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La prédation spirituelle


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56 réponses dans ce topic

#31 petrus

petrus

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Posté 17 juillet 2006 à 08:04

Le prédateur spirituel : Prem Rawat AKA Maharaji -- Suite



Maintenant répétons, parce que c’est important, que le travail ésotérique est par sa nature un travail révolutionnaire.

Le chercheur cherche un changement d'état : Pour surmonter la mort et atteindre la liberté. [Gnosis, volume I, extraits repris légèrement pour le clarifier.][/list] C'est le but donné à ce travail par les Ecritures et par les Apôtres. Comme dit St Paul : « Si vous vivez après la chair, vous devez mourir ». Mais ne pas oublier ce qu’il dit aussi : « Nous tous ne mourrons pas, mais nous serons tous changés. »

L'homme qui vit passivement en vertu de la Loi Générale, insensiblement et sans être conscient de lui -- même en excellent citoyen -- s'embarque sur « La large route qui mène à la destruction » ; celui qui choisit la Loi d’Exception prend : « La route étroite menant à la vie ».

Les enseignements de Don Juan décrits -- ou créés -- par Carlos Castaneda dans plusieurs livres sont parmi les compilations les plus intéressantes des enseignements des Mystère à avoir été mis en avant ces trente dernières années. La plupart des gens ne se rendent pas compte qu'elles reflètent le cœur de nombreux autres grands systèmes d'enseignement tout au long des millénaires autour du monde. Il est même conjecturé que Castaneda a mis « une tournure du Sud-ouest » dans le travail de Gurdjieff qui a ses racines dans Soufisme antique et le Chamanisme sibérien. Avec une aussi grande tradition, par aussi bien des preuves anecdotiques et cliniques qui soutiennent la validité de certains de ces enseignements, pourquoi existe-t-il d’aussi nombreux passages en charabia comme « la Connaissance Métaphysique » et d’aussi nombreux individus qui prétendent marcher sur le chemin de l'illumination en étant aussi atrocement ignorantes du vrai état de l'humanité et de leur propre situation dans cet état ? Don Juan de Castaneda nous dit :
    … Nous avons un prédateur qui est venu des profondeurs du cosmos et a pris la direction des règles de nos vies. Les êtres humains sont ses prisonniers. Le prédateur est notre seigneur et maître. Il nous a rendu dociles, impuissants. Si nous voulons protester, il supprime notre protestation. Si nous voulons agir indépendamment, il exige que nous ne fassions pas ainsi [acte indépendant…] Vous êtes arrivés, par votre seul effort, à ce que les chamans du Mexique antique appelaient le thème des thèmes. Je suis allé battre autour des buissons toutes ces fois, vous insinuant que quelque chose nous retient prisonnier. En effet nous sommes maintenus prisonniers ! C'était un fait important pour les sorciers du Mexique antique.

    « Pourquoi ce prédateur a-t-il pris la direction de la façon que vous décrivez, don Juan ? » demandais-je. « Il doit y avoir une explication logique ».

    Don Juan a répondu, « Il y a une explication qui est l'explication la plus simple au monde. Ils ont pris le contrôle parce que nous sommes de la nourriture, et ils nous étreignent impitoyablement parce que nous sommes leur substance. Précisément comme nous élevons des poulets dans des cages à poulet, les prédateurs nous élèvent dans des cages à humains. Ainsi, leur nourriture est toujours à leur disposition. »

    J'ai senti que ma tête se secouait violemment d'un côté à l'autre. Je ne pouvais pas exprimer mon profond sentiment de malaise et de mécontentement, mais mon corps s'est déplacé pour revenir à la surface. Je me suis secoué de la tête aux orteils sans aucune volonté sur ma part.

    « Non, non, non, non, » me suis-je entendu dire. « C'est absurde, don Juan. Ce que vous dites est monstrueux. Cela ne peut absolument pas être vrai, pour les sorciers ou pour les hommes moyens, ou pour n'importe qui. »

    « Pourquoi pas ? » a demandé calmement don Juan. « Pourquoi pas ? Puisque cela vous fâche ? »

    « Oui, cela me fâche, » répliquais-je. « Ces déclarations sont monstrueuses ! » [...]

    « Je veux faire appel à votre esprit analytique, » dit don Juan. « Pensez-y pendant un moment, et dites moi comment vous expliqueriez la contradiction entre l'intelligence d’un homme ingénieur et la stupidité de ses systèmes de croyance, ou à la stupidité de son comportement contradictoire. Les sorciers croient que les prédateurs nous ont donné nos systèmes de croyance, nos idées du bien et du mal, nos mœurs sociales. Ce sont ceux qui instituent nos espoirs et espérances et rêves de succès ou d'échec. Ils nous ont donné la convoitise, l'avarice et la poltronnerie. Ce sont les prédateurs qui nous rendent suffisants, routiniers, et égocentriques. »

    « Mais comment peuvent ils faire cela, don Juan ? » ai-je demandé, de façon ou plus ou moins irrité par ce qu'il disait. « Ils chuchotent tout cela dans nos oreilles quand nous sommes endormis ? »

    « Non, ils ne font pas ainsi. C'est idiot ! » dit don Juan en souriant. « Ils sont infiniment plus efficaces et organisés que ça. Afin de nous maintenir obéissants et doux et faibles, les prédateurs se sont engagés dans une manœuvre prodigieuse -- prodigieuse, naturellement, du point de vue d'un stratégie de combat. Une manœuvre affreuse du point de vue de ceux qui en souffrent. Ils nous ont donné leur esprit ! M'entendez-vous ? Les prédateurs nous donnent leur esprit, qui devient notre esprit. L’esprit des prédateurs est baroque, contradictoire, morose, rempli de crainte d'être découverts à toutes minutes maintenant. »

    Don Juan continue : « Je sais que bien que vous n'ayez jamais souffert de la faim… que vous avez une inquiétude de nourriture, qui n'est nul autre que l'inquiétude du prédateur craignant á tout moment que sa manœuvre soit découverte et que la nourriture lui soit refusée. A travers l'esprit, qui, après tout, est leur esprit, les prédateurs injectent dans la vie des êtres humains ce qui est opportun pour eux. Et de cette manière, ils s’assurent un degré de sécurité pour agir comme intermédiaire contre leur crainte. » [Castaneda, Le côté actif de l'Infini, 1998, pp. 213-220]
Oui, il y a un aspect de notre esprits chez nous tous, appelé l'esprit du prédateur par don Juan et appelé la Personnalité dans la tradition chrétienne ésotérique. C’est seulement par le développement d’une capacité plus élevée de pensée, qui est le résultat de la domination des limites de notre intellect et de nos émotions inférieures et des réactions automatiques qu'on peut surmonter ce « prédateur, » le bavardage, la source de nos craintes et de notre souffrance.

Allant plus loin dans l'idée de l'esprit du prédateur, nous pourrions dire que ce qu’il implique vraiment est la gamme entière des « programmes automatiques » et des « comportements appris » et des « réponses réflexes » ce dont nous sommes tous héritiers suite à notre éducation, pressions sociales, désirs de plaire aux autres afin de survivre, et ainsi de suite.

Cela ne se réfère en aucune façon à un certain genre de « possession ».

Les moyens assurant la survie du moi sont établis assez tôt dans la vie par notre programmation parentale et sociale. Ce conditionnement qui détermine ce qui EST ou NON possible ; ce qui « nous est permis » de croire afin de d'être acceptés. Nous apprenons cela d’abord en découvrant ce qui satisfait nos parents et ensuite plus tard nous modifions nos croyances en nous basant sur ce qu’il plaît à notre société -- à nos pairs -- de croire.

L’une des premières choses que nous pouvons observer est que chacun a un jeu de croyances différent au sujet de lui-même, basé sur son conditionnement social et familial, et que ces croyances déterminent la quantité de réalité OBJECTIVE à laquelle la personne est capable d’accéder.

Les êtres humains -- confrontés aux vérités désagréables au sujet d'eux-mêmes ou de leur réalité -- réagissent comme l’alcoolique refusant d'admettre son état, ou comme le mari cocufié qui est le « dernier à savoir », ou comme l'épouse qui ne note pas que son mari maltraite sa fille.

Dans son livre En états de déni : En connaissant les atrocités et la souffrance, (Cambridge : Presse Politique ; Malden, Massachusetts : Blackwell Editeur, 2001), Stanley Cohen traite le sujet du déni, qui peut jeter ici une certaine lumière :
    Le déni est un « mécanisme complexe de défense inconscient pour faire face à la culpabilité, à l'inquiétude et à d'autres émotions inquiétantes réveillées par la réalité. » Le déni peut être délibéré et intentionnel, aussi bien que complètement subconscient. Un individu niant délibérément et intentionnellement quelque chose agit depuis un niveau individuel de mensonge, de dissimulation et de tromperie.
Le déni subconscient est le résultat de la programmation familiale et sociale combinée avec ce qu'un individu a appris à faire pour survivre. Il peut s’apprendre avec des épreuves et des erreurs, ou en observant ce que d'autres font et si cela marche ou pas. La réception de la « Connaissance » de Maharaji lors d’une période difficile de la vie peut mener aux formes de déni sur le gourou lui-même, et sur les supposés avantages de cette « Connaissance ».

Tout cela devient des circuits enraciné dans notre cerveau, corps, être ; comme les chiens de Pavlov qui salivaient au bruit de la cloche, nous devenons des machines. Quelqu'un dit ou fait quelque chose, quelque chose se produit dans notre réalité, et c’est comme la cloche qui sonne et nous « salivons », (quoi que nous fassions nous sommes programmés à le faire.)

Pour certains, ces couches et ces couches de programmes réactionnels, de programmes de survie, pour obtenir ce que vous voulez et ce dont vous avez besoin, sont si épaisses et si dominantes, qu'il y a peu de chance pour que se manifeste la vraie conscience.

Puisque la plupart des programmes sont directement reliés aux états émotifs, au moment où arrive une chose de « l’extérieur », les émotions de peur d'avoir faim, de peur d'être abandonné, de peur d'être blessé, se déclenchent et tout et tout le monde est vu à travers le filtre de cette peur presque incontrôlable.

Et certainement, puisqu'une personne ainsi faite fonctionne de cette manière pendant littéralement sa vie entière, elle ne sait pas vraiment grand chose d’autre. Elle est sûre que toutes ces choses qui tournent automatiquement en elle sont « le vrai moi… » C'est tout qu'elle sait.

Mais SI une telle personne a un certain genre de « graine de soi » enfouie à l’intérieur, elle n’a en général pas une vie très heureuse. Elle ne peut pas se laisser aller et devenir complètement narcissique ou psychopathe ou employer d'autres gens sans payer quelque chose du prix intérieur, où elle souffre sans savoir exactement pourquoi. De telles personnes commencent alors à rechercher -- elles ne savent pas quoi -- mais essentiellement, la fin à cette souffrance qu’elles sentent « être elles-mêmes ».

Elles ne réalisent pas que, au dessus de toutes choses, elles ne sont PAS elles-mêmes et c'est la raison de la sensation du malaise, de la souffrance intérieure.

Le Maharaji sert à aspirer de telles âmes troublées, leur offrant ce qui semble être une issue mais qui les rend seulement de plus en plus profondément captives.


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#32 petrus

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Posté 18 juillet 2006 à 10:15

Le prédateur spirituel : Prem Rawat AKA Maharaji -- Suite

La Voie de Maharaji est-elle vraiment le Chemin du Cœur ?



Les enseignements de Maharaji ont été appelés « le chemin du cœur ». Ce nom vient évidemment de l’important rôle de l'expérience et de l’entière dévotion au maître. Mais cet enseignement est-il vraiment la voie du cœur ? Ou Maharaji a-t-il encore une fois pris une expression existante avec une signification définie spécifique et, la vidant de son contenu réel, l'a utilisée pour escroquer des gens innocents, ignorants, et crédules, qui n'ont pas suffisamment de réel savoir pour connaître la différence ?

Il y a, selon la Tradition, trois chemins d'accès à la Voie, le chemin du fakir, pour ceux chez qui les centres moteurs dominent, le chemin du moine, pour ceux qui sont dominés par leurs centres émotifs, et le chemin du yogi pour ceux chez qui domine le centre intellectuel.

Gurdjieff avait cela à dire au sujet du chemin du moine, c'est-à-dire, du chemin du cœur :
    Le deuxième chemin est celui du moine. C'est le chemin de la foi, du sentiment religieux, du sacrifice religieux. Seul un homme avec des émotions religieuses très fortes et une imagination religieuse très forte peut devenir un « moine » au vrai sens du mot.

    Le chemin du moine est aussi très long et dur. Un moine passe des années et des dizaines d'années luttant avec lui-même, mais tout son travail est concentré sur la deuxième chambre, sur le deuxième corps, c'est-à-dire, sur les sentiments.

    Assujettissant toutes ses autres émotions à une émotion, c'est-à-dire, à la foi, il développe l'unité en lui-même, la volonté au-dessus des émotions, et parvient de cette façon à la quatrième chambre.

    Mais son corps physique et ses capacités de penser peuvent rester peu développés. Afin de pouvoir se servir de ce qu'il a atteint, il doit développer son corps et sa capacité de penser. Cela pourra seulement être réalisé au moyen de nouveaux sacrifices, de nouvelles épreuves, de nouvelles renonciations.

    Un moine doit devenir un yogi et un fakir. Très peu arrivent aussi loin ; peu même surmontent toutes les difficultés. La plupart d'entre eux soit meurent avant cela soit deviennent moines seulement dans l'aspect externe. [p. 53]
Maharaji insiste certainement sur les émotions aux dépens des autres centres, mais il ne fait jamais mention du devoir de travailler le centre moteur ou le centre intellectuel quand on a fini avec le centre émotif. Il nous dit que tout ce qui est nécessaire est le cœur.

Gurdjieff parle aussi de l'importance du maître dans le chemin du moine :
    Sur le chemin du moine un homme a un maître, et une partie de son devoir, une partie de son travail, consiste à avoir la foi absolue dans le maître, se soumettant absolument à lui, dans l'obéissance. Mais la principale chose sur le chemin du moine est la foi en Dieu, en l'amour de Dieu, dans des efforts constants pour obéir et pour servir Dieu, bien que sa compréhension de l'idée de Dieu et du service de Dieu, puissent contenir beaucoup de subjectivité et de contradictions. [p. 54]
A ce point nous voyons d’importantes différences avec l'enseignement de Prem Rawat. Comme nous l’avons vu, le gourou, le maître et Dieu sont devenus un. Obéir et servir le maître est d'obéir et servir Dieu.

Une autre importante différence est le rapport entre le moine et son maître. Oui, le moine doit avoir confiance absolue en son maître, mais c'est dans une vraie relation, dans laquelle le maître et l'étudiant se connaissent l’un l’autre. Le maître sera capable de voir quand le moine faiblit dans sa dévotion à Dieu. Il servira de miroir, de moyens pour ramener le moine sur la voie.

En d'autres termes, il n'y a pas de méthode rigide pour faire monter chacun sur ce chemin. Il doit y avoir une rétroaction constante entre le maître et l'étudiant.

Prem Rawat ne donne et fait rien de tel, aucun plan d'assistance de route semblable. Une fois que ses étudiants sont partis sur la route, ils sont tous seuls. Il enseigne les quatre techniques et ensuite se détourne d’eux et se détache. Et nous avons déjà jeté un coup d’œil sur son idée du « libre ».

Gurdjieff a aussi à dire ceci au sujet du rôle du maître de chacune des trois écoles :
    Selon les trois chemin la méthode de chaque gourou est soit le chemin du fakir, soit le chemin du moine, soit le chemin du yogi. Et il est naturellement possible qu'un homme fasse une erreur au début du travail, qu’il aille avec un chef qu’il ne puisse suivre sur aucune distance. Pour cette raison c'est le travail du chef de s’assurer que ses méthodes ou ses sujets spéciaux ne resteront pas toujours étrangers, incompréhensibles, et inaccessibles aux gens qui commencent le travail avec lui. Mais si cela arrive, si un homme commence le travail avec un chef qu'il ne peut suivre, alors bien sûr, ayant noté et réalisé cela, il doit rechercher un chef ou un travail différent indépendamment, s'il est capable de le faire. [p. 381]
Il y a encore là une autre différence importante. Le maître doit être capable de voir si une forme spécifique de travail est appropriée ou non à l'étudiant. Si le travail ne s'adapte pas, alors il aidera l'étudiant à comprendre qu'il doit regarder ailleurs et trouver un maître approprié. Un homme dont l'enseignement inclut ce vrai dévouement est-il capable de mettre les besoins des étudiants avant son propre besoin d'être adoré ? Comme nous avons vu dans le cas des « cadeaux donnés en amour », il est incapable de faire cela.

Que sont ses dires au sujet de sa qualification à enseigner n'importe qui, s'il ne peut pas mettre les besoins de ses étudiants au-dessus des siens ?

Mais il y a encore plus sur le soi-disant « chemin du cœur » qui donnera au lecteur une meilleure idée du comment Maharaji a complètement réquisitionné et tordu ce terme (pour ne pas en mentionner une foule d'autres du types « New Age »).


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#33 petrus

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Posté 19 juillet 2006 à 11:30

Le prédateur spirituel : Prem Rawat AKA Maharaji -- Suite



Dans notre état normal, en pilotage automatique, nous recherchons en général juste une existence confortable et sans conflit. Notre élan nous porte le long d'un certain chemin, et c’est seulement quand nous sommes frappés d’empêchement ou même d’attirances imprévues que nous sommes forcés de changer de direction. Ce sont des chocs. C'est par des chocs au système que nous nous réveillons de notre état de sommeil. Comme nous sommes conditionnés à rechercher une vie sans conflits, nous cherchons en général à nous déplacer après ces chocs avec le moins de perturbation possible au système. En bref, nous cherchons à revenir en pilotage automatique aussi vite que possible. En conséquence, si nous sommes forcés d'arrêter notre pilote automatique et de traiter le monde en temps réel, nous essayons de trouver la manière la plus rapide et la plus facile de nous adapter au choc avec le moins possible de perturbation à notre mode de vie.

Cependant, quand les choses ne disparaissent pas comme nous le voudrions, quand le monde n'agit pas ou ne réagit pas selon nos désirs, nos souhaits, nos prévisions, notre anticipation, nous recevons alors un plus grand choc encore. C'est dans de telles conditions que les êtres humains se rendent compte des fausses suppositions qui nous mettent dans des situations que notre programmation ne peut pas manipuler. En bref, c’est pendant ces moments de choc, quand toutes les différentes parties en dedans sont momentanément alignées, que nous cherchons à créer un « nouveau programme » qui, à l'avenir, contrôlera de telles situations.

Cela signifie que, pendant cette période où nous cherchons une solution, nous faisons face à un choix : « prendre une drogue » pour la douleur, ou l'éprouver entièrement de sorte que le corps lui-même (et ici nous nous référons au corps spirituel) produise son propre « produit chimique » qui « guérira » correctement la blessure. En d'autres termes, dans ces moments de tels chocs, nous avons l'occasion de briser nos habitudes, d'éliminer les suppositions que nous avons acquises par cœur, et d'arrêter la manière mécanique dont nous faisons les choses. En d'autres termes, la clef pour fusionner le moi consiste à employer ces chocs, ces moments de conscience de soi-même, comme des aides pour devenir moins mécanique. Le choc peut pendant un bref instant nous rendre conscient de là où nous sommes, de comment nous y sommes arrivés, de ce que sont nos suppositions, ou, en d'autres termes, du programme que nous exécutons, si nous l’arrêtons pendant le bref instant il existe.

Cependant, le moment pendant lequel nous pouvons dépasser le pilote automatique est étroit parce que nous avons des systèmes de secours en place qui peuvent démarrer, des programmes pour traiter les chocs, (les drogues spirituelles, la croyance, etc.) et ces programmes sont jusque dans les moindre détail aussi mécaniques que les autres. Aussi on doit apprendre à discerner le moment du transfert de programmes et intervenir consciemment avant le nouveau programme.

Comme nous sommes mécaniques dans tous les aspects de nos vies, les chocs qui peuvent nous réveiller peuvent aussi arriver dans tous les secteurs de nos vies : Au travail, à la maison avec notre conjoint, enfants, ou parents, par rapport aux nouvelles du jour, ou même au cinéma. Mais nous devons savoir comment les utiliser pour travailler. On doit être capable de s'arrêter quand on reçoit un choc, de manière à observer correctement nos réactions quand il se produit. Ce processus s’appelle dans la Tradition « La Doctrine du Présent » [Le « stop » enseigné par Gurdjieff est un choc déclenché volontairement par le maître : Les élèves vaquent à leurs occupations dans la communauté. A tout moment le maître peut crier « stop » et, à l’instant où il le fait, tous les élèves se figent dans leur posture actuelle -- qui peut être précaire ou dangereuse, le maître est censé contrôler la situation -- et examinent en détail se qui se passe en eux. Ils reprendront leurs mouvements et activités seulement quand le maître en donnera l’ordre.]

Au cours du processus de la Doctrine du Présent, le chercheur peut observer les changements physiologiques provoqués par le choc : Une accélération du pouls, un raccourcissement du souffle, peut-être une oppression dans la poitrine. Cela arrive en un instant. Les changements physiologiques sont toujours accompagnés d'une émotion, peut-être d'une crainte, le sentiment qu'on est attaqué. La crainte peut amener une réponse d'attaque ou de fuite, soit physique soit simplement mental, l’impassibilité ou le défoulement par un chapelet de gros mots.

Avec le temps et avec la pratique, nous pouvons observer tout ce qui se produit comme si cela ne nous arrivait pas à nous. Nous pouvons devenir de plus en plus objectif au sujet de nous-mêmes. Naturellement cela prend du temps à développer, à être capable de nous séparer nous-mêmes des manifestations physiques, des réactions émotives, et des subséquentes raisons intellectuelles que nous élaborons pour expliquer nos réactions au choc. A cet égard, un réseau ou un groupe se montre inestimable parce que nous pouvons facilement tomber dans des rationalisations intellectuelles extrêmement subtiles, remplies d’énergie émotive « colorée ».

Comme nous gagnons en pratique, par l'utilisation appropriée d'un réseau de chercheurs aux motivations identiques, un groupe ésotérique, nous pouvons commencer à identifier les différents petits « je » au moment où ils réagissent. Certaines de ces « je » sont physiques, d’autres sont émotifs, et d'autres sont intellectuels. En termes du Christianisme ésotérique, ils sont définis comme centre de moteur (les aspects physiques et instinctifs), centre émotif, et centre intellectuel. Le travail d'alignement de ces centres consiste à les comprendre, en sortant d’eux pour les regarder travailler, et ensuite, éventuellement, changer les habituelles réponses mécaniques qu'ils engendrent par autre chose contrôlée par l'Essence -- l'observateur objectif. Plutôt que de réagir aux chocs comme à des produits chimiques qui emballent le système et nous emportent, nous sommes dans le contrôle, et pouvons, pour une fois, commencer à agir vraiment au lieu de juste réagir aux stimuli.

C’est ce que Gurdjieff veut dire

quand il dit que tels quels nous sommes incapables d'action. Nous réagissons juste mécaniquement jusqu'à ce que nous « cristallisions » ou « développions » le corps spirituel qui peut contrôler nos programmes.

Par ce travail d'observation de soi et de maîtrise de soi, nous sommes dans un sens refaisant l'installation électrique, créant de nouveaux circuits, physiologiquement. Et ce n'est pas facile. Ça fait mal. Vous souffrirez. Vous souffrirez physiquement, de manière émotionnelle, et mentalement. S’emparer du contrôle des émotions pendant que des produits chimiques se déversent à travers le corps fera mal, mais c’est la partie nécessaire et inévitable du processus. C'est le corps qui est le creuset alchimique, et l'utilisation appropriée des énergies mentales, émotives et physiques, est le processus qui convertit le plomb en or.

Gurdjieff parlait de la douleur intentionnelle. Nous voyons maintenant comment la douleur peut servir, si on est conscient et avons fait le choix, de la transmutation. En utilisant le modèle des nombreux petits « je », nous pouvons dire que la chaleur du creuset, le feu engendré par notre douleur, devient le carburant requis pour la fusion des nombreux petits « je » à un but : La Vérité. Cette activité se reflète dans les produits chimiques du corps qui affectent l'ADN. Le mot « fusion » est utilisé avec à-propos parce que l'individu devient un four dans lequel le processus répété de chauffage et de refroidissement de la personnalité est analogue au chauffage et au refroidissement employés pour forger et tremper le fer. Si c’est fait tout d’un coup, le fer devenu fragile fendra, le chercheur deviendra fou, mais si le chauffage et le refroidissement à plusieurs reprises est fait lentement et soigneusement, le fer deviendra plus fort, capable de résister à des chocs toujours plus violents.

Et ainsi cela va avec le travail intérieur sur le moi.

Vous pouvez devoir passer à travers ce processus pour chaque petit « je » -- chaque boucle de pensée des réactions apprises de la société, de la famille, de l’expérience -- pendant que chacun donne un coup de pied et crie quand il n'obtient pas d’égard, un processus qui se produira et se reproduira jusqu’à ce que chacun soit aligné et fondu avec votre volonté de dépassement pour la vérité qui vous rendra libre ; la vraie libération : La maîtrise du Moi.

Ce processus est la Quête qui mène au Saint Graal du moi transmuté mentalement, et physiquement par l'intermédiaire de l'ADN. Ces batailles avec l'individu sont les épreuves du Chevalier, épreuves de son engagement, conçus pour faire tomber le Chevalier, par la force, la distraction ou la séduction. Chaque choix que nous faisons est une épreuve. Continuons-nous à vivre à l’ancienne manière, ou commençons-nous à vivre d'une nouvelle manière ? Continuons-nous à réagir aux chocs comme nous avons toujours réagi ? Ou avançons-nous, pour comprendre pourquoi nous avons toujours réagi ainsi (dans l'illusion d’agir) et travailler pour changer, à n'être plus mécanique, dépendant de notre chimie ? Tombons-nous dans la convergence avec le monde, esquivant la conscience pour des modèles mécanique d'habitudes ou d'activités ? Quand nous marchons vers un piège, pouvons-nous l'identifier à temps ou tombons-nous dedans ? Si nous tombons dans un piège, reconnaissons-nous être piégés, ou trouvons-nous des excuses pour justifier à nous-mêmes que nous sommes libres ?

Ces choix voulus par la nécessité sont difficiles et douloureux. Je connais des périodes de ma vie où je me sentais comme si mon cœur était écrasé de souffrance, en faisant face à la vérité, en l'acceptant, et en agissant dessus ! Et à tout moment la douleur se déchaînait, traversant sauvagement mon organisme, et une petite voix me disait que rien ne valait la peine de cette souffrance, que la recherche entière n'était rien qu’une illusion, me priant de m'arrêter, de changer le cours, de retourner au confort de l’ancienne vie.

Mais l’ancienne vie n'avait jamais été confortable. L’ancienne vie m'avait conduit au désespoir d'être disposée à faire n'importe quoi pour me libérer, ainsi au milieu de la souffrance on doit continuer à voir à travers l'illusion, on doit s’agripper au but final, la vérité objective.

C'est la pensée que j'ai dû garder à l'esprit quand mon corps et mes émotions me disaient d’arrêter, quand mon esprit utilisait mes émotions pour élaborer des histoires sur la façon dont mon ancienne situation n'était pas si mauvais après tout, sur la façon dont les choses pourraient être différentes si je faisais juste un minuscule changement, un minuscule compromis avec ce qui était bien. Cela demanda une énorme volonté pour rester reliée à cette partie de moi qui connaissait la vérité, celle qui ne pouvait continuer sur l’ancien chemin, la partie qui savait que le compromis était juste un autre mensonge.

Ce continuel assaut des chocs est le carburant pour le travail, et les émotions sont le feu qui chauffe le creuset. Ce feu doit être alimenté maintes et maintes fois. Parce que juste passer une épreuve ne garantit aucunement qu'on passera la prochaine. En fait, il est facile de devenir présomptueux et suffisant et d'oublier que nous ne sommes pas dans la contrôle de notre propre esprit.

La souffrance consciente, la capacité de siéger dans le feu tandis qu'il brûle et de le regarder objectivement, c'est-à-dire, de le voir pour ce qu'il est sans essayer de l'éteindre, de l’étouffer, de le recouvrir, est le moyen par lequel nous fondons nos petits « je ». C'est le vrai « Chemin du Cœur » et c’est pourquoi Jésus et Marie -- les antiques symboles ésotériques -- sont souvent représentés avec des « cœurs qui saignent ».

Les enseignements du Maharaji n'ont rien à faire avec le vrai Chemin du Cœur, c’est certain.


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#34 petrus

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Posté 20 juillet 2006 à 11:01

Le prédateur spirituel : Prem Rawat AKA Maharaji – Suite

Le service



Après avoir obtenu une « expérience » mystique qui a changé sa vie, il n'est pas rare que l'individu commence à mettre sa vie en question et décide par la suite de commencer quelque travail au service d’autrui. C'est normal. Si on a vraiment éprouvé la dissolution momentanée de l’ego et éprouvé l'expérience transcendante du « Nous sommes tous Un », il est normal de chercher des moyens d'appliquer cette nouvelle conscience dans la vie.

Ici, aussi, Prem Rawat a sa propre vue unique de l'idée de ce que devrait être ce service :

Qu’est-ce que le service ?
    Le service est une expérience qui vous obtenez, par l'intermédiaire de la Connaissance, quand vous exécutez un acte pour le Gourou Maharaj Ji de quelque façon -- même si il est en Australie, s'il est en Pologne du nord, s'il est en Pologne du sud, que le Gourou Maharaj Ji soit là ou pas là, votre cœur est là.

    (Rome, Italie ; 28 mars 1977)

Le service est donc le service au « Maître », exécuter « un acte pour le Gourou Maharaj Ji de n’importe quelle façon ».

Et comment ce service peut-il s’exprimer ? Le « Maître » donne quelques indications plutôt explicites :
    Et le gourou Maharaj Ji invite les gens qui ont reçu cette Connaissance à l'accompagner dans l'aventure de la révélation de cette vérité, révélation de cette Connaissance, au monde entier. Et c'est sa mission. J'ai invité des promus à me rejoindre, à me donner leur amour, à me donner leur dévotion, à me donner leur force, de sorte que les gens puissent comprendre, et cette Connaissance puisse être propagée aux milliers et aux millions de gens qui sont simplement confus, qui juste tournent en ronds et continueront à le faire. Pendant des générations et des générations avant eux, les gens ont tourné en ronds, et n'ont pas reçu juste une occasion de sortir de là et de réaliser le but élémentaire de la vie humaine.

    (Lima, Pérou ; 18 novembre 1976)

Un second break pour l'air frais peut être nécessaire ; J’en suis de nouveau à sortir des sacs de malades [sacs à dégueulis, comme dans les avions].

C’est l'une des règles du travail ésotérique que le chercheur, ayant traversé le premier seuil, doit s’impliquer dans le travail ésotérique. On doit commencer à rendre à l'univers pour la connaissance et la compréhension acquises. Notons, cependant, qu'un tel travail n'est pas la dévotion au Maître, ce n'est pas une forme d'approvisionnement du gourou, c’est d’appliquer la connaissance apprise pour aider autrui à continuer son chemin. Dans le monde du Maharaji, seul lui peut directement aider les autres et seule lui peut être payé. Nous devons tous passer à travers sa bienfaisante sagesse. Cela peut vouloir dire rejoindre son organisation, participer au recrutement et préparer de nouvelles victimes. Mais le but est la fourniture du « Maître », du bas de la pyramide jusqu'au dessus.

L'énergie ne circule pas dans une hiérarchie. Dans une véritable école ésotérique, il n'y a aucune hiérarchie avec des rangs inférieures à la base alimentant le sommet. Il n'y a aucune pyramide. Plutôt qu'une hiérarchie pyramidale, c'est un cercle, un réseau, et l'énergie peut se déplacer d’un nœud quelconque à tout autre nœud. L'énergie se déplace partout où c’est nécessaire, quand c’est nécessaire, de façon libre et fluide.

Le service se défini comme ce qui doit être fait. Un moment, vous pouvez avoir besoin d’aider un autre ; un autre moment, quelqu’un doit prendre soin de lui-même ; à un autre moment encore, un membre du réseau vous aidera.

Dans le monde du Maharaji, tout va directement au sommet.



La dépendance au gourou


Il devrait être évident maintenant à tout lecteur non entièrement sous l’empire de cette arnaque de l’artiste et prédateur spirituel que l'enseignement entier vise à fournir à Prem Rawat le ravitaillement en énergie continuel et interminable de ses disciples -- émotionnel et matériel. C’est un vampire spirituel dont la succion dessèche le croyant pour alimenter son ego, son compte bancaire, et, si nos hypothèses sur les activités de la réalité hyper-dimensionnelle et le mauvais magicien sont correctes, ses maîtres dans ce que nous appelons la 4ème densité, le prochain barreau sur l'échelle de la réalité.

Dans une vidéocassette d'un discours donné devant les membres fidèles du culte en Inde en 2000, le Grande Un parle de l'absurdité d’offrir des cadeaux à Dieu, comme cela se fait dans des temples en Inde, parce que Dieu est partout et que tout est Dieu, et donc il n'y a rien que vous puissiez lui offrir qu'il n’ait déjà. Il illustre son sujet avec l'histoire suivante : Comment serait l'anniversaire de son fils s’il allait dans la chambre de son fils, prenait tous les vêtements de son fils, les mettait dans une boîte avec un ruban autour, et puis la donnait à son fils comme cadeau d'anniversaire ? C’est, dit-il, ce que font les gens faisant des offrandes à Dieu. Et il a un bon rire à l'idée de la stupidité de ceux qui font cela.

Mais, l'ancien Seigneur de l'Univers fait exactement la même chose avec ses étudiants, prétendant être le seul à travers qui et par qui ils peuvent arriver à ce qu'il appelle la « Connaissance ». Cependant, si cette « Connaissance » est en chacun de nous, et si les soi-disant clefs du Maharaji, les techniques sont en réalité prises du yoga, des techniques qui sont enseignées par des professeurs du monde entier, alors Maharaji ne fait-il pas la même chose ? Il est plus mauvais que les dieux des temples. Ils restent silencieux. Ils ne parlent jamais et nous disent ce qu'ils pensent des offrandes. Prem Rawat, par contre, siège devant ses disciples répétant que sans lui et sa présence extraordinaire, ils n'auront rien.

Mais où serait-il sans les cadeaux et l’idolâtrie de ses disciples ? Pendant quarante ans il s’est alimenté de leur adoration, a laissé ses adeptes lui embrasser les pieds en reconnaissance de tout ce qu’il leur a données, s’est proclamé lui-même plus puissant que Krishna, et s'est enrichies lui-même en trahissant de manière véritablement honteuse la confiance de ses ouailles. Pensons-nous un seul instant qu'il pourrait survivre sans adulation ? Sans cadeaux ?

Dracula peut-il survivre privé de sang frais ?

La clef du maintient de son emprise est son détournement orienté de la vraie connaissance et l’habileté de penser de ses acolytes.


A SUIVRE

#35 energie

energie

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Posté 20 juillet 2006 à 15:04

:D Salut cher Pétrus,et bravo pour toute ces informations.

Qui plus est,comme par hasard :wink:,je connais quelqu'un qui ne jure que par cet homme, et je pose beaucoup de question quand à ça depuis quelques jours,aussi ton travail "tombe" à point! :D


Cette personne,qui fréquente maharaji depuis plus de 25 ans, dit avoir reçu la connaissance de soi(via maharaji),mais ne comprends pas le présent immédiat,et c'est très frappant.
Par exemple: elle veut faire un écovillage,et dit que les autres ne semblent pas pret à ça car ça ne se fait pas depuis longtemps!
Il est évident que c'est elle,qui n'est pas prete,et qu'elle le projette sur autrui!
Car si elle était prete elle attirerait les personnes correspondantes!

J'ai du lui signifier,or moi je ne prétend pas avoir reçu la connaissance,mais je sais ce que je dois penser de ce que je vois chez autrui,quand à moi! Jamais je ne dirais une telle chose que c'est les autres qui....(sauf quand je débloque et perd la boule :) !)
Miroir mon beau miroir...

Comment peut on dire avoir reçu la connaissance et réagir en permanence comme ça,ne pas se rendre compte de ce que l'autrui nous montre de nous meme?
N'y a t'il pas un problème???

Certe c'est une amie qui a du coeur,et c'est pour ça que je l'aime bien,mais il y a quelque chose de pas clair avec ce "maitre",et je le sens depuis qu'elle m'en parle.

Je sens comme une hypnose là dessous,et ça me laisse béa!
Déjà quand j'étais petit on a voulu me convertir au cathéchisme! :ptdrasrpt2: lol!

L'autre jour,elle me dit:

"Bientot je vais vivre dans la conscience totale de l'unité,ça va etre chouette!" (mot pour mot).
Sans commentaire...
Si:la reconnaissance de l'unité n'est elle pas immédiate?
Sinon,de quelle unité parle t'on?

On reconnait que tout est Soi ou on ne le reconnait pas!?


Une connaissance de soi qui ne permet pas de rendre compte de ce qui nous entoure et de notre capacité créatrice de notre destin,est elle une connaissance...de soi??? :hum:

Pour moi,la réponse est NON catégoriquement. :tss:

Je n'ai pas envie de regarder ses DVD de maharaji,ni la chaine de TV  privé que celui possède! :nonnonnon:

M'enfin,ça ne m'empeche pas de l'aimer quand meme! :cageole:
(elle,pas mararaji :biglol: !)

Citation

QUOTE 
Vivre dans le présent est en fait le but de ces sortes d’enseignements : faire que l’adepte soit indifférent à tout ce qui l’entoure.



je ne vois pas le rapport entre etre dans l'instant present et etre indifferent a tout ce qui entourent...........


Moi non plus!

Il n'y a que le présent,meme si celui ci n'a pas de durée!

Etre de plus en plus présent,là est peut etre la différence?

Car etre DANS l'instant présent,on y est de toute façon qu'on le veuille ou pas,non?


Bref,merci aussi à toi exos pour tes messages très "raffraichissants",en cette période de chaleur! :)

Pétrus je n'ai pas tout lu,je le ferais plus tard surement,mais ce que j'en ai lu est très parlant(en gros),meme si des points sont discutables.
Merci à toi.

Mais...,il me vient un truc: :parano:
Et si maharaji etait... :euh:

:diablotin:
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#36 Trintawak

Trintawak

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Posté 20 juillet 2006 à 15:36

energie, le Jeudi 20 Juillet 2006 à 15h57, dit :

L'autre jour,elle me dit:

"Bientot je vais vivre dans la conscience totale de l'unité,ça va etre chouette!" (mot pour mot).
Sans commentaire...
Ah la vache c'est affolant de lire ça  :o

Ca reflète clairement un niveau de maturité et d'indépendance qui est proche de celui d'un enfant... Ce sont des personnes complètement décentrées, qui cherchent à l'extérieur d'elles mêmes et qui attendent de "recevoir" les choses plutôt que de les créer.

On rencontre encore très fréquemment ces conceptions séparatistes : soi et les autres, la matière et le spirituel, les purs et les impurs, etc.

Elle en est encore loin de la Conscience Totale de l'Unité. Et le pire c'est que ce sont ces gens dits "spirituels" qui en réalité ont un plus gros travail à faire sur eux-mêmes que les gens "terre à terre" qui eux ne cherchent pas la "Conscience Totale de l'Unité" mais vivent une vie simple sans se prendre la tête.

Car avant tout, le plus important selon moi pour le moment n'est pas d'atteindre des sommets en esprit, mais au contraire de se centrer et de s'ancrer au maximum :  tel un arbre, développer de grandes et profondes racines. Ensuite on peut s'ateler à faire pousser de belles fleurs et de beaux fruits.

Je connais une personne qui comptait aussi beaucoup sur son maître. Un jour un diciple de ce maître s'est suicidé, cela fut un gros choc pour le guru, car il réalisa qu'il n'avait pas toutes les réponses et qu'il n'était pas infaillible comme il le croyait. Bref il est tombé de haut. Et il est tombé de tellement haut qu'il a tout plaqué, son enseignement, ses diciples et le reste, et passa complètement à autre chose.
Pour cette personne que je connais, cela fut aussi très boulversant, car une fois que la béquille disparait sans qu'on ne s'y attende, ben on se casse la gueule. S'ensuivit une dépression et beaucoup de souffrance...

Eh oui c'est le prix à payer pour ceux qui ne se tiennent pas droits tout seul.
Do what must be done, do not hesitate.

#37 Libélial

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Posté 20 juillet 2006 à 16:07

Le problème dans tout ça c'est qu'il faut voir les choses de notre point de vue et pas du point de vue de l'émetteur d'un message par exemple.
Les anges nous envoient des messages, d'accord c'est gentil et tout et tout mais ils ne sont pas à notre place.
Il faut savoir adapter les mots d'une entité supérieure à notre niveau car monter trop vite c'est pas bon non plus.  Pas à pas

#38 féebleue

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Posté 20 juillet 2006 à 17:06

Merci petrus pour ces textes très instructifs.

Wow, quand je lis tous ça, rien mais vraiment rien me donne envie d'avoir un maître.  :cogite:

Pour moi, avoir un maître signifie qu'on ne se fait pas assez confiance pour vivre pleinement sa vie comme bon nous semble.  :hum:

Je ne veux surtout pas juger ceux qui en ressente le besoin, seulement je ne crois pas que c'est de cette façon que l'on parvient vraiment à la conscience du tout. :cpasmafaute:

Ceci dit, c'est mon avis. :humhum:  

Citation

Je sens comme une hypnose là dessous,et ça me laisse béa!

Y a pas de doute que ces adeptes sont hypnotisés....y a juste à regarder comment ils embrassent les pieds de leur ''maître''. :euh:

Citation

Car avant tout, le plus important selon moi pour le moment n'est pas d'atteindre des sommets en esprit, mais au contraire de se centrer et de s'ancrer au maximum : tel un arbre, développer de grandes et profondes racines. Ensuite on peut s'ateler à faire pousser de belles fleurs et de beaux fruits.

Je n'aurais pas pu dire mieux trintawak!  :bravo:

Si chacun écoutait véritablement son coeur, plus personne n'aurait besoin d'un maître extérieur à soi. :aureole7:

Ce message a été modifié par féebleue - 20 juillet 2006 à 17:10.

À chacun sa vérité !

#39 Trintawak

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Posté 20 juillet 2006 à 17:25

féebleue, le Jeudi 20 Juillet 2006 à 17h59, dit :

Wow, quand je lis tous ça, rien mais vraiment rien me donne envie d'avoir un maître.  :cogite:

Pour moi, avoir un maître signifie qu'on ne se fait pas assez confiance pour vivre pleinement sa vie comme bon nous semble.  :hum:

Je ne veux surtout pas juger ceux qui en ressente le besoin, seulement je ne crois pas que c'est de cette façon que l'on parvient vraiment à la conscience du tout. :cpasmafaute:
Fée bleue  :cool:

Et un maître comme Morphéus, ou encore comme Yoda ?

Un maître, en soi, n'est qu'une personne qui guide, qui t'enseigne ce qu'elle a appris. Cela n'a en fait rien de négatif, bien au contraire.
Après, il y a effectivement des maîtres qui abusent (de leurs talents, de leurs connaissances, etc) pour "manger" leurs élèves en les rendant dépendants d'eux.
C'est un fait, mais il ne faut pas en faire une généralité.

Avoir un bon maître peut te permettre d'avancer plus vite, de découvrir des horizons, des compréhensions que tu n'aurais pas pu (ou bien très difficilement) avoir par toi même. Un maître c'est surtout quelqu'un qui sait te foutre des coups de pied au cul et te réveiller, quand tu es embourbé dans de mauvaises habitudes ou dans des illusions sans que tu en aies conscience.

C'est cela un vrai maître, celui qui se sacrifie pour toi, celui qui est prêt à tout donner pour que tu puisses évoluer.
Do what must be done, do not hesitate.

#40 féebleue

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Posté 20 juillet 2006 à 20:05

Citation

Un maître, en soi, n'est qu'une personne qui guide, qui t'enseigne ce qu'elle a appris. Cela n'a en fait rien de négatif, bien au contraire.

Pour ma part, j'appelle ça un véritable ami! :cpasmafaute:

Citation

Un maître c'est surtout quelqu'un qui sait te foutre des coups de pied au cul et te réveiller, quand tu es embourbé dans de mauvaises habitudes ou dans des illusions sans que tu en aies conscience.

Encore là, j'appelle ça un ami véritable! :roll:
Mais bon, c'est vrai que par nature, j'ai quelque difficulté avec le mot ''maître''. Peut être est-ce juste la conception que j'en fais qui est eroné? Qui sait?!
Une chose est sûr pour moi, le maître dont-il est question ici, n'a rien d'un maître(ami) à mes yeux... :shy:
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#41 mayanhotep

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Posté 20 juillet 2006 à 21:02

Trintawak, le Jeudi 20 Juillet 2006 à 17h18, dit :

( Avoir un bon maître peut te permettre d'avancer plus vite, de découvrir des horizons, des compréhensions que tu n'aurais pas pu (ou bien très difficilement) avoir par toi même. Un maître c'est surtout quelqu'un qui sait te foutre des coups de pied au cul et te réveiller, quand tu es embourbé dans de mauvaises habitudes ou dans des illusions sans que tu en aies conscience.

C'est cela un vrai maître, celui qui se sacrifie pour toi, celui qui est prêt à tout donner pour que tu puisses évoluer. )

Alors remplace le < Maître > par un grand frère, car seul un grand frère te prendra par la main dans les moments difficiles. Jamais non jamais il ne te jugera, car un grand frère sais combien il est difficile de grandir.  :D

#42 Trintawak

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Posté 20 juillet 2006 à 22:31

Tout cela n'est pas vraiment important, on joue sur les mots. Enfin si certains se sentent plus à l'aise en remplaçant un terme par un autre ;-)

Moi j'aime bien le mot "maître", car un maître littéralement c'est celui qui maîtrise (qui SE maîtrise bien sûr pour les maîtres spirituels). Un maître charpentier (par ex), c'est celui qui maîtrise son art, il y a une idée d'excélence, être parvenu à un aboutissement (même si on peut accepter le fait qu'il n'y a jamais d'aboutissement).

Mais bon, je sais c'est aussi profondément gravé dans l'inconscient que le maître c'est aussi celui qui possède des esclaves ou qui dominent des subalternes. Là on approche l'excélence de la bassesse...
Do what must be done, do not hesitate.

#43 petrus

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Posté 21 juillet 2006 à 11:10

Gulp ! Gasp ! J’ai oublié de poster ce chapitre entier, l’un des plus importants. Ça a vraiment merdabloqué. :oops: :oops:

Sa place devrait être juste avant le chapitre « La Voie de Maharaji est-elle vraiment le Chemin du Cœur », posté le 18 juillet.

Ceci dit, merci à Patrice et à tous pour votre participation et vos commentaires.




Le prédateur spirituel : Prem Rawat AKA Maharaji -- Suite

Connaissance ou Gnose ?



La façon la plus accessible de comprendre la vraie connaissance, ou Gnose, est de comprendre le processus que l'individu doit subir pour se réaliser. La parabole du fiacre donne des indications : Les trois centres inférieurs doivent être équilibrés. Ils doivent être amenés à travailler ensemble. Ce travail ne se fera pas par accident, par bonne fortune ou par la pratique des quatre méditations de yoga. Il exige la participation active des centres sous l'intention ou la volonté du chercheur. Au début, on doit fonctionner comme si cette volonté existait déjà. Lentement, avec le temps, la graine se développera et l'intention d’avoir la Volonté deviendra la vraie Volonté.

Comme l'expérience de la Connaissance, et ici je me rapporte à la vraie Connaissance, est, à un certain degré, impossible à mettre en mots, toute comparaison des descriptions de Maharaji avec ceux d'autres auteurs pourrait brouiller les importantes distinctions. Cependant, quand on comprend que la vraie Connaissance est le produit non seulement du cœur, mais aussi de l'intellect, et quand on comprend comment cela survient, il est facile de voir que le Maharaji colporte une illumination bidon.

La citation suivante de George Heart, dans son livre Christianisme : La foi dogmatique contre la Connaissance gnostique vivifiante, est un bon point de départ. Elle compare l'expérience mystique à l'expérience de la Gnose :
    Le mysticisme est l'état de contact passif avec le Plan Divin, contrairement à l'état de contact actif conscient volontaire avec le Plan Divin, qui est le propre de l’Esotérisme authentique. [p. 142.]
Nous voyons que selon la Tradition du Christianisme [orthodoxe] ésotérique la vraie connaissance ne shunte pas l'intellect, mais le met complètement en œuvre : Il est « obstiné, conscient, et actif ».
    La philosophie scientifique étudie l'homme en général ; l’homme abstrait. La philosophie ésotérique concerne l'homme comme il est : L'enquêteur est l'objet de ses propres études. A partir du constat que l'homme est inconnu, son objectif est de se faire connaître à lui-même -- comme il est, et comme il pourra devenir dans certaines conditions.

    L'objet final de la science est le même en principe, mais les efforts sont diamétralement opposés. A partir du centre, la science se prolonge, se spécialise, et ainsi diverge vers la périphérie. A la limite chaque point forme une discipline séparée. La science ésotérique commence de la multiplicité et de la variété observées sur la périphérie accessible à nos sens, et se déplace vers le centre. Elle tend de plus en plus vers une synthèse générale.

    La méthode de la science ésotérique est identique à celle de la science positive : Observation, analyse critique des observations, et déduction rigoureuse des faits établis.

    … C'est pourquoi nous appliquons cette méthode ici avec la même objectivité rigoureuse, mais en direction opposée : En science nous admettons un postulat si nous ne pouvons pas le réfuter ; ici nous réfutons tout ce qu’un fait ou un phénomène ne peut confirmer. [Boris Mouravieff, Gnosis, vol. I, p. 3]
Comparer cela « à la passivité, à l’irrationnelle assurance et à la confiance » de Prem Rawat. Les deux sont des pôles opposés. Peut-être que les quatre techniques de Prem Rawat peuvent déclencher quelque chose d'un état mystique chez un certain nombre de ses disciples ; peut-être que ce n'est rien de plus qu'une forte auto-induction neurochimique. Ou c'est le premier dans certains et la seconde dans d'autres. Il est quand même important de ne pas s'arrêter là et de ne pas penser que cet état est le terminus sur le chemin.

Le vrai travail commence seulement.

La vraie Connaissance est de différente nature que les données que nous apprenons à l'école ou que celles rencontrées dans la société. Prem Rawat joue sur cette différence mais tord et distord sa signification réelle parce que la vraie Connaissance, ou Gnose, est objective, non subjective. Avec sa grâce nous nous voyons nous-mêmes et le monde comme nous sommes et comme qu'il est.

Ecrits de George Heart :
    Dans son usage grec original, le terme « gnose » a toujours été différencié de la perception sensorielle aussi bien que de l'opinion. Depuis l’époque de Platon, il veut dire appréhender ce qui est vraiment. La vue platonicienne accorde une telle réalité seulement à ces objets qui restent inchangés sous l'effet de la corruption du temps ; et évidemment, seules les réalités métaphysiques peuvent résister à cette épreuve. Si donc on pouvait saisir de telles réalités par une gnose, et les saisir intégralement à travers ses plus hautes facultés intellectuelles, elles se dessineraient hors du domaine de l'espace temps.

    [...] La Gnose est donc la Connaissance de Dieu, de la Cosmologie, de la Cosmogonie, des Archétypes, de l'Essence et de l'Origine de l'être humain. C'est une Connaissance transcendantale, qu’au début nous enregistrons avant de la transformer en notre substance. Mais, si cela ne se produit pas, et que notre structure psychique interne n'est pas radicalement changée en accord avec cette connaissance, alors elle n'a pas accompli son but. La Gnose est une connaissance de la vie et de la lumière qui est elle-même, la Vie et la Lumière. [Ibid. pp 130-31.]
Bien que cette description puisse au premier coup d’œil sembler aussi vague que celle offerte par le Maître Parfait, elle offre beaucoup d'indices quant à la façon dont la Gnose vraie diffère de l’expérience de bien se sentir offerte par le Maharaji.

D’abord, la Gnose permet à de voir les réalités métaphysiques. Qu’est-ce que ça signifie ? Parlons-nous de quelque voyage hallucinatoire ? Pas du tout. Le monde est la manifestation de l'interaction entre la Création et l'Entropie. A un niveau, ce sont des réalités métaphysiques. Cependant, elles sont manifestées dans notre monde de façons à pouvoir être perçues par nos sens. Ce qui est différencié de la perception sensorielle est notre capacité de voir derrière la manifestation matérielle et d'identifier la force manifestée. La Gnose nous permet de voir ces forces pendant qu'elles se manifestent dans notre monde, de voir à travers le voile de l'illusion et de les identifier correctement. L’entropie, ou la force destructive, est souvent cachée derrière un masque de création. Penser aux mots de George Bush déclarant apporter la paix, la liberté, et la démocratie en Irak. Caché derrière ces mots existe une froide, calculée, et incessante attaque contre la paix, la liberté, et la volonté démocratique du peuple dont il est responsable du massacre.

Pourtant combien de gens sont incapables de voir derrière le voile ?

De ceux qui voient, combien sont réellement capables de FAIRE quelque chose à ce sujet ?

Vous pourriez arguer que l'exemple de George Bush n'est pas très difficile. Il est facile de voir l'abîme entre ses mensonges et ses actions. Hé bien, l'exemple de Prem Rawat est exactement du même ordre. Il dit une chose et fait une chose opposée. Il prêche la paix intérieure, mais il apporte un engourdissement de la vie intérieure qui rendra ses disciples incapables de distinguer clairement la Création et l'Entropie. Pire, il convainc ses disciples qu’avec cette « expérience » ils est bien mieux de se fermer à la recherche des vraies réponses à leurs questions et de sceller l'affaire avec une expérience de bien se sentir.

Le second point à tirer de la citation de George Heart est que la Gnose modifiera radicalement notre structure interne. Si cela n’arrive pas, alors le but n'est pas atteint. Ce n'est pas l'endroit ici d’entrer dans le détail de ce que signifie cela. On le relie à l’assise du vrai « JE » qui se produit avec la fusion des petits « je » de la Personnalité. Un lien permanent est ainsi établi avec nos centres les plus élevés ; il ne disparaîtra plus.

Laissez-moi donner un exemple pratique de la façon dont on se met au vrai travail d'acquisition de la Gnose.

Imaginons un groupe de gens travaillant tous ensemble à apprendre la pratique de l'accès aux réalités supérieures. Leur hypothèse est qu'il EXISTE un autre niveau de réalité et ils savent que les signaux de cette réalité sont très, très subtils et non mesurables normalement. Aucun dispositif mécanique ne peut être construit pour les détecter ou les mesurer. Cependant, ils savent par des expérience et des phénomènes spontanés qu'il EXISTE de tels signaux. Et ils théorisent au sujet de cette autre réalité basée sur le peu qu’ils peuvent discerner dans ces signaux.

Se rappeler : La méthode de science ésotérique est identique à celle de la science positive : Observation, analyse critique des observations, et déduction rigoureuse des faits établis.

Et ainsi, ils concluent que « l’instrument » dont ils ont besoin pour travailler est plus complexe qu’eux-mêmes au grand complet : Leur propre « être » qui inclut non seulement leur physiologie, mais aussi « l’âme » théorisée et ses « organes de perception » théorisés.

Ils décident que la meilleure manière d'approcher l'expérience est d’abord d’étudier tout au sujet de leur propre « instrument, » c’est-à-dire le corps et la psyché et tous ses « sentiments » et impulsions, etc., et de comparer l’un à l'autre pour commencer à trouver et établir une ligne de conduite. Afin de faire cela, ils doivent avoir de très grandes connaissances au sujet de la biologie, la physiologie, la psychologie, l’histoire, et ainsi de suite.

Une fois qu'ils ont une ligne de conduite, ils peuvent ensuite commencer à évaluer les signaux innombrables qui entrent dans le système.

Comment vont-ils faire ça ?

Ils doivent avoir une rétroaction. Si un signal entre, il doit y avoir en quelques sortes une action qui leur permette de vérifier le signal par rapport à un « fait. »

En utilisant l'exemple de la télépathie, si quelqu'un obtient une « impression » ou un « sentiment » ou « a une vision » ou tout autre signal, il DOIT avoir quelqu’un ou quelque chose qui soit confirme soit réfute cela. Mieux encore, avoir un groupe de gens avec de nombreuses connaissances pratiques capables de trier l'information et de déterminer ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas.

Et ici, la vérité doit être comprise.

Dans l’usage ordinaire l’adjectif « vrai » est « une affirmation qui correspond aux faits ». Plus précisément, le mot « vrai » dénote la validité d'une correspondance prévue (ou attendue) entre une représentation et ce qu’elle représente. Il y a beaucoup d'essais intéressants traitant cette question sur Internet. Dans celui-ci, l’exemple est donné d'une carte « géographiquement vraie » parce que « les lignes du plan montrent approximativement la même forme bi-dimensionnelle que les rues ». Une peinture est dite « vraiment vivante » si ce qu’elle montre apparaît à quiconque exactement comme la réalité vue avec les yeux. Cet essai suggère aussi que la « vérité implique deux ‘systèmes’ prétendument reliés point à point [reliés par mapping] ».

Pour le moment prenons cette dernière définition que la vérité implique deux systèmes reliés point à point. Si l'information télépathique peut être confirmée comme exacte parce qu'il y a une rétroaction qui montre qu’elle est réelle, alors on sait que le signal existe et que c'est une lecture [télépathique] fidèle.

D’autre part, si on constate que l’interprétation du signal est erronée, alors il faut recommencer et découvrir s'il était mal interprété, faux signal, ou quoi que ce soit.

De cette façon seule on pourra être capable de construire une solide base répétitive, pour interpréter les signaux de l'environnement d'abord, et en second lieu la théorie plus élevée de la réalité.

C’est un peu comme apprendre une toute nouvelle langue. Il y a de nombreux importants aspects d’une langue. Il y a l'alphabet, les règles d’association des lettres, comment les mots peuvent s’apparier, la prononciation, les inflexions, et ainsi de suite ; tout cela peut affecter essentiellement la communication.

Tout cela a une relation avec le travail de réalisation gnostique. Un tel travail, ne peut pas se faire en solitaire. En plus, si quelqu’un n’est pas entièrement impliqué dans le projet, « se tient en arrière » ou hésite, il peut altérer rapidement le « mécanisme de lecture » de chacun. Ils obtiendront des signaux qu'ils ne pourront interpréter parce que quelqu'un n'est pas sincère.

C'est le début du travail de la Gnose. Les lecteurs désireux d’en apprendre plus sont encouragés à lire Gnosis, le travail en trois volumes de Boris Mouravieff et les quelques articles sur ce processus sur notre site.

Noter aussi que rien dans cette information n'est secret. Elle est là disponible pour tous ceux qui souhaitent prendre le temps de la rechercher. En l'apprenant et en l’appliquant, vous n'êtes pas forcé de signer un contrat de non divulgation ou de faire le vœu d’embrasser les pieds de l'auteur.



A SUIVRE

#44 energie

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Posté 21 juillet 2006 à 13:37

Salut Pietrus! :D

Super ce dernier article,surtout la première partie! J'ai un peu décroché la fin,j'y reviendrais! :roll:

Citation

Cependant, quand on comprend que la vraie Connaissance est le produit non seulement du cœur, mais aussi de l'intellect, et quand on comprend comment cela survient, il est facile de voir que le Maharaji colporte une illumination bidon

Exactement,voilà!

C'est ce que je ressens depuis un certain temps!

Ceux qui disent "il est méchant le mental" sont dans une grossière erreur.
L'univers est mental de toute façon,donc......

C'est exactement ce qui se passe dans le monde,la division entre le scientifique et le religieux,le coeur rejette le mental,ou le mental rejette ce qui vient du coeur.
Plus ou moins.

Tant que l'un refutera l'autre,c'est que les 2 sont dans l'erreur,assurement,absolument.

Il n'y a rien à renier.Si l'un renie l'autre,c'est une guerre contre soi meme,on est dans la division et on s'automanipule,et puis on voit des manipulations partout à tout bout de champs!

De plus,et je risque de faire jaser mais tant pis,il semble bien que le mental "corresponde"(je n'ai pas d'autre mot :cpasmafaute: ) au chakra du coeur!
Il y a un lien évident.
Un pont,une logique,qui réunifie les deux.

Lorsque les deux sont en accord,on peut commencer à parler de co-naissance.

CO-NAISSANCE.  En deux mots. Cela veut tout dire.

Merci. :D

#45 hellia

hellia

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Posté 21 juillet 2006 à 19:52

Hello

Mers maîtres sont mes parents, mon epoux, mes enfants, mes amis...vous l'aurez compris,  tout mon tissu social, et j'en ai bien assez de coup de pied au cul hahaha!

Ho! j'allais omettre, vous aussi, chacun d'entre vous, vos partages sont comme des perles, chacun est précieux. Merci!

Bien à Nous
Hellia

#46 petrus

petrus

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Posté 22 juillet 2006 à 11:07

Suite de « Le service »


Le prédateur spirituel : Prem Rawat AKA Maharaji – Suite

La subjectivité



Comme indiqué ci-dessus, notre conception du travail ésotérique est d’atteindre la vue la plus objective possible de nous-mêmes et du monde ; le but est de se maîtriser. Pour atteindre ce but, l'aide d'autres est une nécessité absolue. Nous sommes incapables de nous voir mêmes comme nous sommes sans l’aide du miroir offert par d'autres activement occupés dans le même travail. Ce miroir nous permet d’ajuster notre instrument de lecture de sorte qu'il puisse enregistrer la réalité toujours plus exactement. Un vrai maître est capable de faire exactement cela, de même que les autres étudiants. Connaissant l'étudiant, le groupe peut le voir tel qu’il est et il peut offrir des expériences pour aider l'étudiant à apprendre.

Mais pour faire cela, l'étudiant doit être connu. Ses programmes, points faibles, et vaches sacrées, doivent apparaître en leur fournissant une chance de se manifester de sorte qu'ils puissent être identifiés et traités à travers une intervention personnelle.

Dans le cas de Prem Rawat, il ne rencontre jamais réellement la grande majorité de ses étudiants. Différents étudiants qui peuvent se permettre de voyager peuvent être bénis avec une apparition personnelle occasionnelle, se réduisant à voir leur objet de dévotion sur une estrade devant des centaines ou des milliers d'autres. Connaissant le plein pouvoir d'un groupe à provoquer l'hystérie de masse pour une expérience de se sentir bien, de telles apparitions renforcent l'allégeance à Dieu. Mais il ne peut évidemment pas être le maître d’une voie sérieuse. L'étudiant est en général laissé à ses propres pratiques, ou il rencontre un petit groupe d'autres adeptes, pour faire à leur manière.

Cet isolement encourage et renforce la subjectivité croissante de l'étudiant. Ajouté à la nature même du produit du « Maître » -- une « expérience » intensément subjective qu’il a mal nommée « Connaissance », comme si c'étaient la même chose que la Gnose de la Tradition Chrétienne ésotérique -- et c'est une certitude que ses étudiants deviendront embourbés dans une vision et une illusion toujours plus subjectives d'eux-mêmes et du monde. Comment pourrait-il en être autrement ? Nous avons vu que leur capacité pour la pensée rationnelle a été, d'abord dénigré, puis réduite au silence, que leur volonté a été livrée au « Maître », par qui toute la vérité est reçue, et qu’ils ne devront plus jamais penser parce qu'ils ont « la connaissance du Gourou Maharaj Ji ».

Voici un exemple de cette subjectivité et comment elle affecte la capacité du disciple à voir la réalité objective :

Si nous essayons d‘avoir une idée objective de la réalité, elle inclura une vue objective de Maharaji lui-même. Une telle perspective devra inclure sa richesse, ses liens avec les halls du pouvoir, ses relations avec ses étudiants, tous ses étudiants, ses déclarations au sujet de sa divinité, son enseignement, sa capacité à vivre ce qu'il enseigne, et ses transformations et changements de présentation au cours des années. Et ce serait un début. L'image, comme cet article le démontre, n'est pas jolie. Il ne peut y avoir aucun doute qu'il est un prédateur spirituel.

Que concluriez-vous, ensuite, si en regardant cette image, un adepte du Seigneur le plus Saint de l'Univers ne pouvait pas avoir d’autre réaction que, « Mais il m'a donné la Connaissance ? » C'est-à-dire, l'étudiant étant incapable de voir le gourou à travers autre chose que sa propre expérience limitée et subjective du « Maître » ?

Quel genre de « Connaissance » est celle qui en réalité rend aveugle à la vérité ? Est-ce vraiment de la « Connaissance », ou est-ce de l’ignorance et de l’auto-mystification incrustées en tant qu’extase et béatitude ?

Il serait difficile de ne pas conclure qu'une telle personne est entièrement dans la poigne de l'homme et incapable de s’élever au-dessus de sa subjectivité pour voir le maître, et, en conséquence, le monde, comme il est. Si une telle personne est incapable de voir un prédateur spirituel aussi évident pour ce qu'il est, quelle confiance peut-on avoir en ses autres perceptions ? Quelle possibilité existe-t-il pour qu’elle se voit elle-même objectivement ?

La vue objective de la réalité a besoin de la connaissance et des données de toutes ses facultés à la fois. Si un enseignement augmente et ancre la subjectivité sur le monde toujours plus fortement, alors ce n'est pas la connaissance. La connaissance vraie vient de l'utilisation de toutes les facultés au même moment, quand le cœur et la tête sont Un et que le corps ne peut rien faire d’autre qu'agir dans cette connaissance.

Mais alors, quel est le moment ?


A SUIVRE

#47 Cyrille999

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Posté 22 juillet 2006 à 11:40

energie, le Vendredi 21 Juillet 2006 à 13h30, dit :

Salut Pietrus! :D

Super ce dernier article,surtout la première partie! J'ai un peu décroché la fin,j'y reviendrais! :roll:


C'est ce que je ressens depuis un certain temps!

Ceux qui disent "il est méchant le mental" sont dans une grossière erreur.
L'univers est mental de toute façon,donc......

C'est exactement ce qui se passe dans le monde,la division entre le scientifique et le religieux,le coeur rejette le mental,ou le mental rejette ce qui vient du coeur.
Plus ou moins.

Tant que l'un refutera l'autre,c'est que les 2 sont dans l'erreur,assurement,absolument.

Il n'y a rien à renier.Si l'un renie l'autre,c'est une guerre contre soi meme,on est dans la division et on s'automanipule,et puis on voit des manipulations partout à tout bout de champs!

De plus,et je risque de faire jaser mais tant pis,il semble bien que le mental "corresponde"(je n'ai pas d'autre mot :cpasmafaute: ) au chakra du coeur!
Il y a un lien évident.
Un pont,une logique,qui réunifie les deux.

Lorsque les deux sont en accord,on peut commencer à parler de co-naissance.

CO-NAISSANCE.  En deux mots. Cela veut tout dire.

Merci. :D
Bonjour ami,

Oui, c'est juste ce que tu dis... Comme dire que le mental, c'est l'égo, ou que les émotions, c'est l'âme, etc... Il y a beaucoup de conneries chez les "gogos new âge"....

Une "des missions" du chakra du coeur est d'assurer que tous les besoins soient satisfaits: Qui proviennent du mental, des désirs émotionnels, sensuels ou d'un appel spirituel....
J'appelle le chakra du coeur, la boussole de DIEU...Quelque soit le niveau où tu es d'ailleurs....Lorsque tu es dans le coeur, tu sais...que tu as des besoins mentaux (curiosité, connaissance, etc....), mais aussi des besoins sensitifs, envie de manger, etc....
Il est juste au milieu (ah ! La voix du milieu !) des chakras dit "inférieurs" et "supérieurs"

Donc le coeur ne s'oppose pas au mental.... Le mental fait partie de l'Esprit.... Il est NEUTRE. Totalement. Se fout du "bien" et du "mal" qui ne sont que des étiquettes....
L'Univers qui est une manifestation de l'Esprit est donc aussi "mental"

A+
Cyrille
Les élues avançaient dans la Lumière de leur destin. Le temps des prêtresses dorées d'Athéna était arrivé.

#48 Cyrille999

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Posté 22 juillet 2006 à 11:48

Trintawak, le Jeudi 20 Juillet 2006 à 22h24, dit :

Moi j'aime bien le mot "maître"
Bonjour apache,

Dans le mot maître, il a surtout M être....

Aimer l'être.... c'est devenir MAITRE...

C'est METTRE de l'AMOUR en tout...car si tu AIMES TOUS LES ETRES, tu es "comme DIEU"....

Le mètre est LA mesure ETALON (pas utilisé dans tous les pays) pour MESURER... Etre MESURE...c'est aussi celà aussi la maîtrise...

Mais n'oublie pas le M.... C'est la lettre principale...

C'est la 13ème lettre de l'alphabet...comme par hasard...Juste au milieu ! Encore la voie du milieu !

Et le 13, c'est le chiffre parfait chez les juifs...

Ah, délicieuses lettres d'alphabets....


Cyrille
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#49 petrus

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Posté 23 juillet 2006 à 11:18

Le prédateur spirituel : Prem Rawat AKA Maharaji – Suite

Le cadeau du présent



Un [précepte] du Nouvel Age et des religions orientales est « Vivre dans l’instant » ou « Le présent est tout que nous avons ». Concrètement, c’est souvent interprété comme « Si vous le ressentez bien, faites-le », si vous avez un sentiment « d’amour » pour quelqu'un, profitez de lui, bénéficiez de lui, vivez avec lui tant que ça dure. Quoi que vous fassiez, ne le gaspillez pas. C’est spécial, vivons-le donc maintenant sans s'inquiéter du futur. Permettez-lui de vous consommer. « Si vous ne pouvez pas être avec celui que vous aimez, aimez celui avec qui vous êtes. »

Mais si on a une expérience différente du « Présent » ou du « Moment » ?

Eugène Canseliet écrit dans la préface à la deuxième édition de Les Demeures des Philosophes de Fulcanelli :
    Selon la signification du mot latin adeptus, l'alchimiste recevait alors le Cadeau de Dieu, ou même mieux, le Présent, un jeu de mots cabalistique sur la double signification du mot, soulignant qu'il apprécie ainsi la durée infinie du Maintenant.
Ainsi Canseliet parle de « La durée infinie du maintenant ». Qu’est-ce que cela peut signifier ? Sûrement que « maintenant » est juste un bref  instant ?

Mouravieff écrit au sujet de la durée du Présent dans Gnosis :
    En réalité, le Présent n'est pas connu pour durer, et en fait il n'a aucune durée. Il ne dure pas ; tout ce qui dure se prolonge dans le Temps, et existe en fait automatiquement dans le domaine du Passé-Futur. L'expression : « La durée du Présent » est une convention. Elle donne à notre intelligence un accès plus facile -- qui prend Temps comme une catégorie absolue -- à la notion du Présent, une catégorie qui est réellement située à l’extérieur du Temps. Dorénavant, toutes les fois que nous employons conventionnellement l’expression « La durée du Présent », nous devons faire attention à ne pas perdre de vue ce facteur.

    [...] Il est en fait correct de mesurer le Présent individuel au moyen d'unités de Temps ; mais quand nous le faisons nous ne mesurons pas le présent lui-même, qui n'a aucune mesure, mais la largeur de la fente à travers laquelle nous observons le film du kaléidoscope, le film de la vie.
C'est un commentaire très intéressant : Mesurer le présent ne se fait pas directement, mais par l'intermédiaire de la « largeur de la fente à travers laquelle nous observons le film du kaléidoscope, le film de la vie. » Quelle peut être la signification ? Mouravieff continue :
    Voici un autre exemple, choisi pour nous aider mieux à comprendre ce mécanisme qui nous régit.

    Imaginons un être sans dimension, un point vivant doté de l'intelligence de la première dimension. Convenons que cet être vit sur une ligne géométrique, disons une courbe. La notion entière de l'espace est réduite pour lui à trois représentations : Ce qui est en avant, ce qui est derrière, et ce qui est ici. En outre, comme son esprit n'a aucune notion d'une deuxième dimension, qui est nécessaire pour visualiser une courbe, il croit que la courbe sur laquelle il vit est une ligne droite.

    L'être humain, tridimensionnel dans l'espace, est mono-dimensionel dans Temps. Il vit sur une ligne droite dans le Temps, et ne perçoit rien en dehors de cette ligne. Toute sa notion du Temps est réduite, par analogie avec l'exemple ci-dessus, à trois représentations : En avant - le futur ; derrière lui - le passé ; et enfin ici - le présent, qu'il conçoit comme sans extension. Mais si, par des exercices appropriés, notre point vivant pouvait acquérir un sens de la deuxième dimension, et s'il s’arrachait de la ligne géométrique sur laquelle il vit, de la croyance d’être là et nulle part ailleurs -- il réaliserait à ce moment, très étonnant, qu’il lui est possible d’observer non seulement le point ici, mais simultanément les deux fragments de la ligne, l’un devant, et l'autre derrière lui.
Comment nous est-il possible de nous arracher de la ligne géométrique sur laquelle nous vivons ? Parle-t-il du voyage astral ou d'une autre forme d'expérience paranormale ? Il ne parle de rien de la sorte. Alors comment pouvons-nous obtenir cette vue plus élevée sur nous-mêmes, un point d'où nous pouvons voir le passé et le futur pour ainsi dire ?

Imaginons un exemple.

Deux personnes convenables. Elles sont les deux, de toute apparence, sur un chemin spirituel. Tout est merveilleux, elles apprécient un Amour entre elles, que ni l'une ni l'autre n'avait jamais connu avant. Tout semble parfait. Cependant, comme elles finissent par se connaître, l’une découvre que les mots qu'elles partagent ont des significations différentes, que l'autre interprète tout partout à travers la fausse et subjective « spiritualité » de Maharaji.

Peu importe les arguments apportés, les données présentées, la personne prise dans l’esclavage de Maharaji est incapable de voir le « Maître » dans ses vraies couleurs.

La première peut bien avoir diverses influences, la tirer et la pousser. Le cœur, le centre émotif, plein de cet Amour jamais expérimenté avant voudra masquer les différences, niant qu'elles sont importantes face à ce qu’elles ressentent.

Le centre intellectuel, cependant, se rappelle les expériences précédentes quand de petites différences au début, des différences repoussées de côté et ignorées, plus tard émergent pour créer de grandes douleurs et de la souffrance aux deux personnes impliquées. Il peut se projeter dans le futur et voir le résultat de négliger ces leçons, aussi durement gagnées dans le passé.

Cette vision du passé et du présent est vivante et vive, si vivante et si vive qu'elle ne peut pas être écartée en disant « Ah, bon, peut-être que cette fois il sera différent » ou « L’euphorie que j’ai maintenant, si forte, si belle, vaut sans doute la peine de problèmes plus tard ».

Et tout ceci, les plaidoiries du cœur et la connaissance de la tête continuent en même temps. Et si le centre intellectuel peut rester ferme face aux réactions émotives, ces réactions peuvent être gâchées et le centre émotif peut arrive à « voir » la vérité du passé et du présent d’une plus large perspective que le centre intellectuel. L'énergie du centre émotif change sa couleur et un arrangement harmonieux entre le cœur et la tête se produit.

A ce moment, la fente par laquelle l'individu regarde le film de sa vie s'est élargie -- passé, présent et futur fusionnent pour devenir le Présent.

Le Présent se dilate par une expansion de notre conscience, de ce que nous pouvons mémoriser, tandis que les émotions nous mènent à une vue étroite. Le centre intellectuel peut-il voir ce qui est vrai pendant que le centre émotif et le centre moteur veulent juste qu'il trouve des excuses et des justifications ? Le travail de tous les centres peut-il être fusionné ensemble dans la connaissance ?

Nous devons considérer l'état actuel de l'univers comme l'effet de son passé et de la cause de son futur.
    Considérer une intelligence qui, à tout moment, pourrait avoir connaissance de toutes les forces contrôlant la nature ainsi que des conditions momentanées de toutes entités dont la nature se compose. Si cette intelligence étaient assez puissante pour soumettre toutes ces données à l'analyse elle serait capable d'embrasser dans une formule simple les mouvements des plus grands corps de l'univers et ceux des atomes les plus légers ; pour elle, rien ne serait incertain ; le futur et le passé seraient aussi présents à ses yeux.

    Pierre Laplace
A SUIVRE

#50 petrus

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Posté 24 juillet 2006 à 12:50

Le prédateur spirituel : Prem Rawat AKA Maharaji – Suite

Conséquences de l'enseignement de Maharaji sur le développement ésotérique d'un individu



Après lecture des histoires d'horreur que comporte la vie et les enseignements du gourou Maharaj Ji, on pourrait penser que personne ne peut vraiment tomber là dedans, et que si ça arrivait, certainement surviendrait après un jour le réveil et la vision de la vérité. Quand ça arrive, on peut continuer sa vies et sa recherche.

Ce serait aussi facile. Malheureusement, en s'engager dans un travail erroné, particulièrement sur une longue période, peut avoir un effet extrêmement préjudiciable sur le potentiel de développement ésotérique. L’explication exige d’entrer dans les bases de la structure de notre personnalité.

Nous ne sommes pas intégrés. Il y a de nombreux différent petits « je » chez nous, qui luttent pour être entendu et pour avoir leur temps. La tradition nous donne l'image d'un récipient rempli de limaille de fer. Donner au récipient le plus léger coups de coude et la position de la limaille change. Il en est ainsi dans notre vie intérieure. Nous changeons constamment d'un moment à l’autre. Le but du travail ésotérique est par le feu de notre travail et la souffrance consciente de fondre cette limaille en entier solidement, pour créer le vrai « JE ».

Cependant, si nous avons été fortement identifiés à quelque chose avant que cette fusion se produise, les morceaux peuvent former dans le récipient, des parties où une quantité restreinte de limaille de fer a fusionné. La personnalité n'est plus fluide dans ces secteurs. Elle est solide. La difficulté est qu'une fusion aussi partielle empêchera la fusion complète ultérieure. Une fois qu'une partie est formée, les progrès ésotériques ne pourront s’accomplir qu’en retournant et en le brisant en morceaux. Les chocs requis pour faire cela sont extrêmement douloureux car de grandes et importantes parties de nos vies doivent être remises en question. Tout ce que nous identifions à l’origine des morceaux doit être analysé, compris, vu pour ce qu'il est, et jeté.

Pire, si le morceau est assez fort et que l'influence qui a mené à sa création est en activité dans la vie depuis assez longtemps, un centre magnétique noir peut être formé chez l'individu. Boris Mouravieff, dans son ouvrage Gnosis, décrit la formation du centre magnétique noir de cette façon :

Image IPB


Cette figure, avec les centres magnétiques noirs, représente la situation quand l'homme s’induit en erreur lui-même et, croyant qu’il absorbe des influences Esotériques et fait tout le temps le tri nécessaire, il absorbe en fait des influences de Tromperie, celles des flèches noires qui sont d'une certaine manière parallèles aux flèches blanches des influences ésotériques. Ceci le mettra en contact avec des gens qui possèdent des centres magnétiques de même nature : Qui sont eux-mêmes dupés ou qui dupe les autres, et qui n'ont aucun lien direct ou indirect avec le Centre ésotérique.

Pour comprendre le commentaire de Mouravieff sur «croyant qu’il absorbe des influences Esotériques, ou « B », et fait tout le temps le tri nécessaire, il absorbe en fait des influences de Tromperie, ou « A », celles des flèches noires qui sont d'une certaine manière parallèles aux flèches blanches des influences ésotériques. », on doit étudier le diagramme suivant :

Image IPB


Ici nous voyons de nombreuses petites flèches, se dirigeant dans de nombreuses directions différentes. Toutes les grandes flèches blanches se dirigent dans la même direction. Les petites flèches noires représentent les influences du monde matériel, que Mouravieff appelle les influences « A » : sexe, succès, argent, richesse, etc. Les flèches blanches représentent les influences « B », celle est des influences qui nous poussent au contact de notre nature la plus élevée.

Les [grandes] flèches noires [non représentées dans les diagrammes, mais parallèles aux grandes flèches blanches] sont celles des influences « A » qui imitent ou semblent aller dans la même direction que les influences « B ». Cependant, ce sont de faux enseignements, des enseignements du type de ceux de Maharaji qui enferrent plus profondément les gens dans ce dont ils croient échapper. Ils déplacent les gens vers les influences « A » sous le couvert de les déplacer vers les influences « B ».

Ce problème peut avoir comme conséquence un alignement magnétique avec la force Entropique. Sous une telle influence, de vraies influences « B » seront vues comme des influences « A ». En se rappelant de notre discussion sur la Gnose ci-dessus, la réalité métaphysique n'est pas vue. Le voile n'est pas percé.

Il y a peu ou pas d'espoir pour des individus ainsi aligné, au moins dans cette vie.


A SUIVRE

#51 petrus

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Posté 25 juillet 2006 à 13:03

Le prédateur spirituel : Prem Rawat AKA Maharaji – Suite

Conclusion



Il y a beaucoup d'aspects inquiétants dans la vie et les enseignements de Prem Rawat. Qu'il ait commencé l'enseignement à un âge si jeune peut bien être l’indication des influences hyperdimensionelles dans sa vie, et cela ne signifie nullement de bonnes choses. Il a pu être choisi comme canal pour quelques idées nocives. Il y a aussi ses prétentions à la divinité et les titres qu'il a pris, Seigneur de l'Univers, Maître Parfait, et en tant que tels ils indiquent une mégalomanie qui s’est alimentée pendant que ses disciples embrassaient ses pieds et faisaient pleuvoir sur lui avec des « cadeaux d'amour » au point que son ego aurait pu être facilement dépeint comme le Jabba le Hut de Star Wars.

Dès ses années d'adolescence, les canevas étaient en place : Les demandes de dévotion complète et l'idée que seul lui pourraient vous sauver, c'est-à-dire, vous donner « la Connaissance ».

De là, il a réussi à accumuler une énorme richesse. Il a été bien promu dans les médias, reçus les clefs à beaucoup de villes US. Ce succès, aussi, indique qu'il a bien été relié aux Puissances Qui Sont. Ces liens continuent à ce jour avec ses discours à diverses conférences de l'ONU.

Evidemment, il enseigne de pas glacer d’effroi ceux qui commandent notre monde, et de notre analyse, nous pouvons comprendre pourquoi. On enseigne aux gens une manière efficace d'arrêter leur capacité de penser. Il est facile de percevoir les principaux bénéficiaires d'un tel programme : Ceux qui souhaitent contrôler les autres.

Maharaji rattache la « Connaissance » à son être personnel, le lien direct avec sa propre divinité, piégeant les gens dans leur propre subjectivité. Il se passe du besoin de réseau, promouvant à la place l'idée dangereuse qu'ils peuvent le faire seul, naturellement, avec l'aide de son altesse. Maharaji montre les pièges du changement intérieur subjectif comme base de la « Connaissance ».

Dans les pires cas, ceux qui viennent sous son influence peuvent bien se bloqués eux-mêmes à tout véritable développement ésotérique. Quand ils trouvent un enseignement vrai et essentiel, leur incapacité à voir la réalité les aveuglera à la vérité.

En conclusion, il devrait être évident que le chemin de la « Connaissance » et de la dévotion à Prem Rawat, gourou Maharaj Ji, ancien Seigneur de l'Univers et Maître Parfait, n'ait rien à faire avec un travail ésotérique véritable. C’est une fraude et une tromperie : Un prédateur de l'ignorance des masses.

Les sites suivants sont des ressources très utiles pour ceux qui veulent en savoir plus au sujet de Prem Rawat. Dans le premier groupe se trouvent des sites établis par des ex-promus qui voient le vrai Prem Rawat. Dans le deuxième groupe se trouvent deux sites « officiels » de Maharaji-Prem Rawat. FIN

#52 henri

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Posté 29 juillet 2006 à 14:34

Je viens d’apprendre que Petrus a traduit mon article et que vous en parlez ici depuis quelques semaines. Je vais prendre du temps de lire les commentaires.

Merci à Petrus et à tout le monde qui l'ont lu.

La question de maître est importante. Je pense qu'aujourd'hui le meilleur maître est un groupe, un groupe des gens sur la même longueur d’onde. Chacun a sa propre façon de voir le monde et c’est la somme de ses points de vue qui donne sa force. Les autres nous voient plus facilement que nous sommes capables de nous voir. Donc ils peuvent nous aider de nous voir, d’identifier où nous sommes aveugles.

Ce n’est plus la hiérarchie d’un gourou mais un cercle des gens égaux. Chacun peut apprendre des autres, même les plus expérimentés. Évidemment, ces gens devraient se connaissent. Une des choses le plus choquant de Maharaji et d’autres soi-disant gourous est le fait qu’ils connaissent même pas leurs élèves ! Comment aider des gens si on ne les connaît même pas ? C’est comme une cour de spiritualité par ordinateur. One size does not fit all….

Pour moi, le but du travail spirituel n’est pas de voir des trucs fantastiques, ni de parler avec des anges, ni de vivre dans le présent, ni de sentir bien dans sa peau ou les autres panacées de la spiritualité bidonne. Le but est de voir le monde comme il est, vraiment, avec sa beauté et ses horreurs, de faire la part entre son côté créatif et son côté entropique, destructeur. Les deux existent et il faut faire le choix.

Nous ne sommes pas ici sur terre pour surmonter la dualité mais pour apprendre le plus possible sur cette dualité. De penser qu’on peut la « surmonter » c’est de se prendre pour dieu. Oui, sur le plan cosmique, tout est Un ; mais nous ne sommes pas encore là. Nous sommes vraiment dans la boue, entourés par la guerre, la maladie, la méchanceté, le mensonge. Oui, reconnaître qu’ils ont tous leur partie dans un plan cosmique, c’est bien, mais après ? Comment en sortir ? Reconnaître que ton patron psychopathe ou narcissiste a son rôle à jouer dans le plan cosmique ne t’aidera pas a échappé des ses griffes.

Les gens comme Maharaji sont là pour brouiller les pistes, pour nous faire croire que le côté destructif est le côté créatif. L’expérience qu’il offre ferme à clef l’intellect. Les gens sont emprisonnés dans de l’ouate. Ils sont enfermés mais, oahhhh ! ils sentent tellement bien qu’ils ne veulent plus bouger.

Echec et matte.

Henry

#53 petrus

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Posté 31 juillet 2006 à 09:21

Je voudrais souligner aussi le fait que des religions comme le catholicisme ne sont pas innocentes dans la croyance aux gourous, c'est-à-dire à la croyance que des êtres supérieurs peuvent faire pour vous votre travail d'élévation.

En effet, ces religions propagent l'idée de redemption par un messie soi-disant fils de Dieu. A mon avis le coeur du problème est là. Car cela déresponsabilise l'homme et lui fait croire que le salut descend du ciel par magie et que n'importe quoi peut être fait puisqu'une entité divine s'occupe attentivement de son troupeau.

Les croyances propagées par ces religions ont exacerbé les tendances de l'homme : Transformant la majorité en bétail et la minorité en prédateurs par compensation et aussi parce que ces derniers ne croient pas sans douter et découvrent les failles du raisonnement et ce qu'ils peuvent en tirer.

Ces religions sont donc extrêmement suspectes. Ce qui est bizarre, c'est qu'on dirait qu'elles ont été bricolées à partir de savoir traditionnel détourné : Dans les évangiles par exemple, on trouve des traces d'initiation gnostique. Exemple dans l'évangile de Jean le discours de Jésus à Nicodème, où il est question de renaître et où Nicodème, comme un crétin, demande s'il doit retourner dans le ventre de sa mère pour naître à nouveau. Il est évident que ce passage provient d'un écrit gnostique. On observe aussi que la vie de Apollonios de Tyane ressemble étrangement à la vie de Jésus. Sont-ce ses écrits qui furent détournés par les romains pour fonder l'église catholique à la botte de l'empire ? Apollonios est l'exemple parfait de l'homme accompli, et ce que l'on sait de lui c'est qu'il était rationnel et pragmatique, ses conseils allant dans le sens de permettre la correction de leurs défauts préjudiciables aux victimes d'eux-mêmes, et non pas de s'adonner à une action magique pour que les habitants des cieux leur viennent en aide.

On ne peut oublier les textes gnostiques retrouvés en Egypte, à Nag-Hamadi, en 1945. Ces écrits disent clairement que le dieu des juifs est le démon (ou plutôt le maître archonte). Dans ces écrits on trouve aussi l'évangile de Thomas dans lequel une entité idéalisée déclare que les Pharisiens ont caché la voie du ciel... (cette entité impersonnelle fut par la suite personnalisé en Jésus par l'église). Ce texte recoupe un autre dans un évangile où Jésus déclare que le père des juifs est le démon.

Dans les évangiles, encore, Jésus est soumis à la tentation du démon. Ce dernier lui montre ce que ses pouvoirs pourraient lui permetter d'obtenir sur la Terre s'il le voulait. Ce passage qui peut sembler anodin, puisqu'il n'a pas été supprimé, est significatif de l'ordre du mal qui préside sur la Terre...

#54 nomind

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Posté 07 septembre 2006 à 09:05

henri, le Samedi 29 Juillet 2006 à 14h27, dit :

La question de maître est importante. Je pense qu'aujourd'hui le meilleur maître est un groupe, un groupe des gens sur la même longueur d’onde. Chacun a sa propre façon de voir le monde et c’est la somme de ses points de vue qui donne sa force.

Une des choses le plus choquant de Maharaji et d’autres soi-disant gourous est le fait qu’ils connaissent même pas leurs élèves ! Comment aider des gens si on ne les connaît même pas ? C’est comme une cour de spiritualité par ordinateur. One size does not fit all….

Pour moi, le but du travail spirituel n’est pas de voir des trucs fantastiques, ni de parler avec des anges, ni de vivre dans le présent, ni de sentir bien dans sa peau ou les autres panacées de la spiritualité bidonne.

Nous ne sommes pas ici sur terre pour surmonter la dualité mais pour apprendre le plus possible sur cette dualité. De penser qu’on peut la « surmonter » c’est de se prendre pour dieu.

Les gens comme Maharaji sont là pour brouiller les pistes, pour nous faire croire que le côté destructif est le côté créatif. L’expérience qu’il offre ferme à clef l’intellect. Les gens sont emprisonnés dans de l’ouate. Ils sont enfermés mais, oahhhh ! ils sentent tellement bien qu’ils ne veulent plus bouger.

Echec et matte.

Henry
"La question de maître est importante. Je pense qu'aujourd'hui le meilleur maître est un groupe, un groupe des gens sur la même longueur d’onde. Chacun a sa propre façon de voir le monde et c’est la somme de ses points de vue qui donne sa force."

Manifestement, tu ne sais pas de quoi tu parles. Soit on accepte quelqu'un comme Maître, Enseignant, Guide, Gourou, peu importe le terme, soit on nie la nécessité d'un Maître et on marche seul. Mais substituer au Maître, quel qu'il soit, un groupe de gens qui serait sur la même longueur d'ondes, ça ne vaut pas mieux que de suivre un gourou. La somme des points de vue d'un groupe, ça ne donne pas obligatoirement de la force, ça peut aussi engendrer de la confusion surtout si chacun à sa propre façon de voir.
Ton article sur les prédateurs spirituels m'a donc bien fait rire.

"Une des choses le plus choquant de Maharaji et d’autres soi-disant gourous est le fait qu’ils connaissent même pas leurs élèves ! Comment aider des gens si on ne les connaît même pas C’est comme une cour de spiritualité par ordinateur. One size does not fit all….""

Jésus, Bouddha, Mahomet, pour n'en citer que quelques-uns, tu crois qu'il connaissaient personnellement tous leurs élèves ? Et le pape, tu crois qu'il connait personnellement tous les catholiques ? Et le rabbin, l'imam ou le curé du coin, il connait personnellement tous ses fidèles? Et toi, en publiant ton texte sur le NET, tu ne fais pas un cours de spiritualité par ordinateur ?

Une des choses les plus choquantes, c'est aussi de lire des articles comme le tien à propos d'un gourou que tu ne connaîs même pas, que tu n'a jamais rencontré et dont tu n'as jamais reçu le moindre enseignement. Tu parles donc de ce que tu ne connais pas, tout comme ces journalistes qui brandissent la menace des sectes à tout bout de champ avec la bénédiction des lobbyes catholiques, l'Unadfi et consorts.

http://www.onnouscac...iete/unadfi.php

Ce genre de prose truffée de citations sorties de leur contexte, participe à la mise en  place d'une société totalitaire sous contrôle des véritables prédateurs, ceux de la pensée unique et du Nouvel Ordre Mondial qui veulent absolument étouffer tout éveil de la spiritualité en dehors des cadres religieux dominants.

http://www.syti.net/Topics.html

"Pour moi, le but du travail spirituel n’est pas de voir des trucs fantastiques, ni de parler avec des anges, ni de vivre dans le présent, ni de sentir bien dans sa peau ou les autres panacées de la spiritualité bidonne."

Pour toi, peut-être mais pas pour d'autres. La tolérance est une vertu incommode et l'ignorance est aussi une maladie tenace. Vivre dans le présent , c'est le point de départ d'une spiritualité authentique et se sentir bien dans sa peau c'est la moindre des choses. Cela ne signifie pas que tu te désintéresse de la souffrance des autres. Bien au contraire.

http://www.eternelpresent.ch/

"Nous ne sommes pas ici sur terre pour surmonter la dualité mais pour apprendre le plus possible sur cette dualité. De penser qu’on peut la « surmonter » c’est de se prendre pour dieu. Oui, sur le plan cosmique, tout est Un ; mais nous ne sommes pas encore là."

Tu devrais essayer d'élargir le champ de tes fréquentations dont les réalisations spirituelles sont manifestement limitées et te préoccuper un peu plus de ta propre réalisation plutôt que de te focaliser sur celle des autres. La non dualité  est le fondement de tous les enseignements spirituels.

http://nondualite.free.fr/

"Les gens comme Maharaji sont là pour brouiller les pistes, pour nous faire croire que le côté destructif est le côté créatif. L’expérience qu’il offre ferme à clef l’intellect. Les gens sont emprisonnés dans de l’ouate. Ils sont enfermés mais, oahhhh ! ils sentent tellement bien qu’ils ne veulent plus bouger."

Comment sais-tu celà. Personne n'a jamais encore fait l'expérience de l'expérience de l'autre. Serais-tu le premier à avoir réussi ce tour de passe passe ?

http://fr.maharaji.net/

"Echec et matte ?"

Non. Retour à la case départ : l'instant présent. La partie est donc annulée. Henri See ne connait pas les règles du jeu.

http://www.sectes-infos.net/

http://www.ex-disciples.org

#55 Grok

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Posté 14 novembre 2006 à 06:17

...Incisif !... Une certaine admiration s'éveille en moi à la lecture de ta prose, Nomind. Merci pour ça.

...Attendant le prochain déplacement de pièce, avec grand intérêt, puisque la démonstration "d'échec et mat" vient dêtre infirmée par Nomind. Il n'y a pas d'échec et mat, la partie continue.


PS: Ce petit commentaire "superflu" de ma part, histoire de n'être pas obligé de me réinscrire pour la 3ème fois sur ONCT faute d'avoir posté à temps (ben oui, je n'ai pas toujours quelque chose à dire, même si je suis "bavard", alors "le système ONCT" me rejette, de temps à autre. J'espère que vous me pardonnerez, c'est bon maintenant, je suis inscrit "pour la vie").

Ce message a été modifié par Grok - 14 novembre 2006 à 06:19.


#56 Grok

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Posté 14 novembre 2006 à 07:15

nomind, le Jeudi 07 Septembre 2006 à 09h05, dit :

henri, le Samedi 29 Juillet 2006 à 14h27, dit :


La question de maître est importante. Je pense qu'aujourd'hui le meilleur maître est un groupe, un groupe des gens sur la même longueur d’onde. Chacun a sa propre façon de voir le monde et c’est la somme de ses points de vue qui donne sa force.

Une des choses le plus choquant de Maharaji et d’autres soi-disant gourous est le fait qu’ils connaissent même pas leurs élèves ! Comment aider des gens si on ne les connaît même pas ? C’est comme une cour de spiritualité par ordinateur. One size does not fit all….

Pour moi, le but du travail spirituel n’est pas de voir des trucs fantastiques, ni de parler avec des anges, ni de vivre dans le présent, ni de sentir bien dans sa peau ou les autres panacées de la spiritualité bidonne.

Nous ne sommes pas ici sur terre pour surmonter la dualité mais pour apprendre le plus possible sur cette dualité. De penser qu’on peut la « surmonter » c’est de se prendre pour dieu.

Les gens comme Maharaji sont là pour brouiller les pistes, pour nous faire croire que le côté destructif est le côté créatif. L’expérience qu’il offre ferme à clef l’intellect. Les gens sont emprisonnés dans de l’ouate. Ils sont enfermés mais, oahhhh ! ils sentent tellement bien qu’ils ne veulent plus bouger.

Echec et matte.

Henry
"La question de maître est importante. Je pense qu'aujourd'hui le meilleur maître est un groupe, un groupe des gens sur la même longueur d’onde. Chacun a sa propre façon de voir le monde et c’est la somme de ses points de vue qui donne sa force."

Manifestement, tu ne sais pas de quoi tu parles. Soit on accepte quelqu'un comme Maître, Enseignant, Guide, Gourou, peu importe le terme, soit on nie la nécessité d'un Maître et on marche seul. Mais substituer au Maître, quel qu'il soit, un groupe de gens qui serait sur la même longueur d'ondes, ça ne vaut pas mieux que de suivre un gourou. La somme des points de vue d'un groupe, ça ne donne pas obligatoirement de la force, ça peut aussi engendrer de la confusion surtout si chacun à sa propre façon de voir.
Ton article sur les prédateurs spirituels m'a donc bien fait rire.
(...)

...Et tatati... Et tatata...


...Bon.

Il semble que je sois le seul joueur en piste, pour l'instant; puisqu'on joue à plusieurs.

J'enchaine, donc, sur les commentaires de Nomind, citations, re-citations... etc...


D'abord, j'éreinte Henry See (salut, Henry !...), mais là c'est trop facile. Néanmoins, c'est un devoir, pour moi comme pour nous tous, isn't it ?...

henri, le Samedi 29 Juillet 2006 à 14h27, dit :

La question de maître est importante. Je pense qu'aujourd'hui le meilleur maître est un groupe, un groupe des gens sur la même longueur d’onde. Chacun a sa propre façon de voir le monde et c’est la somme de ses points de vue qui donne sa force.

Royale plantade de ta part, Henry. Totale absurdité !...
Comment considères tu les dangers piégeux des phénomènes de groupe ?...
Et paf !... Tu es bon pour suivre un nouvel Hitler, celui qui sera plus subtil que toi.
Tu restes "dans ta tête", Henry, c'est la catastrophe de l'homme occidental.

L'aigle doit être solitaire, Castaneda en a parlé me semble-t'il ?... Une solitude absolue, sans nom, est nécessaire !...

Le véritable gourou est intérieur, en nous, ou bien est-ce que je me trompe ?... Demi-vérité, comme toute vérité seulement intellectuelle. Le coeur doit participer à la Connaissance, sinon elle reste de l'ignorance.

henri, le Samedi 29 Juillet 2006 à 14h27, dit :

Nous ne sommes pas ici sur terre pour surmonter la dualité mais pour apprendre le plus possible sur cette dualité. De penser qu’on peut la « surmonter » c’est de se prendre pour dieu.

...Mais !... Nous sommes Dieu !... À une certaine place en dedans de nous (le dedans est le dehors), qu'il faudrait retrouver, au prix d'un travail éreintant d'une sincérité absolue, d'un amour absolu, d'une vigilance absolue !... Au prix de la détection personnelle de toutes nos errances !... Au prix d'une solitude effroyable et obligatoire !... Au prix de "l'élimination de l'ignorance" à coup de "karcher" (pas pu m'empêcher :nonnonnon:) !...

...Comment peux-tu être aussi ignorant, Henry ?... Ton intellect te détruit car tu te laisses dominer par lui, plutôt que de le tenir en laisse !... Si nous pouvions ne pas oublier que des êtres très simples sans aucune culture et d'un intellect "limité" ont atteint l'état divin !... Voilà, Henry, tu es piégé. Tu fais dans la fausse modestie ("ne pas se prendre pour Dieu"). Les lézards t'ont niqué, Henry (désolé pour la vulgarité, c'était trop tentant :nonnonnon: ). Nous sommes Dieu !... Le seul problème: nous l'avons oublié !... Ou bien: nous pouvons aussi faire croire aux autres que nous nous en rappelons, quand nous ne nous rappelons de rien du tout (= les imposteurs).

...Résultat, Henry: tu viens de donner une leçon bidon de "spiritualité". Tu t'es mis au niveau de ce que tu veux critiquer. Piège !...
Tu as perdu ta Reine... Dur, dur !...

Et je ne parle même pas de ta phrase "Je pense qu'aujourd'hui le meilleur maître...". C'est quoi, ce "aujourd'hui" bidon ?... Tu as mis des chaussures trop grandes pour toi, Henry. Va falloir encore bosser, jusqu'à en perdre la tête. C'est notre destin...

Un petit mot pour Nomind:

Citation

La non dualité  est le fondement de tous les enseignements spirituels.
http://nondualite.free.fr/
La liste de discussion " Non Dualité", de ce site que tu cites m'a bien fait rire: je leur ai conseillé le suicide de la liste comme seule solution possible, avant de me désabonner; jamais vu autant de dualisme, et autant de personnes larguées et confuses !...

Citation

"Echec et matte ?"

Non. Retour à la case départ : l'instant présent. La partie est donc annulée. Henri See ne connait pas les règles du jeu.

...Visé juste !...

...Sachant "intellectuellement", et aussi par expérience (prémonitions, ça peut arriver à beaucoup dont moi, c'est très encourageant, notre conscience peut dépasser certaines limites illusoires), que la conception et le ressenti du temps comme linéaire n'est qu'un aveuglement de notre part qu'il est parfaitement possible de dépasser, ainsi que la dualité, contrairement à la grosse bêtise qu'a dite Henry. Sorry, Henry, we like you very much, so/but it had to be said  :chamaille: .

#57 nomind

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Posté 20 janvier 2007 à 05:35

"Une des choses le plus choquant de Maharaji et d’autres soi-disant gourous est le fait qu’ils connaissent même pas leurs élèves ...blablabla"

...mais le plus choquant, c'est de lire la prose d'Henri See qui parle d'un gourou qu'il ne connait  pas, se contentant de faire du copier/coller d'articles glanés sur le net.

"La liste de discussion " Non Dualité", de ce site que tu cites m'a bien fait rire: je leur ai conseillé le suicide de la liste comme seule solution possible, avant de me désabonner; jamais vu autant de dualisme, et autant de personnes larguées et confuses !..."

...yes, mais c'est le lot de toutes les listes de dicussion et celle-ci (onct) n'échappe pas à la règle.