Les Cathares, qui se nommaient eux mêmes "bons chrétiens"ou "bons hommes" constituaient une religion gnostique. Les gnostiques recherchent la connaissance spirituelle ( de gnose: connaissance, et pas seulement la croyance).
Par exemple, au sein de l'islam, les soufis constituent un courant gnostique, car ils recherchent la connaissance experimentale et directe de Dieu, ou absolu, source de vie.
Les Cathares cherchaient à vivre le christianisme primitif, originel, concevant que la forme de christianisme répandue à leur époque avait été déviée.
Les Cathares ne vénéraient pas deux divinitéS, mais une seule, considérant que le mal était comme une maladie, pas une divinité.
Certains Cathares croyaient que l'âme pouvait se reincarner 9 fois pour se perfectionner.
Ils formaient des groupes régionaux, qui n'avaient pas une conception unique, chaque groupe avait ses propres conceptions .
C'est pourquoi les rituels qui sont conservés contiennent des différences.
Les Cathares ne reconnaissaient pas le dieu de l'ancien testament, et concevaient Dieu comme père/mère.
Le Catharisme ne s'appuie pas sur une théologie puisqu'il considère que Dieu, inconnaissable et non accessible, est absent de ce monde.
Leur unique prière était le Notre Père. Ils considèraient que toutes les pratiques et sacrements instaurés par l'Église catholique romaine tout au long du Haut Moyen Âge, n’ont aucune valeur.
Les textes importants pour les Cathares était le Pater, qu'ils appelaient la sainte Oraison, et le prologue de l'évangile de St Jean.
Aujourd'hui, le Catharisme semble renaitre dans de nombreuses régions de France, de Belgique, d'Espagne, etc. Mais il n'avait pas complétement disparu .
A la fin du XIX° siècle, le "Notre Père" Cathare était toujours récité par des paysans dans le sud de la France, qui croyaient toujours à la reincarnation.
Le pater Noster Cathare en français:
Notre Père qui êtes aux cieux
Que votre nom soit sanctifié
Que votre règne arrive
Que votre volonté soit faite sur la terre comme dans le ciel
Donnez-nous aujourd’hui notre pain suprasubstantiel
Et remettez-nous nos dettes comme nous les remettons à nos débiteurs
Et ne nous induisez pas en tentation
Mais délivrez-nous du mal
Car à vous appartiennent le règne
la puissance
et la gloire
Dans les siècles, Amen
Le cathare pratiquait la répétition du notre père comme un mantra afin de faire taire le mental pour avoir accès au monde de l'Esprit !
Lire le livre de Bertrand de la farge :
Le Pater Cathare en latin:
Pater Noster qui es in coelis
Sanctificetur nomen tuum
Advenniat regnum tuum
Fiat voluntas Tua
Sicut in coelo et in terra
Panen nostrum supersubtancialem
Da nobis hodie
Et dimitte nobis debita nostra
Sicut et nos dimittimus debitoribus nostris
Et ne nos inducas in temptationem
Sed libera nos a malo
Quonian tuum est regnum
Et virtus
Et gloria
In secula
Amen.
D'après le consolamentum
Le Notre Père en occitant Le sacrement du consolament (consolation, en occitan du latin consolamentum) ou « baptême d'esprit et du feu » par imposition des mains, comme pratiqué par le Christ, est le seul à apporter le salut en assurant le retour au ciel de la seule partie divine de l'homme : l'esprit. Il est le point de départ d'un choix de vie en accord avec la doctrine (justice et vérité), permettant à la nature divine de l'impétrant de se détacher partiellement de la nature mondaine et d'accéder au salut.
Mon lien
Un soir, un vieux Cherokee expliqua à son petit-fils qu'il y a un combat qui se déroule à l'intérieur de tout individu. Il lui dit :
– Il y a une lutte entre deux loups à l'intérieur de chacun de nous. L'un est le mal : c'est la colère, l'envie, la jalousie, la cupidité, l'arrogance, le mensonge, l'orgueil... L'autre est le bien : c'est l'amour, l'humilité, la bonté, la bienveillance, l'empathie, la générosité, la compassion…
Le petit-fils réfléchit pendant quelques instants, puis demanda à son grand-père : – Grand-père, quel loup est le plus fort ? – Le vieux Cherokee répondit : Celui que tu nourris.