Le Mont-Blanc, en Savoie, a aussi ses mystères, et ses initiés secrets. Ils ont concentré jadis dans trois pierres d'opale mises à jour dans la pierre nue la force de la vsion des quatre horizons depuis le pilier du monde, par laquelle vient la clairvoyance et la domination des quatre éléments.
Sous une forme burlesque et popularisée, l'écrivain Blaise Cendrars en a fait une forme de récit, que j'ai restitué dans un magazine de science-fiction édité dans la banlieue lyonnaise. Je vous le présente (moins quelques parties inutiles) :
Citation
Blaise Cendrars a écrit deux romans sur le même personnage (“Dan Yack”) en 1929. Le premier, “le Plan de l’Aiguille”, se situe dans l’Antarctique: Dan Yack, riche industriel américain, veut y fonder une colonie. Son rêve s’écroule, la nature lui étant hostile. Il continue son oeuvre à la fois grandiose et maléfique dans les îles, y implantant des usines dévorantes. Puis, dans le second roman, “les Confessions de Dan Yack”, il s’installe à Chamonix, au Plan de l’Aiguille. Il y enregistre sur gramophone sa triste aventure avec Mireille, qui est morte sans qu’il l’ait touchée.
Or, parmi les évocations de cette rencontre, il en vient à évoquer une légende qu’il se ferait raconter fréquemment par les guides et les porteurs: celle des trois pruneaux de Jacques Balmat. “Quand le grand Balmat eut atteint en premier et tout seul la cime du Mont-Blanc, il paraît qu’il avait trois pruneaux dans sa poche et qu’il les ensevelit dans la neige du sommet pour laisser un témoignage de son exploit”, dit d’abord Blaise Cendrars. “Tous les guides qui atteignirent par la suite le sommet cherchaient ces trois pruneaux, mais pas un seul n’eut la chance de mettre la main dessus. Cent et quelques années plus tard, quand on creusa un puits dans la calotte de glace du sommet pour atteindre la roche de l’aiguille qui est en dessous afin d’établir solidement les fondations de l’observatoire Janssen, on trouva à une quarantaine de mètres de profondeur, trois noyaux de pruneaux. Il n’y avait pas de doute, c’était ceux du Grand Balmat. Cette trouvaille déclencha aussitôt une terrible bataille parmi les hommes qui travaillaient là. Chacun voulut s’approprier ces reliques auxquelles ces montagnards attribuaient des vertus de protection et de chance. Par la suite, tous les hameaux de la vallée vécurent sur le pied de guerre”. Les noyaux de pruneaux de Jacques Balmat ont provoqué une guerre tragique et gigantesque. Beaucoup de gens sont morts à cause d’eux: les propriétaires de ces objets magiques ont tous été mystérieusement tués, dans des conditions qui pourraient toujours faire croire à des accidents ou à des suicides, mais qui n’en sont sans doute pas.
Le peuple, dit Blaise Cendrars, regarde le savant maudit, Janssen, comme le fils du diable et donc comme le principal instigateur de ces malheurs inexpliqués. D’ailleurs, il avait des moeurs viles et un physique ingrat: il se faisait porter, et il enchaînait et cadenassait ses porteurs, n’ayant en eux aucune sorte de confiance. Il était infirme, et ressemblait à un “crapaud méchant”. Il pouvait donc bien être à l’origine du mal contenu dans les noyaux de pruneaux. D’ailleurs, le malheur est venu de son action sacrilège: les objets sacrés n’auraient pas dû être mis à jour, mais rester dans leur sanctuaire de glace.
Or, parmi les évocations de cette rencontre, il en vient à évoquer une légende qu’il se ferait raconter fréquemment par les guides et les porteurs: celle des trois pruneaux de Jacques Balmat. “Quand le grand Balmat eut atteint en premier et tout seul la cime du Mont-Blanc, il paraît qu’il avait trois pruneaux dans sa poche et qu’il les ensevelit dans la neige du sommet pour laisser un témoignage de son exploit”, dit d’abord Blaise Cendrars. “Tous les guides qui atteignirent par la suite le sommet cherchaient ces trois pruneaux, mais pas un seul n’eut la chance de mettre la main dessus. Cent et quelques années plus tard, quand on creusa un puits dans la calotte de glace du sommet pour atteindre la roche de l’aiguille qui est en dessous afin d’établir solidement les fondations de l’observatoire Janssen, on trouva à une quarantaine de mètres de profondeur, trois noyaux de pruneaux. Il n’y avait pas de doute, c’était ceux du Grand Balmat. Cette trouvaille déclencha aussitôt une terrible bataille parmi les hommes qui travaillaient là. Chacun voulut s’approprier ces reliques auxquelles ces montagnards attribuaient des vertus de protection et de chance. Par la suite, tous les hameaux de la vallée vécurent sur le pied de guerre”. Les noyaux de pruneaux de Jacques Balmat ont provoqué une guerre tragique et gigantesque. Beaucoup de gens sont morts à cause d’eux: les propriétaires de ces objets magiques ont tous été mystérieusement tués, dans des conditions qui pourraient toujours faire croire à des accidents ou à des suicides, mais qui n’en sont sans doute pas.
Le peuple, dit Blaise Cendrars, regarde le savant maudit, Janssen, comme le fils du diable et donc comme le principal instigateur de ces malheurs inexpliqués. D’ailleurs, il avait des moeurs viles et un physique ingrat: il se faisait porter, et il enchaînait et cadenassait ses porteurs, n’ayant en eux aucune sorte de confiance. Il était infirme, et ressemblait à un “crapaud méchant”. Il pouvait donc bien être à l’origine du mal contenu dans les noyaux de pruneaux. D’ailleurs, le malheur est venu de son action sacrilège: les objets sacrés n’auraient pas dû être mis à jour, mais rester dans leur sanctuaire de glace.
Ce message a été modifié par Vurnarim - 15 avril 2006 à 16:52.










