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hypersensibilité


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35 réponses dans ce topic

#1 heidic

heidic
  • Invités

Posté 19 avril 2006 à 09:24

Bonjour,

J'aimerais, si vous le voulez bien lancer une discussion sur l'HYPERSENSIBILITE.

Quelle soit émotionnelle, physique, très puissante, est-elle un handicap ou un don?
Comment vivez-vous avec????

Est-elle latente chez tout le monde, refoulé pour certains (pour pouvoir survivre dans le monde qui nous entoure).

Handicape-t'elle votre vie et si vous la maitrisez quelles sont vos techniques.

Comment ne pas succomber à son pouvoir destructif (angoisses irraisonnées,...)

Merci de vos témoignages.

Je rajoute ici qu'il s'agit d'hypersensibilité extrème..... considérée par le médecin comme pathologie.

Ce message a été modifié par heidic - 19 avril 2006 à 09:25.


#2 Magnus

Magnus

    Hein ?

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Posté 19 avril 2006 à 09:49

je suis un hypersensible, et ma méthode, c'est de justement de ne pas essayer de la controler, mieux vaut paniquer, pleurer un bon coup, ca dure 5 minutes et après ca passe définitivement, qu'on le garde en soi en faisant bonne figure, mais ca revient de facon lancinante.

l'hypersensibilité extreme peut avoir une cause psychologique, la thérapie de groupe pour sortir le "truc frustrant" de son etre est souvent radicale mais l'hypersensibilité demande pour etre vaincue une forme d'"hyper-succombement".
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#3 geispe

geispe

    Chercheur de vérités

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Posté 19 avril 2006 à 14:24

J'ai l'impression que l'hypersensibilité existe dans d'innombrables "versions"... Elle est difficile à vivre dans notre système : elle est une qualité ou un don dans un monde "probe" et "gentil" (mais pas toujours non plus : il y a des hypersensibilités qui ne sont pas forcément "positives" si elles ne sont pas "intègres", quand il s'agit de certaines "sensibleries" ou lorsqu'elles permettent de resquiller p.ex.) mais elle est un handicap dans notre système actuel du fait qu'il ne fait pas de sentiments...
Une solution - pas toujours mettable en oeuvre - est de rester assez voire très marginal(e), pour avoir à s'y frotter le moins possible. (Pour vivre heureux vivons caché, entre autre) Le risque étant quand même qu'on s'en sort de moins en moins...
Dans l'autre sens, le médecin et la thérapie... çà dépend si on veut rentrer dans le moule ou garder son antenne dans l'autre monde :-)

#4 heidic

heidic
  • Invités

Posté 19 avril 2006 à 14:38

merci pour ta réponse, je n'ai pas tout compris.

Qu'est ce que une hypersensibilité pas intègre et comment peut elle permettre de resquiller et quoi au juste?

#5 Aurore

Aurore
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Posté 19 avril 2006 à 14:44

Heidic tu as la chance d'être une femme c'est déjà moins compliqué que pour les hommes qui doivent en société avoir l'apparence de rocs.

Si tu es hyper-sensible c'est que tu ressens pleinement les "ondes" de sentiments, d'impressions qui parviennent jusqu'à toi. Tu ressens les sentiments des autres, et c'est bien. J'espère que tu exerces un métier qui va de pair avec ta vocation (par exemple, contrôler son hyper-snsibilité et la transformer en empathie peut t'amener à devenir une très bonne infirmière, je dis bien par exemple)
Le tout c'est de pas tomber dans la paranoïa...

Du reste, c'est une caractéristique qui fait partie de toi et te définit. C'est aussi ce qui te rends unique. Donc sois toi même.

#6 Barbie ridule

Barbie ridule

    Observatrice fantasque

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Posté 19 avril 2006 à 15:00

Ah, tiens, ça me concerne.

Je me suis toute seule diagnostiquée hypersensible il y a quelques années. Je savais déjà que j'avais une hyper émotivité, toute petite, je pleurais facilement à la moindre contrariété, ça semblait n'être rien pour les autres mais je voyais le probleme sous des dimensions grave, j'étais pas une peste qui pleure pour obtenir ce qu'elle veut, ça m'a longtemps complexé parce que je me trouvais insupportable.
Toute petite ma tante me surnommait "chouine-chouine", c'est pas vraiment la meilleure manière de faire accepter les choses.

J'ai cru qu'en grandissant ça allait se calmer, mais rien du tout, je prend forcement plus de distance par rapport aux evenements mais je reste à fleur de peau.

Je n'arrive pas à trouver une cause psychologique, j'ai perdu ma mère à 10ans et s'en est suivi divers traumastismes et evenements douloureux, mais j'étais hypersensible bien avant ça, quand tout se passait bien.
Je ne crois pas avoir eu une éducation propre à me rendre si sensible.

J'ai pu voir que c'est dû a un trop grand nombre de connections dans le cerveau, enfin, je ne sais pas trop. Ca peut expliquer pourquoi les surdoués sont souvent hypersensible (je ne suis pas surdouée ^^)

Je suis heureuse d'être comme ça, l'hypersensibilité donne des facilités d'ouverture d'esprit, dans les Arts, on a une vision du monde eclairée sous diverses facettes, les moments de bonheurs sont eux aussi exacerbés, et j'ai souvent connu une joie de vivre intense à partir de presque rien.

Il faut apprendre à mieux gérer les mauvais moments, mais ne jamais refouler ce qu'on ressens.

L'hypersensibilité est réellement une richesse.


Après, il y a une hypersensibilité neurofonctionnelle, qui donne parfois lieu à des crises de spasmophilie, ça ne me concerne pas vraiment sur ce point.

Citation

Dans le cadre des troubles anxieux et difficultés apparentées, l'hypersensibilité va participer au développement : 
- Sensibilité accrue aux réactions physiologiques   
- Sensibilité accrue à tout traumatisme, exemple famillial ou social, stress chronique... 
- Sensibilité à tout exemple dysfonctionnel 
- Fatigabilité 
- Développement de l'hyper-vigilance 
- Victime idéale 
- ...
 
L'hypersensibilité présente nombre d'avantages : 
- Capacités d'observation, même minutieuse 
- Capacités de réflexion 
- Intuition 
- Capacités d'apprentissage 
- Sensibilité artistique 
- Capacités de concentration, en l'absence d'éléments extérieurs 
- Capacités pour les tâches demandant vigilance, précision, rapidité... 
- Conseiller idéal 
- ...

Ce message a été modifié par Barbie ridule - 19 avril 2006 à 15:01.


#7 Aurore

Aurore
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Posté 19 avril 2006 à 15:05

Citation

J'ai pu voir que c'est dû a un trop grand nombre de connections dans le cerveau, enfin, je ne sais pas trop. Ca peut expliquer pourquoi les surdoués sont souvent hypersensible

Oui, être sensible signifie sûrement que le cerveau a des connections très denses et poussées, je pense que c'est un bien même si ces cellules ne se renouvellent pas donc s'usent assez rapidement (on meurt plus vite) mais enfin, mourir à 88 ou 90 ans... (sûr que je dirais peut-être pas ça dans 68 ans)

#8 geispe

geispe

    Chercheur de vérités

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Posté 19 avril 2006 à 15:05

Citation

Qu'est ce que une hypersensibilité pas intègre et comment peut elle permettre de resquiller et quoi au juste?

je pense p.ex. à l'hypersensibilité qui est un prétexte pour ne rien faire et se faire entretenir... le problème étant de discerner l'arnaque car un hypersensible peut très bien être "paralysé" à cause de çà...

#9 heidic

heidic
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Posté 19 avril 2006 à 15:07

merci de vos réponses,

moi non plus je suis pas surdouée(hi,hi) mais c'est vrai que ca ne se calme pas, j'ai 41 ans maintenant et c'est même plus fort parce que je peux sentir des trucs sur les gens très proche de mon coeur , incroyable..

et c'est vrai que les moments de bonheur, c'est puissance mille....

#10 Barbie ridule

Barbie ridule

    Observatrice fantasque

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Posté 19 avril 2006 à 15:07

L'hypersensibilité peut être physique en plus, je sais que je suis très sensible à la douleur par exemple, je suis chatouilleuse, etc... ça doit aller de paire.

#11 RomArt

RomArt

    Acolyte aéroporté

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Posté 19 avril 2006 à 15:53

Ah la sensibilité...  :ange:

Maintenant l'hyper... heuuu...  :oops:  :(  :thermo:

Une chose est sûre, ne pas se dire à tout bout de champs : "tiens, je suis un "hyper"sensible ou émotif" Rien de tel pour que cela devienne vraiment pathologique...

Moi-même je me sens aussi "hyper" dans certaine situation mais c'est une partie intégrante de mon caractère, cela me renforce à l'idée qu'il faut se combattre, apprendre et comprendre sa nature d'être, sa sensibilité, son émotivité. Enfin je dis combattre, une plume comme épée c'est plus sympa comme image...

"fo souffrir pour être bo" Cet adage abonde dans le sens du combat avec (et pas contre) son caractère, et pour les gens d'une sensibilité et émotivité extrême, je pense que le potentiel de beauté est à l'echelle de "l'hyper". Le tout est, à mon sens, d'en prendre conscience calmement et trouver ses propres petites techniques perso. (respiration, joujou, grigri etc)pour éviter de craquer en public !

Sinon, la thérapie est simple, c'est L' ART...  :ange:

Si vous vous sentez "hyper", prenez un pinceau, un crayon, un instrument, vos cordes vocales ou n'importe quel autres moyens qui vous permettra de CREER quelque chose !

Ce sentiment d'avoir accomplit votre création quelle quelle soit, stimulera votre système cognitif et vous vous réjouirez de votre sensibilité émotive... même "hyper"... :piout:

Simplement.

Ce message a été modifié par RomArt - 19 avril 2006 à 15:59.


#12 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 20 avril 2006 à 00:56

Je ne crois pas que ce soit plus facile pour une femme... ça depend ce que la vie amène...
Souvent ce n'est pas gérable au quotidien et il faut trouver un moyen pour que socialement cela soit vivable...
A moins de choisir l'isolement comme le conseille geispe... quand c'est possible.
Sinon, faut trouver des trucs, faut se faire une "barricade" psychologique pour tenir...
Il y en a une qui fonctionne bien, c'est de puiser dans une autre émotion pour qu'elle prenne le dessus... La colère est pas mal... parce qu'il faut que ce soit une émotion assez forte pour contrer l'hypersensibilité...
Penser à un truc qui révolte, une image, quelque chose qui fait réagir afin de maitriser les larmes et d'éviter d'etre bouleverser pour un truc que personne ne comprend pourquoi tu réagis comme ça, que tout le monde veut te faire la leçon sur comment il faut réagir "normalement", quand c'est pas les gros yeux ronds ou les soupirs de soulagement face à la "ridicule" raison qui te met dans cet état, etc...
Je dis pas que c'est la meilleure méthode... mais bon c'est pratique... :)
Je ne crois pas que ça vienne de l'éducation... je crois qu'on nait comme ça... hypersensible ou hyperactif... y a des momes qui arrivent avec des extremes et qui essaient de gérer...  
Courage Heidic... toute façon, ça passe pas alors... :calin:

#13 Aurore

Aurore
  • Invités

Posté 20 avril 2006 à 01:19

Citation

Il y en a une qui fonctionne bien, c'est de puiser dans une autre émotion pour qu'elle prenne le dessus... La colère est pas mal... parce qu'il faut que ce soit une émotion assez forte pour contrer l'hypersensibilité...


Ca risque peut-être de virer à l'autre extrême... et pour ce qui est du fait que ça passe au bout d'un moment, heidic a quand même la quarantaine... je pense pour toi diamant bleue, si tu parle de tout ça de cette manière c'est que tu es dans le même cas qu'heidic, hyper-sensible... moi même j'ai tendance à pleurer pour rien, quand je suis touchée par quelque chose qui me fait de la peine ou me révolte, mais franchement je pense pas qu'on doive essayer de se maîtriser et afficher un masque devant les autres, un peu de manifestation de sensibilité dans cette société peut être bizarrement perçu mais en aucun cas il ne faut en avoir honte... tant pis pour ceux qui ne sont pas contents, qui essaient de fuir le "ridicule": c'est une situation qu'ils doivent affronter en tant qu'adultes matures et civilisés.
Ils n'ont qu'à jeter leurs préjugés à la poubelle. Bien sûr, je ne parle pas des crises de larmes suite à un caprice inassouvi comme geispe semble le soupçonner... mais je trouve les gens sensibles beaux et émouvants. Leur innocence fait plaisir à voir et ça change un peu des masques rigides qu'on croise dans la rue. Personnellement je me sens plus à l'aise avec des gens réactifs aux évènements du monde qu'à de l'indifférence, simulée ou non. :ange:

#14 Angel Of Death

Angel Of Death

    Définir, c'est limiter

  • Bannis
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Posté 20 avril 2006 à 01:27

Moi je fais l'imbécile pour me camoufler, quand les autres savent que tu es sensible tu te sens encore plus fragile, ça n'arange rien surtout que j'suis déjà très timide de nature(dire bonjour aux inconnus était mon pire cauchemar quand j'étais gosse), d'ailleurs je souffre d'hypertension à cause de ça, perso ça ne m'a amené que des emmerdes socialement parlant pendant mon enfance.
Bref avec le temps j'ai vite compris que pour contrer les réactions il fallait prendre les devants, j'anticipe toujours mes propres réactions en les camouflant, du taciturne distant pendant l'enfance j'suis devenu un chef de bande à l'adolescence... je crois que c'est comme pour la timidité, quand tu te sens pas à l'aise, il faut se faire remarquer en faisant le pitre, ça passe beaucoup mieux.
Les faiblesses sont toujours des armes quand on les a dompté, l'hypersensibilité m'a permis de devenir un fin psychologue, je cerne beaucoup mieux les gens que les autres mecs de mon entourage par exemple, cet ancien handicap me sert énormément aujourd'hui. Et puis lol c'est toujours un atout avec les femmes, quand elles te prennent pour un macho blasé en publique et qu'en privé tu laisses voir ta vraie nature de sensible, elles se sentent toujours privilégiées :ptdrasrpt2:
« Désirer avec indifférence, c’est l’essence même du jeu. »
Henry de Montherlant

« La justice n'est que le rêve imbécile de quelques hommes. L'injustice est la volonté même de Dieu. »
Anatole France

#15 pierre_t

pierre_t

    et là, ça marche ?

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Posté 20 avril 2006 à 11:18

Comme Angel of Death, je me sers de mon formidable humour pour ne pas projeter mon ressenti quand ça me gêne. Grand timide mais fanfaron, voila ma solution. Mais bon, avec le temps on apprend à ressentir sans être guidé par les sensations ou émotions, et donc on peut être plus naturel, notamment avec les gens qu'on apprécie.

#16 Chalibane

Chalibane

    Habitué

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Posté 08 mai 2006 à 12:13

Citation

Les faiblesses sont toujours des armes quand on les a dompté, l'hypersensibilité m'a permis de devenir un fin psychologue, je cerne beaucoup mieux les gens que les autres mecs de mon entourage par exemple, cet ancien handicap me sert énormément aujourd'hui


Citation

Mais bon, avec le temps on apprend à ressentir sans être guidé par les sensations ou émotions, et donc on peut être plus naturel, notamment avec les gens qu'on apprécie.


Moi cest exactement ça. Je suis très émotive et jai du mal à gérer mes émotions. Dès que quelquechose me touche, ou me blesse je peux pleurer.En plus je suis timide alors ca arrange pas les choses. Mais contrairement à d'autres qui disaient afficher un masque, moi je n'en ai jamais affiché. D'ailleur timide et sensible je le suis toujours, un peu moins certe.Jme suis juste un peu "endurcit" avec le temps (disons que jarrive a me maitriser quand vraiment il le faut).
Mais a coté de ça je suis assez observatrice de ce qui se passe autour de moi et comme angel of death je cerne très bien les gens...  :piout:  Plus je vieillie et moins je suis sensible et timide aussi. En fait je pense que cest avec le temps et le contact avec les autres qu'on apprend à mieu connaitre ses réactions et ses émotions ds telle où telle circonstances et donc à mieu gérer ses émotions, enfin en tout cas cest mon cas ! :wink:

Et comme disait diamnt bleu :

Citation

Je ne crois pas que ça vienne de l'éducation... je crois qu'on nait comme ça... hypersensible ou hyperactif... y a des momes qui arrivent avec des extremes et qui essaient de gérer...

La preuve: moi et mon petit frère somment tous deux hypersensibles et et au contraire mon autre frère et ma seur sont des hyperactifs, et on a bien eu la même éducation.C'est une question de tempéramment, de caractère!

:D  Chalibane  :D

Chalibane


#17 mag

mag

    Chercheur de vérités

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Posté 08 mai 2006 à 16:23

Hello sourire et bisoux : pas d'émoticones pour moi : j'essaie Firefox nouvelle version et sais pas le faire marcher... heu! c'est pas ça que je voulais dire mais mettre ici l'adresse d'un site et ce que j'ai trouvé pour un nouvel éclairage sur l'hypersensibilité...
{QUOTE}La notion d'hyperstimulabilité

Théorie de la Désintégration positive, de Kazimierz Dabrowski

http://www.douance.b...imulabilite.htm

Extrait du chapitre 6 (Les caractéristiques émotionnelles des EHP) de L'état de la recherche sur les enfants dits "surdoués" , coordonné par Jacques Lautrey, Laboratoire Cognition & Développement, Université Paris V, 2003.

Au début des années 80, s'est développé un courant de recherche basé sur les travaux initiés par Dabrowski. Sa théorie de la Désintégration Positive, qui tente de modéliser la personnalité dans son développement, a permis non seulement de fournir des éléments de réflexion sur les processus permettant la construction d'une personnalité stable et unique, mais aussi d'établir des critères pour la mise au point d'outils psychométriques recouvrant des champs d'applications multiples (études cliniques de personnalités pathologiques, identification de populations atypiques...).

Dabrowski postule que la personnalité s'élabore au cours de cinq niveaux de développement influencés par trois facteurs distincts :
• facteurs héréditaires,
• facteurs environnementaux
• et facteurs motivationnels dépendant de la volonté de l'individu (« autonomous and self-determined » ).

Selon cette conception, les facteurs héréditaires prennent en compte cinq éléments caractéristiques de la personnalité, strictement innés et regroupés sous le terme générique d'« hyperstimulabilités » (Overexcitabilities ou OEs), qui correspondent à des réactions extrêmes et constantes en réponse à des stimuli internes et externes, pouvant s'exprimer à travers cinq formes postulées génétiquement indépendantes : psychomotrice, sensorielle, imaginative, intellectuelle et émotionnelle (Piechowski, 1975). L'augmentation de l'intensité, de la durée et de la fréquence de ces réponses sont considérées comme autant de prédicteurs d'un potentiel développemental supérieur à la moyenne (Piechowski & Colangelo, 1984).

Les hyperstimulabilités peuvent prendre cinq formes :
• Psychomotrice : couramment envisagée comme un besoin d'activité physique et de mouvement, qui peut aussi se traduire par des difficultés à mettre en veille l'activité cérébrale pour s'endormir. Elle se reflète à travers une énergie physique débordante accompagnée de mouvements, de gestuelles, tics nerveux, logorrhée...
• Sensorielle : elle est exprimée par une exacerbation des sens au cours d'expériences de plaisir ou de déplaisir (à travers différentes modalités sensorielles, sentir, toucher, goûter, entendre).
• Imaginative : elle se caractérise par de riches associations d'images et d'impressions, une certaine inventivité pour l'utilisation d'images et de métaphores dans le langage parlé ou écrit. Les rêves sont vivaces et peuvent être racontés avec beaucoup de détails. On observe également une prédilection pour les contes de fée, la création poétique, l'invention de compagnons imaginaires...
• Intellectuelle : besoin élevé de comprendre et chercher la vérité, d'acquérir des connaissances, analyser et synthétiser. Intense activité intellectuelle (curiosité, capacité pour soutenir l'effort intellectuel, avidité de lecture). Penchant pour poser des questions pertinentes et pour la résolution de problèmes.
• Emotionnelle  : l'expérience de relations émotionnelles, négatives ou positives, ressenties et exprimées de manière plus intense que la moyenne. Grande intensité des sentiments et conscience de la vaste gamme des émotions. Caractérisée par l'inhibition (timidité) et l'excitation (enthousiasme).

Bien que cette théorie ne constitue pas véritablement un modèle destiné en première intention à l'étude des différences individuelles, elle se base sur un travail de recherche biographique, clinique et empirique auprès de créateurs ou d'individus éminents de tous âges, ce qui en fait, par contraste avec des théories du développement humain plus générales, un outil particulièrement bien adapté à l'étude des individus à hauts potentiels (Miller, Silverman & Falk, 1994).

Le principal intérêt du modèle de potentiel développemental est qu'il permet de mieux comprendre les différences individuelles pouvant exister parmi la diversité des formes de talents. L'intensité émotionnelle serait l'un des traits caractéristiques dans la personnalité des individus à haut potentiel de développement. Ils ressentent les choses profondément et ont souvent l'expérience d'une vaste gamme d'émotions. Piechowski (1991) définit l'« hyperstimulabilité émotionnelle » comme une intensité et une profondeur de la vie émotionnelle importantes, qui s'expriment à travers une vaste gamme d'émotions, attachements, compassion, sens aigu de la responsabilité et introspection scrupuleuse (self examination...).{/QUOTE}

Bon impossible de faire mieux avec ce bloccage de clik...

vais retourner sous safari c'est trop pénible d'écrire comme ça ... skuzmoi!

edit:
Bon ça a marché pour le lien pas pour la citation, mais bon c'est lisible.
Je continue donc je suis entrée sur le forum de ce site et là oh surprise que des gens comme moi, atypiques, hypersensibles et qui rigolent ! Je fais une sévère relecture de ma vie avec ce nouvel éclairage et ces test... Je crois que si j'avais sut avant qu'on était pas nombreux de ce cru là et que mes problèmes d'intègration étaient l'envers de ces dons avec la dépression qui va avec ! Que cette forme de perception du monde n'étais pas innée et même si j'ai trouvé qu'elle peut s'entraîner il est impossible pour les autres de comprendre à moin d'initier une communication particulière pour eux...
Ben j'aurai géré ma vie autrement !
Entre autre pour travailler ma carrière !
Essayez les sensibles faites les tests pour voir !

Heu vous faites ben ske vous voulez !
Bon rebiz et @ plus :sourire:

edit 2 : :D  :piout:
:bravo:  :cageole:  :calin: Yeah! Maitrisé le javascript du renard malin!

Ce message a été modifié par mag - 08 mai 2006 à 17:06.

La Conscience ne s'approprie pas.
Elle se développe à elle même... Elle se Reconnait ! Natarajan

Pour moi convaincre, n'est plus envisageable, mais témoigner et partager le sont...

#18 mag

mag

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Posté 08 mai 2006 à 17:36

Coucou heidi !
Excuse mon silence : ça me secoue pas mal tout ça ! :biglol:
Voici encore un extrait :

Citation

Les adultes à haut potentiel
http://www.douance.b...teristiques.htm

"Haut potentiel" est le terme choisi en Belgique pour recouvrir ce que l'on appelait jusqu'alors indifféremment la précocité intellectuelle, le surdouement ou la "douance" (traduction par les Canadiens du terme anglais "giftedness"; "gifted" = "doué"; "highly gifted" = "surdoué") et, au passage, élargir le domaine considéré à tous les potentiels.

S'il existe des enfants "précoces" qui perdent leur avance avec le temps, les enfants surdoués conservent leur spécificité pour devenir des adultes d'un genre un peu particulier : des adultes à haut potentiel. Qu'ils aient été détectés ou non, cette particularité va influencer leur vie dans tous ses aspects. Etudiants ou déjà entrés dans la vie active, ils seront confrontés à des choix dans lequels leur haut potentiel va jouer un rôle prépondérant. Choix d'une orientation professionnelle, changements de direction en cours de route, leurs parcours sont rarement simples et rectilignes.

Comment fait-on pour les reconnaître ?

On décrit généralement les individus à haut potentiel comme "possédant des aptitudes nettement supérieures à la moyenne dans un ou plusieurs domaines d'habileté", intellectuel, créatif, artistique, sportif, etc. Pourtant, leur perfectionnisme, doublé d'une grande lucidité, souvent ne leur permet pas de se reconnaître dans cette définition. "Je ne me sens pas spécialement doué" est une objection fréquemment entendue.

Des études successives sur les notions de "haut potentiel", ont permis de mettre en lumière un certain nombre de caractéristiques, plus ou moins présentes chez les hauts potentiels, même si l'on ne peut pas parler de groupe homogène : chaque individu est différent.

Voyons donc ce qui les caractérise ...
Caractéristiques

Plus que l'"intelligence", difficile à définir, ce sont les caractéristiques suivantes qui dépeignent le mieux les adultes à haut potentiel :

Attention : il n'est pas indispensable qu'elles soient toutes présentes !
•  Hypersensibilité, extrêmement susceptible.
•  Intensité - hyperstimulabilité (niveau de réaction plus élevé aux stimuli, être "plus " tout : plus rapide, plus agité, plus attachant, plus exigeant, plus généreux, plus impatient, ...)
•  Hyperesthésie ou exacerbation des cinq sens (hyperréactif aux stimuli sensoriels)
•  Curiosité exceptionnelle.
•  Imagination débordante, grande créativité.
•  Grande  capacité d’observation, note les plus petits détails.
•  Intérêts très variés, saute facilement d'un domaine à l'autre.
•  Peut faire plusieurs choses en même temps (suivre deux conversations en parallèle, parler et écrire, rêver et pourtant écouter, ...)
•  Recherche la compagnie de personnes plus agées.
•  Capacité d’attention, persévérance : forte si l’intérêt y est; faible, voire nulle, sinon.
•  Grand  sens de l’humour (et humour très particulier, souvent incompris).
•  Rapidement frustré s'il ne trouve pas les personnes ou les ressources pour réaliser ses grandes idées.
•  Grand sens de la justice, de l’équité, moralité.  Intolérance à l'injustice, pour lui et pour les autres.
•  Respect des règles bien comprises ("logiques"), mais tendance à questionner l’autorité non fondée.
•  Idéalisme,  altruisme, compassion.
•  Grande capacité de raisonnement/résolution de problèmes.
•  Rapidité d’apprentissage.
•  Méthode d'apprentissage particulière, surtout en math et en lecture.
•  A lu très jeune et avidement.
•  Vocabulaire extensif.
•  Excellente mémoire.
•  Bon en chiffres, puzzles, ...

Et surtout :
•  Perfectionnisme, doublé d'une extrême lucidité, qui entraînent parfois le doute, la peur de l'échec.

"On ne peut pas se penser intelligent, quand on mesure ses propres faiblesses avec la lucidité aiguë du surdoué, qui ne lui permet aucun aveuglement."
Arielle Adda, dans Que sont les enfants doués devenus ?
`

Mon intuition et le yi king me disait "cultive tes dons" mais moi je me trouvais nulle entre autre parceque je n'arrivais pas à me faire comprendre de mon entourage...

Bon c'est comme ça vais pas pleurer maintenant c'est déjà fait !
Je pense à ceux qui sont plus jeunes et qui vivent cette descente aux enfers alors que le ciel est en nous !

:euh:

Créez créez créez.... Qui disaient !  :parano:

Bon ben je vais me recréer !
Déjà mettre à disposition ce que j'ai trouvé sur la route pour gérer la sensibilité, et d'autres trucs utiles...

Et remettre en route la stratégie de communication avec le monde...
En tout cas fini la parano ! :ptdrasrpt2:

Ce message a été modifié par mag - 08 mai 2006 à 17:37.

La Conscience ne s'approprie pas.
Elle se développe à elle même... Elle se Reconnait ! Natarajan

Pour moi convaincre, n'est plus envisageable, mais témoigner et partager le sont...

#19 heidic

heidic
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Posté 08 mai 2006 à 17:47

oui tout cela est vraiment incroyable! incroyable ! alors je ne suis plus une extraterrestre incomprise..........ou en tout cas y en d'autres comme moi, ouf

Ce message a été modifié par heidic - 08 mai 2006 à 17:49.


#20 mag

mag

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Posté 08 mai 2006 à 18:53

:roll: Excuse moi heidic j'ai ecorché ton pseudo !
Bon alors l'envers de la médaille vous le connaissez aussi ?

Citation

Troubles associés

Réels ou supposés ?
http://www.douance.b...les-accueil.htm

Beaucoup d'enfants, d'adolescents et d'adultes doués sont erronément diagnostiqués comme ayant des troubles du comportement, voir des troubles mentaux. On essaie, à coup de médicaments ou de thérapies inutiles, de les faire entrer dans le moule de l'école, de l'entreprise ou de la famille, ou de rendre leur vie ou leur situation plus satisfaisante.

D'autres, par contre, ont des troubles qu'ils compensent ou camouflent grâce à leur intelligence, au point qu'on les considère simplement doués.

D'autres, enfin, souffrent de troubles très réels, mais ni eux ni les professionnels qui les traitent ne réalisent le lien entre ces troubles et leur douance.

Parfois, les caractéristiques de la douance sont mal interprétées; parfois, elles dissimulent les troubles cliniques. Dans d'autres situations, le diagnostic est correct, mais la douance doit être prise en compte dans le traitement.

Parmi les troubles ou particularités fréquemment associés, on retrouve : dépression existentielle, TDA/H, TOC, Asperger, trouble bipolaire, maniaco-dépressif, cyclothymique, borderline, schizoïde, trouble anxieux, troubles de l'apprentissage (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, dysgraphie, troubles instrumentaux), spasmophilie, phobie scolaire, synesthésie, etc.

Nous essaierons dans les pages suivantes de comparer les comportements des personnes douées avec ceux de personnes souffrant d'un trouble diagnosticable, afin de distinguer ce qui est pathologique de ce qui est normal pour un individu doué. Nous verrons également quand il y a recouvrement entre la douance et un trouble particulier. Il faut également souligner que certains troubles peuvent résulter de l'inadéquation entre l'individu et son environnement et que, souvent, le diagnostic est basé sur des comportements qui agacent les parents ou les enseignants, mais pas l'enfant lui-même. A l'inverse, la personne peut réagir correctement à une situation intolérable, mais des professionnels mal informés vont tenter de faire changer l'individu, plutôt que d'adapter la situation ou l'environnement.

La plupart des termes utilisés dans les diagnostics sont issus du DSM-IV (Diagnostic and Statistical Manual, 4e édition), la bible des psychiatres, psychologues et autres thérapeutes, qui est essentiellement une liste descriptive, parfois imprécise, de symptômes; l'interprétation est laissée à la discrétion du praticien. Trop souvent, les comportements normaux des enfants et adultes doués sont considérés comme des maladies et on tente de les traiter à coup de médicaments. Et si ceux-ci améliorent le comportement, on sera amené à la conclusion erronée que le diagnostic est confirmé.

Pratiquement aucune des catégories du DSM-IV ne tient compte des caractéristiques des enfants et adultes doués. A l'inverse, de nombreuses listes de critères considèrent l'impact du fonctionnement intellectuel comme un critère d'exclusion , mais seulement dans des cas de retard mental. Les auteurs du DSM-IV semblent admettre que les capacités mentales affectent le diagnostic à un bout de la courbe, mais n'arrivent pas à reconnaître que des différences existent à l'autre bout également. Espérons que ceci sera corrigé dans une future édition du DSM-IV. En attendant, évitons autant que possible de pathologiser des comportements qui sont tout simplement normaux pour des enfants et adultes doués et talentueux.

La dépression existentielle
http://www.douance.b...les-accueil.htm

Traduction de "Existential Depression in Gifted Individuals", James T. Webb, Ph.D., SENG, Supporting Emotional Needs of the Gifted.
La dépression existentielle chez les individus doués.

Selon mon expérience, les personnes douées et talentueuses sont plus susceptibles de subir un jour le type de dépression qu'on appelle "dépression existentielle". Bien qu'un épisode de dépression existentielle puisse advenir chez quiconque suite à une perte majeure ou à la menace d'une perte qui souligne la nature passagère de la vie, les personnes à hautes facultés intellectuelles sont plus sujettes à subir la dépression existentielle spontanément. Celle-ci est parfois liée à l'expérience de désintégration positive rapportée par Dabrowski (1996).

La dépression existentielle survient quand un individu est confronté à certains aspects basiques de l'existence. Yalom (1980) décrit quatre aspects (ou "problèmes ultimes") de ce type : la mort, la liberté, l'isolement et l'absence de sens.
La mort est inévitable.
La liberté, au sens existentiel, fait référence à l'absence de structure externe. En clair, les humains n'entrent pas dans un monde structuré de lui-même. Nous devons donner au monde une structure que nous créons nous-mêmes.
L'isolement établit que, quelque proche que nous devenions d'une autre personne, il reste toujours un vide et nous sommes néanmoins seul.
L'absence de sens réunit les trois premiers : si nous devons mourir, si nous nous construisons notre propre monde et si chacun de nous est finalement seul, quel sens la vie a-t-elle ?

Pourquoi ces questions existentielles surviendraient-elles plus souvent chez les personnes douées ? En partie parce qu'il faut une pensée, une réflexion substantielle avant même que de considérer ces notions, plutôt que de se focaliser sur les aspects superficiels de la vie de tous les jours. D'autres caractéristiques plus spécifiques des enfants doués entraînent d'évidentes prédispositions également.

Parce que les enfants doués sont capables d'imaginer comment les choses pourraient être, ils ont tendance à être idéalistes. Pourtant, ils sont en même temps aptes à voir que le monde est loin de correspondre à leurs attentes. A cause de leur intensité, les enfants doués ressentent fortement la déception et la frustration de voir cet idéal hors d'atteinte.
De la même manière, ces jeunes repèrent rapidement les inconsistences, les arbitraires et les absurdités dans la société et dans les comportements de ceux qui les entourent. Les traditions sont remises en question.
Par exemple, pourquoi attribuons-nous des rôles aussi immuables en fonction du sexe ou de l'âge ?
Pourquoi les gens sont-ils hypocrites au point de dire une chose et d'en faire une autre ?
Pourquoi les gens disent-ils des choses qu'ils ne pensent absolument pas ?
Pourquoi tant de gens manquent-ils de prévenance, d'attention dans leurs relations avec les autres ?
Quelle différence dans le monde la vie d'une seule personne peut-elle faire ?

Quand les enfants doués essaient de partager ces questionnements, ils rencontrent habituellement des réactions qui vont de l'étonnement à la franche hostilité.
Ils découvrent que les autres, particulièrement de leur âge, clairement, ne partagent pas ces soucis, mais sont plutôt focalisés sur des problèmes concrets et occupés à rencontrer les attentes de leurs semblables. Souvent, dès l'entrée à l'école, ces jeunes, et particulièrement les plus doués, se sentent isolés de leurs pairs et peut-être de leur famille quand ils réalisent que les autres ne sont pas préparés à discuter ces sujets pesants.

Quand leur intensité se combine avec la multi-potentialité, ces jeunes deviennent particulèrement frustrés par les limitations existentielles du temps et de l'espace. Il n'y a tout simplement pas assez d'heures dans la journée pour développer tous les talents que beaucoup de ces enfants ont. Faire des choix parmi les possibilités est bien sûr arbitraire, il n'y a pas de choix "ultimement correct". Même trouver sa vocation peut être difficile si l'on tente de faire un choix de carrière entre des passions, des talents et des potentiels essentiellement égaux dans les domaines du violon, de la neurologie, des mathématiques théoriques ou des relations internationales.

La réaction des adolescents doués (de nouveau avec leur intensité) à ces frustrations est souvent une réaction de colère. Mais ils découvrent rapidement que la colère est inutile, car elle est en fait dirigée vers le "destin" ou d'autres aspects qu'ils ne sont pas en mesure de contrôler.
Cette colère impuissante évolue rapidement en dépression.

Dans ce genre de dépression, les enfants doués tentent typiquement de trouver un certain sens, un point d'ancrage qu'ils puissent saisir pour se tirer de cette "injustice". Souvent, pourtant, plus ils tentent de s'en sortir, plus ils réalisent intimement que leur vie est limitée et brève, qu'ils sont seuls, un seul très petit organisme dans un très grand monde, et qu'il y a une liberté effrayante quant au choix de chacun de vivre sa vie. C'est à ce moment qu'ils s'interrogent sur le sens de la vie et demandent "Ce n'est que ça, la vie ? N'y a-t-il pas de sens profond ? La vie n'a-t-elle de sens que si je lui en donne ? Je suis un petit organisme insignifiant, seul dans un monde absurde, arbitraire et capricieux où ma vie a peu d'impact, et puis je meurs. Est-ce tout ce qu'il y a ?"

<b>Ce genre de questionnements n'est pas trop surprenant chez des adultes sensés qui traversent la crise de la quarantaine. Toutefois, c'est un réel problème si ces questions existentielles sont présentes dans l'esprit d'enfants de douze ou quinze ans. Ces dépressions existentielles méritent une attention particulière, parce qu'elles sont précurseurs du suicide.</b>

Comment pouvons-nous aider nos brillants adolescents à résoudre ces questions ? Nous ne pouvons faire grand'chose au côté fini de notre existence. Toutefois, nous pouvons les aider à ressentir que nous les comprenons, qu'ils ne sont pas si seuls et qu'il y a moyen de gérer leur liberté et leur sentiment d'isolement.

On lutte contre l'isolement simplement en communiquant au jeune que quelqu'un d'autre comprend les problèmes dans lesquels il se débat. Même si votre expérience n'est pas exactement la mienne, je me sens moins seul si je sais que vous avez eu des expériences relativement similaires. C'est pourquoi les relations sont si importantes pour l'adaptation à long terme des enfants doués (Webb, Meckstroth and Tolan, 1982).

Un moyen particulier de briser le sentiment d'isolement est le toucher. Comme les enfants, les personnes qui souffrent de solitude existentielle ont besoin d'être pris dans les bras et touchés. Le toucher semble un élément fondamental et instinctif de l'existence, comme le montre la relation mère-enfant. Souvent, j'ai "prescrit" des câlins quotidiens pour un adolescent souffrant de dépression existentielle et conseillé aux parents d'adolescents réticents de dire "Je sais que tu ne veux pas de câlins, mais, moi, j'en ai besoin." Un câlin, toucher son bras ou même un "high five" peut être très important pour ce genre d'adolescent, parce qu'il établit au moins un contact physique.

Les problèmes et les choix impliqués par la gestion de la liberté de quelqu'un sont plus intellectuels, par opposition aux aspects rassurants du toucher comme solution sensorielle à une crise émotionnelle. Les enfants doués, qui se sentent submergés par une myriade de choix dans un monde non structuré, peuvent trouver un grand confort dans l'étude et l'exploration d'alternatives par lesquelles d'autres personnes ont structuré leurs vies. En lisant sur des personnes qui ont choisi des chemins spécifiques vers la grandeur et l'accomplissement, ces jeunes peuvent commencer à utiliser la thérapie par le livre comme méthode pour comprendre que les choix ne sont que des embranchements sur le chemin de la vie, chacun pouvant les mener à leur propre sentiment de plénitude et d'accomplissement (Halsted, 1994). Nous avons tous besoin de construire notre propre philosophie de valeurs et croyances qui forment un cadre signifiant pour nos vies.

Ce sont ces problèmes existentiels qui mènent beaucoup de nos individus doués à s'impliquer eux-même si intensément dans des "causes" (qu'elles soient académiques, politiques, sociales ou religieuses). Malheureusement, ils peuvent aussi provoquer des périodes de dépression, souvent mêlées de tentatives desespérées d'"appartenir". Aider ces individus à identifier les questions existentielles de base peut aider, mais seulement si c'est fait de façon douce et accueillante. En plus, ces adolescents auront besoin de comprendre que les problèmes existentiels ne sont pas de ceux qu'on règle une fois pour toutes, mais plutôt de ceux qu'il faut revisiter et reconsidérer fréquemment.

En résumé, donc, nous pouvons aider de nombreux dépressifs existentiels si nous pouvons les amener à se rendre compte qu'ils ne sont pas si seuls et si nous les encourageons à adopter le message d'espoir du poète américain Langston Hughes:

Rêves

Accroche-toi à tes rêves,
Car s'ils meurent,
La vie est un oiseau aux ailes brisées
qui ne peut voler.

Accroche-toi à tes rêves,
Car s'ils s'envolent,
La vie est un champ stérile
couvert de neige.

- Langston Hughes

References

Dabrowski, K. (1966). The Theory of Positive Disintegration. International Journal of Psychiatry, 2(2), 229-244.

Halsted, J. (1994). Some of My Best Friends Are Books: Guiding Gifted Readers from Pre-School through High School. Scottsdale, AZ: Great Potential Press, Inc. (Formerly Ohio Psychology Press).

Webb, J. T., Meckstroth, E. A. and Tolan, S. S. (1982). Guiding the Gifted Child: A Practical Source for Parents and Teachers. Scottsdale, AZ: Great Potential Press, Inc. (formerly Ohio Psychology Press).


Yalom, I. D. (1980). Existential Psychotherapy. New York: Basic Books.

Ce message a été modifié par mag - 08 mai 2006 à 18:55.

La Conscience ne s'approprie pas.
Elle se développe à elle même... Elle se Reconnait ! Natarajan

Pour moi convaincre, n'est plus envisageable, mais témoigner et partager le sont...

#21 heidic

heidic
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Posté 08 mai 2006 à 18:58

quelle en est l'origine, (génétique ou accidentelle)?

dire que l'on m'a bourrée de médicaments toute ma vie et j'essaye encore maintenant de les sevrer.....ahlala

Ce message a été modifié par heidic - 08 mai 2006 à 19:09.


#22 mag

mag

    Chercheur de vérités

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Posté 08 mai 2006 à 20:00

:D Je ne sais pas
je sais seulement que chacun est différents et que nous formons des sortes de familles par nos particularités,
une de mes passion est de chercher sans relache quand je suis sur un questionnement,
et à un moment de ma vie j'ai cherché à comprendre les dénominateurs communs de l'humain,

alors dans mes études astrologiques puis psychologiques puis sur les préférence dans l'utilisation du cerveaux, j'ai compris à quel point il pouvait y avoir des fossés infranchissables entres les personnes selon la disposition de leurs planétes de naissance,
nottament ceux dont les planètes personnelles (proches de la terre : soleil, mercure, lune, vénus, mars) ont des liens avec les planètes lointaines du système solaire, (Uranus Neptune et Pluton) ne sont vraiement pas sur la même longueur d'onde que ceux qui n'en n'ont pas.
Ensuite selon leurs préférences de fonctionnement (penser, ressentir, intuiter, s'émouvoir) comme on peut le voir dans les différentes typologies (yung et les autres) les personnes peuvent en arriver à se haïr si elle ne font pas l'effort de se connaître et de connaitre l'humain : une personne à dominante pensée et une personne à dominante émotionel vont se voler dans les plumes !
et leur préférences cérébrales, une dominance cerveau droit par exemple si elle n'est pas entraînée à se servir du cerveau gauche peut être incompréhensible et insuportable pour la majorité cerveau gauche !

évidement la personne n'est pas dissociable de son histoire, son milieu, et son environnement
et la dictature du cerveau gauche, de la pensée, et du terre à terre le nez au ras du béton n'a pas arrangé les affaires des cerveaux droits dominants, des uraniens délirant, etc...
sauf pour ceux qui se sont lançé dans l'informatique et le web :ptdrasrpt2:

il y a cependant des personnes qui passent à travers tous les filtres de la même manière !

Ces diagnostiques semblent être récents et en provenance d'outre atlantique je n'ai pas encore fini de recencer tout ça...ni toutes les personnalité qui à postériori sont cataloguées ainsi (Newton, Connan Doyle, Einstein...) En fait pour moi c'est un peu un retournement de position que cela veux me forcer à faire et que je n'arrive pas à faire, c'est moi qui suit normale et les autres encore endormis surprotégés par une société attardée dit quelque chose en moi...

Finalement je trouve que j'ai eu de la chance de naître avant la psychiatrisation ou tout psy, et la médecine obligée qui remplace la quête de soi et l'autoresponsabilité tout en ne remettant jamais en question ni ne soignant les déviance de l'histoire, du milieu, de l'environnement...

Enfin ça n'est que mon point de vue...

Je souhaite que les médicaments ne t'ai pas abimé.
Sur le site de douance il y a des fils de discution et de partage de recettes mais il y en a aussi ici beaucoup.
Là aussi je suis contente d'avoir fuit cela très tôt lors de ma deuxième crise amoureuse !
J'ai préféré l'ouverture de la conscience avec les plantes,
j'ai quand même plongé plus de 10 ans dans l'alcool
mais ça c'était une autre conséquence qui n'est pas mise en avant dans le site que j'ai cité, de la vulnérabilité que cette sensibilité peux donner par rapport aux pervers pompeur d'énergie vitale...
Quand tu ne peux pas imaginer le mal, quand tu te remet en question à chaque fois que l'on te fait une remarque....
Mais ceci est un autre aspect, disont la tranche de la médaille !


:aureole7:

Ce message a été modifié par mag - 08 mai 2006 à 20:02.

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#23 Jack Oneil

Jack Oneil

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  • Localisation : Mon bateau de pêche

Posté 08 mai 2006 à 20:07

Oui.......

La sensure.... berk

Bon plus sérieux, le sujet de l'hypersensibilité est certainement un des sujet les plus graves....

Je pens qu'elle englobe bon nombre de nos problèmes.... Les enfants hyperactifs qu'ont bourrent de médic, notre société écrasante fait tout pour nous robotisé.... et ceux qui résistent disparaissent.......

#24 veni

veni

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Posté 08 mai 2006 à 20:44

je voulais remercier Mag ,je serais heureuse de connaître quelqu'un comme toi.Généralement je me sers de ma sensibilité pour aider au mieux les autres,mon métier me le permet,et je le fais au quotidien,ce sont de petites pierres que je pose une à une.Je fais au mieux,ça ne marche pas tout le temps.Mais des fois je me prends des claques violentes,je vais vous raconter la derniére parce que j'ai besoin d'en parler ce soir.Comme j'ai du mal à m'entendre avec les hommes en général et que je suis plutôt timide,je suis passéé par "meetic".Au bout de deux semaines,j'ai tout de suite accroché avec quelqu'un qui habitait à 20000km.Mais mes sentiments étaient tellement forts et puissants qu'il n'y avait aucune distance,cette personne à aussi senti cet impact,à travers mes mots,ma voix,mon image.Dans mon monde de princesse,je savais que c'etait lui,qu'il reviendrai en France,et que tout se finirai par un mariage,je sais ,je sais...............Au delà d'un écran je puis vous jurer avoir ressenti des émotions merveilleuse,remplie d'un amour inconcevable,rien que par des mots et dse paroles.Hier soir ,cette personne m'a laisséé,au bout de 5 mois en ligne,parce qu'il ne croyait plus en cet amour,virtuel,trés dur.Je vais m'en remettre c'est sur,j'ai du faire pas mal de longueur à la piscine cette aprém pour "noyer "mon chagrin,j'ai aussi été courir.Moi j'aimerai qu'on m'apprenne aussi à me blinder,merci d'avoir ouvert ce sujet en tout cas,ça fait du bien.Je vais pouvoir dire ici que j'ai un QI qui a été évalué a 160,sans me faire casser ou sans qu'on me teste,parce que à chaque fois que je l'ai dit,y'a toujours eu des gens mauvais pour me faire du mal au possible et tester mes dires.

Ce message a été modifié par veni - 08 mai 2006 à 20:59.


#25 Liane

Liane

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Posté 08 mai 2006 à 21:30

Un peu plus léger :

Larmes fatales !  ;)

" Dommage qu’on ne vive pas au XVIIe ou au XVIIIe siècle.
Car en ce temps-là, on pouvait sangloter tranquille au vu et au su de tout le monde sans craindre de passer pour une hypersensible qui gère mal ses sentiments ou pour quelqu’un de pas professionnel pour deux sous.
L’image que nous avons des larmes est récente.
Avant la deuxième moitié du XIXe siècle, les hommes et les femmes qui pleuraient étaient considérés comme des gens raffinés:
on écoutait de la musique, on pleurait; on voyait un beau tableau, on pleurait.

Et pour montrer que la lettre qu’on venait d’écrire était vraiment ressentie, il devait y avoir des traces de larmes dessus.»
Bref, toutes les Madeleine n’étaient pas obligées de se cacher dans les romans de Proust! "

" En fait, même si ça occasionne bien des yeux à la Jeannot Lapin et des nez à la Rodolphe le petit renne, il n’y a aucun règlement ou article de loi qui nous empêche de donner libre cours à nos émotions au boulot, au resto ou ailleurs.
On a le droit de pleurer, même si certains nous jugeront ou seront mal à l’aise en nous voyant.
L’important, c’est de réaliser que l’acte de pleurer n’est pas une mauvaise chose.
C’est plutôt une réaction biologique instinctive qu’on a depuis des milliers d’années, une façon pour le corps de laisser aller le stress, de laisser sortir une émotion qui est coincée.
Pleurer, c’est comme une valve, une soupape de sécurité qui permet d’évacuer cette mauvaise énergie. Si on se retient, c’est dommageable pour le corps. "


Voilà : pleurer quand on en a envie, c'est raffiné et c'est bon pour la santé, na !

#26 mag

mag

    Chercheur de vérités

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Posté 08 mai 2006 à 22:23

:D Génial !
Liane merci : Il est très joli je trouve cet ode aux larmes !
Ca tombe bien pour me remettre des dernières  :ptdrasrpt2:
C'était des sanglots d'enfants...faut dire que je venais de tomber sur mon papa par un site de généalogie ou je suis entrée parceque je voulais me refaire mes racines familiales...
Oui les larmes sont des lave-âme et purgent la personnalité d'ailleurs à chaque fois je me regarde dans la glace et bonjours la décomposition  :ptdrasrpt2:

veni quand tu veux !
Je te raconterai mes histoires d'amour avec les hommes et tu va mourrir de rire tellement elles sont grotesques ! A tel point que lassée il y à 10 ans en même temps que j'ai arrêté de boire j'ai dis c'est fini! Tant que j'aurais pas compris pourquoi je vis ça ! mais ces histoires je peux aussi les revoir autrement : elles m'ont bien apris aussi à trouver l'Amour sans histoire qui passe par tout... Bon c'est vrai rarement par un homme : ou alors c'est un courant d'air, ou alors il est pris ailleurs,  ou alors il meurt !

Mais je viens de comprendre à quoi ça sert de vivre ça... en lisant une description d'un rescapé de la mort! Ses mots ont réveillé en moi mes plus beaux souvenirs d'orgasme amoureux partagés...

Peut être que c'est ça la quête : ressentir l'Amour, en avoir des orgasmes sans les histoires, et...  :???:

Un jour mon prince viendra, un jour il me dira, des mots doux tout impreignés d'Amour... :siffle:

;-) C'est l'printemps !

En attendant le prince je m'adresse au Roi ! Je me sert du Soleil pour ressentir en moi ce que c'est l'Amour sans conditions... :ptdrasrpt2:

:piout:
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#27 mani

mani

    bout d'sefaw

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Posté 08 mai 2006 à 23:00

salut salut...

tout comme vous, je suis hypersensible, hyperémotive. ce qui me gêne le plus ce n'est pas les larmes même si dans certaines situations c'est très chiant, mais plutôt mes rapports avec les autres et paradoxalement l'égocentrisme qui en découle.
je m'explique... comme je suis toujours à fleur de peau (comme on dit), je suis passionnée. alors quand je m'attache à quelqu'un en amitié comme en amour, j'y vais à fond. mais du coup, j'étouffe les gens et assez vite ils ne me supportent plus, alors je suis très seule en amitié (parce qu'en amour je suis très chanceuse d'avoir un homme merveilleux aussi barrée que moi, c'est peu dire...).
j'ai toujours peur qu'on m'abandonne, qu'on ne m'aime pas, alors j'étouffe...
de toutes façons, avant même de créer des liens, c'est assez difficile parce que soit je fais peur aux gens (pour quelles raisons?) soit parce que je suis vraiment inintéressante. je ne sais pas trop en fait...

de plus, come je ressens facilement ce que ressentent les autres, je vais souvent dans leur sens. je ne sais pas trop comment expliquer ça. disons que si je sens que quelqu'un est mal à l'aise, je fais tout pour qu'il soit bien jusqu'à me ridiculiser moi-même ou être mal.

mais quand je dis que paradoxalment ça va juqu'à l'égocentrsime c'est parce que quand je me sens rejettée, incomprise, blablabla, je me renferme complètement et je me plonge dans mon chaos existentielle. et là c'est l'envie de crever (comme j'aime le dire!), je me sens aspirée dans un trou que je me suis moi-même creusée et je peux complètement me complaire là-dedans.

mais ce qui est assez étonnant (désolé j'ai pas mal de trucs qui me viennent à l'esprit, alors je vais dans tous les sens!), c'est que quand je suis dans cet état, je suis très créative, j'écris beaucoup et ça vient tout seul. alors que quand je vais bien, c'est très rare que j'arrive à écrire, c'est come si je ne pouvais tirer mon inspiration que de mon mal être égocentrique. encore que j'exagère un peu quand même, il m'arrive parfois d'être inspirée quand je suis bien, mais là c'est toujours par les autres, par la vie, par quelque chose d'extérieur à moi...

bon j'ai pas mal raconter ma vie... c'est combien docteur?
je vais arrêter là mon monologue égocentrique sinon je sais que je l'enverrais pas..!

à+

#28 mag

mag

    Chercheur de vérités

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Posté 08 mai 2006 à 23:24

:roll: Heu mani t'est sure que t'a pas copié sur mon journal intime??
:calin:
Ca me fait du bien de te lire : je me sent moins mal : je suis comme d'autres !

Je rebondis sur ce que tu écris là après je vais me coucher ! trop d'émotions !

Citation

il m'arrive parfois d'être inspirée quand je suis bien, mais là c'est toujours par les autres, par la vie, par quelque chose d'extérieur à moi...
et

Citation

quand je suis dans cet état, je suis très créative, j'écris beaucoup et ça vient tout seul

Je remarque de plus en plus qu'en fait c'est toujours un extérieur à moi,
si je n'avais pas été provoquée à  me refermer dans mon aquarium par les réflexions les actions ou tout ce que peuvent inventer les "autres" quand ils sont pas moi m'aime (je sais pas si je suis claire là :redeyes: )
Alors j'écris ce que je vis et je laisse tout tomber alors il y a un changement qui se produit dans leur attitude... jusqu'à la prochaine  :grognon:

Un mot me vient mais je ne vais pas le poursuivre ce soir : "psychopompe"
et une image celle des shadocks en train de pomper...

Allé hop aux plumes non plus celle de l'écriture mais celles de la couette ! Ben oui ça se rafraîchi on doit approcher les saints de glaces...

:calin:
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#29 Nowar

Nowar

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Posté 09 mai 2006 à 11:21

En fait je ne lis là qu'humanité normale.

Ce sont les malades qui s'imaginent sains.

Continuons tous à revendiquer nos larmes et nos blessures, mais restons humains

Nowar

#30 mani

mani

    bout d'sefaw

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Posté 09 mai 2006 à 12:52

Citation

Heu mani t'est sure que t'a pas copié sur mon journal intime??
:ptdrasrpt2:  :calin:

moi aussi ça me fait du bien de savoir que je ne suis pas seule...
bon ça n'empêche pas qu'il faut que j'essaie de m'améliorer et je de m'assumer. ça semble paradoxale comme ça mais je crois que je n'ai plus le choix...

intéressant ce terme de "psychopompe", je l'ai déjà entendu... tu pourrais en parler un peu plus stp?

je ne traîne pas trop...j'ai beaucoup de taf qui m'attend..

bizoo à tout et à+