Salut Napo,
Au cas où mon point de vue t'intéresse aussi

:
Le fait de demander de l'aide sans rien donner en échange à la personne qui m'aide ne me heurte pas car dans mon esprit, il ne s'agit pas d'un échange donnant-donant, mais d'un partage beaucoup plus vaste.
Ce que je veux dire c'est que je conçois ça comme : aujourd'hui je demande car j'ai besoin, demain je donne car je déborde d'énergie et d'abondance, ce qui importe c'est de donner et de recevoir, mais pour moi ce n'est pas grave si ce n'est pas au même moment, ni avec la même personne que je suis dans l'échange.
Par exemple si je trouve un porte-feuille dans la rue et que je le rapporte à son propriétaire, ce n'est pas pour qu'il me donne quelque chose, mais plutôt avec l'espoir qu'un jour cette personne fasse de même pour quelqu'un d'autre.
J'ai sûrement également l'espoir qu'un jour quelqu'un le fasse pour moi si ça m'arrivait, mais à vrai dire ça m'est déjà arrivé de perdre mon porte-feuille et que personne ne me contacte pour me le rendre, et je continuerai quand meme à ramener ceux que je trouve !
En fait c'est comme des petites graines qu'on sème. Il m'est arrivé qu'une personne se montre incroyablement généreuses avec moi, à une période où j'étais globalement plus en demande qu'en mesure de donner, mais sa générosité a été une grande découverte pour moi. Elle-même me déculpabilisait et me disait de prendre parce que je n'avais pas été habituée à recevoir, alors elle me donnait d'une manière qui me semblait disproportionnée, elle m'a nourrie littéralement (car elle me donnait des cageots de fruits et de légumes) et symboliquement aussi... Et en agissant ainsi avec moi, elle m'a aussi appris cette générosité là.
Bien sûr au quotidien, dans nos relations amicales, la balance s'équilibre généralement d'elle-même. Je peux compter sur des ami-e-s qui peuvent compter sur moi, mais je ne leur en voudrais pas si à un moment donné ils sont moins disponibles, et réciproquement...
Parfois non, il n'y a pas moyen de "payer" la personne, parce qu'on en est en totale incapacité, même si cette incapacité est momentannée. En effet on est alors en situation d'être assisté, mais en fait ce qui compte pour moi c'est que cette situation soit temporaire...
Et dans le fond, même quand il y a moyen de "payer" la personne "aidante", pourquoi ce serait une obligation ? Pourquoi réduire tous nos rapports humains à des rapports marchands ?
Sans compter qu'à mon sens celui qui donne s'y retrouve aussi car il le fait volontairement, c'est donc que ça lui apporte quelque chose : remerciements, bonne image de lui-même, bonne conscience, sentiment d'utilité, mais aussi, ça existe : JOIE de DONNER (ou plus prosaïquement, ça arrive aussi, plaisir de se débaraser d'un truc inutile).
Mais bon, évidemment, si quelqu'un cherche un logement pour les vacances, tu peux bien évidemment lui proposer un gite en posant des conditions.
Patience