Devenir Invisible ?
#1
Posté 29 mai 2006 à 20:03
"Des chercheurs britanniques et américains avancent qu’en théorie il est désormais possible de concevoir une barrière d’invisibilité, permettant de soustraire tout objet à la vue. Cette cape d’invisibilité, ou plutôt ce bouclier d’invisibilité, étant donnée la largeur que devraient accuser les premiers prototypes, ferait dévier les rayons lumineux, de façon à ce qu’ils s’incurvent suffisamment pour éviter l’objet qu’elle dissimulerait : « C’est un peu comme si vous ouvriez un trou dans l’espace », explique David R.Smith, de la Duke’s Pratt School. En théorie, la lumière « coulerait » le long de l’objet protégé par le bouclier et épouserait ses formes comme de l’eau autour d’un rocher, pour ensuite reprendre son courant « normal » en aval. Ainsi, non atteint par la lumière, l’objet deviendrait invisible.
Mais, en quoi pourraient bien être fabriqués cette cape et ce bouclier, pour qu’ils incurvent suffisamment la trajectoire de la lumière ? En méta-matériaux, des composites artificiels que l’on ne trouve pas dans la nature, explique les chercheurs.
Les méta-matériaux
Les rayons lumineux sont déviés dès qu’ils passent d’un milieu à un autre dont l’indice de réfraction diffère. Mais dévier suffisamment la lumière pour qu’elle évite complètement une région de l’espace, tout en reprenant en aval son cours normal, est un vrai défi. Néanmoins, les méta-matériaux ont permis aux scientifiques de faire de grand progrès dans ce sens. Ces méta-matériaux sont composés de plusieurs couches d’une matrice en fibre de verre, empilées les unes sur les autres, entre lesquelles sont insérés des anneaux métalliques. Soumis à un champ électromagnétique ou à de la lumière, les méta-matériaux réagissent en induisant un champ magnétique interne, et peuvent modifier la course des rayons lumineux. En outre, ils sont même capables de présenter des indices de réfraction « négatifs » !
Les équipes de recherche dirigées par Ulf Leonhardt (université de St Andrews, Ecosse) et de John Pendry (Imperial College, Londres) ont montré que, en théorie, des méta-matériaux pourraient faire « couler » la lumière autour d’un objet donné, et être utilisés pour construire des boucliers d’invisibilité. Néanmoins, ces systèmes ne pourraient dissimuler des objets qu’aux longueurs d’ondes correspondant à la taille des composants des méta-matériaux. Aussi, pour concevoir une cape fonctionnant dans le champ visible, il conviendrait de la « tisser » aux échelles microscopique et nanoscopique. Cependant, les chercheurs pensent pouvoir contourner le problème en entourant le « trou d'invisibilité » d’un matériau à haut indice de réfraction.
Un premier prototype de bouclier d’invisibilité, fonctionnant dans les micro-ondes, devrait être présenté dans 18 mois. Nul doute que les "moldus" seront nombreux à assister à cet événement… Comme quoi, se rendre invisible comme Harry Potter, ce n'est peut-être pas sorcier !"
#2 Papillon de nuit
Posté 29 mai 2006 à 20:17
Cela ne m'etonne pas que les objets peuvent etre rendus invisibles, ce qui m'etonne c'est qu'ils l'annoncent uniquement maintenant.
Ce message a été modifié par Papillon de nuit - 29 mai 2006 à 20:17.
#3
Posté 17 juin 2006 à 23:12
Encore a l¨état de prototype le vêtement devais être travailler encore. On avais même vu une demonstration a la télé.
#4
Posté 17 juin 2006 à 23:32
Citation
Encore a l¨état de prototype le vêtement devais être travailler encore. On avais même vu une demonstration a la télé.
Il me semble qu'il y avait qu'UNE caméra derrière le gars, l'image est ensuite reconstituée sur son manteau. Si on parle de la même chose.
En fait, pour le texte de Magnus, voilà une source (en anglais) : les méta matériaux http://kalpik.zeeblo.com/?p=93
ou http://news.softpedi...oak-24818.shtml
Et là je dis, que si on peut devenir invisible, on doit faire appel aux autres sens (je pense à l'odeur, je ne sais pas pourquoi
#6
Posté 18 juin 2006 à 02:44
Sinon, on ne pourrait pas dévier la lumière en créant un super champ électromagnétique? C'est ce qu'ils avaient essayé de faire, lors de la Philadelphia Experiment, mais ils ont créé un champ en ruban de moebius, qu'ils ont ensuite coupé en deux, ce qui a en quelque sorte fait un croisement entre deux dimensions... En tout cas. C'était une des théories que j'avais entendues.
#7
Posté 18 juin 2006 à 13:45
verso, le Dimanche 18 Juin 2006 à 01h18, dit :
Bientôt les soldats aurons ce jore de camouflage
#8
Posté 18 juin 2006 à 15:09
#9
Posté 18 juin 2006 à 16:53

http://news.bbc.co.u...fic/2777111.stm
Cette technique date de 2003, elle est peut-être utilisée depuis pour les hologrammes ?
Je n'imagine même pas ce dont on est déjà capable !
Ce message a été modifié par RomArt - 18 juin 2006 à 16:55.
#11
Posté 20 juin 2006 à 07:33
#13
Posté 21 juin 2006 à 02:51
#14
Posté 21 juin 2006 à 03:04
#15
Posté 21 juin 2006 à 07:47
gatchan, le Mercredi 21 Juin 2006 à 02h57, dit :
1) elle permettera la fabrication de nombreux objet sans avoir à utiliser les resources naturelles (métaux, bois,...)
2) et pour un prix ultra démocratique puisque c'est de l'air à 99%
#16
Posté 21 juin 2006 à 10:21
Citation
rie ne sera a un prix démocratique; ils disaient pareil pour le nucléaire, mais dois-je te rappeler que la france est le pays possedant le plus de centrale nucléaire mais qu'on paye l'électricité très cher (plus que l'allemagne qui eux ne possèdent pas de centrales nucléaire)
#17
Posté 12 novembre 2006 à 20:23
source : http://www.techno-sc...=news&news=3310
Citation
Le principe de fonctionnement est en soi relativement simple: rediriger le rayonnement reçu par un coté de l'objet vers son coté opposé, qui l'émet tel qu'il devrait être si l'objet n'existait pas. Le rayonnement 'contourne' ainsi l'objet, par le biais d'un métamatériau se comportant comme un guide d'ondes. Le métamatériau enveloppe une zone 'noire' dans laquelle prend place l'objet à camoufler. Le dispositif est ainsi statique: le rayonnement réémis n'est autre que le même rayonnement capturé.
[...]
Et pour rendre invisible dans le domaine visible ?
Pour l'instant, le dispositif possède ses capacités d'invisibilité dans les fréquences micro-ondes. Les tests se sont effectués à la fréquence de 8 GHz, la même fréquence que celle des ondes radars.
Mais pourquoi avoir construit un prototype pour le rayonnement micro-onde, et non le rayonnement visible ? La réponse est d'ordre technique, comme l'explique John Pendry, professeur de l'Imperial College de Londres: "il y a une règle au sujet de la structure interne du métamatériau: elle doit être d'une finesse plus petite que la longueur d'onde du rayonnement. Ainsi pour des vagues d'ondes radars de 3 cm, vous pouvez facilement construire une structure interne avec une finesse de l'ordre de quelques millimètres. Pour le rayonnement optique - la lumière - la longueur d'onde est de moins d'un micron. Ainsi votre structure doit avoir une finesse de quelques dizaines de nanomètres, et nous sommes encore au début de l'ingénierie en nanotechnologie... Peut-être dans 5 ou 10 ans cela sera possible, mais pas encore aujourd'hui".
Enfin de la "vrai invibilité"
Ce message a été modifié par FestinMWM - 12 novembre 2006 à 20:26.
#18
Posté 12 novembre 2006 à 20:40
Je savais qu'il était déjà possible de rendre transparent sur quelques centimètres d'épaisseurs, un tissu vivant en lui injectant du glycol (antigel je crois !), on voit alors les vaisseaux sanguins et les tendons ...
J'ai déjà pensé que si l'on pouvait réenvoyer des ondes lumineuses du côté opposé à un objet, alors l'objet deviendrait invisible !!!
Un chercheur japonais, je crois, à réussi à produire un effet d'invisibilité en faisant une capture vidéo d'image lumineuse d'un objet et, en envoyant l'image lumineuse de l'objet derrière celui-ci, il l'a rendu "quasi" invisible ...
Mais le contournement des ondes lumineuses par un métamatériau ... c'est bluffant !!!
à quand les hommes invisibles
PS : un tissu en fibres optiques çà pourrait pas marcher???
Ce message a été modifié par lifter - 12 novembre 2006 à 21:06.
#19
Posté 12 novembre 2006 à 21:19
http://unitednuclear.com/aerogel.htm
compter 50€ pour un petit morceau....
Le Celte
#20
Posté 12 novembre 2006 à 22:09
TheKiller, le Dimanche 18 Juin 2006 à 02h37, dit :
Sinon, on ne pourrait pas dévier la lumière en créant un super champ électromagnétique? C'est ce qu'ils avaient essayé de faire, lors de la Philadelphia Experiment, mais ils ont créé un champ en ruban de moebius, qu'ils ont ensuite coupé en deux, ce qui a en quelque sorte fait un croisement entre deux dimensions... En tout cas. C'était une des théories que j'avais entendues.
.
Citation
comment avec de l'air peut t'on faire un objet solide et de quoi est composé les 0,2 % du restant? c'est bizarre comme truc, en plus venant de la NASA ca me laisse perplexe.....je penses que si quelqu'un peut nous dire plus sur cet aérogel, ca serait super, de mon coté je vais faire des recherches...
#21
Posté 12 novembre 2006 à 22:15
mosfet30weff, le Dimanche 12 Novembre 2006 à 22h02, dit :
Citation
comment avec de l'air peut t'on faire un objet solide et de quoi est composé les 0,2 % du restant? c'est bizarre comme truc, en plus venant de la NASA ca me laisse perplexe.....je penses que si quelqu'un peut nous dire plus sur cet aérogel, ca serait super, de mon coté je vais faire des recherches...
C'est de l'air : 99,8 % d'air et de la silice (SiO2) donc du verre qui englobe l'air, c'est tout simple et non polluant !
C'est une mousse de verre !
PS : reste le mystère de la synthèse de l'aérogel !
Ce message a été modifié par lifter - 12 novembre 2006 à 22:17.
#22
Posté 12 novembre 2006 à 22:23
lifter, le Dimanche 12 Novembre 2006 à 22h08, dit :
C'est une mousse de verre !
PS : reste le mystère de la synthèse de l'aérogel !
#23
Posté 12 novembre 2006 à 22:28
La silice est un composé chimique (dioxyde de silicium) et un minéral de formule SiO2.
Le verre de silice est de la silice non cristallisée utilisée dans la fabrication des instruments d'optique et d'appareils de laboratoire.
La silice est chimiquement stable et n'est guère attaquée que par l'acide fluorhydrique, réaction utilisée dans la gravure sur verre.
Elle se dissout dans l'eau sous la forme de Si(OH)4 l'acide silicique (acide faible), la limite de solubilité étant de 0,140 g/l à 25°C. Cette solubilité augmente très fortement avec la température et la pression ; ainsi cette solubilité atteint 20 % dans l'eau supercritique à 500°C et 1000 bars.
Dans l'eau, l'acide silicique forme des colloïdes qui sont responsables d'une coloration opale de l'eau lorsqu'ils sont en suspension . C'est le cas dans l'eau des geysers comme celui de Geysir en Islande. Pour une concentration donnée en silice colloïdale, la couleur bleue est d'autant plus intense que l'eau est froide (la solubilité de Si(OH)4 est alors plus faible).
minéral densité indice de
réfraction
silice fibreuse 1,96 1,40
mélanophlogite 2,05 1,42
verre de silice 2,20 1,46
tridymite 2,26 1,47
cristobalite 2,33 1,48
kéatite 2,50 1,52
quartz 2,65 1,55
coésite 3,0 1,59
stishovite 4,35 1,78
Ce minéral dur existe sous des formes variées dans la nature :
principal constituant des roches sédimentaires détritiques (sables, grès), il représente 27% de l'ecorce terrestre;
fréquent dans les roches métamorphiques ;
fréquent dans les roches magmatiques : quartz dans les roches magmatiques acides, cristallisé ou amorphe dans les roches volcaniques.
On se sert de la silice pour faire le verre
#24
Posté 12 novembre 2006 à 22:31
mosfet30weff, le Dimanche 12 Novembre 2006 à 22h16, dit :
lifter, le Dimanche 12 Novembre 2006 à 22h08, dit :
C'est de l'air : 99,8 % d'air et de la silice (SiO2) donc du verre qui englobe l'air, c'est tout simple et non polluant !
C'est une mousse de verre !
PS : reste le mystère de la synthèse de l'aérogel !
Je prendrais du verre, et je le chaufferait ... donc le verre deviendra plus visqueux (comme un liquide ou une patte !)
Ensuite, je gonflerait ce verre "pateux" avec un compresseur d'air spécial, ... l'air insufflé provoquerait des bulles de verre liquide qui se solidifierait à cause de cet air et ....................................................................... voilà de l'aérogel !!!
#25
Posté 12 novembre 2006 à 22:32
#26
Posté 12 novembre 2006 à 22:35
lifter, le Dimanche 12 Novembre 2006 à 22h24, dit :
mosfet30weff, le Dimanche 12 Novembre 2006 à 22h16, dit :
lifter, le Dimanche 12 Novembre 2006 à 22h08, dit :
C'est de l'air : 99,8 % d'air et de la silice (SiO2) donc du verre qui englobe l'air, c'est tout simple et non polluant !
C'est une mousse de verre !
PS : reste le mystère de la synthèse de l'aérogel !
Je prendrais du verre, et je le chaufferait ... donc le verre deviendra plus visqueux (comme un liquide ou une patte !)
Ensuite, je gonflerait ce verre "pateux" avec un compresseur d'air spécial, ... l'air insufflé provoquerait des bulles de verre liquide qui se solidifierait à cause de cet air et ....................................................................... voilà de l'aérogel !!!
#27
Posté 12 novembre 2006 à 22:41
la réfraction n'a rien à voir là-dedans, le verre sert uniquement de phase solide à l'émulsion d'aérogel !!!
PS : j'espère n'avoir pas trop été technique !
#28
Posté 12 novembre 2006 à 22:51
RFID ZAPPER
ou aussi utiliser le principe Bifield-Brown pour générer des champs assez forts pour brouiller une zone entière et en neutaliser les systèmes de traçabilité...
...Pour une interprétation magico-technologique du "devenir invisible" de Castaneda.
Ce message a été modifié par abraxas - 12 novembre 2006 à 22:53.
#29
Posté 12 novembre 2006 à 23:11
Fabrication [modifier]
Peter Tsou de la NASA tenant un cube d’aérogelBasiquement, l’aérogel est produit en remplaçant la composante liquide d’un gel de silice (pour l’aérogel de silice) par du gaz. Techniquement, la chose est plus complexe. En effet, la structure du gel a tendance à s’effondrer quand on le sèche simplement. Celui-ci devient alors poreux et il s’effrite.
Dans la réalité, on sèche de l’hydrogel, un gel de silice utilisé notamment pour les lentilles de contact souples, dans des conditions de température et de pression extrême en remplaçant l’eau par un liquide comme l’éthanol en présence d’un « précurseur », l’alkoxide de silice. L’alkoxide est une sorte de catalyseur, pour la réaction il est composé d’un alcool et de silicone. Sa formule est Si(OR)4. Cette réaction produit de la silice :
Si(OCH2CH3)4 (liq.) + 2H2O (liq.) = SiO2 (solide) + 4HOCH2CH3 (liq.).
La silice est un composé minéral stable de formule SiO2. Ensuite intervient un procédé appelé « Supercritical Drying » (séchage à Point critique). En thermodynamique, le point critique est une phase de transition se situant entre les liquides et les gaz. Fondamentalement, les états liquide et vapeur sont microscopiquement identiques : ils se caractérisent par un désordre des atomes ou molécules. Aussi, il existe une pression et une température (dites critiques) pour laquelle cesse brusquement cette courbe de coexistence liquide-vapeur. Au-delà, le corps n'est ni liquide ni gazeux : c'est une phase fluide. C’est par ce procédé qu’on retire l’alcool du gel. Cette opération se fait dans un autoclave à des pressions allant de 50 à 60 bar, des températures de 5 à 10°C et pendant 12 heures à 6 jours. Le but final est alors atteint, on a remplacé le liquide par un gaz sans que la structure du gel ne s’effondre ou ne réduise de volume.
Il existe des procédés pour fabriquer de l’aérogel à température et pression ambiante mais ils sont, pour l’instant, gardés secrets par
#30
Posté 07 janvier 2007 à 20:49
Dans ce domaine en ébullition où il se passe quelque chose tous les mois et où l’on parle tranquillement d’invisibilité, une équipe américaine vient de franchir un cap : apporter dans le domaine de la lumière visible les extraordinaires propriétés des métamatériaux à indice de réfraction négatif, qu’on ne savait jusqu’ici exploiter que dans les micro-ondes. [...]
Quand un rayon lumineux franchit l’interface entre deux milieux d’indices de réfraction différents, il est dévié d’un petit angle (figure de gauche). Si le second milieu est d’indice de réfraction négatif, le rayon réfracté repart du même côté que le rayon incident, par rapport à la perpendiculaire à l’interface (figure de droite).
Crédits : Futura Sciences
Source : Futura-Science











