le père prend conscience de lui même et devient le fils
voila .. est-ce que je fais avancer les choses? suis-je totalement incomprise en avançant cette pensée ? je peux essayer d'être plus claire avec un petit effort si vous voulez
Oui pipoca, peux-tu éclairer cette notion que j'ai du mal à comprendre avec un exemple tiré de la vie. A vrai dire je prends régulièrement conscience de moi-même ( trop même) sans éprouver un sentiment de confusion avec la personne de mon fils.
Eh bien ! pour répondre à cette question j'ai bien du ingurgiter 1 litre de tisane, 2 de thé vert et chiquer quelques grammes de menthe poivrée...
Comment commencer ? par un dicton entendu au Brésil : "Il ne suffit pas d'être père, il faut le devenir"
Bon, en faisant de la psychologie de "base" effectivement procréer ne suffit pas pour devenir père... c'est un long apprentissage... dasn une fonction qui est plutot de l'ordre du symbolique; pour devenir père il faut l'enfant, sa présence...
le père prend alors progressivement conscience qu'il est père quand il vit avec son enfant, quand il le voit, quand il s'en occupe... Mais que voit-il au jste ? un petit garçon ? une petite fille ? a t'il vraiment accès à "cela" qui se présente devant lui ?
personnellement je ne le pense pas... il ne perçoit qu'une impression, une représentation... en somme : une "idée" qui symbolise quelque chose de bien plus profond et qui sommeil en lui...
Reprenons la phrase : "il ne suffit pas d'être père, il faut le devenir" et effaçons "père"; cela donne :
"il ne suffit pas d'être, il faut le devenir"
Devenir être ? et pourtant dans l'infinité de l'instant présent c'est notre de devoir absolu de devenir "être". Quand mêm bizarre cette juxtaposition de deux verbes.... et pourtant à mes yeux rien de plus juste, de plus fécond, de plus vivant....
le verbe est la vie et ce qui vit est le verbe... à l'opposé du substantif .... : un tas de cendre, une statue immobile figée dans la mort.
le vol du papillon : acte, verbe
la pensée "le vol du papillon" : cadavre, mort...
Mais alors comment "devenir être" ? par un acte de conscience ; c'est-à-dire par un geste , un verbe : la personne pour devenir première personne , pour devenir "être", pour devenir "je", pour devenir "moi" (ce n'est pas le moi de l'ego, bien sur) le fait par cet acte de conscience :
personne -- acte de conscience -- première personne
ou:
qui suis- je ? -- me sachant -- je suis (moi)
ou
père -- esprit -- moi créature
ou
moi créateur --esprit saint -- fils
la relation fondamentale entre moi et moi, entre père et fils, entre créateur et créature se fonde dasn l'acte de conscience, acte, verbe et qui se répète à l'infini
Dans notre vie quotidienne la relation père/ enfant symbolise de manière concrète ce que nous avons perdu : l'accès direct à cet acte pur "moi qui suis conscient de moi qui suis conscient de moi qui suis conscient de moi qui suis ........"
cet acte renouvelé à l'infini, ce verbe, puisssance de vie, potentialité et en même temps fécondité, est "vérité" absolue, il est aussi léger qu'un brise qui rafraichit notre corps par une chaude journée d'été, c'est le libre arbitre
Dès que l'on sort de l'acte de conscience, on chute, on s'écrase dans les méandres de la pensée, non plus acte, ni verbe mais cendres, ombres de ce que nous sommes véritablement : c'est ce qu'on appelle encore les vérités , les faits, les dogmes....
Bien entendu ce que j'écris, ces mots qui s'inscrivent dans vos esprits : ne les laissez pas vous corrompre ! ce ne sont que des pensées....soyez libres !
Finalement je n'ai pas l'impression de répondre à la question de Daman....
En tout cas la trinité divine du christianisme c'est ainsi que je la "ressens" : le Père par l'Esprit Saint est le Fils...cette triplicité à l'iintérieur même d'une personne une et indivisible est un total mystère à mes yeux et pourtant cela se produit à chaque instant présent en nous mêmes (autant dire dans l'éternité de nos esprits)
Chers amis, bonne journée à tous et à toutes
Modifié par pipoca, 11 juin 2006 à 10:42.










