Je crois pas, que nous cache t'on?
Alerte à la radio-activité à Nancy
Commencé par
jprock
, 21 jun 2006 à 19:18
4 réponses dans ce topic
#1
Posté 21 juin 2006 à 19:18
La presse du mardi 20 juin nous signalait une émission radio-active anormale dimanche dernier sur NANCY, ce matin sur une radio nationale on signalait que c'était juste une rumeur infondée, pourtant le préfet de la région Lorraine a confiné les enfants des écoles Lorraine le lundi suivant l'émission anormale de radio-activité, un préfet agirait'il de façon alarmiste s'il n'y avait pas de cause sérieuse et réelle?
Je crois pas, que nous cache t'on?
Je crois pas, que nous cache t'on?
#2
Posté 25 juin 2006 à 17:29
Toujours pas d'explication au dépassement du seuil radioactif en Lorraine, des gens savent, mais il faut éviter la psychose...
faut pas nous enmerder avec ça pendant le foot!!!
Avis préliminaire de la CRIIRAD
(Commission de la recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité)
http://www.criirad.com/
1/ Détection d’un niveau de radioactivité anormalement élevé à Nancy par l’ALQA le Dimanche 18 juin 2006
2/ Alerte à Metz ce 20 juin
Les faits
La CRIIRAD a été informée ce jour à 10h30, par une journaliste d’Europe 1, qu’une des balises de contrôle de la radioactivité atmosphérique que gère l’ALQA (Association Lorraine pour la Qualité de l’Air) avait détecté un niveau de rayonnement gamma anormalement élevé au niveau du capteur situé à Nancy sur le toit de la Faculté des Sciences Nancy 2, laboratoire de physique des milieux ionisés. Le niveau de rayonnement gamma maximal enregistré dimanche 18 juin au matin aurait été d’environ 4 fois le niveau naturel enregistré habituellement par le capteur.
La CRIIRAD a joint aussitôt l’ALQA pour obtenir des précisions techniques. En l’attente de ces précisions il est possible de faire quelques remarques préliminaires à partir des informations disponibles sur le site de l’ALQA : www.atmolor.org .
Les graphiques établis par l’ALQA indiquent la présence, le dimanche 18 juin 2006, d’un premier pic à 0,29 µGy/h à 11 heures et de 0,18 µGy/h à 14 heures. (pour un niveau normal typique de 0,15 µGy/h). Les niveaux sont redevenus normaux depuis.
Il manque cependant sur le site de l’ALQA un certain nombre d’informations scientifiques qui permettraient de déterminer l’origine de l’anomalie (position du détecteur gamma par rapport au sol, pas de temps entre chaque mesure gamma, caractéristiques des prélèvements sur filtre, résultats des mesures alpha-beta sur l’air ambiant, suivi des niveaux de radon, comptage différé des filtres à aérosol, etc.).
En l’état des données disponibles, on en est réduit à émettre un certain nombre d’hypothèses
Remarques préliminaires de la CRIIRAD / causes possibles de l’anomalie
L’augmentation du niveau de rayonnement gamma ambiant pourrait :
1. provenir d’une contamination de l’air ambiant (présence de particules radioactives). L’ALQA dispose à Nancy d’une balise de contrôle de la radioactivité alpha et bêta des poussières atmosphériques. Ces résultats ne sont pas disponibles sur son site. Sur les balises de contrôle que gère la CRIIRAD, cette information est disponible en temps réel, mais les caractéristiques techniques des balises gérées par l’ALQA ne sont pas précisées. Par ailleurs, le site de l’ALQA ne donne aucune indication sur d’éventuelles analyses par spectrométrie gamma des filtres. Conduites en urgence, elles auraient permis de déterminer si l’excès de rayonnement gamma enregistré par le capteur était ou non lié à la présence de radionucléides émetteur gamma dans l’air ambiant.
Nota : Le réseau de balises que gère la CRIIRAD dans la Drôme au niveau des villes de Romans, Montélimar et Valence et dans le Vaucluse à Avignon, n’a détecté aucune présence de particules radioactives d’origine artificielle ce dimanche 18 juin 2006 (cf. site http://balisescriirad.free.fr).
2. être liée à un dysfonctionnement du capteur. Dans le passé l’ALQA a déjà enregistré des niveaux plus élevés, par exemple, 0,25 µGy/h, le 5 septembre 2005 à Plainfaing. L’ALQA attribuait ces anomalies ponctuelles (moins de 3 heures) à des « orages violents ». Le site de l’ALQA ne précise pas si ce dimanche 18 juin 2006, la situation était orageuse à Nancy.
3. être due au passage d’un objet irradiant à proximité du capteur. Il faut savoir en effet qu’un certain nombre de sources radioactives circulent dans notre environnement.
Par exemple :
· Certains patients ayant subi un traitement du cancer de la thyroïde par IRATHérapie sont autorisés à sortir de chambre plombée alors que le niveau de rayonnement gamma qu’ils émettent est très élevé (25 µGy/h à 1 mètre du patient). Le passage d’un patient à proximité du capteur ce dimanche matin pourrait induire les augmentations enregistrées.
· La réglementation sur le transport de matières radioactives autorise des débit de dose très élevés au voisinage des véhicules (100 µGy/h à 2 mètres). Le passage d’un véhicule à proximité du bâtiment où est situé le capteur aurait pu expliquer cette anomalie.
Interrogations sur l’impact sanitaire
Au niveau du capteur, la dose ajoutée au bruit de fond habituel et cumulée sur la durée de l’anomalie (moins de 4 heures) est de l’ordre de 2 microgray (µGy). Rappelons qu’au sens de la Directive Euratom de mai 96 qui sert de base à la réglementation française, le seuil du risque négligeable est de 10 µGy par an.
Si ces valeurs sont dues à un dysfonctionnement technique, il n’y a eu aucune exposition réelle et le risque est donc nul.
Si l’augmentation du débit de rayonnement gamma est effective, on ne pourra évaluer précisément les risques qu’une fois déterminée l’origine de cette augmentation. S’il s’agit du passage d’une source radioactive irradiante (objet ou personne) à proximité du détecteur, il faudra rechercher les expositions en amont et en aval, sur tout le parcours de la source, et non pas seulement dans le secteur de la balise : s’il s’agit d’un patient ayant subi un traitement médical comportant l’administration de substances radioactives, il faudra rechercher la date de l’administration, la date de sortie, les itinéraires... les personnes les plus exposées font généralement partie de l’entourage familial ; s’il s’agit d’un transport de matières radioactives dans le bâtiment ou à proximité, il faudra vérifier le trajet, les conditions de transport et de manutention, l’information et la formation du conducteur, etc.).
Les doses de rayonnement reçues par un personne dépendent du temps d’exposition, de la distance à la source, de la présence éventuelle d’écrans susceptibles d’atténuer le flux de rayonnement. L’activité de la source décroît dans le temps, à des rythmes très variables selon les radionucléides (division par 2 tous les 8 jours pour l’iode 131 par exemple).
Situation d’alerte à Metz
Ce matin, une procédure d’alerte a été lancée par l’hôpital militaire de Metz dans les conditions suivantes. Un message diffusé sur France Info ce matin alertait l’hôpital sur la présence d’une radioactivité anormalement élevée en Lorraine. La direction de l’hôpital décidait de profiter de la réalisation ce jour d’un exercice de gestion de crise NBC (Nucléaire Bactériologique Chimique) pour réaliser quelques mesures de radioactivité au moyen de 2 contaminamètres X de type MIP 10. Le niveau enregistré habituellement par ces appareils était de 2 c/s (coups par seconde) alors que les valeurs enregistrées ce matin du 20 juin à l’extérieur de l’hôpital était de 4 à 5 c/s. Par précaution, la direction décidait de recommander à son personnel de fermer les fenêtres de l’Etablissement, le temps que la situation soit analysée. Les mesures réalisées au moyen des mêmes appareils 1 heure et demie après auraient donné des résultats normaux. Par ailleurs une mission de contrôle radiamétrique effectuée par les pompiers de Metz ce matin aurait confirmé l’absence de contamination.
Il convient de souligner par ailleurs que les capteurs qui enregistrent le niveau de rayonnement gamma ambiant au niveau de la centrale nucléaire de Cattenom (réseau Téléray géré par l’IRSN) n’ont pas enregistré d’anomalie (les niveaux de rayonnement 128 nGy/H en moyenne et 135 nGy/h ce jour à Cattenom, réseau Téléray
Rédacteurs : Bruno Chareyron et Julien SYREN / Laboratoire CRIIRAD
[1] Conversation téléphonique du 20 juin 2006 avant 14 heures entre le directeur de l’Hôpital, monsieur Pierre, et M Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, responsable du laboratoire de la CRIIRAD.
Communiqué de presse des Amis de la Terre
Metz, le 20 juin 2006
Panique Radioactive sur la Lorraine
Suite à une élévation significative de la radioactivité sur la Lorraine, une folle rumeur d’accident nucléaire à la centrale nucléaire Cattenom a provoqué un affolement et une panique générale sur les agglomérations de Metz et de Nancy. Ces faits ont démontré l’inquiétude des populations face une industrie considérée comme dangereuse et la crainte d’une désinformation comme celle que nous avons connue en 1986 lors de l’accident nucléaire de Tchernobyl.
Contrairement aux affirmations des préfectures de Moselle et de Meurthe-et-Moselle, cette rumeur était fondée. Il y a bien depuis plusieurs jours une augmentation de la radioactivité dans l’air ambiant lorrain. Ce phénomène est très certainement naturel et lié aux conditions météorologiques de ces derniers jours. Après de fortes chaleurs et des pressions atmosphériques très lourds, l’arrivée d’orages crée une dépression et libère du sol un gaz radioactif naturel : le radon. Cette augmentation de radioactivité doit être néanmoins vérifiée. Est-elle d’origine naturelle comme supposée où d’origine artificielle ?
Certaines sources bien informées ont provoqué une rumeur qui a soufflé un vent de panique sur l’agglomération messine : des ordres et des contre-ordres de confinement ont été dictés auprès des établissements scolaires et des entreprises de l’agglomération messine. Nuage radioactif ? Accident à la centrale nucléaire de Cattenom ? Certaines affirmations laissent même supposer que la préfecture de Lorraine ait voulu réaliser un exercice d’alerte nucléaire.
Au-delà des responsabilités de cette panique il est intéressant de s’interroger sur la panique des populations face au risque d’accident nucléaire. L’industrie nucléaire représente pour les citoyens un risque extrème. Le syndrome sur l’information subi par nos populations après l’accident de Tchernobyl en mai 1986 a laissé des traces. Les citoyens ont la plus grande méfiance à l’égard des informations fournies par les pouvoirs publics en matière de radioactivité. D’autre part il est inquiétant de constater que face à une alerte radioactive, même fausse, les citoyens soient dans l’incapacité d’être informés en temps réel : seule la rumeur a fonctionnée ! A notre époque où la communication est exponentielle les populations se sont retrouvées seules face à la rumeur !
Ceci ne peut que nous inquiéter. Si malheureusement demain un grave accident survenait à la centrale nucléaire de Cattenom quelle serait la capacité des pouvoirs publics à alerter et à protéger les populations ?
faut pas nous enmerder avec ça pendant le foot!!!
Avis préliminaire de la CRIIRAD
(Commission de la recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité)
http://www.criirad.com/
1/ Détection d’un niveau de radioactivité anormalement élevé à Nancy par l’ALQA le Dimanche 18 juin 2006
2/ Alerte à Metz ce 20 juin
Les faits
La CRIIRAD a été informée ce jour à 10h30, par une journaliste d’Europe 1, qu’une des balises de contrôle de la radioactivité atmosphérique que gère l’ALQA (Association Lorraine pour la Qualité de l’Air) avait détecté un niveau de rayonnement gamma anormalement élevé au niveau du capteur situé à Nancy sur le toit de la Faculté des Sciences Nancy 2, laboratoire de physique des milieux ionisés. Le niveau de rayonnement gamma maximal enregistré dimanche 18 juin au matin aurait été d’environ 4 fois le niveau naturel enregistré habituellement par le capteur.
La CRIIRAD a joint aussitôt l’ALQA pour obtenir des précisions techniques. En l’attente de ces précisions il est possible de faire quelques remarques préliminaires à partir des informations disponibles sur le site de l’ALQA : www.atmolor.org .
Les graphiques établis par l’ALQA indiquent la présence, le dimanche 18 juin 2006, d’un premier pic à 0,29 µGy/h à 11 heures et de 0,18 µGy/h à 14 heures. (pour un niveau normal typique de 0,15 µGy/h). Les niveaux sont redevenus normaux depuis.
Il manque cependant sur le site de l’ALQA un certain nombre d’informations scientifiques qui permettraient de déterminer l’origine de l’anomalie (position du détecteur gamma par rapport au sol, pas de temps entre chaque mesure gamma, caractéristiques des prélèvements sur filtre, résultats des mesures alpha-beta sur l’air ambiant, suivi des niveaux de radon, comptage différé des filtres à aérosol, etc.).
En l’état des données disponibles, on en est réduit à émettre un certain nombre d’hypothèses
Remarques préliminaires de la CRIIRAD / causes possibles de l’anomalie
L’augmentation du niveau de rayonnement gamma ambiant pourrait :
1. provenir d’une contamination de l’air ambiant (présence de particules radioactives). L’ALQA dispose à Nancy d’une balise de contrôle de la radioactivité alpha et bêta des poussières atmosphériques. Ces résultats ne sont pas disponibles sur son site. Sur les balises de contrôle que gère la CRIIRAD, cette information est disponible en temps réel, mais les caractéristiques techniques des balises gérées par l’ALQA ne sont pas précisées. Par ailleurs, le site de l’ALQA ne donne aucune indication sur d’éventuelles analyses par spectrométrie gamma des filtres. Conduites en urgence, elles auraient permis de déterminer si l’excès de rayonnement gamma enregistré par le capteur était ou non lié à la présence de radionucléides émetteur gamma dans l’air ambiant.
Nota : Le réseau de balises que gère la CRIIRAD dans la Drôme au niveau des villes de Romans, Montélimar et Valence et dans le Vaucluse à Avignon, n’a détecté aucune présence de particules radioactives d’origine artificielle ce dimanche 18 juin 2006 (cf. site http://balisescriirad.free.fr).
2. être liée à un dysfonctionnement du capteur. Dans le passé l’ALQA a déjà enregistré des niveaux plus élevés, par exemple, 0,25 µGy/h, le 5 septembre 2005 à Plainfaing. L’ALQA attribuait ces anomalies ponctuelles (moins de 3 heures) à des « orages violents ». Le site de l’ALQA ne précise pas si ce dimanche 18 juin 2006, la situation était orageuse à Nancy.
3. être due au passage d’un objet irradiant à proximité du capteur. Il faut savoir en effet qu’un certain nombre de sources radioactives circulent dans notre environnement.
Par exemple :
· Certains patients ayant subi un traitement du cancer de la thyroïde par IRATHérapie sont autorisés à sortir de chambre plombée alors que le niveau de rayonnement gamma qu’ils émettent est très élevé (25 µGy/h à 1 mètre du patient). Le passage d’un patient à proximité du capteur ce dimanche matin pourrait induire les augmentations enregistrées.
· La réglementation sur le transport de matières radioactives autorise des débit de dose très élevés au voisinage des véhicules (100 µGy/h à 2 mètres). Le passage d’un véhicule à proximité du bâtiment où est situé le capteur aurait pu expliquer cette anomalie.
Interrogations sur l’impact sanitaire
Au niveau du capteur, la dose ajoutée au bruit de fond habituel et cumulée sur la durée de l’anomalie (moins de 4 heures) est de l’ordre de 2 microgray (µGy). Rappelons qu’au sens de la Directive Euratom de mai 96 qui sert de base à la réglementation française, le seuil du risque négligeable est de 10 µGy par an.
Si ces valeurs sont dues à un dysfonctionnement technique, il n’y a eu aucune exposition réelle et le risque est donc nul.
Si l’augmentation du débit de rayonnement gamma est effective, on ne pourra évaluer précisément les risques qu’une fois déterminée l’origine de cette augmentation. S’il s’agit du passage d’une source radioactive irradiante (objet ou personne) à proximité du détecteur, il faudra rechercher les expositions en amont et en aval, sur tout le parcours de la source, et non pas seulement dans le secteur de la balise : s’il s’agit d’un patient ayant subi un traitement médical comportant l’administration de substances radioactives, il faudra rechercher la date de l’administration, la date de sortie, les itinéraires... les personnes les plus exposées font généralement partie de l’entourage familial ; s’il s’agit d’un transport de matières radioactives dans le bâtiment ou à proximité, il faudra vérifier le trajet, les conditions de transport et de manutention, l’information et la formation du conducteur, etc.).
Les doses de rayonnement reçues par un personne dépendent du temps d’exposition, de la distance à la source, de la présence éventuelle d’écrans susceptibles d’atténuer le flux de rayonnement. L’activité de la source décroît dans le temps, à des rythmes très variables selon les radionucléides (division par 2 tous les 8 jours pour l’iode 131 par exemple).
Situation d’alerte à Metz
Ce matin, une procédure d’alerte a été lancée par l’hôpital militaire de Metz dans les conditions suivantes. Un message diffusé sur France Info ce matin alertait l’hôpital sur la présence d’une radioactivité anormalement élevée en Lorraine. La direction de l’hôpital décidait de profiter de la réalisation ce jour d’un exercice de gestion de crise NBC (Nucléaire Bactériologique Chimique) pour réaliser quelques mesures de radioactivité au moyen de 2 contaminamètres X de type MIP 10. Le niveau enregistré habituellement par ces appareils était de 2 c/s (coups par seconde) alors que les valeurs enregistrées ce matin du 20 juin à l’extérieur de l’hôpital était de 4 à 5 c/s. Par précaution, la direction décidait de recommander à son personnel de fermer les fenêtres de l’Etablissement, le temps que la situation soit analysée. Les mesures réalisées au moyen des mêmes appareils 1 heure et demie après auraient donné des résultats normaux. Par ailleurs une mission de contrôle radiamétrique effectuée par les pompiers de Metz ce matin aurait confirmé l’absence de contamination.
Il convient de souligner par ailleurs que les capteurs qui enregistrent le niveau de rayonnement gamma ambiant au niveau de la centrale nucléaire de Cattenom (réseau Téléray géré par l’IRSN) n’ont pas enregistré d’anomalie (les niveaux de rayonnement 128 nGy/H en moyenne et 135 nGy/h ce jour à Cattenom, réseau Téléray
Rédacteurs : Bruno Chareyron et Julien SYREN / Laboratoire CRIIRAD
[1] Conversation téléphonique du 20 juin 2006 avant 14 heures entre le directeur de l’Hôpital, monsieur Pierre, et M Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, responsable du laboratoire de la CRIIRAD.
Communiqué de presse des Amis de la Terre
Metz, le 20 juin 2006
Panique Radioactive sur la Lorraine
Suite à une élévation significative de la radioactivité sur la Lorraine, une folle rumeur d’accident nucléaire à la centrale nucléaire Cattenom a provoqué un affolement et une panique générale sur les agglomérations de Metz et de Nancy. Ces faits ont démontré l’inquiétude des populations face une industrie considérée comme dangereuse et la crainte d’une désinformation comme celle que nous avons connue en 1986 lors de l’accident nucléaire de Tchernobyl.
Contrairement aux affirmations des préfectures de Moselle et de Meurthe-et-Moselle, cette rumeur était fondée. Il y a bien depuis plusieurs jours une augmentation de la radioactivité dans l’air ambiant lorrain. Ce phénomène est très certainement naturel et lié aux conditions météorologiques de ces derniers jours. Après de fortes chaleurs et des pressions atmosphériques très lourds, l’arrivée d’orages crée une dépression et libère du sol un gaz radioactif naturel : le radon. Cette augmentation de radioactivité doit être néanmoins vérifiée. Est-elle d’origine naturelle comme supposée où d’origine artificielle ?
Certaines sources bien informées ont provoqué une rumeur qui a soufflé un vent de panique sur l’agglomération messine : des ordres et des contre-ordres de confinement ont été dictés auprès des établissements scolaires et des entreprises de l’agglomération messine. Nuage radioactif ? Accident à la centrale nucléaire de Cattenom ? Certaines affirmations laissent même supposer que la préfecture de Lorraine ait voulu réaliser un exercice d’alerte nucléaire.
Au-delà des responsabilités de cette panique il est intéressant de s’interroger sur la panique des populations face au risque d’accident nucléaire. L’industrie nucléaire représente pour les citoyens un risque extrème. Le syndrome sur l’information subi par nos populations après l’accident de Tchernobyl en mai 1986 a laissé des traces. Les citoyens ont la plus grande méfiance à l’égard des informations fournies par les pouvoirs publics en matière de radioactivité. D’autre part il est inquiétant de constater que face à une alerte radioactive, même fausse, les citoyens soient dans l’incapacité d’être informés en temps réel : seule la rumeur a fonctionnée ! A notre époque où la communication est exponentielle les populations se sont retrouvées seules face à la rumeur !
Ceci ne peut que nous inquiéter. Si malheureusement demain un grave accident survenait à la centrale nucléaire de Cattenom quelle serait la capacité des pouvoirs publics à alerter et à protéger les populations ?
#3
Posté 26 juin 2006 à 23:15
Deuxième alerte radioactive en Lorraine en moins de 8 jours et toujours pas d'explication de la part des autorités, pour un pays qui dit qui se dit leader en la matière !!!
ENVIRONNEMENT
Radioactivité anormale
relevée à Nancy
NOUVELOBS.COM | 24.06.06 | 14:43
Pour la deuxième fois en une semaine, un taux de radioactivité anormalement élevé a été enregistré. Sans conséquence sanitaire, assure la préfecture.
Une augmentation de la radioactivité a une nouvelle fois été enregistrée vendredi 23 juin à Nancy, par un seul capteur, a annoncé la préfecture de Meurthe-et-Moselle dans un communiqué.
"Compte tenu de la courte durée du phénomène, constaté entre 11h00 et 14h00, et de sa faible intensité, il n'y a strictement aucune conséquence pour la santé", a-t-on précisé de même source.
Selon le communiqué de la préfecture, vendredi, l'enquête réalisée par l'autorité de sûreté nucléaire "privilégie comme éventuelle origine de phénomène, hormis le dysfonctionnement du capteur, l'hypothèse de travaux de contrôle radio effectués à proximité par une entreprise".
"Tout est envisageable"
Un taux de radioactivité anormalement élevé et supérieur à celui de vendredi, mais là aussi sans effet à redouter pour la santé, avait été relevé dimanche matin à Nancy pendant environ trois heures, avait-on appris mardi auprès de l'Association lorraine pour la qualité de l'air (ALQA).
La préfecture avait ensuite dû démentir mardi "une rumeur" reprenant le phénomène à Metz.
L'élévation de la radioactivité à Nancy a été constatée dimanche puis vendredi par les appareils de mesure de l'association situés sur le site de la faculté des sciences de Nancy, à Vandoeuvre, selon le porte-parole de l'ALQA, Michel Marquez. Il avait indiqué mardi que "la possibilité d'une source radioactive provenant de la faculté avait été rapidement écartée".
"Tout est envisageable, depuis une source provenant d'un site industriel en passant par une défaillance des appareils de mesure ou encore la malveillance d'un individu qui aurait approché une source radioactive de ces mêmes appareils", avait-il expliqué.
ENVIRONNEMENT
Radioactivité anormale
relevée à Nancy
NOUVELOBS.COM | 24.06.06 | 14:43
Pour la deuxième fois en une semaine, un taux de radioactivité anormalement élevé a été enregistré. Sans conséquence sanitaire, assure la préfecture.
Une augmentation de la radioactivité a une nouvelle fois été enregistrée vendredi 23 juin à Nancy, par un seul capteur, a annoncé la préfecture de Meurthe-et-Moselle dans un communiqué.
"Compte tenu de la courte durée du phénomène, constaté entre 11h00 et 14h00, et de sa faible intensité, il n'y a strictement aucune conséquence pour la santé", a-t-on précisé de même source.
Selon le communiqué de la préfecture, vendredi, l'enquête réalisée par l'autorité de sûreté nucléaire "privilégie comme éventuelle origine de phénomène, hormis le dysfonctionnement du capteur, l'hypothèse de travaux de contrôle radio effectués à proximité par une entreprise".
"Tout est envisageable"
Un taux de radioactivité anormalement élevé et supérieur à celui de vendredi, mais là aussi sans effet à redouter pour la santé, avait été relevé dimanche matin à Nancy pendant environ trois heures, avait-on appris mardi auprès de l'Association lorraine pour la qualité de l'air (ALQA).
La préfecture avait ensuite dû démentir mardi "une rumeur" reprenant le phénomène à Metz.
L'élévation de la radioactivité à Nancy a été constatée dimanche puis vendredi par les appareils de mesure de l'association situés sur le site de la faculté des sciences de Nancy, à Vandoeuvre, selon le porte-parole de l'ALQA, Michel Marquez. Il avait indiqué mardi que "la possibilité d'une source radioactive provenant de la faculté avait été rapidement écartée".
"Tout est envisageable, depuis une source provenant d'un site industriel en passant par une défaillance des appareils de mesure ou encore la malveillance d'un individu qui aurait approché une source radioactive de ces mêmes appareils", avait-il expliqué.
#4
Posté 05 juillet 2006 à 19:36
Réponses officielles des autorités, on en sait pas plus
Paris, le 27 juin 2006
NOTE D'INFORMATION
L’ASN recherche l’origine de la hausse de rayonnements ionisants
mesurée à Nancy les 18 et 23 juin 2006
Le dimanche 18 juin au matin, une balise de l'association Lorraine pour la qualité de l’air (ALQA), située au sud de Nancy, détecte une élévation de rayonnements ionisants supérieure aux valeurs habituellement observées dans la région. Par ailleurs, aucune particule radioactive n’a été captée par cette balise.
L'examen par l’ASN de l'enregistrement des données de la balise met en évidence, pour cette journée du 18 juin, six pics de rayonnement très distincts entre 9 h 30 et 13 h 10. La valeur maximale relevée pour ces pics, dont la durée varie entre une et quatre minutes, est de 0,527 µGy/h, soit 3,5 fois les valeurs moyennes observées dans la région.
Le vendredi 23 juin, une nouvelle élévation de rayonnement ambiant présentant les mêmes caractéristiques que celle du dimanche précédent est à nouveau détectée. Les valeurs constatées sont légèrement inférieures à celles enregistrées le 18 juin.
Dans les deux cas, compte tenu de la faible intensité du phénomène et de sa courte durée, il n’y a eu aucune conséquence pour les populations. Cet événement à caractère localisé est sans rapport avec les rumeurs faisant état d’une hausse de taux de radioactivité dans la région de Metz le 20 juin, ayant conduit au confinement des élèves de plusieurs établissements scolaires.
L'ASN a engagé des investigations approfondies afin d'expliquer ces élévations inhabituelles. Les actions suivantes ont d’ores et déjà été entreprises :
- visite sur place pour examiner la balise, son environnement et prélever ses filtres ;
- récupération et exploitation des enregistrements de la balise ;
- vérification des plannings des entreprises de l’Est de la France réalisant des contrôles de radiographie industrielle ;
- consultation des conditions météorologiques ;
- vérification des enregistrements des autres balises dans l’agglomération de Nancy ;
- investigation auprès des établissements utilisant des quantités notables de radioéléments ;
- recensement des entreprises ayant travaillé ce dimanche 18 juin ;
- recherche des chantiers susceptibles de réaliser des contrôles de radiographie dans un rayon d’un km autour du capteur et prise de contact avec les entreprises ;
- consultation de l’ensemble des accidents de la circulation et des incendies dans la banlieue sud de Nancy ;
- examen des types de pannes déjà rencontrées le cas échéant avec ce type de balise ;
- demande de mise en place d’une seconde balise et d'une procédure d'alerte en cas de dépassement.
A ce stade de ses investigations, l’ASN exclut le passage d’un nuage radioactif ou tout phénomène naturel habituellement rencontré. Elle privilégie comme éventuelle origine de ce phénomène très localisé, hormis le dysfonctionnement peu probable de la balise, l'hypothèse de travaux de contrôle radiographique effectués à proximité.
Paris, le 27 juin 2006
NOTE D'INFORMATION
L’ASN recherche l’origine de la hausse de rayonnements ionisants
mesurée à Nancy les 18 et 23 juin 2006
Le dimanche 18 juin au matin, une balise de l'association Lorraine pour la qualité de l’air (ALQA), située au sud de Nancy, détecte une élévation de rayonnements ionisants supérieure aux valeurs habituellement observées dans la région. Par ailleurs, aucune particule radioactive n’a été captée par cette balise.
L'examen par l’ASN de l'enregistrement des données de la balise met en évidence, pour cette journée du 18 juin, six pics de rayonnement très distincts entre 9 h 30 et 13 h 10. La valeur maximale relevée pour ces pics, dont la durée varie entre une et quatre minutes, est de 0,527 µGy/h, soit 3,5 fois les valeurs moyennes observées dans la région.
Le vendredi 23 juin, une nouvelle élévation de rayonnement ambiant présentant les mêmes caractéristiques que celle du dimanche précédent est à nouveau détectée. Les valeurs constatées sont légèrement inférieures à celles enregistrées le 18 juin.
Dans les deux cas, compte tenu de la faible intensité du phénomène et de sa courte durée, il n’y a eu aucune conséquence pour les populations. Cet événement à caractère localisé est sans rapport avec les rumeurs faisant état d’une hausse de taux de radioactivité dans la région de Metz le 20 juin, ayant conduit au confinement des élèves de plusieurs établissements scolaires.
L'ASN a engagé des investigations approfondies afin d'expliquer ces élévations inhabituelles. Les actions suivantes ont d’ores et déjà été entreprises :
- visite sur place pour examiner la balise, son environnement et prélever ses filtres ;
- récupération et exploitation des enregistrements de la balise ;
- vérification des plannings des entreprises de l’Est de la France réalisant des contrôles de radiographie industrielle ;
- consultation des conditions météorologiques ;
- vérification des enregistrements des autres balises dans l’agglomération de Nancy ;
- investigation auprès des établissements utilisant des quantités notables de radioéléments ;
- recensement des entreprises ayant travaillé ce dimanche 18 juin ;
- recherche des chantiers susceptibles de réaliser des contrôles de radiographie dans un rayon d’un km autour du capteur et prise de contact avec les entreprises ;
- consultation de l’ensemble des accidents de la circulation et des incendies dans la banlieue sud de Nancy ;
- examen des types de pannes déjà rencontrées le cas échéant avec ce type de balise ;
- demande de mise en place d’une seconde balise et d'une procédure d'alerte en cas de dépassement.
A ce stade de ses investigations, l’ASN exclut le passage d’un nuage radioactif ou tout phénomène naturel habituellement rencontré. Elle privilégie comme éventuelle origine de ce phénomène très localisé, hormis le dysfonctionnement peu probable de la balise, l'hypothèse de travaux de contrôle radiographique effectués à proximité.
#5
Posté 05 juillet 2006 à 23:49
En général quand un vrai nuage radioactif passe comme après la catastrophe de Tchernobyl les capteurs sont réduits au silence ... Comme ce fut le cas, parait-il pour ceux des centrales survolées par le nuage de tchernobyl.
Je relève toutefois un passage dont le sens m'échappe :
Pour moi cela ( c'est très mal dit ...) signifie que les détecteurs ont détecté des rayonnements gamma ( electromagnétiques) mais pas de particules alpha ou béta ... Etant donné que les particules sont arrêtées par quelques cm à quelques dizaines de cm d'air ça ne prouve pas qu'il n'y en avait pas... ça prouve seulement que la source du rayonnement était à plus que quelques dizaines de cm du détecteur ou que celui-ci n'est pas conçu pour détecter les particules ( cette hypothèse est la plus vraisemblable parce qu'à par les gammas des rayons cosmiques ou ceux produits lors de réactions particule-particule dans les accélérateurs, les rayonnements EM de ce type accompagnent toujours des émissions de particules).
Une explication qui tiendrait debout : des travaux ( vpatr exemple au bulldozer) ont été effectués dans une zone de terrain qui correspond à un cul de sac pour le ruissellement et chargée de produits issus du nuage de Tchernobyl et cette zone de terrain très sèche lors de la période concernée a émis des poussières qui ont volé jusqu'au détecteur ...
Je relève toutefois un passage dont le sens m'échappe :
Citation
une balise de l'association Lorraine pour la qualité de l’air (ALQA), située au sud de Nancy, détecte une élévation de rayonnements ionisants supérieure aux valeurs habituellement observées dans la région. Par ailleurs, aucune particule radioactive n’a été captée par cette balise.
Pour moi cela ( c'est très mal dit ...) signifie que les détecteurs ont détecté des rayonnements gamma ( electromagnétiques) mais pas de particules alpha ou béta ... Etant donné que les particules sont arrêtées par quelques cm à quelques dizaines de cm d'air ça ne prouve pas qu'il n'y en avait pas... ça prouve seulement que la source du rayonnement était à plus que quelques dizaines de cm du détecteur ou que celui-ci n'est pas conçu pour détecter les particules ( cette hypothèse est la plus vraisemblable parce qu'à par les gammas des rayons cosmiques ou ceux produits lors de réactions particule-particule dans les accélérateurs, les rayonnements EM de ce type accompagnent toujours des émissions de particules).
Une explication qui tiendrait debout : des travaux ( vpatr exemple au bulldozer) ont été effectués dans une zone de terrain qui correspond à un cul de sac pour le ruissellement et chargée de produits issus du nuage de Tchernobyl et cette zone de terrain très sèche lors de la période concernée a émis des poussières qui ont volé jusqu'au détecteur ...
Laissez-moi rire... :D
Où vont-ils se réfugier ?
La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.
Où vont-ils se réfugier ?
La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.










