limitation réciproque des égoïsmes. L ‘individu se met sous la protection d’un maître… tout le pouvoir spirituel découle du pouvoir civil. La théocratie est une anomalie monstrueuse. Dans le « Royaume des Ténèbres , » ( c’est ainsi que Hobbes appelle les erreurs de l’organisation sociale), l’ Eglise se pose en rivale de la souveraineté politique et abusant de son prestige, accable les jeunes intelligences d’une science toute verbale.

L’empirisme de Locke, plus modéré, sera plus efficace.
La Restauration, du jour au lendemain met la science à la mode.Le roi fait des dissections. Les courtisans l’imitent.
L’octroi d’une charte à la Société Royale pour l’avancement de la science en 1662 est un fait somme toute normal dans un tel climat. Boyle y rencontre des gens du monde, des écrivains. A la Société Royale on rencontre même deux futurs évêques : John Wilins et Seth Ward. La science est mêlée à la vie sociale. En 1672, les premières notes de Newton sur la composition de la lumière blanche sont remises à la société.

En matière religieuse, Whichcote veut appliquer la méthode inductive de Bacon. Les latitudinaires élargissent ma doctrine chrétienne, sur ce qui unit les sectes plutôt que sur ce qui les divise. Ils réagissent contre les puritains. L’esprit Latitudinaire se répand et est le corollaire du climat de tolérance qui va mener la société anglaise à la restauration de 1688. pour eux la croyance est chose purement intellectuelle, elle nait d’un jugement éclairé. La mystique s’efface de la religion. La théologie se confond avec la morale et rendre à D.ieu et aux hommes ce qu’on leur doit c’est acquérir sans déception possible un titre à une substantielle récompense, ou les biens de ce monde comme ceux de l’autre ont leur part. Cette morale répond aux instincts profonds et stables de la conscience anglaise moyenne à l’heure ou l’esprit de l’angleterre moderne se distingue.







9.Les dissidents

Dans ce monde qui est politiquement correct, comme le nôtre, le Puritanisme est refoulée, raillée, persécutée et se dissimule dans l’ombre et le silence. Bunyan, Fox, Ellwood préparent des lendemains plus heureux par leurs écrits. Les platoniciens de Cambridge entretiennent un foyer de pensée qui s’oppose maintenant aux exès de la philosophie de la Raison.

La révolution de 1688 est le triomphe de la bourgeoisie d’affaires qui s’impose à la noblesse de naissance comme une alliée, et fait valoir ses préférences. L ‘esprit des classes moyennes va gagner la Société anglaise.

En 1688, Locke a cinquante six ans² .La révolution permet l’expression franche de ses idées. La théorie de Locke est fondée sur les instincts d’hommes pratiques soucieux d’une adaptation au réel. L’individu nait libre et n’est soumis qu’à la Loi morale. Celle ci est respectée grace à des pouvoirs de justice. Le gouvernement est un service public. La théorie économique de Locke est libérale, naturellement. La lecture de la bible enseigne un christianisme raisonnable d’où ne peut sortir que la tolérance. LE CATHOLIQUE ET L’ ATHEE, DE LEUR PROPRE FAUTE SONT EXCLUS DE LA TOLERANCE.










²John Locke est né en 1632 dans le Somerset, étudie à Oxford et est attaché au collège de Christ Church en 1658,élu membre de la Royal Society en 1668, s’intéresse à la médecine qu’il pratique à l’occasion. Voyage en France, séjourne à Montpellier. Il est compromis dans la disgrâce de Shaftesbury et cherche, après lui un refuge en Hollande. Guillaume III le fait commissaire du commerce et des colonies. De 1691 à 1704 il réside chez sir Francis Masham dont la femme est fille du philosophe Cudworth( théoricien du spiritualisme)



10.LA QUERELLE DEISTE

Le XVIII° siècle est travaillé par les querelles religieuses. La raison enhardie s ‘attaque aux obscurités de la foi et veut y faire briller une lumière naturelle.
Des apologistes se lèvent pour défendre les croyances du christianisme. Après des fortunes diverses la victoire semble rester aux champions de l’ orthodoxie, mais les armes dont ils se sont servies les ont blessées eux –mêmes. Cette longue lutte laisse l’esprit public incertain ou sceptique.
Locke avait démontré le caractère « raisonnable » du christianisme (1695) tandis que Charles Blount (Anima Mundi, 1679) avait donné une forme systématique à la thèse d’UNE RELIGION SELON LA NATURE.

Le besoin profond de rationalité devait accuser le conflit latent entre les dogmes révélés et les exigences du jugement intellectuel, tandis que les conflits entre sectes poussaient les esprits à la recherche d’une forme laïque de croyance.

Le sentiment de leurs contemporains qu’ ils choquent leur donne figure de négateurs impies. Si la religion est conforme au bon sens, disent ils , elle ne peut lui être contraire, et là où il y a dogme ou mystère religieux, c’est la tradition religieuse qui a tort. Le clergé devient humain et arbitraire. C’est donc pour quoi le déisme a été dénoncé comme étant de la négation pure.

La série des œuvres marquantes commence avec « Christianity not mysterious » de Toland( 1696) qui déduit de l’idée de révélation la nécessité d’une croyance intelligible.
Né catholique, Toland évolue vers le libéralisme protestant, l’ église anglicane et finalement le panthéisme indépendant.

Collins dans son « Discourse of FREE THINKING »(1713)
Tire du principe de liberté rationelleé que les théologiens latitudianires avaient accepté sans reserves des conséquences destructives à l’égard de ce clergé..

Woolston dans « Discourses on the Miracles of our Saviour » (1727) est animé d’un esprit ironique envers les prêtres, gardiens de la tradition, il s’attaque à la version officielle des miracles ou il croit déceler des éléments improbables et absurdes et conclut au contenu spirituel du texte, ce qui en renforce dit il le caractère raisonnable.
Tindal dans « Christianity as old as the Creation » conclut à l’inutilité de la foi révélée par rapport à la foi naturelle.

Peter Annet dans ‘The resurrection of jesus examined by a moral philosopher’ (1744) conclut ouvertement à l’incrédulité sur un des articles vitaux du Christianisme traditionnel.

La portée de leurs ouvrages n’échappe pas à l’orthodoxie.La controverse est d’une rare violence. Clarcke, Waburton, Joseph butler répondront à cette volée de bois vert.


Bolingbroke, sympathisant du déisme a fourni à Pope les lignes générales de la philosophie religieuse de l’ Essai sur L’homme qui a éveillé les inquiétudes du côté orthodoxe.
Henry Saint-John, né en 1678 d’une ancienne famille est porté par sa naissance aux affaires publiques. Chef avec Harley du gouvernement Tory de 1710, il est fait Vicomte en 1712.La mort de la Reine ANNE en 1714 ARRETE SES PLANS DE RESTAURATION JACOBITE et le force A FUIR EN France. Il devient secrétaire du Prétendant. Autorisé à rentrer en Angleterre en 1723, il est exclu de la chambre des Lords et fait à Walpole une opposition acharnée. Nouveau séjour de sept ans en France ( 1735-1742), il meurt en 1751.




J’en termine ici pour cette partie historique qui nous donne déjà certains éléments précieux :

La hollande servit de refuge pour nombre d’anglophones et huguenots persécutés. Ceux que nous avons
Vus aujourd’hui sont pour grande partie des protestants qui reviendront avec Guillaume III en 1688 et qui battront Jacques II. Nous avons vu que le refuge traditionnel des Stuardistes jacobites est la France de Louis XIV.
Nous constatons que John Toland déverse son venin dans le monde conformiste anglais, lui qui venait de La haye, ainsi que d’autres. Je poursuis cette recherche et aurai des informations sur les néo païens pour le prochain courrier.




En ce qui concerne la notion de vide dans Hermes Trismégiste, je te fournirai une réponse rapide « sur Asclépius »
En ce qui concerne les Occultistes, ils se répartissent équitablement dans les deux camps. Newton est cité comme occultiste ( ce qu’il était véritablement), mais comme je le mentionne , il fait partie de la Royal Society et donc il appartient au groupe fondateur ( à l’origine de ) la maçonnerie andersonienne. Désagulier a eu, tu le sais un rôle dans la fondation de la Royal Society et était d’origine huguenotte. En ce qui concerne Toland, il est déiste et tu me dis qu’il est l’auteur d’un courant druidique.
Cela ets encore confus, mais j’examine la chose.

Mais il est certain que Bolingbrooke travaillait avec les Jacobites et était déiste. Ses vues politiques sur le fonctionnement de la société sont anticipatrices de la démocratie dans le cours du XIX° siècle mais pleine de cynisme. Peut on dire que Toland est rattaché aux français de la loge « the knights of Jubilation » ?
Nous avons vu que Locke revient avec les bagages de Guillaume III et reçoit une poste important au sein du gouvernement anglais.



Marek