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Créer des maladies pour vendre des médicaments


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31 réponses dans ce topic

#1 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 11 avril 2006 à 17:49

Des pseudo-maladies pour vendre des médicaments

PARIS (AFP) - Il est temps de mettre fin à la "création" de maladies "sponsorisée" par l'industrie pharmaceutique, selon le Plos Medicine, revue dont un numéro spécial dénonce le marketing des firmes qui transforment des gens sains en patients, et gaspille de précieuses ressources pour élargir le marché.

Selon la revue du Plos (Public Library of Science, organisation à but non lucratif), publiée mardi, l'accroissement indu de la consommation médicamenteuse a aussi pour conséquence d'augmenter les dégâts iatrogéniques (effets indésirables dus aux traitements) d'autant plus dommageables lorsque le bénéfice potentiel du traitement pour la personne concernée est discutable.

La sortie de ce dossier, accessible sur le net ( http://www.plosmedicine.org ) coïncide avec une conférence internationale ( http://www.diseasemongering.org ) organisée du 11 au 13 avril à Newcastle (Australie) sur la "création" ou de la "redéfinition" de maladies.

Le dossier décrit le mode de fabrication et de vente de syndromes, de maladies ("disease-mongering") et autres facteurs de risques supposés étendre le marché : comment par exemple le concept de "dysfonction sexuelle féminine" a été forgé au fil du temps alors que sa définition reste floue, comment grâce au marketing direct auprès du public la dysfonction érectile s'est étendue, au delà des problèmes rencontrés par les diabétiques ou des hommes opérés de la prostate, aux banales pannes passagères sans cause médicale chez l'homme jeune.

Des problèmes sans gravité chez l'enfant sont aussi présentés comme de sérieux maux : ainsi le psychiatre britannique David Healy aborde la façon dont des firmes ont "vendu" le trouble bi-polaire (maniaco-dépression), entraînant une explosion de diagnostics chez les enfants américains, certains ayant à peine deux ans.

La promotion du "fast food" dans les écoles a suscité de larges débats, mais pas "l'infiltration des écoles par l'industrie pharmaceutique", déplore Christine Phillips (Australie, université de médecine, Acton) qui détaille les modalités de "formation" des enseignants et infirmières scolaires sur les déficits d'attention liés à l'hyperactivité (ADHD) et leur traitement par psychostimulants.

Entre 1990 et 1995, les prescriptions de méthylphénidate (Ritaline) chez les jeunes ont plus que doublé aux Etats Unis, et ont été multipliées par cinq au Canada. En 2001, cinq millions d'écoliers américains (10%) ont fait leur rentrée sous calmants (antidépresseurs, neuroleptiques ou médicaments pour se concentrer comme la Ritaline...), selon des experts américains.

Les rappels à l'ordre des autorités sanitaires face aux dérapages publicitaires directs ou indirects apparaissent bien faibles au vu de l'ampleur prise par ces méthodes de vente, selon Plos Medicine.

source : arsitra.org

#2 TheKiller

TheKiller

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Posté 11 avril 2006 à 19:32

Eh oui! Seulement, c'est pas "la Ritaline"  mais "le Ritalin".

Le jour où tout le monde accetera tout ce qui se passe dans le monde et noieront tout ce qui leur déplaît dans les médicaments, le NOM aura gagné. Mais ce n'est pas la faute des pharmaceutiques, à mon avis. Je crois plutôt que c'est la faute des gens: ils se déresponsabilisent autant qu'ils le peuvent, et sont assez imbéciles pour croire que les médicaments régleront leurs problèmes. Les pharmeceutiques vendent et profitent de la stupidité des gens. Ce n'est pas louable, certes, mais ce sont les gens qui choisissent de prendre ou non tel médicament, qui choisissent d'attribuer tel problème à une maladie dont ils ne sont pas responsables. Au fond, plus ça va, moins j'ai de sympathie pour eux. Pour leurs enfants, c'est autre chose par contre. Eux, ils sont vraiment à plaindre. Mais les adultes qui sont en état de penser n'ont aucune excuse. C'est cette déresponsabilisation, cette infantilisation qui a réduit l'humanité à l'esclavage. Au fond, ceux qui ont choisi cette voie ne méritent pas grand chose d'autre, non?

#3 Nico111

Nico111

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Posté 11 avril 2006 à 20:30

Citation

Mais les adultes qui sont en état de penser n'ont aucune excuse.
C'est surement le fond du problème mais encore faut il se forger un opinion sur le sujet ce qui est extrêmement difficile et après il faut que ce que l'on croit soit vrai !!!!! Dans notre société où l'avis de la médecine est indiscutable et que les gens se reposent entièrement sur elle,  c'est plus que ardu.
Deux choses sont infinies : l'univers et la bêtise humaine, en ce qui concerne l'univers, je n'ai pas acquis la certitude absolue. A.Einstein

#4 Nowar

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Posté 12 avril 2006 à 09:16

En fait, le marketing des labos ne fait que surfer sur l'ignorance et la peur des gens, mais aussi des médecins.

Aucun de leur discours marketing ne résiste à une analyse modérée, par les extrapolations sur lesquelles il s'appuie. C'est pour cela qu'il s'en trouvent réduits à corrompre des "sommités" ou des mandarins pour les cautionner.

Ce qui est scandaleux, c'est l'atonie du corps médical sensé être scientifique et donc doté d'une capacité d'analyse critique. Cette atonie résulte de la formation, et la formation est organisée par l'Etat, dont nous savons qu'il ne fait qu'exécuter les ordres d'une oligarchie économique et financière, tout en nous racontant des billevesées et faridoles extraordinaire.

Même s'il est évident que les labos agissent en abus de faiblesse sur personnes fragiles, la loi qui les laisse agir, le monde médical qui se laisse parasiter, les gens qui se laissent escroquer sont tout autant à blamer. A ce jour, la tour Eiffel est toujours à vendre :ptdrasrpt2:

C'est pour cela, qu'au lieu de dénoncer ces coupables, il convient d'agir et d'expliquer à ceux que l'on connait comment fonctionne la vie dans l'être humain, comment se réapproprier sa propre vie.

#5 napo

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Posté 12 avril 2006 à 10:28

The Killer, Rilatine est le nom français et Ritalin est le nom québécois mais on parle du même poison de toute façon. :D
C'est toi sur la photo dans ton profil ? Celui qui a un t-shirt noir ? :wink:
La vérité est un pays sans chemin (krishnamurti)

#6 verine

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Posté 12 avril 2006 à 11:17

Bonjour,

Nouvelle sur ce forum, je me permet de donner mon grain de sel à ce sujet.

Je crois surtout que c'est l'école, je parle de l'école française car c'est celle que je connais, même si je suis convaincue que les autres sont sur le même principe, les intérêts étant les mêmes, qui est responsable de l'origine du problème. L'inexistence ou presque de l'esprit critique. En effet, pendant 10 à 20 ans les jeunes et leurs parents aussi ont été formatés à accepter les connaissances qu'on leur servaient. Comment voulez-vous qu'après l'ensemble des humains de la planète (hormis ceux qui ne vont pas à l'école) ne se soumette pas par habitude aux soit-disant spécialistes ! :tresfache:

Bon il est vrai que je suis allée comme vous certainement à l'école de la république ou pas c'est pareil. En fait j'ai eu la chance que tout ne tourne pas comme une horloge bien huillée. Les accrocs répétés de la vie professionnelle surtout m'ont remise en question ma vie bien pensée pour moi en fait comme celle de tout le monde. Et peut-être aussi la chance d'avoir eu un père syndicaliste qui râlait tout le temps sur tout et m'a inculqué une certaine forme de circonspection face au pouvoir. :parano:

Donc oui il est très dommage que tout un chacun ne soit pas plus vigilant, mais quand je vois les évènements qu'il m'a fallu vivre pour remettre en question des années de formatage, sans vouloir les déresponsabiliser, car ce serait continuer dans le même shéma, je reste compréhensive et insiste dès que je sens une porte s'entr'ouvrir. Sans insiter trop lourdement car c'est moi sur moi que se retourne la colère et l'incompréhension, ce qui n'est pas le but. Bon j'ai une copine qu'est plus rentre dedans, mais c'est dommage je ne peux pas voir les résultats de cette façon de faire nous n'habitons pas la même région. :aureole7:  

Bon c'est sûr faut être patient :ange: , bien que je ne le sois pas, et y'a pas vraiment le temps :grognon:

#7 docteur vincent

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Posté 16 avril 2006 à 10:22

:???: je suis parfaitement conscient que l'on crée des maladie: tous les anticholestérol avec des effets secondaires potentiellement graves... je suis sûr qu'avec vitamine C et vitamine E on a autant de bénéfices cardiovasculaires, seulement... "pas assez cher mon fils"
Pour ce qui est de la ritaline, l'école baissant les bras et ne sachant pas canaliser les "petits monstres" elle pousse fortement les parents à faire consulter chez un psy. en france ils cn'ont pas encore trop le reflexe ritaline mais avec le battage médiatique de l'hyperactivité, cela ne saurait tarder.

#8 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 25 avril 2006 à 09:03

Image IPB

Les inventeurs de maladies - manoeuvres et manipulations de l’industrie pharmaceutique
- par Jörg Blech (traduit par Isabelle Liber)

Dans ce livre salutaire (fort bien traduit de l’allemand par Isabelle Liber), qui paraît ce mois de mai 2005 chez Actes Sud, Jörg Blech explique comment l’industrie pharmaceutique a, entre autres :
- imposé la baisse arbitraire des normes de cholestérol pour que des gens parfaitement normaux aient l’air malade
- fait naître la terreur de l’ostéoporose chez les femmes ménopausées afin de favoriser la consommation de médicaments destinés à "prévenir les fractures"
- manipulé l’opinion afin d’élargir la consommation de médicaments destinés à "traiter l’impuissance masculine"
- surmédicalisé les femmes, les enfants et les personnes âgées, etc.

Le texte qui suit est le début de la post-face que j’ai écrite pour l’édition française.

Les inventeurs de maladies par Jorg Blech, Actes Sud, mai 2005

Six milliards de malades imaginaires...

par Martin Winckler (post-face à Les Inventeurs de Maladies de Jorg Blech)

Lorsque j’ai commencé à exercer la médecine, au début des années 80, j’ai fait la connaissance de deux « maladies » très répandues en France mais qui ne figuraient dans aucun traité de pathologie : la crise de foie et la spasmophilie.

Toutes deux frappaient essentiellement (mais pas exclusivement) des femmes. Les patientes qui se présentaient comme « souffrant du foie » ou « spasmophiles » étaient légions devant le jeune médecin que j’étais, et je ne comprenais pas du tout pourquoi elle désignaient par ces noms des souffrances qui, à mes yeux, avaient un tout autre nom que celui qu’elles utilisaient.

Les femmes qui « souffraient du foie » me parlaient de symptômes apparaissant une ou deux fois par mois, souvent juste avant leurs règles : des nausées, des vomissements et surtout un mal de tête extrêmement violent, accentué par la lumière et par le bruit, qui ne leur donnait pas d’autre ressource que d’aller se coucher dans le noir.

Celles qui se qualifiaient de « spasmophiles » me décrivaient des symptômes moins systématisés (des fourmis ou des paralysies des membres), mais tous empreints d’une angoisse considérable.

Au cours de mes études, j’avais eu la chance d’être formé par des médecins curieux de tout, et dotés d’un solide bon sens. Ils m’avaient appris que la « crise de foie » était une migraine accompagnée de symptômes digestifs, que les « spasmophiles » étaient des femmes angoissées souffrant de crises de paniques.

Je savais donc que ni les unes ni les autres n’étaient à propremement atteintes par une maladie mais réagissaient ainsi de manière particulière et personnelle aux agressions de la vie, et que le soulagement de leurs souffrances passait par des méthodes thérapeutiques simples... et aussi, avant tout, par la dédramatisation de leurs symptômes.

Mais la difficulté ne résidait pas dans le fait de « rectifier le diagnostic » : elles accueillaient toujours mes explications avec intérêt, car on ne leur avait rien expliqué du tout en leur collant leur étiquette. Ce qu’elles avaient plus de mal à admettre, c’était qu’elles n’avaient pas besoin de traitement au long cours.

Les migraineuses avaient toutes déjà subi des radiographies de la vésicule et un nombre conséquent de prises de sang, qui avaient montré « un petit quelque chose » (de la « boue » dans la vésicule, par exemple). L’existence de ce « signe objectif » ne justifiait-il pas les « hépatotropes » et autres « cholagogues » - nom pseudo-savant dont on affublait les médicaments « pour le foie ou la bile » - qu’on leur avait recommandé de prendre 365 jours par an ?

Les « spasmophiles », qui avaient eu droit elles aussi à moult dosages sanguins et parfois également à des électromyogrammes totalement ininterprétables (mais rassurants, leur disaient les médecins) avaient pour leur part du mal à admettre que le magnésium qu’on leur faisait boulotter quinze jours par mois depuis des années était un placebo, et que leur anxiété chronique, bien réelle, avait de meilleures chances de s’atténuer grâce à un soutien psychothérapique adéquat et un environnement dans lequel on ne les traiterait plus comme des malades...

Tout bien portant est un malade qui s’ignore, déclare doctement Knock dans la pièce de Jules Romains. Ce faisant, il pose les jalons d’une vision de la santé entièrement définie par le médecin. Une vision faite de diktats et d’avertissement inquiétants. Une vision terroriste, et non soignante. De manière très appropriée, l’ouvrage de Jorg Blech commence par citer Knock, personnage emblématique du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui quand on parle de santé.

En France, on trouve dans les officines plusieurs dizaines de milliers de marques de médicaments. A l’opposé, sur la liste des médicaments essentiels, indispensables au traitement des principales affections qui frappent les habitants des pays pauvres établie par l’OMS, on comtpe... 325.

Est-ce parce que nous avons plus de médicaments que nous sommes mieux soignés ? Evidemment non. Telle un Knock transformé en Big Brother, dans les pays riches comme le nôtre - et comme l’Allemagne, dont il est question dans le livre de Jorg Blech, l’industrie du médicament - Big Pharma - n’a cessé depuis cinquante ans de croître... en nous faisant croire qu’elle nous faisait du bien.

Or, il n’en est rien. L’industrie du médicament (et, avec elle, celle des appareillages de dosage biologique, celle des machines diagnostiques lourdes, celle des cosmétiques, celle des instruments chirurgicaux...) ont fait de la devise du personnage de Jules Romains leur leitmotiv, en le modifiant à peine : « Tout bien portant est un consommateur en puissance... à condition de lui faire croire qu’il est malade. »

Le mot essentiel ici, est « consommateur ». J’entends souvent les politiciens fustiger le comportement de « consommateurs » des citoyens quand il s’agit de santé. Or, l’expression est hypocrite, pour ne pas dire crapuleuse. D’un côté, le citoyen d’aujourd’hui est incité à consommer des biens matériels pour maintenir la croissance industrielle.

De l’autre, on lui reproche de demander des soins inutiles et de grever le budget de la sécurité sociale. Dans cette équation, on oublie deux éléments importants, qui caractérisent les « consommateurs » d’aujourd’hui comme les patientes d’hier dont je parle au début de cette préface : les traitements qu’on leur prescrivait ne servaient à rien et ils coûtaient cher à la sécurité sociale, mais elles les prenaient de manière quasi-rituelle en espérant qu’ils préviendraient leurs symptômes.

Comme la fréquence des migraines et des crises d’angoisse varie beaucoup avec le temps et les conditions de vie, elles attribuaient au traitement leurs améliorations spontanées, et à un « relâchement du traitement » la réapparition tout aussi spontanée - et souvent inévitable - des symptômes.

Bref, elles étaient prises entre deux feux. Comme beaucoup de « consommateurs » de soins le sont aujourd’hui. Car enfin, ces traitements, qui les leur avait prescrits ? Qui leur laissait croire qu’elles en avaient absolument besoin ? Des médecins, investi de l’aura de confiance que confère leur titre.

Et ces médecins, pourquoi croyaient-ils à ces diagnostics inexistants ? Parce qu’on les leur avait enseignés en faculté et qu’ils étaient depuis entretenus dans ces diagnostics faux par des visiteurs pharmaceutiques qui venaient leur proposer... les traitements que leurs patientes attendaient.

Vingt ans plus tard, les choses vont-elles mieux ? Non, c’est pire. Certes, la « crise de foie » a disparu du langage des médecins français (et de l’enseignement), mais l’industrie a bien compris quel profit elle pouvait tirer des 15% de la population qui souffrent de migraines : les antimigraineux tous plus coûteux les uns que les autres sont de plus en plus nombreux... sans qu’on ait expliqué aux premiers intéressés que s’ils étaient correctement utilisés, les médicaments les plus anciens, les mieux connus, les moins chers étaient aussi efficaces.

Et certes, la spasmophilie ne fait plus partie des diagnostics officiels, mais la prescription d’anxiolytiques et d’antidépresseurs est en France la plus forte de tous les pays industrialisés.

Car, nous explique Jorg Blech, si on pouvait autrefois espérer trouver un traitement pour chaque maladie, les marchands de la santé, aujourd’hui plus que jamais, semblent plutôt vouloir trouver une maladie pour chaque molécule fabriquée. En manipulant des membres influents de la communauté médicale, les lobbys industriels ont peu à peu modifié les « normes » de certaines valeurs biologiques (le cholestérol, la tension artérielle), afin d’augmenter le nombre de patients « susceptibles d’être traités ».

Car faire croire à des gens en bonne santé qu’ils doivent se soigner à vie est, pour les fabriquants, une véritable rente viagère. Et pour faire croire une pareille absurdité, il nous laissent entendre que si nous ne « nous soignons pas » par anticipation, nous mourrons de cancer, nous seront diminués par des maladies cardio-vasculaires, nous perdront la tête en raison d’une dégénérescence neurologique... Le principal argument de vente des marchands de la santé, c’est la peur (...).

MW http://martinwinckle...?id_article=577

#9 TheKiller

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Posté 26 avril 2006 à 03:39

napo, le Mercredi 12 Avril 2006 à 04h08, dit :

The Killer, Rilatine est le nom français et Ritalin est le nom québécois mais on parle du même poison de toute façon. :D
C'est toi sur la photo dans ton profil ? Celui qui a un t-shirt noir ? :wink:
Oui, je voulais que vous puissiez savoir à quoi je ressemble. Je sais pas pour vous, mais quand je pense à quelqu'un de ce forum, je vois tout de suite son avatar, en même temps que je me souviens de son nom. Remarque, sur mon avatar aussi c'est moi, mais j'ai retiré le fond et ajouté les yeux rouges pour faire plus "terminator", lol... Pourquoi?



Je ne crois pas qu'il faille rejeter la faute sur l'école, ou sur le formatage des esprit. Ce n'est qu'une excuse. Il suffit de décider de penser intelligemment, c'est tout! Et si les gens se font avoir sans avoir utilisé leur jugement, tant pis pour eux!

#10 docteur vincent

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Posté 01 juin 2006 à 06:45

Dans Le figaro du 24 avril on lit "psychiatrie, des experts trop liés à l'industrie"
http://www.lefigaro...._industrie.html
Le médecin généraliste aussi a des petits cadeaux pour prescrire le dernier antidépresseur sorti.
Il y a un scandale en puissance qui ne demande qu'à grandir. :tresfache:

#11 Nowar

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Posté 01 juin 2006 à 08:23

docteur vincent, le Jeudi 01 Juin 2006 à 06h45, dit :

Dans Le figaro du 24 avril on lit "psychiatrie, des experts trop liés à l'industrie"
http://www.lefigaro...._industrie.html
Le médecin généraliste aussi a des petits cadeaux pour prescrire le dernier antidépresseur sorti.
Il y a un scandale en puissance qui ne demande qu'à grandir. :tresfache:

Citation

Psychiatrie : des experts trop liés à l'industrie
Jean-Michel Bader
24 avril 2006

Comme il s'agit de la corruption des experts chargés d'établir les définitions des pathologies, définitions auxquelles sont formés et se réfèrent les médecins qu'ils soient psy ou généralistes (bien que je doute que ces derniers s'y réfèrent vraiment hormis en utilisant leur mémoire de leur enseignement), les labos n'ont pas la nécessité de proposer des gros cadeaux, puisque le DSM définit également les traitements à suivre. N'oublions pas que les carabins sont disciplinés.

Citation

Lisa Cosgrove, chercheuse à l'université du Massachusetts de Boston, a publié le 21 avril, dans la revue Psycho-therapy and Psychosomatics, le résultat d'une enquête très fouillée sur les liens des experts avec l'industrie : sur les 170 membres des groupes de travail ayant participé à l'élaboration de ce manuel, 95 (soit 56%) ont une ou plusieurs attaches financières avec des firmes. Une enquête révélée jeudi dernier par le New York Times.

Les soixante qui restent, même honnêtes, finissent également par être approchés par les labos, à postériori, et ce d'autant plus que leur contribution aura été positive pour eux. Ce qui signifient budgets de recherche, mission de consultant, etc..., simplement de quoi faire bouillir la marmite et mettre du beurre dans les épinards

Citation

Dans certains groupes, comme le panel sur les «troubles de l'humeur», ou le groupe «schizophrénie et autres maladies psychotiques», 100% des experts ont des liens financiers les attachant aux firmes.

Nous comprenons ainsi l'aggressivité commerciale des labos pour caser leur dope

Citation

Depuis vingt ans, le DSM4 est l'objet de critiques renouvelées régulièrement d'une minorité active de psychiatres «classiques». Ceux-ci accusent l'American Psychiatric Association d'avoir fait disparaître la psychiatrie clinique «au profit de classifications, manifestement non plus basées sur le discours des patients sur leur souffrance, mais plutôt sur l'efficacité des médicaments», estime le Dr Jean-Louis Chassaing, psychiatre à Clermont-Ferrand. «Peu à peu, on a éliminé de ce classement toutes les entités difficiles, comme les formes déficitaires de schizophrénie, qui justement ne répondent pas aux médicaments», ajoute le Pr Edouard Zarifian (CHU de Caen).

Assez récemment, un jeune retraité d'un laboratoire pharmaceutique a expliqué à l'un de nos interlocuteurs que le concept «d'attaques de panique», qui est classé dans le DSM4, avait été spécifiquement élaboré par Donald Klein pour le laboratoire Upjohn qui allait mettre sur le marché le médicament Xanax. Les critiques et les exemples pleuvent : les psychoses maniaco-dépressives sont devenues dans le DSM4 des troubles bipolaires, censés être bien plus fréquents : chaque patient peut ainsi s'approprier ce diagnostic, pour réclamer un traitement à son médecin !


Citation

Une bible influente

Or le DSM4 est devenu une bible qui sert notamment lors des conférences de consensus sur les pathologies mentales : il influence donc profondément le mode de pensée, les décisions thérapeutiques et les stratégies de santé publique de la plupart des pays.

Lisa Cosgrove a identifié les membres des panels puis recherché, dans les publications médicales, quels étaient les auteurs qui avaient fait des déclarations de conflits d'intérêt (les revues savantes réclament de plus en plus cette précaution minimale). Elle a également recherché dans des bases de données d'éventuelles participations à des travaux financés par l'industrie.

La chercheuse et ses collègues ont établi que les liens financiers des membres des groupes du DSM4 appartiennent à des catégories très différentes : des simples honoraires aux salaires de consultants, en passant par des paiements en actions industrielles ; les psychiatres peuvent être au conseil d'administration d'une petite compagnie start-up liée à un géant de la pharmacie, ou directement membres payés d'un conseil scientifique d'une firme ; ou recevoir des crédits ou des contrats de recherche.

Le Dr Michael First (Université de Columbia, New York), qui a coordonné le travail de tous les groupes, se récrie : «A aucun moment, à aucun niveau des discussions, l'influence des firmes n'a pu se manifester.» Il en veut pour preuve que les groupes doivent voter à l'unanimité pour passer au niveau supérieur d'intégration au manuel DSM4. Il faudrait donc, selon lui, aller contre le consensus du groupe pour qu'une «taupe» au service d'un industriel fasse valoir le point de vue de son maître. Mais l'argument tombe si les 170 experts ont intégré une vision de la psychiatrie biologique proche des intérêts industriels. Comme en semblent persuadés le psychiatre britannique David Healy (Université de Galles) ou le Pr Irwin Savodnik (Université de Californie) : ces deux «résistants» sont persuadés que le vocabulaire psychiatrique lui-même est défini par les laboratoires.

* DSM4 : quatrième édition du Diagnostic and statistical manual of mental disorders.

La confirmation supplémentaire que le seul intérêt des firmes pour notre santé n'est qu'économiques

Dormez bien, braves gens, la chimie veille sur vous

Nowar

#12 docteur vincent

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Posté 14 juin 2006 à 07:47

je cherche sur le Net le DSM4 simplifié, quelqu'un pourrait-il me dire où il se trouve?
Je voudrais trouver des syndrômes aussi croustillants que "dépression sans tristesse" quand les personnes âgées sont un peu ralenties, ce qui justifie urgemment  une prescription de Moclamine (antidépresseur) selon le labo Biocodex

#13 mag

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Posté 14 juin 2006 à 09:42

:roll: Petits éléments sur le dsm... je recherche les pages de contestations que j'ai noté quelque part.... sait plus où :???:

Citation

http://www.aapel.org/bdp/BLdsm.html
Qu'est-ce que le DSM ? la CIM ?
"Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux"
Le DSM est-il utile, voire indispensable ou alors «dangereux» ?
Un médecin psychiatre peut-il en l’an 2000 être un bon médecin s’il n’utilise pas le DSM ?
L'association française de psychiatrie contre le DSM ?!
Peut-on parler d’exception psychiatrique française ?


Introduction

    Au-delà de ce titre polémique se pose un problème beaucoup plus grave que sont des modes de fonctionnement très différents des médecins psychiatres et ce, jusqu’à se poser la question si l’attribut «psychiatre» n’élimine pas le mot «médecin» dans certains cas. (l'attribut "psychiatre" entrainant un attribut "psychothérapeute")
    Pourquoi ce DSM est-il si rejeté par de si nombreux médecins psychiatres français, est-ce légitime ? Un médecin psychiatre peut-il de nos jours exercer en niant totalement le DSM ? Quelle(s) alternative(s) au DSM ?


Sommaire titres principaux
Qu’est ce que le DSM ?
http://www.aapel.org...BLdsm.html#dsm] http://www.aapel.org.../BLdsm.html#dsm[/URL]

Quel est le rôle d’un médecin ?
Peut-on ignorer le DSM ?
Mais on peut être un bon praticien tout en n’utilisant pas le DSM ?!
Point de vue du Docteur Christian Vasseur, président de l’association française de psychiatrie (AFP)
Point de vue du Docteur J Cottraux, unité des troubles d'angoisse, hopital neurologique de lyon
Point de vue du Docteur D Bourgeois, chef de service, avignon
Les AXES
Questions posées au conseil national de l'ordre des médecins français
Est-il possible de respecter la Declaration de Madrid... sans utiliser le DSM (ou la CIM) ?
Pour l'AAPEL parle plus du DSM que de la CIM  ?
Et la Suisse ? Point de vue de D. Page responsable du service de psychiatrie adulte, Hôpital de Prangins (Suisse)
Mais pourquoi tant de «haine» ?
Code de déontologie médicale des médecins français (droit au diagnostic et à l'information)
Commander l'ouvrage "le DSM" en français

La Conscience ne s'approprie pas.
Elle se développe à elle même... Elle se Reconnait ! Natarajan

Pour moi convaincre, n'est plus envisageable, mais témoigner et partager le sont...

#14 Rozen

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Posté 16 juin 2006 à 21:06

docteur vincent, le Jeudi 01 Juin 2006 à 06h38, dit :

Dans Le figaro du 24 avril on lit "psychiatrie, des experts trop liés à l'industrie"
http://www.lefigaro...._industrie.html
Le médecin généraliste aussi a des petits cadeaux pour prescrire le dernier antidépresseur sorti.
Il y a un scandale en puissance qui ne demande qu'à grandir. :tresfache:
:( Il y a fort longtemps que l'on a eu les échos de ce type de situation...Je crois même qu'il y avait eu des médecins filmés en caméras cachées il y a quelques années prouvant les "cadeaux" proposés par les représentants de l'industrie pharmaceutique en visite ponctuelle en leurs cabinets ...et il ne s'agit pas de cadeau d'une boîte de chocolat en l'occurence... Qui a été simple "patient" peut très bien se rendre compte de l'aspect commercial dans l'élan à proposer tel produit plutôt que tel autre ("essayez ça, c'est beauxoup mieux !").

Donc, depuis si longtemps que l'on sait...je ne crois plus du tout à une mise en lumière de tout ça et une mise au net en somme...De toute façon, les médecins supporteraient fort mal qu'on évoque ce genre de pratique...Imaginez le scandale, les airs de marquises offensées...Alors, je suis peu optimiste sur un avenir assaini en ce domaine.

#15 aixur

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Posté 16 juin 2006 à 23:19

Rozen, le Vendredi 16 Juin 2006 à 21h59, dit :

:( Il y a fort longtemps que l'on a eu les échos de ce type de situation...Je crois même qu'il y avait eu des médecins filmés en caméras cachées il y a quelques années prouvant les "cadeaux" proposés par les représentants de l'industrie pharmaceutique en visite ponctuelle en leurs cabinets ...et il ne s'agit pas de cadeau d'une boîte de chocolat en l'occurence... Qui a été simple "patient" peut très bien se rendre compte de l'aspect commercial dans l'élan à proposer tel produit plutôt que tel autre ("essayez ça, c'est beauxoup mieux !").

Donc, depuis si longtemps que l'on sait...je ne crois plus du tout à une mise en lumière de tout ça et une mise au net en somme...De toute façon, les médecins supporteraient fort mal qu'on évoque ce genre de pratique...Imaginez le scandale, les airs de marquises offensées...Alors, je suis peu optimiste sur un avenir assaini en ce domaine.
Ca ne m'étonnerais pas trop. Le réflexe, c'est de se dire que les médecins gagnent suffisament pour rester honnêtes.

Mais, il suffit d'un divorce, ou du gars qui a une maitresse (ou une femme un amant), et tout d'un coup, un peu d'argent supplémentaire au black met du beurre dans les épinards (à l'abris du regard de la conjointe, de l'ex-conjointe ou du fisc, en supposant que ce soit un homme). Et du coup, le médecin peut devenir accessible à la corruption.

Surtout que, dans ce genre de situation, ce n'est pas difficile de se convaincre que de toute manière, sinon, ça irait dans les poches de la compagnie pharmaceutique. Et puis, si le médicament n'est pas différent du précédent, il n'y a pas de problème de conscience pour le médecin. Il change juste de médoc et se fait payer pour ça. C'est pas méchant (de son point de vue en tout cas).

Autre réflexe, se dire que ça ne rapporte pas assez à la compagnie pharmaceutique. Mais un gars qui prescrit un traitement qui coute 150 euros par mois à 100 personnes, ca fait 15.000 euros par mois pour la compagnie. Celle-ci peut aisément lui donner entre 600  et 800 euros par mois pour qu'il continue à prescrire tel médoc (ou qu'il en change si c'est une boite concurrente).

D'une façon générale, si un médecin fait générer dans les 150.000 euros de chiffre d'affaire mensuel aux compagnies pharamaceutiques, celles-ci peuvent bien lui reverser jusqu'à 4 ou 5 % de ce chiffre d'affaire. Sur 150.000 €, ça fait jusqu'à 6.000 ou 7.500 € mensuels, net d'impots. Pas mal. Bon évidemment, ensuite, tout dépend du chiffre d'affaire généré, de la capacité de négociation du médecin, etc... C'est peut-être moins que ça, mais ça doit être un chiffre assez élevé tout de même.

Ce message a été modifié par aixur - 16 juin 2006 à 23:33.


#16 pipoca

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Posté 18 juin 2006 à 22:07

aixur, le Vendredi 16 Juin 2006 à 23h12, dit :

Mais un gars qui prescrit un traitement qui coute 150 euros par mois à 100 personnes, ca fait 15.000 euros par mois pour la compagnie. Celle-ci peut aisément lui donner entre 600  et 800 euros par mois pour qu'il continue à prescrire tel médoc (ou qu'il en change si c'est une boite concurrente).

D'une façon générale, si un médecin fait générer dans les 150.000 euros de chiffre d'affaire mensuel aux compagnies pharamaceutiques, celles-ci peuvent bien lui reverser jusqu'à 4 ou 5 % de ce chiffre d'affaire. Pas mal. Bon évidemment, ensuite, tout dépend du chiffre d'affaire généré, de la capacité de négociation du médecin, etc... C'est peut-être moins que ça, mais ça doit être un chiffre assez élevé tout de même.
je ne suis pas d'accord sur votre façon d'avancer ces faits qui me parait .... :o
je ne vais pas defendre les médecins et je suis daccord qu'ils recevoient bien des cadeaux des compensations financières mais la façon dont vous présentez les choses me parait un peu "grossière"

Citation

Sur 150.000 €, ça fait jusqu'à 6.000 ou 7.500 € mensuels, net d'impots.
expliquez moi la manoeuvre j'aimerais faire la même chose....surtout net d'impots...donnez le détail de vos calculs,  merci
les prescripteurs de régimes hyperprotéinés effectivement peuvent gagner plusieurs milliers d'euros par mois... les firmes leur reversent 15 à 20% sur les commandes  ...
mais net d'impot comment ? :???:

merci à docteur vincent pour le lien sur l'artcle du Figaro

#17 Forlax

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Posté 20 juin 2006 à 18:25

Je voudrais juste signaler qu'un rapport du Sénat sur les conditions de mise sur le marché et de suivi des médicaments est sorti le 14 juin : Rapport

Il est en plein dans le sujet (déviant d'ailleurs :biglol: ) de ce post puisqu'il pointe entre autres les insuffisances de l'octroi de l'AMM , des agences du médicament, de la formation médicale initiale et continue, des visites médicales...

D'ailleurs une telle perspicacité m'étonne de la part de nos institutions! :o

Et je voudrais au passage signaler aux personnes manichéennes que TOUS les médecins ne sont pas comme décrit dans ce post. De plus en plus de médecins refusent les visites médicales par exemple, où s'organisent pour réclamer une FMC indépendante des labos.

Et y a même des étudiants en médecine qui viennent chercher sur internet les informations qu'on ne leur dispense pas à la fac! :horreur_grosyeux:

#18 aixur

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Posté 20 juin 2006 à 18:43

pipoca, le Dimanche 18 Juin 2006 à 23h00, dit :

expliquez moi la manoeuvre j'aimerais faire la même chose....surtout net d'impots...donnez le détail de vos calculs,  merci
les prescripteurs de régimes hyperprotéinés effectivement peuvent gagner plusieurs milliers d'euros par mois... les firmes leur reversent 15 à 20% sur les commandes  ...
mais net d'impot comment ? :???:

merci à docteur vincent pour le lien sur l'artcle du Figaro
Ben, il me semblait pourtant évident que je parlais de corruption dans mon post. Donc, tout ça se ferait au black, évidemment.

Pour les données sur le chiffre d'affaire exact, je ne les ai pas. Mais, justement, aux docteurs de nous donner leurs estimations du chiffre d'affaire de médicament mensuel qu'ils engendrent. Mais, à mon avis, à vu de nez, ça doit représenter au moins plusieurs dizaines de milliers d'euros chaque mois.

#19 docteur vincent

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Posté 25 juin 2006 à 09:28

je viens appuyer mon post sur "les experts trop liés à l'industrie":Un rapport du sénat ( en France cette fois-ci) met l'accent sur le fait que la plupart des experts qui s'occupent de l'autorisation de mise sur le marché des médicaments et de leur interdiction sont financés par les laboratoires;
que la majorité des journaux médicaux lus par les médecins sont contrôlés par l'industrie pharmaceutique,
que les visiteurs médicaux influencent à hauteur de 30% les prescriptions médicales et que les craintes des médecins sont calmées par des séminaires sympathiques:
bref, les médecins finissent par ne plus savoir si ce qu'ils prescrivent aide réellement le patient et s'il ne va pas souffrir d'effets secondaires nocifs
ref: http://www.senat.fr/...82/r05-3821.pdf
Je n'accepte les seminaires que de produits dans lesquels je crois. Par exemple il y avait une soirée faite par le laboratoire Lilly (prozac) avec Brigitte Lahaye (ancienne actrice X); tous les médecins sont venus se rincer l'oeil (il y avait du monde).

#20 Maximus

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Posté 25 juin 2006 à 12:53

docteur vincent, le Dimanche 25 Juin 2006 à 10h21, dit :

je viens appuyer mon post sur "les experts trop liés à l'industrie":Un rapport du sénat ( en France cette fois-ci) met l'accent sur le fait que la plupart des experts qui s'occupent de l'autorisation de mise sur le marché des médicaments et de leur interdiction sont financés par les laboratoires;
que la majorité des journaux médicaux lus par les médecins sont contrôlés par l'industrie pharmaceutique,
que les visiteurs médicaux influencent à hauteur de 30% les prescriptions médicales et que les craintes des médecins sont calmées par des séminaires sympathiques:
bref, les médecins finissent par ne plus savoir si ce qu'ils prescrivent aide réellement le patient et s'il ne va pas souffrir d'effets secondaires nocifs
ref:http://www.senat.fr/rap/r05-382/r05-3821.pdf
Je n'accepte les seminaires que de produits dans lesquels je crois. Par exemple il y avait une soirée faite par le laboratoire Lilly (prozac) avec Brigitte Lahaye (ancienne actrice X); tous les médecins sont venus se rincer l'oeil (il y avait du monde).
Ce rapport préscrit-il des solutuions ?

#21 Proteus

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Posté 25 juin 2006 à 15:14

Dormez braves gens, les trusts pharmaceutiques veillent sur votre santé, pas besoin de créer de nouvelles maladies, tout le monde vieillit et est donc de plus en plus malade...

Pas besoin de prélever d'"impot mafieux", il suffit de conserver le monopole existant...lol...

L'ordre des médecins a soutenu financièrement le RPR pendant des decennies en toute illégalité, et la "Justice" a "oublié d'instruire" les plaintes à ce sujet, tout ce beau monde étant bien entendu inter-relié en tant que "frères maçons" comme il se doit...

Par contre ces faits expliquent bien pourquoi aucune médecine alternative n'a pu être connue du public, et comment tout risque de voir le pactôle s'échapper a été contrôlé très rapidement, pourquoi Benvéniste a été déclaré tricard, et pourquoi Hammer est allé en prison tout comme Naessens...

Pourquoi certaines découvertes scientifiques de nature énergétique qui auraient depuis longtemps fait disparaitre toute maladie cancéreuse par exemple, n'ont jamais pu apparaître sur le "marché de la santé", et comment leurs inventeurs se sont retrouvés à l'hopital psychiatrique... (Faut être fou pour penser des trucs pareils...lol)

Ils étaient très dangereux pour l'organisation des "frères maçons" qui bien entendu ne font que constituer une "fraternité hors de tout soupçon", comme il se doit entre gens de bonne famille...lol...Et de bonne éthique autoproclamée...

Dormez braves gens les trusts pharmaceutiques veillent sur votre santé, et ne croyez surtout pas les charlatans qui prétendent avoir fait une découverte, si c'était le cas, vous pensez bien que nous le saurions depuis longtemps et que nous en aurions fait profiter toute l'humanité, vous nous prenez pour des assassins ou quoi?

Enfin, vous connaissez la chanson...

Signé Docteur Untel... Quelqu'un hors de tout soupçons... Comme il se doit...(lol)

Je ne me souviens pas d'avoir jamais vu un médecin commettre (en France tout du moins) la moindre erreur, vous n'y pensez pas...lol...

Et ne me dîtes pas que je n'y connais rien, je suis médecin, et dégoûté de la médecine depuis longtemps...Et ça ne me donne pas envie de rire cette fois, excusez moi...

#22 pierre_t

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    et là, ça marche ?

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Posté 19 juillet 2006 à 10:50

Topic combiné. Merci d'utiliser la fonction RECHERCHE... :D


Extrait de l'article du monde diplomatique
http://www.monde-dip...5/CASSELS/13454

Cet article permet de comprendre certains mécanismes utilisés par les marchands de médicaments pour faire croire aux bien-portants qu'ils sont malades : cela leur permet d'augmenter le nombre de clients potentiels et donc de réaliser des profits plus importants encore.

Pour vendre des médicaments, inventons des maladies

Citation

La méthode avait déjà fait la fortune du docteur Knock de Jules Romains : chaque bien-portant entrant dans son cabinet en ressortait malade, et prêt à débourser sans compter pour être guéri. A son image, ayant atteint les limites du marché des malades, certaines firmes pharmaceutiques se tournent désormais vers les bien-portants pour continuer à croître. Et emploient pour cela les techniques de publicité les plus avancées.

Il y a une trentaine d’années, le dirigeant d’une des plus grosses firmes pharmaceutiques au monde tint des propos fort éclairants. Alors proche de la retraite, le très dynamique directeur de Merck, Henry Gadsden, confia au magazine Fortune son désespoir de voir le marché potentiel de sa société confiné aux seuls malades. Expliquant qu’il aurait préféré que Merck devînt une sorte de Wrigley – fabricant et distributeur de chewing-gums –, Gadsden déclara qu’il rêvait depuis longtemps de produire des médicaments destinés aux... bien-portants. Parce qu’alors Merck aurait la possibilité de « vendre à tout le monde ». Trois décennies plus tard, le rêve de feu Henri Gadsden est devenu réalité. [...]


#23 Cheminot

Cheminot

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Posté 25 août 2006 à 07:49

L'influence de l'argent sur la science médicale, article écrit par la rédactrice en chef du JAMA (Journal of the american medical association)

#24 medoche71

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Posté 25 août 2006 à 09:33

je me demande ce qu'ils ont dans le crane ces américains, même si on me dit ton gosse de 2 ans fait une dépréssion, donne lui des médocs, je vais rigoler au nez des médecins !

moi j'ai eu de la chance, mon père m'a appris quelquechose; ne prends des médicaments qu'en denrier recours, seulement quand tu es très malade ! et ça a toujours marché ! ça dois faire 5 ans que j'ai pas pris de médocs, a part de temps en temps de l'efferalgan quand j'ai mal au crane !

si tout le monde faisait comme moi, les industries pharmaceutiques auraient coulé depuis un moment !

sinon pour la corruption je suis d'accord, lorsque je suis allé chez mon doc l'autre jour, j'avais une sorte de glanglion sous le menton ! le doc me dit "je sais pas ce que vous avez, je vais vous prescrire une radio, et des anti-inflamatoire"   :cogite: , je me suis dit qu'il yavait un truc qui allait pas, il sait pas ce que j'ai et il me donne des médocs ?!?

finalement j'ai attendu et le ganglion est partit tout seul !



donc mes chers ais et camarades, ne faites pas confiance aux médecins !!

#25 docteur vincent

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Posté 25 août 2006 à 12:24

la conclusion est un peu raide!
C'est vrai que la nouvelle tendance des médecins qui sortent de la fac, c'est de ne pas toucher le patient, pratiquer des examens complémentaires et filer des médocs.

#26 mosfet30weff

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Posté 25 août 2006 à 12:37

comme maintenant on controle les sorties de médicaments des médecins parce qu'ils en prescrivaient de trop faut bien trouver
le moyen de prouver ces ordonnances , on es loin de régler la dette de l'état

#27 naturelle

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Posté 29 août 2006 à 22:00

Tu as raison medoche de ne pas prendre de médicaments, moi je n'en prends pas non plus et j'ai habitué mes enfants et mon mari à en faire autant. Nous ne coûtons pas cher à la sécu. Les labos ont tout intérêtà ce que les gens tombent malades, pour vendre leurs poisons et se faire un maximum de fric. Le pire c'est qu'ils font des campagnes dans les classes auprès des instits et des parents.

Tous les traitements hormonaux font gagner un maximum de fric à tous ces messieurs, c'est un marché énorme pilule, traitement de la ménopause etc...) ils ne sont pas prêts de lacher prise. Pourtant, il faut se méfier des hormones c'est très dangereux !
Les somnifères également sont très dangereux les antibiotiques, les sulfamines, la cortisone etc... La plupart des médicaments vous soulagent la partie concernée mais vous détraquent ailleurs, souvent le foie, les reins, donc vous vous créez d'autres maladies rien qu'en les absorbants et c'est une chaîne sans fin.
Voici ce que dit Michel Dogna dans son livre :

DES GENERATIONS D'ENFANTS DROGUES PAR LA MEDECINE :

De nos jours rares sont les parents et les enseignants qui n'ont pas été confrontés à la mode des psychotropes pour enfants. Des millions de parents dans le monde dont les enfants prennent des drogues, ont fait confiance à des conseillers. La cible principale de ce marché : le THADA (trouble de l'Hyper Activité avec Déficit de l'Attention).
On affirme aux parents qu'il s'agit d'une déséquilibre chimique bien connu dans le cerveau (!)...qui nécessite un remède constant. Ainsi, des millions d'enfants sont forcés de prendre une drogue plus puissante que la cocaïne pour une maladie au diagnostic frauduleux dont l'existence n'a jamais été prouvée.

Il faut essayer de se soigner le plus naturellement possible, les médicaments, certes, on peut en avoir besoin, çà peut-être un complément si vous avez une très grave maladie et surtout si vous souffrez, je crois qu'ils n'en seront que plus efficaces.

#28 John Connor

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Posté 29 août 2006 à 23:31

très bien et maintenant faites le parallèle avec le vrai-faux problème du trou de la sécu de plusieurs milliards d'euros et qui ne cessse de s'aggrandir ...  (je parle de la sécu francaise, les québécois/suisses/belges comprendront ?)

Bien sur que les gouvernements et les firmes pharmaceutiques sont de connivance, tout ca est bien huilé. Le pire dans cette affaire est qu'on nous martèle que c'est nous qui dépensons trop en médicaments, c'est le monde à l'envers. Dailleurs ca ne m'étonnerait pas que les médecins percoivent une prime en fin de mois en fonction du montant des médicaments prescrits. Le but de tout cela ? une sécu privée, plus chère, comme ce qui se fait au Etats-Unis avec comme résultat des tas de gens qui ne peuvent pas avoir aux moindre soins (une honte pour notre époque) et d'autres qui payent une fortune pour pouvoir se faire soigner.

La dure loi d'un système purement capitaliste.

Ce message a été modifié par John Connor - 29 août 2006 à 23:36.


#29 Ganaëlle

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Posté 30 août 2006 à 00:00

Salutations,

Créer, créer et créer encore de plus belle... Afin de s'enrichir sur le dos des supposés malades...

D'abord créer de nouvelles maladies, ensuite créer la peur de cette nouvelle maladie, et créer encore de nouveaux ''pseudo médicaments '' ayant comme but de créer une dépendance au systeme.

Sans compté les produits pharmaceutiques qui selon des études sont parfaitement sécures pour les malades.... Mais 5 ans, 10 ans ou plus on se rend compte des effets néfastes et dangereux de ces memes produits supposés sécuritaires selon les études...  

Des exemples : la talidomide et les bébés handicapés, les protheses mammaires de silicone et les maladies auto-immunes, le vioxx et les crises cardiaques...

Qui paient pour la facture ? :tresfache:  :o

#30 fredo_dilo

fredo_dilo

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Posté 30 août 2006 à 09:36

La majorité des toubibs fonctionnent main dans la main avec les laboratoires, c'est malheureusement une évidence  :tresfache:

Heureusement, quelques rares medecins sont entrés en résistance:

http://www.formindep...hp3?id_breve=11

Avec sa Charte, Le Formindep s'affirme de plus en plus comme un outil majeur de la résistance éthique des professionnels de santé et des patients aux influences industrielles et commerciales pesant sur la formation et l'information en matière de santé.