Les médecins profitent trop du système
#1
Posté 21 août 2006 à 18:55
#2
Posté 21 août 2006 à 18:59
Pour moi il y a lobby des médecins avec les grandes boites pharmaceutiques...pourquoi n'y a t il pas prescription massive de medicaments generiques ? Le meme effet qui coute 2 à 3 fois moins cher à la sécu. Mais le confort des médecins est à ce prix apparement. Comme leur obligation de nous prescrire quelque chose, car un medecin qui ne prescrit rien n'a pas a etre payé (mon médecin est un des rares honnetes, souvent il ne prescrit rien et ne demande donc pas à etre payé, mais en meme temps il demande 26 euro donc il se ratrape comme ca)
#3
Posté 21 août 2006 à 19:40
Il devrait être indépendant des labos et des modes.
Le médecin n'est pas vraiment payé au nombre de médicaments prescrits mais pendant ses études prend le reflexe prescrire. les nouveaux médecins d'ailleurs examinent beaucoup moins que les anciens et demandent beaucoup plus d'examens complémentaires.
#4
Posté 21 août 2006 à 19:52
Citation
Citation
Je ne dis pas que c'est un cas universel, mais il est difficile de nier que le fait existe
Ce message a été modifié par zeupe - 21 août 2006 à 19:52.
#5
Posté 21 août 2006 à 21:11
Citation
Citation
??????????????????????? Incompréhensible
#6
Posté 23 août 2006 à 18:18
Citation
Date de création : 21 août 2006
Si la littérature médicale regorge d’études démontrant une baisse de la mortalité dans certaines maladies chroniques (en particulier cardiovasculaires) sous l’effet de telle ou telle intervention pharmacologique, dans la réalité clinique les résultats paraissent souvent moins bons notamment chez les sujets âgés polymédicamentés. Ceci est dû en grande partie à un défaut d’observance (un sujet sur deux ayant une ordonnance de plus de 5 médicaments étant peu compliant).
Une équipe de Hong Kong a voulu déterminer si, chez ce type de patient, une intervention téléphonique régulière d’un pharmacien pouvait améliorer la compliance et par là même la mortalité.
Sur 1 011 sujets polymédicamentés de façon chronique (plus de 5 molécules par ordonnance) suivis à l’hôpital Prince de Galles de Hong Kong, cette équipe a identifié, à la suite d’un entretien de 10 à 15 minutes, 502 patients non compliants (et non institutionnalisés). Dans ce travail l’observance était évaluée par un score de 0 à 100 % tenant compte de la prise effective de l’ensemble des médicaments.
Ces patients mauvais observants ont été randomisés en un groupe assigné à l’intervention et un groupe contrôle. Le programme d’amélioration de l’observance consistait en 6 à 8 entretiens téléphoniques de 10 à 15 minutes conduits par un pharmacien sur une période de 2 ans. Chaque appel téléphonique se situait dans l’idéal entre deux consultations médicales et permettait au pharmacien de revoir en détail avec le malade l’intégralité de l’ordonnance, d’insister sur l’importance d’une bonne observance, de régler les problèmes simples liés à des effets secondaires et de prodiguer des conseils hygiéno-diététiques.
Les résultats démontrent l’intérêt majeur de ce type de programmes.
Dans le groupe intervention (n=219) les scores d’observance ont été significativement améliorés par rapport au groupe contrôle (29 sujets non compliants en fin d’étude contre 69 chez les témoins). Surtout cette amélioration de l’observance s’est accompagnée d’une réduction significative de la mortalité (11 % contre 17 %) Après ajustement pour les facteurs de confusion la baisse de la mortalité relative a été estimée à 41 %.
Une analyse de l’évolution de l’ensemble des 1 011 sujets polymédicamentés (compliants et non compliants) a confirmé cet effet de l’observance sur la survie avec un risque de décès multiplié par 2,87 (intervalle de confiance à 95 % entre 1,80 et 4,57 ; p<0,001) chez les sujets ayant un score de compliance compris entre 0 et 33 % par rapport aux patients prenant correctement leur traitement.
Ce travail confirme l’importance de l’observance dans le pronostic des affections chroniques graves et surtout démontre qu’une intervention simple, conduite régulièrement par un pharmacien auprès des malades les moins observants, peut contribuer à améliorer significativement la mortalité.
Il serait essentiel que de tels programmes soient mis en place tant en pratique privée qu’après des consultations hospitalières auprès des sujets menacés par une mauvaise observance (personnes âgées atteintes d’affections chroniques graves et polymédicamentées). Il resterait bien sûr à assurer le financement de cette activité…
Dr Nicolas Chabert
Wu J et coll. : « Effectiveness of telephone counselling by a pharmacist in reducing mortality in patients receiving polypharmacy : randomised controlled trial. » Br Med J 2006 ; publication avancée en ligne le 17 août 2006 (doi : 10.1136/bmj.38905.447118.2F). © Copyright 2006 http://www.jim.fr
#7
Posté 29 août 2006 à 20:54
#8
Posté 29 août 2006 à 22:12
Je pense qu'ils devraient écouter plus souvent les conseils des médecins pratiquant les médecines naturelles, se serait profitable pour les patients, mais au lieu d'adopter cette attitude, ils préfèrent souvent les ignorer et les critiquer.
#9
Posté 29 août 2006 à 23:33
Coté prescriptions prenez l,exemple de la morphine qui entraine une dépendance non seulement aux médicaments mais aussi aux médecinx qui la prescrivent. Imaginez maintenant le médecin qui devient un ''pusher '' légal !!!
#10
Posté 29 août 2006 à 23:41
#11
Posté 30 août 2006 à 07:34
Kalam...
c'est pourtant pas si complique...
Et encore une fois, travaille ta ponctuation s'il te plait.
#12
Posté 30 août 2006 à 08:16
#13
Posté 14 novembre 2006 à 18:29
Ce que vous oubliez c'est que le médecin qui prescrit subit aussi la pression du patient.
Car un patient à qui on ne prescrit rien ira voir un autre médecin jusqu'à ce qu'on lui donne un traitement!
Pour vous en gros es médecins, les pharmaciens, c'est des "méchants qui cherche qu'à s'en mettre plein les poches" le problème c'est que le soin est devenu un produit de consommation et que les patients cherhcent à être SATISFAITS autant que du nouveau plat cuisiné de chez fundus (pour caricaturer, mais c'est pas loin...)
Les patients veulent absolument qu'on mette un nom sur leur pathologie (même si au final ça sert à rien) et surtout qu'on leur prescrive un traitement médicamenteux (même si parfois ça sert a rien non plus)
Citation
ça il me semble que c'est de la paranoïa! faut arréter de voir des conspirations partout!!!
je ne sais plus qui disait que les jeunes médecins prescrivaient facilement des exams complémentaires et examiner moins...
Je trouve ça regrettable si les exams complémentaires sont mal utiliser mais ce sont d'excellent outil diagnostic. si c'est pour confirmer un diagnostic, en trouver l'étiologie ou déterminer la topographie d'une lésions je ne vois pas en quoi c'est mal. Faut vivre avec le progrès après tout, sinon on en serait encore à la saignée et la purgation d'hippocrate!
Citation
Vous vous rendez pas compte du rammasis de bétises que vous dites là!
D'après vous il vaudrait mieux laisser mourir les malades incurables ds d'atroces souffrances plutôt que de les rendre dépendant? autant les euthanasier alors parce qu'il finirait par mettre fin à leur jour pour abréger la souffrance.
Oui c'est comme ça, ya des effets indésirables, des mécanisme de dépendances, de tolérances ...mais si les médocs sont sur le marché c'est parce qu'ils ont plus de bénéfice pour le malade... et non parce que les médecins veulent fidéliser leur clientèle comme vous avez l'air de le considérez...
Je vais enfin abréger et aller pleurer sur la bétise humaine... j'ai honte...
Ce message a été modifié par frog - 14 novembre 2006 à 18:30.
#14 diamant bleue
Posté 14 novembre 2006 à 19:16
frog, le Mardi 14 Novembre 2006 à 18h29, dit :
Death by Medicine
Si ça te parait trop long, tu peux commencer par le chapitre "Total 783,936 $282 billion", ce sont des chiffres très parlant et ne nécessitant que peu de traduction.
Et merci de ne pas rejeter ceci sous prétexte que ça concerne les USA. On a le même genre de résultats ici. On est même un des pires pays dans certains domaines comme pour les accouchements.
Faut arrêter de nous faire croire que la médecine (autre qu'urgentiste) est autre chose qu'un commerce basé sur la peur et la maladie. Sans ces deux éléments, des millions de personnes perdraient leur emploi et quelques personnes perdraient des milliards de revenus boursiers, donc tous ces gens n'ont aucun intérêt à guérir et au contraire tout intérêt à empoisonner (ce qui explique pourquoi ce sont les mêmes qui fabriquent pesticides et médicaments).
Il est évident que je fais une généralisation et que je cantonne mon propos à la médecine allopathique chimique officielle.
#15
Posté 14 novembre 2006 à 19:31
Citation
Pour info Fog,
si les médicaments étaient aussi efficaces qu'on le dit , il n'y aurait pas besoin de les dérembourser!!!
Même si je ne suis pas forcément d'accord avec cela.
Les médecins incitent à la consommation car, ils bénéficient des prises en charge de leurs "études ", de certains voyages ou colloques.. Les médicaments sont souvent mis sur le marché en fanfare sans que les études sur les effets indésirables aient été réalisées correctement.
Petit exemple et j'en ai des milliers à ta disposition: ma meilleure amie a pris un médicament comme beaucoup d'autres personnes pour éviter d'avoir l'appendicite.
Au total , elle s'est retrouvée avec des atteintes neurologiques graves, des atteintes articulaires, elle a déjà subit plus de trente opérations: entre celles pour ses genouxs , ses hanches, ses épaules....
Concernant la morphine, je ne pense qu'il ait été dit qu'il ne fallait pas en donner aux personnes qui sont en fin de vie et qui souffrent terriblement, par contre , en donner n'importe comment et n'importe quand , risque d'engendrer certains problèmes...
Les médecins ont créé une certaine surconsommation médicamenteuse. Les labos pharmaceutiques, n'ayant pas trouvé la molécule miracle qui les rendra riche, mettent sur le marché tout un tas de médicaments pour tel ou tel bobo et font passer les visiteurs médicaux...
Ceux qui s'opposent au courant "bien pensant surtout pour leur portefeuille" sont virés par l'ordre des médecins.
Quant aux examens leur multiplication idiote est inadmissible. Et ne dit pas le contraire. J'ai été hospitalisé dernièrement. Mon médecin traitant m'avait prescrit des examens sanguins. Trois jours plus tard, malgré le fait que je leur ai apporté les résultats, ils me les ont refaits.
J'ai eu droit à une autre IRM. La dernière fois, ils m'en ont fait deux car ils avaient oublié de me faire l'injection de produit de contraste...
#16
Posté 15 novembre 2006 à 19:05
Citation
C'est parce qu'ils ont un service rendu trop faible... et généralement ya un autre médoc considérer comme "meilleur" qui est prescrit à la place (et me dit pas que c'est parce qu'il est plus cher!!)
Citation
Au total , elle s'est retrouvée avec des atteintes neurologiques graves, des atteintes articulaires, elle a déjà subit plus de trente opérations: entre celles pour ses genouxs , ses hanches, ses épaules....
ta des milliers d'exemple mais ça c'est qu'un cas de complication parmis d'autre!
moi je suis allergique à certain antibiotique et oui j'ai des réactions énormes quand je me découvre une nouvelle allergie mais j'arréte pas de me soigner pour autant.. c'est physiologique, ça arrive pas à tous le monde
On a jamais dit que le risque était nul, ça dépend juste des organismes... je suis désolée pour ton amie mais bien heureusement ça n'arrive pas à tout le monde!
Citation
J'ai eu droit à une autre IRM. La dernière fois, ils m'en ont fait deux car ils avaient oublié de me faire l'injection de produit de contraste...
Concernant les prélévements sanguins ça arrive fréquemment et c'est loin d'être béte surtout pour voir 'évolution et si certaines données n'avaient pas était demandé la derniére fois (pour certaine variable il faut une demande spécifique) mais je suis d'accord que pour l'IRM c'était surement stupide et en plus très couteux (mais la plupart du temps dis moi combien de temps les gens attende pour une IRM...)
Citation
ah bah merde alors jme fait avoir depuis quelques années alors à payer mon inscription a la fac
Citation
c'est comme si tu disais que c'était les techniciens de surface ou autres femmes de ménage jettaient leur détritus par terre dans le but d'avoir du boulot et ramasser...
Citation
Death by Medicine
Tu m'excusera de pas y répondre aujourd'hui (même s je compte le faire) mais en effet je n'est pas le temps dans l'immédiat de le lire (il faut que j'aille réviser "Comment tuer vos patients en 10 lecons"...
#17
Posté 15 novembre 2006 à 20:30
J'avais bien compris que tu étais interne ou quelque chose d'approchant, peut-être même médecin maintenant?
Citation
Non, parce que si tu regardes bien les "meilleurs" ainsi nommés ont souvent la même molécule, les mêmes excipients...
Actuellement, la sécu trouve inadmissible que les médecins prescrivent des anti-ulcéreux avec la prise d'antiinflammatoire.
Remarque, s'ils préfèrent payer pour des ulcères , ou des hemorragies ulcéreuses.
Citation
moi je suis allergique à certain antibiotique et oui j'ai des réactions énormes quand je me découvre une nouvelle allergie mais j'arréte pas de me soigner pour autant.. c'est physiologique, ça arrive pas à tous le monde
On a jamais dit que le risque était nul, ça dépend juste des organismes... je suis désolée pour ton amie mais bien heureusement ça n'arrive pas à tout le monde!
J'ai découvert qu'avec l'acupuncture, l'homéopathie et la micro immunothérapie je pouvais me soigner sans aucun problème, bien rééquilibré mon corps et vivre sans prendre trop de médicaments.
Au fait, le médicament qu'a utilisé mon amie a fait plus de 130 morts. Il a été bien sûr retiré du marché il y a longtemps , et elle se trouve être dans les 10 personnes encore survivantes.
Citation
Ne me dis pas que l'on a besoin du iono, nfs et plaquettes , ainsi que des marqueurs du foie à deux jours d'intervalle alors que les premiers étaient normaux. Ne me dis pas qu'il est normal également de faire un test HIV sans prévenir le patient ainsi que toute une batterie de test allant de la syphilis à la maladie de lyme en passant par les hépatites...
Il me semblait que pour faire le test hiv ,ils étaient obligés de demander l'accord du patient. J'attends toujours.
Ils n'ont absolument pas regardé les examens que j'avais amené. Oui, c'est du gaspillage!
Citation
Les études dont je parle sont celles effectués dans certains service , pour démontrer l'efficacité d'un traitement ou faire des recherches. Je n'ai jamais parlé des études des médecins.
Citation
Petite anecdote. Je vais voir un rhumatologue spécialiste en micro-immunothérapie.Ce médecin est la bête noire des autres médecins spécialistes car il soulage , les personnes ayant des maladies auto-immunes, il ne les guérit pas, n'a pas cette prétention mais il leur permet de vivre décemment. Pour ma part, il m'a permis de récupérer mon bras paralysé. Il a permis à uun autre de ces patients de vivre bien au delà de ce que les médecins lui avaient prédit, puisqu'on lui avait annoncé vous n'avez que 6 mois à vivre et c'était il y a 6 ans. Il avait une atteinte du pancréas assez importante.
Il soigne ses malades en leur injectant des sortes d'allergènes qui servent de leurre. Les cellules de notre corps se retournent contre ce leurre au lieu de nos propres cellules.
J'ai vu des personnes arrivées en fauteuil et au bout de quelques semaines venir avec des cannes, en marchant.
C'est un formidable médecin qui adapte son traitement à chaque patient en fonction de son système HLA.
Les autres neurologues me proposent un traitement par corticoïdes à trés forte dose. Mais, j'enfle, je tachycarde, j'ai un ulcère à l'estomac, des insomnies et je perds mes cheveux; mon taux de sucre est alors un record et ma température corporelle est un véritable chauffage. Quat aux yeux et à la respiration... Depuis que je fais des flashs, comme ils les appellent, je n'ai pas vu d'amélioration de mon état. Si ce n'est mes pertes d'équilibre, mais tout le reste je le garde....
Tout cela parce qu'un jour, avec un vaccin obligatoire, un médecin m'a empoisonné.....
#18
Posté 29 novembre 2006 à 19:08
Ce message a été modifié par Libertie - 29 novembre 2006 à 19:09.
#19
Posté 30 novembre 2006 à 08:23
Combien de mètres séparent la porte d'entrée du comptoir ? 4 ou 5 mètres, c'est fait exprès
Sur cette distance, sont exposés devant vos yeux des centaines de produits de soins et de beauté parfaitement inutiles composés pour la plupart de poudre de perlinpinpin, vendus à des prix exorbitants !
Avant de quitter ce métier, je travaillais dans une pharmacie où on devait adopter une "stratégie de vente". On expose de manière bien précise des médicaments pour tenter le client !
Et bien sur, les produits exposés sont ceux qui coutent le plus cher.
Le pharmaciens bénéficient de fortes réductions s'ils achètent par 200 pièces un médicament X, genre sirop contre la toux et recoivent de surcroit des gros cadeaux, aspirateurs, walk-man, etc...
Ensuite, le personnel est obligé de refourguer le produit envers et contre tout, à tous les clients enrhumés qui se présentent .
J'étais obligée de conseiller aux clients des produits "cibles" alors qu'au fond des tiroirs de l'officine, on trouvait le même médicament, sous une autre marque, qui coutait deux fois moins cher. C'est cette politique de vente qui m'a dégouté à vie de ce métier.
#20 Didier
Posté 30 novembre 2006 à 09:21
Citation
Citation
C'est parce qu'ils ont un service rendu trop faible... et généralement ya un autre médoc considérer comme "meilleur" qui est prescrit à la place (et me dit pas que c'est parce qu'il est plus cher!!)
J'ai une troisième interprétation. La question du déremboursement a rapport avec les difficultés financières de la Sécu. Vouloir lier "Service médical rendu" et équlibre des comptes relève de la pensée magique, puisqu'on suppose qu'un système de santé soignant au mieux correspond par hasard à une assurance maladie non déficitaire. D'ailleurs, le Service médical rendu ne s'intéresse qu'à la marge à l'efficacité des médicaments (même si on en parle énormément). La composante majeure du SMR, c'est la distinction entre médicaments pour soigner des pathologies "lourdes" et médicaments de "confort". Cette distinction n'existe qu'en France.
Citation
Car un patient à qui on ne prescrit rien ira voir un autre médecin jusqu'à ce qu'on lui donne un traitement!
Il est démontré que la relation commerciale médecin-malade est asymétrique. Le patient fait le plus souvent confiance au médecin quoi qu'il dise. Le nomadisme médical est un phénomène négligeable, résumé aux beaux quartiers de Paris. (étude Canam). Par contre, le syndicalisme médical avance toujours ces arguments envers et contre tout.
Citation
Non, ça c'est la légende syndicale. La réalité, c'est que de plus en plus de gens ne vont plus chez le médecin parce que c'est trop cher, et que la santé publique se dégrade dans certaines zones.
#21
Posté 30 novembre 2006 à 11:27
Citation
Le secteur pharmaceutique américain est en pleine ébullition, les industriels livrant une bataille politique pour défendre les tarifs actuels des médicaments, tandis que la grande distribution secoue le marché en proposant des génériques à prix réduits.
Spécialiste de la distribution à bas prix, Wal-Mart a étendu lundi à tout le pays un programme de vente de génériques à 4 dollars. La généralisation de ce programme, testé en septembre en Floride, a été avancée de plusieurs mois en raison de son succès, et l'initiative a été imitée par des distributeurs concurrents.
Wal-Mart propose 331 médicaments génériques avec en tête antidépresseurs, traitements contre le diabète et contre l'hypertension.
L'enjeu est considérable: parmi ces génériques, 14 figurent dans le top 20 des médicaments les plus prescrits aux Etats-Unis, selon le cabinet rxlist.com.
Ces médicaments représentent une ristourne de 30 à 60% par rapport à leur version non générique, affirme Wal-Mart, qui cite en exemple un traitement contre le diabète représentant des économies potentielles de 19 millions de dollars par an pour ses clients.
Interrogé, Wal-Mart n'a pas souhaité donner d'objectif de chiffre d'affaires ou de parts de marché.
L'irruption des génériques aux Etats-Unis, liée a l'expiration des brevets de certains médicaments phares de plusieurs laboratoires, a valu à Merck une restructuration en 2005. Mardi, Pfizer a également annoncé qu'il allait réduire la voilure "pour s'adapter aux changements rapides du marché", avec la suppression de 20% de ses effectifs commerciaux américains.
La concurrence des génériques n'est pas le seul vent de face pour l'industrie pharmaceutique: la nouvelle majorité démocrate du pays, élue début novembre, a fait connaître son intention de faire baisser le prix des médicaments pour le système public de santé Medicare.
Dans un programme baptisé "les 100 premières heures" au pouvoir, les parlementaires démocrates ont placé parmi leurs priorités une réforme qui permettrait au gouvernement de négocier avec les laboratoires des tarifs préférentiels. Le projet devrait être étudié lors de la reprise des travaux du Congrès en janvier.
Ce projet permettrait des économies potentielles de 600 milliards de dollars sur 2006-2013, font valoir les démocrates, qui reprochent aux firmes pharmaceutiques d'augmenter de 6% par an les prix de leurs médicaments vedettes.
Dans ce contexte, l'industrie pharmaceutique se démène à grand renfort de groupes de pression pour défendre l'actuel système. D'autant que le secteur avait largement participé à son élaboration en 2003, au côté des républicains.
Courant novembre, l'influente association du secteur (Pharmaceutical Research and Manufacturers of America) a réuni ses responsables pour mettre au point une riposte à ce projet de réforme.
Selon le New York Times, le secteur, qui débourse déjà 100 millions de dollars par an pour ses activités de lobbying à Washington, n'a pas encore établi de budget pour cette nouvelle campagne, faite de recrutements de nombreux conseillers chargés d'approcher des élus au Congrès.
Les laboratoires avancent notamment que les tarifs préférentiels vont engendrer un contrôle des prix et une insatisfaction des bénéficiaires de Medicare, qui se verront barrer l'accès aux traitements jugés trop chers par le gouvernement.
Pour étayer ce propos, le secteur s'appuie sur un récent sondage Harris/Wall Street Journal selon lequel 75% des seniors sont satisfaits de l'actuel système Medicare et 73% ne souhaitent pas en changer l'an prochain.










