Transcription de la Conférence du Professeur MEYLK, Professeur à l'Université Catholique de LOUVAIN, donnée à EPERNAY, en février 1477, à laquelle nous avons regretté l'absence des techniciens invités,
"La métabolisation des Fongicides systémiques dans les plantes"
(Le sujet duquel je vais traiter, vous permettra de comprendre te que sont et où nous conduisent les fongicides systémiques),
II est clair que l'agriculture s'intensifie de plus en plus ; c'est un t'ait notoire, mais dont le revers et la rançon sont les apparitions de maladies de plus en plus fréquentes qui font que la productivité s'amenuise, avec comme conséquence : cette tendance normale et humaine d'essayer d'enrayer, de limiter, de lutter contre ce fléau. Et ce, pour diverses raisons : aussi bien du point de vue des producteurs qui, pour la majorité, du moins, sont toujours poursuivis par cette idée du profit, et aussi bien du côté du consommateur qui exige un produit qui présente bien (peu importe ce qu'il y a dedans I) et aussi peu cher que possible.
Donc, il y a là deux impératifs :
- d'un côté, le bénéfice normal que recherche le producteur,
- d'un autre côté, la moindre dépense en vue d'un produit de qualité du moins visuelle de la part du consommateur.
Aussi, la lutte actuellement est devenue une nécessité pour pallier à ces deux impératifs qui sont un fait.
(Par exemple, en Belgique, il y a cinq ans, on ne pensait jamais appliquer des fongicides au* céréales, et actuellement, plus de SO % de la surface emblavée en céréales est traitée au moins deux ou trois lois par an avec des fongicides).
Certes, direz-vous, il y a d'autres possibilités de lutte que immédiatement penser "fongicides]", c'est exact et je crois qu'il est important de rappeler qu'il existe d'autres possibilités, et que finalement la lutte chimique ne devrait être qu'en dernière position.
La première possibilité de lutte, c'est la sélection du matériel résistant : c'est l'idéal, mais on s'en est rendu compte fort tard. Et si actuellement le souci majeur de la majorité des stations de sélection, c'est la résistance aux maladies, il faut bien reconnaître qu'il y s. dix ans et, à fortiori, il y a 20 ans, ce n'était pas cela le souci majeur, c'est peut-être une des raisons pour lesquels nous sommes si loin dans le développement des maladies ; on n'a jamais pensé, lors de la sélection, en terme de résistance aux maladies, on a toujours pensé en terme de productivité, kgs à l'hectare, mais jamais sensibilité aux maladies.
Certes, la sélection, c'est un travail lent et difficile, et il est parfois incompatible d'associer résistance aux maladies et productivité ou qualités organoleptiques. (Par exemple, nous avons le cas en gique : il existe d'excellentes variétés de pomme de terre, résistantes au mildiou. Pensez-vous que le consommateur demande ces pommes de terre-là ? Résistantes au mildiou et qui ne sont pas nécessairement traitées aux pesticides ? NON, il demande la "bintje", très susceptible au mildiou et qui nécessite l'emploi de pesticides).
Donc, la sélection a parfois l'outil pour lutter contre les maladies. Mais on n'est pas encore parvenu à associer résistance aux maladies et qualités requises par le consommateur.
La deuxième possibilité de lutte contre les maladies, moins connue, est l'influence que l'on peut avoir sur l'évolution des maladies par l'influence sur l'environnement ; donc, changeons l'environnement, dans les limites du possible, pour réduire la sensibilité des plantes aux maladies. (Et c'est vrai pour les fumures azotées dans les céréales, c'est vrai pour prévenir les maladies foliaires, notamment les oïdium ; en résumé, une bonne fumure calcique confère une grande résistance à toutes les maladies.
Donc il existe deux possibilités de lutte, déjà la sélection, ensuite l'environnement. Si on arrivait à associer ces deux possibilités régulièrement, on arriverait certainement à réduire considérablement les risques de maladies.
On ne le fait pas, alors il reste la troisième possibilité de lutte : le recours aux pesticides ou la lutte contre les agents pathogènes,
a) par des moyens physiques,
b) par des moyens biologiques,
c) par des moyens chimiques.
Le chimiste vient volontiers au secours du biologiste avec tout son arsenal de produits chimiques et solution de facilité : de plus en plus, l'agriculteur ou l'agronome se laisse aller à l'utilisation de pesticides.
Mais le pesticide idéal, et notamment le fongicide, c'est-à-dire celui qui n'agirait que contre la peste à détruire n'existe pu ou trop rarement, - et, en conséquence, tous tuent peste et... autre chose ■ hélas ou malheureusement •
Mais qu'est-ce qui caractérise un fongicide d'un biocide en général ?
C'est que l'action fongicide est liée essentiellement à une toxicité différentielle telle qu'à une certaine dose, elle inhibe ou détruit, en l'occurrence le champignon sans nuire, de façon détectable, à la plante ou à l'homme, c'est-à-dire qu'au départ, tous les produits sont toxiques pour tout le monde, c'est une question de dose et heureusement, les fongicides sont nettement plus toxiques pour les champignons qu'ils ne le sont pour le végétal ou pour l'homme.
Comment peut-on expliquer cette toxicité différentielle ? Actuellement, il n'y a que des hypothèses qui sont avancées :
- on parle de plus grande perméabilité des champignons à l'égard des fongicides, - on pense aussi que le champignon serait incapable de détruire la toxine présente dans le fongicide,
et enfin, troisième hypothèse ; le fongicide inactiverait chez le champignon une substance indispensable à la vie du champignon.
Donc finalement, on ne sait pas trop comment expliquer cette toxicité différentielle d'un fongicide. Mais de toute façon quel que soit le mécanisme de cette toxicité différentielle, l'essentiel pour l'agronome, c'est de trouver la concentration qui agit sélectivement sur la peste à combattre sans endommager l'hote.
Donc, au départ le pesticide a une finalité bien précise recherchée, voulue : tuer la peste, tuer le parasite sans nuire à la culture, simplement pour protéger la plante cultivée.
Mais, une fois répandu dans la nature, le pesticide, le fongicide peut avoir des effets non voulus.
Car, rappelez-vous, ils sont toxiques de toutes façons, un peu plus, un peu moins pour l'un que pour l'autre. Donc ils vont avoir des effets non voulus, non recherchés, d'où se pose le problème des pesticides et l'environnement et surtout le problème pesticide - qualité du produit récolté.
L'importance relative entre pesticides et environnement et pesticides et qualité du produit récolté, dépend du type de fongicide utilisé. Anciennement, on visait à enrober la plante d'un film protecteur (anti-insectes ou antifongique qui protège la plante qui prévient les attaques des parasites, on peut appeler cela fongicides de contact) donc fongicide répandu à l'extérieur de la plante et qui ne pénètre pas dans la plante. Ces fongicides sont soumis à une dégradation, une érosion mécanique (vent, etc.), une oxydation par l'oxygène de l'air ; (ces produits sont limités aux organes de l'extérieur) cela implique des applications répétées, avec une conséquence : l'environnement en pâtit, et il y a des résidus sur la plante. Pourtant ces produits ne sont qu'à l'extérieur, aussi, le dosage est facile et simple.
Mais, depuis 10 ans, un nouveau groupe de fongicides est apparu, ce sont les fongicides systémiques, c'est-à-dire, des produits qui circulent dans la plante, donc qui agissent à un autre endroit que celui sur lequel ils ont été appliqués ; ils pénètrent, circulent dans toute la plante ; ils sont protégés jusqu'à un certain point contre les facteurs météoriques et d'érosion. Ils peuvent donc, en théorie, persister indéfiniment dans la plante, il suffirait de faire une seule application puisque ces produits migrent dans la plante, et. des tissus anciens, ils sont capables de migrer vers les tissus plus jeunes. Donc, a priori, ce serait le remède idéal..,. Mais, ils sont dans la plante, dans les organes que nous consommerons...
Les fongicides systémiques ont une caractéristique : non seulement ils préviennent la maladie, mais ils peuvent aussi guérir la plante malade (bien sûr ne pas régénérer les tissus atteints, les tissus déformés, mais tuer le parasite qui est dans la plante).
A priori, l'absorption de ces produits se fait le mieux par le système radiculaire, de là, ils pénètrent dans le système vasculaire et sont transportés dans tous les organes de la plante par le flux transpiratoire, ce qui veut dire que ces produits risquent de s'accumuler dans les parties qui transpirent le plus ; dans les racines, OU ne retrouvera plus trace des produits, tout migre dans les feuilles ou éventuellement dans les Heurs ou dans les fruits. En cas d'application sur le feuillage, l'absorption est beaucoup moins bonne ; la migrai ion ne se t'ait jamais vers les racines, elle peut se faire vers les nouvelles parties formées après l'application.
L'influence de ces produits comparativement aux fongicides de contact, se pose en des termes très différents, d'une pan pour ce qui est de la pollution de l'environnement parce qu'on n'a pas besoin d'en appliquer autant puisque le produit est dans la plante ; d'autre part, il se pose aussi en des termes très différents lorsqu'on considère les résidus, et... la qualité de ce qui va être livré à la consommation. Que deviennent ces produits qui sont dans le tissu végétal ?
Leur sort est assez variable ; ils peuvent :
- rester inchangés dans les tissus, les organes.
être métabolisés plus ou moins rapidement par des actions d'ordre physique (photo réactivation) faiblement, ou d'ordre biologiques ou si vous préférez, enzymatiques
- être dilués dans les tissus du fait de la croissance continue de la plante,
Mais, retenez bien ceci, la quantité qui a clé a un moment dans la plante, qu'elle soit diluée au non, elle reste totalement dans la plante jusqu'à la Limite de la vie de la plante.
De plus, le produit initial ou les métabolites de dégradation de ce produit initial dans la plante peuvent rester libres dans le [issu ou plutôt dans les sucs cellulaires ; ils peuvent aussi se combiner à des molécules solubles ou insolubles de la cellule (on appelle cela de la conjugaison) et enfin ils peuvent continuer leur dégradation jusqu'au stade ultime (anhydrides carboniques et toutes petites molécules qui sont réutilisées par la plante pour les réincorporer dans sa propre matière).
Donc trois éventualités :
- rester libres et alors le problème de l'extraction (lorsqu'on veut la faire) des résidus n'est pas difficile,
- se combiner ou se conjuguer à des composants de la cellule solubles nu insolubles,
- ou être dégradés complètement et être resynthétisés et réutilises dans d'autres molécules.
De ces différents faits, présence dans les tissus, métabolisation, dégradation et conjugaison du produit ou de ses m cl abolit es avec des constituants solubles ou insolubles, persistance de la quantité totale initiale, telle quelle ou sous forme de métabolites dans la plante, découlent plusieurs conséquences importantes. Suite à la métabolisation dans la plante, après un laps de temps variable selon le produit, on ne retrouve plus que la moitié du produit absorbé sous sa forme originel le c'est ce qu'on appelle la "demi-vie", cette demi-vie du produit dans la plante est très variable d'un produit à l'autre (pour les produits comme le bennomyl, les tiophanates. la demi-vie des produits est de l'ordre d'une centaine de jours) ; certains produits donc se dégradent très lentement clans la plan le pour d'autres produits (par exemple certains anti-oïdium) la demi-vie n'est que de l'ordre de trois à quatre jours.
Donc suite à cette dégradation, à cette transformation, l'analyse officielle pour la détection de résidus ne dosera en fait, après dix jours ou après cent jours que la moitié des corps étrangers dans le tissu alors que l'autre moitié reste présente dans le tissu, mais elle n'est pas détectée par l'analyse officielle ; donc la détermination des résidus, si elle représente quelque chose chez, les fongicides de contact, dans !e cas des fongicides systémiques, elle est une donnée fallacieuse, incorrecte ; car tous ces produits-là qui ne sont pas détectés par l'analyse des résidus, ils sont pourtant là dans les tissus que vous aile/ consommer. Quel est leur effet '! On ne sait pas. Quelle est leur influence sur le goût, l'arôme ? Quelle est leur influence à longue échéance ? On n'en sait rien ; on peut simplement dire qu'ils sont présents dans les tissus consommés, Donc, première conséquence de l'utilisation des fongicides systémiques, c'est que la signification du mol résidu est tout à fait différente et est fallacieuse dans un certain sens.
Deuxième conséquence importante : le produit originel et ses métabolites peuvent être libres dans les cellules ou conjugués à des produits solubles dans les solvants organiques mais aussi à des produits insolubles dans les solvants organiques utilisés normalement pour la détection ou la mise en évidence des résidus : l'importance de cette fraction de produit tels quels ou fongicides originels ou métabolites qui peuvent être associés a ces composés insolubles de la cellule est très variable, cela va de 10%, 20% jusque 80% ; cela veut dire que si on détermine un résidu selon les techniques classiques, que l'on fait une extraction avec un solvant organique, chloroforme par exemple, dans ce cas-là, on extrait au maximum 20% de produit qui est présent dans la plante ; une fois de plus la notion de résidus a donc un tout au ire sens avec l'utilisation des pesticides ou fongicides systémiques.
Deux mots sur ce problème de la métabolisation : en fait c'est un grand mot que recouvre beaucoup d'ignorance de notre part. Elle comporte principalement des phénomènes de décomposition qui sont catalysées, présume-t-on, par les enzymes de la plante, enzymes qui en fait n'ont, pour ce que l'on en sait, aucune spécificité ; décompositions qui peuvent être catalysées par des réactions d'ordre photochimiques (on a démontré, en laboratoire, qu'en présence de certains photo-sensibilisateurs, on pouvait produire la décomposition de certains fongicides systémiques) jusqu'à quel point cela se passe-t-il dans la plante 7 On n'en sait rien. Donc beaucoup d'hypothèses sur le mode d'origine de ces m et abolis m es dans la plante.
Le deuxième groupe de transformations qui se passent dans la plante, ce sont les combinaisons, j'en ai déjà parlé, je ne sais rien dire de plus si ce n'est que l'on croit qu'elles seraient de nature biologique ou de nature purement physique, on n'en sait trop rien, non plus.
Comme on ne cannait rien sur le mécanisme, comme on se rend tout rie même compte qu'il y a là un grave problème dans leur utilisation, vous pouvez vous demander s'il n'est pas possible de prévoir celte métabolisation connaissant la formule des produits qui sont plus ou moins complexes, si il n'y aurait pas de relation avec le mécanisme d'action de ces fongicides, ou bien s'il n'y aurait pas de relations avec le mécanisme ou le mode de phytotoxicité, hélas, non ! Cette métabolisation, cette transformation que ces produits subissent dans la plante, que ce soit dans le sens de la décomposition ou dans le sens de combinaison, tout cela n'est en relation avec rien du tout ni le mécanisme direct sur le champignon qu'on veut détruire, ni avec la phytotoxicité sur la plante. Il semble simplement que la métabolisation soit conditionnée par la réactivité chimique des molécules, qu'elle soit conditionnée par les fonctions dynamiques, par les radicaux actifs dans les molécules, ou bien les doubles liaisons des amines. etc., qui en fait semblent conditionner avant tout la disponibilité pour la métabolisation ou la stabilité pour la métabolisation.
Enfin la métabolisation est-elle identique dans les plantes, chef les animaux et dans le sol pour les micro-organisme s. Certes ces trois groupes, les animaux, les plantes, le sol ont une phvsiologie très différente : il semble cependant qu'on puisse tirer certaines leçons de ce que l'on a pu déduire, à la suite d'expériences, par exemple de la métabolisation dans l'animal ou par exemple de la métabolisation dans le sol (tout récemment, pour la triphorine, nous avons retrouvé dans la plante les mêmes métabolites que ce que des médecins avaient mis en évidence comme métabolites pour la triptiorine chez les animaux ; est-ce une coïncidence ou une généralité ? On n'en sait rien pour l'instant.
Deux mots pour terminer qui vont être la synthèse de ce que je vous ai déjà dit. Pour tout fongicide systémique la notion de résidus (c'est-à-dire produits d'origine) ne donne qu'une idée partielle et même une idée fausse de ce qui est réellement présent dans le végétal. Pour avoir l'idée exacte de ce qu'il y a dans les organes des plantes qui sont livrées à la consommation humaine, il faut taire l'étude des métabolites (donc pour obtenir une image exacte de tous les composés étrangers qu'il y a dans la plante).
De même, tous les composés, même les plus stables, (le bennomyl qui a une demi-vie de 100 jours, par exemple), subissent des dégradations dans la plante. Mais malheureusement, je l'ai déjà dit, l'influencé de tous ces composés, plus ou moins stables sur qualités organoleptiques, les arômes, la saveur, etc.. est inconnue. Certes, les quantités présentes sont minimes, mais elles sont réelles.
La conférence du Professeur MEYER
Commencé par
constant
, 22 jun 2006 à 17:07
6 réponses dans ce topic
#1
Posté 22 juin 2006 à 17:07
#2
Posté 22 juin 2006 à 17:20
Ce sujet m'intéresse beaucoup malheureusement c'est un peu compliqué, je ne comprends pas tout.
J'habite dans un logement situé dans une vieille ferme entourée de vergers sur les 4 côtés !!!!!
L'agriculteur cultive des pommes. Toutes les semaines, il sort son tracteur, sa citerne de produits chimiques, il met son masque à gaz et sa combinaison et il pulvérise tous ses pommiers. Chaque semaine !!!
Un de mes voisins éloignés, qui a l'air de s'y connaître, m'a dit qu'il s'agissait de fongicides.
Je me demande bien quel effet ces produits peuvent avoir sur la santé. En tout cas, ça pue vachement et je t'assure que je ne mange plus de "pommes des alpes !!
J'habite dans un logement situé dans une vieille ferme entourée de vergers sur les 4 côtés !!!!!
L'agriculteur cultive des pommes. Toutes les semaines, il sort son tracteur, sa citerne de produits chimiques, il met son masque à gaz et sa combinaison et il pulvérise tous ses pommiers. Chaque semaine !!!
Un de mes voisins éloignés, qui a l'air de s'y connaître, m'a dit qu'il s'agissait de fongicides.
Je me demande bien quel effet ces produits peuvent avoir sur la santé. En tout cas, ça pue vachement et je t'assure que je ne mange plus de "pommes des alpes !!
La vérité est un pays sans chemin (krishnamurti)
#3
Posté 22 juin 2006 à 17:28
Il faut réagir tout de suite, il ne faut pas se laisser faire. Ces produits sont extrement dangereux pour notre santé si tu veux j'ai quelque chose de moin long:
Surmortalité par cancer chez les agriculteurs
Les agriculteurs français courent un risque de mourir d'un cancer du cerveau de 25 % supérieur à celui de la population générale, qui serait lié aux pesticides, selon une étude citée dans le mensuel « Sciences et avenir » d'août.
La surmortalité des agriculteurs par tumeur au cerveau a été mise en évidence en comparant les statistiques de décès (252 morts en trois ans suite à ce type de tumeur), survenus entre 1964 et 1986 che2 S37 413 agriculteurs, âgés de 35 à 74 ans. et celles enregistrées (201) dans la population française, a précisé le professeur Jean- François Viel, responsable de cette étude à paraître dans le journal médical américain « Archives of environ mental Health >■. « Les pesticides utilisés dans les vignes sont potentiellement responsables d'une partie de ta mortalité par cancer du cerveau chez les agriculteurs », selon le professeur Vie!
Son équipe avait déjà trouvé chez les agriculteurs français un risque accru de mortalité due à d'autres cancers (cancer de la vessie, leucémies et myélomes multiples), vraisemblablement lié à f usage de pesticides. Cette précédente étude montrait un risque plus marqué pour le cancer de la vessie et sans aucune relation avec le tabagisme. Le mensuel qui publie un dossier sur les pesticides, réclame « l'interdiction d'urgence » de douze de ces « poisons ». L'alachlore, latrazine; le bénomyl, le cartxiryl. le cyana-zineh le dicofoJ. le nrrancozèbe, la manèbe, le métirame, le zinèbe, le trifluratine et le « 2,4 D » sont « suspects de provoquer un cancer et de perturber les fonctions endocriniennes et/ou de la reproduction », selon le mensuel
Surmortalité par cancer chez les agriculteurs
Les agriculteurs français courent un risque de mourir d'un cancer du cerveau de 25 % supérieur à celui de la population générale, qui serait lié aux pesticides, selon une étude citée dans le mensuel « Sciences et avenir » d'août.
La surmortalité des agriculteurs par tumeur au cerveau a été mise en évidence en comparant les statistiques de décès (252 morts en trois ans suite à ce type de tumeur), survenus entre 1964 et 1986 che2 S37 413 agriculteurs, âgés de 35 à 74 ans. et celles enregistrées (201) dans la population française, a précisé le professeur Jean- François Viel, responsable de cette étude à paraître dans le journal médical américain « Archives of environ mental Health >■. « Les pesticides utilisés dans les vignes sont potentiellement responsables d'une partie de ta mortalité par cancer du cerveau chez les agriculteurs », selon le professeur Vie!
Son équipe avait déjà trouvé chez les agriculteurs français un risque accru de mortalité due à d'autres cancers (cancer de la vessie, leucémies et myélomes multiples), vraisemblablement lié à f usage de pesticides. Cette précédente étude montrait un risque plus marqué pour le cancer de la vessie et sans aucune relation avec le tabagisme. Le mensuel qui publie un dossier sur les pesticides, réclame « l'interdiction d'urgence » de douze de ces « poisons ». L'alachlore, latrazine; le bénomyl, le cartxiryl. le cyana-zineh le dicofoJ. le nrrancozèbe, la manèbe, le métirame, le zinèbe, le trifluratine et le « 2,4 D » sont « suspects de provoquer un cancer et de perturber les fonctions endocriniennes et/ou de la reproduction », selon le mensuel
#4
Posté 22 juin 2006 à 18:05
L'agriculteur en question est assez âgé et à l'air de se porter très bien. Le propriétaire de la ferme où je vis, habite ici depuis 26 ans et n'est jamais tombé malade.Ses enfants qui ont 17 et 23 ans n'ont pas de problème de santé non plus. Donc, je n'ai pas vraiment d'argument pour me défendre puisqu'en plus les produits utilisés sont permis par la législation.
Par contre, et c'est là que ça m'inquiète, j'habite ici depuis 2ans et demi mais avec une coupure de 8 mois environ pendant laquelle j'étais au Canada.
La première fois que je me suis installée ici, j'ai commencé à avoir des problèmes urinaires et deux de mes filles aussi. Là, je suis ici depuis le mois de février et ça a recomencé !!! J'ai évidement pensé aux pesticides mais mon mari et ma troisième fille n'ont rien du tout.
Donc finalement, si je fais le compte de tous les gens qui vivent dans la zone très proche des pommiers, nous ne sommes que trois à "être malade" sur 12 personnes environ.
D'autre part, l'alimentation en eau de notre ferme est assurée par un puit. Ce puit pourrait-il être contaminé par les pesticides ?
Par contre, et c'est là que ça m'inquiète, j'habite ici depuis 2ans et demi mais avec une coupure de 8 mois environ pendant laquelle j'étais au Canada.
La première fois que je me suis installée ici, j'ai commencé à avoir des problèmes urinaires et deux de mes filles aussi. Là, je suis ici depuis le mois de février et ça a recomencé !!! J'ai évidement pensé aux pesticides mais mon mari et ma troisième fille n'ont rien du tout.
Donc finalement, si je fais le compte de tous les gens qui vivent dans la zone très proche des pommiers, nous ne sommes que trois à "être malade" sur 12 personnes environ.
D'autre part, l'alimentation en eau de notre ferme est assurée par un puit. Ce puit pourrait-il être contaminé par les pesticides ?
La vérité est un pays sans chemin (krishnamurti)
#5
Posté 22 juin 2006 à 18:26
Combien de temps nous a t-il fallu pour comprendre que l'amiante était dangereuse pour l'homme?
Et bien il y a 100 ans, le premier cas fut en Angleterre.
Il ne faut pas se dire que les pesticides son très bon pour nous
Pour l'eau que tu utilise je te conseil de lire ceci :
http://www.onnouscac...showtopic=12887
Et bien il y a 100 ans, le premier cas fut en Angleterre.
Il ne faut pas se dire que les pesticides son très bon pour nous

Pour l'eau que tu utilise je te conseil de lire ceci :
http://www.onnouscac...showtopic=12887
#6
Posté 22 juin 2006 à 18:48
A qui dois-je demander une analyse des produits utilisés par l'agriculteur ?
La vérité est un pays sans chemin (krishnamurti)
#7
Posté 22 juin 2006 à 19:40
Tu peux demander directement à l'agriculteur ce qu'il met : regarder les emballages, etc.
Autrement, je te conseille de faire analyser ton eau : papier pH ou bien tout betement http://www.analyse-eau.fr/
Ou encore tu peu filtrer l'eau que tu utilise avec un osmoseur inverse
mais je ne connais pas de filtre a air ( c'est peut-ete normal)
Autrement, je te conseille de faire analyser ton eau : papier pH ou bien tout betement http://www.analyse-eau.fr/
Ou encore tu peu filtrer l'eau que tu utilise avec un osmoseur inverse
mais je ne connais pas de filtre a air ( c'est peut-ete normal)
Ce message a été modifié par constant - 22 juin 2006 à 19:45.










