Om mani padme hum
Qu’on pourrait traduire par : abracadabra, le joyaux sur le lotus, ocus pocus
Revenons sur la nature de la réalité et l’apparence des illusions. La nature réalisée et l’apparente désillusion.
Yin et yang, dans le blanc est un point noir, dans le noir est un point blanc, pour autant il reste certain que le blanc est blanc et le noir est noir, la lumière éclaire, l’ombre assombrit. L’ombre n’est pas la lumière, mais l’ombre et la lumière sont composés des mêmes éléments bien que toutefois ces éléments ne soient pas dans les mêmes proportions dans l’une et l’autre.
Il faut, avant de prendre son envol, se faire pousser les ailes, car en l’absence de ces appendices, tous les efforts qu’on peut produire ne font que nous faire tomber à terre.
En chaque chose le contraire subsiste, même le yin contient le yang et inversement, quoi de plus yin que le yin ? Pourtant il contient le yang !
oublier cela c'est être comme la chenille qui veut pondre des oeufs, c’est peine perdue, c’est faire l’offrande du travail intellectuel aux angoisses enfouies dans nos âmes, c’est alimenter notre désillusion contrariée.
La larve est stérile, le travail du dormeur ne peut bâtir que des rêves, la force et le pouvoir du monde périssable ne produit que des œuvres périssables mais ce qui vient en nous de façon spontanée reste en nous de façon éternelle.
Respect, amour et monde multiplex. Il faut apprendre les dimensions, nous naissons en une seule dimension, sur un temps linéaire, dans un espace unitaire, accédant a des vérités élémentaires.
En chaque chose le contraire subsiste, et la réalité prend du volume, si la vie est animée alors une partie de la vie est inanimée.
Si la croix est le symbole qui représente le pouvoir et l’autorité alors il est vrai qu’elle est le symbole d’autre chose.
Celui qui croit corriger une vision en évoquant une vision différente ne corrige rien, il vient faire des graffitis sur les dessins d’un autre artiste.
Selon le point de vue, qu’on regarde l’arbre ou la forêt et l’on peut affirmer des vérités contradictoires. L’humain n’accédant à l’esprit qu’a travers la matière, il possède des réflexes et des réflexions conformes à la dimension unitaire, il lui semble que deux vérités contradictoires ne peuvent cohabiter. Si une chose est vraie, il affirmera que le contraire de cette chose est faux.
Depuis la nuit des temps nous dessinons le tao qui contient le yin et le yang contenant eux-mêmes le yang et le yin formant dans leur nature d’existence propre et d’inclusion réciproque le tao … et nous n’arrivons pas à nous rappeler pourquoi.
Nous l’avons noté pour nous en souvenir parce que nous ne parvenons pas à nous en souvenir !
Notre esprit étant linéaire quand nous nous souvenons de cela nous ne savons plus pourquoi, et quand nous savons pourquoi nous ne savons plus comment.
alors il faut noter, et méditer, une fois l’entité ancrée en nous nous pouvons reprendre une pensée unitaire en équilibre sur la base de notre acquis réfléchis.
Tout est question de choix
La croix c’est le pouvoir et l’autorité, c’est vrai car cette signification fait partie des possibles interprétations et donc en passant par cette réflexion nous sommes témoins par la loi de causalité des conséquences logiques en adéquation avec cette définition.
L’esprit est une maison sombre, l’éveil c’est ouvrir les fenêtres de la perception une à une et laisser entrer la lumière. L’illusion c’est ouvrir une fenêtre à la fois et croire qu’il n’y a qu’une fenêtre, l’éveil c’est maintenir ouverte chaque fenêtre et faire cohabiter en nous des lumières issues de diverses origines.
La croix est le symbole du pouvoir et de l’autorité
La croix est l’âme de Dieu qui s’enracine dans la chair en pénétrant la matière.
Celui qui comprend qu’une des deux propositions est vrai, c'est-à-dire qu’il accepte de recevoir la lumière de la vérité qu’un de ces concepts représente et qui en déduit que l’autre proposition est fausse est dans l’illusion. Les deux propositions sont une transformation l’une de l’autre, l’éveil c’est trouver le lien entre les deux, longer le mur entre les fenêtres, apprendre la délimitation entre de dedans et le dehors, et la raison de l’existence de l’animal et du lieu d’existence.
L’horizon est le pouvoir, la force d’existence, cette graine est plantée dans l’obscurité afin qu’elle se fortifie et se développe sans être pervertie par la réalité extérieure pré existante. Ainsi l’individu développe une identité propre. Lorsque sa conscience naît, elle est comme un homme qui rêve, une illusion coupée de la réalité et de la lumière du monde. Il doit, pour naître à une dimension supérieure, briser le carcan de sa coquille et pénétrer le monde réel, faisant ainsi la lumière pénètre en lui.
Tel un vampire ayant peur du soleil, voulant préserver son individualité éternellement il limite la quantité de lumière qui entre en lui, mais d’un autre coté, comme un explorateur avide de terres et d’espace vital il cherche à accéder au monde réel. La vie repose sur des énergies antagonistes. L’existence arrive à celui qui construit des liaisons entre lui et la réalité inaltérable.
La savant, lorsqu’il à l’œil rivé au microscope, décrit la vérité de son observation, mais il n’oublie pas que l’univers n’est pas entièrement dans l’échantillon qu’il observe.
L’illusion c’est de rester semis éveillé et fermer une fenêtre quand on ouvre la suivante, l’illusion ce sont les deux peintres qui s’affrontent, l’un disant « la vérité c’est que le bleu unis au jaune donne le vert » et l’autre qui lui rétorque : « ce que tu dis est faux, la vérité je la connaît, c’est que le bleu unis au rouge donne le violet ». C’est ainsi qu’on finit par diviser les hommes, chacun estimant connaître le vrai Dieu et considérant que les autre prient de faux Dieux.
fondamentalement, aucun Dieu n’est vrai et aucune croyance n’est fausse.
Toute croyance est une vraie croyance, et tout objet de culte est au-delà de ce que l’homme mortel peut appréhender.
Le vivant ultime, l’être suprême éternel ou quel que soit la façon de le nommer est inaccessible à l’intellect de l’homme mortel, le destin du vivant n’est pas de rester mortel et de connaître celui qui est immortel, non, notre destin est de grandir, notre devoir est de rester lucide et ainsi connaître l’immortalité. Le « devoir » est consécutif au choix que nous faisons. Un seul choix pré existe à notre naissance : c’est l’accession à l’éternité, ainsi nous ne pourrons nous libérer de la vie éphémère que lorsque nous aurons acquit la vie éternelle. Tant que nous mourrons, nous devrons renaître, et tant que nous naîtrons nous devrons mourir, quand nous quitterons la vie éphémère sans mourir vraiment nous continuerons de vivre sans devoir renaître.
C’est un choix, un destin possible parmi d’autre, tous les états reposent en nous, l’un de ces états est la condition de l’être transcendantal. nous pouvons choisir de focaliser notre conscience sur cette couleur et faire que notre esprit reflète majoritairement cette partie du cercle chromatique, le restant des possibles deviendront alors semblables à l’ombre qui subsiste dans la lumière, le yang qui subsiste dans le yin.
Tous les états reposent en nous, nous pouvons choisir d’éveiller l’un ou l’autre. Tous les états sont actifs et éveillés par rapport à eux-mêmes et sont actifs en nous selon qu’ils sont inclus ou nous dans le lieu de notre conscience. Selon que nous éveillons notre esprit à la lumière de leur logique.
L’horizon est le pouvoir de la matière, la vie charnelle, nous devons stabiliser notre vie, la renforcer, la faire devenir inaltérable et incorruptible afin de pouvoir nous laisser transpercer par l’autorité divine et rester nous même, afin de laisser la semence de l’infini et de l’éternité germer, fleurir et donner du fruit en nous tout en restant des être humains, ceci parce que c’est notre choix : nous avons choisi avant toute autre chose de vivre sous la forme humaine, ainsi nous sommes nés humains, dans l’ombre, séparés de toute autre lumière que celle qui venait de nous même et de l’identité humaine que nous avons choisi.
Une fois notre nature humaine affirmée et établie, nous ouvrons notre conscience aux autres réalités afin d’être toutes choses en même temps que nous demeurons la chose unique, l’individu.
parce qu'au niveau fondamental nous sommes éveillé, nous n'avaons pas vraiment cessé d'être divin en devenant humain.
Notre choix est d’être à la fois humain et divin. Nous sommes déjà devenus l’individu sans cesser d’être l’universel, nous devons redevenir universel sans cesser d’être des individus.
Il n’a jamais été dit que nous avions choisi des choses faciles à accomplir, mais dans chaque chose son contraire subsiste, ce n’est pas si difficile car tant que nous échouerons nous devrons recommencer.
Notre cible est si loin qu’elle devient invisible, nous tirons des flèches qui s’éparpillent autour de la cible mais nous tirerons sans cesse jusqu'à toucher le cœur de la cible.
Ce message a été modifié par golem - 17 mai 2006 à 23:58.