#1
Posté 18 janvier 2005 à 20:51
© AFP
Le président américain George W. Bush à Washington, le 9 janvier 2005
© AFP/Archives Brendan Smialowski
WASHINGTON (AFP - 20:38) - Le président américain George W. Bush a déclaré lundi qu'il n'écartait pas une action militaire contre l'Iran si les Etats-Unis échouaient à persuader ce pays d'arrêter immédiatement la fabrication d'armes nucléaires.
"J'espère que nous pourrons résoudre ce problème d'une manière diplomatique, mais je n'écarterai jamais aucune option", a déclaré M. Bush dans une interview à la chaîne NBC.
Le président américain avait été interrogé à propos de l'Iran après un article du magazine New Yorker rapportant que des commandos américains opéraient à l'intérieur de l'Iran depuis la mi-2004 afin d'y repérer des sites d'armes présumés pour d'éventuelles frappes aériennes. Le Pentagone avait torpillé l'article en disant qu'il était "criblé d'erreurs".
M. Bush a aussi déclaré à la télévision ABC qu'il voulait saisir l'opportunité d'un sommet en février pour mettre davantage de pression sur le président Poutine et lui rappeler les valeurs occidentales de la démocratie.
"Apparemment, il a pris un certain nombre de décisions dont il me faut parler avec lui. Mais mon espoir est qu'il a encore cette notion, ce concept que les valeurs occidentales de la démocratie sont très importantes pour l'avenir de son pays", a dit M. Bush.
"J'attends avec impatience de le rencontrer en Slovaquie pour continuer à le regarder droit dans les yeux. Je crois que Vladimir comprend qu'une Russie inclinée vers l'Occident est dans son meilleur intérêt", a déclaré le président.
M. Bush a également déclaré que la crédibilité des Etats-Unis n'avait pas été entamée par sa mauvaise appréciation concernant les armes de destruction massive (ADM) en Irak.
Il a été interrogé sur le fait de savoir si, après avoir affirmé à tort que l'Irak détenait des ADM, le reste du monde croirait encore Washington s'il lançait des accusations similaires contre un autre pays.
"Manifestement, vous savez, si nous devions à nouveau nous lancer dans une affaire nécessitant une action concertée de la communauté internationale contre un autre pays, nous voudrions faire très attention aux justifications que nous présenterions. Mais je pense que les gens reconnaissent à quel point Saddam Hussein était quelqu'un de mauvais", a déclaré M. Bush.
Malgré les recherches américaines infructueuses de stocks d'ADM en Irak, le président américain a affirmé que Saddam Hussein "avait la capacité de fabriquer des armes, en d'autres termes, il était encore un homme dangereux".
Il a indiqué que même en sachant ce qu'il sait aujourd'hui, il aurait pris la décision de déclencher la guerre contre le régime de l'ex-dictateur irakien.
L'Iran serait la nouvelle cible de la guerre antiterroriste américaine
LEMONDE.FR | 18.01.05 | 15h10
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Seymour Hersch, journaliste au "New Yorker", affirme que des forces spéciales multiplient, depuis l'été 2004, des opérations secrètes en territoire iranien, Washington étant déterminé à mettre fin au programme nucléaire de Téhéran. L'administration Bush dément.
New York de notre correspondante
A quelques jours de la prestation de serment du président Bush, le journaliste Seymour Hersh a créé des remous en publiant, lundi 17janvier, dans le New Yorker, un article affirmant que les forces spéciales américaines conduisent, depuis l'été 2004, des opérations secrètes en Iran. L'objectif des commandos serait d'identifier les cibles potentielles, nucléaires, chimiques ou les sites de missiles. Le journaliste cite un ancien responsable de haut niveau du renseignement qui déclare: "C'est une guerre contre le terrorisme et l'Irak n'est qu'une campagne. L'administration Bush voit tout cela comme une vaste zone de guerre. La prochaine fois, nous allons avoir la campagne iranienne. Nous avons déclaré la guerre, et les méchants, où qu'ils soient, sont les ennemis (…) Nous avons quatre ans et nous voulons pouvoir dire à la fin que nous avons gagné la guerre contre le terrorisme."
Seymour Hersh, journaliste chevronné qui s'est illustré au Vietnam, a gardé des entrées privilégiées dans les milieux militaires et les services de renseignement. C'est déjà lui qui fin avril avait révélé le rapport du général Taguba sur la torture des prisonniers irakiens d'Abou Ghraib. Son article sur l'Iran est intitulé "Les guerres à venir".
Alors que plusieurs responsables politiques, y compris républicains, demandaient, en décembre, la démission de Donald Rumsfeld, pour ne pas avoir procuré de véhicules blindés aux soldats exposés aux attentats en Irak, le néoconservateur William Kristol anticipant même son départ après les élections irakiennes du 30 janvier, Seymour Hersh affirme que le secrétaire à la défense est, au contraire, bien installé dans son fauteuil et ses projets. M."Rumsfeld va prendre encore plus d'importance pendant le deuxième mandat. Des officiers militaires ou du renseignement, ayant quitté leurs fonctions ou toujours en activité, m'ont dit que l'ordre du jour avait été déterminé avant l'élection présidentielle et qu'une grande part devait être sous la responsabilité de Rumsfeld. La guerre contre le terrorisme allait être étendue et placée sous le contrôle du Pentagone". Et, ajoute le journaliste, "le président a signé une série de conclusions et de décrets autorisant des unités des Forces spéciales et des commandos secrets à conduire des opérations clandestines contre des cibles suspectées d'activités terroristes dans une dizaine de pays du Moyen-Orient et d'Asie du Sud".
La décision présidentielle permet à M.Rumsfeld de mener ces opérations sans en référer à personne, et pas au Congrès, comme les opérations clandestines de la CIA le nécessiteraient.
Selon Seymour Hersh, des missions de reconnaissance ont été menées depuis juillet en Iran et notamment dans l'est du pays, depuis l'Afghanistan. Le but est d'identifier "trois douzaines au moins de sites et de cibles" qui pourraient être détruits par des frappes chirurgicales et des raids de commandos.
Les militaires américains auraient obtenu la coopération de scientifiques pakistanais ayant eu des liens en Iran. Avec leur aide, les Américains sont entrés dans l'est de l'Iran à la recherche de laboratoires souterrains. Le journaliste affirme qu'en échange le président pakistanais a obtenu que personne ne cherche à inquiéter son ami Abdul Qadeer Khan, le père de la bombe pakistanaise, accusé d'avoir vendu de la technologie nucléaire à l'Iran, la Libye et la Corée du Nord. Le Pakistan dément formellement les affirmations du journaliste américain. Toujours selon Seymour Hersh, les Américains coopèrent aussi avec des spécialistes israéliens pour identifier les cibles. Dans une interview radio au programme Here and Now, le journaliste a précisé que les forces israéliennes ont des agents qui recueillent des informations au Kurdistan.
UNE MENACE SÉRIEUSE
Dans un communiqué, le Pentagone a affirmé que l'article était "tellement truffé d'erreurs factuelles que toute sa crédibilité en était détruite". Un porte-parole du Pentagone a aussi indiqué qu'il n'entre pas dans les pratiques de l'armée de confirmer ou de démentir l'existence de ce genre d'opérations. Comme l'a relevé l'ancien secrétaire à la défense William Cohen sur CNN, le Pentagone n'a cependant pas catégoriquement démenti les intrusions en Iran. "La question est de savoir si ces commandos collectent de l'information pour permettre aux Européens de maintenir la pression sur les Iraniens ou si c'est en prévision d'une opération militaire", a-t-il dit. L'idée d'un raid des Américains - éventuellement avec les Israéliens - contre la centrale en construction de Bushehr est agitée depuis longtemps.
Jusqu'à présent, Washington n'a fourni qu'un soutien assez tiède aux efforts européens pour amener Téhéran à arrêter son programme d'enrichissement de l'uranium. Depuis la réélection de George Bush, la pression s'est accrue pour que la nouvelle administration définisse une "politique iranienne". Le débat est en cours. Un rapport publié le 20 décembre par le "Committee on Present Danger", un groupe qui avait été créé contre l'Union soviétique pendant la guerre froide, a été discuté la semaine dernière au Council on Foreign Relations. Il affirme que l'Iran pose une menace sérieuse et préconise "une nouvelle approche" consistant à multiplier les contacts avec le peuple iranien et notamment à rouvrir l'ambassade américaine. Les camps sont, pour l'instant, assez flous. Dans un article du Washington Post, la démocrate Susan Rice a reproché au président Bush de ne pas avoir de grand dessein et de s'abriter derrière l'Europe et un multilatéralisme de circonstance.
Corine Lesnes
Les affaires reprennent ,on ne peut plus l'arreter !!
#2
Posté 18 janvier 2005 à 21:07
Ce que je veux dire par la c'est que je pense qu'ils menacent beaucoup mais n'envisagent pas d'envahir l'Iran pour la seule raison qu'ils n'ont pas assez d'hommes pour ca. D'ailleurs, ils n'ont meme pas assez d'hommes pour tenir l'Irak.
Ils peuvent bombarder, mais pas envahir.
#3
Posté 18 janvier 2005 à 21:37
En fait les fous agissent par idéologie, et Bush s'en fout de la dette et de l'opinion publique US, il a été réélu, il fait donc ce qu'il veut et c'est vraiment ce qu'il veut. (La lutte contre l'Axe du Mal)
Mais en meme temps l'Iran le voit venir depuis un bon moment, et meme l'Irak dans son apogée glorieuse n'a pas réussi a l'envahir
#4
Posté 18 janvier 2005 à 21:39
Aprés que l'info soit diffusé sur les medias Etats-Uniens, maintenant, c'est au tour des médias sionisés européens qui reprennent en boucle l'info, conformément à l'adage d'Hitler qu' "un mensonge repeté dix mille fois devient une vérité".
L'objectif est peut-être de mettre en mouvement l'armée iranienne vers "ses bases militaires". Ces mouvements, visibles par satellite, permettront de localiser ces sites données qu'ils se presseront de communiquer aux israéliens !
Par contre d'un autre côté on se dit que c'est fort possible, puisque tout les pays qui entourent l'Iran ont été pris pas les USA, ainsi l'Irak, l'Afghanistan, au sud il y a les mers, c'est aussi d'ici d'où pourrait provenir, les portes- avions pour bombarder à coup de tomahawk, et autre bombardier B2, B52, venant de la base de diego garcia. POur ce qui est du nord de l'iran, le Turkmenistan ne sera pas difficile à convaincre de laisser des troupes US sur son sol (si ce n'est pas dèjà fait).
Par contre dans un scenario catastrophe sachant que l'Iran est soutenu par la Russie et l'iran, on pourrait craindre une extension du conflit.
Si la Russie aide l'Iran, c'est uniquement pour son interet, en effet elle n'aimerait pas voir les Yankees s'intaller sur toute les terres du Moyen-Orient en s'appropriant les énormes richesses petrolieres et gazieres et il ne faut pas oublier la Chine qui consomme beaucoup de petrole et qui accroit sans cesse sa consommation, si les Americains capturent toutes les grandes reserves mondiales de petrole, les Chinois et les Russes seront dans l'embarras, car ils seront pris à la gorge.
#5
Posté 18 janvier 2005 à 21:46
KaMiKaZe, le Mardi 18 Janvier 2005, 21:37, dit :
#6
Posté 18 janvier 2005 à 22:05
#7
Posté 18 janvier 2005 à 22:12
La CIA et le Mossad ont déjà tenté de trouver un prétexte pour envahir l' Iran. Ca a déjà été traité dans Bilderberg 2004
Bon ça a échoué, mais ce n' est que partie remise...
#8
Posté 19 janvier 2005 à 08:44
Le ministre iranien de la Défense Ali Chamkhani a indiqué lundi qu'aucun pays n'osait attaquer l'Iran car ils ne sont pas capables de déterminer la puissance militaire de l'Iran, a rapporté mardi le journal "Tehran Times" de langue anglaise.
M. Chamkhani a dit qu'aucun pays n'avait pu attaquer l'Iran car ils n'ont pas d'information précise sur les capacités militaires dissuasives de l'Iran. "Nous pouvons déclarer que nous avons produit rapidement de l'équipement qui a entraîné un très grand effet de dissuasion", a affirmé M. Chamkhani. Il a aussi souligné la nécessité de développer la capacité militaire. "Dans la puissance de production, nous devons être les pionniers, sinon nous perdons", a-t-il ajouté.
Ses remarques interviennenent alors que la Maison blanche a démenti le rapport d'un magazine américain du 16 janvier, selon lequel les forces spéciales américaines seraient entrées furtivement sur le territoire iranien pour une mission de reconnaissance en vue de futures opérations militaires.
En août 2004, Téhéran a déclaré avoir réalisé une "puissance de dissuasion efficace" pour affronter ses ennemis dans la région, comme les Etats-Unis et Israël, qui ont accusé l'Iran de développer secrètement des armes atomiques et ont menacé de lancer des attaques préventives contre les installations nucléaires de l'Iran.
#9
Posté 28 janvier 2005 à 18:32
28 octobre 2003
Israël et les États-Unis se sont déclarés sceptiques au sujet de l'accord survenu la semaine passée entre l'Iran et trois ministres des Affaires étrangères européens, au sujet du programme nucléaire iranien.
D'après cet accord, l'Iran gèlerait son programme d'enrichissement de l'uranium, qui permet d'en avoir un usage militaire, et améliorerait la supervision internationale de ses installations nucléaires en ratifiant le protocole additionnel du Traité de Non Prolifération (TNP) qui permet des inspections surprises. Téhéran s'est également engagé à donner à l'Agence Internationale à l'Énergie Atomique le détail complet de son programme nucléaire d'ici au 31 octobre, date butoir fixée par l'Agence avant de saisir le Conseil de Sécurité de l'ONU.
Un officier des services de renseignement israéliens a confié à Ha'aretz, sous couvert de l'anonymat naturellement, que « les Iraniens envoient des messages tout à fait contradictoires aux Européens et à leur scène politique intérieure. ». Au sein de celle-ci Téhéran explique en effet déjà qu'il ne s'agit que d'une suspension temporaire. « Il est déjà possible d'en conclure avec certitude que les Iraniens ont à nouveau menti », a-t-il ajouté.
D'après un article paru dans Newsweek lundi 27 octobre 2003, les conseillers du président états-unien, George W. Bush, seraient également sceptiques quant à cet accord. L'article relate en effet que l'administration états-unienne conçoit le régime iranien comme un partage entre trois centres de pouvoir distincts : les modérés, dirigés par le Président Mohammed Khatami, les défenseurs d'une ligne dure, emmenés par le leader spirituel suprême, Alil Khamenei, et une troisième faction encore plus extrémiste composée de religieux et de responsables des services secrets. Ce troisième groupe serait engagé officieusement dans diverses activités extrémistes, telles que le soutien massif aux organisations terroristes. Washington n'est donc pas convaincu que le gouvernement du président Khatami a les moyens de faire respecter un gel du programme nucléaire, même s'il le souhaitait.
Le directeur des services de renseignement militaires israéliens, le Major Général Aharon Ze'evi, a déclaré cette semaine dans le bulletin interne de l'Intelligence Heritage Center, une fondation états-unienne dédiée à la mémoire des officiers de renseignement morts en service, que les chances de faire cesser le programme nucléaire iranien étaient « extrêmement faibles ».
source
#11
Posté 29 janvier 2005 à 20:25
7 septembre 2003
Depuis des années, l’Etat d’Israël s’inquiète de l’avancement du programme nucléaire iranien. Il pourrait décider, malgré la pression qu’exerce la communauté internationale sur le régime de Téhéran, de déclencher une série de frappes aériennes.
Le brigadier-général A. est un petit homme à l’esprit vif, sans grande patience pour les journalistes en retard. En tant que commandant de l’une des bases aériennes essentielles d’Israël, il est également responsable d’assurer la capacité des Forces aériennes israéliennes (FAI) en matière de frappe stratégique à longue distance sur des cibles telles que, disons, l’Iran.
Il refuse d’être amené à identifier des missions spécifiques, et il préfère en rester à de vagues généralités. «Il y a des objectifs et nous devons fournir la capacité de les frapper», affirme le général. «Ils peuvent se trouver à des milliers de kilomètres. Nous avons construit une force robuste et nous avons la capacité de frapper.»
Notre entretien fut interrompu un instant lorsqu’un autre chasseur bimoteur F-15 décolla dans un sourd grondement en passant au-dessus du quartier-général pour une mission d’entraînement, dont certaines durent des heures afin de simuler des attaques à longue distance sur, disons, l’Iran – qui est distant de 1300 kilomètres.
Un programme nucléaire dévoilé
Jeudi 28 août, les FAI ont démontré pareille aptitude en faisant voler trois F-15 jusqu’en Pologne, à plus de 3000 kilomètres, où ils vont célébrer le 85e anniversaire des forces aériennes de ce pays. Lors de leur voyage de retour cette semaine, les avions de combat des FAI vont effectuer un passage au-dessus du camp de concentration d’Auschwitz.
Il ne serait pas exagéré de dire que les FAI ont destiné le gros de leurs investissements durant la dernière décennie en vue d'une frappe sur les installations nucléaires et missilières de l’Iran. Les généraux et les dirigeants israéliens ont ouvertement déclaré que les dizaines de milliards de shekels dépensés doivent accroître leur allonge pour cette seule éventualité.
En tant que régime extrémiste islamique qui a publiquement juré de détruire l’Etat juif, l’Iran a l’intention de développer la bombe. Mettre un terme à cela est un défi de taille pour l’establishment militaire israélien.
Le 8 septembre, l’Iran sera au centre d’une réunion à Vienne du conseil des gouverneurs de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA), où son Président Mohammed El-Baradei devrait châtier l’Iran pour sa duplicité nucléaire.
Après des années d’efforts tranquilles, les responsables israéliens sont certains que le monde a finalement pris conscience de la menace nucléaire iranienne. Les diplomates à Jérusalem espèrent que les violations constantes des accords par l’Iran vont lui valoir une réprimande au Conseil de sécurité des Nations Unies, ou au moins amèneront davantage de supervision. Ceci perturberait son projet d’enrichir de l’uranium et d’acquérir du plutonium, tous deux nécessaires à la production d’armes nucléaires.
«Nous pensons que le déclic s’est produit», souligne un responsable israélien proche du dossier. «La pression sur l’Iran augmente, parce que de plus en plus de pays ne sont pas prêts à accepter un Iran nucléaire.»
Ce changement s’est produit voici une année environ, lorsque des dissidents iraniens ont révélé que Téhéran avait secrètement construit deux installations, une usine à eau lourde et une centrifugeuse, ridiculisant ainsi les proclamations de l’Iran selon lesquelles il ne voulait que bâtir des centrales nucléaires.
Dans un tel scénario, Israël pourrait finalement adopter un profil bas en suivant ce sujet. Mais selon un article du Washington Post, Sharon aurait déclaré à Bush, durant sa dernière visite à la Maison Blanche, que l’Iran était plus près de la production d’armes nucléaires que les estimations des services de renseignements US ne l’affirmaient, et qu’Israël considérait sérieusement une frappe préemptive.
En réaction à cette annonce la semaine dernière, le porte-parole du Ministère iranien des Affaires étrangères, Hamid-Reza Assefi, a mis en garde Israël contre toute attaque militaire sur ses sites nucléaires. «J’espère que le régime sioniste ne va pas commettre un acte aventureux», a dit Assefi, ajoutant que le cas échéant Israël paierait un prix très lourd.
Frappes israéliennes à longue distance
Israël a été le premier à tirer la sonnette d’alarme au sujet des intentions nucléaires de l’Iran, et a donné ces dernières années des indices selon lesquels il pourrait frapper les installations nucléaires iraniennes à Bushehr et ailleurs, tout comme il frappé de la réacteur irakien à Osirak en juin 1981.
Israël n’a pas agi ouvertement contre l’Irak jusqu’à ce que ce dernier ne soit qu’à quelques semaines de développer une arme nucléaire. L’Iran n’a même pas approché ce stade. Il n’a pas encore atteint le point de non retour – la capacité à enrichir suffisamment d’uranium de manière indépendante.
«Nous pensons que l’été prochain, si l’Iran n’est pas stoppé, il atteindra l’autosuffisance – et donc le point de non retour. Après cette capacité propre, il lui faudra environ 2 ans pour fabriquer une bombe nucléaire», a annoncé voici 2 semaines sur la TV Channel 1 le chef du renseignement militaire, le major-général Aharon Ze’evi. Interrogé au sujet d’annonces parlant d’une attaque préemptive, Ze’evi a répondu : «je ne pense pas qu’il est judicieux de parler de capacités militaires dans ce studio TV.»
Bien que non publiée officiellement, la doctrine stratégique transformée des Forces de défense israéliennes (FDI) privilégie le besoin d’empêcher les armes de destruction massive d’atterrir dans les mains des ennemis d’Israël. Ce qui a été fréquemment rendu public, ce sont les déclarations des FDI selon lesquelles les 25 F-15I opérationnels depuis 1999 et les 100 F-16I, dont le premier est prévu pour arriver en décembre, ont été achetés avant tout pour contrer la menace iranienne.
Selon la publication de Londres Jane’s Intelligence Review, Israël «va presque certainement lancer une attaque préemptive contre l’infrastructure de recherche et développement ABC iranienne avant qu’elle ne puisse produire des missiles balistiques équipés d’ogives nucléaires.»
«Est-ce que les FAI peuvent lancer une frappe préemptive sur l’Iran ? La réponse est oui», déclare le brigadier-général (en retraite) Giora Rom, ancien cadre supérieur des FAI. «Mais c’est une mission très compliquée qui exige une énorme planification.»
Rom a eu une expérience de première main en la matière lorsqu’il a planifié la frappe spectaculaire de 2060 kilomètres sur le quartier-général de l’Organisation de Libération de la Palestine, à Tunis en octobre 1985. Ce raid, mené en représailles au meurtre de trois Israéliens sur un yacht à Chypre, figure toujours dans les registres des FAI comme l’attaque la plus lointaine à partir du territoire national.
«Les FAI ont investi dans l’augmentation de leur allonge. Une attaque d’une telle portée impliquerait très certainement un ravitaillement en vol à mi-parcours. Mais vous devez vous rappeler que l’espace aérien au-dessus de l’Irak a maintenant changé. Je ne peux pas dire si c’est en mieux ou en pire», souligne Rom, aujourd’hui directeur de l’Agence Juive.
Dispersion des cibles iraniennes
L’ancien Ministre de la Défense Moshé Arens estime que l’Iran a tiré les leçons de l’attaque sur Osirak et a dispersé ses installations à travers le pays. «Nous avons la capacité d’atteindre l’Iran, mais on ne peut attendre d’une frappe unique qu’elle puisse stopper le programme iranien», dit Arens, qui était en fonction lorsque la décision a été prise d’acheter les chasseurs-bombardiers à longue portée F-16I.
Arens écarte les annonces d’une frappe préemptive israélienne «à ce stade de la partie», en maintenant qu’Israël devrait à cet instant se retrancher derrière les efforts diplomatiques. Mais comme il le souligne, une frappe unique ne parviendrait pas à accomplir une telle mission. Si Israël avait vraiment la volonté de mettre un terme au programme nucléaire de l’Iran, une attaque prolongée sur de multiples cibles dans tout cet immense pays serait nécessaire.
Ce qui inclut bien entendu le réacteur de Bushehr, un site vulnérable, fixe et hautement visible sur la côte sud exposée de l’Iran. Durant la guerre Iran-Irak de 1980 à 1988, les réacteurs jumeaux ont été pris pour cibles de manière répétée par Irak, qui a bombardé six fois la centrale. Ces attaques ont détruit toute la zone centrale des deux réacteurs.
Une autre cible potentielle serait l’usine d’eau lourde secrète près d’Arak, qui est nécessaire à la production de plutonium. Une troisième cible serait probablement la grande centrifugeuse à gaz de Natanz, à environ 100 kilomètres au nord d’Ispahan, sur la vieille autoroute Natanza-Kashan. Le renseignement militaire israélien appelle le site «Kashan», et il est paraît-il enterré sous plusieurs couches de béton armé.
Un autre objectif serait peut-être l’Aciérie Nationale Iranienne à Ispahan, puisqu’elle est susceptible de fournir un certain nombre de produits métallurgiques liés au nucléaire. Mais une autre cible principale pourrait être le site de conversion d’hexafluoride d’uranium (UF6) au Centre de Recherche Nucléaire de Rudan, près de Shiraz.
Selon l’analyste militaire Michael Knights, les cibles sont nombreuses et le secret du succès est d’identifier les plus difficiles à remplacer. «Des attaques sur des nœuds essentiels retarderaient le développement d’armes nucléaires iraniennes d’au moins quelques années», affirme Knights, un chercheur en défense à l’Institut de Washington pour la Politique du Proche-Orient.
Frapper les centrifugeuses serait plus tactique que stratégique, car les Iraniens pourraient les réparer et les remettre en marche ailleurs assez rapidement. «Pour Israël, la cible la plus commode serait le réacteur de Bushehr. Il est au-dessus du sol et relativement vulnérable, car il est situé juste sur la côte. Les forces aériennes ne devraient pas trop pénétrer l’espace aérien iranien», déclare Knights.
«L’installation d’eau lourde d’Arak et celle d’UF6 sont également accessibles, mais elles sont plus proches du centre de l’Iran. Bien que les défenses aériennes ont de nombreux vides en raison des montagnes, ce serait une mission très difficile. Une frappe sans lendemain serait plutôt inutile pour Israël. Imposer un retard de quelques années est le mieux qu’il puisse espérer, et le contrecoup entraînerait bien des remous dans la région ainsi qu’avec les Etats-Unis», souligne Knights. «Sans même parler des réponses directes ou indirectes de l’Iran.»
Les possibilités israéliennes
Des personnages familiers avec les opérations aériennes affirment que si Israël lance une frappe préemptive unique, elle passerait très probablement par une route contournant la Jordanie par le sud – au-dessus des déserts saoudiens – puis débouchant sur le Golfe Persique. Ce qui exigerait au moins deux ravitaillements en vol. Mais si une attaque soutenue était choisie, il y aurait aussi l’option d’utiliser un corridor à travers l’espace aérien jordanien, voire même syrien ou irakien – tout en empêchant des missiles sol-air ou des chasseurs ennemis d’engager d’autres éléments des forces aériennes.
Bien entendu, Israël préférerait frapper à partir d’un point de départ situé à l’intérieur de l’espace aérien ami de la Turquie, mais cela nécessite également une grande dextérité diplomatique. De plus, comme la plupart des cibles se trouvent au sud et au centre de l’Iran, une frappe aérienne israélienne à partir du sol turc aurait besoin de voler exactement au-dessus de la ligne de front des défenses aériennes iraniennes.
«Il faut se frayer un passage», souligne Michael Knights, qui suggère une route alternative à partir de la côte érythréenne à même de supprimer 1000 kilomètres de la distance que les chasseurs-bombardiers devraient franchir. Ils voleraient au-dessus d’Oman et du Yémen, qui ont tous deux de faibles défenses aériennes, et «dont aucun n’a de raison de partager des renseignements avec l’Iran.»
L’un des principaux défis pour une telle frappe aérienne n’est pas la distance, mais la capacité à maintenir le contact avec les bases en Israël. L’Iran n’est pas dans l’arrière-cour, où des jets pourraient atteindre le front en quelques minutes. Le groupe de bombardement devrait par conséquent être autonome.
Giora Rom affirme que l’un des scénarios à prendre en considération est le besoin de secourir l’équipage d’un appareil endommagé. Il n’a pas détaillé la manière avec laquelle cela pourrait être fait. Mais Jane’s Intelligence Review suggère qu’Israël déploierait probablement un groupe de forces naval dans la Mer d’Arabie à cet effet, avec un navire marchand reconverti servant de porte-hélicoptères et une escorte de corvettes Saar 5.
Selon la même source, les FAI peuvent mener chaque jour plus de 300 sorties d’attaque et d’escorte à très longue portée, appuyées par des avions de guerre électronique, de renseignement électronique, de ravitaillement ainsi que des systèmes aériens d’alerte et contrôle, tout en maintenant une forte réserve contre toute intervention des Etats arabes. Chaque mission d’attaque pourrait comporter l’engagement de missiles Popeye [d'une portée de 75 km, note du traducteur], de bombes à guidage laser ou électro-optique, avec une protection supplémentaire fournie par des leurres Samson.
Malgré la puissance des défenses aériennes, les cibles statiques iraniennes sont pour l’essentiel impossibles à défendre contre des armes de précision larguées à distance. Le F-15I tant vanté peut également transporter, d’après certaines sources, un missile de croisière à longue portée, relativement furtif et à propulsion ramjet. Le rayon d’action standard du F-15I s’élève à 1450 kilomètres, ce qui lui permet d’atteindre n’importe quel point du Moyen-Orient et de revenir sans ravitaillement. Mais les capacités de ravitaillement en vol lui donnent dans ce contexte un rayon d’action de 4000 kilomètres.
En l’état actuel des choses, seuls les 25 F-15I basés dans le Néguev sont capables de frapper l’Iran par une opération directe. Les chasseurs F-16 de tous types (A, B, C et D) devraient tous être ravitaillés – les F-16 qui avaient bombardé le réacteur irakien en 1981 n’avaient pas été ravitaillés et ont regagné la base avec leurs dernières gouttes de carburant. Mais en décembre, le premier des 100 F-16I qu’Israël a achetés pour la somme astronomique de 4,5 milliards de dollars devrait être livré.
Ces F-16 améliorés auront des réservoirs orthomorphiques qui augmenteront leur portée et l’amenant à celle du F-15I, ce qui leur permettra d’atteindre l’Iran et de revenir sans ravitaillement. Selon des sources militaires, toutefois, il faudra au moins une année pour que le premier escadron de ces chasseurs-bombardiers devienne opérationnel
Texte original: Arieh O'Sullivan, "Strike while the ions are hot", Jerusalem Post, 28.8.2003
Traduction et réécriture: Maj EMG Ludovic Monnerat
Source
#12
Posté 31 janvier 2005 à 12:47
L'inénarrable Doobleyou a déclaré lundi qu'il n'exclurait pas l'action militaire contre l'Iran tant que Téhéran ne se montrerait pas plus coopératif quant à la nature de son programme militaire. La diplomatie reste toutefois une option.«J'espère que nous pourrons régler cela de façon diplomatique, mais je n'exclurai aucune option», a dit Bush dans un entretien avec NBC News. Un article signé dans le New Yorker par Seymour Hersh, lauréat du prix Pulitzer, affirme par ailleurs que des commandos us effectuent des missions de reconnaissance secrètes en Iran pour y localiser des cibles nucléaires et chimiques potentielles. Téhéran a répondu à Doobleyou par une mise en garde pas piquée des vers: «La menace de nos ennemis étrangers ne nous fait pas peur, ils savent bien que l'Iran, pays historique d'islam, avec son antique civilisation, n'est pas un lieu bien choisi pour les aventures», a déclaré l'ancien président Akbar Hachémi Rafsandjani. «La République islamique d'Iran répondra avec détermination à tout agissement ou projet inconsidéré en s'appuyant sur un énorme soutien populaire, son savoir-faire diplomatique et son haut potentiel militaire», a renchérit le porte-parole des affaires étrangères Hamid Reza Assefi. En clair l'Iran n'est pas l'Irak, et les forces américaines, habituée à enfoncer du beurre, risque de tomber sur un os.
http://www.entrefilets.com/
#13
Posté 03 février 2005 à 17:14
Bush est un salo, mais quand meme.
#14
Posté 03 février 2005 à 17:35
#15
Posté 03 février 2005 à 17:43
Certes, le petrole est une choses à prendre en compte, mais ne serait-ce tout de meme pas le moindre mla qui gagnerait...???
#16
Posté 03 février 2005 à 17:59
#17
Posté 03 février 2005 à 18:13
Bush est un salo, mais quand meme. "
Bush s'en tape des Arabes, il veut juste enrayer le 'terrorisme' potentiellement dangereux pour les interêts Américains en attaquant de front. C'est un peut la stratégie 'l'attaque est la meilleure des défences'. Mais comme cela, les racines de la haine prennent de l'ampleur dans le coeur des Arabes, et cela on ne peut pas l'attaquer avec des armes. C'est donc une stratégie à double tranchant dont à mon avis la conséquence retour sera équivalente aux attaques qu'ils mènent actuellement.
#18
Posté 03 février 2005 à 19:28
IRAN
Nucléaire : nos révélations
Atmane Tazaghart et Roland Jacquard, journalistes et écrivains, spécialistes du Moyen-Orient, enquêtent depuis deux ans sur le programme nucléaire développé par Téhéran. Leurs informations sont issues de nombreux rapports confidentiels émanant de l'AIEA, de sources diplomatiques européennes et moyen-orientales, de cabinets d'expertise privés et de documents établis par des opposants iraniens.
Par Atmane Tazaghart et Roland Jacquard

* Cette carte a été réalisée grâce à trois sources d'informations différentes : des documents confidentiels de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), des éléments fournis par des milieux diplomatiques, et des témoignages recueillis en Iran par des opposants au régime de Téhéran.
(AOC)
Depuis février 2003, l'Iran donne l'impression de coopérer avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en divulguant une partie de sa politique de développement nucléaire. Mais pour de nombreux spécialistes, cette apparente collaboration avec la communauté internationale ne serait en réalité qu'une stratégie destinée à dissimuler l'existence d'un autre programme ultrasecret.
Au coeur du nucléaire iranien, la centrale de Buchehr, sur le golfe Persique. Son existence a été révélée au début de l'année 2003 et elle a été presque aussitôt inspectée par l'AIEA, dont les agents ont été facilement accueillis par les autorités iraniennes.
Seulement : voilà, cette centrale qui attire l'attention des inspecteurs internationaux ne serait qu'une façade derrière laquelle se dissimulent d'autres sites dont les installations échappent aux enquêtes de l'AIEA.
«Les Iraniens, explique un expert, ont compris la leçon du raid israélien contre la centrale de Tammouz, en Irak, en 1981. Ils savent que leurs installations risquent elles aussi une "frappe chirurgicale", et c'est la raison pour laquelle ils exhibent une "centrale officielle" qui concentre toutes les attentions. Mais c'est ailleurs que se développe leur véritable programme nucléaire.»
D'après notre enquête, ce programme repose essentiellement sur trois sites principaux :
- l'uranium est extrait d'une mine située à Saghand ;
- il est ensuite enrichi dans une autre installation ultrasecrète basée à Natanz ;
- l'«eau lourde» indispensable à l'enrichissement de l'uranium est produite à Arak (voir carte).
Le site de Natanz est camouflé sous l'apparence d'un projet de lutte contre le désert. Il est bâti sur un terrain de 11 000 hectares, et c'est un ingénieur à la réputation scientifique bien établie qui le dirige.
La mine d'extraction d'uranium est située à 40 kilomètres de la ville de Saghand, à mi-chemin entre les localités de Yezd et de Chador Mello. A gauche de la route reliant ces deux localités, un panneau indique d'ailleurs :«Mine d'uranium de Saghand». Selon nos informations, elle est placée sous la responsabilité d'un cadre éminent de l'organisation iranienne de l'énergie atomique.
A Arak, le site de production de «l'eau lourde» répond à un nom de code : «Projet Khandab». Sa construction a commencé en 1996 et s'est achevée en avril 2003.
Par ailleurs, le régime iranien a construit d'autres laboratoires nucléaires et sites d'enrichissement de l'uranium appelés «sites périphériques». Il s'agit de s'assurer que si un ou plusieurs des «sites principaux» sont découverts, mis sous contrôle ou même détruits par un raid, le programme pourra se poursuivre.
Parmi ces installations dites périphériques, deux sites implantés sur de vastes propriétés agricoles dans la région de Hashtgerd (dans la banlieue de Karadj, à 4 kilomètres à l'ouest de Téhéran). L'un d'eux se trouve dans le village de Lashkar-Abad et l'autre dans le village de Ramandeh. Ils sont éloignés l'un de l'autre d'environ 5 kilomètres. Tous les deux seraient supervisés par le directeur de l'Organisation de l'énergie atomique iranienne (OEAI) et opèrent sous couvert d'une compagnie civile servant de société-écran.
Le site de Lashkar-Abad est connu de la population locale sous le nom de «Verger présidentiel». Il fait 80 hectares de surface. La salle principale de ce site (50 x 30 mètres) est une copie miniaturisée du laboratoire de Natanz, qui possède 1 000 centrifugeuses, mais puisqu'elle est plus petite, elle compte deux fois moins de machines.
Le site de Ramandeh est construit sur un vaste terrain entouré d'un mur d'enceinte et des dizaines de gardes armés se relaient pour le protéger. A l'intérieur, plusieurs bâtiments d'apparence identique sont dispersés au milieu des vergers, de façon à rendre difficile la détection du bâtiment qui abrite le site nucléaire. Ces précautions laissent présager que Ramandeh est plus important que le site voisin de Lashkar-Abad. Il abriterait donc plus de 500 centrifugeuses.
Autant d'éléments qui expliquent peut-être les inquiétudes et les menaces de l'administration Bush envers l'Iran, ce «poste avancé de la tyrannie», selon Condoleezza Rice.
LeFigaro
#19
Posté 03 février 2005 à 21:34
Seleucos, le Jeudi 03 Février 2005, 18:13, dit :
Bush est un salo, mais quand meme. "
Bush s'en tape des Arabes, il veut juste enrayer le 'terrorisme' potentiellement dangereux pour les interêts Américains en attaquant de front. C'est un peut la stratégie 'l'attaque est la meilleure des défences'. Mais comme cela, les racines de la haine prennent de l'ampleur dans le coeur des Arabes, et cela on ne peut pas l'attaquer avec des armes. C'est donc une stratégie à double tranchant dont à mon avis la conséquence retour sera équivalente aux attaques qu'ils mènent actuellement.
Et depuis quans les iraniens sont des arabes?
#20
Posté 04 février 2005 à 02:38
Avec ce genre d'idées , on n'avancera jamais . . .
Cela donne de l'eau au moulin de la désinformation ; des gens comme toi , loin d'être des fanatiques mais plutôt des personnes intelligentes , qui s'en remettent en fin de compte au "bon sens" , pour souhaiter la victoire du "moindre mal" . . .
Cela fait mal , très mal !!!
#21
Posté 04 février 2005 à 04:54
Bush veut répandre la démocratie a coup de chars d'assaults dans le but d'installer le Grand Moyen Orient, point. Maintenant que fait la France ? que fait le Monde ? que fait l'Europe ?
D'ailleurs comment empeche-t-on les guerres ? Avec des discours a l'ONU? en faisant une manif ou une marche blanche?
Ce message a été modifié par KaMiKaZe - 04 février 2005 à 04:54.
#22
Posté 04 février 2005 à 07:21
Pression qui n'est possible que si tu te retrouve en position de force.Force militaire et surtout force economique.
Personne n'a les moyens d'empecher les USA d'envahir le pays de leur choix,sous quelque motif que ce soit.
Pendant longtemps l'URSS a fait ce travail pour des raisons differentes.Elle servait de contrebalancier a l'expansionisme US.
Aujourd'hui la chine s'en moque et l'europe est faible et divisee.Le japon bataille sur le sol americain lui meme,belle revenche d'ailleurs.
Donc toutes les manifestations et toutes les petitions ne servent a rien qu'a faire sourire .
Je sais c'est dommage mais c'est ainsi.
#23
Posté 04 février 2005 à 15:56
Par Kaveh L Afrasiabi, enseignant en Sciences Politiques à l'Université de Téhéran.
From sASIA TIMES. 16 décembre 2004. http: // www.atimes.com/atimes/Middle_East/FL16Ak01.html
TEHERAN - les États-Unis et l'Israël peuvent planifier des opérations militaires contre l'Iran, selon les rapports de mass-média récents, par contre l'Iran ne gaspille pas de temps dans le fait de préparer ses propres contre-opérations au cas où une attaque se concrétise.
Une longue semaine de manoeuvres combinée sur terre et dans l'air vient de se terminer dans cinq des provinces occidentales et du sud de l'Iran, hypnotisant des observateurs étrangers, qui les ont décrit comme "spectaculaire" l'étalage massif d'opérations de haute technologie, mobiles, incluant des forces de déploiement rapide comptant sur des escadrons d'hélicoptères, des mouvements aériens, de missiles, aussi bien que centaines de chars et des dizaines de milliers de soldats bien coordonnés utilisant des munitions réelles . Simultanément, environ 25,000 volontaires se sont pour l'instant inscrits aux centres de recrutement nouvellement établis pour les "attaques de suicide" contre n'importe quels envahisseurs potentiels dans ce qui est communément appelé "la guerre asymétrique".
Derrière la stratégie vis-à-vis d’une invasion américaine hypothétique, l'Iran recyclera probablement le scénario de la guerre contre l'Irak d’une force écrasante, en particulièr l'armée de l'air des Etats-Unis, visant une victoire rapide et contre une puissance beaucoup plus faible. l'Iran apprend tant de la guerre d'Iraq 2003 que de ses propres expériences précieuses de sa guerre avec l'Iraq de 1980-88 et de la confrontation avec les forces américaines dans le Golfe Persique de 1987-88 ; les Iraniens se sont concentrés sur les mérites d'une stratégie défensive fluide et complexe qui cherche à profiter de certaines faiblesses de la superpuissance militaire américaine tout en maximisant le peu d’endroits où ils peuvent avoir l’avantage, par exemple, la supériorité numérique dans les forces terrestres, la tactique de guérilleros, le terrain, etc.
Selon un article bien diffusé sur le "jeu de guerre d'Iran" de l’Atlantic Monthly basé aux Etats-Unis, le prix estimé d'une attaque sur l'Iran est de quelques dizaines de millions de misérables dollars. Ce chiffre est fondé sur une unique frappe "chirurgicale" (...) combinant des attaques de missiles, des bombardements aériens et des opérations secrètes, sans se tracasser de prendre en compte la stratégie de l'Iran, qui a présicément l'intention "d'étendre le théâtre d'opérations" de manière à infliger des coûts croissants sur l'envahisseur, ce qui inclue le ciblage de la structure de commandement militaire de l'Amérique dans le Golfe persique.
Après cette version Iranienne de contre-stratégie "du suivi", l'intention américaine d’une guerre localisée recherchant à neutraliser le système de commandement iranien comme prélude d’attaque systématique sur des cibles militaires clés serait contré "en leur amenant la guerre", selon les mots d'un stratège militaire Iranien qui a mis l’accent sur la mollesse de la structure de commandement de l'Amérique dans les environs du sud du Golfe persique. (Sur les quelques mois passés, les chasseurs américains violaient plusieurs fois l'espace aérien de l'Iran sur la province Khuzestan, évaluant ainsi le système de défense aérienne de l'Iran, selon les fonctionnaires militaires Iraniens.)
La prolifération par l'Iran d'un système d'engins balistiques extrêmement sophistiqué et mobile joue un rôle capital dans sa stratégie, en comptant de nouveau sur les leçons apprises des guerres d'Irak de 1991 et de 2003 : dans la plus première guerre sur le Koweït, les missiles de l'Irak ont joué un rôle important dans l'extension de la guerre à l'Israël, malgré l'échec des missiles Patriot de l'Amérique à détourner la plupart des missiles lancés d'Iraq pleuvant sur l'Israël et, dans une moindre mesure, sur les forces américaines en Arabie Saoudite. Et aussi, comme l'a admis le commandant en chef américain du conflit du Koweït, le général Norman Schwarzkopf, la traque des missiles missiles mobiles de l’Irak a consommé beaucoup des ressources de la stratégie aérienne de la coalition et étaient aussi difficiles que la recherche "d’aiguilles dans une botte de foin".
Aujourd'hui, dans l'évolution de la doctrine militaire de l'Iran, le pays compte sur les missiles à longue portée de plus en plus précis, par exemple, les Shahab-3 et les Fateh-110, qui peuven"frapper des cibles à Tel-Aviv", pour faire écho au premier Ministre des Affaires étrangères Iranien Kemal Kharrazi.
Chronologiquement parlant, l'Iran a produit la fusée d'artillerie Oghab de 50 de kilomètres de portée en 1985 et a développé les fusées d'artillerie Mushak de 120km-et la 160km de portée dans les années 1986-87 et 1988 respectivement. L'Iran a commencé à assembler [le Fuir-licencié-ès-sciences*] les Scud-B en 1988 et les conseillers techniques nord-Coréens en Iran ont converti une usine de maintenance de missiles pour la fabrication en 1991. Il ne semble pas, pourtant, que l'Iran ait entrepris la production de Scuds. Au lieu de cela l'Iran a cherché à construire les Shahab-3 et Shahab-4, ayant des portées de 1,300km avec une ogive de 1,600 livres et de 200km avec une ogive de 220 livres, respectivement ; le Shahab-3 a été testé en juillet de 1998 et peut bientôt être modernisé à plus de 2,000km, capable ainsi d'atteindre le milieu de l'Europe.
Grâce au revenus supplémentaires des hauts prix du pétrole, qui constituent plus de 80 % du budget annuel du gouvernement, l'Iran ne connaît pas les contraintes de budget du début des années 1990 et du milieu les années 1990, quand ses dépenses militaires étaient surpassées presque de un à 10 par ses voisins arabes du Golfe persique qui sont des membres du Conseil de Coopération de Golfe ; presque tous les états arabes possèdent une autre sorte de système de missiles avancés, par exemple, les CSS-2/DF de l'Arabie Saoudite, les SS-21 du Yémen, les Scud-B, les Frogs-7 de l'Irak.
Il y a plusieurs avantages à disposer d’un arsenal balistique pour autant que l'Iran soit concerné : d'abord, c'est relativement bon marché et fabriqué à l'intérieur du pays sans beaucoup de dépendance externe et la pression liée au " contrôle d'exportation de missiles" exercé par les Etats-Unis. Deuxièmement, les missiles sont mobiles et peuvent être dissimulés de l'ennemi et des tiers, il y a des avantages relativement aux chasseurs à réaction exigeant des bases aériennes fixes. Quatrièmement, les missiles sont supposés être des armes efficaces qui peuvent être lancées sans beaucoup de préavis par les cibles destinataires, particulièrement les missiles de Fatah-110 à combustible solide qui exigent seulement quelques courtes minutes pour l'installation avant être tirés. Cinquièmement, les missiles sont des armes semant la confusion et une unique capacité de tir qui peut torpiller les meilleurs plans militaires, lorsque l’on se souvient comment les attaques de missiles iraquiennes de mars 2003 sur les formations militaires américaines rassemblées à la frontière d'Iraq-Koweït ont forcé un changement de plan des États-Unis, perdant ainsi le plan initial de frappes aériennes soutenues avant l’engagement des forces terrestres, comme c’était le cas dans la guerre de Koweït, quand ces dernières sont entrées sur le théâtre après environ 21 jours de lourdes attaques aériennes à l'intérieur de l'Irak aussi bien que le Koweït.
Désormais, n'importe quelle attaque américaine sur l'Iran sera probablement suivie avant tout de contre-attaques de missiles engloutissant les états de Golfe persique du sud hôtes des forces américaines, aussi bien que d'autre pays, par exemple, l'Azerbaïdjan, l'Irak ou la Turquie, qui permettent l’utisation de leur territoire ou de leur espace aérien contre l'Iran. La raison de cette stratégie est précisémment de « pré-avertir » les voisins de l'Iran des conséquences sérieuses, par le potentiel durable d’impacts débilitants sur leurs économies, s’ils devenaient complices d'envahisseurs étrangers de l'Iran.
Un autre élément clé de la stratégie de l'Iran est "d’augmenter l'arc de crise" dans des endroits comme l'Afghanistan et l'Irak, où ce pays a une influence considérable, de saper l’emprise des États-Unis dans la région, en espérant créer un contre-effet domino au lieu gagner à l'intérieur de l'Iran, les Etats-Unis perdraient en partie réellement du territoire à la suite de l’amincissement de leurs forces et de leur "suréxtension" militaire.
Toujours une autre composante de la stratégie de l'Iran est la guerre psychologique, un domaine d'attention considérable pour les planificateurs militaires du pays actuels, en se concentrant sur les "leçons de l'Irak" et comment la guerre psychologique de pré-invasion par les Etats-Unis a réussi à provoquer une fente importante entre les échelons supérieurs de l'armée Baasiste aussi bien qu'entre le régime et les gens. La guerre psychologique des États-Unis en Irak avait aussi une dimension politique, en voyant comment les Etats-Unis ont rassemblé aux Nations Unies les membres de Conseil de sécurité et d'autres derrière les mesures antiIrak sous l'apparence du fait de répondre aux armes de destruction de massive de Saddam Hussein.
La guerre contre-psychologique de l'Iran, d'autre part, cherche à profiter des soldats américains "craignant la mort" qui manquent d'une manière caractéristique d'une forte motivation pour mener des guerres pas nécessairement pour la défense de leur patrie. Une guerre avec l'Iran exigerait sans doute le rétablissement de la conscription aux Etats-Unis, sans lesquels il ne pouraient peut-être pas protéger leurs flancs en Afghanistan et en Irak ; l'imposition de la conscription voudrait dire de recruter beaucoup de jeunes soldats mécontents susceptibles d’être sous l'influence de la propre guerre psychologique de l'Iran se concentrant sur le manque de motivation et "la dissonance cognitive" de soldats mal endoctrinés à la "doctrine du Président George W Bush de droit de préemption", pour ne pas mentionner une guerre par procuration pour l'Israël.
Cela de côté, déjà, les Iraniens se considèrent aujourd'hui subir les machinations d’une guerre psychologique semblable, par quoi, pour donner un exemple, les Etats-Unis cherchent intelligemment à capitaliser sur le mécontentement des jeunes (sans emploi) en répandant officiellement des larmes de crocodile, comme lors d'une interview récente du Secrétaire d'Etat sortant Colin Powell. La désinformation systématique joue d'une manière caractéristique un rôle clé dans la guerre psychologique et les Etats-Unis ont maintenant triplé leurs émissions de radio vers l'Iran et, selon des rapports récents du Congrès américain, ont considérablement augmenté leur soutien financier à différentes TV et des programmes internet antirégime, cela en claironnant ouvertement la cause "du renseignement humain" dans un scénario futur de conflit avec l'Iran basé partiellement sur les opérations secrètes.
Par conséquent, il y a un sentiment de siège de sécurité nationale en Iran ces jours-ci, à la lumière d'une "ceinture de sécurité se serrant" par le fait que les américains profitent des bases militaires en Irak, en Turquie, de l'Azerbaïdjan, l’Uzbekistan, le Tajikistan, le Kyrgyzstan, aussi bien que celles du Koweït, de l'Arabie Saoudite, du Qatar, du Bahrein, d'Oman et de "l’île garnison" de Diego Garcia. Vu de l'Iran, les Etats-Unis, ayant gagné la Guerre froide, se sont transformés en un "léviathan déchaîné" capable de manipuler et de déstabiliser les règles de loi internationales et des Nations Unies en toute impunité, exigeant ainsi une stratégie Iranienne de dissuasion sophistiquée qui, dans les mots de certains experts de mass-média Iraniens, inclurait même l'emploi d'armes nucléaires.
Mais de telles voix sont sans doute une minorité dans l’Iran d’aujourd'hui et généralement il y a un consensus élitaire contre la fabrication d'armes nucléaires, en partie de la conviction que sauf pour la création d'une "capacité de seconde frappe" il n'y aurait aucune dissuation nucléaire contre un pouvoir américain écrasant possédant des milliers "d’armes nucléaires tactiques". Cependant, en regardant l'asymétrie nucléaire entre l'Inde et le Pakistan, la capacité de première frappe du dernier a prouvé q’une dissuasion contre une Inde nucléaire supérieure est possible, une leçon précieuse pour l'Iran.
Par conséquent, pendant que l'Iran a complètement soumis son programme nucléaire à l'inspection internationale et a suspendu son programme d'enrichissement d'uranium par un accord Iran-Union-Européenne récent à Paris en novembre, il y a pourtant une inquiétude harcelante que l'Iran peut avoir sapé sa stratégie de dissuasion vis-à-vis des Etats-Unis, qui n'ont pas reconnu l'Accord de Paris, se réservant le droit de dépêcher sujet nucléaire de l'Iran au Conseil de sécurité tout en croisant le fer de temps en temps contre Tehran.
Par moments, malgré une campagne de mass-média aux Etats-Unis, particulièrement par le New York Times, à travers les nouvelles portant des titres provocants comme "les Etats-Unis contre un Iran nucléaire", les Etats-Unis continuent leur pré-campagne de puissance contre l'Iran déterminé, en alimentant à leur tour l'inquiétude de sécurité nationale de ces groupes d'Iraniens contemplant "la dissuation nucléaire" comme une stratégie de survie nationale.
Concernant ces derniers, il y a un sentiment grandissant en Iran qui veut que quelle que soit la manière dont l'Iran s’accommode avec les demandes de l'Agence d'Énergie nucléaire internationale de l'ONU, tout comme l'Irak en 2002-03, que les Etats-Unis, ont placé dans un "axe du mal", sèment intelligemment les graines de leur guerre suivante du Moyen-Orient, partiellement en rasant de vieilles accusations de terrorisme et de la complicité de l'Iran dans le bombardement de Ghobar de 1996 en Arabie Saoudite, sans tenir compte du refus des fonctionnaires saoudiens de telles allégations complètement données dans un livre récent sur l'Iran, le Puzzle persan par Kenneth M Pollack (voir des Temps asiatiques En ligne, le puzzle persan, ou la CIA, 3 décembre.)
Ainsi il y a une "dissuasion proto-nucléaire émergeante" selon laquelle la maîtrise de l'Iran du cycle de combustible nucléaire le rendrait "capable de produire l'arme nucléaire" dans un temps relativement court, comme une sorte de "capacité de seuil" de pré-arme dont il doit être tenu compte par les ennemis de l'Iran contemplant des attaques sur ses installations nucléaires. De telles attaques seraient rencontrées par une résistance rigide, née du sens historique de l'Iran fait de nationalisme et de patriotisme, aussi bien que par un counter-armement basé sur la conversation rapide de la technologie nucléaire. Dorénavant plus long les Etats-Unis et l'Israël, jouent la menace militaire, plus puissant et charmant pour l'Iranien grandira le désire d’une "dissuasion proto-nucléaire".
En fait, la menace militaire contre l'Iran s’est trouvée être un poison pour l'économie Iranienne, en chassant l'investissement étranger et en provoquant l'exode de capitaux considérables, une situation intolérable provoquant par certains économistes Iraniens même de poser des plaintes contre les Etats-Unis dans les tribunaux internationaux en cherchant des remèdes financiers. C'est un peu tiré par les cheveux, sans aucun doute et les Iraniens devraient montrer un nouveau précédent juridique pour gagner leur cause dans les yeux de loi internationale. L'Iran ne peut pas peut-être se permettre de voir continuer indéfiniment ce climat d'investissement appauvris provoqué par les menaces militaires et réciproquement une stratégie de dissuasion prolongée élève le risque des alliés américains dans la région est destinée à compenser cette situation assez malheureuse.
Ironiquement, pour ouvrir une parenthèse ici, certains amis de l'Israël aux Etats-Unis, comme le professeur de droit d'Harvrad Alan Dershowitz, un supporter avide "de la torturer pour les terroristes", ont récemment comis une colonne sur un site Web pro-Israël demandant la révision d’une loi internationale permettant à Israël et les Etats-Unis, l'attaque militaire contre l'Iran. Dershowitz a clairement pris le contrepied de la règle de droit, le fait de tourner en dérision l'institution estimée qui est considérée comme une balise sur la colline dans les États-Unis; la même université Ivy League est la maison du discours de haine "du choc des civilisations", un autre ornement pour son histoire chérie. Même le doyen de la Kennedy Scgool d'Harvard, Joseph Nye, une colombe relative, a copié l'obsession américaine de pouvoir en débitant des livres et des articles sur le "pouvoir mou" que réifie chaque facette de la vie américaine, en incluant sa culture neutre ou l’industrie du divertissement, en un appendice ou "un complément" du « pouvoir dur américain », comme si la reification du pouvoir ce que Jurgen Habermas appelle "lifeworld" (Lebenswelt) est la condition sine qua non conditio de la Pax Américana.
Pourtant, la ruse du pouvoir, est qu’il est souvent aveugle au moment opposé qu'il produit, comme cela a été le cas de l’héroisme d’un demi siècle des cubains vis-à-vis d’un régime sans pitié de blocus économique, des nationalistes algériens luttant contre le colonialisme français au cours des années 1950 et années 1960 et, à présent, des Iraniens se trouvant dans la situation peu enviable de contempler comment survivre contre l'avalanche venant d'un pouvoir américain mené entièrement par des faucons politiciens portant les costumes du multilateralisme sur le programme nucléaire de l'Iran. Pourtant peu à l'intérieur de l'Iran croient réellement que c'est plus que du pseudo-multilateralism construit pour satisfaire le militarisme unilateraliste en route des États-Unis. On espère que la route ne disparaîtra pas de sitôt, mais au cas où, les Iraniens "du Tiers-monde" font ce qu'ils peuvent pour se préparer au scénario de cauchemar.
La situation appelle une gestion prudente de la crise et une montée en confiance sécuritaire des deux côtés, et, espérons, l’affreuse expérience de la guerre répétée dans cette région pétrolière pourra être elle-même comme disuasive.
Kaveh L Afrasiabi, doctorat, est l'auteur d'Après Khomeini : les Nouvelles Directions dans la Politique étrangère de l'Iran (la Presse de Westview) et "la Politique étrangère de l'Iran Depuis 9/11", le Journal de Marron d'Affaires Mondiales, co-authored avec l'ancien député du ministre des Affaires étrangères Abbas Maleki, No. 2, 2003. Il enseigne la science politique à l'Université Tehran.
#24
Posté 04 février 2005 à 19:38
Amilcar, le Vendredi 04 Février 2005, 02:38, dit :
Avec ce genre d'idées , on n'avancera jamais . . .
Cela donne de l'eau au moulin de la désinformation ; des gens comme toi , loin d'être des fanatiques mais plutôt des personnes intelligentes , qui s'en remettent en fin de compte au "bon sens" , pour souhaiter la victoire du "moindre mal" . . .
Cela fait mal , très mal !!!
Le problème, c'est que je pense que tous le monde sera responsable si jamais on est dans la merde jusqu'au cou...c'est quand meme un regime autoritaire là bas...on aurait pu peut etre faire quelque chose....vous croyez pas ?
Citation
Bush l'a t-il écrit ?
Sinon Rice a dit que ce n'est pas à l'ordre du jour, les recours diplomatiques ne sont pas encore épuisés pzrait-il..
#25
Posté 04 février 2005 à 23:30
je ne suis pas sur qu'ils seraient de ton avis
rien n'est mieux en Irak, plus de violence, plus d'insecurité, plus de vol envers le peule (petrole biensur), plus de magouilles ...
il ne faut pas oublier que la plus grande organisation terroriste au monde est la CIA !
#26
Posté 05 février 2005 à 01:39
saddam, une grosse enflure oui, et des millions de mort y'en a eu, et pas moins que depuis que les américains sont là !
Tixi :
Citation
T'aurais été pret à echanger ta vie avec un irakien quans saddam était là ?
Mais,attention, je ne l'a justifie pas cette "invasion"...
de Seleucos :
Citation
Alors les interet ou sont-ils exactement ?
#27
Posté 05 février 2005 à 03:37
Tu voudrais nous faire dire qu'il serait préférable que les iraniens vivent dans une dictature US ? Désolé , mais je ne vois vraiment pas où est le "plus" , la preuve est faite avec le régime du Shah d'Iran avant 1979 , un des plus sûr alliés de l'administration américaine au Moyen-Orient à cette époque . . .
#28
Posté 05 février 2005 à 03:56
Donc, quels sont les interets des us d'aller en irak ? Ne me dites pas juste le mot petrole please..développez...
#29
Posté 05 février 2005 à 08:45
T'aurais été pret à echanger ta vie avec un irakien quans saddam était là ?
Mais,attention, je ne l'a justifie pas cette "invasion"...
T'es quand même pas naïf ? Les Américains nous présentent le monde comme dans un dessin animé de Donald et Mickey. Les Américains incultes ils marchent, mais pas les européens ni les arabes, on a une culture et une histoire moin 'simplifiée' que ces dangereux enc....! Non mais tu t'immagines, envahir un pays tuer 100000 personnes, massacrer, torturer et dire que c'est pour leur bien ! Comme si on corrigeait un gosse. Le général Américain l'a dit luit même. "J'aime bien tirer ces sauvages comme des lapins"...alors écoute mon vieux, les Américains c'est des SS en puissance, c'est tout.
#30
Posté 05 février 2005 à 10:29
Maximus, le Samedi 05 Février 2005, 01:39, dit :
Citation
le pétrole (car l'irak vit sur l'une des plus grandes reserves de petrole), la reconstruction (avec Haliburton qui prend en charge 100% de l'industrie du batiment en Irak), la "pacification" de l'Orient et enfin ça fait un danger de moins pour Israel qui voudrait voir des americains dans tous les pays de l'orient
ps : j'oubliais le défi personnel de W qui veut toujours faire mieux que son pere (ce dernier n'a pas reussi a envahir l'Irak - encore qu'on se demande pourquoi - , W voudrait le depasser dans les actes)
Ce message a été modifié par mcotiga - 05 février 2005 à 10:31.











