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L'anarchie


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116 réponses dans ce topic

#1 napo

napo

    Chercheur de lumière

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Posté 27 juin 2006 à 08:49

Citation

L'anarchie



                Le mot anarchie vient du grec et signifie, à proprement parler, sans gouvernement : état d'un peuple qui se régit sans autorités constituées, sans gouvernement.

              Avant qu'une telle organisation commence à être considérée comme possible et désirable par toute une catégorie de penseurs, et avant qu'elle ne soit prise comme but par un parti qui est désormais devenu l'un des facteurs les plus importants des luttes sociales modernes, le mot anarchie était universellement pris dans le sens de désordre, de confusion ; et il est encore utilisé aujourd'hui dans ce sens par les masses ignorantes et par les adversaires intéressés à déformer la vérité.

              Nous n'entrerons pas dans des considérations philologiques, parce que le problème n'est pas d'ordre philologique mais historique. Le sens vulgaire du mot ne méconnaît pas sa signification véritable et étymologique, mais il en est un dérivé, dû à ce préjugé : le gouvernement serait un organe nécessaire à la vie sociale et une société sans gouvernement devrait par conséquent être la proie du désordre, et osciller entre la toute puissance effrénée des uns et la vengeance aveugle des autres.

              L'existence de ce préjugé et son influence sur le sens qui a été donné au mot anarchie s'expliquent facilement.

              Comme tous les êtres vivants, l'homme s'adapte et s'habitue aux conditions dans lesquelles il vit, et il transmet, par hérédité, les habitudes qu'il a acquises. C'est ainsi qu'étant né et ayant vécu dans les chaînes, et étant l'héritier d'une longue série d'esclaves, l'homme a cru, quand il a commencé à penser, que l'esclavage était la caractéristique même de la vie, et la liberté lui est apparue comme quelque chose d'impossible. De la même façon, contraint depuis des siècles et donc habitué à attendre le travail, c'est-à-dire le pain, du bon vouloir du patron, ainsi qu'à voir sa propre vie perpétuellement à la merci de celui qui possède la terre et le capital, le travailleur a fini par croire que c'est le patron qui lui permet de manger et il se demande naïvement comment on ferait pour vivre si les maîtres n'étaient pas là.

              Imaginez quelqu'un qui aurait eu les deux jambes attachées depuis sa naissance, et qui aurait cependant trouvé le moyen de marcher tant bien que mal : il pourrait très bien attribuer cette faculté de se déplacer à ces liens, précisément - qui ne font au contraire que diminuer et paralyser l'énergie musculaire de ses jambes.

              Et si aux effets naturels de l'habitude s'ajoute l'éducation donnée par le patron, par le prêtre, par le professeur, etc., qui sont tous intéressés à prêcher que les maîtres et le gouvernement sont nécessaires, s'il s'y ajoute le juge et le policier qui font tout pour réduire au silence quiconque penserait différemment et serait tenté de propager ce qu'il pense, on comprendra comment a pu s'enraciner dans le cerveau peu cultivé de la masse laborieuse le préjugé selon lequel le patron et le gouvernement sont utiles et nécessaires.

              Imaginez qu'à cet homme qui a les deux jambes attachées, dont nous parlions, le médecin fasse toute une théorie et expose mille exemples habilement inventés pour le persuader qu'il ne pourrait ni marcher ni vivre si ses deux jambes étaient libres : cet homme défendrait farouchement ses liens et verrait un ennemi en quiconque voudrait les lui détacher.

              Puisqu'on croyait que le gouvernement était nécessaire et que sans gouvernement il ne pouvait y avoir que désordre et confusion, il était donc naturel et logique que le mot anarchie, qui signifie absence de gouvernement, apparaisse comme synonyme d'absence d'ordre.

              C'est là un fait qui n'est pas sans précédent dans l'histoire des mots. Aux temps et dans les pays où le peuple croyait nécessaire le gouvernement d'un seul (monarchie), le mot république, qui signifie gouvernement de plusieurs, était précisément employé dans le sens de désordre et de confusion, sens qu'on retrouve encore vivace dans la langue populaire de presque tous les pays.

              Changez l'opinion, persuadez le peuple que non seulement le gouvernement n'est pas nécessaire mais qu'il est extrêmement nuisible et, dès lors, le mot anarchie, précisément parce qu'il signifie absence de gouvernement, signifiera pour tous : ordre naturel, harmonie des besoins et des intérêts de tous, liberté totale dans la solidarité totale.

              C'est donc bien à tort que certains disent que les anarchistes ont mal choisi leur nom parce que ce nom est compris de façon erronée par les masses et qu'il se prête à une fausse interprétation. L'erreur ne dépend pas du nom mais de la chose; et les difficultés que les anarchistes rencontrent dans leur propagande ne dépendent pas du nom qu'ils se donnent mais de ce que leur conception va à l'encontre de tous les préjugés bien ancrés que le peuple nourrit au sujet du rôle du gouvernement, ou, comme on dit aussi, de l'Etat.

    ***

              Avant d'aller plus loin, il est bon de s'expliquer sur ce dernier mot qui est vraiment, à notre avis, la source de nombreux malentendus.

              Les anarchistes (dont nous-mêmes) se sont servi et se servent couramment du mot Etat, et ils entendent par là cet ensemble d'institutions politiques, législatives, judiciaires, militaires, financières, etc., qui enlèvent au peuple la gestion de ses propres affaires, la détermination de sa propre conduite, le soin de sa propre sécurité pour les confier à un petit nombre. Et, par usurpation ou par délégation de pouvoir, ce petit nombre se trouve investi du droit de faire les lois sur tout et pour tous et de contraindre le peuple à les respecter en se servant au besoin de la force de tous.

              En ce sens, le mot Etat signifie gouvernement ; ou encore c'est, si l'on veut, l'expression impersonnelle, abstraite de cette réalité qui s'incarne en la personne du gouvernement. Les expressions abolition de l'Etat, Société sans État, etc., correspondent donc parfaitement à la conception que veulent exprimer les anarchistes : destruction de tout ordre politique fondé sur l'autorité et instauration d'une société d'hommes libres et égaux, fondée sur l'harmonie des intérêts et sur le concours volontaire de tous pour mener à bien les tâches sociales.

              Mais le mot Etat a beaucoup d'autres significations, dont certaines prêtent à équivoque, particulièrement quand on s'adresse à des hommes qui, à cause de leur pénible situation sociale, n'ont pas eu le loisir de s'habituer aux subtiles distinctions du langage scientifique ; ou pire encore, quand il s'agit d'adversaires de mauvaise foi qui sont intéressés à jeter la confusion et à ne pas vouloir comprendre.

              C'est ainsi que le mot Etat s'emploie fréquemment pour désigner une société donnée, telle ou telle collectivité humaine, groupée sur un territoire donné et constituant ce que l'on appelle une entité morale ; et cela indépendamment de la façon dont les membres de la collectivité en question sont groupés et des rapports qu'ils entretiennent entre eux.

              On l'utilise aussi tout simplement comme synonyme de société. C'est à cause de ces significations différentes du mot Etat que nos adversaires croient ou plutôt feignent de croire que les anarchistes veulent abolir tout lien social, tout travail collectif et réduire les hommes à l'isolement, c'est-à-dire à une condition pire que l'état de barbarie.

              On entend aussi par Etat l'administration suprême d'un pays, le pouvoir central, distinct du pouvoir au niveau de la province ou de la commune. Ce qui explique que certains s'imaginent que les anarchistes veulent simplement une décentralisation géographique laissant intact le principe de gouvernement : c'est confondre l'anarchie avec le cantonalisme ou le communalisme.

              Enfin, le mot Etat signifie aussi condition, façon d'être, régime de vie sociale, etc. Et c'est pourquoi nous disons, par exemple, qu'il faut changer l'état économique de la classe ouvrière, ou que l'état anarchique est le seul état social fondé sur le principe de la solidarité, et autres phrases semblables qui peuvent à première vue paraître bizarres et contradictoires, employées par nous qui disons, par ailleurs et dans un autre sens, que nous voulons abolir l'Etat.

              Pour toutes ces raisons, nous croyons qu'il vaudrait mieux utiliser le moins possible l'expression abolition de l'Etat et la remplacer par cette autre, plus claire et plus concrète : abolition du gouvernement.

              C'est en tout cas ce que nous ferons au cours de ce travail.

       ***

              Nous avons dit que l'Anarchie est la société sans gouvernement.

              Mais la suppression des gouvernements est-elle possible, souhaitable et prévisible ?

              C'est ce que nous allons voir.

              Qu'est-ce que le gouvernement ?

              Malgré les coups que lui a portés la science positive, la tendance métaphysique est encore solidement enracinée dans l'esprit de la plupart de nos contemporains. Cette tendance métaphysique est une maladie de l'esprit qui fait qu'après avoir extrait les qualités d'un être par un processus logique d'abstraction, l'homme subit une espèce d'hallucination qui lui fait prendre l'abstraction pour un être réel. C'est ainsi que beaucoup voient dans le gouvernement un être moral, doté de certains attributs (la raison, la justice, l'équité), indépendants des personnes qui sont au gouvernement. Pour eux, le gouvernement, et plus abstraitement encore, l'Etat, c'est le pouvoir social abstrait ; c'est le représentant, abstrait toujours, des intérêts généraux; c'est l'expression du droit de tous considéré comme limite aux droits de chacun. Et cette façon de concevoir le gouvernement a le soutien des intéressés pour qui l'important, c'est que le principe d'autorité soit sauf et qu'il survive toujours aux coups que lui portent ceux qui se succèdent dans l'exercice du pouvoir et aux erreurs qu'ils commettent.

              Pour nous, le gouvernement, c'est l'ensemble des gouvernants. Et les gouvernants - rois, présidents, ministres, députés, etc. - ce sont ceux qui ont la faculté de faire des lois pour réglementer les rapports des hommes entre eux et de les faire exécuter ; de décréter et de percevoir les impôts ; de contraindre au service militaire ; de juger et de punir ceux qui contreviennent aux lois ; de soumettre à des règles, de superviser les contrats privés et de leur donner une sanction légale ; de monopoliser certaines branches de la production et certains services publics, ou toute la production et tous les services publics s'ils le veulent ; de promouvoir ou d'entraver l'échange de produits ; de faire la guerre aux gouvernants d'autres pays ou de faire la paix avec eux; de concéder ou de retirer des franchises ; etc. Bref, les gouvernants, ce sont ceux qui ont, à un degré plus ou moins élevé, la faculté de se servir de la force sociale - c'est-à-dire de la force physique, intellectuelle et économique de tous - pour obliger tout le monde à faire ce qu'ils veulent, eux. Cette faculté constitue, pour nous, le principe de gouvernement, le principe d'autorité.

              Quelle est la raison d'être du gouvernement ?

             Pourquoi abdiquer sa propre liberté, sa propre initiative dans les mains d'un petit nombre ? Pourquoi leur donner cette faculté de s'emparer de la force de tous, contre la volonté de chacun ou non, et d'en disposer à leur gré ? Ont-ils donc tant de qualités exceptionnelles qu'ils puissent, avec quelque apparence de raison, se substituer à la masse et s'occuper des intérêts, de tous les intérêts des hommes, mieux que ne sauraient le faire les intéressés ? Sont-ils infaillibles et incorruptibles au point qu'on puisse avec apparemment assez de prudence confier le sort de chacun et de tous à leur science et à leur bonté ?

              Et quand bien même il existerait des hommes dont la bonté et le savoir seraient infinis, quand bien même le pouvoir gouvernemental irait aux plus capables et aux meilleurs - et c'est là une hypothèse que l'Histoire n'a jamais confirmée, et dont nous pensons qu'il est impossible qu'elle soit jamais confirmée - est-ce que le fait d'avoir en main le gouvernement ajouterait quoi que ce soit à leur capacité de faire le bien ou est-ce qu'au contraire cette capacité ne s'en trouverait pas paralysée et détruite par la nécessité où se trouvent les hommes qui sont au gouvernement de s'occuper de multiples choses auxquelles ils n'entendent rien, et surtout de gaspiller le meilleur de leur énergie pour se maintenir au pouvoir, contenter leurs amis, tenir les mécontents en bride et mâter les rebelles ?

              De plus, qui désigne les gouvernants, bons ou pas, savants ou ignorants, à cette haute fonction ? S'imposent-ils d'eux-mêmes par droit de guerre, de conquête ou de révolution ? Mais alors, quelle garantie peut-on avoir que c'est bien l'intérêt commun qui les inspire ? Ce n'est alors qu'une question d'usurpation, tout simplement, et à ceux qui sont dominés, aux mécontents, il ne reste plus qu'à faire appel à la force pour secouer le joug. Sont-ils choisis par telle ou telle classe, par tel ou tel parti ? Alors, ce seront sans aucun doute les intérêts et les idées de cette classe ou de ce parti qui triompheront, et la volonté et les intérêts des autres seront sacrifiés. Sont-ils élus au suffrage universel ? Mais alors, le seul critère, c'est le nombre, qui n'est certes pas une preuve de raison, de justice ou de capacité. Seront élus ceux qui savent le mieux emberlificoter la masse; et la minorité, qui peut très bien être la moitié moins un, sera sacrifiée. Sans compter que l'expérience a démontré qu'il est impossible de trouver un mécanisme électoral qui permette aux élus d'être, à tout le moins, les représentants réels de la majorité.

              Les théories qui ont essayé d'expliquer et de justifier l'existence du gouvernement sont aussi nombreuses que variées. Mais elles sont toutes fondées sur cette idée préconçue, avouée ou non: les hommes ont des intérêts contraires et il faut une force extérieure et supérieure pour obliger les uns à respecter les intérêts des autres, en prescrivant et en imposant la règle de conduite qui fera s'harmoniser au mieux les intérêts en lutte et permettra à chacun de trouver le maximum possible de satisfaction avec le minimum possible de sacrifices.

              Si les intérêts, les tendances, les désirs d'un individu sont en opposition avec ceux d'un autre individu ou, éventuellement, de la société tout entière, qui aura le droit et la force d'obliger l'un à respecter les intérêts de l'autre ? Qui pourra empêcher tel ou tel citoyen de violer la volonté générale ? La liberté de chacun a pour limite la liberté des autres; mais qui fixera ces limites, et qui les fera respecter ? Les antagonismes naturels des intérêts et des passions rendent le gouvernement nécessaire et justifient l'autorité qui intervient dans la lutte sociale en tant que modératrice, et assigne les limites des droits et des devoirs de chacun. Voilà ce que disent le théoriciens de l'autoritarisme.

              Ceci, pour la théorie. Mais pour être justes, les théories doivent être fondées sur les faits et les expliquer ; et on sait trop bien comment, en économie sociale, les théories sont trop souvent inventées pour justifier les faits, autrement dit pour défendre le privilège et le faire accepter sans histoire par ceux-là même qui en sont les victimes.

    _____________

              Tout au long de l'Histoire, tout comme à l'époque actuelle, le gouvernement est soit la domination brutale, violente, arbitraire d'un petit nombre sur les masses; soit un instrument destiné à garantir leur domination et le privilège à ceux qui par force, ruse ou héritage, ont accaparé tous les moyens d'existence, dont la terre d'abord, et s'en servent pour tenir le peuple en esclavage et le faire travailler pour leur propre compte.

              On opprime les hommes de deux façons : soit directement, par la force brutale, par la violence physique ; soit indirectement, en leur enlevant les moyens de subsistance et en les réduisant ainsi à discrétion. La première façon est à l'origine du pouvoir, c'est-à-dire du privilège politique ; et la seconde à l'origine de la propriété, c'est-à-dire du privilège économique. On peut aussi opprimer les hommes en agissant sur leur intelligence et sur leurs sentiments : c'est là le pouvoir religieux ou universitaire ; mais comme l'esprit n'est jamais que la résultante des forces matérielles, le mensonge et les corps constitués pour le propager n'ont de raison d'être qu'autant qu'ils sont la conséquence des privilèges politiques et économiques, et un moyen pour les défendre et les consolider.

              Dans les sociétés primitives, peu populeuses et dans lesquelles les rapports sociaux ne sont pas très compliqués, les deux pouvoirs, politique et économique, se trouvent réunis dans les mêmes mains, qui peuvent être celles d'une seule et même personne ; ceci, quand une circonstance quelconque a empêché que ne s'établissent des habitudes, des coutumes de solidarité, ou qu'elle a détruit celles qui existaient et établi la domination de l'homme sur l'homme. Ceux qui, par la force, ont vaincu et terrorisé les autres disposent des personnes et des choses des vaincus, les contraignent à les servir, à travailler pour eux et à faire en tout leur volonté à eux. Ils sont tout à la fois propriétaires, législateurs, rois, juges et bourreaux.

              Mais les sociétés s'agrandissent, les besoins augmentent, les rapports sociaux se compliquent et il devient impossible qu'un despotisme de ce type se prolonge davantage. Pour des raisons de sécurité, de commodité et parce qu'il leur est impossible de faire autrement, les dominateurs se trouvent placés devant une double nécessité : d'une part, s'appuyer sur une classe privilégiée, c'est-à-dire sur un certain nombre d'individus co-intéressés à leur domination ; et d'autre part, laisser chacun subvenir comme il peut à ses propres besoins et se réserver la domination suprême qui est le droit d'exploiter tout le monde au maximum et une façon de satisfaire cette vanité : commander. Et c'est ainsi que se développe la richesse privée, autrement dit la classe des propriétaires : à l'ombre du pouvoir, sous sa protection et avec sa complicité, et souvent à son insu et pour des raisons qui échappent à son contrôle. En concentrant peu à peu dans leurs mains les moyens de production, les vraies sources de la vie -l'agriculture, l'industrie, les échanges, etc. - ces propriétaires finissent par constituer un pouvoir en soi, et ce pouvoir, à cause de la supériorité de ses moyens et de la grande quantité d'intérêts qu'il recouvre, finit toujours par soumettre plus ou moins ouvertement le pouvoir politique, autrement dit le gouvernement, et à faire de lui un gendarme à son service.

              Ce phénomène s'est reproduit maintes fois au cours de l'Histoire. Chaque fois que la violence physique, brutale, a pris le dessus dans une société, à la suite d'une invasion ou d'une quelconque entreprise militaire, les vainqueurs ont clairement tendu à concentrer dans leurs mains le gouvernement et la propriété. Cependant, la nécessité pour le gouvernement de se gagner la complicité d'une classe puissante, les exigences de la production, l'impossibilité dans laquelle il se trouve de pouvoir tout surveiller et tout diriger, tout cela a toujours rétabli la propriété privée, la division des deux pouvoirs, et par-là même, la dépendance effective de ceux qui ont en main la force, les gouvernements, envers ceux qui ont en main les sources mêmes de la force, les propriétaires. Le gouvernant finit toujours, fatalement, par être le gendarme au service du propriétaire.

              Ce phénomène n'a jamais été aussi accentué qu'à l'époque moderne. Grâce au développement de la production, à l'extension énorme des affaires, à la puissance démesurée que l'argent a acquis, et à toutes les données économiques qu'ont apporté la découverte de l'Amérique, l'invention des machines, etc., la classe capitaliste s'est assurée une telle suprématie qu'elle ne s'est plus contentée de disposer de l'appui du gouvernement : elle a voulu que le gouvernement soit issu d'elle-même. Un gouvernement qui tirait son origine du droit de conquête (droit divin, comme disaient les rois et leurs prêtres) était bien soumis par les circonstances à la classe capitaliste, mais il gardait toujours une attitude hautaine et méprisante envers ses anciens esclaves désormais enrichis, et il montrait des velléités d'indépendance et de domination. Un tel gouvernement était bien le défenseur des propriétaires, le gendarme à leur service, mais il était de ces gendarmes qui se croient quelqu'un et qui se montrent brutaux envers ceux qu'ils sont chargés d'escorter et de défendre, quand ils ne les dévalisent ou ne les massacrent pas au détour du chemin. La classe capitaliste s'en est débarrassée et s'en débarrasse par des moyens plus ou moins violents pour le remplacer par un gouvernement choisi par elle, composé de membres de sa classe, continuellement sous son contrôle et spécialement organisé pour la défendre contre les revendications possibles des déshérités.

              C'est de là que vient le système parlementaire moderne.

              Le gouvernement est, aujourd'hui, composé de propriétaires et de gens à la dévotion des propriétaires ; il est tout entier à la disposition des propriétaires, à tel point que les plus riches dédaignent souvent d'en faire partie : Rothschild n'a pas besoin d'être député ou ministre, il lui suffit de tenir députés et ministres sous sa dépendance.

              Dans beaucoup de pays, le prolétariat participe plus ou moins a l'élection du gouvernement, mais il y participe d'une façon purement formelle. C'est une concession que la bourgeoisie a fait pour utiliser le concours du peuple dans sa lutte contre le pouvoir royal et l'aristocratie, et aussi pour détourner le peuple de penser à s'émanciper : elle lui donne une souveraineté apparente. Que la bourgeoisie l'ait ou non prévu quand elle a concédé pour la première fois au peuple le droit de vote, il n'en est pas moins certain que ce droit de vote s'est révélé parfaitement dérisoire et tout juste bon à consolider le pouvoir de la bourgeoisie en donnant à la partie la plus énergique du prolétariat l'espoir, vain, d'arriver un jour au pouvoir.

              Même avec le suffrage universel, et nous pourrions dire particulièrement avec le suffrage universel, le gouvernement est resté le serviteur de la bourgeoisie et le gendarme à son service. S'il en était autrement, si le gouvernement menaçait de devenir hostile à la bourgeoisie, si la démocratie pouvait un jour être autre chose qu'un leurre pour tromper le peuple, la bourgeoisie menacée dans ses intérêts s'empresserait de se révolter et emploierait toute la force et toute l'influence qui lui viennent de ce qu'elle possède la richesse pour rappeler le gouvernement à son rôle de simple gendarme à son service.

              Quel que soit le nom que prend le gouvernement, quelles que soient son origine et son organisation, son rôle essentiel est partout et toujours d'opprimer et d'exploiter les masses, et de défendre les oppresseurs et les exploiteurs. Et ses rouages principaux, caractéristiques, indispensables, sont le policier et le percepteur, le soldat et le garde-chiourme, auxquels s'ajoute immanquablement le marchand de mensonges, qu'il soit prêtre ou professeur, appointé et protégé par le gouvernement pour asservir les esprits et les rendre dociles au joug.

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              Certes, à ce rôle fondamental du gouvernement et à ces rouages essentiels se sont ajoutés d'autres rôles et d'autres rouages au cours de l'Histoire. Admettons même que, dans un pays quelque peu civilisé, il n'ait jamais, ou presque jamais, pu exister de gouvernement qui ne se soit attribué des rôles utiles ou indispensables à la vie sociale, en plus de son rôle d'oppresseur et de spoliateur. Loin d'infirmer ce qui suit, cela le confirme et l'aggrave : c'est un fait que le gouvernement est, par nature, oppressif et spoliateur ; et de par son origine et sa situation, il est fatalement porté à défendre et à renforcer la classe dominante.

              De fait, le gouvernement se donne la peine de protéger, plus ou moins, la vie des citoyens contre les attaques directes et brutales. Il reconnaît et légalise un certain nombre de droits et devoirs primordiaux, ainsi que d'us et coutumes sans lesquels il est impossible de vivre en société. Il organise et dirige certains services publics, comme la poste, le réseau routier, la santé publique, la distribution de l'eau, l'assainissement des terres, la protection des forêts, etc. Il ouvre des orphelinats et des hôpitaux et souvent il aime à jouer au protecteur et au bienfaiteur des pauvres et des faibles - ce n'est qu'apparence, bien sûr. Mais il suffit d'observer comment et dans quel but il remplit ces rôles pour y trouver la preuve expérimentale, pratique, que tout ce que fait le gouvernement est toujours inspiré par l'esprit de domination et qu'il le fait pour défendre, agrandir et perpétuer ses propres privilèges et ceux de la classe dont il est le représentant et le défenseur.

              Un gouvernement ne saurait tenir longtemps s'il ne masque pas sa nature propre derrière le prétexte de l'intérêt commun ; il ne peut faire respecter la vie des privilégiés s'il ne se donne pas l'air de vouloir respecter celle de tous ; il ne peut pas faire accepter les privilèges d'un petit nombre s'il ne feint pas d'être le gardien du droit de tous. "La loi - dit Kropotkine (et naturellement ceux qui l'ont faite, c'est-à-dire le gouvernement - note de Malatesta) - a utilisé les sentiments sociaux de l'homme pour faire passer, avec des préceptes de morale que l'homme acceptait, des ordres utiles à la minorité des spoliateurs contre lesquels il se serait révolté."1

              Un gouvernement ne peut pas vouloir que la société se disloque, parce qu'alors lui et la classe dominante auraient moins de matériaux à exploiter. Et il ne peut pas non plus laisser la société se régir elle-même, sans ingérences officielles, parce qu'alors le peuple aurait tôt fait de se rendre compte que le gouvernement ne sert qu'à défendre les propriétaires qui le font mourir de faim et il s'empresserait de se débarrasser et du gouvernement et des propriétaires.

              Aujourd'hui, face aux réclamations insistantes et menaçantes du prolétariat, les gouvernements montrent une tendance à s'entremettre dans les rapports entre patrons et ouvriers. Ils essayent ainsi de dévoyer le mouvement ouvrier et d'empêcher, par des réformes trompeuses, que les pauvres ne prennent eux-mêmes tout ce qui leur revient, c'est-à-dire une part de bien-être égale à celle dont les autres jouissent.

              Il faut en outre tenir compte des deux faits suivants : d'une part les bourgeois, c'est-à-dire les propriétaires, sont perpétuellement en train de se faire la guerre et de se dévorer entre eux ; d'autre part, le gouvernement issu de la bourgeoisie est bien son serviteur et son protecteur dans cette mesure-là, mais, comme tout serviteur et tout protecteur, il tend aussi à s'émanciper et à dominer celui qu'il protège. D'où ces jeux de balançoire, ces louvoiements, ces concessions faites et retirées, cette recherche d'alliés chez le peuple contre les conservateurs et chez les conservateurs contre le peuple, qui sont la science des gouvernants et font illusion aux yeux des naïfs et des indolents toujours prêts à attendre que le salut leur vienne d'en haut.

              Tout cela ne change en rien la nature du gouvernement. S'il devient le régulateur et le garant des droits et devoirs de chacun, il pervertit le sens de la justice : il qualifie de délit et punit tout acte qui heurte ou menace les privilèges des gouvernants et des propriétaires ; et il qualifie de juste, de légale, la plus terrible exploitation des miséreux, ce lent et continu assassinat moral et matériel perpétré par celui qui possède contre celui qui n'a rien. S'il devient administrateur des services publics, il n'a en vue que les intérêts des gouvernants et des propriétaires, encore et toujours ; et il ne s'occupe des intérêts de la masse des travailleurs que dans la seule mesure où cela est nécessaire pour que la masse consente à payer. S'il enseigne, il fait obstacle à la propagation de la vérité et tend à préparer l'esprit et le coeur des jeunes pour qu'ils deviennent soit des tyrans implacables, soit des esclaves dociles, selon la classe à laquelle ils appartiennent. Dans les mains du gouvernement, tout devient un moyen pour exploiter, tout devient une institution policière utile pour tenir le peuple en bride.

              Et il ne peut en être autrement. Si, pour les hommes, vivre c'est lutter les uns contre les autres, il y a naturellement des vainqueurs et des perdants : le prix de la lutte, c'est le gouvernement qui est un moyen pour garantir aux vainqueurs les résultats de la victoire et les perpétuer; et il est bien certain que jamais il n'ira à ceux qui auront perdu, que la lutte ait lieu sur le terrain de la force physique ou intellectuelle, ou qu'elle ait lieu sur le terrain économique. Quant à ceux qui ont lutté pour vaincre, c'est-à-dire pour s'assurer des conditions meilleures que celles des autres et pour conquérir privilèges et domination, ils ne vont pas se servir du gouvernement pour défendre les droits des vaincus et imposer des limites à leur bon plaisir ou à celui de leurs amis et partisans.

              Le gouvernement ou, comme on dit, l'Etat, juge ; l'Etat, modérateur de la lutte sociale ; l'Etat, administrateur impartial des intérêts du public, tout cela est mensonge, illusion, utopie jamais réalisée et qui ne se réalisera jamais.

              Si vraiment les intérêts des hommes devaient être contraires les uns aux autres ; si vraiment la lutte entre les hommes était nécessairement la loi des sociétés humaines et que la liberté de chacun devait trouver ses limites dans la liberté des autres, alors chacun chercherait toujours à faire triompher ses propres intérêts sur ceux des autres ; chacun chercherait à augmenter sa propre liberté aux dépens de celle des autres ; et il y aurait un gouvernement non pas parce qu'il serait plus ou moins utile à la totalité des membres d'une société qu'il y en ait un, mais parce que les vainqueurs voudraient s'assurer les fruits de la victoire en soumettant solidement les vaincus, et se libérer de l'ennui d'être perpétuellement prêts à se défendre en chargeant de les défendre des hommes entraînés à cet effet au métier de gendarmes. Alors l'humanité serait destinée à périr ou à se débattre à tout jamais entre la tyrannie des vainqueurs et la révolte des vaincus.

              Mais heureusement, l'avenir de l'humanité est plus souriant parce que la loi qui la gouverne est plus douce.

              Cette loi, c'est la SOLIDARITE.

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Pour éviter de se fatiguer à chercher un président idéal :ptdrasrpt2:
La vérité est un pays sans chemin (krishnamurti)

#2 medoche71

medoche71

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Posté 27 juin 2006 à 09:48

l'anarchie n'est pas une bonne chose, en plus la plupart du temps ceux qui sont anarchistes luttent contre les inégalités et les gouvernements libéralistes, mais rien n'est plus libéral que l'anarchie ! les riches deviendront encore plus riches et personne n'aura de controles sur eux et les pauvres seront plus pauvres !

#3 napo

napo

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Posté 27 juin 2006 à 10:06

alors c'est que tu n'as pas lu ou que tu n'as rien compris :cpasmafaute:
La vérité est un pays sans chemin (krishnamurti)

#4 Angel Of Death

Angel Of Death

    Définir, c'est limiter

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Posté 27 juin 2006 à 11:11

Toujours le même sujet, toujours le même dialogue de sourds : les anarchistes démontrent que les gouvernements sont néfastes, ce que leurs détracteurs n'ont jamais nié, tout en essayant de leur faire entendre raison qu'au stade de l'évolution morale où les humains sont arrivé, seul un régime de la peur et de la répression peut faire fonctionner la société humaine plus ou moins correctement.

Ce dont on a peur, ce sont les humains, car contrairement aux anarchistes, la plupart des gens se connaissent trop bien pour ignorer qu'une société sans loi finirait en quelques mois par ressembler à Mad Max.
Sans la répression, qui m'empêchera d'ériger une organisation criminelle à grande échelle qui tuerait, délesterait, violerait les gens directement dans les rues ?

La liberté cessera de mener au chaos le jour où les humains seront suffisamment évolués, cessez de vous regarder le nombril, reconnaissez qu'il y a des psychopathes névrosés tout autour de vous qui ne rentrent dans les rangs et vivent sous une apparence normale uniquement par peur de la répression, les délier de leurs chaines sociales serait désastreux.

Je suis pour l'anarchie, tout comme je suis pour le communisme, mais il y a un temps pour tout, ce dont il est question ici ce sont les humains, un système n'est bon que s'il leur est adapté selon leur contexte.

Le principe est le même avec le communisme, la cause de son échec n'est pas le système en lui-même, mais bien le manque de moral des humains.
« Désirer avec indifférence, c’est l’essence même du jeu. »
Henry de Montherlant

« La justice n'est que le rêve imbécile de quelques hommes. L'injustice est la volonté même de Dieu. »
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#5 medoche71

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Posté 27 juin 2006 à 11:25

oui, c'est comme tout les systèmes, il fonctionnera si les gens si accordent, mais croyez vous qu'une société sans loi s'autolimitera elle même ou que les criminels continueront leurs conneries ? même avec des lois il ya des criminels qui s'en foutent, alors si on les supprime, ils vont pas se gêner !

d'ailleur Sarko a parfois raison, si les gens comprennent pas la manière douce, il faut la manière forte ! (c'est dur a diire mais c'est comme ça)

Ce message a été modifié par medoche71 - 27 juin 2006 à 11:26.


#6 napo

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Posté 27 juin 2006 à 11:51

Citation

Le principe est le même avec le communisme, la cause de son échec n'est pas le système en lui-même, mais bien le manque de moral des humains.


Comme tu le dis, le communisme est un système. Hors, il me semble bien que dans les pays où existe ce système, il y a encore un gouvernement, des ministres, bref des tas de petis malins qui imposent leurs lois et leur autorité.
Dans le texte que tu as lu ici, il s'agit justement de se poser la question de la nécessité de ce gouvernement (le texte n'est pas de moi mais je ne trouve pas la source).
Il ne s'agit pas ici d'encore parler de la façon dont se comporteraient "les gens" mais plutôt de tenter de savoir comment nous, membres de ce site, pourrions fonctionner dans un système sans gouvernement et se poser ce genre de questions :
-deviendrais-je un criminel, un voleur ou un psychopathe s'il n'y avait pas de lois ?
-aurais-je subitement l'envie de rouler en voiture à tombeau ouvert parce qu'il n'y aurait pas de flics pour me surveiller ?
-n'aurais-je plus aucun respect pour les autres ?

-etc, etc...

Parler des autres qui sont absents ne mène nulle part.



Quant à ce Sarko dont tu parles, Medoche71, il y a un topic sur cette personne. Perso, je ne connais pas ce type !
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#7 Angel Of Death

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Posté 27 juin 2006 à 13:06

Citation

-deviendrais-je un criminel, un voleur ou un psychopathe s'il n'y avait pas de lois ?

Toi je ne sais pas, mais malheureusement, comme je disais, les anarchistes ne sont pas les seuls dans cette société, s'il y avait un pourcent de la planète qui serait dans le cas du "oui" ça serait déjà trop, 50 terroristes psychopathes dans une ville de 2 millions d'habitants causeraient déjà un dégat considérable.

Citation

-aurais-je subitement l'envie de rouler en voiture à tombeau ouvert parce qu'il n'y aurait pas de flics pour me surveiller ?

Toi je ne sais pas, mais j'en connais un paquet qui le font malgré la loi, et je ne pense pas que sans la loi ils arrêteraient, au contraire.

Citation

-n'aurais-je plus aucun respect pour les autres ?

Toi je ne sais pas, mais comme pour les chauffards, l'absence de loi ne rend pas les cons plus respectueux envers leurs semblables, au contraire.

Pour penser le contraire, il faut être très déraisonnable ou avoir vécu loin des humains durant toute sa vie.
Il ne faut pas 1% de psychopathes dans la population mondiale pour causer le chaos, ce n'est pas la peine de leur laisser carte blanche.

Pour prendre un exemple de micro-société à l'ordre du jour, imaginez un simple match de football Angleterre - Turquie sans restriction accordant l'entrée aux hooligans, vous imaginez le résultat ? Déjà que les joueurs de foot avec le système de sanction de cartons jaune et rouge se massacrent comme des animaux sur le terrain derrière un ballon(voir Portugal - Pays-Bas), imaginez ces psychopathes que nous sommes tous, lachés dans une ville sans loi. Il faut être inconscient.

Beaucoup d'humains sont encore des animaux immoraux et inconscients, pour se protéger de nos semblables, les lois et la hiérarchie sont nécessaires, c'est la même chose dans la nature, on n'a pas dépassé le stade du règne animal.

S'il n'y avait plus de système, de mesure, de restriction, la liberté mènerait au chaos dans l'état actuel des choses.

Je peux t'assurer, moi y compris, que je ne serai pas contre l'anarchie, j'ai aussi des choses à faire que la loi m'empêche de faire, par exemple, au lieu de devoir argumenter et perdre mon temps face aux gens qui ne sont pas d'accord avec moi, je n'ai qu'à simplement sortir mon arme et avoir le dernier mot avec un clic différent de celui de la souris.
Si on peut s'éviter la fatigue inutile, il faut pas se gêner, malheureusement beaucoup de gens pensent comme celà, et l'anarchie ne leur serait pas défavorable.
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#8 napo

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Posté 27 juin 2006 à 14:47

Et bien !! joli joli tout ça !!
Si je comprends bien quand je te lis, Angel, les humains ne sont pour la plupart que des sauvages stupides qui s'ignorent ! Ou bien est-ce parce que tu ne remarques que ceux-là ?

Je pense avoir une piste sur la cause des problèmes de société, tu me diras ce que tu en penses.
Regarde comment ce que nous apprenons à nos enfants. Remarque que, dès le berceau, nous leur infligeons des "mauvais traitements", comment nous sommes violents avec eux. Quels sorte de malades sommes nous pour infliger aux enfants dès leur naissance d'être séparés de leur mère, à peine nés, déjà séparés pour "analyse, examens" pesés, mesurés , retournés dans tous les sens.
Ensuite à la maison, nourris à heures fixes, posés tous seuls dans un petit lit. Ensuite, déposés chez une nounou (pas toujours fort compétente) et puis le dur apprentissage de "la vie en collectivité" et les dégâts sont faits pour la vie. Se tenir tranquille, obéir, manger proprement, travailler, dormir à heure fixe. Bon, ça c'est pour les parents "normaux". Après viennent les enfants des parents psychologiment déséquilibrés qui, pas tous, deviennent délinquants, violents.

Quel enfant à le droit d'être lui-même ? De jouer, de courrir partout, de rire, de dormir le temps qu'il veut ? Au lieu de ça c'est : dépêche-toi, tiens toi droit, reste tranquille, finis ton assiette, etc..."

je pense sincèrement que la société telle qu'elle est conçue fait de nous des malades mentaux, des gens refoulés, aigris, en colère.
j'ai une copine qui était une "enfant de la rue" à Marseille. Elle a à peu près tout vu et tout fait. je ne connais pas ses parents personnellement, mais quand elle m'en parle, je ne sais pas comment elle a fait pour rester en vie. Plus elle faisait de conneries et moins elle travaillait à l'école et plus elle se faisait tabasser et punir "pour son bien", à la manière forte comme dit Medoche71...
L'autre jour, elle me disait qu'elle sait pourquoi elle est si agressive, elle me dit qu'elle a peur, tout le temps sans même plus savoir pourquoi.
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#9 Angel Of Death

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Posté 27 juin 2006 à 15:26

Je ne vois pas que le mauvais côté des choses, mais il suffit d'un seul détraqué pour qu'un million de citoyens honnêtes soient en danger, c'est ainsi, on doit vivre en prenant en considération ces dangers, à court terme on doit isoler le danger. D'autres gens sont là pour éradiquer le mal à ses racines, que ce soit les parents en donnant de l'amour à leurs enfants, ou les professeurs en éduquant leurs élèves. Mais on ne peut pas négliger le danger immédiat que représentent certains individus, peu importe leurs antécédents.

Je comprends ce que tu veux dire, le mal vient du système qui nous ronge depuis notre naissance, mais ce qui est fait est fait, certains sont là pour soigner les plaies, d'autres pour empêcher de nouvelles blessures, mais on ne peut pas négliger l'un ou l'autre aspect.

Tous les anarchistes ne sont pas dans le même panier, on peut l'envisager pour le futur, mais certainement pas pour un avenir proche, surtout s'il n'y a aucun mouvement populaire qui change la mentalité, car ce qu'il faut c'est réveiller les consciences, sinon aucune société ne fonctionnera justement.

Notre société a fait énormément de progrès scientifiques depuis 2000 ans, mais quasiment aucun progrès morale, bien au contraire, en partant de ce postulat, comment pourrait-on être rassuré si vous nous parlez de lâcher ces malades dans la nature en leur donnant tous les droits sans avoir même soigner leurs maladies ?

Pour parler de la liberté que prônent les anarchistes, dans tous les cas, notre liberté n'existe que parce que la liberté de l'autre est restreinte, on peut citer par exemple la liberté de culte, sans les lois de cette république de répression, comment on aurait pu empêcher les religieux de s'entretuer ? Pour être totalement libre, il faudrait ne pas exister.
La liberté n'est qu'une illusion puisqu'elle ne supporte aucune restriction par définition, restriction qui lui permet pourtant d'exister.

Ce message a été modifié par Angel Of Death - 27 juin 2006 à 15:35.

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#10 Mateo

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Posté 27 juin 2006 à 15:47

Coluche était anar pour moi.

Il disait j'emmerde la gauch et la droite et j'agis je crée les restau du coeur.

#11 napo

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Posté 27 juin 2006 à 15:52

Citation

Notre société a fait énormément de progrès scientifiques depuis 2000 ans, mais quasiment aucun progrès morale, bien au contraire, en partant de ce postulat, comment pourrait-on être rassuré si vous nous parlez de lâcher ces malades dans la nature en leur donnant tous les droits sans avoir même soigner leurs maladies ?



Oui, je crois que l'on commence à se comprendre :piout:
Il s'agit bien de "maladie" et non de "racaille" comme le dit je ne sais plus qui.... :roll:

Il serait intéressant de revoir les méthodes de soins en prison et dans les asiles. Les gens qui en sortent sont encore plus malades qu'avant.
En prison, il n'y a aucun psychologue, presqu'aucuns travailleurs sociaux aucune autre thérapie que la loi de la jungle et les calmants artificiels, sans parler du trafic de drogues que les gardiens cautionnent en prenant un petit pourcentage au passage !!
Certains s'offusquent (à raison) des mauvais traitements que les humains infligent aux animaux mais trouvent normal d'enfermer des gens à trois dans 6m2 pendant des années, voire le reste de leur vie. Qui est le prédateur alors ?
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#12 Angel Of Death

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Posté 27 juin 2006 à 16:09

Oui, j'ai toujours dit qu'il n'y avait pas de méchants, juste des enfants qui ont mal tournés, si on soigne les gens on soigne la société, pas besoin d'ériger une idéologie, puisque les hommes tendront naturellement vers une société sur le modèle de l'anarchie.
C'est comme si on parlait des bienfaits de la santé à une bande de cancéreux en phase terminale, si on soignait les malades et qu'ils retrouvent la santé, il n'y en aurait plus besoin, alors à quoi bon en parler ?

A quoi bon poser en principe ce qui nous viendra naturellement quand nous seront prêt ? Et à quoi bon imposer une idéologie trop en avance sur les humains qui ne sont pas prêt ? Bref, le débat se situe au niveau humain, et non idéologique.

Ce message a été modifié par Angel Of Death - 27 juin 2006 à 16:15.

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#13 napo

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Posté 27 juin 2006 à 17:44

Ben oui, c'est très vrai ce que tu dis.
Maintenant, le texte que je proposais démontre l'inutilité du gouvernement. Ce serait intéressant d'en parler. les candidats à la présidence (puisque c'est dans l'air en ce moment) zappent complètement le fait que c'est la société et les lois du gouvernement qui engendrent des citoyens "malades". Comment résoudre les problèmes de notre société si on s'entête à entretenir un mode de fonctionnement qui en est la cause ? Ca se mord la queue !!
Si nous voulons que les citoyens soient prêts au changement, faudrait peut-être les informer de la supercherie, non ?
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#14 Skankult

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Posté 27 juin 2006 à 18:47

Napo,

Magnifique texte!.............c'est de toi ou bien? :D
Des sources s'il te plait!

Amicalement! :guerrier:
Le skank ou skanking désigne le contre-temps (ou after-beat) propre au reggae, généralement marqué par un accord plaqué joué par la guitare rythmique ou le clavier. Ces accords sont qualifiés à tort d'appui sur le contre-temps, puisqu'ils tombent bel et bien sur les deuxièmes et quatrièmes temps (une mesure en reggae est de quatre temps) et non entre les temps, comme le laisserait penser cette appellation.

#15 medoche71

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Posté 27 juin 2006 à 19:03

vous parlez des 1% de terroristes, mais qu'alllez vous en faire ? les laisser libres ? les éxécuter ?
ou les mettre en prison ?

si vous les laissez libre, ils vont emmerder le monde indéfiniment

si vous les éxécutez, là je vois pas trop, a part les erreurs judiciaires, et pis on va pas éxecuter tout le monde

et pour les mettre en prison, il faut un financement, pris dans les impots, récoltés par le gouvernement ; donc la boucle est bouclée !


bon système mais trop utopique !

#16 Tixi

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Posté 27 juin 2006 à 19:11

Citation

trop utopique
rien n'est utopique.
Ceux qui déversent à longueur de journée cet argument n'ont juste pas compris comment fonctionne l'humanité, et préfère rester dans leur petite vie bien tranquille (je ne parle pas de toi medoche comprends moi bien :) )
Tout changement est supposément utopique, la "démocratie" actuelle (qui est quand même une avancé par rapport à l'ancien régime) aurait été considéré utopique, comme toute initiative qui change en proondeur la société ...

#17 medoche71

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Posté 27 juin 2006 à 19:31

ce système est utopique car il y aura toujours des gens pour foutre la merde;

si tu me contredit, trouve moi une solution pour empêcher ces emmerdeurs de nuire !

#18 napo

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Posté 27 juin 2006 à 19:38

Citation

Napo,

Magnifique texte!.............c'est de toi ou bien? icon_biggrin.gif
Des sources s'il te plait!

Amicalement! 4-guerrier.gif


Il s'agit d'un texte d'Eric Malatesta. J'ai choisi celui là parce qu'il exprimait bien mes opinions mais il y en a plein d'autres très intéressants.
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#19 napo

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Posté 27 juin 2006 à 19:43

Citation

vous parlez des 1% de terroristes, mais qu'alllez vous en faire ? les laisser libres ? les éxécuter ?
ou les mettre en prison ?

Tiens, ça m'étonne ce que tu dis là. Les vrais terroristes sont pourtant libres pour l'instant, non ? Y en a même qui sont présidents...



Citation

si vous les éxécutez, là je vois pas trop, a part les erreurs judiciaires, et pis on va pas éxecuter tout le monde

et pour les mettre en prison, il faut un financement, pris dans les impots, récoltés par le gouvernement ; donc la boucle est bouclée !

ça, on fait déjà très bien pour l'instant. Et saches que le système judicaire est un bussiness très juteux, alors demande-toi à qui ça profite :cogite:
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#20 Magnus

Magnus

    Hein ?

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Posté 27 juin 2006 à 19:45

l'humanité a commencé avec l'anarchie (forcement), elle finira donc avec l'anarchie (mais la mauvaise, le chacun pour soi pour sauver sa peau à la "mad max").
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#21 Skankult

Skankult

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Posté 27 juin 2006 à 19:51

medoche71, le Mardi 27 Juin 2006 à 19h24, dit :

ce système est utopique car il y aura toujours des gens pour foutre la merde;

si tu me contredit, trouve moi une solution pour empêcher ces emmerdeurs de nuire !


Je crois que c'est sur ce merveilleux site que j'avais lu la description d'une tribu amazoniene ou tout le monde avait le droit de tuer qui il voulait, cela n'etait point puni...........

Et bien ces personnes qui vivaient chaques instants de leur vie avec le risque de se faire assasinner etaient pacifiques comme pas un !
Dans cet endroit si tu tue quelqu'un ,tu es sur de subir la vengeance d'un proche de la victime ,puisque le crime est legal!

attention !je ne sais si cette exemple peux s'apliquer a une societe :biglol:

Mais on pourrais peux etre s'en inspirer......

Ce message a été modifié par Skankult - 27 juin 2006 à 19:52.

Le skank ou skanking désigne le contre-temps (ou after-beat) propre au reggae, généralement marqué par un accord plaqué joué par la guitare rythmique ou le clavier. Ces accords sont qualifiés à tort d'appui sur le contre-temps, puisqu'ils tombent bel et bien sur les deuxièmes et quatrièmes temps (une mesure en reggae est de quatre temps) et non entre les temps, comme le laisserait penser cette appellation.

#22 _khaos_

_khaos_

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Posté 27 juin 2006 à 19:59

Pour être franc sa m¨étonne pas un instant que Angel soit un de ceux qui dit croire a l¨anarchie mais s¨y opose dans ces post et prend le parti du gouvernement. Deja sur msn tu essayais de me convaincre qu¨il fallait pas ce rebeller , qu¨il fallait accepter que de toute facon rien n¨avais d¨importance dans cette réalité , que c¨étais qu¨une illusion....

Pour être franc si une amie m¨avais pas parler j¨aurrais tout lacher ce jour la accause de toi. Je ne sais pas quel intérret tu sert ,  je m¨en fou au fait. Mais quand je vois a quel point tu semble mettre de la force a convaincre les gens que sans le gouvernement on ne pourrais pas vivre. Pour moi ces clair tu est passé a l¨ennemi métaphoriquement parlant. Tu est l¨avocat du diable .

Ce qui arriverais sans gouvernement on le sait pas. Mais l¨humanité survivrait. Serais-ce pour le bien ou pour le pire ? Sa peu pas vraiment être pire que maintenant.

Les psyco , criminel , tueur, déranger sont au pouvoir. Oh Yeah nous somme protégé de ces gens :ptdrasrpt2:. Bush/Sarko/Harper/Sadam/ et tout les autre.... Si des gens déranger , psyco , violent , manipulateur , voleur ect sont au pouvoir depuis des milénaire. Si l¨humanité a connu tant de guerre , tant de période sombre a cause de leur gouvernant elitique....

L¨arnachi ces la liberté. Tu veux rester en prison Angel , ya des gens comme sa , Platon te décris dans la Caverne tu devrais le lire. Moi je veux me libéré. Je suis pas le seul a vouloir la liberté.

Une humanité libre , y¨en a marre des bourgeois qui nous maltraite. On est comme des animaux dans des cage en or. Certain aime leur prison , d¨autre on peur de sortir , d¨autre veulent sortir.

L¨anarchie ne pourrais jamais être plus nuissible que le gournement la été pour l¨humanité. Les loi et toute cette merde donne l¨illusion de protégé les gens. Dite vous que si quelqu¨un veux réellement vous tuer qu¨il soit dans un monde gouverné ou libre il le pourra le faire de toute facon.

Lache l¨exemple de terroriste Angel Of Death. Tu me fais penser média qui tente d¨éffrayer la masse en leur parlant des psyco terroriste. La peur est dangereuse , arrete de te servir de la peur pour convaincre les gens.

Cé triste ce qui tes arrivé quand t¨étais jeune mais check c pas partout comme sa.  Enfin j¨sais même pas si cé vrai ske tu as dit ce jour la. Je doute que ce le soit de toute facon sa aucune importance dans l¨imédiat

#23 Cyrille999

Cyrille999

    Le fou !

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Posté 27 juin 2006 à 20:02

Angel Of Death, le Mardi 27 Juin 2006 à 11h04, dit :


Je suis pour l'anarchie, tout comme je suis pour le communisme, mais il y a un temps pour tout, ce dont il est question ici ce sont les humains, un système n'est bon que s'il leur est adapté selon leur contexte.

Le principe est le même avec le communisme, la cause de son échec n'est pas le système en lui-même, mais bien le manque de moral des humains.
Je suis entièrement d'accord avec ce qui est dit...

Ce ne sont pas les systèmes qui sont mauvais...mais bien un manque de maturité de beaucoup d'humains... Que ce système soit communiste, anarchiste, religieux, capitaliste ou autres....

Et comme tu le dis, il y a un temps pour tout...


Cyrille
Les élues avançaient dans la Lumière de leur destin. Le temps des prêtresses dorées d'Athéna était arrivé.

#24 Tixi

Tixi

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Posté 27 juin 2006 à 20:06

Citation

elle finira donc avec l'anarchie (mais la mauvaise, le chacun pour soi pour sauver sa peau à la "mad max").
ça s'apelle le chaos et pas l'anarchie
Faut pas se planter dans les termes mes chers amis
Le chaos c'est pas la même chose que l'anarchie, le mot anarchie a été utilisé et continue d'être utilisé par les réactionnaires de droite qui font sciemment l'amalgame entre l'idéologie anarchiste et le chaos où c'est le bordel, or ce n'est absolument pas la même chose.
C'est comme les gens qui font l'amalgame entre le communisme et le stalinisme, ce n'est absolument pas la même chose, mais faire ces amalgames servent leurs intêrets, celui de garder le système intacte en rappetissant l'esprit des gens.

Dire dans une situation bordélique que c'est l'anarchie est une preuve d'ignorance (ce qui n'est pas bien grave) mais surtout d'une manipulation antiextrême gauche qui a très bien marché, une situation bordélique c'est une situation chaotique avec l'absence d'ordre.
Or l'anarchie c'est le contrair, l'anarchie rétablit d'une certaine manière l'ordre.

Ce message a été modifié par Tixi - 27 juin 2006 à 20:09.


#25 napo

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Posté 27 juin 2006 à 20:38

[QUOTE]Ce ne sont pas les systèmes qui sont mauvais...mais bien un manque de maturité de beaucoup d'humains... Que ce système soit communiste, anarchiste, religieux, capitaliste ou autres....
Et comme tu le dis, il y a un temps pour tout...
Cyrille
[/QUOTE]

Alors ça !! c'est vraiment très drôle ! :ptdrasrpt2:  :ptdrasrpt2:
Donc, tu soutiens que les humains manquent de maturité mais pas les hommes politiques qui les gouvernent ?


[/QUOTE]
Les psyco , criminel , tueur, déranger sont au pouvoir. Oh Yeah nous somme protégé de ces gens 4-ptdrasrpt.gif. Bush/Sarko/Harper/Sadam/ et tout les autre.... Si des gens déranger , psyco , violent , manipulateur , voleur ect sont au pouvoir depuis des milénaire. Si l¨humanité a connu tant de guerre , tant de période sombre a cause de leur gouvernant elitique.... [QUOTE]

Voilà où se trouve le vrai problème !! :cogite:
La vérité est un pays sans chemin (krishnamurti)

#26 _khaos_

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Posté 27 juin 2006 à 21:35

napo, le Mardi 27 Juin 2006 à 20h31, dit :

Citation

Ce ne sont pas les systèmes qui sont mauvais...mais bien un manque de maturité de beaucoup d'humains... Que ce système soit communiste, anarchiste, religieux, capitaliste ou autres....
Et comme tu le dis, il y a un temps pour tout...
Cyrille

Alors ça !! c'est vraiment très drôle ! :ptdrasrpt2:  :ptdrasrpt2:
Donc, tu soutiens que les humains manquent de maturité mais pas les hommes politiques qui les gouvernent ?


Citation

Les psyco , criminel , tueur, déranger sont au pouvoir. Oh Yeah nous somme protégé de ces gens 4-ptdrasrpt.gif. Bush/Sarko/Harper/Sadam/ et tout les autre.... Si des gens déranger , psyco , violent , manipulateur , voleur ect sont au pouvoir depuis des milénaire. Si l¨humanité a connu tant de guerre , tant de période sombre a cause de leur gouvernant elitique....

Voilà où se trouve le vrai problème !! :cogite:
Napo sa me fais penser a ce que tu avais posté au départ :

Imaginez qu'à cet homme qui a les deux jambes attachées, dont nous parlions, le médecin fasse toute une théorie et expose mille exemples habilement inventés pour le persuader qu'il ne pourrait ni marcher ni vivre si ses deux jambes étaient libres : cet homme défendrait farouchement ses liens et verrait un ennemi en quiconque voudrait les lui détacher.

-------------------------------------------------------------------------------

Sans vouloir généraliser ce que je vais dire tout ceux qui combatte aujourd¨hui pour ce libéré du systeme sont décrit comme des térroriste psyco assoifé de sang par les média. Oui ya des psyco dans le tas , mais beaucoup d¨entre eux lutte pour la liberté.

Moi je pense aux arabe civil qui sont battu a morts par les soldat en afghanistan pour leur propre plaisir.... Tu connais une branche de la civillisation qui soit plus condittionner a obéir au régle que les militaire ?  :bravo:

Ce message a été modifié par _khaos_ - 27 juin 2006 à 21:37.


#27 Daman

Daman

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Posté 27 juin 2006 à 22:41

Petite pensée anarchiste ...

Pour renverser un pouvoir, il faut avoir l'appui du peuple et pour avoir l'appui du peuple, il faut d'abord le servir et l'aider. On ne peut pas sortir de ce protocole. Il faut donc commencer par s'organiser en vastes confréries où ne ferait ses preuves que celui qui mouillerait sa chemise dès le premier jour, surtout pour venir en aide de diverses manières à la population.

Les pouvoirs modernes ne s'y sont pas trompés quand ils ont favorisé l'apparition d'ONG pyramidales à l'image de leur propre organisation.

Cela leur permet de traiter avec des  égaux, des pairs aux méthodes similaires aux leurs et d'éviter que les peuples s'organisent de façon efficace c'est à dire éclatée et sans organisation centralisée identifiable...

Imaginez juste un mouvement sans autre ambition que de contrôler pour commencer les mairies, qui n'aurait d'autre méthode électorale que l'aide directe aux citoyens... Un mouvement qui une fois suffisament de mairies conquises pourrait faire mille choses pour saper la main-mise des préfets, ces apendices du pouvoir central qui vident de leur contenu toutes les tentatives de réformes locales.

Si le nombre de communes concernées est suffisament important, le pouvoir ne pourra rien faire sans précipiter sa chute par le recours à la violence. Mais cela ne dépend que de l'investissement de ceux qui feront vivre le mouvement. Chaque personne aidée, soutenue deviendra une alliée et un mouvement opiniâtre et fidèle à ses principes fondateurs, qui refuse de discuter de politique ou de programmes électoraux est sûr de réussir car l'électeur vote pour des personnes qu'il veut honnètes et volontaires, pas pour des programmes qu'il sait mensongers.

Ensuite le mouvement s'attaquerait aux département, aux régions ... toujours avec le soutien de la population et sans jamais tomber dans le jeu des pouvoirs qui est de tout centraliser dans la capitale... L'objectif est d'être en mesure de faire voter une nouvelle constitution de faire abolir les lois qui organisent une société de privilèges.

Cela suppose d'éviter d'avoir une coordination nationale et une direction nationale toujours à la merci de la corruption. Mais aujourd'hui, cela ne pose plus vraiment de problème. Une réunion de cellule peut se faire sur un forum exactement comme nous causons ici ou sur un chat privé. Un mot d'ordre peut être lancé, débattu, suivi ou non simplement comme une rumeur peut vivre ou s'éteindre. C'est une manière de pratiquer une démocratie vivante, en quelque sorte statistique, qui mérite d'être testée car chacun pourra choisir de se mobiliser ou non et ce sera sa manière de voter.

Vous craignez les écoutes ? A quoi servirait d'écouter des milliers de gens sans savoir qui décide vraiment puisque personne ne décide mais que tous agissent en fonction d'un objectif unique : mettre fin à cette relique de l'antiquité qu'est la délégation de pouvoirs exorbitants à une poignée d'hommes.

L'avenir est dans des actions collectives sans "commandement unique" ... Le jour où beaucoup de gens auront compris cela bien des choses changeront et nous pourrons réaliser le rêve des anarchistes : renverser le pouvoir de façon pacifique.

L'heure de cette évolution approche ... Ne vous cherchez plus de chefs . Soyez chacun un chef.
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.

#28 napo

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Posté 28 juin 2006 à 07:23

Citation

Moi je pense aux arabe civil qui sont battu a morts par les soldat en afghanistan pour leur propre plaisir.... Tu connais une branche de la civillisation qui soit plus condittionner a obéir au régle que les militaire ? icon_bravo.gif


Je n'arrive pas à comprendre le sens de ta question :???:
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#29 geispe

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Posté 28 juin 2006 à 11:13

Citation

L'avenir est dans des actions collectives sans "commandement unique" ... Le jour où beaucoup de gens auront compris cela bien des choses changeront et nous pourrons réaliser le rêve des anarchistes : renverser le pouvoir de façon pacifique.

L'heure de cette évolution approche ... Ne vous cherchez plus de chefs . Soyez chacun un chef.

cette dernière phrase me semble une façon intéressante d'expliquer autrement l'idée de l'anarchie...
Reste encore à savoir comment devenir son chef... et comment devenir un chef intègre ou "probe". Car je suppose que çà s'apprend aussi : si le système actuel fonctionne tellement bien c'est qu'il est basé sur le contraire, mais que l'on a l'air de s'y complaire.

C'est un peu pour çà que je ne vois pas trop les gens faire des "actions collectives sans commandement unique'"...
Je compte plutôt sur la mort naturelle du système... :-)

#30 Daman

Daman

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Posté 28 juin 2006 à 12:26

Réponse à Geispe :

Citation

C'est un peu pour çà que je ne vois pas trop les gens faire des "actions collectives sans commandement unique'"...

Tu contribues à ONCT et à Onpeutlefaire.com ... Tu es, à mon sens, déjà dans une action de ce type là. Je prétends simplement que l'aboutissement de ce genre de relations entre les gens dans des cadres non hiérarchisés amène naturellement à remettre en cause le système et à entreprendre des actions même symboliques contre lui.

Les idées viennent avant l'action. Aujourd'hui nous en sommes au stade de la circulation des idées. Le mouvement est spontané et pour la première fois dans l'Histoire, les idées prennent forme et se répandent sans qu'on puisse les attribuer à un maître à penser. Ce sont des idées collectives*. On peut supposer qu'elles mèneront à des comportements et des actions collectives sans qu'on puisse identifier de donneurs de mot d'ordre. Par exemple on ne peut nier que les idées écologistes se répandent et se popularisent de plus en plus même s'elles ne sont pas encore majoritaires. Il en est de même pour le végétarisme. Ces idées sont aussi associés à des comportements qui ont une incidence sur le fonctionnement du système.

Sur la probité du chef... On a dit "le pouvoir corrompt" ... L'intégrité d'un homme pèse, dit-on,  peu face à certaines tentations qui accompagnent l'acquisition du pouvoir mais nous ne savons peut-être pas tout. Des hommes intègres ont été assassinés. Il y a peut-être des forces corruptrices à l'oeuvre secrètement, forces qui mettent les hommes de pouvoir devant des alternatives auxquelles ils sont sommés de répondre. C'est une des raisons qui me font considérer que le gouvernement d'une minorité est une chose nuisible. Ces forces ne peuvent rien ( sauf le recours à une guerre) contre l'opinion si elle est habitée par une idée contraire à leurs intérêts.


*Ayant une formation de physique j'ai tendance à comparer cette phase à l'établissement de l'équilibre thermique dans un système. Je m'écarte un peu du sujet mais les physiciens interprètent cela comme l'équipartition des vitesses des composants microscopiques du système. Cette répartition naît des chocs qui ont lieu entre ces composants microscopiques. Je vois la circulation des idées et l'établissement de l'Opinion comme un phénomène de cet ordre.
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

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