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Déprime, dépression, comment la guérir ?


199 réponses dans ce topic

#61 galileo

    Chercheur de vérités

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Posté 11 janvier 2007 à 19:02

Citation

Je ne te connais pas beaucoup, juste un petit peu à travers ce forum et ton site sur ton voyage en Afrique. Ce que je peux en dire, c'est que tu me sembles plutôt sur la bonne voie donc en BONNE santé. Tu sens bien que ta vie ne te convient pas mais il y a encore des aspects de toi que tu ne veux pas voir, un certain confort auquel tu ne veux pas renoncer, quelques peurs qu'il te faut encore dépasser, un certain conflit entre ton éducation occidentale et ce que ton être profond voudrait vivre.
Ton diagnostic est assez bon...
Oui je suis déchiré entre, d'une part, ma société avec ses conforts et sa technologie (mais aussi son vide moral), et d'autre part l'aventure vers d'autres sociétés, ce qui m'a amené par exemple en Afrique, mais je dois avouer que je finis par m'y emmerder royalement. Donc, dilemme entre confort et technologie, et simplicité.....

Citation

Je vois plutôt cela d'un oeil positif même si tu en souffres.
Ouais il paraît que la pire affliction, dans l'univers, est de n'avoir jamais été affligé, car les apprentissages les plus significatifs ne se font pas sans épreuve. (livre d'Urantia)

Citation

Il a de gros problèmes d'identité, il ne sait plus trop qui il est et à quoi il sert. Il est tiraillé entre ses responsabilités d'européen bien pensant et son inadaptation totale chronique à ce système.
Même chose pour moi et en fait même chose pour toute personne qui, à travers les voyages, a vécu les chocs culturels... C'est le prix de ceci pour cela...

#62 napo

    Chercheur de lumière

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Posté 11 janvier 2007 à 20:44

Je ne sais pas pour toi comment ça se traduit mais de mon côté, j'ai constaté que ne pas pouvoir renoncer à un certain confort est souvent en relation avec nos peurs.
Cela ne fait pas tellement longtemps que ça ne m'inquiète plus de vivre dans un pays où il n'y a pas de système de santé ou pas d'établissement scolaire. Actuellement ce n'est plus du tout mon souci. J'avais aussi de très grosses inquiétudes aux sujets de mes enfants, que serait leur vie sans télévision, sans DVD, sans les cours d'équitation, de musique, etc...mais tout cela existe aussi en Afrique, c'est organisé d'une autre manière mais c'est là. Seulement j'ai changé, donc mes enfants aussi ont changé, leurs exigences deviennent de moins en moins nombreuses surtout concernant la télévision (ouf !) :piout:
Ma culpabilité vis à vis de la misère s'est beaucoup calmée aussi.

J'ai également beaucoup moins besoin de la reconnaissance des autres, je ne me soucie plus du tout de l'image sociale et je n'ai plus le syndrôme de la réussite.
Il a aussi fallu que je me centre sur ce que je VEUX vraiment ensuite voir comment et où je peux le réaliser.
Pour nous, occidentaux, la priorité est d'abord d'avoir un projet et éviter de se créer des obstacles illusoires et surtout ne pas compter sur les autres, sur un groupe, etc...Sans projet, effectivement, je m'ennuie assez vite mais ça ce n'est pas du au pays dans lequel je me trouve...

Et pour finir, rien ne t'oblige à effectuer un changement pour les 30 ans à venir, rien ne doit forcément être définitif ni irréversible.
La vérité est un pays sans chemin (krishnamurti)

#63 Encéphaline

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Posté 12 janvier 2007 à 20:14

La dépression, une traversée spirituelle

Dépressifs de tous pays, c'est-à-dire d’Occident, je vous salue bien humblement. Et m’en viens tenter de rétablir un peu l’image péjorative, ou du moins négative, que l’on se fait trop souvent de vous. De moi…

Car qu’est-ce que la dé-pression, sinon d’abord, non pas peut-être étymologiquement mais disons poétiquement, une pression dont on se dé-fait ? La pression sociale, notamment, si forte dans cet Occident productiviste. Et puis, porterions-nous le même nom ailleurs ? Aux Indes, en Afrique, par exemple ? Ne dirait-on pas plutôt là bas que nous sommes en méditation ? Ou en repos ?

Dans La vie Comme Elle Va, émission regrettée de France Culture, animée par Francesca Piolot le 18 mai 2006, le neuropsychiatre Yves Prigent ose présenter la dépression comme une « traversée spirituelle ».

Il explique avec un intarissable humanisme, que la dépression, loin d’être un concept, est une réalité dynamique avec un avant, un pendant et un après :

L’avant, l’état dit pré-dépressif, se caractérise par une hyperadaptabilité au monde extérieur. On parle aussi de comportement « as if », par lequel l’individu fait « comme si » tout allait très bien. Trop bien, en fait, pour reprendre d’ailleurs le langage sur-wizzé des djeuns !
Ainsi le pré-dépressif est-il totalement dans la dépendance vis-à-vis de l’extériorité. Il en est resté, en somme, à l’état infantile de dépendance à la mère. Et au désirs des autres. C’est dire aussi que son vrai self est mis sous cloche, il est comme encapsulé, cloisonné en lui-même : son véritable désir à lui ne résonne pas. Et s’il est incapable de s’éprouver lui-même, comment pourrait-il éprouver quelque chose pour autrui ?

Le pendant, l’état dépressif lui-même, surgit souvent dans une période de changement structurel : adolescence, grossesse, séparation amoureuse, etc. Et face à cette nouvelle situation, l’individu en dépression choisit de faire le mort : ses gestes, sa pensée, se ralentissent, il est comme anesthésié, endormi en lui-même. Plus encore, la personne déprimée a un sentiment d’incurabilité. Et étant incapable de ressentir le besoin d’aide, elle est également incapable d’en demander.

Mais faire le mort, c’est une réaction inconsciente et naturelle que l’on retrouve chez l’animal, notamment chez l’insecte. Une réaction de survie. Et précisément, pendant ce temps où on fait le mort, qui est loin d’être un temps mort, quelque chose peut enfin se modifier dans l’organisation intérieure. Les clivages peuvent se dissoudre, et le désir renaître.

Déprimer est une chance. La chance de laisser son enfant intérieur se révolter contre le désir qu’on a essayé d’étouffer en lui. C’est une grève de la vie, pour élaborer de meilleures conditions de travail. Déprimer, c’est refaire adulte ce qu’on aurait dû faire enfant. Alors c’est un peu comme les oreillons : plus on est grand, plus ça fait mal !

Après une dépression, l’individu a trouvé son espace intérieur. Il est désormais capable d’être seul, même et surtout en présence d’un autre. Il éprouve du plaisir à être lui-même. Il est souvent plus humble, moins désinvolte, plus sensible et plus efficace dans la relation à autrui.

Oui, mais voilà. J’ajouterai que cet avant-pendant-après la dépression n’est pas nécessairement linéaire. Et surtout, que le temps qu’il faut pour guérir est infiniment plus long que celui qu’il faut pour l’écrire. Ca se compte souvent en années, voire en décennies.
Et le début de la guérison, c’est d’abord le retour de la souffrance…

Alors, dépressifs de tous pays, c'est-à-dire d’Occident, accrochez-vous ! L’issue est peut-être encore loin, mais elle existe.

#64 Angel Of Death

    Définir, c'est limiter

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Posté 12 janvier 2007 à 20:24

C'est fou napo, finalement tu t'es délivrée de ces chaines qui lient les autres occidentaux, mais tu dois quand même avoir un minimun de projets, de chaines, d'illusions finalement, par peur de t'ennuyer.

Je ne vois aucune différence entre celui qui s'illusionne devant sa TV(un mouton), et celui qui vit en dehors du système mais s'illusionne de sa lucidité et de sa liberté(un mouton solitaire).

Ca en dit long sur la finalité de la vie.
« Désirer avec indifférence, c’est l’essence même du jeu. »
Henry de Montherlant

« La justice n'est que le rêve imbécile de quelques hommes. L'injustice est la volonté même de Dieu. »
Anatole France

#65 napo

    Chercheur de lumière

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Posté 12 janvier 2007 à 20:26

:bravooo: :bravooo: Voilà un "nouveau venu" qui fait une entrée remarquable ! :bravooo: :bravooo:
Excellante intervention, très bonne analyse que je rejoins tout à fait et qui démontre bien que la dépression est un signe de "bonne santé" mentale.
Donc, "médicaments ? Non merci !"
Bises :calin:
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#66 Magnus

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Posté 12 janvier 2007 à 20:30

Encéphaline, bravo ! :ange:

Le souci de notre société, c'est qu'elle confond dépression avec folie (camisole). On peut etre dépressifs sans etre fous. Dites donc "sainte anne", c'est le mot magique, quand vous dites "ma grand mère est à sainte anne", ils pensent tout de suite aux films avec fous en camisole, et répliqueraient presque "ta mamie est folle ?" mais ils n'en pensent pas moins.
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#67 napo

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Posté 12 janvier 2007 à 20:30

Citation

Je ne vois aucune différence entre celui qui s'illusionne devant sa TV(un mouton), et celui qui vit en dehors du système mais s'illusionne de sa lucidité et de sa liberté(un mouton solitaire).

Ca en dit long sur la finalité de la vie.

Je ne suis pas certaine d'avoir exactement compris, pourrais tu étoffer ton raisonnement ?
En tout cas, au stade où j'en suis actuellement, je dirais que je ne suis pas encore capable de vivre sans but, donc sans me créer l'illusion d'être utile mais je suis très lucide justement sur le fait que le "but" est bien une illusion.
Bah, je ne sais pas si je suis très claire, là.. :cpasmafaute:
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#68 Angel Of Death

    Définir, c'est limiter

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Posté 12 janvier 2007 à 20:35

Mais si c'est très clair, finalement tu t'es rendu compte que rien n'avait de sens, mais tu n'es pas - pas encore ? - capable de vivre en conséquence.

La dépression n'a pas à être guérit, c'est elle qui doit vous guérir de votre vie, l'effondrement moral est un signe de progrès spirituel, si vous vous en détournez pour revivre comme avant, vous êtes définitivement perdu.

Ce n'est qu'un avis personnel.
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#69 Magnus

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Posté 12 janvier 2007 à 20:35

napo, le Vendredi 12 Janvier 2007 à 20h30, dit :

Citation

Je ne vois aucune différence entre celui qui s'illusionne devant sa TV(un mouton), et celui qui vit en dehors du système mais s'illusionne de sa lucidité et de sa liberté(un mouton solitaire).

Ca en dit long sur la finalité de la vie.

Je ne suis pas certaine d'avoir exactement compris, pourrais tu étoffer ton raisonnement ?
En tout cas, au stade où j'en suis actuellement, je dirais que je ne suis pas encore capable de vivre sans but, donc sans me créer l'illusion d'être utile mais je suis très lucide justement sur le fait que le "but" est bien une illusion.
Bah, je ne sais pas si je suis très claire, là.. :cpasmafaute:
Je pense qu'il voulait dire qu'on est pas plus libre quand on fait tout pour etre libre (c'est le contraire de la liberté si elle doit se gagner par des actes).

Heureusement que tu as encore des buts, les enfants c'est pas rien quand meme ! une vie sans but, c'est une vie de solitaire ermite, et meme là encore, le but est "ne pas vivre en société", donc ce n'est pas plus un acte libre que les actes des "emprisonnés de la société".
La seule liberté qu'on a, c'est pendant qu'on dort, notre esprit est libre de rever ce qu'il veut, mais on n'en profite pas :D
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#70 Fleur de Diamant

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Posté 12 janvier 2007 à 20:59

Magnus,

Citation

une vie sans but, c'est une vie de solitaire ermite,

Je ne suis pas d'accord : quand tu te fixes un but, un objectif et que pour une raison ou une autre tu ne peux l'atteindre, ce n'est pas lié à une vie de solitaire.

Une solitude peut parfois ne pas être voulue. Ce sont les aléas de la vie et les prises de consciences qui peuvent amener à une certaine solitude, mais quand on s'accroche à ne pas vouloir être seul, il y a un vide qui se crée. Alors là, il faut apprivoiser cette solitude. Et une solitude peut amener une dépression.
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

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#71 Magnus

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Posté 12 janvier 2007 à 21:13

Fleur de Diamant, le Vendredi 12 Janvier 2007 à 20h59, dit :

Magnus,

Citation

une vie sans but, c'est une vie de solitaire ermite,

Je ne suis pas d'accord : quand tu te fixes un but, un objectif et que pour une raison ou une autre tu ne peux l'atteindre, ce n'est pas lié à une vie de solitaire.

Une solitude peut parfois ne pas être voulue. Ce sont les aléas de la vie et les prises de consciences qui peuvent amener à une certaine solitude, mais quand on s'accroche à ne pas vouloir être seul, il y a un vide qui se crée. Alors là, il faut apprivoiser cette solitude. Et une solitude peut amener une dépression.
En fait meme si on se fixe un but et qu'on échoue, on s'est fixé un but quand meme pendant un moment.
Comme tu dis bien echouer peut amener une CERTAINE solitude, ce n'est qu'un sentiment de solitude et en aucun cas une réalité, on n'est jamais seuls et on peut difficilement l'etre. Certes sur la banquise ou sur le sommet d'une montagne on est seuls, mais quand à survivre...
Je vous citerai en exemple Grenouille du fameux roman "le parfum", qui reste 7 ans seul sur une montagne, n'ayant aucun but, survivant grace à son nez très fin. Il finit par descendre, ayant trouvé un nouveau but dans la vie (avoir une odeur). La solitude est toujours relative et passagère, on est jamais toujours seuls, que ce soit dans son enfance ou à d'autre période. d'ailleurs les scientifiques ont étudié des enfants ayant grandi sans affection, seuls. les résultats sont sans appel, ces enfants n'ont rien d'humains, prouvant que ce sont les relations qui tissent le développement du cerveau et de "l'humanitude".

Ce message a été modifié par Magnus - 12 janvier 2007 à 21:14.

"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#72 Fleur de Diamant

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Posté 12 janvier 2007 à 21:30

Citation

La solitude est toujours relative et passagère, on est jamais toujours seuls, que ce soit dans son enfance ou à d'autre période.

Une solitude passagère, tout dépend sa durée. Et, si dans la vie c'est un perpétuel recommencement, on sera toujours dans la solitude ou l'individu aura passé 70 % à être dans la solitude, malgré des efforts faits pour ne pas y rester...
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

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#73 Magnus

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Posté 12 janvier 2007 à 21:35

Fleur de Diamant, le Vendredi 12 Janvier 2007 à 21h30, dit :

Citation

La solitude est toujours relative et passagère, on est jamais toujours seuls, que ce soit dans son enfance ou à d'autre période.

Une solitude passagère, tout dépend sa durée. Et, si dans la vie c'est un perpétuel recommencement, on sera toujours dans la solitude ou l'individu aura passé 70 % à être dans la solitude, malgré des efforts faits pour ne pas y rester...
Tu sais, certains ne sont jamais seuls, toujours des amis avec eux, toujours avec leur femme ou leur mari, leurs enfants, leurs collègues, et ppurtant ils peuvent etre "encore plus seuls qu'une personne seule". Comment ? quand ils ne peuvent pas exprimer ce qu'ils veulent à l'autre. Ces fameux non dits qui peuvent faire péter un cable, craquer, tomber dans une solitude réelle cette fois, ou la déprime.
On peut etre accompagné, si on ne peut pas lui dire ce qu'on ressent, de bien ou de mal, se confier à lui, lui dire tout simplement ce qu'on veut, alors c'est pire que tout, on est seuls avec nos pensées et nos sentiments. et cette solitude mentale, psychologique, est bien plus forte que la solitude physique.

Combien de fois ai je été en couple et piégé par la solitude mentale ? Pourtant j'essayais de casser le processus et de dire les choses, mais il y a avait comme une force irresistible qui m'empechait de parler, ne voulait pas briser la bonne ambiance apparente, de peur de froisser l'autre.

Ce message a été modifié par Magnus - 12 janvier 2007 à 21:37.

"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#74 Fleur de Diamant

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Posté 12 janvier 2007 à 21:54

Citation

Pourtant j'essayais de casser le processus et de dire les choses, mais il y a avait comme une force irresistible qui m'empechait de parler, ne voulait pas briser la bonne ambiance apparente, de peur de froisser l'autre.

J'ai vécu cela moi aussi. J'ai voulu discuter également, mais c'était comme si je parlais dans le vide. Que ce soit en couple ou par rapport à un évènement de ma vie (médecin, avocat, policier pour un PV). J'étais comme transparente (pour certaines personnes).

Ce n'est pas de la solitude, enfin à mon sens ; et je sais à quoi c'est dû, en restant pragmatique... :shy:
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

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#75 Bipol

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Posté 12 janvier 2007 à 22:05

La vie est relation, c’est bien le cœur de notre humanité. En ce sens nous ne pouvons nous abstraire de la société, ce qui ne veut dire l’accepter. Selon notre vie d’enfant, nous bâtissons en nous des croyances pour nous sécuriser le restant de notre vie.
J’ai une enfance un peu difficile, et je suis loin d’être le seul, et il m’a fallu bien des années de travail sur moi-même, pour me libérer des croyances mentales de protection qui sont un frein à la libre circulation de l’énergie d’amour relationnel qui se réalise quand la barrière entre le moi et l’autre n’est plus.
Que nous vivions dans un coin isolé ou au sein de la société, quelle importance, la question est de savoir comment notre énergie est en prise avec les autres, et si l’amour circule en nous.

J’ai une petite histoire amusante :
Un vieillard, un disciple du Tao appelé Yen Hui rend un jour visite à Confucius.
Celui-ci lui demande comment il va, Yen Hui répond : je vais mieux merci.
Comment cela ? demande Confucius.
J’ai cessé d’être obsédé par l’idée d’agir avec bonté et justice, répond Yen Hui.
Bravo, mais vous n’avez pas atteint l’illumination, dit Confucius.

Quelques années plus tard, Yen Hui revient :
Je vais beaucoup mieux déclare-t-il.
Comment cela demande Confucius.
J’ai tout oublié des rituels et de la discipline, dit Yen Hui.
C’est bien, mais vous n’avez toujours atteint l’illumination répond Confucius.

Quelques années plus tard, Yen Hui revient,
Je vais vraiment beaucoup mieux dit joyeusement Yen Hui,
Ah comment cela demande Confucius.
Je peux rester assis des heures et tout oublier absolument tout, répond Yen Hui.
Confucius surpris dit : que voulez vous dire quand vous dites que vous pouvez rester assis des heures et tout oublier absolument tout ?
Si je me cogne la tête, les bras contre un mur il n’y a que les chocs sans autre perception ni opinion. Je perce les apparences et je me rends compte que toutes les formes sont éphémères. Je cesse d’essayer de comprendre et je deviens identique au Tao, voila ce que je veux dire.
Confucius répond : si vous êtes identique au Tao, vous n’avez aucune préférence, si vous ne vous accrochez plus aux perceptions physiques, vous n’avez plus de fixations. Vous avez donc atteint l’illumination.

bipol

#76 galileo

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Posté 13 janvier 2007 à 06:07

Pour la solitude: n'oubliez pas l'expression "seul dans la foule".
Comme quoi la solitude n'est pas seulement une affaire physique et matérielle: il y a aussi l'isolement.


Pour les médocs antidépression: je veux bien qu'on évite les pilules autant que possible, mais que faire lorsque la dépression est accompagné d'une puissante pulsion de mort qui peut se tourner contre soi-même (ce besoin irrésistible de se suicider) ou contre les autres?

#77 docteur vincent

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Posté 13 janvier 2007 à 08:44

les antidépresseurs favorisent l'acte suicidaire! c'est marqué sur le Vidal.
La dépression, parfois je l'approche après une pèriode de stress intense, c'est comme si les accu étaient déchargés, batterie à plat. Il faut recharger cela naturellement et rapidement sinon cela s'installe pour de bon.

Se sentir seul j'ai connu aussi, c'est très pénible. Pour moi c'est un mécanisme mental parasite, on peut arriver à le dépasser en travaillant sur son développement personnel.

#78 geispe

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Posté 13 janvier 2007 à 09:47

Citation

Pour les médocs antidépression: je veux bien qu'on évite les pilules autant que possible, mais que faire lorsque la dépression est accompagné d'une puissante pulsion de mort qui peut se tourner contre soi-même (ce besoin irrésistible de se suicider) ou contre les autres?

c'est aussi la question que je me suis posée, car le déprimé grave s'enferme parfois dans une forteresse et reste insensible et étanche à toute "aide", suggestion, ou influence extérieure...

Quelqu'un qui devient menaçant ou dangereux pour les autres on peut l'enfermer, mais un suicidaire ce n'est pas évident de le surveiller tout le temps...

#79 pop-corn

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Posté 13 janvier 2007 à 12:15

Citation

c'est aussi la question que je me suis posée, car le déprimé grave s'enferme parfois dans une forteresse et reste insensible et étanche à toute "aide", suggestion, ou influence extérieure...

Quelqu'un qui devient menaçant ou dangereux pour les autres on peut l'enfermer, mais un suicidaire ce n'est pas évident de le surveiller tout le temps...

je connais tres bien ce sujet pour l'avoir vecu pendant 15 ans avec une personne exactement comme tu le décrit et on n'est désarmé face a cette situation.

la plupart du temps ce mal vivre ou ce bien être fadesse comme j'ai pu lire plus haut est completement en déphasage avec ce que l'on nous fait croire comme d'une socièté qui est la norme.

et bien souvant la cause de cet état est un héritage familliale .

mais ce peut aussi être un corps en déphasage avec lui même
la difference comparé au fait de ce casser la jambe je vois certaine dépression comme d'une "pathologie de l'âme."
car il ne faut pas mélanger toutes les dépressions

------------
aussi une petite precision pour ceux qui croient a la réincarnation.
les drogues affectent nos multiples corps et certain vont tres loins dans leur abus d'eux même
il est évident que l'on transporte ses traumatismes avec soi dans sa "famille d'acceuil chaussure a son pied"
La illaha illa Allah

#80 geispe

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Posté 13 janvier 2007 à 12:31

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je connais tres bien ce sujet pour l'avoir vecu pendant 15 ans avec une personne exactement comme tu le décrit et on n'est désarmé face a cette situation.

si je n'avais pas peur de me tromper je dirais 14 ans et çà a commencé dans une année multiple de sept et çà s'est arrêté dans une telle année... mais j'ai peut-être aussi tout faux, non ?
(çà m'intéresse pour mes stats :-)

#81 pop-corn

    Chercheur de lumière

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Posté 13 janvier 2007 à 13:15

Citation

si je n'avais pas peur de me tromper je dirais 14 ans et çà a commencé dans une année multiple de sept et çà s'est arrêté dans une telle année... mais j'ai peut-être aussi tout faux, non ?
(çà m'intéresse pour mes stats

si cela d'aide s'est de 84 a 2000 donc a côté de la plaque
La illaha illa Allah

#82 feduloji

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Posté 17 janvier 2007 à 20:40

galileo, le Samedi 13 Janvier 2007 à 07h07, dit :

Pour la solitude:  n'oubliez pas l'expression "seul dans la foule".
Comme quoi la solitude n'est pas seulement une affaire physique et matérielle: il y a aussi l'isolement.


Pour les médocs antidépression: je veux bien qu'on évite les pilules autant que possible, mais que faire lorsque la dépression est accompagné d'une puissante pulsion de mort qui peut se tourner contre soi-même (ce besoin irrésistible de se suicider) ou contre les autres?
je ne suis pas médecin, et je ne peux parler que de mon expérience :

j'ai connu ces moments où la pulsion de mort venait me frôler, non pas lors d'une dépression, mais lors de crises intenses de douleurs liées à une maladie.
ça faisait plus de 2 ans que j'essayais de traverser çà sans médocs, avec une réflexion sur le sens de cette maladie et en cherchant des moyens pour m'en sortir sans la chimie, comme je l'ai écrit plus haut.
Or, voyant les "sphères" :cogite: où m'entrainaient les crises de douleur, et n'ayant aucune envie de laisser 2 orphelins, je me suis rendue à l'évidence et j'ai choisi de prendre la venlafaxine, préconisée dans cette pathologie.
En refusant tout médoc, je me suis rendue compte que j'étais trop dure avec moi-même.
J'ai pris ce médoc, sachant que je l'utiliserais tant que mon corps en aurait besoin, le temps qu'il reprenne du poil de la bête ,en étant consciente que c'était une béquille,et je ne regrette pas.

je l'ai pris pendant un an, et pour la posologie, je me suis fait confiance: j'ai cherché la dose minimale qui rendrait les crises supportables, malgré l'insistance des médecins pour que j'augmente . :nonnonnon:

Cela ne m'a pas empêché de continuer ma petite recherche, comme Bipol, avec notamment un travail sur le mental et les peurs, de la sophro, du chant, et tout ce qui pouvait nourrir mon âme.

galileo, quelque soit le choix que tu fais,(médoc ou non), fais-toi d'abord confiance ( écoute ta petite voix :piout: ), et ce sera forcément le bon choix. :bravo:

Et dans ce topic, il y a déjà beaucoup de pistes pour prendre les choses en main et t'aider à traverser ces moments éprouvants.

Ce message a été modifié par feduloji - 17 janvier 2007 à 21:31.


#83 plume.vagabonde

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Posté 17 janvier 2007 à 20:55

Bonsoir,

concernant la déprime, j'ai lu dans un ouvrage de PAPUS (surnommé le pape de l'occultisme), une expérience fort intéressante.......................que j'ai expérimenté et sur laquelle je peux dire que ça marche.
Il faut se fixer un lieu, pas trop difficile d'accès mais tout de même physiquement éprouvant,..............environ 2 à 3 heures de marche aller retour.
Dés le retour, ...................on retourne en arrière, vers le même lieu. Débile me direz vous :à première vue bien sûr!Mais pas si c.. que cà.. De retour donc sur le lieu en question, on ramasse soit un caillou, soit un bout de bois, que l'on garde précieusement et l'on s'en retourne. ( pour de bon cette fois) Ceci a une profonde signification occulte sur lequel je vous laisse le soin de méditer................(ne serait ce que l'énergie que l'on projette sur l'objet en question, et la démarche).

#84 feduloji

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Posté 17 janvier 2007 à 21:40

plume.vagabonde, le Mercredi 17 Janvier 2007 à 21h55, dit :

Bonsoir,

Dés le retour, ...................on retourne en arrière, vers le même lieu. Débile me direz vous :à première vue bien sûr!Mais pas si c.. que cà.. De retour donc sur le lieu en question, on ramasse soit un caillou, soit un bout de bois, que l'on garde précieusement et l'on s'en retourne. ( pour de bon cette fois) Ceci a une profonde signification occulte sur lequel je vous laisse le soin de méditer................(ne serait ce  que l'énergie que l'on projette sur l'objet en question, et la démarche).
ai-je bien compris :???: : on fait 2 fois le même aller et retour, sauf que la 2 ème fois, on ramasse un objet de la nature....et on le garde précieusement, mais pendant combien de temps ? :cogite:

#85 Fleur de Diamant

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Posté 20 janvier 2007 à 00:10

feduloji,

Citation

ai-je bien compris  : on fait 2 fois le même aller et retour, sauf que la 2 ème fois, on ramasse un objet de la nature....et on le garde précieusement, mais pendant combien de temps ?

Jusqu'à ce que tu n'éprouves plus le besoin de le conserver. :aureole7:
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

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#86 Fleur de Diamant

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Posté 20 janvier 2007 à 00:19

Magnus,

Comment vas ta Mamie ? As tu pensé à l'homéopathie, si connais ? :humhum:
Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

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#87 Magnus

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Posté 20 janvier 2007 à 08:12

Fleur de Diamant, le Samedi 20 Janvier 2007 à 00h19, dit :

Magnus,

Comment vas ta Mamie ? As tu pensé à l'homéopathie, si connais ? :humhum:
Elle est stabilisée. Son dieu est devenu son psychiatre, ce qu'il dit est parole d'évangile. Y'a 2 semaines il lui a conseillé de pas trop sortir, et elle le fait. c'est triste cete dépendance, mais elle ne veut plus affronter sa douleur passée, elle est prete à prendre n'importe quel médicament, n'importe quel conseil qu'il donne pour ne plus affronter son passé. Une fuite perpétuelle mais sur une corde raide, car il suffit d'un rien qu'elle rechute dans la depression grave, ou elle attend de nouveau les soldats russes.
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux" (benjamin Franklin)

#88 Fleur de Diamant

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Posté 20 janvier 2007 à 11:15

Magnus,

J'ai pris en homéopathie les médicaments suivants :

- Ignatia 9 ch :

Action dominante :
Hypersensibilité de tous les organes (surtout l'audition). Hypersensibilité psychique aux émotions. Tendances aux spasmes. Mauvaise coordination des différentes fonctions de l'organisme.

Signes secondaires :
Symptômes contradictoires et paradoxaux. Sensation de boule dans la gorge. Précipitation anxieuse. Soupirs involontaires. Baîllements spasmodiques.Sensation de faiblesse générale, vide au creux de l'estomac vers 11 h. du matin. Douleurs soudaines fugaces. Migraines de type clou enfoncé dans la tête.

Modalités d'utilisation :
- Remède de l'hypersensibilité nerveuse chez des patients un peu "écorchés vifs" dont les nombreux symptômes changent continuellement.
- Spasmophilie

- Staphysagria 9 ch :

Action dominante :
Hypersensibilité aux contrariétés et aux vexations. Excitation sexuelle et irritation des muqueuses correspodantes. Irritation et lésions croûteuses de la peau avec démengeaisons.

Signes secondaires :
Brûlures uniquement entre les mictions. Grande faim même quand l'estomac est plein.

Modalités d'utilisation :

- Toutes les manifestations psychiques et pschosomatiques après colère ou indignations refoulées.
- Les idées sexuelles obsédantes
- La cystite des jeunes mariés
- Les troubles prostatiques
- Les eczémas du cuir chevelu et de la face avec des croûtes épaisses. Suintement irritant et démangeaisons violentes.
- Les orgelets, surtout de la paupière supérieure.

- Gelsénium 9 ch :

Action dominante :
Fièvre avec baisse du tonus, paralysie progressive, notamment des muscles respiratoires, ralentissement du rythme cardiaque et baisse de la tension. Inflammation des muqueuses respiratoires et digestives.

Signes secondaires :
Tremblements. Faiblesse mentale et physique. Absence de soif dans les états fébriles. Courbatures. Frissons dans le dos. Congestion du visage. Maux de tête très importants. Sensation d'arrêt du coeur.

Modalité d'utilisation :
- Tous les états infectieux avec asthénie profonde et notamment la grippe. Le sujet est protré et tremblant. Il a des courbatures et des frissons dans le os. Il n'a pas soif.
- Le trac
- Les migraines congestives.

3 granules 3 fois par jour jusqu'à complète guérison.
_____________________________________________________________________

A cela, tu peux aussi lui offir en pendentif une Obsidienne Oeil Céleste avec une Kunzite. Les propriétés de ces pierres sont extraordinaires pour la dépression (surtout l'Obsidienne). Quand elle ira mieux, elle n'éprouvera plus le besoin de porter ce pendentif, ou il pourra se casser tout seul. A ce moment là, cela veut dire que la ou les pierres ont fait leur travail et que le corps n'en a plus besoin.

Par la suite, tu peux lui faire porter un cristal de quartz que tu auras pris soin de "purifier" en l'ayant fait tremper 7 jours et 7 nuits dans de l'eau de mer ou de l'eau pure additionnée de sel de mer. Cela va la requinquer.

_____________________________________________________________________

Il est vrai qu'à l'âge qu'elle a, elle a des difficultés à se libérer de ce passé douloureux. Mais, l'homéopathie travaille de l'intérieur, et dans plusieurs domaines liés à notre psychisme, alors que l'allopathie ne traite qu'une seule chose, et bien souvent le symptôme et non la cause.
Tu peux donc lui faire prendre ces trois médicaments d'homéopathie, sans risque avec ce que peut lui donner le médecin.
_____________________________________________________________________

Quand j'ai pris en automédication ce traitement homéopathiques, il est bien évident que je n'avais pas tous les symptômes qui surgissaient. L'homépathie va agir là où c'est nécessaire.

En attendant, je pense bien fort à ta Mamie et je visualise qu'elle se libère enfin de tout ce qu'elle a pu "conserver" de ce passé là. Je lui envoie des pensées de Paix Intérieure. :ange:

Ce message a été modifié par Fleur de Diamant - 20 janvier 2007 à 11:21.

Ce que tu donnes est à toi, mais ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu'on te fasse.

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#89 Magnus

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Posté 23 janvier 2007 à 16:48

Magnus, le Samedi 20 Janvier 2007 à 08h12, dit :

Fleur de Diamant, le Samedi 20 Janvier 2007 à 00h19, dit :

Magnus,

Comment vas ta Mamie ? As tu pensé à l'homéopathie, si connais ?  :humhum:
Elle est stabilisée. Son dieu est devenu son psychiatre, ce qu'il dit est parole d'évangile. Y'a 2 semaines il lui a conseillé de pas trop sortir, et elle le fait. c'est triste cete dépendance, mais elle ne veut plus affronter sa douleur passée, elle est prete à prendre n'importe quel médicament, n'importe quel conseil qu'il donne pour ne plus affronter son passé. Une fuite perpétuelle mais sur une corde raide, car il suffit d'un rien qu'elle rechute dans la depression grave, ou elle attend de nouveau les soldats russes.
Je me cite.
"Ils lui ont conseillé de ne pas torp sortir". Avais je une intuition ?
Pas sortir = elle voyait moins de gens = elle se mettait à penser plus à son passé = elle a vu le truc sur les "justes" = elle a repensé à la guerre = son etre de souffrance (elle en 1945 quand les russes sont arrivés pour violer, détruire, bruler) est ressucité. Elle est devenue de nouveau ce "quelqu'un d'autre" méconnaissable, dégageant comme des ondes négatives de souffrance, de mort, de peine, "contaminant" ceux qui sont près elle. Son psy a été prévenu par les gens de sa résidence, mais c'est trop tard, une fois que le mouvement est né c'est impossible de l'arreter, elle va aller pour la 20eme fois à l'hopital se laisser mourir et attendre" l'arrivée des russes" avant qu'ils ne lui fassent des electrochocs et qu'elle revienne survoltée comme une mamie sous extazy.
Ma mère balise, elle va devoir bientot la forcer à manger car immanquablement elle ne veut plus descendre manger à la salle commune, ni manger. Les infirmières et autres personnels de sa résidence ne vont très vite plus supporter la gueule et la non-sociabilité de ma grand-mère, et nous harceler pour qu'elle se fasse hospitaliser car elle fait peur (pas dit comme ca, mais presque).

C'est vraiment :tresfache: , voir quelqu'un de sa famille rechuter dans la depression parce que ca parle de 2nde guerre mondiale à la télé...enfin ca aurait pas été ca, y aurait eu autre chose, ce que j'appele "l'etre de souffrance" cherche n'importe quoi pour renaitre. Et y'a plus que les electrochocs dans son cas pour faire taire cette "personnalité" schizophrénique.
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#90 napo

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Posté 23 janvier 2007 à 17:04

N'est-il pas possible que tu accueilles ta grand-mère chez toi pendant quelques temps ? Ta mère ne peut-elle pas le faire ?
La vérité est un pays sans chemin (krishnamurti)