Je crois bien que le doudou est un acte magique des plus naturels.
Et cela, sans apprentissage, et bien avant que la pensée issue du langage ne soit formée.
Tel ou tel objet, morceau de tissus, poupée, peluche, peut être choisi et investi par le tout jeune enfant. Il s'en fait un réservoir d'énergie "tout va bien", et le renforce à chaque utilisation.
Le rituel est extrêmement important : ça ne se manipule pas n'importe comment un doudou, et il y a des moments pour le charger, et des moments pour puiser dedant.
La perte d'un doudou est un événement dramatique, mais compensable car l'enfant peut réinvestir autre chose petit à petit - mailgré la nostalgie de l'ancien.
Les parents, ne comprenant pas le principe magique, trouvent qu'il serait peut-être temps de le laver ce bout de chiffon qui a tout d'un nid à microbes. Mais, ce faisant, bien souvent, en le rendant propre à l'enfant, ils l'ont déchargé en partie, et le bébé doit tout recommencer presque à zero.
Si l'opération se produit trop souvent, le bébé en aura marre de recommencer le boulot à chaque fois, et finira par s'en désintérresser.
Le fait de se voir retiré son doudou, par contre, est une blessure qui ne se referme jamais.
D'ailleurs, la plupart des parents sont très attentifs et respectueux de ces rituels, mais ce sont leurs propres bébés qui les leur enseignent.
Le doudou rend le bébé plus autonome. (ou : de la maturité du bébé à doudou !!!!

)
Un bébé sans doudou aura tendance à solisciter davantage son environnement et reclamera plus de presence.