Le mésolithique et le kali yuga
#1
Posté 08 août 2006 à 18:06
Imaginons nous une ère de glace. Des terres sous nos pieds, dures et gelées et la brûlure du froid qui mord et qui mord encore et encore. Imaginez, et même pas, voyez ! l’humilité face aux éléments des humains vivant dans les climats glaciaires. Ce qui sauve dans le froid, quand la technologie n’est pas là pour s’en extraire, c’est l’abri, la foi, la création. Si vous n’en êtes pas sûr vous pourriez essayer ? Tel était probablement le climat, le contexte, jusqu’aux environs de – 13000 av. JC.
Les hommes du paléolithique supérieur (jusqu’à – 13000 donc) étaient parvenus à la pointe de la technologie de la pierre. Voir la perfection des outils de l’époque nous en assure où alors comment faire mieux ? La forme selon certains archéologues rejoint la divine proportion (le fameux nombre d’or). Les grottes qui nous restent en témoignage si elles ont servies d’abris ont aussi eu des utilisations rituelles au cours des ages. La récente découverte d’une grotte aux environ d’Angoulême amène également de belles surprises qui vont dans ce sens. Dire que l’homme a évolué, cela sonne faux. Que nous nous soyons métamorphosé d’accord, mais une évolution sous entend un « sens », un point de départ et surtout un point d’arrivée. Lequel d’entre nous peut prouver de source sûre que nous sommes bien parti et que nous allons arriver ? Et où ? C’est à dire qui peut prouver l’existence de la vérité universelle? Pas moi en tout cas, et est-ce bien important ?
Début de l’ère glaciaire. Le vent froid des Dieux se mit à souffler sur toute la création et parmi elle, l’homme. La glaciation nous poussa aux confinement, à la prédominance et à l’importance dans la vie du principe féminin comme une valeur essentielle et dominante (le refuge du foyer, la grotte, la protection des enfants du climat rude, la mortalité infantile et la durée courte de la vie). L’extérieur lui était probablement réservé au masculin c’est à dire, à la force du mouvement pour la recherche de nourriture (surtout l’hiver) et le taillage et l’échange de l’industrie lithique et de la chasse. On peut retrouver ces conditions dans les steppes de Mongolie, en Sibérie, où chez les Inuits. Certains peuples partent encore faire des chasses dans des conditions très difficiles, au service du féminin. L’objectif est de revenir au foyer mère, et la nature est considérée mère. Chaque geste est étudié, et la nature sert aussi d’oracle. On ne fait pas n’importe quoi ni à tout prix. Tout est vivant et dépasser ses limites, ses prélèvements dans l’écosystème par gourmandise, revient à se mettre en danger soi et son peuple. Ce qui n’est pas « juste » dans les lois naturelles revient d’une manière ou d’une autre et créé un déséquilibre qu’il faudra rétablir. La vie s’organise donc (il serait temps de nous en rappeler là !) en fonction du contexte, et du climat. Les Vénus préhistoriques qui datent de cette époque attestent aussi de la prédominance du féminin. La chaire de la vénus de Lespugues (voir verso) par exemple (Pyrénées) qui une fois retournée laisse clairement voir un phallus, pourrait affirmer ce besoin de célébrer la Mère, la fécondité (est-elle enceinte, c’est probable) pour que l’abondance soit au rendez-vous, n’oublions pas dans des conditions très difficile (du moins pour notre conception de la difficulté d’après notre contexte).
Puis le vent des Dieux se réchauffa, et le contexte se modifia. Ici oui, sous nos pieds. Et nos sangs en portent encore l’empreinte ! Fermons les yeux : nous le sommes…
Nous pourrions symboliquement nous imaginer dans une grotte, un abri dont notre survie, et le déroulement de la vie dépend, avec une importance primordiale pour la spiritualité et ce principe féminin dont nous parlions plus haut (Yin / -), les hommes restant par la force des choses limités dans la pleine expression, ou libération de leur force de mouvement (Yang / +).
Et puis depuis ce nid nous voyons la glace fondre, la neige disparaître et l’été, le printemps et l’automne se rallonger. Le soleil semble lui même être plus chaud, la nature se métamorphose et des couleurs éclatent plus vives les unes que les autres où le vert domine et auquel le cœur répond. La femme sous l’abri garde son bébé dans les bras et sort du foyer avec l’homme soumis à la sève du mouvement, à ses forces phalliques qui se réveillent et sont stimulées, ce qu’il ne peut que constater en lui. Les forces masculines entrent dans une nouvelle ère de jeu et de création, de possible. Une aire d’expérimentation ou l’homme va pouvoir donner libre cour à un épanouissement érectile, s’éprouver, se découvrir en s’oubliant un peu plus d’un point de vue universel (l’art d’ailleurs aurait été moins présent durant cette période, de cette époque sont connus des galets peints ou gravés de figures géométriques) et en délaissant un peu plus la femme qui restera pour de nombreuses années (jusqu’au 20ème siècle à présent les temps changent semblent-ils…) à la porte du « foyer ».
Durant cette période du mésolithique donc, les modifications du mode de vie et des comportements subiront des changements conséquents (c’est à dire beaucoup de variations sur une courte échelle de temps). Et nous passerons de la chasse et la cueillette vers l’élevage et l’agriculture, la domestication de la vie à notre profit, à la sédentarisation. Bien sûr attention, il ne faut pas généraliser, ceci est notre histoire locale, qui peut probablement s’appliquer à bien des régions et au monde « civilisé » et qui prévaut sur la plupart des autres, mais en aucun cas n’est valable pour d’autres peuples aujourd’hui très minoritaires et dont la métamorphose s’est fait différemment, peut-être grâce à une conscience plus directement acquise, pour qui le vent des Dieux a soufflé différemment…
L’homme (le principe masculin) aura donc « pris les choses en main », aura fait ce choix. Et ce choix se répandra et gagnera sur le reste. Il gagnera en sécurité et tentera de s’extraire du danger, et d’échapper à sa mort, et nous en sommes aujourd’hui le paroxysme. Le culte interne (grotte/femme) deviendra externe (menhir – dolmen – Nature turgescente).
La végétation change et le sol se boise lentement. Les territoires se peuplent d'animaux plus petits. Les techniques de chasse s'adaptent au nouveau gibier. L'arc marque un grand progrès.
Le régime alimentaire s'enrichit de nouvelles denrées comme les baies. La pêche se développe aussi. En plus du harpon et de l'hameçon, l'homme fabrique des filets en écorce. L'outillage se perfectionne, la hache et le burin apparaissent, la navigation fluviale aussi. Pour la première fois dans l'histoire, l'homme est capable d'exercer une action sur son environnement. Apparition du tissage et début de l'élevage au Proche-Orient.
Et par la suite l’architecture presque partout sur terre deviendra phallique. Aujourd’hui l’Empire State Building (en reconstruction) prouve bien cette illusion de vouloir toucher le ciel d’une orgueilleuse érection, en totale soumission à cette seule force, celle du mouvement. Le mouvement, et l’agitation qui en découle donc, donne l’impression en effet d’exister, que la vie a un sens certain et en oubliant la mort, de croire cette existence immortelle. Dans les sociétés matriarcales par exemple on trouve peu cette intérêt de la démesure phallique dans l’architecture. Chez les femmes Zapotèques, l’homme est relégué à l’extérieur, au travaux des champs, d’une manière qui pour nous semble (enfin au moins pour moi) complètement irrévérencieuse. C’est la femme qui gère. Et l’architecture est simple, et étendue, ne cherche pas à se faire remarquer par sa taille. D’autres sociétés matriarcales comme la nation Iroquoise, le peuple Moso (cf Herbe Folle n°1), les Maoris etc… Il reste à vérifier, si c’est vérifiable (certains avancent que le néolithique voyait d’avantage de sociétés matriarcales) le fait que l’ère glaciaire ait été réellement favorable au matriarcat, ce qui appuierait la théorie de cet article.
La nature au cours de ces ères tumultueuses nous aura mis à l’épreuve, et cela continue et continuera. Elle a créé, et puisqu’elle est aussi nous, nous pouvons dire que nous avons fait le choix naturel de nous créer une individualité qui a probablement son sens (à chacun de le découvrir), ce qui ne va pas quand on va vers la séparation, sans un évident égocentrisme. Nous sommes à l’heure actuelle en train de le comprendre…
Aujourd’hui la force féminine étouffée par l’expérimentation masculine recouvre son aire de jeu, toujours sous l’action du Vent des Dieux. Mais cette fois, dans le basculement qui s’offre à nous, ce n’est pas la prédominance de l’un sur l’autre qui s’annonce, car nous avons expérimenté nos principes respectifs (qui ne sont pas des vérités mais des logos), mais au contraire la reconnaissance de ces deux principes en nous (féminin et masculin). La femme aujourd’hui se laisse aller non sans lutte, à découvrir le mouvement, le dynamisme de l’action et semble parfois très érectile (surtout en ce moment), loin de ce principe de conservation qu’elle incarnait jusqu’ici. Et l’homme lui, découvre justement la conservation, la présence au foyer, la séduction, la parade etc… Mais il ne faut pas confondre reconnaissance et « être ». C’est à dire que ces événements qui bousculent souvent profondément et douloureusement nos vies, qui nous poussent à nous élever, à franchir le pont vers l’inconnu ; ne sont que des transits voués à la reconnaissance de l’amour en nous. Ce qui se matérialisera naturellement à l’extérieur, par ce que nous créerons
sur ce terreau, ce nouveau « contexte », dans une cohabitation profonde ou les aires d’action et de création seront infinies (ce qui réclamera une grande responsabilité universelle) et se chevaucheront, se recouperont sans se heurter car elles se « comprendrons » (c’est à dire s’accepterons autant que l’un sera dans l’autre, l’autre dans l’un tout en étant différent).
Nous serons un jour nos propres temples.
Nos corps restent l’expression d’un principe fondamental et dominant en nous, à part pour les exceptions qui confirment la règle:) , que nous choisissons de respecter ou non. Tout pourrait se jouer désormais sur nos capacités d’auto-connaissance, et de création. Sur notre ouverture. Sur notre capacité d’accueillir en nous, le mouvement de l’univers, de la Vie (qui comprend autant la naissance, la conservation que la mort).
Aujourd’hui notre perte, notre oubli de qui nous sommes au fond (et donc aussi en surface) est quasiment consommé, en activité parfaite, c’est à dire que nous sommes presque parfaitement individués, et égoïstes (ça fait drôle de dire ça !). Aussi nous pouvons faire le choix (il n’y en a pas tellement d’autre sinon celui de nous auto détruire) de ne plus tant donner d’importance au temps. Tous les ingrédients sont réunis pour l’éxode… allons-y ?
#2
Posté 09 août 2006 à 16:45
"Le Mésolithique est une période de la Préhistoire qui succède à l'Épipaléolithique il y a 9 à 10 000 ans. Cette période est marquée par de nombreux changements économiques et sociaux liés notamment au développement de la forêt en Europe. Elle s'achève entre le VIIIe et le IVe millénaires av. J.-C. avec le début du Néolithique."
Wikipedia:
"Suivant cette cosmogonie, nous sommes entrés dans une Kali Yuga qui aurait commencé vers -3000 au moment où aurait eu lieu la guerre du Mahâbhârata."
Ma question:
C'est quoi ton message ?
#3
Posté 09 août 2006 à 17:05
Mon impression :
Tu semble dire que les sociétés à l'aire glaciaire étaient plutot dans le sens : la femme au foyer et les hommes au boulot.
Puis par magie, la glace a fondue, grace aux femmes qui nous recompensent de notre boulot ?
Et aujourd'hui les hommes chercheraient à etre au foyer, d'ou le monde va mal ?
Hummm, si c'est ça c'est très bien écris mais je n'aime pas du tout l'idée qui en ressors.
Si c'est pas ça, désolé d'avoir mal compris, lol. Mais c'est vrai que le sujet est souvent tendu.
#4
Posté 09 août 2006 à 18:06
céki, le Mercredi 09 Août 2006 à 16h38, dit :
"Le Mésolithique est une période de la Préhistoire qui succède à l'Épipaléolithique il y a 9 à 10 000 ans. Cette période est marquée par de nombreux changements économiques et sociaux liés notamment au développement de la forêt en Europe. Elle s'achève entre le VIIIe et le IVe millénaires av. J.-C. avec le début du Néolithique."
Wikipedia:
"Suivant cette cosmogonie, nous sommes entrés dans une Kali Yuga qui aurait commencé vers -3000 au moment où aurait eu lieu la guerre du Mahâbhârata."
Ma question:
C'est quoi ton message ?
Une ère commence pas comme ça. Selon d'autres calculs le kali yuga devrait durer 432000 ans. Alors elle est ou l'ère nouvelle:))))))))))
Non, je me base sur les faits et des indices pour essayer de mettre en évidence la lente perte de conscience de l'homme (au lieu de la conscience comme la plupart disent, et qu'on nomme vulgairement intelligence), c'est à dire de l'endormissement, ou on pourrait encore dire: le processus d'individuation de la nature en nous. Ce qu'en Inde on nomme Lila, ou "jeu divin" (se perdre pour se retrouver). Aussi que c'est un processus NATUREL que les extrêmistes religieux par exemple refusent toujours d'admettre, et ce depuis des siècles.
Dans le texte j'avance le fait que l'ère glaciaire était une ère de prédominance du principe féminin (chez l'humanité le reste j'en sais rien), c'est à dire ou les sociétés et les individus en cours de création ont expérimenté "par la force des chose", ou par le contexte que la Nature, ou Dieu ou le hasard (ou les 3 à la fois) , le principe féminin comme valeur repère et de découverte, et donc de Création (nous nous sommes à cette époque donc créer autour de ce principe). Et le mésolithique donc charnière et basculement du climat vers le néolithique, le temps est passé dans un contexte universel masculin, phallique et ce jusqu'à nos jours. Aujourd'hui c'est l'inversement. Pendant que les phallus (empire state b.) s'effondre dans un dernier réflexe éjaculatoire, nous redécouvrons EN NOUS notre principe sexuel opposé, dans l'optique (et la c'est plus de la prévision) de nous compléter et nous respecter hommes et femmes dans la libre création de l'ère du verseau. L'air attisera la création, ce qui s'annonce à grand pas dans le développement personnel pour harmoniser et découvrir les deux sexes en nous (ce qui ne veut pas dire choisir l'un plutôt que l'autre, mais découvrir Qui Nous Sommes).
J'avance que le processus d'individuation est quasiment terminé, l'harmonisation se faisant de concert au niveau du coeur, et que le terreau sera bientôt près pour nous élancer dans une conscience de Création. J'invente rien, c'est juste de la mise en évidence.
#5
Posté 09 août 2006 à 18:09
Touchcka, le Mercredi 09 Août 2006 à 16h58, dit :
Mon impression :
Tu semble dire que les sociétés à l'aire glaciaire étaient plutot dans le sens : la femme au foyer et les hommes au boulot.
Puis par magie, la glace a fondue, grace aux femmes qui nous recompensent de notre boulot ?
Et aujourd'hui les hommes chercheraient à etre au foyer, d'ou le monde va mal ?
Hummm, si c'est ça c'est très bien écris mais je n'aime pas du tout l'idée qui en ressors.
Si c'est pas ça, désolé d'avoir mal compris, lol. Mais c'est vrai que le sujet est souvent tendu.
J'ai dis nulle part que le monde allait mal, ça me ferait mal de dire ça, et encore moins "à cause de". Si mon texte fait cet effet c'est grave! Rassuez moi j'ai pas dit ça?
Ce message a été modifié par galimba - 09 août 2006 à 18:57.
#6
Posté 09 août 2006 à 18:50
Citation
et là
Citation
C'est surtout ces paragraphes qui me font penser à ça, mais je te donne mon interpretation de ce que j'ai ressenti à la fin de lecture mais je n'ai pas beaucoup d'expérience en littérature et quand quelque chose n'est pas clair, je l'interprete peut etre mal, désolé.
Sinon, non, je ne vois pas l'idée qui en découle mais c'est très joli.
Ce message a été modifié par Touchcka - 09 août 2006 à 18:59.
#7
Posté 09 août 2006 à 19:00
mais merci beaucoup d'avoir lu!!! ça m'aide merci...
#8
Posté 09 août 2006 à 19:16
Je vois souvent des documentaires sur des peuples ou ce sont les femmes au champs et les hommes à la chasse ou à la maison.
Les enfants s'occupants tout seuls au foyer.
Mais comme la chasse est de plus en plus interdite et mal vue, ou que certaines espèces disparaissent, l'homme ne peux plus chasser et reste donc à la maison, joue, se drogue, pendant que la femme est au champ. C'est clair que les temps on bien changé depuis l'aire glacière et comme tu dis au début de ton texte, on ne sais pas ou on va...
#9
Posté 09 août 2006 à 19:23
#10
Posté 10 août 2006 à 05:28
#11
Posté 10 août 2006 à 07:40
Citation
Il me semble que cette interprétation est erronée. Sous le climat glaciaire, la végétation comestible était rarissime. L'homme a dû survivre grâce à la chasse et uniquement grâce à elle ( les derniers yakoutes de Sibérie et les Inuits vivaient de cette manière). Si effectivement c'étaient des sociétés cloîtrées par la rudesse du climat, elles devaient sortir chercher la nourriture c'est à dire chasser et dans cette tâche là, c'est l'homme qui excelle et non la femme pour de nombreuses raisons liées à la morphologie de chaque sexe. Cette société de chasseurs dont la survie dépendait de la chasse ne pouvait qu'honorer le chasseur, c'est à dire la mâle comme l'ont fait toutes les tribus de chasseurs qui ont perduré jusqu'à être observée par la science (l'importance d'une tribu d'indiens se mesurait au nombre de ses chasseurs et non à celui de ses femmes). La "primauté" du principe féminin s'est peut-être manifestée d'une autre manière à travers la polygamie. Chez les indiens d'Amérique mais aussi chez d'autres peuples, un bon chasseur pouvait et devait avoir de plusieurs femmes et de nombreux enfants pour des raisons économiques et génétiques.
Les sociétés matriarcales sont de toutes façon extrêmement rares et même quand elles existent, elles sont loin d'un système où les femmes gouvernent. La plupart du temps elles sont cantonnées à certaines spécialités bien définies ( agriculture, élevage, organisation de la religion ) essentiellement parce que dans ces activités elles manifestent des talents utiles alors que les hommes sont souvent appelés à défendre la tribu contre d'autres tribus et à chasser les animaux, tâches pour lesquels les femmes n'ont pas d'aptitudes. Les peuples anciens, peu préoccupés de démontrer l'égalité de l'homme et de la femme employaient chacun au mieux de ses possibilités.
Où vont-ils se réfugier ?
La voix du violon ne peut couvrir le braiment de l'âne.
#12
Posté 10 août 2006 à 07:52
pauger, le Jeudi 10 Août 2006 à 05h21, dit :
J'ai lu dans un de mes bouquins dont je ne me souviens plus du titre malheureusement que la femme a été releguer au second plan quand l'homme des cavernes s'est rendu compte que c'était un peu... (disons beaucoup)... grace à lui que la femme pouvait enfanter. Avant, comme il ne connaisait pas la cause a effet de l'acte sexuel, il prenait celle-ci un peu comme une déesse....
Ce message a été modifié par mou-mou - 10 août 2006 à 08:11.
#13
Posté 11 août 2006 à 05:09
Je me demande aussi ce que tu entends par libre création de l'ère du verseau car j'y vois plutôt une ére de communication poussée à l'extrème et pas forcément dans le sens spirituel mais d'un risque évident d'une société de cyborgs hallucinés par des pouvoirs illimités mais factices car reposant sur des prothèses, se confrontant à une autre société aux acquis spirituels plus longs à acquérir et plus vulnérables en apparence mais aux capacités non-artificielles et pouvant perdurer sur le courant de conscience et se développer jusqu'à l'omniscience.
L'air attisera (j'ajoute: le FEU) de la la création de l'ére du Verseau par son opposé le Lion.
Tout dépends de ce que tu entends par individuation mais je vois plutôt son processus commencer et non se terminer et aller croissant vers plusieurs tendances dominantes possibles à savoir luciférienne et ultra numérique pour celles des transhumanistes et nettement spirituelle, analogique et intuitive pour les autres.
Je ne perçois pas la création comme une évolution mais plutôt comme une chute vers la destruction inévitable des limites perceptuelles de notre conscience de veille fort limitée au monde des sens, alors que la libération et l'élargissement de la conscience à son stade ultime qu'est l'omniscience est la cessation de toute création et de toute souffrance.
T'as pas vraiment développé l'aspect Kali Yuga actuel comme facteur de dégénérescence et sa signification en tant que transition vers cette ére du Verseau où chacun y projette ses phantasmes d'amour, de beauté et de création.
Souhaitons que ce soit vrai mais on mal barrés pour l'instant.
Yf................See...........the Moon in opposite to the Sun..
#14
Posté 11 août 2006 à 09:01
mou-mou, le Jeudi 10 Août 2006 à 07h45, dit :
pauger, le Jeudi 10 Août 2006 à 05h21, dit :
J'ai lu dans un de mes bouquins dont je ne me souviens plus du titre malheureusement que la femme a été releguer au second plan quand l'homme des cavernes s'est rendu compte que c'était un peu... (disons beaucoup)... grace à lui que la femme pouvait enfanter. Avant, comme il ne connaisait pas la cause a effet de l'acte sexuel, il prenait celle-ci un peu comme une déesse....
Après il faut se plonger dans les ères. Le "moment" homo erectus aussi semble TRES intéressant et une charnière en tout cas à mon ressenti dans le passage vers l'individus et la séparation de "ce qui nous habite". Déjà d'autres espèces animales dites intelligente sont autant des processus naturels d'individuation.
Ce message a été modifié par galimba - 11 août 2006 à 09:03.
#15
Posté 11 août 2006 à 09:09
Daman, le Jeudi 10 Août 2006 à 07h33, dit :
Citation
Il me semble que cette interprétation est erronée. Sous le climat glaciaire, la végétation comestible était rarissime. L'homme a dû survivre grâce à la chasse et uniquement grâce à elle ( les derniers yakoutes de Sibérie et les Inuits vivaient de cette manière). Si effectivement c'étaient des sociétés cloîtrées par la rudesse du climat, elles devaient sortir chercher la nourriture c'est à dire chasser et dans cette tâche là, c'est l'homme qui excelle et non la femme pour de nombreuses raisons liées à la morphologie de chaque sexe. Cette société de chasseurs dont la survie dépendait de la chasse ne pouvait qu'honorer le chasseur, c'est à dire la mâle comme l'ont fait toutes les tribus de chasseurs qui ont perduré jusqu'à être observée par la science (l'importance d'une tribu d'indiens se mesurait au nombre de ses chasseurs et non à celui de ses femmes). La "primauté" du principe féminin s'est peut-être manifestée d'une autre manière à travers la polygamie. Chez les indiens d'Amérique mais aussi chez d'autres peuples, un bon chasseur pouvait et devait avoir de plusieurs femmes et de nombreux enfants pour des raisons économiques et génétiques.
Les sociétés matriarcales sont de toutes façon extrêmement rares et même quand elles existent, elles sont loin d'un système où les femmes gouvernent. La plupart du temps elles sont cantonnées à certaines spécialités bien définies ( agriculture, élevage, organisation de la religion ) essentiellement parce que dans ces activités elles manifestent des talents utiles alors que les hommes sont souvent appelés à défendre la tribu contre d'autres tribus et à chasser les animaux, tâches pour lesquels les femmes n'ont pas d'aptitudes. Les peuples anciens, peu préoccupés de démontrer l'égalité de l'homme et de la femme employaient chacun au mieux de ses possibilités.
L'homme tenait le rôle de RAMENER de la nourriture. Les forces était tournées vers l'intérieur. On vivait à l'intérieur. Il fallait un EFFORT pour sortir. Quand le climat a changé, il faut un effort pour rentrer. Donc inversement des principes. On ne tannait pas les peaux dehors, comme la plupart des peuples vivant dans le froid, on fait au chaud ce qu'on peut faire au chaud. Et encore de nos jours non? Pendant l'ère glaciaire c'était l'utérus de la hutte, de la grotte et ce que tu veux qui important, car c'était la bulle ou on survivait, et ou le principe féminin de conservation s'exprimait (car la maison et le ventre, de même que le ventre des montagnes se ressemblent sur bien des points.) Je veux dire, ou on était bien, au mieux, c'était avec un peu de chaleur. En gros j'ai mal écris ou t'as pas bien lu.
#16
Posté 11 août 2006 à 09:22
pauger, le Jeudi 10 Août 2006 à 05h21, dit :
Et il me semble bien que le climat a joué pour beaucoup, mais dans un phénomène universel, dans ce changement. Une ère Yin terrestre qui passe en Yange un peu. Celles-ci étant elles même pleines de petites ères yin yang, qui elle mêmes, blablabla, chaqu eminutes chaque secondes etc etc etc.
Sinon attention, je ne parle pas d'avant l'ère glaciaire, je parle juste de ce processus à ce moment ci. Je ne suis pas remonté plus haut et d'ailleurs, j'ai pas les billes ni les sensations pour ça. A part homo erectus ou y'a je pense de la matière...
On aura encore bien des surprises. J'irai même jusqu'à supposer que les mégalithes ont été érigé aussi pour "ne pas oublier" et cela sur toute la terre, les guides spirituelles sentant fort l'ère de l'oubli et l'individuation (Kali Yuga) arriver. Et je me dis même que ces monuments érectiles ont aujourd'hui un rôle, comme la paroles des anciens qui va commencer à s'activer. Comme un testament pour une fois l'individuation parfaitement en fonctionnement, pouvoir nous réouvrir de nouveau avec cette nouvelle création en nous vers une ère de création.
#17
Posté 11 août 2006 à 09:49
Citation
J'évoque tous le processus de métamorphose de la vie sur terre jusqu'à "ce que nous pensons être" (des hommes > oui mais c'est quoi un homme) et en insistant sur le fait que cet "perte" de Soi est NATURELLE et voulue par la Nature (et donc choisi par l'Âme en nous même mais probablement bien incinsciemment pour la plupart des "hommes"). Ca rejoint par là la mystique de l'Inde (le Jeu de dieu), et la mystique occidentale (chandelier à 7 branches) mais vues dans des faits. Je ne prétend à une vérité, ce ne sont que des parcelles, des éclairages posés ici ou là et sans grande importance du point de vue d'un cheminement spirituel. Mais au niveau global et vibratoire, ça peut permettre de mettre en marche des forces spirituelles en soi par un questionnement justrement individuel, et de créer une possibilité de choix que beaucoup croient impossible. Une possibilité de se reconnaitre déjà dans un contexte plus universel de ses origines, que plus tard nous pourrons de nouveau ouvrir plus profondément etc...
Tout ça pour en venir au fait que la nature est en nous et nous sommes la nature, en faisant écho à la Mémoire (universelle de qui je suis donc) chères par exemple à tous ces peuples gardant précieusement ce qu'il ont pu protéger de "Savoir" vu dans le sens "créatif". Le Savoir avec la majuscule n'est pas vu ici, ou chez ces peuples comme quelque chose (comme chez nous) de "su", de "connu" mais au contraire comme un outil qui permet de Créer! (et donc, via l'entité homme que je suis ou crois être via la perte de conscience) de Se Créer dans l'harmonie avec l'univers, donc dans l'unité de Soi, sans pour ni contre. Dans la lucidité de l'être.
Citation
Non car ce n'est pas le titre qui sera publié. Ce sera "histoire de pont". J'ai mis kali yuga parce-qu'ici certains sont un peu plus "branchés" (ou pas)...
Mais c'est sous entendu. Le fait de parler avec des termes spécifiques d'une culture provoque souvent une accroche de celui qui lit. Dans le genre "ah ouias mais c'est des conneries, c'est un hindouiste et blablabla, ou "c'est basé que sur de l'ésotérisme" alors que le truc c'est bien juste de regarder un peu et constater que mystique, histoire et science se recoupent naturellement et sont toutes des sciences unies par la nature. "Sciences unies" c'est pas mal ça tien comme termes.
Ca me fait du bien d'argumenté, ça me pousse moi même dans cette mise en évidence. Merci!
Pour l'ère du verseau pour moi y'a pas photo. Si des facteurs cosmiques sont en cours, nous avons toujours de choix de nous vivre en fonction de ça ou non. Aussi tout est question d'intention. Ce que nous pouvons peut-être faire à partir de maintenant pour pas mal d'entre nous, c'est peut-être de nous donner les moyen individuels de choisir notre destin de nouveau en fonction de critères plus intimes, de l'Âme en soi. C'est en cours ça crève les yeux, mais pas les yeux de tout le monde. Pour moi il y aura forcément des tiraillements dans le collectif humain, tout comme il y en a en nous. Et c'est parce-qu'il y en a et aura en nous qu'il y en aura dans le collectif "humain", du moins sur ce plan, entre encore une fois la conservation et la peur la division, et la métamorphose la renaissance, l'ouverture au Nouveau, à la Connaissance.
Je sais pas si c'est bien clair, c'est du direct live et c'est ça qu'est bien:)
Ce message a été modifié par galimba - 11 août 2006 à 09:49.
#18
Posté 11 août 2006 à 10:26
Je ne dis pas que tout est vrai là dedans, je n'en sais rien et en plus je m'en fou un peu mais il souleve des choses tres interressantes, notament en ce qui concerne le feminin sacré.
Les Romains quelques siecles apres avoir cloué Jesus se sont servi de la religion catholique et favoriser son expension pour des raison purement politique, comprenant qu'il avait là un outil tres puissant pour unifier et controler les populations de leur empire dont la grande majorité majorité etaient païenes http://fr.wikipedia.org/wiki/Paganisme
Par la meme occasion, ils ont "attaqué" le concept de feminin sacré et cela à été le debut de la soumission totale de la femme qui etait conciderée comme froide et impure.
L'eglise catholique n'a cessé depuis d'elever l'homme au dessus de la femme comme il est facile de le constater encore aujourd'hui.
N'oublions pas egalement la chasse au sorcieres (pas au sorciers) qui a pendant plusieurs siecles mené au bucher plusieurs millions de femmes.
Je ne crois absolument pas que ta théorie fondée sur le changement de climat soit pertinente, d'autant que la glaciation ne s'entandait pas à toute la planete.
#19
Posté 11 août 2006 à 12:04
pauger, le Vendredi 11 Août 2006 à 10h19, dit :
Je ne dis pas que tout est vrai là dedans, je n'en sais rien et en plus je m'en fou un peu mais il souleve des choses tres interressantes, notament en ce qui concerne le feminin sacré.
Les Romains quelques siecles apres avoir cloué Jesus se sont servi de la religion catholique et favoriser son expension pour des raison purement politique, comprenant qu'il avait là un outil tres puissant pour unifier et controler les populations de leur empire dont la grande majorité majorité etaient païenes http://fr.wikipedia.org/wiki/Paganisme
Par la meme occasion, ils ont "attaqué" le concept de feminin sacré et cela à été le debut de la soumission totale de la femme qui etait conciderée comme froide et impure.
L'eglise catholique n'a cessé depuis d'elever l'homme au dessus de la femme comme il est facile de le constater encore aujourd'hui.
N'oublions pas egalement la chasse au sorcieres (pas au sorciers) qui a pendant plusieurs siecles mené au bucher plusieurs millions de femmes.
Je ne crois absolument pas que ta théorie fondée sur le changement de climat soit pertinente, d'autant que la glaciation ne s'entandait pas à toute la planete.
Je ne renie pas du tout ce que tu dis, pourquoi tu t'emportes! Ce que tu dis là c'est archi connu, mais ça ne suffit pas. Tout est très progressif. Mais comment expliquer par exemple que plusieurs "inventions" taillage de la pierre par exemple, naisse un peu partout au même moment dans des endroits qui ne sont pas en relation disons matérielles? Nous sommes sujet à quelque chose qui nous dépasse c'est tout.
Ce n'était pas le DEBUT de la soumission de la femme, c'était la clôture du processus. Ce que tu décris là pourrais correspondre à la PLEINE entrée dans l'ère masculine. N'oublions pas que tout a été progressif et que ces témoins des temps que sont le contexte et les "restes" peuvent donner des éclairages sur la façon dont cela s'est produit.
Ce que tu dis ne suffit pas à expliquer telle ou telle réaction. Les femmes à l'époque romain vivaient déjà dans un monde d'homme!!! La conquête n'est elle pas le propre de l'énergie masculine? Et les grand mouvements de populations du néolithique, l'invention du commerce et le reste, c'est du beurre? Non l'ère était DEJA sujette à l'émancipation du masculin, du mouvement et les femmes, comme les hommes dans l'époque glaciaire et peut-être précédemment qui sait on vécu ce qu'ils avaient à vivre, sans plus ni moins.
C'est pas le changement de climat la "Cause" non, c'est la manière dont la "Cause" se manifeste, ce qui n'a rien à voir.
#20
Posté 11 août 2006 à 13:21
Mon style est trop direct peut etre?
Certe je n'ai pas l'habitude ou plutot le talent que tu as pour faire de longs posts bien torchés.
Ceci dit, je pense que les forums sont deja assez long à lire alors je saute des lignes pour essayé d'ete clair et je vais directement au fait.
Mais non non, je ne m'emporte pas, m'enerve pas quoi, merde , tu commence à me faire c.....
bon, revenons à nos moutonnes. Je ne suis pas franchement calé en Prehistoire mais je pense qu'effectivement les hommes ont souvent voir tout le temps dominé le monde dans le quel ils vivaient pour les raisons que tu cite. Par contre, je pense que le feminin sacré etait une realité chez beaucoup de peuples et je pensais que c'etait bien de ça dont on parlait.
Pour moi, ce n'est pas la meme chose. Je ne crois pas que parceque l'homme domine, le feminin ne puisse pas etre sacré. Pour shematiser, je dirais que l'homme dominait le monde materiel et la femme le monde spirituel. Si tu vois ce que je veux dire.
Ce message a été modifié par pauger - 11 août 2006 à 13:23.
#21
Posté 12 août 2006 à 14:42
Citation
Oui mais il faut savoir si là tu parles de la pensée, ou du geste (qui se rejoignent d'ailleurs). Entre ce qu'on pense et ce qu'on dit et ce qu'on fait déjà y'a des gouffres. Bien sûr l'un n'empêche pas l'autre, mais pourquoi l'un sacré plus que l'autre? L'un ou l'autre cherche toujours à dominer sur l'un ou l'autre. Quand je parle de prédominance je reprécise que je travaille sur notre civilisation, je n'inclue pas tous les peuples qui sont si diversifiés et n'ont souvent de commun avec nous que les yeux et la bouche, et l'amour peut-être encore que.
Quand je parle aussi de prédominance je parle aussi que les conditions et le contexte dont nous dépendons favorise naturellement l'un ou l'autre. Et c'est toujours ce qui prédomine, même si on est pas d'accord, disons, "l'énergie prédominante" générée par chacun d'entre nous (d'ou l'importance de l'intention qu'on dirige, que chaque pensée et au final très importante) qui agit sur la matière et dans notre cas de terrien, sur notre aire de Jeu et de conscience qu'est la Terre.
Dans le spirituel il ne peut pas y avoir l'un sans l'autre. C'est ce que nous avons aujourd'hui à découvrir en nous, puisque chaque principe aujourd'hui s'est expérimenté extérieurement tour à tour. Je ne sais pas si par exemple vous voyez la tournure que prend la façon de vivre des relations amoureuses, mais ça ressemble de plus en plus à un vaste champ expérimental voir spirituel dans le devenir. Bien sur c'est très neuf et pas encore tellement répandu mais les jeunes générations vont encore accentuer le phénomène qui pour l'instant reste de l'avant garde.
Ce message a été modifié par galimba - 12 août 2006 à 14:44.










