Déprime, dépression, comment la guérir ?
#31
Posté 09 janvier 2007 à 05:02
La piste du choc post-traumatique est intéressante. Dépendant de la définition qu'on donnne à ce choc.
Par exemple, toute ma vie j'ai été plus ou moins mélancolique, d'accord, mais j'ai fait ma première dépression majeure à mon retour d'un premier long voyage en Afrique qui a été difficile sur le plan émotif (et physique?) avec en plus un accident d'auto très grave (mais avec blessures légères) survenu à la même époque. Avec la médication, j'ai rapidement repris du mieux chaque fois, mais je ne voudrais pas m'accrocher au médicament à chaque nouvel épisode s'il en survient d'autres.
J'ai vraiment peur du jour où mes accès d'angoisse vont revenir. Ça ne dure pas longtemps mais ce n'en est pas moins pénible, dans ces courts moments on peut avoir le goût de mourir.
Je dois trouver une stratégie au cas où ça se reproduise, car la dernière fois j'étais désemparé.
#32
Posté 09 janvier 2007 à 08:17
Ce n'était que des solutions palliatives, j'ai donc tenté d'identifier ce qui m'a mené à ma dépression et j'ai fait en sorte que mes problèmes disparaissent.
Dans cette démarche, l'aide d'un psychothérapeute peut s'avérer utile
Selon moi, la prise d'anxyolitiques seul n'est pas une solution, elle doit s'accompagner d'une psychothérapie pour être réellement efficace !
#33
Posté 09 janvier 2007 à 09:20
Citation
Pour moi, le premier long séjour en Afrique est le premier de mes plus beaux souvenirs (pourtant on a vu la même chose
La dépression, c'est quand il a fallu rentrer en Europe...
#34
Posté 09 janvier 2007 à 09:39
Citation
...................;
J'ai vraiment peur du jour où mes accès d'angoisse vont revenir. Ça ne dure pas longtemps mais ce n'en est pas moins pénible, dans ces courts moments on peut avoir le goût de mourir.
si ce sont des accès "courts" d'angoisse tu peux aussi t'intéresser au cycle émotionnel (1 jour critique émotionnel ts ls 7 jours) donc un cycle hebdomadaire, les dépressions longues se trouvant plutôt situées dans les périodes "années septennales"...
#35
Posté 09 janvier 2007 à 10:16
-Le bouleversement d'une habitude, d'un mode de vie réglé. Combien de gens se retrouvant seuls après des années de mariage dépriment ils, ou encore quand ils déménagent, quand ils changent de travail, quand leurs enfants quittent le domicile parental. La routine done un sentiment sécure, elle rassure et donne des bases, endormisant la personne pour mieux la briser quand la routine se termine.
-Un choc post traumatique : Combien de gens agés parlent encore de la 2nde guerre mondiale comme encore touchés par elle, tellement les souvenirs sont forts et blessants ? Combien de soldats anéantis en revenant du viet-nam, de l'irak ? Combien de femmes dépressives après un viol, une agression ? La violence du choc émotionnel décide de la force de la dépression, pouvant pousser certains au suiccide, au meurtre.
-Elle peut aussi naitre avec une situation "ambigue" qui dure. Le choc n'est pas sur un instant, mais sur la multitude d'instants qui s'enchainent. Exemple une femme brisée après des années de vie conjugale avec un mari dur qui ne donnait jamais de tendresse. Ou encore après des années de "non-dits" qui pourrissent les familles et l'ambiance car en ne disant pas les choses on se fait du mal à soi meme.
-Elle peut naitre d'un manque. Manque de quelqu'un décédé, du compagnon qui est parti vivre avec quelqu'un d'autre, manque de cigarette, d'alcool, de drogues dures, de situations particulières qui deviennent comme des obsessions.
En allant voir ma grand-mère à l'hopital, et en étant moi meme parmi des anorexiques il y a 7 ans, j'ai pu voir tous les cas, aussi etonnants soient ils. exemple cette femme qui tombait en dépression malgré un mari exceptionnel, aimant et dont tout le monde louait le courage et l'amour. Comme quoi malgré tout l'amour qu'on peut donner, tout ce qu'on peut faire, si l'autre est enfermé dans sa dépression, dans son monde, il n'est pas réceptif et ne réagit pas. l'amour ne guérit que ceux qui le ressentent.
#36
Posté 09 janvier 2007 à 10:23
Avec le temps, je me demande en effet si ça n'a pas des causes aussi "physiques" (ce dont je refusais de croire avant), peut-être hormonal.. qui sait
J'ai toujours des passages de depression, et l'envie de mourir qui va avec ! J'ai tout essayé mais je n'ai pas assez cresé chacune des méthodes: Le reiki, La PNL, l'hypnose (moins convaincu).. je suis certaine que ces pratiques régulières peuvent être bénéfique. La PNL pour le controle du mental, le Reiki pour recevoir de l'ennergie dans le corps et dans l'âme..
D'ailleurs, j'en profite pour poser une question. Quand je suis stressé -ou même sans le savoir-, j'ai la thyroide (au niveau du cou) qui est énorme ! Ca a inquiété beaucoup de médecins, dont un ophtalmo que j'ai croisé une fois qui me regardait byzarrement avant de m'arrêter pour me dire d'aller consulter. J'avais donc fait des tests à l'age de 14 ans et ils ne m'ont rien vu... mais depuis c'est tout aussi "présent" par moment, est ce que c'est normal ? Si non, qu'est ce que ça peut être ?
(désolé pour le hs, mais si ça a un rapport avec la déprime
Citation
Oui, plutôt possible.. dans mon cas ce serait plutôt des manques de choses que je n'ai pourtant jamais eu
Ce message a été modifié par Oui oui - 09 janvier 2007 à 10:26.
#37
Posté 09 janvier 2007 à 10:34
je suis trés touchée par ton témoignage oui-oui
en plus de toutes les "causes" décrites plus haut il en existe une autre qui n'a pas été citée ici je crois,
surtout ne sautes pas au plafond en criant à l'illuminée (non je ne suis pas 1 illuminati lol):
les entités.
Je n'en dirais pas plus, si tu veux te renseigner il suffit de cliquer sur le net , entre autre et de te faire ta propre idée.
Il est hors de question pour moi de faire de la propagange (beurk!) alors ça sera la seule fois (enfin je pense) que je citerai ce sujet (oh combien complexe)
comme pour le reste des sujets traités il faut se renseigner ,soupeser les infos, avoir (beaucoup) de discernement et ne pas se laisser emberlificoter par des charlatans (et c'est dur car il y en a légion)
permets moi de t'envoyer toutes mes amitiés et surtout courage!
#38
Posté 09 janvier 2007 à 10:35
Magnus, le Mardi 09 Janvier 2007 à 11h16, dit :
#39
Posté 09 janvier 2007 à 10:37
Oui oui, le Mardi 09 Janvier 2007 à 11h23, dit :
#40
Posté 09 janvier 2007 à 10:39
nexus11, le Mardi 09 Janvier 2007 à 10h37, dit :
Oui oui, le Mardi 09 Janvier 2007 à 11h23, dit :
Ce message a été modifié par Oui oui - 09 janvier 2007 à 10:39.
#41
Posté 09 janvier 2007 à 11:45
#42
Posté 09 janvier 2007 à 11:58
P.S. : les anxiolitiques sont de la "foutaise", ça endort sans vraiment aider à sortir de la dépression et règler le vrai problème à la base. Et, il peut y avoir une part d'hérédité, mais elle est infime.
Mon lien
#43
Posté 09 janvier 2007 à 12:31
romanouche, le Mardi 09 Janvier 2007 à 12h45, dit :
Un environnement stressant pendant l'enfance peut tout à fait influer sur le taux de certains composants du cerveau à l'âge adulte, de la même manière une mère stressée et anxieuse ou depressive passe ce comportement à ses enfants, il y a pas mal d'expériences sur les rats et les chiens qui le montre (désolée pour le parallèle).
Et oui, c'est modifiable car si c'est plutôt environnemental, on peut s'aider de méthodes comportementales pour "casser" les mauvaises habitudes, si c'est génétique (dans le sens "de naissance"), c'est plus compliqué car il faut influer sur la chimie du cerveau elle-même, il existe je pense des produits naturels pour cela...
#44
Posté 09 janvier 2007 à 12:53
Aujourd'hui, moi je crois vraiment à un "héritage génétique"...
Ce qui amène "l'héritage culturel" que tu décris Nexus 11, puisque ce sont assez souvent les parents qui "éduquent" leurs enfants...Du coup, ça fait deux grosses prédispositions à ce mal....Mais bon, y a pas de règles absolues non plus...
Fleur, tu parles de temps limité dans la dépréssion, mais ce n'est pas forcément le cas, il y a un bon nombre de dépréssions chroniques...Pas mal de personnes passent une vie entière dans une constante dépression...
#45
Posté 09 janvier 2007 à 15:01
Je pense aussi que le fond du problème c'est que les dépressifs (dont j'ai fait partie) sont des dégoûtés de "cette vie qu'on nous propose", cette vie stérile, sans réel but sinon la consommation, l'esclavage quotidien, etc...La dépression est un signal d'alarme pour nous faire comprendre que "quelque chose ne tourne pas rond", il ne faut pas confondre l'évènement déclencheur (deuil, déménagement, immigration, licenciement, etc..) avec la cause profonde.
#46
Posté 09 janvier 2007 à 18:16
#47
Posté 09 janvier 2007 à 18:21
galileo, le Mardi 09 Janvier 2007 à 06h02, dit :
La piste du choc post-traumatique est intéressante. Dépendant de la définition qu'on donnne à ce choc.
J'ai vraiment peur du jour où mes accès d'angoisse vont revenir. Ça ne dure pas longtemps mais ce n'en est pas moins pénible, dans ces courts moments on peut avoir le goût de mourir.
Je dois trouver une stratégie au cas où ça se reproduise, car la dernière fois j'étais désemparé.
Ces courts moments où on peut avoir le goût de mourir (c'est un résumé car çà s'accompagnait de multiples sensations déstabilisantes voire terrifiantes
Le nom donné par le médecin était : "spasmophilie", mais pour moi, ce n'était qu'une étiquette, car les quantités de magnésium avalées n'y ont rien changé.
J'ai donc essayé d'apprivoiser ces peurs, en me disant que s'il m'était donné de vivre çà, j'avais forcément la réponse en moi
je me suis dit : "et si ces crises étaient un avant-goût de "la mort" ? une sorte d'initiation ? une invitation à lâcher prise?"...dans ce cas, à quoi bon avoir peur?
quand une crise "forte" arrivait ( notamment douleur aigue du côté du coeur), je me disais : "après tout, si ton heure est venue, à quoi bon refuser ? eh bien, vas-y, tu verras bien"..........alors, plutôt que de résister et de rester dans la peur, je me laissais aller à ces sensations (oppression thoracique, vertiges, frissons,etc...) dans la confiance et non pas dans la résignation(ce qui n'a rien à voir) , et les crises sont devenues anodines, j'ai arrêté de focaliser dessus.
Bien sûr, c'est comme quand, petit enfant, on apprend à faire du vélo, je me suis cassée la figure plusieurs fois
galileo,
au départ, il s'agit bien de stratégie, car on est amené à modifier le fonctionnement habituel (mécanisme...) de notre psychisme , et c'est du boulot
un autre point important (du moins çà m'a beaucoup aidé) : quand on met en place une "stratégie" ou une technique pour s'aider, çà ne sert à rien d'attendre un résultat immédiat et de focaliser dessus, une technique est efficace quand elle ramène à l'instant présent, et à l'acceptation . Car personne ne sait à l'avance s'il y aura un effet, et quand...
La pratique de la sophrologie m'a aidé dans ce sens ( vivre l'instant présent) , c'est un exemple parmi beaucoup d'autres, à chacun de trouver l'aide qui lui convient.
#48
Posté 09 janvier 2007 à 18:37
napo, le Mardi 09 Janvier 2007 à 15h01, dit :
C'est la connaissance de la kinésiologie en fait, qui m'a fait prendre conscience de notre part génétique "souffrante"...
Par contre, je ne pense pas que ce soit la part la plus "influente"....
#49
Posté 09 janvier 2007 à 22:04
Auriez vous des méthodes, traitements, solutions pour vaincre la déprime/dépression sans passer par les pilules, les électrochocs, les thérapies inutiles ?
J’ai ma mère qui est atteinte de maladie d’ Alzheimer à l’age de 94 ans, mais qui a eu des épisodes dépressifs avant. Elle a eu un traitement léger pour ses épisodes dépressifs, mais pour la maladie d’Alzheimer il n’y a rien à faire.
J’ai été choqué par les traitements de la grand-mère de Magnus, ce ne sont pas médecins mais de vrais tortionnaires qui s’en occupent! Je pensais que l’électrochoc était une méthode barbare totalement abandonnée, c’est du moins ce que m’a dit un psychiatre récemment.
Pour une dame de 85 ans si il est difficile de proposer une solution toute faite, au moins je proposerai de changer immédiatement de psychiatre.
Perso j’ai fait face depuis dix ans à une maladie bipolaire (anciennement maniaco-dépressif) que j’ai finalement stabilisé et arrêté après de nombreuses années. Je suspecte que cela était dû à un éveil énergétique et spirituel extrêmement intense et violent qui a déséquilibré mon système nerveux, mais ce n’est pas sûr. Dans mon cas le cycle était de 9 mois à un an avec 3 à 4 mois de dépression et 5 à 7 mois d’état sur- énergétique. Ce qui veut dire que je déployais une énergie sans borne dormant 3-4 heures par nuit, et jamais fatigué la journée, puis passant dans la période dépressive dormant 14 heures par jour, et ayant aucune énergie pour faire quoi que ce soit, et dans les premiers cycles allant vers des sentiments d’autodestruction.
Je ne connais pas la dépression simple mais je peux dire que la maladie bipolaire est une épreuve très très dure car on passe d’une extrême à l’autre.
Le traitement a été le yoga et relaxation que je pratique depuis longtemps, la psychothérapie et puis finalement l’ ayurveda. Mais une chose importante est le travail sur son mental, le tenir en attention, ne pas le laisser errer, divaguer, s’aider au besoin de répétition d’instructions mentales positives (genre mantra). Si le cerveau a un problème physiologique, il ne faut pas l’amplifier par les pensées, facile à dire, difficile à faire.
Au tout début j’ai pris un antidépresseur après en avoir essayé deux autres sans succès. La molécule est la venlafaxine qui permet d’agir sur la conservation métabolique de la sérotonine et de la noradrénaline. J’ai arrêté de prendre la velafaxine quand les épisodes dépressifs devenaient supportables au bout de 4 ans. Je n’ai pas pris du tout de stabilisateur d’humeur tel que le sel de lithium qui est toxique à la dose usuellement prescrite. Je n’ai jamais pris non plus d’anxiolytique.
Juste un commentaire sur les risques de maladie génétique. Il y a des prédispositions génétique (mon père avait eu ce problème) mais on peut agir sur cet héritage génétique. Il y a aussi une transmission transgénérationnelle qui est souvent difficile à différentier du génétique dans le cas des maladies psychiques.
Malheureusement il y a des maladies génétiques graves: la mucoviscidose, la myopathie ou pire la trisomie, qui handicape à vie. Et la pas vraiment de remède.
#50
Posté 09 janvier 2007 à 22:21
Les électrochocs sont devenus sa drogue, plus elle a de dépressions plus elle s'habitue à ces chocs, comme une droguée, et plus quand ca finit par fonctionner elle est survoltée.
Là, elle a une chance relative, les courbes de ses analyses sont relativement stables, mais je sais moi et ma mère qu'il ne suffit d'un rien pour qu'elle tombe de nouveau.
ce qui est malheureux, c'est qu'elle n'est plus aux yeux de la médecine une personne humaine, mais un simple deséquilibre d'hormone sur un tableau qu'il faut remettre à la normal.
Ce message a été modifié par Magnus - 09 janvier 2007 à 22:24.
#51
Posté 10 janvier 2007 à 08:56
Étant de tendance dépressive aussi, avec des phases de dépressions profondes (genre "Nuit sombre de l'âme") j'ai obtenue des résultats que je qualifie de "miraculeux" avec :
Les Fleurs de Bach
dont voici une adresse de site où sont décrits les différents symtômes et la fleur qui peut le mieux aider:
http://www.couleursn...ch/fleurdes.htm
pour les urgences, j'utilise "Rescue Remedy"
pour les petites déprimes "Étoile de Bethléem"
et ma dernière dépression profonde n'a durée que 3 jours en utilisant : "Sweet Chestnut" (Chataigner)
Espérant que ce sera aussi efficace pour vous que pour moi.
Shadae
#52
Posté 10 janvier 2007 à 10:33
napo, le Mardi 09 Janvier 2007 à 04h20, dit :
Citation
Tout semble soudain si con, absurde, futile, dénué de sens.
#53
Posté 10 janvier 2007 à 12:04
Citation
est-ce comme çà pour un français qui était allé au fond de l'Afrique et qui revient en France...
mais aussi pour un paysan africain qui irait à Paris et retournerait ensuite dans sa brousse natale ?
#54
Posté 10 janvier 2007 à 12:31
geispe, le Mercredi 10 Janvier 2007 à 07h04, dit :
Citation
mais aussi pour un paysan africain qui irait à Paris et retournerait ensuite dans sa brousse natale ?
Dans la "brousse" ils ne sont pas encore contaminés par l'absurdité du système basé sur la consommation.
C'est ce qui tue, de revenir de brousse dans la grosse civilisation: l'absence apparent de sens, la course, le paraître. bla bla
C'est ÇA qui cause la dépression, encore plus que de tomber face à la plus grande misère en brousse.
#55
Posté 10 janvier 2007 à 12:42
Bipol, le Mardi 09 Janvier 2007 à 17h04, dit :
Je peux en parler à mon doc, je me demande ce qu'il va me prescrire...
Les grands highs, et les grands downs, j'en suis....
Quant au lithium, j'y ai déjà pensé, puisque c'est un minéral (?) dont a besoin le corps, et qui joue un rôle sur la régulation de l'humeur.
Ça aussi je devrais en parler au doc....?
#56
Posté 10 janvier 2007 à 12:48
Citation
Citation
Citation
Exactement comme si on allumait le gaz dans une pièce et qu'on lançait une allumette une heure après.
#57
Posté 10 janvier 2007 à 14:09
Une précision pour le lithium :
Utilisé à fortes doses pour les dépressions, il a des effets secondaires et demande un suivi régulier du dosage dans le sang; par contre, en oligo-éléments, il peut aider, et ceci sans effet secondaires.
Les cures thermales peuvent aider aussi, et les thermes de Néris-les Bains en France sont adaptés aux dépressions.Les eaux de ce centre contiennent du lithium notamment. Par contre, il ne faut pas y aller en pleine crise, car il faut être prêt à vivre la solitude pendant 3 semaines...c'est long quand on est fragilisé !
Citation
c'est curieux, j'ai fait un petit voyage au Sénégal où j'ai vécu dans un village au rythme des habitants, et çà m'a plutôt donné la pêche, tellement c'était riche de simplicité ! et en échanges humains . Je m'y sentais comme si j'y avais toujours vécu. Pour moi, ce fut plutôt une nourriture de l'âme .
A propos du sens, c'est vrai que la course, le paraître, le matérialisme à outrance , sont "anti-vie", mais je me dis que ce n'est pas un hasard si je suis née dans ce contexte, et cela ne m'empêche pas de trouver un sens profond à cette vie, loin du paraître, tout simplement avec mes proches et les personnes que je rencontre.
Citation
Avoir conscience de notre part de responsabilité dans le monde est une chose, mais tout se prendre sur le dos en est une autre.
...à méditer.
Ce message a été modifié par feduloji - 10 janvier 2007 à 15:09.
#58
Posté 10 janvier 2007 à 14:45
Citation
Je ne te connais pas beaucoup, juste un petit peu à travers ce forum et ton site sur ton voyage en Afrique. Ce que je peux en dire, c'est que tu me sembles plutôt sur la bonne voie donc en BONNE santé. Tu sens bien que ta vie ne te convient pas mais il y a encore des aspects de toi que tu ne veux pas voir, un certain confort auquel tu ne veux pas renoncer, quelques peurs qu'il te faut encore dépasser, un certain conflit entre ton éducation occidentale et ce que ton être profond voudrait vivre.
Je vois plutôt cela d'un oeil positif même si tu en souffres.
De mon côté, mon premier séjour en Afrique (un an) date d'il y a 12 ans et j'arrive seulement au bout maintenant de cette remise en question, alors tu vois, je ne suis pas quelqu'un de très rapide, enfin, j'ai fait beaucoup de résistance mentale
J'ai un pote qui a été qualifié de bi-polaire, il prend un tas de médocs mais ça n'améliore sa vie qu'en surface. Il est né à Madagascar, il y a vécu toute son enfance, il est revenu en France pour faire des études universitaires. C'est là que les choses ont commençé à mal tourner.
Il est devenu chercheur à l'IRD, il vit à cheval sur les deux continents, l'Afrique et l'Europe. Il a de gros problèmes d'identité, il ne sait plus trop qui il est et à quoi il sert. Il est tiraillé entre ses responsabilités d'européen bien pensant et son inadaptation totale chronique à ce système.
Voilà, voilà, j'espère que ça t'aide un peu mais bon, les médocs, si je peux me permettre un conseil, j'éviterais..
#59
Posté 10 janvier 2007 à 15:30
Magnus, le Vendredi 28 Juillet 2006 à 00h10, dit :
-Elle en est actuellement à sa 19eme dépression nerveuse. Hospitalisée comme à chaque fois à sainte-Anne, seul hopital habilité pour faire des electrochocs, elle passe sont temps à faire le yo yo entre l'hopital et sa résidence pour personnes agées.
-Le psychiatre refuse de lui laisser faire une psychothérapie, sous pretexte qu'elle est trop agée pour en faire une.
Auriez vous des méthodes, traitements, solutions pour vaincre la déprime/depression sans passer par les pilules, les electrochocs, les thérapies inutiles ?
Pour info, j'ai une amie qui est psychothérapeuthe, et elle a déjà eu un client de l'âge de ta grand-mère, pour lequel les séances se sont avérées très vite efficaces !
par contre, je ne sais pas quel était son "degré" de dépression.
#60
Posté 10 janvier 2007 à 16:31
magnus
outre l'activité sexuelle qui est un anti dépresseur naturel mais qui ne s'applique pas pour ta grand mere
a tu déjà fait une liaison entre les dépressions et le calendrier lunaire
voici un article qui d'un côté penche pour les effets transylvanien (lunaire)
et des études qui sont en complete contradiction fasse a l'experimentation sur le terrain
Citation
L’éclipse du 11 août 1999 aura sans aucun doute suscité nombre de commentaires et analyses. En effet, la simultanéité entre cet événement et l’état de certaines personnes ayant des problèmes psychiatriques a permis à quelques-uns de voir dans le phénomène une hypothèse explicative, et à d’autres de trouver une démonstration « de plus » de l’influence de la lune.
C’est d’ailleurs à la suite de ce genre de réflexions qu’est née l’idée de cet article. Je travaillais en effet ce jour-là dans un foyer médicalisé accueillant des adultes psychotiques ou déficients. Le jour de l’éclipse, vers midi, soit une demi-heure après que l’éclipse eut atteint son point culminant (un peu plus de 80% dans ma région), deux résidents épileptiques ont eu une crise. Que chacun se soit trouvé dans un pavillon différent et que les deux événements se soient déroulés quasi-simultanément n’ont pas manqué de frapper les équipes éducatives présentes. Et il n’a pas fallu longtemps pour que certains attribuent à la Lune la responsabilité de ces crises. Cela nous renvoyait à l’Antiquité, période où « l’épilepsie était considérée comme influencée par la lune » (Guérin et al, 1995). Ce genre d’interprétation, sans être fréquent, n’est pas rare : en avril 1997, dans ce même établissement, une veilleuse de nuit me signalait que nous étions en période de Lune rousse , « et que les résidents sont plutôt énervés », tandis que la deuxième veilleuse de nuit, travaillant en roulement avec la première sur les mêmes pavillons, remarquant elle aussi cette période de Lune rousse, précisait « sur eux, ça agit bien, ils sont plus calmes en ce moment »...
Mais revenons à notre éclipse et aux crises d’épilepsie. Quelques éléments permettront de trouver une explication alternative à l’état des personnes. Par crainte que les résidents fixent le soleil en enlevant les lunettes de protection, chaque pavillon avait été fermé à clé, une sortie de quelques minutes étant prévue pour voir l’événement. Or, une des deux personnes ayant eu cette crise d’épilepsie était habituée à aller et venir tout au long de la journée dans les différents lieux du foyer. D’autres résidents sont décrits comme ayant été « mal » durant ces heures : deux résidentes, ne supportant pas la limitation de circulation, demandaient « à sortir ». D’autre part, les consignes de sécurité, ainsi que des mises en garde contre la dangerosité de l’événement, ont été répétées à de nombreuses reprises avant et pendant la sortie. Enfin, le directeur de la structure est passé à plusieurs reprises (au moins cinq) dans les pavillons au cours de la matinée pour rappeler les consignes de sécurité aux équipes et résidents, alors qu’en temps normal il passe plutôt une fois par semaine. Autant d’éléments anxiogènes tant pour les équipes que pour les résidents. Or, le stress et les chocs psychologiques peuvent jouer un rôle déclencheur des crises d’épilepsie. Les conditions favorisaient donc la possibilité d’apparition de telles crises.
Mais, au delà de quelques anecdotes, de nombreux travaux ont été menés depuis plus d’un demi-siècle, principalement aux Etats-Unis, qui permettent de connaître ce qui est démontré ou pas dans cette croyance en un pouvoir de la lune, laquelle ne date pas d’hier (c’est même une « vieille lune »). Voici un état des lieux à travers les principales études, dont les comptes-rendus ont été publiés dans des revues scientifiques.
Une idée bien implantée dans les esprits et « confirmée » par certains travaux.
Une enquête menée en 1987 aux USA montrait que 80% des infirmières et 64% des médecins des services d’urgences croyaient à cette influence de la Lune (Danzl, 1987). Mieux, en 1995, toujours aux USA, 81% des professionnels liés au secteur psychiatrique croyaient à ces effets, contre 43% de la population totale (Vance, 1995).
Le fait que les professionnels du secteur psychiatrique, avec le prestige qui entoure notamment les professions médicales (Lemel, 1991), soient très majoritairement convaincus de la réalité de cette influence est renforcé par deux autres éléments : l’expérience personnelle, qui sera abordée plus loin, et des travaux semblant confirmer le bien-fondé de cette croyance.
On peut trouver, principalement dans la presse grand public mais aussi dans la presse scientifique, des affirmations, articles ou exposés de travaux confirmant l’influence de la lune. Pourtant, les réplications ont montré qu’elles sont fortement biaisées, méthodologiquement ou statistiquement (pour les critiques, voir notamment Walters et al., 1975 ; Campbell & Beets, 1978 ; Rotton et al., 1983 ; Cyr & Kalpin, 1987). De plus, lorsque des études mettent en « évidence » des effets, ceux-ci contredisent souvent la croyance populaire : par exemple, une étude menée à l’hôpital de Columbia (USA) a « montré » que les admissions en psychiatrie étaient plus nombreuses les jours de nouvelle Lune (Climent & Plutchik, 1977). Passons donc aux études solides.
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Les consultations pour dépression ou anxiété augmentent-elles en période de pleine lune ?
voir suite
http://209.85.129.104/search?q=cache:7v_Td...fr&ct=clnk&cd=1
La Lune et les maladies mentales : quelle influence ? - AFIS











