Je le posterai en plusieurs fois.
Ce sujet gravite autour de ce qu’on appelle l’initiation, et il montre l’erreur du mouvement Nouvel Age, qui fut, rappelons-le, promu dans les années 60 par des agences US comme la CIA pour contrôler leur propre population.
Par Henry See
Je pense que tous conviendront que nous vivons dans un monde violent et troublé. Dans toute chose nous concernant, nous ne voyons aucune sécurité réelle, que ce soit dans nos professions, nos maisons, nos enfants, dans l'environnement, et particulièrement dans ceux qui sont allés loin dans l'empire, dont la vulnérabilité est utilisée sans scrupule pour maintenir notre niveau de vie par ceux qui prétendent nous représenter. Quand vous êtes face à face avec le fait qu’actuellement, alors qu’on nous dit être au sommet de la civilisation, bénie avec une étonnante technologie, le fait que nous sommes moins tranquilles que jamais dans notre histoire enregistrée nous dit que quelque chose est terriblement, terriblement mauvais. Si cette image semble trop lugubre, vous n'y avez pas prêté attention [Cette évidence est bien décrite au début de l’article « Ascension » de Laura Knight : « Les lois de la probabilité nous disent que sans aucune intervention “intelligente”, 50% des événements qui surviennent dans notre monde seraient extrêmement bénéfiques à l’humanité… »].
Comment sommes-nous arrivés dans cette situation ?
A cause des mensonges.
Nous sommes trompés par à nos gouvernements et dirigeants, par nos écoles, par nos familles et nos amis. Tandis que certains de ces mensonges sont conscients, d'autres sont la simple répétition de mensonges transmis par d'autres, des mensonges que chacun accepte et croit simplement parce que chacun semble les accepter et les croire. Mais un mensonge est un mensonge et, inconscient ou consenti, il n’est pas moins dangereux sorti de la naïveté ou de l’assurance d’une mauvaise personne.
Il est difficile de garder son sang froid et son cœur calme dans un tel monde. Notre ténébreuse situation se révèle à nous profondément et indirectement à travers le vide – un véritable abîme -- qui sépare ce que nous apprenons à croire être le mieux et le plus noble chez l'Homme, et ce que nous voyons, vivons, et expérimentons dans la vie réelle, que ce soit au travail, à la maison ou dans ce qui contraint nos sens par les médias.
La plupart d'entre nous savons que quelque chose est très, très faux.
Mais, qu’est-ce ?
L'infection des mensonges et des tromperies propagées par ceux qui souhaitent s'élever jusqu'au sommet ou y séjourner s'est infiltrée dans les coins les plus intimes de nos vies, commençant dans la petite enfance et dans l’enfance quand nous entrons dans le monde et découvrons que ceux qui sont censés nous donner de l’attention sont déjà infectées par la maladie. De l'alcoolisme à diverses formes d'abus psychologique ; de la psychopathie aux formes secrètes du narcissisme ; nos bases de pensée et de vie sont matières à une maladie pernicieuse qui nous maintient séparé de notre vrai être. Nous apprenons à nous perdre dans les besoins et les demandes de ceux qui sont infectés, définissant d'abord nos valeurs individuelles à travers les yeux de nos parents, puis de nos pairs, et finalement, de notre société -- tous sont souvent compromis plus qu'ils ne savent, et certainement plus que tout enfant puisse le savoir.
Mais nous savons, en quelque lieu, que nos plus fondamentaux besoins humains d'honnêteté et de vérité ne sont pas honorés.
Et ainsi certains d'entre nous entament ce qui peut devenir une vie entière de recherche des réponses, une recherche qui peut seulement nous ramener à nous-mêmes et à l'antique adage « Connais-toi toi-même ». Mais la connaissance de soi, si elle n'est pas harmonisée à la connaissance du monde « là-bas », alimente une vision et une interprétation subjectives du monde, limitées par nos expériences, nos routines, nos illusions, nos préjugés, et notre conditionnement social. S'échapper, pour trouver la sortie de cette mer de souffrance, l’un des besoins pour voir le monde tel qu'il est, sans œillère. Malheureusement, sachant que certains membres de la bande essayeront toujours une évasion, ceux au sommet qui bénéficient de notre ignorance, les mauvais bergers, dont le savoir formes une partie de cette connaissance nécessaire du « là-bas », ont dressées de nombreuses barrières qui doivent chacune être brisées du travers du chemin de sortie. Nous sommes pris dans un labyrinthe, où les chemins qui semblent mener à la sortie reviennent en arrière au dernier moment, nous laissant plus profondément piégés ; là où les maîtres qui prétendent connaître la sortie nous laissent bien plus perdus dans l'illusion parce que nous pensons que nous voyons clairement alors que tous voient notre propre subjectivité enchassée comme une vérité.
Certains de ces maîtres sont sincères, eux-mêmes étant dans l’illusion. D'autres sont véritablement des prédateurs spirituels s’alimentant de la soif de vérité et de connaissance de leurs disciples. Sincères ou conscients, les prédateurs servent le même but, garder le troupeau hypnotisée et emprisonnée.
Les pièges spécifiques que nous analyserons ici sont : 1) celui de la Paix Intérieure, la croyance qu’il suffit de trouver un lieu tranquille à l'intérieur duquel obtenir la force nécessaire pour affronter les souffrance du monde ; 2) celui de la notion du besoin de vivre dans le Présent, ce moment est l’unique moment, et nous devons profiter pleinement de lui ; 3) celui de l'idée que la connaissance vient uniquement du Cœur, que c'est une certitude émotive, un tueur de doute.
Cette pernicieuse idée de Paix Intérieure telle qu’elle est présentée par de nombreux maîtres assure que les gens ayant commencé à poser des questions, qui ont évacué les horreurs et la souffrance du monde, et de leur propre vie, continueront à alimenter ces prédateurs autour d’eux en développant une capacité à puiser dans une source cachée d'énergie ou de béatitude. Une fixation sur le Présent -- dans le contexte particulier de limitation à « en ce moment » -- nous aveugle à notre expérience antérieure et à l'application de nos leçons au moment actuel et aux conséquences dans l'avenir. La connaissance définie en tant que certitude émotive, nous fige en nous-mêmes, nous verrouillant loin de ces gens qui peuvent être capables de nous voir plus clairement que nous pouvons nous voir, fermant de ce fait tout espoir d'évasion.
Certains ou tous ces enseignements peuvent s’accompagner de techniques conçues pour produire un état altéré chez le chercheur, un état de conscience modifiée qui déclenche certains neurochimiques qui fait se « sentir » béat, et sert ensuite à renforcer l'idée que tout l'enseignement est « bon » et « vrai », le nec plus ultra, et que le maître est quelqu'un de spécial pour avoir fournie la clef. Dans les plus dangereux cas, le gourou ou le maître est crédité de « généreux » par l’adepte, créant un lien psychologique fort et sinistre entre les deux, un lien indifférent à la logique, à la raison, et à la pensée claire.
Nous userons de l’exemple du gourou à la mise en plis de jais -- Prem Rawat -- qui s'appelle lui-même le Maharaji, un prédateur spirituel qui s’alimente de l'innocence, de l’ignorance et la crédulité de centaines de milliers, sinon de millions, de personnes depuis plus de trente ans, se récompensant lui-même de sa duplicité intelligente avec un style de vie somptueux.
Mais d'abord, jetons un bref coup d’œil à l'état objectif des choses dans notre monde pour voir ce qui ne va pas et pour mieux comprendre, ensuite, pourquoi ces enseignements sont si dangereux. Inutile de dire que ce qui suit n'est pas inclus dans les enseignements de Prem Rawat ou d'autres prédateurs spirituels.





















