Citation
il ne s'agit pas de vilipender toujours la médecine classique, mais il faudrait être humble et savoir regarder ailleurs ce qui fonctionne et ne pas essayer systématiquement de démolir le travail des autres.
Je suis bien d'accord. Mais tout le monde n'est pas aussi ouvert que toi. Il faut veiller à envisager la médecine autrement, à se remettre en question et à explorer d'autres chemins que ceux enseignés mais de là à rejetter toute la médecine.. comme certains le font.. je ne pense pas non plus que ce soit la solution.
Malgré toutes ses faiblesses et ses nombreuses failles (+/- flagrantes) elle apporte beaucoup à beaucoup de gens. Et je pense que c'est dans l'évolution des thérapeutiques appliquées et proposées par les médecins que les changements doivent s'effectuer.
Ce qui me trouble un peu c'est que la médecine n'a jamais été autant critiquée que depuis qu'elle réussit à guérir des gens (pas tous bien évidemment) et qu'elle prouve par l'expérience que certaines de ses théories se vérifient. Alors qu'il y a quelques années (dizaines ou centaines) les médecins étaient de "véritables savants" nettement moins remis en question (même s'ils l'étaient quand même) alors qu'il y avait davantage à polémiquer (ex: les saignées comme traitement ultime quand le corps ce concevait selon 4 humeurs (bile noire, bile jaune, sang et phlegme). Peut être est-ce du au fait que bcp de gens font des études qui les amènent à plus réfléchir et à critiquer ce qu'on leur dit (ce qui est somme toute naturel et atteste d'une certaine présence d'esprit).
Un point positif est que nous apprenons quand même l'histoire de la médecine depuis la médecine préhistorique (3e au 1er millénaire avt JC, age du bronze : trépanation du néolithique), en passant par la médecine mésopotamienne (Pazouzou, le code d'Hammourabi, les thérapeutiques des akkadiens), la médecine égyptienne (papyrus Ebers, Smith, la relation médecine/magie), la médecine grecque (Socrate, la médecine des temples (avec le culte d'Asclépios), lécole de Cnide), puis P2riclès, l'enseignement d'Hippocarte (corpus), l'époque héllénistique, la médecine grecque à Rome, Galien, Aristote, la médecine du monde arabomusulman, le monde occidental, la médecine médiévale (école de Salerne, l'école scolastique, l'école italienne, la chirurgie), la pensée médicale au XVIIème, puis Laënnec, ainsi l'histoire de la génétique (depuis la théorie cellulaire), celle de la biologie moléculaire, celle des microbes, Pasteur (oui plus d'un va râler là

) etc...
Nous avons quand même un bagage de pensées médicales diverses et variées (avec les applications de miel et de racines dans le vagin pour traiter certaines affection dans la médecine égyptiennet, ou les premieres immobilisation de fracture des akkadiens..) nous ne réfléchissons pas que sur le présent, nous avon appris ce qui s'est passé : la médecin des temples, la magie, leur effets, leurs bénéfices et leurs défauts. Beaucoup se contredisaient déjà et l'évolution des courants de pensées à travers l'Europe et par delà nous amène à réfléchir sur toutes les erreurs commises par le passé et à tenter d'en faire moins (remise en cause de principes de bases révolutionnant la médecine). Mais comme toujours ces grandes révolutions n'arrivent que par quelques hommes, ne blâmez pas tous les médecins de ne pas se pousser à trouver de meilleures voies, tout le monde n'est pas fait pour ça.. mêmesi tout le monde "devrait" se remettre en cause, l'être humain est le même quelque soit son domaine d'activité de plus certains resterons toujours persuadés d'appliquer la bonne méthode. "On ne peut pas plaire à tout le monde".
A tous, amicalement.