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Après l'Irak, pourquoi pas l'Iran?



2257 réponses dans ce topic

#2071 Game Over

    NON !

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Posté 12 juillet 2010 à 14:41

Voir le messagejean cent terres, le 12 juillet 2010 à 14:13, dit :

L'Iran brandit 20 kilos d'uranium enrichi à 20%

Même s'il serait théoriquement possible de produire une bombe atomique avec un enrichissement de 20%, le taux d'enrichissement pour des applications militaires est plutôt de 80% :

Citation

Uranium de qualité militaire
Lingot d'uranium de qualité militaire

Bien que la limite fixée par la réglementation internationale soit de 20%, la teneur en isotope 235 (ou 233) nécessaire en pratique pour des applications militaires dépasse 85%. Pour des taux d'enrichissement de l'ordre de 80 à 90%, l'uranium hautement enrichi est dit de qualité militaire. Il est utilisable pour fabriquer une arme nucléaire.

La masse critique nécessaire pour un uranium enrichi à 85% est de l'ordre de 50 kilogrammes. Il est possible de fabriquer des bombes atomiques avec des taux d'enrichissement plus faibles, jusqu'à 20% (voire moins, selon certains auteurs), mais cette possibilité est assez théorique : la masse critique nécessaire est d'autant plus grande que le taux d'enrichissement est plus faible. Quand le taux d'enrichissement est plus faible, la présence d'238U inhibe la réaction en chaîne, ce qui s'ajoute à l'effet de dilution de l'235U. Il est théoriquement possible de diminuer la masse critique nécessaire avec des réflecteurs à neutron, et/ou en faisant imploser la charge, mais ces techniques ne sont en pratique accessibles qu'à des pays qui ont déjà une expérience suffisante dans la conception d'armes atomiques.

Source

Ce message a été modifié par Game Over - 12 juillet 2010 à 14:42.

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#2072 milshake

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Posté 12 juillet 2010 à 14:43

Game Over, ok, je vait relire la charte du forum. Je ne suis pas rasiste. Tu me traite de rasite, c'est l'une des pires chose qui peut m'arriver sur un forum. :cpasmafaute:
Je ne voudrait pas jouer les âmes sensibles ni faire ma scène, mais pour moi, se sont comme mes cousins :cageole: . Alors, je sait que sa n'a pas le sujet ( bon, nous sommes sencé parler de l'Iran).

Et je le prend très mal pour le coup. Je n'est pas insulté les Juifs ! Jamais je ne ferait sa, je trouve cela completement idiot ! j'ai "insulté" Israel ( l'etat d'Israel ) que je "maudit" [ ouai c'est peut être trop ok. Je fairait attention la prochaine fois ], sa peut parraître fort pour toi. Bon... Il y en a qui son sensibles tu sais.
Je n'accuse les juifs de quoi que se soit. Mais le sionisme oui, et encors, c'est plus du sionisme en soit que j'accuse, plus qu'une personnes dite sioniste.

Pour moi, il y a sionisme, sioniste, et judaisme. En claire, je fait bien la diférence entre sionisme et Judaisme.
Peut être que tu ne fait pas la différence ou peut être que oui, je ne sait pas.

Mais en tout cas il faut faire la différence, c'est bien différent tout ça.

ps: le terme "sans coeur" est un termes que m'a dit un juif non-sioniste que j'ai croisé par hasard sur mon stage en ibrairie. ( bon après je vait pas raconter mon histoire non plus )
Joingez le mouvement We Are Change pour lutter contre le Nouvel Ordre Mondial éfficassement: www.wearechangeparis.com
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"Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité. La plupart se relèvent rapidement, secouent leurs vêtements et retournent à leurs préoccupations, comme si de rien n'était." Winston Churtchil

#2073 luimeme

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Posté 14 juillet 2010 à 15:09

rappelez vous de cette histoire récemment insensée, de l'attaque d'un bateau d'aide humanitaire par israel.
stratégiquement c'est du n'importe quoi, on ne peut pas faire mieux pour casser une alliance avec la turquie!

on apprends , comme prévue, que c'était une opération mal préparée, mal informée,hors zone territorriales.
aucune armes à l'intérieur, à par quoi, des batons ? , des barres? des couteaux? et alors c'étaient des civils quand même.
«Il prenait seulement des photos. Il a été tué par un tir à pas plus d'un mètre et son cerveau a explosé»
http://www.liberatio...s-contre-israel

la télé al-jazira, était présente (hasard), retransmets en direct, la mauvaise pub!, un vrai piège!
une attaque non-conforme en eaux internationales, on ne monte pas à bord d'un navire comme ça.

maintenant, ce que craignait israel se dessine, la turquie se rapproche de l'Iran.
ce fiasco subtile arrange bien ceux qui cherche le conflit généralisé.

enfin, la propagande du danger qu'occasionnerait la possession de l'arme atomique par l'iran, est exagérée.
pourquoi l'iran appuierait sur le bouton alors que personne n'a besoin de le faire?
c'est de la désinformation intellectuelle, la vrai information c'est : la dissuasion nucléaire dans la région, en résumé, israel ne pourra plus faire n'importe quoi ( comme au liban).

Ce message a été modifié par luimeme - 14 juillet 2010 à 15:32.


#2074 milshake

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Posté 14 juillet 2010 à 16:43

Citation

c'est de la désinformation intellectuelle, la vrai information c'est : la dissuasion nucléaire dans la région, en résumé, israel ne pourra plus faire n'importe quoi ( comme au liban).
Parfaitement. Tu as très bien résumé la situation luimeme. Et puisqu'on y est voici ce qu'explique Michel Collon:




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#2075 Nikopol

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Posté 14 juillet 2010 à 20:31

Voir le messagemilshake, le 14 juillet 2010 à 16:43, dit :

Parfaitement. Tu as très bien résumé la situation luimeme. Et puisqu'on y est voici ce qu'explique Michel Collon:

Tu te ratrappes bien avec cette vidéo Milkshake, on était pas loin de la catastrophe dans les post précédents... J'en profite pour coller un lien vers le site de Michel Collon, journaliste indépendant, qui fait un travail extra-ordinnaire pour dénoncer la désinformation.

Le conflit Israelo-Palestinien n'est qu'un leurre destiné à attirer l'attention du public et la détourner de ce qui est important( je ne nie pas la souffrance des Palestiniens ET des Israeliens par rapport à la situation).

Le monde entier soutient les Palestiniens, car on soutient le plus faible contre le fort, on soutient David contre Goliath, c'est un sentiment normal. Tout le monde se sent impliqué émotionnellement dans ce conflit disproportionné et injuste.

Il y a un déplacement de la peur liée à la bombe A. Auparavent, depuis les années 50, le monde entier était suspendu aux tensions entre USA et URSS, craignant une apocalypse nucléaire d'un moment à l'autre.
Ces tensions ont été déplacées vers le Proche-Moyen-Orient.
Les élites pour faire avancer leur projet ont besoin de la peur des populations, elles ont besoin d'entretenir
une menace constante pour justifier des budgets élevés pour l'armement.
Aux USA le complexe militaro-industriel est la force qui gouverne le pays. Entretenir la menace permet de justifier:
- le budget militaire important aux US
- la vente d'armes aux alliés des US pour se protéger de menaces créées artificiellement.
- la préparation de l'opinion publique, qui apeurée, accepte que la nation s'engage dans des conflits illégitimes.
aulapinblanc.blogspot.com

#2076 Game Over

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Posté 17 juillet 2010 à 07:42

Après l'attaque en règle de la presse française contre la peine de mort en Iran la semaine dernière (voir mon post No 2055 ici sur ce même thread), cette semaine, un article du Monde rapporte une déclaration commune faite par RSF et Amnesty International qui s''inquiètent de l'état de santé des opposants au régime de Téhéran dans les prisons iraniennes sur fond "d'enlèvement" d'un scientifique iranien impliqué dans la recherche nucléaire de son pays.

Source

L'Iran, un pays gouverné par des religieux fanatiques dont les valeurs portent atteinte à la dignité humaine !!!
Heureusement que notre presse indépendante et des officines financées par la CIA ONG de défense des droits de l'homme nous informent sur l'état de délabrement moral d'un pays dont la dangerosité risque de mener le monde vers une guerre nucléaire.

Rappelons nous, pour rester objectifs, que la France est systématiquement épinglée par des rapports accablants sur l'état de ses prisons.

Ce message a été modifié par Game Over - 17 juillet 2010 à 07:50.

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#2077 milshake

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Posté 17 juillet 2010 à 13:48

Citation

Tu te ratrappes bien avec cette vidéo Milkshake, on était pas loin de la catastrophe dans les post précédents

Je sait pas se que tu racontes, mais franchement t'inventes de ces truc laisse tomber quoi. Je ne fait qu'exposer la situation catastrpophique dans laquelle nous nous trouvons. Point.
Je cite Game Over qui dit:

Citation

L'Iran, un pays gouverné par des religieux fanatiques dont les valeurs portent atteinte à la dignité humaine !!!
> C'est exact, mais on se doit de les soutenir malgré tout. Comme je le disait, Ahmadinedjad et compagnie sont des gens pas exmeplaire ( du tout même ).
Mais on quelqu'un parce que nous somme contre l'autre.
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#2078 Game Over

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Posté 17 juillet 2010 à 13:56

Voir le messagemilshake, le 17 juillet 2010 à 13:48, dit :

C'est exact, mais on se doit de les soutenir malgré tout.
Je disais ça sur un ton ironique...

et Nikopol te faisait un compliment

Ce message a été modifié par Game Over - 17 juillet 2010 à 13:58.

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#2079 asjacks

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Posté 17 juillet 2010 à 14:24

Pourquoi Ahmadinedjad serait il un homme a abattre ? Parce qu'on le fait passer comme tel aux infos ? Parce que les US manipule les peuples et organisent des manifs d'une frange de la jeunesse afghane pro US ? Parce qu'il dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas ? ou parce qu'il dit tout simplement la verité concernant israel ?

Ce message a été modifié par asjacks - 17 juillet 2010 à 14:24.

“Le monde est dangereux à vivre!-Non pas tant à cause de ceux qui font le mal,-mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.” (Albert Einstein)

#2080 Game Over

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Posté 17 juillet 2010 à 14:55

Voici une explication plausible du retrait du soutien russe au régime de Téhéran après la 4e vague de sanctions votée à l'ONU en juin dernier :

http://chauprade.com...n-par-la-russie
Mais non, j'déconne !!!

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#2081 Aura

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Posté 17 juillet 2010 à 15:27

Voir le messageGame Over, le 17 juillet 2010 à 14:55, dit :

Voici une explication plausible du retrait du soutien russe au régime de Téhéran après la 4e vague de sanctions votée à l'ONU en juin dernier :

[url="http://chauprade.com/geopolitique-de-la-russie/les-raisons-du-vote-des-sanctions-contre-liran-par-la-russie"]http://chauprade.com...n-par-la-russie[/url]

Le commentaire est très instructif sur ce qu'il se passe actuellement.
La Russie fait énormément parler d'elle, elle en fait qu'à sa tête ce qui doit mettre un petit vent de panique du côté américain-israélien !

#2082 milshake

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Posté 17 juillet 2010 à 15:53

Moi je n'est pas dit qu'Amadinedjad était un homme à battre. Je dit que ce n'est pas un exemple ( propos antisémites ect... Parfois, il nous sort des citations d'Hitler aussi ) Sinon, je sait comment les médias nous presente Ahmadinedjad, il le présente comme le problème, et, justement comme l'homme à battre a tout pris.

Moi ce n'est pas ce que je pense de lui. Vous voulez une VRAI DE CHEZ VRAI EXEMPLE ?!! Les gars, voici mon idole politique j'ai nomé HIGO CHAVEZ ! > Lui il dit ce qu'il pense ! Lui il fait des chose pour son peuple ( même si cela ne nous regarde pas trop. ) Lui il dit des choses VRAI !

Je paris qu'il y a des pro Chavez ici non ? :D
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#2083 Game Over

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Posté 17 juillet 2010 à 16:03

Voir le messageGame Over, le 17 juillet 2010 à 14:55, dit :



Citation

Le ministre russe de l’Energie, Sergueï Shmatko et le ministre iranien du Pétrole Masud Mir-Kazemi se sont en effet rencontrés mercredi 14 juillet à Moscou, et ont signé un certain nombre de contrats d’importance stratégique majeure, l’un d’eux portant sur la livraison à l’Iran de carburants et de produits dérivés du pétrole.
Source
Cela confirme l'hypothèse, développée dans le lien ci-dessus, selon laquelle les sanctions récemment votées par la Russie contre l'Iran ne sont qu'un rappel à l'ordre.
L'article vient contredire le sentiment selon lequel l'Iran était de plus en plus isolé sur la scène internationale.

Ce message a été modifié par Game Over - 17 juillet 2010 à 16:11.

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#2084 luimeme

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Posté 17 juillet 2010 à 16:29

Citation

Moi je n'est pas dit qu'Amadinedjad était un homme à battre. Je dit que ce n'est pas un exemple ( propos antisémites ect... Parfois, il nous sort des citations d'Hitler aussi ) Sinon, je sait comment les médias nous presente Ahmadinedjad, il le présente comme le problème, et, justement comme l'homme à battre a tout pris.
alors, il faut rappeler que les traductions médiatiques sont tronquées. j'ai des amis qu'ils le signalent tout le temps.
puis, comment les occidentaux peuvent prétendre instaurer la démocratie occidentale dans un pays musulman?
ils ont leur histoire leur culture. la démocratie à coup de bombes sur des civils? (on a vu le désastre en irak et ailleurs) :) C'EST DE LA FOUTAISE!

l'Iran n'a aucune raison de s'embrouiller avec les russes.
subtilité russe, car les américains auraient coulé le "koursk".

#2085 Cosmoschtroumpf

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Posté 17 juillet 2010 à 22:36

Voir le messageasjacks, le 17 juillet 2010 à 14:24, dit :

Pourquoi Ahmadinedjad serait il un homme a abattre ? Parce qu'on le fait passer comme tel aux infos ? Parce que les US manipule les peuples et organisent des manifs d'une frange de la jeunesse afghane pro US ? Parce qu'il dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas ? ou parce qu'il dit tout simplement la verité concernant israel ?

Petite erreur les US manipulent et organisent des manifs d'une frange de la jeunesse IRANIENNE pro US et pas Afghane ;)

#2086 Game Over

    NON !

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Posté 17 juillet 2010 à 23:02

Article particulièrement intéressant sur l'état des lieux des principales forces en présence.
A lire ici.
Pour résumer en 3 mots cet article dont la longueur pourrait rebuter certains : Iran is fucked !
Mais non, j'déconne !!!

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#2087 asjacks

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Posté 18 juillet 2010 à 00:11

Citation

Petite erreur les US manipulent et organisent des manifs d'une frange de la jeunesse IRANIENNE pro US et pas Afghane

Exacte, j'ai voulu modifier mais impossible. ;-)
“Le monde est dangereux à vivre!-Non pas tant à cause de ceux qui font le mal,-mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.” (Albert Einstein)

#2088 luimeme

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Posté 18 juillet 2010 à 12:04

j'ajoute, la chine est un allié de l'iran, comme les russes, ils veulent la même chose , sortir de la dépendance anglo-saxonne-usa sur tout les niveaux.
la russie et la chine accepteraient des explosions nucléaires dans la région, aux risques de se récupérer les rejets radioactifs ????
le seul moyen est la voie pacifique, mais longue.........

#2089 Morpheus

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Posté 20 juillet 2010 à 12:01

La guerre d’Iran aura-t-elle lieu ?

"L'accord tripartite de Téhéran sur le nucléaire iranien provoquera t-il le conflit au lieu de résoudre la crise ? C’est ce que pense Jean-Michel Vernochet pour qui, les Etats-Unis n’ayant plus d’arguments pour justifier leurs sanctions contre l’Iran pourraient être tentés d’en finir en passant à l’acte. Bien sur, la guerre ne doit pas nécessairement être entreprise contre Téhéran, elle peut aussi éclater à sa marge pour l’y précipiter.
La guerre contre l’Iran aura-t-elle lieu ? Inutile de jouer les Cassandre, la réponse à cette question devant nous être donnée par les événements eux-mêmes. Par contre peut-être n’est-il pas vain de s’intéresser au rapport des forces en présence dans leur dynamique d’évolution. Nous parlons ici essentiellement de rapports de forces politiques tant la question semble réglée d’avance en ce qui concerne le différentiel de forces militaires en cas de confrontation directe entre Washington, Tel-Aviv… et Téhéran.
En effet, la disproportion entre le potentiel militaire de coercition des uns et celui des autres ne prête à aucune équivoque. De ce point de vue, ce sont exclusivement des paramètres de nature « politiques » qui déterminent avant tout, encore aujourd’hui, le gouvernement iranien à ne pas céder aux injonctions de la « Communauté internationale ». Aussi parce que Téhéran considère qu’il est loin d’avoir « épuisé » la carte de l’accord tripartite turco-irano-brésilien 2. Celui-ci pouvant, le cas échéant, lui offrir une issue raisonnable (voire « honorable », ne pas perdre la face en Orient étant un souci premier). Rendez-vous est à ce propos pris avec Brasilia et Ankara pour la fin août…
Reste que le succès de cette entreprise de contournement de la diplomatie états-unienne est loin d’être assurée au vu des réactions violemment négatives des Anglo-Américains (voir infra). Surtout que, lorsqu’on parle de « négociation » avec Téhéran, encore faut-il bien entendre que l’on attend du gouvernement iranien une reddition sans condition. En contrepartie, Téhéran fera tout, et jusqu’au bout, pour éviter de passer sous les Fourches caudines comme le département d’État l’y convie avec une pressante insistance.
Mais de ce point de vue, tout n’est pas dit. D’abord parce que l’Iran se sait, en principe, totalement vulnérable « à une attaque instantanée et non détectable, écrasante et dévastatrice, sans possibilité de défense et sans capacité réelle d’exercer des représailles dissuasives » 3 ; ensuite parce que la Turquie trouverait dans l’aboutissement réussi de l’accord de Téhéran un moyen de s’affirmer sur la scène régionale tout en rendant la monnaie de sa pièce à Tel-Aviv après l’humiliation de l’épisode sanglant de la flottille humanitaire pour Gaza.
A contrario, d’autres facteurs ne plaident pas en faveur d’un règlement négocié par le truchement de la Turquie et du Brésil associés dans le sauvetage de l’Iran national-islamiste 4. Russes et Chinois pratiquant, volens nolens, un jeu de bascule diplomatique, ont voté le 9 juin la Résolution 1929 du Conseil de Sécurité des Nations Unies durcissant le régime des sanctions internationales imposées à l’Iran 5. Résolution qui surtout a donné caution au Congrès états-unien, puis à l’Union européenne – Bruxelles devant faire connaître son propre train de sanctions vers la fin du mois de juillet – pour prendre en concertation des mesures draconiennes à l’encontre de la République islamique, notamment d’ordre économique (voir infra).
En ce qui concerne Moscou, cette décision semble bien refléter une certaine « schizophrénie » au sommet de l’État ou un bicéphalisme ouvertement divergent entre une Présidence a priori plus « occidentaliste » que ne le serait le Premier ministre Vladimir Poutine. Cela se traduit à la fois par un ralliement âprement négocié à la politique de sanctions états-uniennes et européennes, et simultanément par des « consultations » irano-russes portant sur le renforcement de la coopération bilatérale ; certes « en premier lieu économique » comme l’a souligné récemment le vice-ministre des Affaires étrangères russe, Alexeï Borodavkine… ou encore le maintien d’une complète ambiguïté quant aux livraisons de batteries de missiles hypersoniques anti-aériens S300 (voir infra).
Examinons maintenant quelques-unes des raisons qui sont vraisemblablement intervenues Moscou pour décider le Kremlin à voter en faveur de la Résolution 1929, le 9 juin 2010, moins d’un mois après avoir applaudi à la conclusion de l’accord tripartite. Passons sur la nécessité impérieuse, pour la Fédération de Russie, d’une réduction de la production afghane d’opium (dont les produits dérivés occasionnent quelque 30 000 décès annuels en Russie), et notons, par une heureuse coïncidence, la levée des sanctions états-uniennes contre quatre groupes russes réputés avoir commercé de façon « illégale » avec l’Iran et la Syrie après 1999.
Selon le Washington Post du 22 mai 2010, l’administration Obama – trois jours après l’annonce par la Secrétaire d’État, Mme Hillary Clinton, que la Russie acceptait d’avaliser le projet de résolution – abandonnait ses « poursuites » contre Rosoboronexport épinglé en 2006 et 2008 pour des ventes illicites à l’Iran ; également concerné l’Institut moscovite d’avionique, ainsi que l’université des sciences et techniques de la chimie Dimitri Mendeleyev pour transferts illégaux de techniques relatives au domaine balistique. Depuis janvier 2010, l’Administration Obama a su apparemment donner des gages substantiels et avait déjà opéré la levée préalable des sanctions frappant Glavkosmos et l’Université technologique de la Baltique pour leurs échanges avec l’Iran…
Mais pour qu’un marchandage soit complet, il faut aussi que certaines portes restent entrouvertes, ainsi l’Administration Obama, dans la formulation de son projet de résolution, a su maintenir un flou artistique quant à l’interdiction de le vente de systèmes de missiles hypersoniques sol-air russes S300 à l’Iran. Un marché représentant plusieurs centaines de millions de dollars, vraisemblablement en partie déjà payés, mais dont les livraisons ont été jusqu’à présent ajournées pour des « raisons techniques » sous la pression conjointe américano-israélienne. Passé en 2005 ce contrat concerne 30 à 40 systèmes d’armes (dont un aurait peut-être été livré en 2008), des matériels ayant la capacité de rendre l’Iran en grande partie imperméable à d’éventuelles frappes israélo-américaines… sachant que dix systèmes seulement suffiraient théoriquement à assurer la couverture des sites stratégiques perses, et ce, notamment contre une aviation israélienne aux performances limitées par une relative vétusté...
À l’incartade turco-brésilienne, Washington avait aussitôt répondu en ignorant superbement l’accord tripartite signé la veille du dépôt de son propre projet de sanctions renforcées devant le Conseil de Sécurité. Un camouflet pour la Turquie et le Brésil remis à leur « juste » place dans le concert des Nations, dont le président des États-Unis monopolise le pupitre de chef d’orchestre. Des « signaux forts » ayant été envoyés à Ankara 6, il convenait de présenter à la Turquie une « carotte » assez appétissante pour l’inciter à regagner le giron atlantiste et suffisante pour lui faire oublier ses velléités de jeu personnel dans l’arène régionale, de la Méditerranée orientale à la Caspienne via la Mer noire. Tant et si bien que, le 30 juin, l’Union européenne relançait les négociations d’adhésion de la Turquie en ouvrant à Bruxelles un nouveau chapitre relatif à la sécurité alimentaire, vétérinaire et phytosanitaire (le treizième depuis l’ouverture des négociations d’adhésion en 2004 sur les 35 prévus afin d’adapter la législation des candidats aux normes européennes)…
À l’évidence l’UE, dans le cadre du smart power 7 préconisé à Washington (une étroite association de produits d’appels et de contraintes) avait été mandatée afin de « récupérer » Ankara. Le secrétaire états-unien à la Défense, M. Robert Gates n’avait-il pas en effet dénoncé un peu auparavant « ceux qui en Europe poussent la Turquie vers l’Est en refusant de lui donner le lien organique avec l’Occident qu’elle recherche ». Autrement dit son entrée dans une Union pourtant déjà incapable de se gérer à vingt-sept ! Autre coïncidence ou hasard calendaire, toujours le 30 juin 2010, la discrète rencontre ministérielle à Bruxelles entre représentants turcs et israéliens au moment même où Ankara demandait à Washington moins de laxisme à l’égard de la rébellion armée du PKK 8.
Parallèlement, le 24 juin, à la suite des sanctions adoptées par le Conseil de sécurité, le Congrès états-unien avait validé le durcissement la politique US à l’encontre de l’Iran en votant un nouveau train de mesures coercitives, mesures adoptées à l’unanimité par le Sénat (99 pour, 0 contre)… Le chef de la majorité démocrate de la chambre haute Harry Reid résumant l’état d’esprit des parlementaires : « Notre objectif est de viser l’Iran là où cela fait le plus mal » !
En l’occurrence il s’agit de créer une pénurie énergétique (mortelle à terme) en interdisant toute entrée de produits pétroliers raffinés ou tout équipement destiné à rendre à l’Iran une quelconque capacité de raffinage. Quatrième producteur mondial de pétrole brut, l’Iran manque cependant de raffineries, certaines ayant d’ailleurs fait l’objet d’attentats ces dernières années 9 et de fait, dépend fortement de ses importations pour la satisfaction de ses besoins intérieurs, importés à quelque 40%. Remarquons ici que la Résolution du Conseil de Sécurité (votée à l’unanimité des cinq membres permanents, Turquie et Brésil ayant voté contre et le Liban s’étant abstenu) n’a eu pour objet que de servir de cache-sexe, autrement dit de cautionner les mesures autrement plus sévères prises par les États-Unis et prochainement par l’UE.
Le républicain John McCain, concurrent de Barak Obama à la présidence, avait pour sa part clairement explicité la portée d’un texte dont le but est de « forcer les entreprises partout dans le monde à faire un choix : voulez-vous travailler avec l’Iran, ou bien voulez-vous travailler avec les Etats-Unis ? Les deux ne sont pas compatibles », énonçant de cette façon que les rigueurs du Nouvel Ordre Mondial ne s’adressent pas seulement aux récalcitrants arc-boutés sur l’État-nation, fût-il islamique, mais à tous ceux qui se refusent à passer sous les fourches caudines du Marché unique universel dont le chef d’orchestre est, évidemment, anglo-américain. C’était déjà la teneur du message envoyé au monde par le président Bush au lendemain du 11 Septembre « ceux qui ne sont pas avec nous, seront contre nous »…
Un message reçu cinq sur cinq à Bruxelles et anticipé par quelques géants européens tels l’allemand Siemens ou le français Total 10, contraints et forcés l’un et l’autre en vertu de choix politiques. Une fois n’est pas coutume, le politique ayant pris le pas dans ce cas sur des intérêts économiques quasiment vitaux en période de récession.
En janvier 2010, Siemens officialisait la rupture – imposée par Mme Merkel –de ses liens commerciaux avec la République islamique d’Iran tout en honorant les commandes en cours… une décision en réalité déjà effective depuis octobre 2009. Fin janvier, la chancelière allemande pouvait annoncer que l’Allemagne s’associerait pleinement à de nouvelles sanctions « dans tous les secteurs concernés ». Sachant que les sociétés allemandes avaient exporté vers l’Iran pour environ 3,3 milliards d’euros dans les premiers 11 mois de l’année 2009 (la part Siemens se montant alors à quelque 500 millions d’euros annuels) on voit ici qu’elle est l’ampleur du sacrifice consenti par l’industrie allemande pour se mettre en conformité avec les engagements transatlantiques européens. Résultat, la position strictement atlantiste de Mme Merkel au détriment des intérêts immédiats de l’économie allemande, a beaucoup contribué à l’affaiblissement de son crédit politique aujourd’hui déclinant.
Quant au pétrolier français Total, agissant également à rebours des intérêts nationaux et sur injonction directe de la présidence, a officialisé le 28 juin la cessation de ses livraisons d’hydrocarbures à l’Iran rejoignant de cette manière ses consœurs British Petroleum et Royal Dutch Shell dans la cohorte des compagnies pétrolières boycottant l’Iran. Une déclaration de pure forme car la suspension effective, sine die avait commencé depuis plusieurs semaines avant même le vote de la Résolution 1929et des oukases du Congrès… lesquels faisaient aboutir le projet de loi d’avril 2009 instituant des sanctions contre les compagnies fournisseuses de carburants à l’Iran, au premier chef, Total et British Petroleum. À ce titre, nul n’a été surpris de voir la décision de renoncer au marché iranien du groupe français annoncée d’abord sur le site du Financial Times et ce, avant toute déclaration en France même.
Last but not least, depuis juin dernier, l’UE avait commencé d’interdire son espace aérien à la majorité des appareils Airbus et Boeing de la compagnie Iran Air. Un mois plus tard, Bruxelles ajoutait à sa liste d’interdiction les Airbus A-320, les Boeing B�727 et B-747. Simultanément, le Royaume-Uni et l’Allemagne, à l’instar des Émirats arabes unis 11, eu égard aux sanctions tant états-uniennes qu’européennes, refusaient tout ravitaillement en kérosène aux avions civils iraniens en dépit d’une évidente violation des conventions internationales pertinentes.
Guerre de communiqués et gesticulations militaires
Aux mesures de confinement économique et financier (la plupart des transactions financières de l’Iran ayant été rendues impossibles hors de ses frontières) viennent s’ajouter d’autres mesures, actives celles-là (mesures actives terme désignant à l’origine les opérations de désinformation ne visant pas seulement les élites dirigeantes mais visant plus largement au conditionnement et à la manipulation des opinions publiques). Ces actions s’inscrivent dans le cadre d’une guerre psychologique qui ne dit pas son nom mais qu’a dénoncé à bon escient le gouvernement iranien le 28 juin 2010 alors que le Directeur de la Central Intelligence Service, Leon Panetta, estimait péremptoirement sur la chaîne ABC que « Téhéran dispose maintenant de suffisamment d’uranium enrichi pour la confection de deux armes nucléaires dans un délai de deux ans ».
Verdict qui tombe après que l’Agence Guysen International News eut diffusé le 24 juin une information donnée pour être d’origine iranienne (!) suivant laquelle « … des avions israéliens auraient atterris sur l’aéroport saoudien de Tabouk les 18 et 19 juin dernier…C’est ce qu’a rapporté l’agence iranienne FARS dans un article intitulé « Activité militaire douteuse du régime sioniste en Arabie Saoudite ». Rumeur reprise ensuite par le Times de Londres qui n’hésite pas à annoncer que l’Arabie Saoudite aurait ouvert son espace aérien à l’aviation israélienne en prévision d’une attaque contre l’Iran, une information bien entendu non confirmée à Tel-Aviv et démentie par Riyad.
Difficile alors de faire la part entre rumeurs et faits avérés. Parmi les faits documentés relevant (ou non) de l’intoxication et de la guerre psychologique, signalons que pendant que l’État hébreu se livrait à des manœuvres d’envergure pour contrer une éventuelle attaque de son territoire par des missiles, les États-Unis complétaient leur dispositif offensif dans le Golfe et alentours 12.
Toujours dans le contexte d’une guerre par médias interposés, d’après le quotidien londonien Al-Qods Al-Arabi, information encore reprise par Guysen News, un convoi composé de 11 frégates états-uniennes et une israélienne, le tout accompagnant le porte-avions à propulsion nucléaire USS Harry S Truman, aurait transité par le Canal de Suez en direction la Mer Rouge. Enfin l’Iran aurait mis en état d’alerte ses forces proches de la Mer Caspienne en raison d’une « concentration de forces israélo-américaines en Azerbaïdjan » ! C’est en tout cas ce qu’a déclaré le 22 juin 2010 le général Mehdi Moini commandant des Gardiens de la Révolution : « la mobilisation se justifie par la présence de forces américaines et israéliennes sur la frontière de l’Ouest… ces renforts sont dépêchés dans la province d’Azerbaïdjan occidental car certains pays occidentaux attisent des conflits ethniques afin de déstabiliser cette région ». L’exécution le 20 juin 2010 d’Abdominal Rigi, chef du Jondallah, responsables de plusieurs attentats meurtriers contre les Gardiens de la Révolution au Baloutchistan iranien est à ce titre un signal fort envoyé par les autorités iraniennes à l’attention de toutes les autres minorités susceptibles de fomenter des troubles dans une conjoncture s’inscrivant dans une inexorable stratégie de la tension.
C’est dans ce contexte que l’État hébreu aurait en effet, toujours selon la rumeur, prépositionné une flotte aérienne d’attaque en Azerbaïdjan. Là encore l’extrême prudence étant de rigueur, il faut noter l’inflation de rumeurs qui crée un climat propice à toute provocation ou tout accident accélérateur ou déclencheur d’une confrontation directe. En tout état de cause, l’utilisation de l’Azerbaïdjan comme base de lancement de raids aériens parait assez improbable si l’on considère l’actuel refroidissement des relations entre Bakou et Washington depuis avril, l’Azerbaïdjan ayant pris ombrage du rôle joué par le département d’État dans le conflit du Haut-Karabakh qui l’oppose à l’Arménie et annulé en conséquence des manœuvres militaires conjointes avec la marine des États-Unis… Faisant d’ailleurs écho, le même jour, aux déclarations du commandant des Pasdaran, le 22 juin donc, le Dr Uzi Arad, chef du Conseil de Sécurité nationale israélien et proche conseiller du Premier ministre Benjamin Netanyahou, avait jeté sa part d’huile sur le feu en jugeant « le dernier volet des sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies, est insuffisant pour contrarier les progrès iraniens en matière de fabrication de l’arme nucléaire. Une intervention militaire préventive pourrait être finalement nécessaire ». Aujourd’hui c’est au tour de la CIA par la voix de son directeur d’enfoncer le clou…
Alors gesticulations guerrières, guerre des mots et intoxication, ou préparation psychologique à ce que le camp belliciste s’acharne à présenter comme inéluctable : le recours à la force contre Téhéran ? Toujours est-il que la guerre des nerfs fait rage dans cette partie de poker menteur à échelle planétaire à laquelle, bon gré malgré, nous sommes conviés à participer !
Nous ne conclurons pas ici sur les conséquences à terme du défi que la Turquie au premier chef, le Brésil ensuite, ont lancé aux États-Unis et à ses commensaux britannique et hébreu. De toute évidence la Turquie n’avait pas envisagé que les choses iraient si loin, ni la vigueur de la réaction anglo-israélo-américaine… Chacun a priori s’attache aujourd’hui, de part et d’autre, à calmer le jeu et à replacer le contentieux dans le cadre formel des échanges diplomatiques 13.
On a, de ce point de vue, cru voir s’amorcer ce retour à la normale avec l’entretien de Bruxelles entre ministres turc et israélien, la Turquie en demandant des excuses israéliennes, l’indemnisation des victimes après l’affaire du Mavi Marmara, le tout assorti d’une levée du blocus de Gaza. Il était loisible de penser que dans le contexte d’un désaccord affiché entre Washington et Tel-Aviv, la Turquie aurait dû obtenir, au moins partiellement, gain de cause : Tel-Aviv n’est-il pas déjà en train d’alléger le dispositif d’asphyxie de la bande de Gaza dont le but avoué était de pousser la population à se soulever contre le gouvernement élu du Hamas ?
Un embargo qui s’est avéré être non seulement erroné mais, qui plus est, est devenu totalement contre-productif… Et bien contre toute attente Ankara s’est vu opposer un refus cassant et intransigeant à sa demande d’excuse, qui aurait pu être simplement « formelle ». Immédiatement après, ce nouveau camouflet : la Maison-Blanche, accueillant à bras ouverts le Premier ministre israélien, M. Benyamin Netanyahou, a offert au monde le spectacle d’une réconciliation d’assez mauvaise augure en ce qu’elle cautionne contre vents et marées la politique de la coalition dominée par le Likoud ultra sioniste au pouvoir à Tel-Aviv. Des démonstrations d’amitiés qui suivent de peu le limogeage du général McChrystal, chef des forces états-uniennes et de l’Otan en Afghanistan, pour des propos malvenus d’après boire et son remplacement par le général David Petraeus 14déjà chargé du commandement central [United States Central Command] du front allant de la Mésopotamie au Waziristan (Zones tribales du Pakistan).
La démarche turco-brésilienne a par conséquent certainement procédé d’une mauvaise évaluation du rapport de forces réel existant toujours entre les États-Unis – maîtres du jeu planétaire jusqu’à plus ample informé – et le reste du monde, malgré le fait incontestable que ce jeu se complexifie et se diversifie davantage avec l’arrivée, sur la scène internationale, de puissances montantes qui à leur tour revendiquent une place à la table des « Grands ».
La punition militaro-diplomatique n’ayant pas tardé sous forme d’un « acte de guerre » perpétré en haute mer (et en toute impunité), les mesures de rétorsions économiques et commerciales ne devraient pas se faire attendre très longtemps. Prenons l’exemple de la France qui, après 2003 et sa sortie au Conseil de Sécurité (intolérable du point de vue des partisans de l’annihilation de l’Irak), a souffert de la vindicte états-unienne au point d’amorcer dès 2004 son retour dans le giron Atlantique 15.
En résumé, l’initiative tripartite, opération éminemment louable du point de vu de la paix entre les nations, se sera révélée au final assez désastreuse parce ce que non seulement elle n’a pas permis de squeezer les États-Unis, mais qu’elle leur a offert la possibilité de déplacer leurs pions plus vite que prévu sur le grand échiquier eurasiatique. Pire, l’initiative tripartite a fourni le prétexte et l’occasion aux États-Unis de faire preuve de cette capacité de « rebond », cette « ressource » qu’exalte au plus haut degré la culture du Nouveau Monde. De plus, elle a, d’une certaine façon, précipité les « événements » en créant l’urgence et en entamant la marge de manœuvre des Anglo-Américains jusqu’à les pousser, peu ou prou, au passage à l’acte dans un processus de diplomatie armée qui va crescendo.
Alors quelles leçons tirer de cet accord turco-irano-brésilien qui a suscité le fugace espoir de voir s’engager une amorce de stabilisation régionale ? En premier lieu que le rapport du fort au faible n’offre que peu d’échappatoires. La Fontaine nous l’a autrefois enseigné : la rhétorique du « loup » ne tient aucun compte ni de la raison, ni du Droit, a fortior du droit international, ni de la justice… Que le discours du « fort » subvertit en soi les valeurs en principe fondatrices des relations entre les individus d’abord, entre les sociétés ensuite.
Nous avons là une sophistique consensuelle donnant une apparence de rationalité légaliste à l’expression de l’imperium hégémonique, verbalisme de chancellerie qui n’est au demeurant qu’une transposition du dialogue au bord du ruisseau des deux animaux de la fable. L’Iran est pareillement un coupable sui generis et doit par conséquent se soumettre inconditionnellement. S’il ne s’y résigne pas de son propre gré, il sera ramené de gré ou de force dans le droit chemin démocratique et libéral.
Ce cas de figure n’est pas nouveau et les historiens, s’ils cherchent un peu, trouveront de multiples précédents au cours du XXe siècle. Nous voyons donc ici, à la croisée des chemins, à quel point, au XXIe siècle, la ruse, enveloppée du brouillard verbal propre au smart power prime sur l’immédiat exercice de la force brutale, mais qu’elle l’annonce cependant tout comme la nuée porte l’orage. À ce titre les « prophéties » du Líder Máximo cubain, quelque atteint par l’âge qu’il soit, renvoie étonnamment aux avertissements prodigués par la présidence russe.
La guerre, si elle devait avoir lieu, n’aurait à ce titre pas grand chose à voir avec une quelconque fatalité plus ou moins inhérente à de supposées lois physiques de la nature géopolitique du monde. Elle interviendrait pour la simple et unique raison que des factions influentes d’ultras, à Washington, à Londres et à Tel-Aviv, la veulent assidûment et la préparent avec ardeur et que ces mêmes factions auront fini par l’emporter sur les clans et les hommes hostiles à l’affrontement entre forces matérielles. Bien des naïfs, croyaient en décembre 1990 que la guerre du Koweït serait évitée parce que des négociations allaient bon train entre Bagdad et Riyad ; parce qu’également le raïs Saddam Hussein avait offert de se retirer si un certain délai lui était accordé lui permettant de « sauver la face ». La guerre a eu lieu. Elle a eu lieu pour l’unique raison que l’« on » voulait qu’elle eût lieu. Or la situation d’aujourd’hui offre de nombreuses similitudes avec celle de décembre 1990. Il ne manque plus au tableau qu’un prétexte plausible, une provocation intervenant n’importe où dans le monde mais suffisamment spectacularisable pour frapper les opinions de sidération, cela, le temps nécessaire à lancer les premières frappes qui tétaniseront les oppositions en les prenant de court et enclencheront automatiquement l’escalade militaire.
Conflit qui serait sans doute appelé à déborder rapidement hors du cadre régional comme l’en a averti le président russe, Dimitri Medvedev. Un conflit qui alors pourrait constituer une opportune porte de sortie à la crise systémique globale qui, aujourd’hui, commence à menacer le statut d’idole du divin dollar 16 : la guerre n’est-elle pas « le » moyen de régulation par excellence ?
Plus grave, nous devons nous garder, aujourd’hui plus que jamais, d’une appréciation fausse du rapport de force global qui est toujours en faveur des États-Unis comme nous en administre la preuve le ralliement volens nolens de la Russie et de la Chine au durcissement des sanctions. Une attitude analogue à celles de ces navires qui fuient sous le vent pour tenter d’échapper à la tempête… pour l’immédiat, les deux challengers eurasiatiques des États-Unis se trouvent littéralement aspirés par la volonté américaine de liquidation du régime iranien et d’inclusion dans sa sphère d’influence de tout l’espace géoécopolitique des Balkans à l’Hindou Koush.
Les États-Unis - John Pitbull - n’en démordront pas, chacun doit se persuader que la chute du régime iranien n’est plus du domaine du négociable. Russes et Chinois le savent et leur comportement démontre qu’ils ne disposent pas de la monnaie d’échange susceptible d’infléchir le projet états-unien. Une ambition dont le succès à terme n’est d’ailleurs pas assuré comme les échecs des révolutions colorées géorgienne et ukrainienne en témoignent.
De sorte que Moscou et Pékin peuvent tout au plus jouer le rôle de ralentisseurs d’un processus qu’ils savent, sauf accident de parcours, inéluctable. Finalement l’épisode de l’initiative tripartite aura eu le vrai mérite de mettre les choses au point et de nous donner un cliché exact de l’état des lieux géostratégiques, c’est-à-dire en montrant le caractère (provisoirement) illusoire d’un rééquilibrage des pouvoirs dans un monde encore assez éloigné de la multipolarité. Ce constat contredit finalement – en dépit des différents conflits qui déchirent le Proche-Orient ces deux dernières décennies – l’idée que nous assisterions tendanciellement à un déclin de l’expansionnisme états-unien en dépit de deux fronts et de deux enlisements, l’irakien et l’afghan… tout aussi bien que par les conséquences économiques et sociales d’une crise financière que Washington est pourtant encore loin d’avoir complètement surmonté.
À cet égard, écartons définitivement l’idée – laquelle ressort de la méthode Coué, c’est-à-dire de l’autosuggestion – qu’en raison de ses difficultés budgétaires, l’État fédéral états-unien n’aurait plus la capacité d’aller au bout de ses intentions belliqueuses. Une idée controuvée à l’heure de la guerre des drones de combat et des missiles de croisières hypersoniques à portée intercontinentale.
Au contraire ce sont ces difficultés mêmes et les menaces que font peser sur la suprématie du dollar les actuelles défaillances structurelles du système hyper capitaliste ultralibéral qui pourraient le cas échéant contraindre l’État fédéral à une fuite en avant, comme ce fut le cas dans les années ayant précédé la Seconde Guerre mondiale. Mais à la différence du temps du président Roosevelt, dont les intentions véritables étaient masquées par un discours et des dispositions à caractères pacifistes (embargo sur les armes à destination de l’Europe), les discours du président Obama se situent aujourd’hui en contradiction avec les faits les plus patents et, de facto, ne parviennent plus guère à donner le change. Enfin, last but not least, à l’appréciation erronée du poids relatif sur la scène internationale des « émergents » et de leur potentiel en matière de bargaining power (car il est nous est interdit de prendre nos désirs géopolitiques pour des réalités géostratégiques !) vient se surajouter une confiance excessive des dirigeants iraniens dans leur capacité à dissuader les israélo-anglo-américains de procéder à des frappes préventives… Ceux-ci seraient arrêtés dans leur élan guerrier par la crainte supposée d’un prix à payer trop élevé : les dirigeants iraniens croient en effet que l’importance des pertes qui seraient induites chez l’agresseur lui rendent le coût du passage à l’acte tout à fait rédhibitoire…
Quant aux mesures que prendrait l’Iran en cas de frappes préventives, elles sont déjà parties prenantes du script des opérations. Qu’une salve de missiles de croisière, avec ou sans tête nucléaire, tirée depuis les sous-marins vendus à l’État hébreu par l’Allemagne social-démocrate, touchent des centres vitaux iraniens, que la réplique en représailles de Téhéran sur des bases ou des navires états-uniens détermine des pertes significatives dans le corps expéditionnaire coalisé (du même ordre que lors de l’attaque de Pearl Harbor le 7 décembre 1941, laquelle fit 2403 victimes, seuil psychologique comparable à celui atteint avec les destructions des Tours jumelles, préalable à l’assaut lancé contre le bastion afghan), la presse occidentale se déchaînera muselant une opinion publique tétanisée comme elle l’a été le 11 septembre 2001, nous entrerons alors dans l’engrenage infernal de la guerre sans limites engagée par le président George Walker Bush contre les « ennemis » de l’Amérique.
Nous n’aborderons pas ici, l’hypothèse vraisemblable, de l’ouverture préalable d’un premier front au Liban, voire en Syrie alliée de l’Iran, afin de réduire la pression exercée par les tirs de missiles du Hezbollah sur le nord d’Israël… Sans oublier le scénario de basse intensité comportant la fermeture du détroit d’Ormuz… mais à y regarder de plus près, celle-ci ne ferait que retarder l’échéance d’une campagne (déjà planifiée) de frappes massives destinées à donner toutes ses chances aux forces intérieures œuvrant au renversement du régime. Le scénario « Ormuz » devant se révéler tout aussi impuissant à dissuader les attaquants potentiels…
L’artère jugulaire d’Ormuz par laquelle transitent près de 30 % de la production mondiale des hydrocarbures nécessaires à faire tourner le moteur planétaire, fermée, un baril qui bondirait à 300 $ serait d’ailleurs une aubaine inespérée pour les Majors, le cartel des grandes Compagnies pétrolières, qui pourraient dès lors se lancer dans l’exploitation à haut coût des schistes et des sables bitumineux du Groenland et d’ailleurs ou se lancer dans d’aventureuses campagnes de forages en eaux profondes comme dans le golfe du Mexique et avec le « succès » que l’on sait.
Sauf par conséquent à ce que l’initiative tripartite ne soit reprise par une large coalition conduite par la Russie et la Chine, ce qui semble peu probable dans la conjoncture présente, le scénario du pire, sous les deux versions qui viennent d’être évoqués – frappes préventives, représailles, fermeture d’Ormuz – est en fait de plus en plus plausible. Et sauf une levée de bouclier internationale particulièrement nette et ferme, La guerre de Troie aura bien lieu si les dieux assoiffés de puissance qui siègent dans l’île de Manhattan et règnent sur la Cité de Londres s’accordent entre eux et en décident ainsi. Il restera aux stratèges de décider s’ils frappent directement la Perse, ou s’ils font éclater un conflit à sa marge, pour l’y précipiter et l’y détruire."




Source : http://www.alterinfo...ieu_a48305.html

Ce message a été modifié par Morpheus - 20 juillet 2010 à 12:02.


#2090 milshake

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Posté 20 juillet 2010 à 12:45

Citation

j'ajoute, la chine est un allié de l'iran, comme les russes

La Russie ? Je croit que c'est un masque. C'est pour faire genre c'est tout. ( ce n'est que mon opinion.)
Vous vous souvenez: (désolé c'est pas très serieux de ma part :ptdrasrpt2: )

Image IPB

Medvedev est l'un des piliers du Nouvel Ordre Mondial il me semble, non ?
Voila ce que j'ai pêché sur fr.iran.ru:

MOSCOU, 3 juillet - RIA Novosti. Le président russe Dmitri Medvedev a appelé mercredi à un débat portant sur une reconfiguration des institutions financières internationales, annonçant que la Russie préparait ses propositions.
"Nous devrions au moins formuler ces propositions et entamer des débats sur l'avenir du système (financier international). Plusieurs pays sont actuellement en train de préparer leurs propositions, et la Russie en fait partie", a-t-il indiqué à la presse à quelques jours du sommet du G8.

"Certaines structures, considérées comme des acteurs majeurs, n'arrivent pas à remplir leurs fonctions", et c'est pourquoi "plusieurs Etat ont eu l'idée de réajuster le système", a expliqué le président russe.

Selon M. Medvedev, le nouvel ordre financier mondial devra tenir compte des risques réels, et prévenir les crises, notamment relatives à la surchauffe de l'économie mondiale et des économies nationales.

La réforme des institutions financières internationales "ne signifie pas toutefois la destruction de cette architecture créée au fil de longues décennies", a précisé le chef du Kremlin.

Joingez le mouvement We Are Change pour lutter contre le Nouvel Ordre Mondial éfficassement: www.wearechangeparis.com
Site officiel: www.wearechange.org
ouadfelfilms@hotmail.fr

"Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité. La plupart se relèvent rapidement, secouent leurs vêtements et retournent à leurs préoccupations, comme si de rien n'était." Winston Churtchil

#2091 luimeme

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Posté 20 juillet 2010 à 14:41

Citation

Medvedev est l'un des piliers du Nouvel Ordre Mondial il me semble, non ?
le N.O.M. de qui?, des USA ou des autres? c'est ça l'enjeu stratégique futur.



n'oublions pas la guerre en géorgie , où la russie n'a fait que ripostée.
n'oublions pas non plus l'intervention de Poutine contre une tentative belliqueuse américaine par une attaque clandestine de B52 contre l'Iran , avec à bord des ogives nucléaires.
je ne crois pas que les Russes vont lécher le Cul usa.
tout ça c'est de la mascarade diplomatique et cynique.
Medvedev c'est Poutine, alors ...

#2092 milshake

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Posté 20 juillet 2010 à 18:46

Pourquoi pas. En tout cas, je m'y perd un peu la dedans. Il y a aussi le N.O.M de Sarkozy... Donc, si 'est sa, les américains, même avec leur technologie super méga giga super top de la CIA, cela veut dire que les USA sont mal au point.

Il vont se faire coiffer au poto en Iran alors ? Russie, Corée du Nord, Chine ( sa commence a faire beaucoup ! Naisse pas môssieur Obama ? :malice: )

Par contre, c'est vrai que Poutine et Medvedev c'est kiffe kiffe, c'est claire.
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ouadfelfilms@hotmail.fr

"Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité. La plupart se relèvent rapidement, secouent leurs vêtements et retournent à leurs préoccupations, comme si de rien n'était." Winston Churtchil

#2093 luimeme

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Posté 20 juillet 2010 à 19:18

en fait, que les usa ont la technologie c'est bien , et après? les 6 milliards restant ne vont pas continuer à dépendre d'eux.
il y a un ras de bol. il faut voir aussi comment les américains ont traité leur allié pendant des décennies.

et cette guerre voulu en iran, ça fait un moment qui veulent la faire , mais avant la crise économique.
la guerre ça coûte cher, les soldats faut les payer...PAS avec de la monnaie de singe :)
et puis , si cette crise devient ingérable, si ça ce passe pas comme ils voulaient :) , dans quelle direction réelle va t-elle nous conduire?
Europe2020 a sorti certains scénarios probables....

#2094 Morpheus

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Posté 22 juillet 2010 à 11:44

Voici un petit article qui vient complèter ce que nous savons déjà...

"La France ose déployer le porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle ... en Afghanistan ( pour atteindre l'Iran ? )

Le chef de la Marine américaine, l’amiral Gary Roughead, s’est félicité aujourd’hui du prochain déploiement sur le théâtre des opérations afghanes du porte-avions nucléaire français Charles-de-Gaulle.

« Il a été annoncé que le Charles-de-Gaulle sera déployé à l’automne pour soutenir les opérations en Afghanistan. Nous disposons aussi d’un porte-avions dans la région. Il est important d’étudier comment nos capacités de projection aérienne peuvent se compléter », a déclaré l’amiral Gary Roughead.

« Nous avons hâte de pouvoir bientôt compter sur la participation importante du Charles-de-Gaulle pour fournir un soutien aérien aux troupes sur le terrain en Afghanistan », a-t-il ajouté. L’amiral Roughead termine une visite de cinq jours en France, où il a notamment pu monter à Toulon à bord du Charles-de-Gaulle, dont il a salué « le professionnalisme et la compétence » de l’équipage.

--

Les plus sceptiques y voient l'anticipation d'une future intervention israélo-américaine en Iran dans les mois à venir, la France veut aussi y contribuer ... ?! Effectivement l'utilité d'un porte avion de cet envergure n'a aucune utilité pour le conflit en Afghanistan ...

Si le gouvernement actuel communique d'ici les jours et les semaines à venir sur la situation en Afghanistan et les prochains sanctions à l'encontre de l'Iran vous pouvez être sûr qu'ils préparent une intervention militaire ...


To be continued ... "





Source : http://www.alterinfo...ran_a48381.html

Ce message a été modifié par Morpheus - 22 juillet 2010 à 11:44.


#2095 luimeme

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Posté 22 juillet 2010 à 12:40

Citation

Effectivement l'utilité d'un porte avion de cet envergure n'a aucune utilité pour le conflit en Afghanistan ...
c'est ça qu'il faut retenir

#2096 Morpheus

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Posté 03 août 2010 à 11:01

Le plan d'attaque des USA est prêt,selon Mullen,Téhéran réitère sa mise en garde

"Les menaces d'attaques israéliennes et américaines contre l'Iran se sont multipliées ces derniers jours. Après Ehud Barak, c'est le chef d'Etat major interarmées américain qui a annoncé, dimanche, qu'un plan d'attaque des Etats-Unis contre l'Iran était prêt, si Téhéran se dotait de l'arme nucléaire.

Mais il semble que les responsables américains prennent aux sérieux la riposte de la République Islamique. Dans ce contexte, le général Mullen s'est dit "extrêmement préoccupé" par les conséquences que pourrait avoir une telle offensive.

Une action militaire contre l'Iran pourrait avoir "des conséquences non voulues qui sont difficiles à anticiper dans une zone aussi incroyablement instable", a précisé l'amiral Mullen sur NBC.

Les Etats-Unis ne peuvent pas pour autant, a-t-il poursuivi, laisser Téhéran se doter de l'arme nucléaire. "Pour être tout à fait franc, l'une et l'autre option m'inquiètent beaucoup", a-t-il reconnu.

Néanmoins, "les options militaires sont sur la table et y restent". "J'espère que nous n'aurons pas à les utiliser mais elles sont importantes et bien connues", a ajouté l'amiral Mullen.

L'amiral américain s'est en outre dit "optimiste" que les efforts diplomatiques de la communauté internationale et les sanctions qu'elle impose à l'Iran conduisent la République islamique à abandonner son programme d'enrichissement d'uranium.

Coté iranien, les hauts dirigeants ne cessent d'affirmer que leur riposte sera destructrice.

Dimanche, un haut responsable militaire des Gardiens de la Révolution iranienne, a mis en garde Washington contre une éventuelle action armée contre l'Iran en affirmant qu'elle menacerait la sécurité dans la région du Golfe.

"Si les Etats-Unis commettent une erreur (en attaquant l'Iran), la sécurité de la région sera mise en danger (...). La sécurité dans la région du Golfe persique concerne tout le monde ou personne", a affirmé le général Yadollah Javani, adjoint pour les affaires politiques du chef des Gardiens de la Révolution.

"Le Golfe persique est une région stratégique; si la sécurité de la région est mise en danger, (les Etats-Unis) en partiront car notre réponse sera ferme", a-t-il averti.

"Nous nous défendrons contre toute action menée par les Etats-Unis ou Israël", a-t-il poursuivi en affirmant que l'Iran "avait développé sa capacité défensive pour renforcer sa force de dissuasion"."



Source : http://www.mondialis...xt=va&aid=20417

#2097 sextant67

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Posté 03 août 2010 à 11:20

Les troupes de combat américaines hors d'Irak fin août Article complet: http://www.lesoir.be...aout-784852.php drôle de coïncidence :cogite:
Le bonheur n'est réel que lorsqu'il est partagé

#2098 Morpheus

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Posté 04 août 2010 à 23:20

Vidéo intéressante qui explique pourquoi la guerre aura lieu.

c'est en VO mais il y a les sous-titrages.

http://www.dailymoti...news#from=embed


Source : http://www.mondialis...xt=va&aid=20453

#2099 izzle

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Posté 05 août 2010 à 07:34

Dans l' état actuelle des choses je trouve que c'est de la folie complète d'attaquer l'Iran. L'Afaganistan et l'Irak sont un échèque. Militairement parlant pas trop de problème mais en suite le chaos c'est installer et semble ingérable.

L'Iran est un pays plus puissant militairement et bien plus grand et sans doute plus combatif, la région sera totalement déstabilisée voir plus.
Le minimum serait une preuve à 100% de la fabrication de l'arme atomique(cad pas une preuve Américaine ni Israelienne)

De toute façon le monde fait encore fausse route et court droit dans le mur.

#2100 jean cent terres

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Posté 05 août 2010 à 09:31

Quelques autres points de tensions :
Venezuela / Colombie
Corée du Nord / Corée du Sud
Israël / Liban
USA / BP
Russie / Canicule et Incendies
Japon / Pornographie infantile
...

Ce message a été modifié par jean cent terres - 05 août 2010 à 11:10.