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Sur le Mossad


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3 réponses dans ce topic

#1 *MaJiK[!]

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Posté 22 juillet 2006 à 11:04

Le Mossad est l'une des cinq agences de renseignement d'Israël, son nom signifie "Institut pour les renseignements et les affaires spéciales"
(המוסד למודיעין ולתפקידים מיוחדים - hamossad lemodiin ouletafkidim meyouhadim)

Il est considéré comme l'un des meilleurs services secrets au monde et est réputé pour son extraordinaire efficacité.

Le Mossad a été créé officiellement le 1er septembre 1951 par décret émanant du Premier ministre David Ben Gourion, premier chef de gouvernement de l’Etat d’Israël.

Parmi les principaux faits d'armes de l'agence, on cite souvent l'enlêvement d'Adolf Eichmann - un ancien dirigeant nazi - le 11 mai 1960 en Argentine, la divulgation du "rapport secret" de Khrouchtchev au sujet des crimes de Staline en 1956 ou pour la traque des responsables de la prise d'otages des Jeux Olympiques de Munich en 1972.


Source Wikipédia

Site officiel http://www.mossad.go...sh/MohrAboutUs/

#2 *MaJiK[!]

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Posté 22 juillet 2006 à 11:35

extraits d'un article de Pierre Gardais paru dans l'édition du 15 mars 1991 de l'Humanité.


***


« [...] Quels que soient l’Etat et/ou l’idéologie dont il a vocation et devoir d’assumer les oeuvres inavouées, n’importe quel service secret aspire avant tout à bénéficier d’une légitimation profonde et d’un soutien total.
Le Mossad utilise la terrible mémoire de l’Holocauste, et les rapports entre l’Etat juif et la Diaspora... Des références tragiques qui favorisent l’image que veut donner et finalement donne d’abord de lui-même un service dont l’action clandestine est perçue comme une épopée vengeresse, la traque des criminels de guerre, une épopée de justice et d’efficacité qui fait oublier les habituelles besognes du renseignement et du contre-espionnage.
La capture d’Adolf Eichmann à Buenos Aires, le 11 mai 1960, sa condamnation après un procès mondialement suivi, le 12 décembre 1961, à Jérusalem, sa pendaison, le premier juin 1962, sont vécues comme l’éclatante continuation de l’oeuvre entreprise, quinze ans plus tôt, par le Tribunal militaire international de Nüremberg.
L’auréole ainsi acquise par les « chasseurs de nazis », qu’ils appartiennent ou non au Mossad, va, dans l’ordinaire des décennies suivantes, efficacement protéger ce dernier. D’autant plus efficacement que pareille auréole culpabilise par avance tout critique.

[...] Tous les anciens ont continué d’obéir au service après l’avoir officiellement quitté ; aucun ex-membre n’a jamais révélé des secrets du Mossad. Ou plutôt n’avait... Car à la fin de l’Eté dernier...

Le juge new-yorkais Michael J. Dontzin ne rechigne pas devant le travail de nuit. C’est en effet à une heure du matin que, le 12 septembre, dans son appartement de la Cinquième Avenue, il rend une ordonnance interdisant la diffusion et la vente d’un ouvrage que vient de publier une maison d’édition qui est d’ailleurs installée sur la même avenue, St Martin’s Press.

C’est à la requête de Zalman Shuval que le magistrat enjoint à l’éditeur Roy Gainsburg de faire retirer des librairies les dix-sept mille exemplaires déjà distribués.
Shuval est ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis et le livre, en partie autobiographique, est de Victor Ostrovsky, lequel, jusqu’en mars 1986, était un fonctionnaire du Mossad.
Le requérant a convaincu le juge Dontzin en arguant que l’ouvrage incriminé « rendait publiques des informations extrêmement confidentielles », non seulement « nuisibles à l’Etat d’Israël » mais susceptibles de « mettre en danger la vie de plusieurs personnes employées par cet Etat ».
La victoire judiciaire de Jérusalem est toutefois fort éphémère.

En effet, dès le lendemain, jeudi 13, l’instance d’appel de la New-York Supreme Court annule l’ordonnance de Dontzin comme contraire au Premier Amendement. Une décision définitive puisque l’avocat d’Israël renonce à se pourvoir, non sans curieusement se réserver le droit de réclamer ultérieurement la saisie du produit de la vente du livre au prétexte que les informations divulguées « sont la propriété du gouvernement israélien. »

Ici, c’est un gros « sic » qu’il conviendrait d’ajouter car, même si elle ne fut pas suivie d’effet, cette dernière intention achève de montrer que la seule idée que puisse paraître un tel « livre-bombe », selon l’expression de « La Repubblica » romaine du 15 septembre, a provoqué, à Tel Aviv, une sorte d’affolement rageur.
Résultat : ce que le « Journal de Genève » du même jour qualifie de « tintamarre médiatique ». Résultat du résultat : cinq cent mille exemplaires vendus en un mois, sans parler des mois suivants, et surtout un étonnant certificat d’authenticité délivré par le Mossad lui-même à l’ouvrage de son ancien membre.
Une authenticité qu’ont tenté de contester ceux qui ne supportent pas que Victor Ostrovsky accuse « l’Institut » de « transformer le rêve sioniste en cauchemar ».
Les objections ont fait long feu face aux détails fournis par l’auteur et aux explications apportées par le co-auteur Claire Hoy, un journaliste canadien fort estimé en son pays - un confrère chauve et barbu, d’ailleurs, dont les photos cadrent mal avec la consoeur qu’ont évoquée « L’Idiot international » et « Le choc du mois », toujours à la pointe de l’information.

Cette authenticité explique évidemment que, même assez vite présente sur les listes des meilleures ventes, l’édition française baigne, depuis sa parution en novembre*, dans un curieux demi-silence. Plus dissident que transfuge, et acteur devenu témoin, cet Ostrovsky dérange...
Quelle idée de venir nous raconter maintenant que le Mossad qualifie volontiers d’ « antisémites » ceux qui le mettent en cause à bon escient (page 30) ! Ou qu’il assassine parfois à Paris, boulevard Saint-Germain comme à l’Hôtel Méridien (page 33). Ou qu’en se moquant bien que cela puisse « nuire sérieusement aux Juifs de la Disapora », il considère pouvoir disposer d’ « un réservoir de millions de Juifs hors des frontières d’Israël » (pages 90-91).
Ou que ses tueurs ont souvent instruction de maquiller leurs crimes afin de « faire croire à un règlement de comptes entre fractions rivales de l’OLP » (page 142). Que le fameux Abou Nidal lui est bien utile (page 143) et le trafic de drogue aussi à l’occasion (page 246), etc. Sans parler des aides diverses apportées à l’Afrique du Sud, au Chili de Pinochet, au Cartel de Medellin, et parfois simultanément aux deux parties en présence lors d’un conflit, par exemple aux nationalistes tamouls, d’un côté, et aux forces sri-lankaises, de l’autre... Sans parler non plus des cachotteries parfois parfois meurtrières faites à des alliés pourtant aussi prévenants que la CIA américaine ou la DST française, etc.

Deux des indications fournies par le témoignage de Victor Ostrovsky méritent sans doute aujourd’hui une attention particulière : primo, la tendance du Mossad à s’immiscer dans la vie politique israélienne ; secundo, sa réputation d’être le meilleur spécialiste de la liquidation ponctuelle des cibles humaines.
En deux mots, tandis qu’à Jérusalem « l’Institut » favorise la droite belliciste et a pour politicien favori un vétéran du service nommé Ytzhak Shamir, le « long bras de la justice d’Israël » se flatte de pouvoir atteindre n’importe qui n’importe où... [...] »


* « Mossad ; un agent des services secrets israéliens parle », Presses de la Cité.


***


« Qu'est-ce qu'un politicien honnête ? C'est quelqu'un qui reste loyal envers ceux qui l'ont acheté. »

Victor Ostrovsky

:biglol:

#3 *MaJiK[!]

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Posté 22 juillet 2006 à 12:46

Analyses - Israël - 20-03-2004


La vérité, enfin (sur les menées du Mossad) ?

Par Michael Collins Piper


Certains hauts responsables du renseignement militaire américain pensent que le Mossad (service israélien du renseignement extérieur) est particulièrement « impitoyable et retors ».
Pour eux, il s’agit d’un « fauve échappé de sa cage, capable de viser des forces américaines, en faisant tout pour que cela ait l’air d’un acte commis par des Palestiniens ou des Arabes ».


(Des officiers américains : « (Après un attentat), le Mossad accuse souvent les Arabes. Mais, bien souvent, le « suspect numéro 1 » d’un acte de terrorisme est en réalité un « leurre », travaillant pour (ou dupé par) les vrais responsables)

Certains hauts responsables du renseignement militaire américain pensent que le Mossad (service israélien du renseignement extérieur) est particulièrement « impitoyable et retors ». Pour eux, il s’agit d’un « fauve échappé de sa cage, capable de viser des forces américaines, en faisant tout pour que cela ait l’air d’un acte commis par des Palestiniens ou des Arabes ».

Cette affirmation, qui devrait (nous) ouvrir les yeux, au sujet du plus proche allié supposé des Etats-Unis, figure en première page du Washington Times, un certain 10 septembre 2001 – c’est-à-dire : juste à la veille des attentats perpétrés aux Etats-Unis, qui ont été attribués à des « Arabes ».

Le Washington Times indique que cette accusation très sérieuse portée par des officiers américains contre Israël figure dans un rapport de soixante-huit pages, remis par soixante officiers à l’Ecole de l’Armée américaine pour les Etudes Militaires Avancées (une grande école formant de futurs officiers).

Puis, quelques heures après les attentats du 11 septembre, un analyste pro-israélien très connu, George Friedman, a affirmé qu’Israël était le premier bénéficiaire de ces attentats :

« Le grand gagnant, aujourd’hui – que cela soit intentionnel ou non – c’est l’Etat d’Israël », écrivit alors Friedman. Du même, sur son site ouèbe, http://www.statfor.com, ces propos : « Il n’y a aucun doute : les dirigeants israéliens sont soulagés ». Et cela, au lendemain des attentats aux Etats-Unis. Explication : les bénéfices qu’Israël allait en retirer.

Les interrogations soupçonneuses de l’armée américaine sur de possibles provocations israéliennes, couplées à la suggestion de notre analyste renommé disant qu’Israël était le « grand gagnant » du 11 septembre, donnent un nouveau relief à un article de The Village Voice, du 3 août 1993, affirmant que le Mossad pouvait être impliqué (ou, au minimum, en avait connaissance au préalable) dans l’attaque « terroriste arabe » contre le World Trade Center.

Les événements du 11 septembre doivent être examinés avec la plus extrême prudence, compte tenu du fait qu’Israël a un long « état de sévices », s’étant fait une spécialité de planter des « leurres » - assassinats orchestrés et actes de terreur – à ses propres fins, tout en accusant des pays tiers innocents de ces (et de ses…) crimes.

La plus connue des occurrences où Israël a eu recours à un « leurre » pour dissimuler ses propres traces est, sans aucun doute, l’ignominieuse affaire Lavon. En 1954, plusieurs attentats terroristes furent orchestrés par Israël, contre des cibles britanniques en Egypte. La responsabilité fut dirigée sur le mouvement des Frères Musulmans, opposé au régime du président égyptien Gamal Abdul-Nasser. Toutefois, la vérité sur ce déferlement de terreur fut retrouvée dans un télégramme – demeuré un certain temps secret – du colonel Benjamin Givli, chef du service de l’intelligence militaire israélien, qui soulignait l’objectif visé par cette vague d’attentats :

« Nous devons briser la confiance que l’Occident peut placer dans le régime égyptien actuel. Ces actions devraient provoquer des arrestations, des manifestations et des désirs de revanche. Leur origine israélienne doit être strictement dissimulée, tandis que l’attention doit être détournée le plus possible vers tout autre piste plau/pos-sible. Le but est d’empêcher que l’Egypte reçoive une quelconque aide économique – a fortiori, militaire – de l’Occident ».

Finalement, la vérité au sujet de l’implication israélienne fut révélée au public, et Israël fut fortement secoué, au plan international, dans les mois qui suivirent ce scandale. Des éléments politiques rivaux, à l’intérieur d’Israël, utilisèrent ce scandale comme une patate chaude, qu’ils se renvoyaient mutuellement. Mais la vérité sur l’utilisation par Israël, d’un « leurre », d’une victime expiatoire, attira l’attention du monde entier, démontrant à quel point Israël était prêt à sacrifier des vies innocentes à sa stratégie générale d’expansion de son influence au Moyen-Orient.


Tant qu’à faire, on accuse des « extrémistes de droite »

Un obscur mouvement d’ « extrême droite », Action Directe, fut accusé d’un attentat contre le restaurant Goldenberg, à Paris, le 9 août 1982. Six personnes furent tuées, et 22 furent blessées. Le chef d’Action Directe était Jean-Marc Rouillan. Il opérait auparavant dans la région méditerranéenne sous le pseudo de « Sebas », et il était connu pour ses liens avec le Mossad. Toute référence de la collaboration de Rouillan avec le Mossad fut occultée des rapports officiels publiés à l’époque.

Toutefois, l’Agence d’information nationale algérienne, qui entretient des liens avec les services français du renseignement, a accusé le Mossad d’avoir utilisé Rouillan à ses fins terroristes. Ce sont des officiers du renseignement français mécontents qui ont été soupçonnés d’avoir transmis cette information. Plusieurs hauts responsables des services français de renseignement ont démissionné, en protestation contre l’occultation de la complicité du Mossad dans les crimes exécutés (sur ses ordres) par Rouillan. Toutefois, il ne s’agit pas là de la seule opération de diversion opérée par le Mossad sur le territoire français.


Faux indices

Le 3 octobre 1980, la synagogue de la Rue Copernic, à Paris (16ème ardt) fut la cible d’un attentat à la bombe. On déplora quatre morts et neuf blessés. La frénésie qui s’empara des médias français à la suite de cet attentat se répandit dans le monde entier. Certains rapports tenaient « des extrémistes de droite » responsables de cet attentat. Néanmoins, aucun des « extrémistes de droite » interrogés par la police ne fut arrêté : tous furent innocentés. Aux plus hauts échelons du renseignement français, toutefois, un index de suspicion fut pointé sur le Mossad.

D’après un de ces rapports, « Le 6 avril 1979, la même unité terroriste du Mossad, aujourd’hui soupçonnée d’avoir perpétré le carnage de la rue Copernic, a fait sauter l’usine – très étroitement gardiennée – de la CNIM, à La Seyne-sur-Mer, près de Toulon, dans le sud de la France, usine dans laquelle un consortium d’entreprises françaises construisait un réacteur nucléaire destiné à l’Irak.

Le Mossad persilla le site de l’usine CNIM, détruite par l’explosion, d’ « indices », accompagnés d’appels téléphoniques anonymes à la police suggérant que le sabotage aurait été l’œuvre d’un « groupe écologiste »… « Des gens qui n’auraient pas fait de mal à une mouche », commenta une des sources.


On repasse le plat

Le 28 juin 1978, des agents israéliens ont fait sauter une bombe sous une voiture particulière rue Sainte-Anne, à Paris, tuant Muhammad Boudia, militant de l’OLP. Immédiatement après, la police parisienne reçut un appel téléphonique anonyme accusant Boudia d’implication dans un trafic de drogues et attribuant son assassinat à la mafia corse. Une enquête permit d’établir, plusieurs mois après, que des agents des opérations spéciales du Mossad avaient perpétré cet assassinat terroriste.

En octobre 1976, cette même unité du Mossad avait kidnappé deux étudiants d’Allemagne de l’Ouest, Brigette Schulz et Thomas Reuter, dans leur hôtel parisien. Des « indices » judicieusement placés et des appels téléphoniques anonymes firent croire un moment qu’une organisation « néonazie » avait exécuté cet enlèvement. Le renseignement français établit que les deux jeunes Allemands avaient été secrètement « expédiés » par avion en Israël, où ils avaient été drogués, torturés, et contraints à « avouer leur complicité » dans des activités de l’OLP. Après quoi ils avaient été mis au secret dans l’un des tristement célèbres pénitenciers politiques israéliens.

En février 1977, un citoyen américain d’origine allemande, William Jahnke, vint à Paris pour quelque réunion confidentielle, pour affaires. Il ne tarda pas à disparaître, ne laissant aucune trace. La police parisienne fut anonymement avisée que Jahnke avait été impliqué dans une affaire de pots-de-vin dans les hautes sphères de la Corée du Sud, et qu’il avait été « éliminé » après que l’affaire eut mal tourné. Une équipe spéciale d’enquêteurs du SDECE, principal service français du renseignement, finit par découvrir que Jahnke avait été « terminé » par le Mossad, qui le soupçonnait de vendre des informations secrètes à la Libye. Entre autres détails, sur cette affaire sordide, le SDECE découvrit que Jahnke avait été « désigné » au Mossad par son propre ancien employeur : la CIA !


On charge les Libyens

L’une des opérations, utilisant un « dindon de la farce », et réalisées par Israël, fut une vaste histoire de propagande, visant à discréditer le dirigeant libyen Muammar Qaddhafi. Au cours des premiers mois du mandat du président Ronald Reagan, les médias américains propagèrent un roman-feuilleton, selon lequel une « unité de tueurs libyens » se trouvait aux Etats-Unis, afin d’assassiner le président. Cela eut le don d’enflammer l’opinion publique contre la Libye.

Du jour au lendemain, toutefois, cette histoire d’ « unité de tueurs libyens à gage » disparut des gazettes. On venait de découvrir que la source de ce bobard était un certain Manucher Ghorbanifar, un ancien agent de la Savak (police secrète iranienne dont les liens étroits avec le Mossad étaient de notoriété publique). Même le libéral Washington Post reconnut que la CIA elle-même savait que Ghorbanifar était un menteur, qui « avait inventé cette histoire de tueurs libyens, afin de causer des problèmes à l’un des ennemis d’Israël ».

Le Los Angeles Times avait, déjà auparavant, vendu la mèche en relatant les histoires d’horreur d’Israël. « Ce sont les services de renseignement israéliens, et non les responsables de l’administration Reagan », écrivait le Times, « qui ont diffusé certains rapports extrêmement alarmants au sujet d’une soi-disant équipe de tueurs libyens, envoyés aux Etats-Unis afin d’y assassiner le président Reagan et d’autres hauts responsables de l’Etat… Israël, dont des sources informées disent qu’il « voulait un prétexte qui aurait entraîné une mise au ban de la Libye pour très longtemps », cherche vraisemblablement à monter l’opinion publique américaine contre la Libye, afin d’obtenir son soutien à une frappe militaire contre Qaddhafi. »

Autrement dit, Israël avait réussi à faire passer l’ex-agent de la Savak Ghorbanifar, pour une source fiable aux yeux de Washington. En réalité, Ghorbanifar n’était qu’un « faux drapeau » de désinformation, agité par le Mossad. Il s’agissait d’une énième opération de tromperie d’Israël, visant à faire accuser la Libye de ses propres méfaits, en utilisant un « faux drapeau » (la Savak iranienne), afin de faire retomber la faute sur un autre « faux drapeau », la Libye…

Il est quasi certain que le Mossad est responsable de l’attentat à la bombe contre la discothèque La Belle, à Berlin Ouest, le 5 avril 1986. Néanmoins, des objurgations sur des preuves « irréfutables » de la responsabilité libyenne furent entendues. Un militaire américain fut tué. Le président Ronald Reagan répliqua par un bombardement en Libye.

Toutefois, des sources internes aux services de renseignement ont indiqué être persuadés que le Mossad avait concocté une fausse « preuve » de la responsabilité libyenne. Le chef de la police de Berlin Ouest, Manfred Ganschow, chargé de l’enquête, a innocenté les Libyens, déclarant : « Il s’agit d’une affaire éminemment politique. Certaines des preuves mentionnées à Washington n’en sont peut-être pas du tout. Il ne s’agit que de présomptions politiques, avancées pour des raisons politiques. »


Au tour des Syriens…

Le 18 avril 1986, Nezar Hindawy, un Jordanien âgé de trente-deux ans, fut arrêté à Londres après que des agents de sécurité eurent découvert que l’un des passagers d’un avion de ligne israélien en partance pour Tel Aviv, Ann Murphy, transportait une plaque de plastic (explosif puissant et malléable) dans un double-fond de son bagage à main.

Mademoiselle Murphy dit aux hommes de la sécurité que le détonateur (camouflé en calculette) lui avait été remis par son fiancé, Hindawi. Celui-ci fut accusé de tentative de sabotage et de tentative de crime.

On fit courir le bruit qu’Hindawi aurait avoué. Ses services auraient été loués par le général Mohammad Al-Khouli, directeur des services de renseignement de l’aviation (militaire) syrienne. D’autres personnes furent citées, dont l’ambassadeur de Syrie à Londres. Les autorités françaises avertirent le Premier ministre britannique qu’il y avait anguille sous roche : en l’occurrence, l’instigation israélienne. Cela fut confirmé, ultérieurement, par la presse occidentale.


Mince : on a failli oublier l’OLP !

En 1970, le roi Hussein de Jordanie reçut des renseignements mettant gravement en cause l’OLP, accusée de fomenter son assassinat et un coup d’état. Furieux, Hussein mobilisa ses forces armées, en préparation de la purge de l’OLP, connue sous le nom de « Septembre Noir ». Des milliers de Palestiniens vivant en Jordanie furent raflés, certains dirigeants palestiniens furent torturés et cela se termina par des milliers de réfugiés chassés de Jordanie vers un nouvel exil au Liban.

De nouvelles informations, venues au jour après l’assassinat de deux agents éminents du Mossad à Larnaka (Chypre), suggèrent que toute l’opération avait été montée par le Mossad, sous la direction de l’une de ses principales dirigeantes, Sylvia Roxburgh. Après avoir fait tomber dans les rets de son irrésistible séduction le roi Hussein, cette femme fatale fut l’héroïne d’un coup majeur du Mossad, destiné à déstabiliser l’ensemble du camp arabe.

En 1982, juste après que l’OLP ait décidé de ne plus recourir au terrorisme, le Mossad répandit sa désinformation au sujet d’ « attaques terroristes » contre des colonies israéliennes proches de la frontière nord, prétexte à une invasion à grande échelle du Liban. Des années après, même des porte-parole israéliens éminents, tel l’ancien ministre des Affaires étrangères Abba Eban, admirent que les informations au sujet du « terrorisme de l’OLP » étaient sorties de l’imagination des agents du Mossad.

Il convient aussi de noter que l’assassinat manqué, à Londres, de l’ambassadeur israélien Shlomo Argov, fut, dans un premier temps, attribué à l’OLP. Cette tentative d’assassinat a été citée par Israël au nombre des prétextes pour son invasion du Liban, en 1982. En réalité, ce diplomate faisait partie des « colombes » israéliennes, et il penchait pour un règlement à l’amiable du conflit entre Israël et l’OLP. Il était donc une cible des plus improbable pour la colère de ce mouvement.

Il semble bien que cette tentative d’assassinat ait été effectuée par le Mossad – là encore, en guise de « leurre » - afin de faire, d’une balle, deux coups : a) éliminer un « pacifiste » domestique beaucoup trop amical à l’égard des Palestiniens et ; b) attribuer, ce faisant, un énième crime (le mensonge de trop ?) à l’OLP…
  

Source : American Free Press    
Traduction : Marcel Charbonnier  

http://www.ism-franc...34&type=analyse

#4 sédir

sédir

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Posté 25 juillet 2006 à 07:00

Hi,
je ne suis pas anti-semite, mais il me semble que "grace" au terme "shoah" dont on ne peut nier l'horreur, israel se permet beaucoup de choses. Elle passe au travers (grace aux usa et gb et au laisser aller de plusieurs pays) les normes internationales, et dès que l'on critique ses méthodes le mot "shoah" sort et tous les pays membres de l'onu se taisent. Pourquoi cela lui donnerait-il tous les droits?
J'étudie la kaballe de yehuda berg entre autres, le sepher yetsirah, etc, un grand homme, comme il y en a ds tous les pays et une grande "philosohie" pour ne pas dire religion. pourquoi ne pas les ecouter et les appliquer.
Quant au crime contre l'humanité, elle les a subis, mais pourquoi les refuser aux noirs avec l'esclavage et ses morts, n'est ce pas pareil, ou la couleur de leur peau et leur pauvreté y sont pour qque chose?!
Je me permets de signaler que la bombe atomique israelienne (environ 160 têtes selon un journal¨?) n'existe pas (selon israel) cela n'a pas empêché de la vendre a l'afrique du sud.
Je n'aurais pas écrit cela, mais ce que ce pays se permet au Liban, me dégoute car il y a déjà 380 morts (selon les médias, qui croit encore les médias?) au Liban, dont 90 pour cents de civils, sans compter les israeliens, bien sûr les femmes et les enfants sont les plus nombreux ds le sinistre décompte des morts, et la destruction de tout le pays et ce qui va suivre.
Shalom.
sedir