Retour au royaume elfique
Dans le monde tragique des gens ordinaires il n’y a qu’une issue : le trou de la mort. Mais l’elfe intérieur veut vivre éternellement, il veut revivre. Le royaume de lumière n’est pas du monde obscur. L’elfe qui est en nous se souvient d’un univers où il voguait à travers l’éther dans son vaisseau de cristal. Les frères invincibles et les sœurs de beauté du noble peuple avançaient vers les hauteurs célestes dans une progression infinie.
On peut prendre conscience de l’elfe intérieur dont la structure éthérique aux couleurs d’arc-en-ciel épouse celle du corps physique. Si l’elfe renaît, le tombeau du corps ne sert plus à rien. Nous sommes un être éternel. On peut le ressentir en contemplant notre forme intérieure.
Il y a là un être qui dort. Il y a un être divin qui veut revivre. Et il y a un vaisseau de lumière. Il y a un moteur de propulsion au cœur du cœur. L’elfe désire reprendre les commandes de son vaisseau constellé d’étoiles. L’univers entier se reflète sur la surface resplendissante du vaisseau, le char céleste appelé « merkabah ». Les constellations sont en nous. Par ces portes célestes l’énergie sacrée afflue dans les centres moteurs de l’être.
Retrouvons notre peuple dans le royaume de liberté et d’amour. Déterrons nos armes magiques étincelantes, le bouclier de jade et la lance de quartz. Nous mènerons le noble combat pour la délivrance. Avec nos frères et sœurs, bâtissons un vaisseau d’éther lumineux. Sortons du trou de la mort avant que les forces démoniaques ne posent des chaînes encore plus lourdes sur nos esprits et nos cœurs. Attention à l’onde d’apathie, la camisole électromagnétique.
Il n’y a plus beaucoup de temps. Depuis l’année 2001, les jeux sont faits. Ceux qui ne comprennent pas la situation, les naïfs, les blasés, les girouettes, les esprits émoussés par la propagande mondialiste et le messianisme à trois sous, devraient s’écarter de la piste car ils empêchent les elfes vaillants de travailler à la construction de leur vaisseau.
Depuis 2001, celui qui n’a pas compris dans quel monde il vit, comprendra encore moins.
Conséquents avec notre conscience elfique, nous rejetons la culture débilitante des temps actuels, l’imposture qui a pour nom développement personnel du gnome, les initiations ésotériques, les exercices occultes, la pseudo magie blanche (ou de n’importe quelle couleur), les hypocrites méditations pour instaurer la paix dans l’enfer mondial, les thérapies pour égotiques, les rituels aux divinités rétrogrades, l’astralisme luciférien, le channeling négatif et le néo spiritisme, les farces et attrapes du nouvel âge, les bondieuseries oecuméniques, le cirque des fakirs et des lamas, et toutes les combines du business de la foire spiritualiste.
Nous rejetons la politique, l’identification aux races et aux nations terrestres, les idéologies, la science matérielle et la technologie noire. Nous voulons respirer une autre ère. Nous affirmons notre dissidence par rapport aux états, aux religions et aux organisations terrestres.
Notre civilisation est fondée sur l’énergie spirituelle qui fait vibrer l’harmonie des sphères. Nous campons et nous serons partis à l’aube.
1 – Le faux univers elfique
L’univers elfique est un sujet très désinformé depuis que l’écrivain britannique Tolkien a mis les elfes à la mode avec son « Lord of the Ring ». L’elfe est devenu un personnage virtuel qui fascine les amateurs de jeux de rôle, et on le retrouve sur Internet sous diverses déclinaisons féeriques et fantastiques, pour la plupart inspirées des créatures imaginaires de Tolkien, grossièrement matérialisées par Hollywood. L’homme-gnome a créé l’elfe à son image.
Sur d’innombrables sites internet « elfiques », forums et jeux de rôles, les elfes sont caricaturés, avec des oreilles taillées en pointe, grossièrement affublés, dotés d’us et de coutumes sans rapport avec la nature elfique. Les elfisants seraient d’ailleurs incrédules si on leur disait que l’Elfe n’est pas un être mythologique, mais qu’il existe en réalité. Car nos contemporains préfèrent de loin le rêve à la réalité.
Alors, on invente des pays elfiques, des langages elfiques, des races elfiques, et on brode à l’infini sur des généalogies et des épopées elfiques, avec l’air le plus sérieux du monde, comme les enfants jouant aux adultes.
Je ne saurais exprimer le malaise que ce bizness elfique m’inspire, sachant qu’on s’étonnera de cette attitude de rejet, en m’opposant que cette mode ne présente après tout que des côtés sympathiques, qu’elle est bien innocente, et que ces rêveries elfiques sont moins polluantes que les histoires de vampires.
Je vais donc expliquer pourquoi la mode des elfes imaginaires est un détournement et une trahison de la spiritualité elfique.
La médiatisation de l’elfe virtuel est une inversion du même ordre que les anges ectoplasmiques du nouvel âge. Le nouvel âge s’est emparé des anges en les mettant à toutes les sauces religieuses et ésotériques, et l’on aurait pu croire que l’elfe aurait échappé au massacre. Mais les forces anti spirituelles l’ont exhumé des mythes celtiques et nordiques qui protégeaient la beauté et la vérité elfique, du matérialisme, du new age et des élucubrations littéraires.
Les attaques contre la dimension spirituelle elfique étaient prévisibles à une époque où cette conscience commence à se manifester dans notre intériorité même. Car la conscience elfique est réelle, c’est un nouvel état d’être indiquant sur l’échelle de l’arbre de vie que certains humains sont en train de changer de dimension, qu’ils retrouvent peu à peu leur véritable nature, laquelle fut enterrée sous des millénaires de culture religieuse aliénante – cette nature originelle étant portée disparue depuis des millions d’années.
La dévalorisation de la conscience elfique est venue du monde anglo saxon, avec la vulgarisation de la mythologie celtique et le détournement des légendes de la tradition nordique. Nos contemporains ne savent plus qu’avant le légendaire il y a le réel, lequel dissimule le présent éternel.
Le travail de sape contre la vérité elfique s’est cristallisé depuis que des universitaires triturent les mythes archaïques dans la lumière glauque de leurs préjugés matérialistes.
Le monde féerique a beaucoup souffert de l’intrusion des intellectuels dans les dimensions subtiles. Le coup de grâce est venu du démiurge Tolkien, qui en « réinventant » un univers elfique de littérature, en a évincé la subtilité spirituelle.
Le folklore féerique, si merveilleux lorsqu’il se cantonne à raconter la vie des êtres élémentaires de la nature, n’est pas adapté lorsqu’il s’agit des dimensions spirituelles supra matérielles, plus réelles que notre superficielle dimension mortelle.
Or l’elfe n’est pas un élémental comme les lutins et les fées qui constituent l’arrière-plan énergétique des règnes naturels. L’Elfe est un être spirituel qui peut prétendre accéder à la dimension des dieux, où il avait son origine et qu’il veut retrouver dans sa quête infinie. Sur l’arbre de vie des mythes nordiques, le monde elfique est entre le monde des humains incarnés et celui des dieux. C’est donc une zone supérieure dégagée de la pesanteur terrestre.
Comme l’étymologie l’indique clairement, l’Elfe est l’Alpha, le principe. (Etymologie signifie « science de ce qui est vrai ») Ce principe elfique est supposé avoir existé antérieurement à l’apparition de l’humanité incarnée dans la chair.
Après la blessure de la chute dans la dimension de l'épaisseur terrestre, et l’oubli du monde spirituel originel qui en a résulté, l’âme s’est retrouvée errante dans un monde étranger, soumise au sort des créatures mortelles et à tous les périls du monde. Cependant, sur la dimension spirituelle, l’âme demeure un être immortel, mais elle est devenue errante, à la recherche de son royaume perdu. Ainsi en est-il de l’Elfe originel qui, selon la légende, après sa chute et l’exil hors de son royaume, est devenu un vagabond, vulnérable, aux prises avec tous les dangers des dimensions de la puissance inférieure.
Le mythe de l’Elfe déchu et errant, aux prises avec l’adversité, traqué par les démons, comme abandonné des dieux, auxquels toutefois, il continue à servir d’antenne d’information dans les plans inférieurs, cet esprit elfique qui ne peut pas mourir à cause de son essence immortelle, est semblable à notre individualité profonde. Cette vérité est enfouie dans les mythes sur la chute de l’homme originel hors des dimensions paradisiaques.
Et pourquoi, faut-il que ce mythe soit détourné aujourd’hui ?
Parce que la vérité qu’il recèle pourrait apparaître, et l’être humain, plongé dans l’ignorance de sa véritable identité, serait capable de retrouver une essence elfique.
Il reprendrait conscience de sa forme énergétique, et grâce à cette mémoire, il pourrait muter dans une autre dimension en retrouvant ses pouvoirs magiques, et reconquérir son espace vital. Ce serait comme un réveil dans la lumière de la vraie vie.
Pour empêcher ce réveil, des hiérarchies terrestres ont organisé cette grossière mise en scène qu’on appelle « évolution ». Tout en croyant progresser, on reste plaqué dans le plan humain inférieur, tout ceci étant agrémenté de rêves angéliques. Mais l’elfe intérieur n’a que faire d’une évolution lorsqu’il reprend conscience de son identité éternelle. Il bondit alors hors du cercle maléfique où on le tient emprisonné avec toutes sortes de philosophies, idéaux et religions qui ne sont pas pour lui mais pour le gnome humain qui lui sert de « monture » provisoire. L’elfe intérieur, notre esprit véritable, n’est pas un principe métaphysique évanescent comme celui de la théologie. C’est un être réel avec un corps réel, et nous pouvons déjà ressentir cette présence physique lorsqu’à certains moments, l’énergie elfique fait craquer les jointures de la forme matérielle qui l’enserre. Dans ces moments, l’enfant en nous, notre être véritable, sait qui il est.
Mais on vous a dit d’attendre. Des milliers de voix, les prêtres, savants, philosophes, sages, tous les bons samaritains et les bons apôtres de ce monde, vous recommandent d’être patient et soumis, de gravir vie après vie le « chemin de l’évolution », de pratiquer des méthodes pour « éveiller le soi », pour parvenir à « l’éveil ».
On vous conseille de vous soumettre à des « disciplines spirituelles », d’adopter des « doctrines de sagesse », de vous contorsionner l’esprit et le corps pour « développer vos pouvoirs », devenir « meilleur », un « saint », un « libéré », un « maître », etc…mais tout cela est aussi vain que de pisser dans un violon. L’elfe intérieur qui reprend conscience de son identité, est libre en un instant. C’est cela le secret de l’initiation, mais encore faut-il avoir rejeté le fatras spiritualiste avec ses méditations, prières, rituels, ascèses, et les systèmes de développement ésotériques qui n’ont aucun effet sur l’elfe immortel que vous êtes.