1.Films de science-fiction:
Les teasers et les critiques ne sont pas de moi, mais elles me conviennent bien.
Dark City :
Murdoch se réveille amnésique dans une chambre d'hôtel avec un cadavre. Soupçonné de meurtres, il s'enfuit et découvre que la ville est contrôlée par une race d'extra-terrestres. Ceux-ci, chaque nuit "arrêtent" le temps et modifient la ville...
Dark City joue sur un scénario original et bien fait. Les superbes scènes clefs de métamorphose de la ville entrent en effet dans une histoire complexe très habilement menée. Le thème central (le contrôle de la mémoire) pose de nombreuses questions sur la liberté, la réalité, l'identité. En y ajoutant une très bonne mise en scène soutenue par une atmosphère sombre des années 40, on obtient un excellent film. Bien que passé un peu inaperçu lors de sa sortie en salles, il peut déjà être considéré comme indispensable.
Bienvenue à Gattaca :
La majorité des enfants sont conçus par sélection génétique. Il y en reste cependant certain qui sont nés "naturellement", Vincent Freeman en est un. Son rêve est de partir dans l'espace, dans une des fusées qui décollent chaque jour. Mais comme partout, un test génétique permet de détecter les meilleurs, et seuls certains d'entre eux pourront quitter la Terre. Vincent décide alors de se faire passer pour quelqu'un d'autre, en falsifiant les tests.
Ce film nous montre un monde où la sélection génétique est devenue reine. Mais réside un espoir, celui de vincent qui veut arriver à ses fins par tous les moyens.
Ce film est passé presque innapercu lors de sa sortie mais pourtant on est très agréablement surpris. Le message de l'auteur est clair mais il est surtout bien donné: l'interprétation quoiqu'un peu froide (mais n'est-ce pas volontaire dans ces maisons, bureaux sans aucune chaleur ?) est très bonne, la réalisation est réussie et l'histoire prenante. Que demander de plus ?
Soleil Vert :
En l'an 2022, à New York, toute les espèces végétales et animales ont disparu, on ne se nourrit que grâce aux nourritures synthétiques fabriquées par la compagnie Soylent. Le détective Thorn, qui partage son appartement avec un vieillard enquête sur la mort d'un dirigeant de Soylent.
Un sommet de la Science Fiction qui donne une vision totalement pessimiste du 3ème millénaire : la nourriture, le travail, les conditions de vies, tout s'est dégradé. Le film est desservi par une interprétation remarquable, une réalisation sans faille et une fin hors du commun que beaucoup de monde doit déjà connaître.
Une des oeuvres classiques de la science fiction à voir absolument.
Fahrenheit 451 :
451°, c'est la température à laquelle le papier s'enflamme et se consume. Montag est un de ces pompiers chargés de brûler tous les livres parce que lire est interdit. Tous les soirs, il rentre et retrouve sa femme, Linda, devant le mur télévision ; elle prend de pilules pour ne pas être stressé, comme toutes les femmes. Un jour, il rencontre Clarisse, le sosie de Linda qui lui donne envie de lire un livre...
Truffaut fit un passage dans la science-fiction en adaptant le livre de Rey Bradburry, Fahrenheit 451. Le résultat est plutôt bon. On entre dans un monde robotisé où il ne faut pas brusquer les gens, les empêcher de rêver à des choses irréalisables, leur donner leurs pilules anti-stress. Les livres sont donc interdits et la brigade Fahrenheit 451 est chargée de les détruire. Il manque cependant un petit quelque chose qui aurait placé le film un niveau au dessus.
Certains passages restent dans les mémoires comme celui ou les hommes livres récitent tous le livre qu'ils ont appris par coeur ou même la scène où Linda "joue" un rôle avec la télévision sur une histoire complètement inintéressante: Où va-t-on bien pouvoir faire dormir les invités ?
THX 1138 :
L'humanité vit sous terre dépendant d'une autorité qui a proscrit l'amour et exerce un contrôle total sur la vie des hommes. La reproduction s'opère en laboratoire et les individus sont nommés par des numéros de série. Mais un mâle, THX 1138 et une femelle LUH 3417 n'absorbent pas la drogue prescrite et font l'amour. Découverts, Ils tenteront de s'échapper.
Premier film de Georges Lucas, futur créateur de la plus grande épopée de science-fiction, THX 1138 est réalisé après plusieurs courts métrages.
Il crée un climat de tension oppressant avec ses décors sans aucune chaleur, ses personnages aux crânes rasés, vêtus de blouses blanches et sans désir personnel. On arrive donc dans un monde froid où même les nombreux humains présents n'apportent aucune humanité. Les hommes arrivent ainsi à instaurer eux-mêmes la tension du film.
Mais voilà, c'est ce manque de chaleur humaine qui fait qu'on (du moins je) se détache un peu du film, on reste trop loin en simples spectateurs sans vraiment trop s'impliquer. C'est cet effet qui rend le film peut-être un peu long sur certains passages.
THX 1138 est donc un bon film de science-fiction à voir mais où ceux qui veulent y retrouver la Guerre des Etoiles vont s'ennuyer.
2001, A Space Odyssey :
A l'aube de l'humanité, des singes découvrent un Monolithe noir qui leur permet d'évoluer. Plusieurs millions d'années plus tard, le Dr. Floyd va sur la Lune enquêter sur un monolithe trouvé. Celui-ci émet alors un signal. Un vaisseau spatial, le Discovery, part avec à son bord Bowman, Poole, 3 cosmonautes en hibernation et Hal, l'ordinateur de bord en direction de Jupiter.
Je ne pourrai pas mieux vous montrer l'intérêt du film que J. Goimard dans l'Encyclopédie de poche de science-fiction: " Sur ce thème audacieux, Kubrick a offert au public la première superproduction spatiale, des effets spéciaux révolutionnaires et une si audacieuse réussite que ce film, généralement considéré depuis sa sortie comme le plus grand film de science-fiction, est devenu dans un référendum le plus grand film de l'histoire du cinéma." Il faut savoir que dans la science-fiction au grand écran, on parle d'avant et d'après 2001 tellement Kubrick a révolutionné le genre: Effets spéciaux révolutionnaires, interrogations mystiques, thèmes nouveaux (pouvoir de l'ordinateur), scènes mythiques (Le lent ballet des fusées dans l'espace sur des valses de Strauss...), etc...
Brazil :
Dans un monde où règne la paperasserie et la machine, un insecte tombe dans un ordinateur et fait changer le nom du criminel Tuttle en Buttle qui est alors exécuté. Sam Lowry, chargé d'indemniser la famille de Buttle rencontrera par hasard Tuttle et deviendra son ami. De la même façon, la femme idéale dont il rêve toutes les nuits se révèle être la voisine de Buttle.
Terry Gilliam nous offre un film impressionnant par son atmosphère et sa beauté. On se trouve écrasé, étouffé dans cette ville inhumaine et cauchemardesque. On ne ressort pas indifférent de cette histoire agrémentée par beaucoup de petites trouvailles tels les robots ou les routes qui reflètent une société où l'homme travaille et vie comme une machine.
Il s'agit d'un monde loufoque et particulier situé quelque part dans le XXème siècle qui ne plaira peut-être pas à tout le monde. Vous détesterez ou vous adorerez mais il faut que vous le voyiez !
Forbidden Planet :
En 2250, un vaisseau est chargé d'explorer la planète Altaïr IV où une ancienne expédition scientifique ne donnait plus de nouvelle. Arrivés, ils découvrent les deux seuls survivants, le Dr. Moebus et sa fille mais aussi un robot, création du docteur. Les occupants précédents de la planète, les Krells, ont disparus laissant derrière eux une technologie très avancée...
Un bon scénario et une intelligence des gadgets font de ce film un classique de science-fiction des années 50. La soucoupe volante, l'éclipse, Robby le robot, le monstre, les pistolets à Laser ou neutrons resteront comme des effets spéciaux pionniers de la science-fiction.
Bien entendu, l'aspect rétro repris bien plus tard par Tim Burton et son Mars Attacks est bel et bien présent avec de formidables soucoupes volantes, la musique et cette façon bien particulière d'écrire le titre du film.
Strange Days :
A Los Angeles, le 30 décembre 1999, une nouvelle technique de visionnage existe, sorte de réalité virtuelle qu'on branche à l'aide d'un casque et qui permet de revivre n'importe quelle situation enregistrée. Ancien flic, Lenny Nero est devenu dealer de ces gadgets interdits. Dans une jungle urbaine au bord de la révolution, il aura affaire à un tueur qui en ait lui aussi maniaque.
Strange Days nous offre un bon moment de science-fiction. Même si la date est maintenant du passé (le film se déroule lors du passage à l'an 2000), le suspense du scénario reste entier. C'est bien joué, bien filmé et bien destroy et on sort content. Le futur est représenté par un Los Angeles avec sa police militaire un peu trop agressive, sa population bien mal en point socialement et bien sûr ces objets de plaisirs qu'on se branche sur la tête pour ressentir ou revivre n'importe qu'elle situation. Ces derniers représentent "la drogue du futur" enfermant par exemple le personnage principal dans son passé qu'il regrette tant.
On regarde donc avec plaisir ce film pessimiste et ambitieux dont soit dit en passant le scénario est signé James Cameron.
La suite de mes films, bientôt...