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La géopolitique en Asie Centrale


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#1 petrus

petrus

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Posté 19 avril 2006 à 16:56

Géopolitique pétrolière, Iraq, Eurasie, et dette salée de l’économie US


Le 21 septembre 2005 un site internet leader en nouvelles financières, www.financialsense.com, a interviewé F. William Engdahl sur ses vues en géopolitique, sur les développements en Irak aujourd'hui, avec l'épuisement du pétrole et avec la dette surgonflée de l'économie US. Le texte audio intégral est disponible là-dessous :


[Nota bene: D’après cette introduction, l’année des dates non indiquées dans l’article est 2005]



La Chine relève le gant dans la guerre de l'énergie


Le 15 décembre, la « China National Petroleum Corp » (CNPC), propriété d’état, a inauguré un pipeline pétrolier entre le Kazakhstan et le Nord-Ouest de la Chine. Ce pipeline cassera la signification géopolitique de celui de Bakou-Tbilisi-Ceyhan (BTC) qui fut ouvert et soutenu l’été passé en grande fanfare par Washington.

Le jeu d'échecs géopolitique pour le contrôle des flots d'énergie en Asie Centrale et globalement en Eurasie, de l'Océan Atlantique à la Mer de Chine, devient brusquement évident dans ces derniers développements.

Du point de vue de l’émergence d'un mouvement eurasien vers une plus grande indépendance énergétique de Washington, la construction du pipeline Kazakhstan-Chine est un lien encore plus intéressant politiquement du fait que la Chine envisage sans doute de demander aux compagnies russes de l'aider à remplir le pipeline de pétrole, jusqu'à ce que l'approvisionnement kazakh soit suffisant.

Image IPB


Initialement, la moitié des 200 000 baril de pétrole pompés par jour à travers la nouvelle canalisation viendra de Russie en raison du rendement insuffisant des champs kazakhs voisins, a dit le 30 novembre à Beijing [Pékin] Musabek Isayev, Vice Ministre à l'Energie du Kazakhstan.  Cela signifie une plus étroite coopération énergétique Chine-Kazakhstan-Russie - le scénario de cauchemar de Washington.

Absolument dépassés, les USA sont prêts de perdre l’influence stratégique majeure sur la région eurasienne entière avec les derniers développements. Les développements kazakhs ne sont pas étrangers au fait que les tambours de guerre de Washington battent bruyamment contre l'Iran.

Le nouveau pipeline chinois court sur 962 kilomètres et il mettra la Chine à un tiers du chemin de Kashagan en Mer Caspienne, l’une des plus grandes réserves de pétrole accessibles du monde.  Kashagan est la nouvelle plus grande découverte de pétrole de la décennie qui excède la taille de la Mer du Nord.  C'est une raison importante du récent si vif intérêt de Washington à soutenir le changement démocratique de régime de la région de l'Asie Centrale.

Dans les 10 années à venir, les plans du Kazakhstan pour presque tripler leur production de pétrole incitent cette nation enclavée à rechercher de nouveaux itinéraires d'exportation parce qu’elle veut éviter l’excessive dépendance russe du passage des pipelines en Russie.  La Chine est maintenant l’un des principaux marchés ciblés par le Kazakhstan.

Les meilleures évaluations publiques attribuent au Kazakhstan 35 milliards de barils de réserves connues pétrolières, deux fois la quantité de la Mer du Nord, pouvant tenir environ trois fois plus longtemps, selon un rapport du gouvernement kazakh sorti le 18 novembre à Londres.  Les ingénieurs pétroliers allemands ont en privé rapporté le forage récent de l’italien AGIP, l’actuel leader du consortium pétrolier à Kashagan, sur un énorme champ offshore kazakh au sud-ouest Tengiz, qui a confirmé là d'énormes gisements pétroliers.

Le gouvernement du Président Nursultan Nazarbayev projette de produire 3,6 millions de barils de pétrole par jour depuis tous les champs, terrestre et en mer, kazakhs d'ici 2015. Pour 2005, ils comptent sur une moyenne d'environ 1,3 millions de barils par jour, rendant le Kazakhstan bien plus important que l'Azerbaïdjan, et second dans la production de pétrole des anciens états soviétiques, seulement pour la Russie.

L'ouverture le 15 décembre du nouveau pipeline Kazakh-Chine fut un événement important pour Beijing.  Zhang Guobao, le vice-président du « National Development and Reform Commission » , l’agence suprême de planification économique de Chine, a assisté à l'ouverture.  La CNPC a investi plus de 2,6 milliards de dollars au Kazakhstan depuis 1997.



Beijing prend le prix géopolitique

En octobre, Beijing a marqué un deuxième coup géopolitique majeur quand la Chine a achevé le rachat de PetroKazakhstan Inc. pour 4,18 milliards de dollars.  C'était, dans un sens, la vengeance sur Washington pour le blocage de l'acquisition par la Chine d'Unocal. Les grands pétroliers US avaient fait des efforts importants pour bloquer le pétrole du Kazakhstan après la principale découverte de pétrole en mer dans le domaine de Kashagan.  Ils ont échoué.  ExxonMobil a été chargé de corrompre les fonctionnaires kazakhs pour obtenir une présence dans les affaires pétrolières kazakhs, et un cadre supérieur de Mobil a plus tard été emprisonné pour une évasion fiscale US à New York liée aux paiements de la corruption kazakh.

Nazarbayev apprécie les bonnes relations avec le Président de Russie Vladimir Poutine.  Il était secrétaire général du Parti Communiste quand le Kazakhstan faisait partie de l'URSS, et il est considéré comme un rusé renard en termes de transactions avec Moscou, tout en gardant aussi une nette distance avec Moscou.

En octobre, la Lukoil de Russie a échoué dans son offre pour rafler PetroKazakhstan Inc., la compagnie pétrolière de l'état kazakh, lors d’une privatisation. Nazarbayev a fait connaître une variation géopolitique importante dans la stratégie, comparée à il y a une décennie ou plus, quand il s'est avéré que Washington devait être le principal allié étranger de Nazarbayev.  A ce moment, la compagnie Chevron de la Secrétaire d'Etat Condoleezza Rice est devenue le premier entrepreneur et opérateur pétrolier dans le gisement pétrolier kazakh de Tengiz. C'était juste après la dissolution de l’URSS et la présence des pétroliers US au Kazakhstan était une priorité politique américaine importante soutenue par l'administration de Bill Clinton.

Le consortium Chevron Tengizchevoil a formé en grande fanfare le Caspien Pipeline Consortium (CPC) en 1993. Après des années de marchandage avec le gouvernement kazakh, Chevron a finalement construit un pipeline depuis Tengiz, sur le rivage nord-est Caspien, jusqu’à Novorossisk, un port russe de sur la Mer Noire. Suite à des années de pression, la plupart des membres du groupe CPC, y compris Chevron et Oman Oil Co, ont décidé de ne pas continuer la ligne des futures expansions du CPC.

Maintenant, une décennie plus tard et avec l’étendue des gisements pétroliers kazakhs, écrasant n’importe qui dans la région, avec son forage récemment confirmé dans le champ de Kashagan, Nazarbayev a marqué un puissant coup politique équilibrée en se tournant vers Beijing.

En octobre, Nazarbayev a annoncé que la CNPC avait gagné l'offre pour acheter PetroKazakhstan.  Il sera important d’observer maintenant que Nazarbayev a gagné sa réélection le 4 décembre, étendant son règne à plus de 14 ans, faisant que Washington a commencé à faire des siennes sur « les droits de l'homme maltraités » par Nazarbayev.

La révolution « Orange » en Ukraine s’est levée derrière le candidat de l’opposition Zharmakhan Tuyakbai et son parti, « Pour un Kazakhstan Juste ».  Il est arrivé deuxième avec 6,6% des voix et a pleuré à la fraude, mais Washington et la réponse des médias US était muette cette fois.  Rice, dans un voyage important pour consolider l'influence tordue US en Asie Centrale, les 10-13 octobre, a tenu une réunion privée avec Tuyakbai. Il a été clairement soigné pour un futur rôle possible, mais clairement pas encore.



Washington souffre du repli stratégique

La stratégie eurasienne d'encerclement de la Chine et de la Russie de Washington a été inaugurée il y a plusieurs mois quand le Président autocratique Islam Karimov d’Ouzbékistan a dit à Washington qu’il ne pouvait plus utiliser la base aérienne militaire de Karshi-Khanabad dans le sud-est de l’Ouzbékistan, une pièce important du jeu d’échec eurasien de Washington, installée après le 11 septembre 2001.

Depuis la forte protestation US à la répression sanglante du gouvernement aux récriminations contre un procès d'état de fondamentalistes islamiques allégués à Andijan en mai passé, les relations de Karimov avec Washington se sont détériorées. La décision de Karimov de déménager [les américaine de sa base aérienne] aussi agressivement était sans doute influencée par la révolution réussie des « tulipes » en mars qui a renversé Askar Akayev au Kirghizstan voisin, et a forcé l'élection de juillet entre l'opposition et le candidat soutenu par les USA Kurmanbek Bakiev.  

Le 29 Juillet, Karimov a annoncé qu’il expulsait complètement les USA de la base aérienne avec janvier 2006 comme date limite.  En revanche, en octobre, le Sénat US, a voté de ne pas payer  les 23 millions de dollars d’honoraires à l’Ouzbékistan pour l'utilisation passée [de la base].  Moscou et Beijing se sont mis tous les deux dans le vide. Un regard à la carte montrera pourquoi l’Ouzbékistan est stratégique pour contrôler ou pour empêcher le contrôle par des puissances étrangères, telles que Washington, de l’Asie Centrale et des routes des pipelines reliant la Russie, la Chine et le Kazakhstan. En octobre 2004, Moscou a garanti un accord de base militaire à long terme pour stationner des troupes à Douchanbe, la capital du Tadjikistan voisin, un mouvement de Moscou pour limiter la diffusion des « révolutions colorées » soutenues dans la région par Washington.

Cela paraît avoir repeint la carte géostratégique eurasienne en faveur de Moscou, avec la perte US récente de l’Ouzbékistan. L’Ouzbékistan est maintenant le principal allié efficace de la Russie en Asie centrale.

La position de Washington en Eurasie et ses futures relations avec le Kazakhstan a soudainement pris une haute priorité. Clairement, l'administration Bush a décidée que le temps n'était pas mûr pour tenter une véritable révolution « orange » au Kazakhstan ce mois, au moins pas avant que la position de Washington dans la région soit plus forte. C'était clairement le but de la visite de Rice en octobre.

Mais maintenant, avec le fort virage géopolitique de Nazarbayev en direction du jeu de Beijing pour excentrer la domination potentielle de Washington dans la région, la situation a commencé à changer nettement.  Il y a un an, la Chine a tenté de racheter une part de 16% du Consortium du Gaz Britannique de Kashagan, qui était disponible à la vente. La vente a été bloquée par le membre ExxonMobil, la compagnie du consortium US plus tard chargée des corruptions et condamnée. Maintenant la Chine a ouvert un passage pétrolier à l’est du Kazakhstan, pas à l'ouest.

Image IPB


Ceci a des implications stratégiques majeures pour le futur du pipeline pétrolier BTC soutenu par Washington.  Ce pipeline a été construit par Caspian Oil Consortium dirigé par British Petroleum, et a été soutenu par Clinton et George W Bush, malgré le fait que c'était la route pétrolière la plus coûteuse et la moins viable sortant du Caspien.

Zbigniew Brzezinski, l'ancien conseiller à la Sécurité Nationale US, fut le chef lobbyiste de Washington préconisant l'itinéraire BTC pour éviter la Russie.  Sa construction fut entreprise sur l’hypothèse qu'il drainerait non seulement le pétrole de Bakou, mais aussi une part importante du pétrole kazakh de Tengiz et des gisements pétroliers offshore de Kashagan. Oh là là !



Une plus grande stratégie énergétique de la Chine

L'ouverture du pipeline Chine-Kazakhstan en décembre est une partie d'un énorme plan chinois pour garantir  autant que possible le riche pétrole kazakh.

Le plan chinois de relier plusieurs pièces de l'infrastructure - partie de construction soviétique et partie de construction chinoise - inverse alors l'écoulement de certaines d'entre elles et forge un nouveau couloir d'exportation s'étendant du bassin Caspien riche en pétrole du Kazakhstan, comprenant Kashagan, à travers une série de zones pétrolières kazakhs occidentales et centrales, et finalement vers la Chine.  Avec l'achèvement de ce projet majeur, la Chine aura pour la première fois garanti une source d'énergie importée non vulnérable aux porte-avions US porteurs de groupes de batailles, comme c’est le cas pour les livraisons actuelles du pétrole du Golfe Persique et du Soudan.

Avant d'ouvrir le nouveau pipeline, la Chine importait seulement 25 000 barils par jour du Kazakhstan.  Quand le lien entre Kenkiyak et Kumkol sera achevé, l'infrastructure existante reliant le proche Caspien avec la partie inaugurée le 15 décembre, le projet pompera 1 million de barils par jour. Ce sera environ 15% des besoins en pétrole brut de la Chine.

La Chine projette ensuite de se brancher sur la production des douzaines d'emplacements kazakhs qu'elle a acquis durant plusieurs années dans le passé.  C'est un pétrole qui s’achemine actuellement vers l'ouest, ou au nord à travers la Russie.



Beijing préfère toujours la couleur 'rouge '

Beijing a également étudié le soutien de Washington à la série de changements de régimes à travers l'Asie centrale et les « révolutions de couleur » de Géorgie à l'Ukraine, et plus récemment au Kirghizstan [penser aussi à la pression européenne contre l’élection pro-russe de Biélorussie en avril 2006], et a évidemment décidé d’écraser dans l’œuf  tout effort semblable d'organisations non gouvernementales [ONG] en Chine, ou dans les secteurs stratégiques de la sécurité à long terme de l'énergie chinoise.  

La révolution des « tulipes » du Kirghizstan en juillet passé a ébranlé les tocsins de Beijing. Le possible pipeline chinois reliant le Kazakhstan, le Turkménistan, l’Iran, et ou la Russie serait clairement menacé par l’anneau des nouveaux voisins pro-Organisation Traité Atlantique Nord [OTAN] et les états entre l’ouest de la Chine et ses potentielles sources de pétrole.  L’alarme a conduit à des liens plus chaudes entre Karimov de l'Ouzbékistan et Beijing ces derniers mois, aussi bien qu'à une invitation du Président biélorusse attaché à Moscou, Yuri Lukashenko.

Le journal « Washington Foreign Policy » a publié un article court d’un dissident chinois manifeste dans son édition d'octobre.  L'article, intitulé, « Mesures énergiques de la Chine aux couleurs codées », vaut d’être cité :

Dans les halls du pouvoir de Chine, la chute des régimes autoritaires post-soviétiques a dressé le spectre inconfortable d'un soulèvement populaire chinois.  Selon le Open magazine basé à Hong Kong, un rapport de Hu Jintao, le Président chinois, intitulé « Combattre la guerre des gens sans canon fumant », guide l'offensive de la « contre-révolution » du Parti Communiste chinois.  Le rapport, diffusé à l'intérieur du Parti, décrit une série de mesures visant à tuer dans l’œuf une potentielle « révolution de couleur » chinoise.

Apparemment, quelques Chinois l'appellent « La Bataille des Deux Georges » - George Bush et le financier mondial George Soros.  La pièce de Politique Etrangère continue :

Peut-être le signe le plus percutant de la Chine a été son mesures énergiques sur les ONG. Beijing croit que les organismes internationaux, en particulier les ONG de conseils, ont agi comme « mains noires » de Washington derrière les récents changements de régimes en Asie Centrale. Une récente publication d’un journal du Département de la Propagande du Parti Communiste, sortant deux fois par semaine, se référant au budget de un million de dollars annuels « Pour la démocratisation mondiale » de Washington, a identifié des ONG telles que la « International Republican Institute », la « National Endowment for Democracy » (NED), la « US Institute of Peace » et la  « Open Society Institute », comme des organisations qui « lavent le cerveau » des populations locales et entraînent l’opposition politique.

En août dernier, avant une visite du haut commissaire pour des droits de l'homme de l'ONU, la police chinoise a fait une descente au siège de « Empowerment and Rights Institute », un groupe des droits de l'homme soutenu par la NED. Un nouveau règlement offrant plus de liberté aux ONG a été initialement prévu à la fin de cette année. Pas plus.  Le Ministère des Affaires Civiles a maintenant cessé le traitement d’inscription des inscriptions, gelant efficacement les opérations de beaucoup de groupes. A la place, les seuls bureaux gouvernementaux portant intérêt aux ONG sont l'Agence de Sécurité Nationale (la police secrète chinoise) et la Force Publique de Sécurité.

Toutes les deux ont lancé des enquêtes dans les ONG locales. Quelques directeurs hauts placés chinois travaillant pour des ONG internationales ont été rappelés pour « des entretiens privés » avec les autorités, bien qu'aucune arrestation ou détention n'ait été rapportée. Quelques bureaux d’ONG ont clairement montré des fonctionnaires de sécurité démasqués dans un effort clandestinement pour dénicher des informations sur le personnel étranger et les organismes. Des groupes environnementaux ont été choisis pour une énorme enquête gouvernementale, très probablement parce qu'ils ont irrité les puissantes agences en lançant avec succès des discussions publiques sur des questions controversées, telles que la nourriture génétiquement modifiée et les énormes projets de barrages, et parce que seulement 10% environ des groupes verts sont actuellement enregistrés légalement.

En attendant, Beijing a commissionné des chercheurs de plusieurs académies provinciales des sciences sociales pour étudier l’activité des ONG en Chine. Les publications des ONG, comme les annuaires, ont connu de manière inattendue de fortes ventes ces derniers mois, comme elles devenaient sans aucun doute de pratiques outils d'étude. De même, des experts ont été expédiés en Asie Centrale pour étudier comment ces couleurs des révolutions jaillissent en premier des racines. Lors de la réunion du 19 mai du Politburo, les administrateurs supérieurs de l'Académie Chinoise des Sciences Sociales, où les fonds de recherche étrangers sont en général bien admis, ont rappelé « la lutte intense et compliquée dans le domaine idéologique du nouveau millénaire ».  En d'autres termes, faites attention au sujet des implications politiques de votre recherche.

Selon des sources de Beijing, les décisions finales de la position gouvernementale sur les ONG seront prises lors d'une réunion en novembre au Conseil d'Etat, le corps exécutif le plus haut de Chine.  Aussi longtemps que les nuages des révolutions colorées planeront au-dessus de l'Asie Centrale - certains, par exemple, attendent des orages en Biélorussie [ce qui se confirme aujourd’hui] - le gouvernement chinois restera en haute alerte...  Les mouvements de Beijing contre les communautés d’ONG du pays sont en grande partie inaperçue à l’extérieur de la Chine. Si la communauté internationale veut une Chine ouverte et démocratique, elle devrait plus prêter attention à la survie et à la croissance des établissements libéraux chinois. Autrement, le pays est destiné à conserver la même nuance de rouge.



Beijing-Téhéran-Moscou

Fin 2004, Beijing a signé un accord énergétique de 70 milliards de dollars avec Téhéran, la plus grande donne à ce jour sur l’énergie avec la compagnie chinoise « Organization of Petroleum Exporting Countries ». Le consortium Sinopec de Chine a non seulement accepté d'acheter 250 millions de tonnes de GNL [Gaz Naturel Liquéfié] sur 30 ans à l’Iran, mais aussi de développer le champ géant de Yadavaran. Cet accord a couvert le développement complet par Sinopec du gisement géant de gaz de Yadavaran, la construction pétrochimique en rapport et l'industrie du gaz incluant les pipelines.

En tant qu'élément de l'énorme accord économique de coopération Iran-Chine, NORINCO, la compagnie de construction militaire gérée par l'Etat de Chine, étendra le souterrain du Métro de Téhéran.

Une deuxième phase dans la coopération énergétique stratégique Iran-Chine impliquera de construire un pipeline en Iran pour prendre le pétrole à quelques 386 kilomètres à la Mer Caspienne, en le raccordant au pipeline prévu de Chine au Kazakhstan.

A la signature de l'affaire, le ministre du pétrole d'Iran a annoncé que Téhéran voudrait voir la Chine remplacer le Japon en tant que plus grand importateur du pétrole iranien.  On estime que l'Iran possède les réserves de gaz naturel les plus grandes du monde, en second après la Russie. L'Iran est un lieu d'importance stratégique énorme pour la Chine, le Japon, la Russie, l'union européenne, et pour toutes ces raisons, aussi pour Washington.

L’Iran approvisionne environ 14% des besoins en pétrole de la Chine. Avec la Russie, la Chine a été impliquée dans les dernières années 90 en fournissant de la technologie nucléaire à Téhéran. En 1997, Beijing, sous la pression de Washington, a nominalement accepté d'arrêter les expéditions apparentées au nucléair en Iran, mais les flux vont continuer car la relation de l'Iran est stratégique et critique pour la sécurité énergétique de Chine.

La Chine, un membre permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU, a appelé à maintes reprises pour que la question du développement nucléaire iranien soit traité par l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA). Mohamed ElBaradei, le chef de l'AIEA, récompensé Prix Nobel de la Paix, a gagné l'hostilité des faucons de guerre de Washington pour ses déclarations ouvertes sur le manque d'évidence en Irak et maintenant sur les possibilités de bombe atomique iraniennes.

Etant donné le caractère précipitée de l'administration Bush pour la guerre d’Irak en 2003, où la Chine avait un enjeu majeur dans le développement pétrolier, et les blocages US suivants d'autres tentatives chinoises pour essayer de garantir son indépendance énergétique, y compris Unocal, ce n’est pas une surprise que Beijing prenne des mesures extraordinaires pour garantir son approvisionnement à long terme en pétrole et en gaz.

L'énergie est le talon d'Achilles de la croissance économique de la Chine. Beijing sait trop bien cela. Ainsi va Washington. Une décision de Washington de prendre des mesures militaires contre l'Iran maintenant emmènera une beaucoup plus large distribution d’acteurs dans la mêlée qu’en Iraq.



Source : http://www.engdahl.o...eopolitics.html

#2 petrus

petrus

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Posté 20 avril 2006 à 13:56

La prose en langue de bois du poète Hu Jintao en visite aux USA


Légende :


- Texte en langue de bois
- Traduction de Pétrus en langage clair



Hu Jintao : "La Chine suivra la voie du développement pacifique"
Hu Jintao : "La Chine s’épanouira dans son domaine privé, le Pacifique"


2006-04-20 10:22:04

SEATTLE (Etats-Unis), 19 avril (XINHUA) -- Le président chinois Hu Jintao, en visite aux Etats-Unis, a déclaré mercredi que la Chine suivra sans faille la voie du développement pacifique.
Le président chinois Hu Jintao visite ses futures annexes dans le Pacifique, avant celles de l’Atlantique, de la Méditerranée, …

M. Hu a fait cette remarque dans une allocution adressée à des experts et intellectuels chinois et américains rassemblés à Seattle, une ville portuaire du nord-ouest américain, pour un séminaire sur le développement pacifique de la Chine et l'avenir des relations sino-américaines.
Ici, il semble que M. Hu insinue que la ville de Seattle sera au sud-ouest de la future frontière sino-américaines, tout cela noyé dans le fatras diplomatique.

Une connaissance véritable de l'option chinoise pour le développement pacifique est vitale pour une compréhension profonde des orientations du développement ultérieur de la Chine et une persistance dans les intérêts stratégiques communs sino-américains et dans les efforts en vue d'un développement sain et régulier des relations sino-américaines, a expliqué M. Hu.
Il faut bien délimiter le terrain de jeu américain et chinois, à la surface sainement proportionnés au nombre respectif d’habitants, pour ne pas en venir à d’irrégulières relations sino-américaines, a expliqué M. Hu.

Le président chinois a indiqué que la Chine avait adopté la voie du développement pacifique conformément à ses conditions nationales, à son patrimoine historique et culturel ainsi qu'à la tendance actuelle.
Etant proche de la zone Pacifique, il est normal que la Chine y étale ses doigts de pieds en éventail, indique le président chinois.

"En portant haut levée la bannière de la paix, du développement et de la coopération, nous adhérons fermement à une politique étrangère indépendante de paix, suivant la voie du développement pacifique et adoptons une stratégie gagnant-gagnant mutuellement avantageuse d'ouverture vers le reste du monde", a-t-il lancé.
"Les buts de paix et de coopération américains étant inaccessibles, notre politique d'ouverture vers le reste du monde sera indépendante et maintenue dans la paix par la crainte mutuelle de nos armes stratégiques", a-t-il lancé.

La Chine recherchera, non seulement un environnement international pacifique pour son développement, mais encore promouvra également la paix mondiale à travers son développement, a ajouté le président chinois.
Le président chinois confirme la bonne volonté de la Chine qui va pacifier le Pacifique, l’Atlantique, la Baltique, la Mer Rouge, la Mer Blanche, la Méditerranée, …

Un pays qui se développe de manière pacifique sera une force majeure pour promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité dans la région Asie-Pacifique et dans le monde, a estimé M. Hu, soulignant que le développement pacifique de la Chine créera un espace élargi pour la coopération entre la Chine et les Etats-Unis et offrira une opportunité historique pour le développement des relations sino-américaines.
En noyant le poisson pour ne pas faire trop bref, M. Hu confirme que la ville de Seattle, sera bientôt au sud-ouest de la future frontière sino-américaines [Pourquoi au sud-ouest ? Le Canada serait-il trop froid pour M. Hu ?].

Compte tenu de l'actuelle situation internationale, l'importance des relations sino-américaines a augmenté au lieu de s'affaiblir, leurs intérêts stratégiques communs se sont accrus au lieu de se réduire, et l'espace pour la coopération bilatérale s'est élargi au lieu de se rétrécir, a ajouté le président chinois.
[Là ça devient grave !] Compte tenu de l'actuelle agression américaine internationale, l'importance des désaccords sino-américaines a augmenté au lieu de s'affaiblir, les intérêts stratégiques de l’un empiétant sur ceux de l’autre se sont accrus au lieu de se réduire, et l'espace pour la confrontation bilatérale s'est élargi au lieu de se rétrécir, a ajouté le président chinois.

Grâce aux efforts conjugués des deux parties, le développement des relations sino-américaines a maintenu un élan stable au cours de ces dernières années, bénéficiant aux deux pays et aux deux peuples et promouvant aussi la paix et le développement dans la région Asie-Pacifique et dans le monde entier, a-t-il relevé.
Malgré les efforts [de l’OMC] pour anéantir les deux parties, le développement des relations sino-américaines s’est maintenu stable au cours de ces dernières années, bénéficiant exclusivement au peuple [chinois] et promouvant aussi la haine et la faillite dans la région hors Asie-Pacifique, c’est-à-dire dans les restes du monde, a-t-il relevé.

Selon M. Hu, l'intelligentsia des deux pays a un grand rôle à jouer dans le renforcement des relations bilatérales.
Selon M. Hu, l'intelligentsia chinoise a un grand rôle à jouer contre la crétinerie dans le renforcement des relations bilatérales.

Il espère que les cerveaux des deux parties continueront d'apporter des contributions au développement des relations de coopération constructives entre les deux pays.
Il espère que les cerveaux des deux parties continueront à jouer leur rôle respectif pour le développement des relations de coopération constructives entre les deux pays [très fine déclaration dans le contexte actuel ! Cela veut dire que Hu souhaite continuer à planer haut tandis que Bush s’adonne à la masturbation bigote].

Hu Jintao est arrivé à Seattle tôt mardi afin d'effectuer sa première visite d'Etat aux Etats-Unis. Seattle est la première étape de sa visite de quatre jours dans ce pays, visite qui prendra fin vendredi.
Hu Jintao est arrivé à Seattle tôt mardi afin d'effectuer sa première revue du bétail étasunien. Seattle est la première étape de sa visite de quatre jours dans ses dépendances, visite qui prendra fin vendredi.

Les Etats-Unis constituent la première étape de la tournée de M. Hu dans cinq pays qui le conduira également en Arabie Saoudite, au Maroc, au Nigeria et au Kenya. Fin
Gulp ! Gasp ! Tout ça ! Mais il va nous piquer tout notre pétrole.


Je vous ment pas, c’est là : http://www.french.xi...tent_243472.htm

Ce message a été modifié par petrus - 20 avril 2006 à 14:23.


#3 Horbiger

Horbiger

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Posté 20 avril 2006 à 14:16

Une version cinéma de la géopolitique avec les acteurs americano-sino-iranien est très bien traduite dans le film Syriana.

#4 Daman

Daman

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Posté 20 avril 2006 à 14:47

Je ne retrouve pas l'histoire des doigts de pieds ni celle de Seattle, ville chinoise ... Aurais-je mal lu ?

C'est Condoleeza qui a traduit le discours ?
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#5 petrus

petrus

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Posté 20 avril 2006 à 15:46

Daman, le Jeudi 20 Avril 2006 à 14h27, dit :

Je ne retrouve pas l'histoire des doigts de pieds ni celle de Seattle, ville chinoise ... Aurais-je mal lu ?

C'est Condoleeza qui a traduit le discours ?
Comme actuellement Seattle est au sud-ouest de la frontière Canada-USA, ceci : Ici, il semble que M. Hu insinue que la ville de Seattle sera au sud-ouest de la future frontière sino-américaines, tout cela noyé dans le fatras diplomatique ne voudrait-il pas dire les chinois, selon M. Hu bien sûr, habiteront bientôt l'Amérique et que les américains iront au Canada ?

Pour les doigts de pieds en éventail, ce sont ceux de Condoleeza Rice pendant qu'à hue et à dia elle dictait le discours à Hu :D

#6 petrus

petrus

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Posté 27 avril 2006 à 17:43

Frappons l’Iran, regardons tomber le Pakistan et la Turquie

John Stanton
Le 24 avril 2006

Image IPB
Que pense Bush au sujet de l’Iran ? [Ah ! Il pense !?]



« Notre société est mue par des aliénées pour des objectifs aliénés. Je pense que nous sommes animés par des déments à des fins démentes, et qu’en formulant ceci je m’expose à être catalogué fou. C'est ce qui est démentiel à ce propos. » John Lennon


Au moment même où il semblait peu probable que les événements internes et internationaux se déploieraient pour mettre à l’épreuve un gouvernement US déjà incompétent, se présente l'accélération du mouvement pour détruire l'Iran. Cet effort a été bien documenté au cours de ces dernières années, dans une masse d'articles et de déclarations de principes des habituels suspects dans les médias, les groupes d’experts, et Internet. Ce qui est absent dans cette couverture, quoique, c’est la compréhension des conséquences d'une telle action, ou la gestion des conséquence dans le langage du Pentagone. Le plus pitoyable dans cette discussion vient de la connaissance que la majorité des américains réclament l'action militaire – depuis toutes les strates de la société – comme s’ils commandaient en passant une pizza à Dominoes. En prenant juste le téléphone cellulaire et, tout en salivant, commandaient une guerre iranienne spéciale. Adossez-vous et appréciez la pizza tout en observant la guerre à la télévision et dans les horribles vidéos sur Internet. Oooo..Ahhh, regardez ce Specter Gunship [hélicoptère de combat] au travail !  Whoa ! Regardez ces morceaux de corps volant autour. Passez-moi un autre morceau de pizza !

Cette attitude indique une société en faillite intellectuelle. Est-ce que quelqu’un pense aux USA ? Une attaque sur l'Iran aurait comme conséquence des milliers de victimes pour les USA et le personnel militaire iranien, dont la plupart sont des jeunes.  Les victimes civiles seraient par milliers. L'effet multiplicateur d'une telle action causerait une réaction en chaîne d’événements qui se développeraient en spirale hors de contrôle. Sans le pays, ou groupe de pays, capable de désamorcer un tel conflit – sauf la Russie et la Chine - une guerre mondiale pourrait s'ensuivre.  Certainement, le gouvernement US n'est pas en position de faire face aux retombées radioactives, en particulier s'il déploie et utilise les armes nucléaires tactiques.  Pour des commentaire raisonnable en la matière, on doit compter sur les commentaires lucides de Martin Van Crevald plus que sur ceux d’Israël.  Sa pièce intitulée « Vers l'avant », Sait Pourquoi ne pas Bombarder l'Iran est Moitié de la Bataille (forward.com) devrait gaver les tenants de l’invasion iranienne.


Selon un bulletin de Reuters du 20 avril 2006, la Turquie a augmenté de 40 000 la présence de ses troupe au sud-est de la Turquie à dominance kurde, portant le total à 290 000.  Le gouvernement turc a entrepris cette démarche parce que le gouvernement kurde, soutenu par les américains au nord de l’Iraq / Kurdistan, est susceptible d’alimenter le « Kurdistan Workers Party » (PPK) en bras et renseignement sur les mouvements militaires turcs à Hakkari, Van, Sirnak et d'autres villes principales du pays.  Il est probable que les insurgés en Irak ont formé le PPK à une tactique extrêmement réussie contre les forces US en Irak.  La Turquie a été impitoyable dans l’oppression kurdes, comme Saddam Hussein l’était, et cette pratique, selon le Congrès National kurde (kncna.org), continue à ce jour avec la police secrète de l'armée turque, la Jitem, terrorisant la population kurde.  Reliefweb.net, rapporte que la langue kurde n'a pas été légalisée avant 1991 et que le gouvernement turc s'était engagé dans des déplacements forcés jusqu’en 2002, disloquant les concentrations des 20 millions de kurdes résidant en Turquie.  Les communiqués séparatistes kurdes ou le pourparler pour reconnaître le Génocide Arménien provoque certains moments difficiles dans les prisons turques.

Le gouvernement turc s'est fréquemment plaint au sujet de la duplicité du gouvernement US quand il joue ses cartes kurdes.  Les USA sont en grande partie restés loin de la bataille turque contre ses kurdes tout en soutenant activement les groupes kurdes en Iran et en Syrie avec des fonds et des bras.  La création du Kurdistan au nord de l’Irak a fâché les dirigeants turcs. Quand aux visites de Condoleezza Rice aux fonctionnaires turcs en avril, ces sujets sont sûrs d'être des matières à discussions.

Pendant ce temps en Iran, il y a approximativement quatre millions de kurdes qui ont souffert un destin semblable à celui de leurs compatriotes turcs.  Les kurdes en Iran sont partagés sur le type de révolte qu'ils veulent mener. Un groupe, qui a formé en janvier 2006 le Front Uni Kurde, veut travailler dans le système iranien pour obtenir l'égalité des droits. Il reçoit probablement des fonds du gouvernement US par l'intermédiaire du KNC et d'autres débouchés. Un groupe insurgé kurde connu sous le nom de Pejak -- soutenu par le gouvernement US et travaillant avec les forces US et les agences de renseignement spéciales sur le terrain -- plaide pour le renversement violent du gouvernement islamique iranien.


Le retour en Turquie des kurdes n’est pas le seul problème. Il y a les accusations des adversaires du Président turc Recep Ergodan comme quoi la Turquie devient un théocratie. Faisant face à l’élection de 2007, la dernière chose dont Ergodan a besoins est d’être perçu comme un islamiste radical, encourant la colère des adversaires soutenus par les militaires turcs, c’est-à-dire les militaires US. Le World Peace Herald, wpherald.com, a rapporté une histoire intitulée, « Premier Ministre Turc Lié aux Forces Islamiques ». « En des échanges verbaux de plus en plus amers avec le Président Ahmet Necdet Sezer, M. Erdogan a rejeté l’accusation qu'il emmène le système séculaire de la Turquie vers le fondamentalisme islamique.  Le dernier flanc de M. Sezer était un rapport à l'académie de guerre, selon lequel 'le fondamentalisme religieux avait atteint des proportions dramatiques.  Le fondamentalisme islamique essayant d'infiltrer la politique, l’éducation et l'état, il érode systématiquement les valeurs... ' »

Ainsi, comme les bombes volent au-dessus de l'Iran, les kurdes serait susceptible de saisir la chance et de combattre pour la reconnaissance d’un état kurde qui empiète sur des parties de la Turquie, de l'Iran, de la Syrie et de l'Irak actuels ( http://www.kncna.org/docs/map.asp ). Ce n'est pas un de la carte rêvée. Le KNC assis par les américains plaide publiquement pour le Kurdistan Libre Uni. Un jour, il y aura un état kurde. Cela pourrait être fait d'une façon non-violente plutôt que le résultat d’une aventure militaire malencontreuse contre l'Iran. Finalement, une invasion de ce pays impliquera probablement des capitaux turcs d'une quelconque nature.  Comme membre de l'OTAN, la Turquie abrite des armes nucléaires tactiques et, comme rapportées par Ramin Jahanbegloo dans le Daily Star, « La participation de la Turquie à une opération militaire américano-israélienne est aussi un facteur concernant l'Iran, résultant d’un accord conclu entre la Turquie et Israël. »

L’Asie Centrale et le Moyen-Orient deviendront un bain de sang une minute après l’attaque de l’Iran.


Au Pakistan, les USA ont leur gâteau qu’ils mangent aussi. Des armes et la technologie US sont utilisées par à la dictature pakistanaise du Président Musharraf pour supprimer une révolte pour l'indépendance par le peuple du Baluchistan ( http://www.bdd.sdnpk.org ), qui était aussi la zone des essais nucléaires du Pakistan en 1998, une province riches en énergie.  Les Etats-Unis placent aussi des groupes insurgés anti-pakistanais au Baluchistan afin d'infiltrer les opérations de drogue, le marché noir de l’armement nucléaire, les restes talibans, et les groupes islamiques de résistance variés, comme Al Qa'da, qui ont élu résidence dans l’arrière-pays du Baluchistan. Le rapport sur le Pakistan en 2004, du Département d'Etat US, était exubérant dans son éloge pour le Pakistan, disant que c'était l'allié principal dans la Longue Guerre contre le Terrorisme et que le Pakistan a ses affaires internes sous contrôle. Pourtant la situation sur le terrain est tout à fait différente

En février 2006, une pièce rapportée par sindhtoday.net/bs.htm avait le titre suivant : « Gaz Chimique, Gunship Copters Utilisé Contre Le Peuple Baluch ».  « Le Baluchistan, la province la plus grande et riche en ressources de la République islamique du Pakistan, a récemment subi un autre bain de sang dans lequel beaucoup de gens innocents ont péri dans l’action de l'armée pakistanais. Aftab Sherpao, le ministre de l’Intérieur pakistanais, a demandé qu'aucun enfant ou femme ne soit tué dans la récente opération, mais les photographies diffusées prouvent que beaucoup d'enfants innocents ont été brutalement tués dans le bombardement, pourtant ils ne peuvent pas être désignés comme des terroristes. »

Le Pakistan étouffe les nouvelles sur la gravité de son combat contre les baluchs.  Le nombre de tués dans l'action, que son armée a subi pour combattre la révolte baluch, est bien plus de 100 avec des milliers de blessés.  Ces soldats sont décrits par Musharraf comme des victimes du combat contre le terrorisme étranger, alors qu’en fait cela s’apparente à une guerre civile : Les baluchs combattent pour l'indépendance.

India Monitor a rapporté en janvier 2006 que le « Sénateur baluch Sanaullah, un membre influent du Parti National du Baluchistan qui sait se faire entendre... a dit que si les conditions continuaient à être oppressives pour les habitants de sa province, nous n'aurons aucune option autre que d’user de notre droit national à l'autodétermination pour un état séparé... Aujourd'hui chaque baluch sait que le Pakistan est un état viable uniquement grâce au Baluchistan... Pointant les ressources naturelles et l'importance stratégique de la province dans la région, il a dit que la révolution de l'information avait rendu le monde très petit, et aujourd'hui le peuple baluch, qui  ne pouvaient plus être dupées, demandait ses droits. »  (La dynamique du Cachemire, qui menace la stabilité du Pakistan, est en dehors de la portée de cet article).


Pendant que l'Iran est pilonné par des attaques aériennes US, et que les kurdes entreprennent leurs démarches, que feront les baluchs ? Comment les groupes rebelles comme Al Qa'da ils répondront-ils ?  Se rallieront-ils à leurs camarades iraniens ? Les militaires pakistanais useront-ils de bombes nucléaires tactique pour éliminer tous ses problèmes au Baluchistan ? Quelle sera la réaction de l'Inde ? Que feront le Turkménistan et le reste des « Pays-stans » ? L'Arménie prendra-t-elle le parti des kurdes turc ? Comment les troupes US en Irak prendront-elles en main les retombées radioactives ?

Dans un autre exemple d'incompétence astronomique, l'affaire indo-américaine de coopération nucléaire amenée par le Président Bush au Premier Ministre Singh en mars passé était supposé être le signal que les USA sont tout-puissants pour la Russie et la Chine. Les USA n'ont apparemment eu aucune pensée sur ce qu’une affaire avec un pays qui a refusé de signer le Traité Nucléaire de non-Prolifération pouvait créer.  Le Pakistan s'est voué à augmenter ses possibilités d'armement nucléaire. La Chine a offert de construire des réacteurs pour le Pakistan et peut bricoler avec la prospérité de l'Amérique par l'intermédiaire de la manipulation de devise. Des forces nucléaires russes sont améliorées. L'Arabie Saoudite est présumée avoir les bombes nucléaires tactiques achetées et commence ses propres possibilités nucléaires commerciales et militaires. En Amérique du Sud, le Brésil a poussé la production de ses capacités nucléaires et il n’autorisera pas d’inspecteur dans certaines installations de bombes nucléaires. Et il n’y a aucun doute que le Venezuela développera un programme de bombes nucléaires ou, comme l'Arabie Saoudite, achètera juste des armes toutes faites au marché noir.


Vous dites que vous voulez une révolution

Des facteurs nationaux US doivent être ajoutés à ce mélange déjà explosif.  La révolte Rouge, Blanche et Bleue, des généraux militaires retraités US tels que Gregory Newbold et Anthony Zinni, mise en exécution dans les principaux médias US est fascinante. Leur appel pour la démission du Secrétaire de la Défense, Donald Rumsfeld, sans précédent dans l'histoire américaine en temps de guerre, indique que la seule opposition crédible à une direction civile folle est dans la grande corporation militaire. Car l’autre Parti, appelée Démocrate, fait partie du problème et non de la solution. Quant au Président Bush ; il se décarcasse à exécuter ce que lui disent Cheney et Rumsfeld.


Notons que les généraux sont acteurs principaux de sociétés d'investissement comme Globesecnine (Newbold est co-fondateur de Globesecnine.com) et Anthony Zinni est membre du conseil de Veritas Capital (avec d'anciens chefs militaires US). Les assistants de Wall Street financent ces groupes et ils ont pu calculer, en définitive, que Rumsfeld est mauvais pour les militaires et les affaires (Lire Jeffrey St Clair de counterpunch.org pour plus sur ce rapport).  Des agences de renseignement US comme la CIA sont toujours impliquées ouvertement ou secrètement dans les affaires commerciales en placements/actions, et probablement ont des participations dans ces sociétés de placements. Ils disent quelque chose de trop : la vengeance est douce.

Avec la rébellion dans les rangs militaires et corporatifs, et le potentiel pour plus d'actes d'accusation des initiés de l'administration Bush (Karl Rove ?), et dans le cas de la CIA, Valerie Plame/Joe Wilson, on doit se demander comment il serait possible à ce groupe de gens de gérer les réalités du jour d’après l’assaut sur l’Iran.

Les USA fonctionnent comme si elle était vraiment une superpuissance incontestée.  Quel genre de superpuissance a la pauvreté croissante, de sans logis, de chômage, et ne peut même reconstruire l’une de ses premières villes - la Nouvelle-Orléans - après un ouragan ? Quel genre de superpuissance refuse de faire des concessions, pour négocier, et qui traite les autres nations comme la Chine et la Russie comme des entités inférieures ? Quelle nation est le tigre de papier maintenant ? Il n’aurait jamais dû en être ainsi.

Alors, que se passe-t-il avec l'Iran ? La simple réponse, en deux parties, à toute cette folie est de diriger la matière iranienne au-dessus de l'Organisation de Coopération de Shanghaï (SCO), une coalition de sécurité, comme l’OTAN, menée par la Chine et la Russie. L'Iran deviendra bientôt membre de ce groupe de toute façon.  Laissons le SCO contrôler Iran, comme il construit ses capacités nucléaires commerciales et militaires. L'Iran veut être acteur clé de l'énergie dans une région qu'il sait être dominée par la Russie et la Chine. Les USA veulent que l'or noir aille à l'Ouest en contrôlant la géopolitique de l'Asie centrale. Cela n’arrivera jamais. Il est inévitable que les kurdes et les baluchs auront leur état indépendant, les iraniens et les brésiliens auront leur puissance/armes nucléaires, les chinois auront leur autorité, les russes reviendront sur la scène mondiale, et les palestiniens auront une surprise agréable un jour.


Deuxièmement, négocions.  Plus que jamais, les USA ont besoin de retourner à la table de négociation. Peut-être quelque grand cerveau là dehors devrait lire le NSC-68, Sec IX, écrit en 1950 et conçu pour traiter l'ancienne Union soviétique.  « Les pays libres doivent toujours, donc, être préparés pour négocier et doivent être prêts à prendre l’initiative à temps en cherchant la négociation.  Ils doivent développer une position de négociation qui définit les questions, les étapes et les limites, sur lesquelles elles se prépareront à adhérer aux accords...  Les conditions doivent être justes aux vues de l'opinion populaire...  Ceci signifie qu'elles doivent être cohérentes avec un programme positif pour la paix – en harmonie avec la charte des Nations Unies et en prévoyant, au minimum, le contrôle efficace de tous les armements par les Nations Unies ou une organisation héritière. »

Parlons ? Négocions ? Pourquoi pas le SCO ?

Quelle pensée aliénée.


John Stanton habite en Virginie. Il est spécialiste en Sécurité Nationale et sujets politiques, auteur de « Un Pouvoir Mais Non Super », et coauteur du « Cauchemar de l'Amérique ». Adresse internet : cioran123@yahoo.com


Tête du source : http://english.pravd...ts/79463-iran-0

#7 petrus

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Posté 15 mai 2006 à 12:07

Cette information ne touche qu'indirectement l'Asie Centrale, sujet de ce topic, car il s'agit d'un accord Russo/Allemand.

Il s'agit de la construction d'un gazoduc entre la Russie et l'Allemagne sous la Baltique.

Ce projet fache la Pologne qui est tenue à l'écart.
Le source est protégé : http://www.russie.ne...46.464c3d0z.php

Un lien de plus entre pays qui affaiblit les USA :D

#8 Ayim

Ayim

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Posté 15 mai 2006 à 13:00

petrus, le Lundi 15 Mai 2006 à 12h07, dit :

Cette information ne touche qu'indirectement l'Asie Centrale, sujet de ce topic, car il s'agit d'un accord Russo/Allemand.

Il s'agit de la construction d'un gazoduc entre la Russie et l'Allemagne sous la Baltique.

Ce projet fache la Pologne qui est tenue à l'écart.
Le source est protégé : http://www.russie.ne...46.464c3d0z.php

Un lien de plus entre pays qui affaiblit les USA :D
A noté que cet accord avait d'abord été signé sous le mandat de Gerard Shroëder dont il est l'initiateur avec Putin.

D'ailleur en ce moment c'est lui qui préside ce projet en Allemagne, et à mon avis la condition d'alliance de son parti avec Angela Merkel etait le maintient de ce projet entre l'Allemagne et la Russie.

C'est pour ca qu'après la nomination de la Chancelière les néo-cons grincaient toujours des dents(puisque leur dauphine Angela a les mains lié :D )

:guerrier:

Ce message a été modifié par Ayim - 15 mai 2006 à 13:01.


#9 petrus

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Posté 18 mai 2006 à 09:20

Un parlementaire russe propose d'admettre l'Iran à l'OCS

MOSCOU, 17 mai - RIA Novosti. Le vice-président de la Douma d'Etat Vladimir Jirinovski propose d'admettre l'Iran à l'Organisation de Coopération de Shanghai.

"L'Iran veut être admis à l'OCS. Il faut y contribuer. Ceci renforcera l'OCS et assurera la sécurité de l'Iran", a déclaré mercredi M. Jirinovski, leader du Parti libéral-démocrate, lors d'une séance de la Douma.

Toute mesure politico-morale est importante pour la protection de l'Iran, selon le parlementaire.

A l'heure actuelle, l'Iran a le statut d'observateur à l'OSC.


Ria-Novosti

Trouvé ici : http://www.alterinfo...&id=&idnl=11695

#10 Angel Of Death

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Posté 18 mai 2006 à 09:56

Jirinovski ? C'est bien le néo nazi qui fait tout pour créer l'axe germano-russe d'extrême droite non ? :o
« Désirer avec indifférence, c’est l’essence même du jeu. »
Henry de Montherlant

« La justice n'est que le rêve imbécile de quelques hommes. L'injustice est la volonté même de Dieu. »
Anatole France

#11 Gintonik

Gintonik

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Posté 25 juin 2006 à 13:58

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Coup de théâtre à la veille du G8
La Russie et l’Iran jettent les bases d’une nouvelle donne énergétique mondiale

par Igor Tomberg
23 juin 2006

À la veille du sommet du G8 à Saint-Petersbourg qui débattra de la crise énergétique mondiale, les cartes semblent changer de main. En marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, les deux plus importants producteurs de gaz du monde, la Russie et l’Iran, ont conclu un accord stratégique qui défend non seulement leurs intérêts communs, mais aussi ceux du Pakistan et de l’Inde et probablement du Turkmenistan et de la Chine. L’avenir économique d’une bonne partie de l’Asie semble assuré au moment où celui des États-Unis et, dans une moindre mesure de l’Europe occidentale, est menacé.

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«Yalta» du gaz en Eurasie. L’accord russo-iranien aboutira à
la répartition des débouchés entre les deux principaux producteurs
mondiaux de gaz narurel: la Russie fournira l’Europe et l’Iran vendra
son gaz à l’Inde et au Pakistan


« Gazprom est prêt à soutenir financièrement et techniquement la construction du gazoduc Iran-Pakistan-Inde. C’est un projet rentable et parfaitement réalisable », a déclaré le 15 juin 2006 le Président russe Vladimir Poutine, en marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Cette initiative a donné le coup d’envoi de sérieux changements sur le marché gazier eurasiatique.  La suite >>>

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Ce message a été modifié par Gintonik - 25 juin 2006 à 14:04.


#12 petrus

petrus

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Posté 26 juin 2006 à 15:42

Gintonik, le Dimanche 25 Juin 2006 à 13h51, dit :

Décidément, il n'y a plus que le Réseau Voltaire qui délivre des informations objectives en France.

Les médias français ont même ignoré les avancées de la dernière réunion à Shanghaï.  :roll:
Ils pédalent sur leur imprimeries la tête dans le sac en pondant la désinformation voulue par les Rothschild.
Mais il faut reconnaître que c’est payant si l'on en juge par l'opinion française sur la Russie. Je pense à l'OPA Mital / Arcelor, qui aux dires des journaleux a été voulue par les actionnaires pour réchapper à la grande catastrophe d'une fusion avec l'aciérie Russe.


petrus, le Samedi 10 Juin 2006 à 14h43, dit :

Texte doublon. Posté aussi dans le topic principal parlant de Zarkawi http://www.onnouscac...ic.php?p=212267
Image IPBJe signale à l'honorable Modo que cet article est antérieur de quelques heures à celui de Persée.

Et qu'il n'a pas, à mon humble avis, à être PNIsé puisque le discours de Zbigniew Brzezinski est révélateur sur la guerre stratégique américaine en Asie Centrale ou ailleurs

Edit modo : étant donné que Persée est le traducteur de SOTT et qu'il l'a posté sur le topic de Zarquawi, il semblait plus adapté que celui posté ici. On peut peut etre laisser l'interview uniquement si elle est essentielle dans ce topic ?