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Nouvelle centrale : l'EPR de Flamanville


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18 réponses dans ce topic

#1 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 03 août 2004 à 12:41

EPR : Greenpeace change d'opérateur d'électricité ; les opposants marquent les sites
Avec l'ouverture du marché français de l'électricité et l'annonce de la construction d'un nouveau réacteur EPR, Greenpeace France a décidé, dans le cadre de sa campagne "EDF : demain j'arrête", de changer de fournisseur d'électricité. Greenpeace a opté pour une offre 100% électricité verte et appelle tous les professionnels à en faire de même pour manifester leur refus de la politique nucléaire de  l'opérateur EDF. Dans le même temps, à quelques semaines du choix du site d'implantation du réacteur EPR par EDF, les opposants au projet ont décidé de marquer simultanément leur motivation à faire échouer ce projet, quel que soit le site finalement choisi par EDF. Pour plus d'infos sur la campagne "EDF : demain j'arrête" et les actions menées à Penly, Flammenville et Graveline, visitez : http://www.EDFdemainjarrete.org/

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Question bete : c'est quoi encore ce truc "EPR" ? C'est nouveau...
Euh... ba non pas vraiment...

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L'EPR : une technologie du passé pour une vision dépassée

La décision de construire un démonstrateur EPR, réacteur "évolutionnaire" selon l'industrie nucléaire, a été prise par EDF le 22 juin 2004 (communiqué de presse EPR : un éléphant blanc, ça trompe énormément... ). Ce projet déjà vieux, véritable serpent de mer du lobby, est ressorti des cartons à l'occasion du débat sur l'énergie initié par le gouvernement au printemps 2003 (à moins que ce débat n'ait été qu'un prétexte pour tenter de justifier un tel choix ?).

    Présenté comme un choix stratégique pour la France, la construction d'un EPR ne répond pourtant en rien aux enjeux énergétiques et environnementaux qui se présentent à nous pour les 30 prochaines années. Bien au contraire ce projet rendrait stériles tous les efforts nécessaires de diversification énergétique vers la maîtrise des consommations et les énergies renouvelables.

    Le gouvernement et EDF vont-ils encore répondre aux sirènes de l'industrie atomique et enfoncer la France un peu plus dans l'impasse nucléaire ?


Un choix énergétique ?

    Depuis 30 ans les choix énergétiques de la France ne reposent que sur le nucléaire. Loin d'avoir garanti une indépendance énergétique souvent affichée à tort (100% de l'uranium est importé), ce choix a entraîné la France dans une double dépendance : le nucléaire pour l'électricité et le pétrole pour le reste, notamment les transports.

    Ce constat est largement partagé même dans les discours officiels qui parlent aujourd'hui de la nécessité d'un "bouquet" énergétique : "à chaque énergie son rôle, elles ont toutes leur utilité et sont complémentaires". L'idée du "mix" est un nouvel argument des lobby pétroliers et nucléaires qui ne peuvent plus nier le potentiel des énergies renouvelables, mais ne veulent pas non plus remettre en cause la prédominance de leur énergie.

    Ce concept n'a d'ailleurs aucune réalité historique et politique. L'expérience, notamment française, montre qu'aucun pays ayant décidé de développer le nucléaire n'a aussi développé une politique de sobriété et d'efficacité énergétique, et/ou développé les énergies renouvelables. A l'inverse le développement des énergies renouvelables, au Danemark et surtout en Allemagne, ne s'est opéré qu'à la suite d'une politique de rupture et de sortie du nucléaire.

    Une politique énergétique doit opérer des priorités. Il ne fait aucun doute que l'efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables doivent être la priorité. Il faut en conséquence qu'il y ait des moyens financiers et humains à la hauteur de ces choix. Or le nucléaire accapare toutes les ressources, notamment les budgets de recherche. Le lancement d'un EPR est donc une orientation des investissements qui tuerait dans l'œuf les choix de rupture qui doivent être faits.

Citation

Aucun besoin de nouvelle centrale pendant 20 ans !
Le remplacement des centrales nucléaires lors de leur arrêt, par de nouvelles centrales, ne va pas de soi. Une étude officielle réalisée en 2000 (1), montre que dans le domaine de la production d'électricité, la décision de mise en service d'une nouvelle unité de grande puissance avant 2025 (voire 2030 suivant les scénarios) ne peut en aucun cas se justifier.
Dans ce contexte, la construction d'un réacteur EPR, est tout à fait infondée et même totalement incompréhensible.

Un choix stratégique pour la France ?

    La France a développé d'importantes compétences dans le nucléaire que se soit à des fins militaires ou civiles. En contrepartie, elle s'est privée du développement des technologies du futur que sont les technologies d'efficacité énergétique et des énergies renouvelables.

    Quantitativement les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique sont plus créatrices d'emplois que le nucléaire, et qualitativement ces emplois sont beaucoup mieux répartis à l'échelle locale.

    Si le projet EPR est stratégique pour l'industrie nucléaire aujourd'hui moribonde, il ne l'est pas du tout pour l'avenir du secteur énergétique français.

    Le gouvernement et les parlementaires avaient à choisir entre un projet industriel nucléaire et un projet énergétique global pour la France. Ils ont fait le mauvais choix!

Citation

A l'exportation : rien à signaler !
Les perspectives de vendre un EPR à l'étranger sont très faibles, un exemplaire a été vendu à la Finlande mais très probablement à perte. Historiquement, les exportations de réacteurs ont été très faibles comparativement à d'autres industries (6 réacteurs pour une soixantaine en France). L'exportation du nucléaire n'est de toute façon pas une bonne idée du fait des risques de prolifération des armes atomiques.

Un réacteur moderne ?

    L'EPR, dit réacteur "évolutionnaire" ou de "Génération III +" est présenté par ses promoteurs comme compétitif, optimisé et sûr. Derrière ce discours de publicitaire, la réalité est beaucoup plus trouble.

  - Un réacteur loin d'être révolutionnaire
    Loin d'être une nouveauté, l'EPR est un projet qui date déjà de plus de 10 ans et n'amène aucune avancée technique significative par rapport aux derniers réacteurs construits en France.

    Côté sûreté, les faibles progrès avancés font pâle figure et ne répondent pas aux risques liés aux erreurs ou agressions extérieures (chute d'avion…). L'autorité de sûreté a même déclaré que si l'EPR n'était pas construit prochainement, il faudrait revoir les objectifs de sûreté fixés il y a déjà dix ans ! (2) L’autorité de sûreté finlandaise a même demandé de nettes améliorations.
    Contrairement à ce qui est annoncé, aucune amélioration significative n'est apportée au cycle du combustible. Le recours au combustible MOX est même renforcé, or l'utilisation du MOX engendre un nombre de risques supplémentaires lié au retraitement, aux transports, à la sûreté…

    De même en terme de prolifération, aucune amélioration n'est apporté, le réacteur produisant toujours du plutonium.

- Une compétitivité à la française
    La discussion des coûts du nucléaire est très complexe et surtout biaisée. Dans le développement du nucléaire la discussion technicienne a toujours prévalu et la discussion économique n'a été que secondaire et orientée de façon à justifier les choix techniques. Ainsi la question de la couverture financière des risques fait l'objet de législations spéciales visant à limiter la responsabilité des opérateurs et des Etats. Il est aussi à noter que les échelles de temps mises en jeu ainsi que les fortes incertitudes concernant le démantèlement et la gestion des déchets à long terme, jettent un flou important sur les coûts réels du nucléaires.

    Ce constat se vérifie dans les discussions sur l'EPR. Les hypothèses de référence, précisées entre les lignes, sont très hasardeuses. Par exemple, le taux de disponibilité avancé qui est très élevé (plus de 90%) est totalement illusoire et ne tient pas compte du contexte actuel de surcapacité du parc français. De même le coût annoncé est prévu pour une série de 10 réacteurs ! Le coût d'une tête de série seule est beaucoup plus important. Tous les chiffres avancés sont donc extrêmement optimistes et ne tiennent pas compte des nombreuses difficultés de mise au point inhérentes à la construction d'un prototype ou d'une série limitée, comme cela a été le cas pour la dernière série de réacteurs construits en France (palier N4).

    De plus, dans le cadre de la surcapacité nucléaire actuelle, un nouveau réacteur ne fera que diminuer le rendement économique du système global, d'autant que l'ouverture des marchés va accentuer la pression économique. Quel sera le coût réel de l'EPR ? Qui payera ? Quel coût pour le consommateur ? Toutes ces questions restent encore sans réponses claires et les seules études économiques sont actuellement fournies par les industriels eux-même (Areva et Framatome, ou EDF).

(1) - "Etude économique prospective de la filière électrique nucléaire" JM. Charpin, B. Dessus, R. Pellat, juillet 2000
  (2) - "La durée de vie des centrales nucléaires et les nouveaux types de réacteurs", MM. C. Bataille et C. Birreaux, Office Parlementaire d'Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques, mai 2003.

source : http://www.edfdemainjarrete.org/
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A noter aussi sur ce site la page : "Offres vertes" ceci :

Citation

Offres vertes
    A partir du 1er juillet 2004 tous les clients non résidentiels ont la possibilité de quitter EDF pour un autre fournisseur d’électricité. Malheureusement, pour l’instant, très peu de fournisseurs sont réellement recommandables.
    Sur la quarantaine de fournisseurs répertoriée par la CRE, trois d’entre eux se distinguent en proposant une Offre Verte certifiée.
Peu recommandables pour certains c'est sur :), mais par contre j'aimerais bien savoir si les médias ont parlé de cette nouvelle liberté qui date du 1er juillet et qui devrait permettre aux clients "non résidentiels" de se servir ailleurs que chez EDF...

Diamant

#2 elji

elji

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Posté 21 octobre 2004 à 23:14

les méchants ont gagné, la nouvelle centrale sera construite à Flamanville.

C'est affreux. Monstrueux. Et antidémocratique, parce qu'il n'y a aucune majorité pour le nucléaire en France, alors bref, faute à la gauche qui aura été incapable d'arreter le train du nucléaire quand elle était aux affaires, faute aux écologistes qui crient trop vite lorsqu'on veut mettre des éoliennes parce que ça fout en l'air le paysage, empeche de dormir tellement c'est bruyant (ce qui est faux) et zigouille les oiseaux, faute à la droite qui n'a pas été capable de se renouveler alors qu'elle aurait pu copier l'exemple allemand ou danois qui investissent des fortunes dans l'éolien, c'est la faute à tout le monde, mais maintenant, tout le monde va l'avoir dedans, nos enfants et nos petits enfants aussi pendant plusieurs milliers d'années.

#3 Steph68

Steph68

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Posté 28 décembre 2005 à 14:07

En ce qui concerne le risque d'accident voci la réponse qu'Areva m'a faite (et en 1er la question posée) :
au sujet de l'EPR, le webmaster a écrit : "A cet égard, l'EPR, réacteur de troisième génération, bénéficie d'une sécurité encore accrue. Son enceinte qui renferme le réacteur est particulièrement robuste. En partie basse, elle est constituée d'un soubassement en béton de six mètres d'épaisseur. En partie haute, cette enceinte est double : une enceinte extérieure en béton armé, une enceinte intérieure en béton précontraint, chacune de 1,3 mètre d'épaisseur, soit une épaisseur totale de 2,6 mètres de béton. Elle résisterait aux effets de la pression et de la température, même en cas d'un accident extrêmement grave, au cours duquel le cœur du réacteur fondrait, puis percerait la cuve en acier dans laquelle il est enfermé. Même dans un cas aussi extrême, l'accident resterait alors circonscrit à l'intérieur de l'enceinte." Pourtant vous oubliez de précisez ce qu'il adviendrait en cas de survenance d'un événement extérieur ? Dernièrement le Réseau sortir du Nucléaire a publié une lettre classée secret-défense mettant en avant la vulnérabilité de l'EPR face à un crash d'avion suicide. On ne parle même pas d'un tsunami ou d'un cyclone...

et sa réponse :

Bonjour,



pour répondre à vos interrogations sur la gestion des risques extérieurs vis-à-vis de l’EPR,  vous trouverez ci-dessous des réponses à vos questions :



Concernant la chute d'avion :

La conception initiale de l'EPR prenait en compte - à la demande conjointe des Autorités de Sûreté française et allemande - une chute d'avion militaire. Des renforcements et dispositions complémentaires, décidés après le 11 septembre 2001, mettent l'EPR en mesure de résister à la chute d'un avion commercial de ligne.

Les solutions mises en oeuvre sur l'EPR, pour se prémunir contre les conséquences d'agressions externes, allant jusqu'à la chute d'un avion commercial lourd sur l'installation, ont reçu l'accord de l'autorité de sûreté finlandaise. Le gouvernement finlandais a donc accordé le 17 février dernier, l'autorisation de construction de la centrale EPR d'Olkiluoto, sur la base de l'examen conduit par l'autorité de sûreté finlandaise. L'EPR de Flamanville présentera le même niveau de résistance vis-à-vis de ce type de risque.



Concernant un Tsunami :

Pour tous les projets d'installation nucléaire, les études de site  - conduites en amont de l'autorisation de réalisation du projet -  ont notamment pour but d'identifier, afin de s'en protéger, les divers risques d'inondation externes (crues, houle, tsunami, intumescences, pluies, nappe phréatique, ruptures d'ouvrages, etc).  Elles permettent ainsi de définir un majorant du niveau d'eau plausible sur le site (ou CMS : Cote Majorée de Sécurité). C'est cette CMS qui sert à fixer l'élévation du niveau de la plateforme de la centrale et les protections complémentaires de cette dernière, s'il y a lieu (digues par exemple).



En cas de cyclone/ouragan :

Conformément aux exigences des Autorités de Sûreté,  la conception de l'EPR à Flamanville prend en compte les conditions météorologiques extrêmes envisageables pour ce site. Pour illustrer la résistance des centrales nucléaires à ce type de phénomène météorologique extrême, on peut citer l'exemple de la centrale de Turkey Point, en Floride, lors du passage de l'ouragan Andrew en 1992.

La centrale de Turkey Point, dont le propriétaire et exploitant est la Florida Power and Light Company, située sur les côtes de Biscayne Bay à environ 40 kilomètres de Miami en Floride, est équipée de quatre tranches : les tranches 1 et 2 sont à combustible fossile (fuel) et les tranches 3 et 4 sont des réacteurs à eau légère pressurisée (même filière que les centrales du parc français et que l'EPR). Historiquement, cette région est soumise à des tempêtes tropicales annuelles et à des vents qui, tous les sept ans, atteignent la force d'un ouragan.

Le 24 août 1992, un ouragan d'intensité 4 (sur une échelle graduée de 1 à 5 pour la plus forte intensité), baptisé Andrew, passait directement sur la centrale de Turkey Point avec des vents orientés à l'ouest de 230 km/h et des rafales d'au moins 280 km/h. En prévision de l'ouragan annoncé, l'exploitant  et l'autorité de sûreté étaient préparés pour faire face à ces conditions météorologiques extrêmes et la centrale était mise à l'arrêt. Malgré l'intensité de l'ouragan et l'âge de la centrale (Turkey Point, mise en production en 1972-73, est l'une des plus vieille centrales des Etats-Unis), les dégats ont été très limités. La partie nucléaire du site n'a subi que très peu de dommages, comme une intrusion d'eau en faible quantité et quelques dégats de calorifuges et de peinture. Les tranches de Turkey Point sont restées dans des conditions stables et ont fonctionné comme prévu dans le cadre de sa conception. Tout récemment, les centrales de Louisiane ont subi sans dommage le passage de « Katrina ».


Pour plus d'informations sur la protection des installations nucléaires contre les risques externes, nous vous suggérons de consulter le numéro 142 (septembre 2001) de la revue "Contrôle" de l'Autorité de Sûreté Nucléaire (www.asn.gouv.fr) dont sont extraites notamment les informations données au point 3 ci-dessus.



En espérant vous revoir très prochainement sur www.areva.com

Cordialement,
Le Webmaster AREVA


On nous prendrait pas un peu pour des gogos !

#4 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 17 mai 2006 à 23:54

Ca a commencé hier...

Citation

Mise en examen par la DST d’un porte parole du Réseau “Sortir du nucléaire”

Ce matin à 8 h, la Direction de la sureté du territoire (DST) a mené une perquisition dans l’appartement de Stéphane Lhomme, porte parole du Réseau “Sortir du nucléaire” et auteur du livre “L’insécurité nucléaire. Bientôt un Tchernobyl en France ?” (Editions Yves Michel).

Stéphane Lhomme a été en garde à vue au Commissariat central de police de Bordeaux pour une durée indéterminée. Il est soupconné de détenir un document confidentiel défense qui démontre la vulnérabilité du réacteur nucléaire EPR en cas de crash suicide d’un avion de ligne. L’affaire est entre les mains de la section anti-terroriste du Parquet de Paris.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce cette arrestation et demande la libération immédiate de son porte parole.

Le Réseau “Sortir du nucléaire” avait publié en septembre 2005 une lettre d’un responsable d’EDF (non couverte par le secret défense) faisant état de ce document confidentiel défense (voir : http://www.sortirdunucleaire.fr). Lors du débat public sur l’EPR qui s’est terminé début avril 2006, la CPDP (Commission nationale du débat public) avait censuré un passage de la contribution écrite du Réseau “Sortir du nucléaire” faisant état de ce document confidentiel défense.

Cette affaire démontre une fois de plus toute l’opacité et la censure concernant le nucléaire.

Les citoyens sont en droit de connaître la vérité sur le nucléaire et en particulier sur l'EPR. Le Réseau “Sortir du nucléaire” demande à l'Etat de "déclassifier" le document Confidentiel défense sur l'EPR afin que la vérité soit faite sur ce réacteur.

Nous assistons actuellement à un véritable passage en force du lobby nucléaire qui tente par tous les moyens d’imposer la relance du nucléaire en France avec la construction d’un nouveau réacteur nucléaire EPR. Le 15 mai 2006, le Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé que l'enquête publique sur la construction par EDF du réacteur EPR sera lancée "avant l'été". Après le succès du rassemblement de Cherbourg contre l’EPR le 15 avril 2006 qui a rassemblé 30 000 personnes, le gouvernement tente de rendre inéluctable la construction de l’EPR avant les prochaines élections présidentielles et législatives de 2007.

Alors qu’une très grande majorité de l’opinion publique est opposée à la construction de nouvelles centrales nucléaires en France, le Réseau “Sortir du nucléaire” dénonce ce passage en force du gouvernement qui tente de museler l’information citoyenne par une criminalisation de l’action associative. La perquisition, l’arrestation et la garde à vue d’un porte parole du Réseau Sortir du nucléaire, Fédération de 720 association, en est la preuve flagrante.

Contacts presse :

- Philippe REULET (avocat) : 06 07 06 55 69
- Didier ANGER (porte parole du réseau Sortir du nucléaire dans la Manche) : 06 80 23 39 45
- Philippe BROUSSE (Directeur et porte parole du Réseau “Sortir du nucléaire”) : 06 68 86 89 21
- Stéphane LHOMME (dès sa sortie de garde à vue) : 06 64 100 333
BORDEAUX/PARIS (Agence Reuters) - Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau écologiste "Sortir du nucléaire", a été arrêté et placé en garde à vue mardi à Bordeaux par la Direction de la surveillance du territoire (DST), apprend-on de source judiciaire.
Il est soupçonné de détenir un document classé "confidentiel-défense" sur le réseau nucléaire EDF. L'opération a été ordonnée par le parquet de Paris dans le cadre d'une enquête préliminaire pour "compromission du secret de la
défense nationale".
La DST a perquisitionné à son domicile dans le but de retrouver le document en question, diffusé par "Sortir du nucléaire" sur son site web.
La nature de ce document n'a pas été dévoilée dans l'immédiat.
L'organisation écologiste avait notamment publié en février dernier des documents EDF présentés comme classés "confidentiel", qui montraient selon elle que l'EPR, nouveau type de réacteur nucléaire, ne résisterait pas au choc d'un avion lors d'un attentat suicide avec un avion. Elle a aussi publié d'autres documents montrant, selon elle, que certaines pièces des circuits de refroidissement de secours de 34 centrales nucléaires EDF ne sont pas en conformité.
Stéphane Lhomme est le beau-frère de José Bové, ancien leader de la Confédération paysanne. Il a déjà été arrêté à plusieurs reprises après des manifestations contre le nucléaire.
Le délit de compromission du secret de la défense nationale est passible de cinq ans de prison et de 75.000 euros d'amende.
Le député-maire écologiste de Bègles, Noël Mamère, a jugé l'arrestation de Stéphane Lhomme "scandaleuse".
"Pendant que les plus hauts responsables de l'Etat instrumentalisent les services secrets français pour leurs barbouzeries, on arrête Stéphane Lhomme, militant anti-nucléaire pour atteinte au secret défense comme s'il s'agissait d'un dangereux terroriste", a-t-il dit à Reuters. "C'est la preuve que le pouvoir préfère l'opacité à la transparence en matière nucléaire", a-t-il ajouté.

Et ce matin...

Citation

Dépêche de l’Agence France Presse (AFP)
Fin de garde à vue pour le porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire
17-05-06 - 00:19:36

Le porte-parole national du "Réseau Sortir du nucléaire", Stéphane Lhomme, placé mardi matin en garde à vue à Bordeaux dans le cadre d'une enquête préliminaire de la section antiterroriste du Parquet de Paris, a été libéré en fin de soirée, a constaté un correspondant de l'AFP.
Le militant anti-nucléaire bordelais, qui avait été interpellé en début de matinée par des policiers de la Direction de la surveillance du territoire (DST), est sorti au bout de quatorze heures de garde à vue.
A sa sortie, Stéphane Lhomme a indiqué que les policiers avaient perquisitionné pendant plus de cinq heures son domicile, où ils ont saisi son téléphone portable et ses deux ordinateurs personnels.
Un document d'EDF classé confidentiel défense, dans lequel il est fait mention de "la vulnérabilité de la future centrale nucléaire EPR en cas de crash d'avion suicide", a également été saisi, a indiqué Stéphane Lhomme.
C'est ce document qui a motivé le déclenchement de l'enquête préliminaire, selon le militant anti-nucléaire, précisant qu'il devrait être convoqué ultérieurement par le parquet de Paris et la DST pour répondre de cette affaire.
"On ne comprend pas trop en quoi on peut rapprocher cela d'une enquête antiterroriste", avait déclaré pendant sa garde à vue son avocat Me Philippe Reulet, estimant qu'il s'agissait "peut-être d'une manière de le faire taire."
Porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire, qui regroupe plus de 700 associations écologistes, Stéphane Lhomme est engagé dans de nombreuses actions de terrain, notamment comme président de l'association Tchernoblaye, contraction de Tchernobyl et de Blaye, localité de Gironde où se situe une centrale nucléaire d'EDF.
Il est l'auteur d'un récent ouvrage intitulé "L'insécurité nucléaire".

Et la conclusion.... bonne lecture à tous du fameux document confidentiel... et n'hésitez pas à le faire tourner :)

Citation

Publions le document Confidentiel Defense sur l’EPR

A l’initiative de Greenpeace France et du Réseau Sortir du Nucléaire .

Nous, citoyens, associations, élus, partis politiques déclarons solennellement être en possession du document Confidentiel Défense émanant d’EDF et portant sur la résistance de l’EPR aux chutes d’avion de ligne que la DST est allé chercher chez Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire, au cours d’une perquisition le mardi 16 mai 2006.

Stéphane Lhomme a été remis en liberté après plus de 14h de garde à vue et la DST a procédé à de nombreuses saisies à son domicile personnel (ordinateurs, téléphone portable...).

Nous publions ce document confidentiel sur nos sites internet, publications ou tout autre moyen de rendre public ce document et encourrons à ce titre 75 000 euros d'amende et 5 ans de prison.

Ainsi, nous nous élevons  pour que cessent les attaques contre le droit à l’information des citoyens dans notre pays et la répression des opposants. C’est aujourd’hui ceux qui dissimulent les informations qui devraient être poursuivis.

Nous appelons tous les citoyens à télécharger ce document et à le publier le plus largement autour de soi.

Le document confidentiel défense est publié ce jour sur les sites internet suivants :

- Greenpeace France : http://www.greenpeace.org/france/
- Réseau “Sortir du nucléaire” : http://www.sortirdunucleaire.fr
- Helène Flautre, présidente de la sous-commission des Droits de l'Homme au Parlement Européen :
http://www.flautre.n...?id_article=235
- Groupe des députés Verts au Parlement européen : http://www.verts-ale.org/index.htm
- Les Verts France : http://lesverts.fr/
- Dominique Voynet (sénatrice) : http://dominiquevoynet.net/
- Jean Dessessard (sénateur) : http://www.desessard...article151.html
- Noël Mamère (député) : http://noelmamere.org/
- Martine Billard (député) : http://martinebillard.org
- Yves Cochet (député) : http://yvescochet.net
- World Information Service on Energy - WISE Amsterdam : http://www.antenna.nl/wise/

Contacts presse :
- Stéphane Lhomme (Réseau “Sortir du nucléaire”) : 06 60 72 09 73 ou 05 57 95 69 33
- Hélène Gassin (Greenpeace) : 06 73 89 23 14 ou 01 44 64 02 05

Exemple du foutage de gueule de tout le lobby nucléaire en France avec cette déclaration datant de 2005 :

Citation

Le terrorisme est "un sujet commun", a rappelé Anne Lauvergeon, PDG du groupe nucléaire français Areva (Paris: FR0004275832 - actualité) en marge des débats qui se sont tenus ce week-end sur le thème "Europe et Etats-Unis". Le groupe a déjà "intégré (la) problématique attentats de manière complète après le 11 septembre", assure-t-elle.

Mme Lauvergeon fait ainsi valoir que le réacteur de troisième génération EPR a été "conçu pour résister à tout, y compris les chutes d'avions".
Extrait du dossier
Visiblement entre le discours officiel et la réalité officieuse, il y a une grande différence... à moins que AREVA et EDF n'aient pas les memes informations...

#5 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

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Posté 18 mai 2006 à 00:02

Bah, ils ont manqué de finesse...

Il suffisait de passer le document secrètement à un ami* en Angleterre ou en Allemagne qui l'aurait sans aucun danger pour lui-même divulgué sur le net sur l'un des forums antinucléaire qui sont hors de portée de l'état français.

Il y a des cas où il faut être plus vicieux que l'adversaire.

Cela montre aussi la nécessité d'avoir des sites mirroirs dans plusieurs pays aux législations différentes voire antagonistes ... Par exemple France et Nouvelle Zélande.

*   Le secret défense français ne s'applique pas aux citoyens allemands ou anglais qui n'ont pas à obeir aux injonctions du ministère de la défense français ni à celles du gouvernement français pour ce qui concerne leur liberté d'expression. ( rappelez-vous l'affaire du Rainbow warrior)


Autre chose ... Ici , en bas de la page 7 , il y a des infos importantes qui peuvent être lues en ayant à l'esprit la thèse officielle sur les attentats du 11 septembre, en particulier l'explication donnée à propos du "trou unique" dans la façade du pentagone.
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

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#6 KaMiKaZe

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Posté 18 mai 2006 à 00:41

Mais Daman le document circule deja apparemment, je viens de le télécharger. Regarde les liens qu'a cité diamant bleue il est sur des sites européens et néerlandais.

Ca serait les années 70 on aurait pu confisquer les documents et etouffer l'affaire. Stéphane Lhomme serait qualifié "d'hystérique" et "inventant des histoires".

Grace au net impossible. Mais maintenant que faire par rapport a cela ?

#7 Daman

Daman

    Démiurge désinvolte

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Posté 18 mai 2006 à 01:57

Ben, déjà au moins le public n'est pas hypnotisé par les passes magnétiques officielles puisqu'il a la preuve que l'état ment. Il y aura plus d'opposants au nucléaire et petit à petit l'idée anti-nucléaire fera son nid à travers par exemple l'élection de députés anti-nucléaire.

Bon ça prendra du temps :(
Laissez-moi rire...  :D
Où vont-ils se réfugier ?

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#8 météore interne

météore interne

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Posté 18 mai 2006 à 02:06

il y a quelques mois , l ordre a toutes les pharmacies de stocker de l iode a ete donne . La france prepare t elle des attentats a la central nucleaire piege ?

#9 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 29 mai 2006 à 18:37

Citation

EPR / Secret défense : Lettre ouverte à l'attention des pouvoirs publics

Au moment où le pouvoir politique marque sa volonté de rappeler le respect dû au secret défense en faisant interpeller Stéphane Lhomme, il est regrettable qu'il ignore les conclusions d'un très sérieux groupe de travail mis en place par la Commission Nationale du Débat Public, sur les obstacles à l'accès à l'information dans le domaine du nucléaire et sur les voies possibles pour progresser vers une véritable transparence. Les débats publics sur les déchets nucléaires et le futur réacteur EPR à Flamanville, qui viennent de s'achever, ainsi qu'une enquête menée à cette occasion sur les pratiques en matière de transparence dans divers pays occidentaux, démontrent la nécessité de pouvoir accéder aux documents d'expertise pour permettre une véritable démocratie participative en accord avec la Convention d'AARHUS ratifiée par la France.

Ces travaux ont montré l'intérêt d'une concertation sur ces questions et fait émerger des pistes de réflexions. Cette voie doit être poursuivie pour construire un dialogue argumenté sur des sujets complexes, touchant à un domaine aussi sensible que l'avenir énergétique, et pour éviter la radicalisation des positions à laquelle on assiste.

Il ne suffit pas de ratifier des conventions ou de voter des lois pour que la transparence se fasse.

Des personnalités ayant participé aux débats publics déchets et EPR :
Pierre Barbey - Membre de l'Association de Contrôle de la Radioactivité dans l'Ouest
David Boilley - Membre de l'Association de Contrôle de la Radioactivité dans l'Ouest
Jean-Claude Delalonde - Président de l'Association Nationale de CLI
Danielle Faysse - Membre de la Commission Particulière du débat Public EPR
Bernard Laponche - Expert indépendant, Global Chance
Yves Marignac - Directeur de Wise-Paris
Jean-Luc Mathieu - Membre de la Commission Nationale du Débat Public et
président de la Commission Particulière du débat public EPR
François Rollinger - Représentant CFDT au CSSIN
Monique Sené - Présidente du Groupement des Scientifiques pour l'Information sur l'Energie
Annie Sugier - Membre de la Commission Particulière du débat Public EPR
Françoise Zonabend - Membre de la Commission Particulière du débat Public EPR


Citation

Le Monde - 23 mai 06 : Polémique autour du futur réacteur EPR

Un haut fonctionnaire et une chercheuse éminente de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) ont signé une lettre critiquant l'attitude du gouvernement à l'égard du « secret défense » relatif au projet de réacteur nucléaire EPR. Elle fait suite à la garde à vue, le 17 mai, de Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau sortir du nucléaire ( Le Monde du 19 mai).

Dans cette lettre publiée le 19 mai, une dizaine de personnalités, parmi lesquelles Jean-Luc Mathieu, président de la Commission particulière du débat public EPR, par ailleurs membre de la Cour des comptes, et Annie Sugier, directrice de la division Ouverture à la société civile, à l'IRSN, jugent « regrettable » que « le pouvoir politique (...) ignore les conclusions d'un très sérieux groupe de travail mis en place par la Commission nationale du débat public, sur les obstacles à l'accès à l'information dans le domaine du nucléaire ». Les signataires estiment que ce travail a démontré « la nécessité de pouvoir accéder aux documents d'expertise pour permettre une véritable démocratie participative en accord avec la Convention d'Aarhus, ratifiée par la France (...). Il ne suffit pas de ratifier des conventions ou de voter des lois pour que la transparence se fasse. » La Convention d'Aarhus prévoit l'accès des citoyens à l'information
en matière d'environnement.

Études controversées

M. Lhomme a été interrogé pour son rôle dans la publication d'un document d'EDF, classé « secret défense », examinant la sensibilité de l'EPR à la chute d'un avion commercial. En signe de solidarité avec M. Lhomme, plusieurs organisations diffusent ce document sur Internet. Il a par ailleurs été analysé par un ingénieur britannique, John Large, à la demande de Greenpeace. Selon M. Large, qui a présenté son étude le 19 mai, l'étude d'EDF est fautive : elle se fonde sur la chute d'un avion militaire, beaucoup moins lourd qu'un avion de ligne ; elle minore de manière injustifiée les conséquences de l'incendie du carburant en cas de chute ; elle néglige l'impact qu'un tel accident aurait sur les dépôts de déchets radioactifs situés à côté du réacteur.

Hervé Kempf

Citation

Exclusif : un expert décrypte pour Greenpeace le document EPR "confidentiel défense"
http://www.greenpeac...nt-confiden.pdf

Paris, France - 18/05/2006 - Greenpeace publie aujourd'hui une analyse exclusive du document d'EDF classé "confidentiel défense" sur la sécurité du réacteur EPR, qui a valu hier à Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau
Sortir du nucléaire, perquisition, saisie d'ordinateurs et de téléphone portable, et garde à vue de quatorze heures par les services de la Direction de surveillance du territoire (DST), à Bordeaux.


L'analyse réalisée par John H. Large révèle ainsi que pour évaluer les conséquences de l'impact d'un avion de ligne intentionnellement précipité sur un réacteur EPR, EDF se contente d'extrapoler à partir d'une étude d'impact sur la chute accidentelle d'un avion de chasse, plus petit et contenant beaucoup moins de carburant... Autre point tout aussi surprenant : pour estimer les conséquences radiologiques d'une attaque terroriste, EDF se fonde sur des évaluations réalisées à partir de scénarios d'accident élaborés avant les attentats du 11 septembre 2001.

"Finalement, je ne suis pas surpris des remous provoqués par la divulgation de ce document. Non pas parce qu'il révèlerait des détails très sensibles sur la conception de l'EPR, ce qui n'est certainement pas le cas, mais plutôt parce qu'il dévoile ce qui ressemble à un manque quasi total de préparation pour se prémunir d'une attaque terroriste", souligne l'expert britannique John H. Large. "Et que penser du fait qu'EDF confesse ne pas se considérer comme responsable de la protection contre l'ensemble des actes terroristes imaginables, et affirme que c'est du seul ressort de l'Etat français."

Censure du débat public, refus d'informer, mépris des citoyens, mesure éculées d'intimidation des opposants... Greenpeace estime que ces méthodes éculées employées par l'Etat sont intolérables : EDF, Areva et le gouvernement français doivent maintenant s'expliquer et publier l'ensemble de la documentation relative à la sûreté de l'EPR.

L'analyse de ce document, désormais public (1), réalisée pour Greenpeace par John H. Large, un expert britannique en matière de sécurité nucléaire (2), révèle que les travaux d'EDF se fondent sur des allégations erronées sur un certain nombre de points cruciaux.

Notes:
(1) - Il est publié sur de nombreux sites Internet suite à l'appel lancé le 16 mai par Greenpeace et le réseau Sortir du nucléaire mai. Une liste tenue à jour est disponible sur www.sortirdunucleaire.org
(2) - Voir : www.largeassociates.com

Source : Agir pour l'environnement n°174

#10 diamant bleue

diamant bleue
  • Invités

Posté 01 juin 2006 à 00:15

Action organisée par "Sortir du nucléaire" concernant l'enquête publique sur l'EPR :

Réacteur EPR – Document "Confidentiel défense"
Actions dans toute la France le jeudi 15 juin 2006
(Jour d'ouverture de l'enquête publique sur l’EPR)

Cher-e-s ami-e-s,

Le gouvernement vient de fixer les dates de l'enquête publique sur la construction du réacteur EPR : du 15 juin au 31 juillet, c'est-à-dire… à cheval sur la Coupe du monde de foot et les vacances d'été ! Une nouvelle preuve du mépris de la Démocratie par les autorités pronucléaires.

Nous vous proposons :

- d'imprimer le document confidentiel défense mis en ligne depuis le 17 mai sur les sites web de diverses organisations (Réseau "Sortir du nucléaire", Greenpeace, Confédération paysanne, Verts, LCR, etc.) et la lettre ci-jointe, complétée par vos soins. A télécharger sur : http://www.sortirdunucleaire.fr (si vous n’arrivez pas à la télécharger, nous vous l’enverrons pas mail).

- de constituer une délégation et de demander rendez-vous à votre Préfet (et/ou votre maire, et/ou votre député) le jeudi 15 juin, jour d'ouverture de l'enquête publique, afin de lui remettre une copie de ce document.

- de vous rendre dans tous les cas, même en l'absence de réponse, à ce rendez-vous et de remettre le document à un représentant de l'institution concernée (à défaut de le laisser dans la boite aux lettres) en présence des médias locaux que vous aurez auparavant informés (en utilisant ou en vous inspirant du communiqué ci-joint).

IMPORTANT : informez le Réseau "Sortir du nucléaire" dès que possible, et dans tous les cas AVANT le 15 juin, de votre initiative. Nous pourrons ainsi répertorier toutes les initiatives et les faire connaître le plus largement possible.

Cette initiative servira dans le même temps à maintenir la pression sur les pouvoirs publics concernant la mise en examen potentielle de Stéphane Lhomme, mis en garde à vue le 16 mai par la DST.

Contacts :

Réseau "Sortir du nucléaire", 9 rue Dumenge, 69004 Lyon cedex
Tel : 04.78.28.29.22 – Mail : contact@sortirdunucleaire.fr <mailto:contact@sortirdunucleaire.fr>
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Jeudi 15 juin 2006
XXXXXXXXXXX
YYYYYYYYYYY
Membres du Réseau
"Sortir du nucléaire"
à M/Mme le Préfet ou M/Mme le Maire ou M/Mme le Député

Objet : enquête publique sur la construction du réacteur nucléaire EPR
Remise du Document confidentiel défense. Soutien à Stéphane Lhomme

Madame, Monsieur,

Le gouvernement vient de fixer les dates de l'enquête publique sur la construction du réacteur EPR : du 15 juin au 31 juillet, c'est-à-dire… à cheval sur la Coupe du monde de foot et les vacances d'été ! Une nouvelle preuve du mépris de la Démocratie par les autorités pronucléaires.

Aussi, comme c'est le cas aujourd'hui même simultanément dans de nombreuses villes partout en France, nous vous remettons une copie du Document confidentiel défense qui reconnaît que le réacteur nucléaire EPR n'est pas conçu pour résister à un crash suicide.

Les autorités françaises et les entreprises EDF et Areva utilisent le secret défense pour abuser la population. Par exemple, Mme Lauvergeon (PDG d’Areva) a déclaré lors des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence consacrées au terrorisme : "Le réacteur EPR a été conçu pour résister à tout, y compris les chutes d’avion". (cf dépêche AFP, 9 juillet 2005)

Or, dans le Document confidentiel défense on peut lire entre autres :

- "Les hypothèses relatives à l'impact [d'un avion] doivent assurer une couverture « raisonnable » du risque et ne peuvent prétendre couvrir toutes les éventualités." Cette seule phrase, véritable aveu, suffit à clore le débat. Mais on peut néanmoins pointer d'autres éléments :

- "Compte-tenu qu'une centrale nucléaire ne forme pas un très grosse cible et qu'elle est nettement moins haute qu'un immeuble de grande hauteur, il est sans doute assez difficile pour un pilote non chevronné de viser très précisément une zone sensible". Ce raisonnement, fort peu scientifique, est d'autant moins convaincant que, le 11 septembre 2001, ces pilotes "non chevronnés" ont malheureusement prouvé qu'ils étaient capables de véritables prouesses…

- "Un impact en vol horizontal stabilisé supposerait un vol a très basse altitude à peu près impossible à envisager sauf peut-être pour certains sites en bord de mer". Or, l’EPR est justement prévu à Flamanville (Manche), en… bord de mer ! Est-il nécessaire d'en rajouter ?

De même que notre camarade Stéphane Lhomme, mis en garde à vue le 16 mai par la DST, nous risquons, en détenant et en diffusant ce document, une peine de 5 ans de prison et une amende de 75 000 euros. Mais, par cette action de "désobéissance civique", nous prenons nos responsabilités de citoyens, nous dénonçons le mensonge (commis, qui plus est, sous couvert du secret défense) et le danger nucléaire imposé aux citoyens. Notez d'ailleurs que nous ne mettons personne en danger puisque l'EPR n'existe que sur le papier. Il suffit donc… de ne pas le construire.

La seule façon de résister à d'éventuelles attaques est de réduire notre vulnérabilité, et donc de ne pas avoir de centrales nucléaires. Pour le moins, il ne faut pas construire de nouveaux réacteurs. Nous vous demandons donc de prendre vous aussi vos responsabilités et, muni du document confidentiel défense ci-joint, de vous engager contre la construction de l'EPR.

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#11 Steph68

Steph68

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Posté 05 juin 2006 à 16:30

En dehors de l'EPR, les terroristes pourrient faire un "carton" bien plus important que les attentats du World Trade Center.

Dans son ouvrage "L'insécurité nucléaire ? Bientôt un Tchernobyl en France", Stéphane Lhomme révèle qu'un crash suicide sur le site de la Hague représenterait à lui seul 67 fois Tchernobyl !!!

Extrait :
"Malheureusement il est pratiquement impossible d'empêcher un tel attentat. C'est d'ailleurs ce que reconaissent, entre les mots, les gens du nucléaire, tel ce porte-parole de la Cogéma, interviewé par Les Echos le 13 septembre 2001 : "La plus sûre des protections réside dans la capacité d'intervention de la Défense Nationale". Traduction : " Nous, nous sommes impuissants, c'est aux militaires de se débrouiller pour empêcher tout crash suicide sur la Hague."
Les militaires ont d'ailleurs essayé de faire croire qu'ils pouvaient s'acquitter de cette mission quasi-impossible. C'est en effet ce que relataient le quotidien Ouest France dans un article titré : "Des missiles sol-air pour protéger La Hague" publié le 18 octobre 2001." (....)
Ces missiles ont effectivement été déployés, laissant penser aux profanes que cela pouvait enfin assurer la sécurité de la population. Hélas, une fois de plus, il ne s'agissait que de poudre aux yeux. D'ailleurs dans Le Figaro du 12 mars 2002, on pouvait lire ceci : "Le ministère de la Défense a retiré la semaine dernière les missiles sol-air Crotale autour de la Hague." Six mois après les attentats du World Trade Center, l'émotion étant retombée, les autorités mettaient discrètement fin à cette opération tout à fait inutile."

Stéphane Lhomme prend également l'exemple du nouveau réacteur EPR qui va se construire à Flamanville. Il a récupéré un document classé Secret Défense qui met en avant la fragilité de cette centrale face à un crash suicide...

#12 diamant bleue

diamant bleue
  • Invités

Posté 15 juin 2006 à 18:34

Vive les congés d'été pour faire passer les trucs qui ne plaisent pas aux citoyens...

Alerte n°2 : Nucléaire, une EPReuve de force !

Profitant de la période estivale, le Premier ministre vient de décider d'accélérer la procédure administrative afin d'imposer contre l'avis d'une majorité de citoyens, l'EPR, nouvelle centrale nucléaire. Du 15 juin au 31 juillet prochain, en pleine période de congés, une enquête publique devrait clore la consultation des citoyens. Après un débat public dont les conclusions sont restées lettre morte, ce Gouvernement privilégie une nouvelle fois,
l'EPReuve de force !

Débat public : cause toujours !
Le nucléaire a toujours voulu irradier notre démocratie en vitrifiant le débat public. L'EPR n'échappe pas à cette règle. Le débat public fut confiné... circonscrit entre un secret commercial et un secret défense de circonstance. Les citoyens ont finalement été autorisés à débattre a posteriori d'une décision déjà prise. Sous l'égide de la grande muette, et contre l'avis même des membres de la Commission du débat public, la loi du silence s'est imposée imposée !

Alors que le Gouvernement s'est joué du débat public en expédiant sans coup férir cette consultation, il est atterrant de constater que les conclusions de ce débat ont connu un enfouissement de première classe.

Lhomme qui valait 3 milliards !

EDF vante les mérites de ce prototype EPR, dit révolutionnaire, à l'aide d'une communication millimétrée proche de la publicité mensongère. Produisant moins de déchets, plus économique, plus puissant, plus sûr, l'EPR serait la tête de série rêvée d'une nouvelle génération de centrales nucléaires. En voulant survendre son nouvel EPR à une opinion publique hostile, EDF finit par dévaloriser ses anciennes centrales... reconnaissant implicitement la pertinence de critiques formulées par les écologistes quand à leur sûreté !

Pour réussir à imposer un discours unilatéral rassurant, le lobby nucléaire se doit d'asphyxier tous débats et controverses. C'est ainsi que les certitudes de façade doivent demeurer incontestables.

Après les attentats du 11 septembre 2001, EDF a ainsi adopté la méthode Coué en guise de stratégie. L'EPR résisterait, selon ses concepteurs, au crash d'un avion suicide. Mais un document classé « confidentiel défense » émanant directement d'EDF démontre le contraire ! Face à cette entorse aux propos rassurants, la DST vole au secours d'EDF, en menaçant le porte-parole du Réseau Sortir du Nucléaire, Stéphane Lhomme, accusé de détenir ce document (de moins en moins) secret, de lourdes sanctions pénales. Le fait de vouloir briser l'omerta radioactive et alimenter le débat public tombe ainsi sous le coup d'une loi d'exception !

Selon le lobby nucléaire, un risque terroriste n'existe pas dès lors que les causes de ce risque sont classées « confidentiel défense ». Quand le secret de polichinelle rencontre la politique de l'autruche !

L'EPR, civil ou militaire ?
La même logique prévaut quand aux déchets radioactifs. A défaut de savoir gérer correctement les quantités impressionnantes de déchets à haute et très haute activité, l'État français s'achemine vers la solution d'un enfouissement inacceptable... cachant sous le tapis une contamination radioactive ingérable !

L'EPR valide également la stratégie bancale du lobby nucléaire reposant sur l'utilisation de matières nucléaire radioactives proliférantes, comme le Mox, mélange d'oxyde de plutonium et d'uranium. Avec la chute du Mur de
Berlin et la fin de la guerre froide, le plutonium à vocation militaire extrait à l'usine de la Hague s'accumule. L'utilisation du Mox permet ainsi d'assurer un débouché commercial civil à ce plutonium, redonnant une certaine cohérence à la filière française de « retraitement » du combustible, privilégiant la séparation des radioéléments à la
vitrification.

Ce «retraitement» entraîne un risque supplémentaire puisque le plutonium extrait circulera sur de longues distances à bord de camions banalisés. Moins de cinq kilos de plutonium sont nécessaires à la constitution d'une bombe atomique. L'EPR, outre ses défauts de conception originels est une centrale nucléaire qui entraîne un risque de prolifération nucléaire.

L'EPR, inutile, aujourd'hui... radioactif demain !
D'un coût estimé à plus de trois milliards et demi d'euros, ce prototype implanté à Flamanville dans la Manche ajoutera de la surproduction à la surproduction électrique française. D'ores et déjà, plus de 5% de la production française d'électricité est exportée à bas prix vers l'étranger. La France dont la capacité de production dépasse les 100.000 mégawatts (MW) n'a objectivement besoin que des deux tiers de cette capacité de production. Durant l'enquête publique programmée entre le 15 juin et le 31 juillet, la France devrait avoir besoin d'une capacité de production moyenne inférieure à 49.000 MW ! L'EPR est un prototype de prestige dont le seul but est de servir de vitrine commerciale à un lobby nucléaire en manque de commandes. Ce lobby, pour survivre, a un besoin vital de vendre sa technologie à l'étranger. En attendant ce relais de croissance tout à fait hypothétique, EDF s'entête à construire des centrales inutiles, pour maintenir une expertise technique moribonde.

Pire, cette logique industrielle contrevient explicitement, aux engagements européens de la France en matière de développement des énergies renouvelables. Une directive européenne adoptée en 2001 prévoit que notre pays produira 21% de son électricité à partir de sources d'énergies renouvelables. En ajoutant une nouvelle centrale électronucléaire, les énergies renouvelables ne participeront qu'à hauteur de 16% en 2010 à la demande intérieure électrique !

Prolifération de matières extrêmement dangereuses, défaut générique dans la conception même de la centrale, ligne à très haute tension balafrant sur plus de 200 kilomètres les paysages bas-normands, de l'Ille-et-Vilaine et de la Mayenne... Les critiques à l'encontre de ce projet inutile doivent conduire le Commissaire enquêteur en charge de l'enquête publique à rejeter la demande de construction de cette nouvelle centrale nucléaire.

- Agissez avant le 31 juillet 2006 en téléchargeant les cartes postales au Commissaire enquêteur et à Agir pour  l'Environnement. Cette
deuxième carte nous est essentielle pour vérifier que votre refus a bien été noté sur le registre de l'enquête publique.
http://www.agirpourl.../alerteepr1.pdf

- Commandez des exemplaires de l'Alerte n°2 pour les diffuser auprès de vos amis
http://www.agirpourl...g/commande1.htm

- Téléchargez l'Alerte n°2
http://www.agirpourl...f/alerteepr.pdf

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AFP - 14 juin 2006 : L'enquête publique sur l'EPR, une "caricature de procédure" (écologistes)


L'enquête publique sur le nouveau réacteur nucléaire EPR, qui doit être implanté dans la centrale de Flamanville (Manche), n'est qu'une "caricature de procédure administrative", a estimé mercredi l'association écologiste "Agir pour l'environnement" dans un communiqué.

L'association écologiste et anti-nucléaire dénonce "l'épreuve de force engagée par le gouvernement qui mélange vitesse et précipitation". "L'enquête publique, circonscrite à la période estivale et limitée dans l'espace aux seules 19 communes avoisinant le projet EPR, est à ce jour une caricature de procédure administrative qui ne manquera pas d'être contestée", écrit l'association.

"En lieu et place d'une véritable consultation nationale abordant les enjeux énergétiques de la France en matière de maîtrise de l'énergie et de développement des énergies renouvelables, le gouvernement impose des choix arbitraires à mille lieues des véritables besoins", selon Agir pour l'environnement, qui dénonce "une procédure minimaliste de pure forme".

L'association annonce par ailleurs qu'elle va distribuer à 40.000 exemplaires un document intitulé "Nucléaire: une EPReuve de force", destiné à être envoyé au commissaire chargé de l'enquête publique.

De son côté, le Réseau Sortir du Nucléaire relève également que l'enquête publique, qui s'ouvre le 15 juin, se déroulera jusqu'au 31 juillet, "c'est-à-dire à cheval sur la Coupe du Monde de foot et les vacances d'été". "Cela démontre parfaitement la volonté du gouvernement et de l'industrie nucléaire de déposséder les citoyens d'une affaire qui les regarde pourtant au plus haut point", écrit le mouvement, qui revendique l'adhésion de plus de 700 associations.

Le mouvement anti-nucléaire va apporter jeudi dans les préfectures et mairies d'une vingtaine de villes françaises le document classé confidentiel défense sur la vulnérabilité de l'EPR à une attaque terroriste avec un avion suicide. La publication de ce document avait provoqué la mise en garde à vue, le 16 mai, du porte-parole du réseau Stéphane Lhomme.

L'EPR, dont la construction doit commencer en 2007 à Flamanville, est appelé à prendre en partie le relais des 58 réacteurs en service dans les centrales françaises.

pc/ach/tu

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- [Comm presse - Greenpeace - 15 juin 06] Lois iniques, parodie d'enquête publique, matraquage publicitaire, propagande : Le lobby nucléaire se déchaîne !

Flamanville/Paris, le 15 juin 06 - C'est aujourd'hui que débute l'enquête publique sur le réacteur EPR de Flamanville tandis que dans le même temps, on brade la loi sur les déchets radioactifs à l'Assemblée et que la loi de transparence par sa publication au Journal officiel, entérine l'impunité du contrôle du nucléaire. Pour Greenpeace, le matraquage publicitaire d'EDF et Areva, l'arrestation des opposants et la multiplication des discours « énergiques » du Premier Ministre peinent à dissimuler la crise du modèle nucléaire français.

Il aura fallu moins d'une semaine - contre parfois des mois pour une ferme éolienne - entre le 15 et le 19 mai dernier, pour que Dominique de Villepin sollicite la préfecture de la Manche pour déclencher l'enquête publique EPR, que le Préfet identifie et nomme les trois commissaires enquêteurs et organise un dispositif minimal à des dates très « propices ». En effet, du 15 Juin au 31 juillet aura lieu ce que l'on peut appeler une consultation des populations concernées! Climat souverain s'il en est, entre Coupe du Monde, bac et vacances scolaires.

L'enquête publique est par ailleurs organisée sur une zone limitée à 10 km, soit 18 mairies, particulièrement limitée puisqu'elle ne couvre même pas le seul département de la Manche et exclut de facto les plus grandes agglomérations. Gageons que le dossier présenté au public ne parlera pas des questions cruciales de sûreté et sécurité.

Bien heureusement, à la suite de l'arrestation de Stéphane Lhomme le 16 mai, plus de 80 associations et organisations, des personnalités publiques et politiques ont décidé de publier sur leurs sites internet le document « confidentiel défense » sur la résistance à un crash aérien. Ce document et son analyse réalisée par John Large pour Greenpeace sont encore les seules informations disponibles aujourd'hui.

Aujourd'hui, débute donc cette enquête caricaturale alors que les députés vont adopter une  Loi sur les déchets nucléaires qui confirme le statut de poubelle nucléaire de la France et donne le feu vert à l'enfouissement. « Pour l'EPR comme pour les déchets, on décide sans tenir compte des débats public ni des analyses contradictoires, on bafoue le principe de précaution et la Convention d'Aarhus » déclare Hélène Gassin, chargée de campagne Energie au bureau français de Greenpeace. « EDF osera t'elle débuter les travaux avant la fin de l'enquête comme l'annonce le directeur de Flamanville ? Si tel est le cas, nous serons bien sûr là. »

Source : Agir pour l'environnement n°177

#13 diamant bleue

diamant bleue
  • Invités

Posté 23 août 2006 à 11:04

Un espoir, peut etre...

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 756 associations
&
C.R.I.L.A.N.
Association loi 1901 du département de la Manche


Communiqué de presse
Le Réseau "Sortir du nucléaire" et le Crilan attaquent en justice le permis de construire de l'EPR

Par requête qui sera déposée au Tribunal administratif de Caen le mardi 22 août 2006, le CRILAN et le Réseau Sortir du Nucléaire vont déférer le permis de construire délivré à EDF par le préfet de Manche le 4 août relatif aux travaux préparatoires de l’EPR, à Flamanville (Manche).

Les associations contestent les conditions d’implantation du nouveau réacteur (tranche n°3 à côté des deux tranches 1 et 2 déjà existantes) en violation de la loi du 3 janvier 1986 relative à la protection du littoral.

Elles déplorent par ailleurs que l’étude d’impact produite par EDF lors de sa demande de permis de construire n’ait pas été mise à disposition du public [1] ainsi que le « saucissonnage » du dossier [2].

Elles rappellent en tout état de cause leur détermination à empêcher par tous moyens le coup de force du gouvernement et d’EDF pour imposer l’EPR à Flamanville :

- alors que la France n’a pas besoin de ce réacteur, son parc nucléaire étant utilisable jusqu’en 2025 au moins,
- alors que la réalisation prématurée de l’EPR est motivée par des raisons purement commerciales afin de permettre à SIEMENS-FRAMATOME-AREVA de tenter de vendre l’EPR à l’étranger,
- alors que des échéances électorales importantes interviendront en 2007 et qu’il est urgent d’attendre enfin un véritable changement de politique énergétique.

Contacts presse :
Stéphane Lhomme (Réseau “Sortir du nucléaire”) : 06 64 100 333
Didier Anger (Crilan) : 06 80 23 39 45

[1] Deux enquêtes publiques se sont déroulées en juillet concernant la déclaration d’utilité publique de l’EPR ; l’étude d’impact a été produite à cette occasion ; cependant, les enjeux spécifiques à l’urbanisme et notamment le respect de la loi « littoral » n’ont pu faire l’objet d’observations de la part du public qui a découvert tardivement, lors de la délivrance du premier permis, le détail des travaux gigantesques projetés sur le site.

[2] L’EPR doit faire l’objet de nombreux permis de construire ce qui empêche d’en avoir une vision globale ; notamment, la nouvelle canalisation de 500 mètres qui doit rejeter les effluents de l’EPR en mer ne serait pas comprise dans le permis de construire du 4 août.

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Agence Reuters – 21 août 2006

Requête en justice des antinucléaires contre le réacteur EPR

Le réseau Sortir du nucléaire annonce le dépôt d'un recours en annulation contre des travaux préparatoires à la construction du réacteur EPR de troisième génération à Flamanville, dans la Manche.
L'organisation antinucléaire, qui regroupe 759 associations, déposera mardi une requête devant le tribunal administratif de Caen contre un permis de construire délivré au début du mois à EDF pour "des travaux préparatoires et ouvrages enterrés", a précisé son porte-parole Stéphane Lhomme.
Ce réacteur EPR doit être construit à partir de 2007 sur le site de Flamanville, qui compte déjà deux réacteurs. Sa mise en service est prévue en 2012.
Une annulation du permis de construire retarderait de plusieurs mois les travaux de l'EPR, développé par un consortium franco-allemand (Siemens, Framatome) et Areva, a estimé Me Benoist Busson, avocat de Sortir du nucléaire.
"Nous ne faisons aucun commentaire sur les actions en justice", a-t-on déclaré à la direction d'EDF.
Stéphane Lhomme a accusé EDF de vouloir anticiper la construction du réacteur, alors que le résultat de l'enquête administrative, qui s'est terminée fin juillet, n'est toujours pas connu.
Son organisation accuse dans un communiqué l'EPR d'être en violation du code de l'urbanisme, qui impose que les constructions soient édifiées en continuité des villages et des agglomérations existantes.
Le projet ne respecte pas non plus la loi relative à la protection du littoral, selon Sortir du nucléaire, qui dénonce "un empressement" motivé notamment par les échéances électorales de 2007 en France.
L'organisation réaffirme sa "détermination à empêcher par tous moyens le coup de force du gouvernement et d'EDF pour imposer l'EPR à Flamanville".

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Journal 20 minutes du mardi 22 août 2006

Nucléaire : l'EPR mal parti

Un recours contre le permis de construire sur le futur site d'un réacteur nucléaire de 3e génération EPR à Flamanville (Manche) a été déposé hier par deux associations écologistes devant le tribunal administratif de Caen.

#14 le maure

le maure

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Posté 24 août 2006 à 13:07

diamant bleue

tu dois savoir que le nord cotentin est l'une des région les plus nucléarisé du monde

COGEMA:retraitement des déchets nucléaire
DCN cherbourg:construction de sous marin nucléaire
EDF flamanville:production d'electricité

des entreprises qui paient bien son personnel pour qu'ils  ne se posent pas de question éthique par rapport à leur emploi

la région s'est résigné à accepter ses entreprises en se disant qu'ils n'auraient pas de boulots sans eux.

et pourtant on sait que c'est la région ou le cancer de la thyroide est le plus élevé .

à la COGEMA,on enfouie les déchets nucléaire,sous le sol ou les vaches  mangent leur herbes.
ces vaches qui produisent le lait qu'on retrouve en pack dans les grandes surfaces.

ironie de l'histoire,sache que nous avons une plage désigné "plage bleue" je ne me souviens plus des termes.
cette plage est situé entre la COGEMA et flamanville et juste en face au loin dans la mer reste l'épave du ievoli sun avec son stock de styrène. pas mal non :puni:

#15 diamant bleue

diamant bleue
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Posté 05 octobre 2006 à 11:59

Ben ça va pas s'arranger le maure... ça vous promet de "jolies décos THT" en perspective...  :tss:

Réseau "Sortir du nucléaire" ˆ Fédération de 759 associations
Communiqué du samedi 30 septembre 2006

EPR : avis favorable de la commission d'enquête publique
Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à la mobilisation le 17 mars 2007

5 manifestations simultanées à Rennes, Lille, Strasbourg, Lyon et Toulouse

Inutile, vulnérable à un crash suicide, recalé en Inde, en Chine, aux USA, en grande difficulté en Finlande, le réacteur nucléaire EPR doit être abandonné.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce l'enquête publique sur le réacteur EPR, véritable simulacre de consultation dont l'avis final, décidé par l'Etat pronucléaire, était connu à l'avance.

Après le succès du 15 avril à Cherbourg (30 000 manifestants), le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à la mobilisation générale pour le samedi 17 mars 2007 avec 5 manifestations simultanées à Rennes, Lille, Strasbourg, Lyon et Toulouse.

A un mois du premier tour de l'élection présidentielle, ce sera l'occasion d'imposer dans la campagne la question du nucléaire. Si le Réseau "Sortir du nucléaire" n'a pas vocation à appeler à voter pour qui que ce soit, il fera par contre clairement campagne contre les candidats qui ne se prononceront pas pour l'arrêt immédiat de la construction du réacteur EPR à Flamanville (Manche).

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que, selon un document Confidentiel défense dont il s'est procuré une copie, l'EPR n'est pas conçu pour résister à un crash suicide. Le 16 mai dernier, la DST avait placé en garde à vue Stéphane Lhomme, porte parole du Réseau "Sortir du nucléaire", justement pour la possession de ce document, ce qui montre que l'industrie nucléaire et l'Etat cachent la vérité aux citoyens.

Tous les réacteurs nucléaires sont dangereux pour les populations et nuisibles pour l'environnement, mais l'EPR est tout aussi pire : recalé en Chine, en Inde et aux USA, un seul exemplaire est actuellement en construction, en Finlande, et ce chantier connaît des défaillances majeures et a déjà plus d'un an de retard.

Réseau "Sortir du nucléaire"

Compléments
Couvrant à peine 6% de la consommation énergétique mondiale - une part marginale et en déclin puisqu'elle sera inférieure à 5% en 2030 d'après l'Agence internationale de l'énergie - le nucléaire est notoirement incapable d'empêcher le réchauffement climatique et de remplacer les énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon).
Ainsi, malgré ses 58 réacteurs nucléaires, la France a vu sa facture énergétique bondir de 24% en 2004, de 35% en 2005, et ce sera pire encore en 2006. Il faut y ajouter la facture nucléaire qui sera incommensurable avec en particulier le démantèlement des installations et les déchets radioactifs.
La seule solution d'avenir; permettant conjointement de sortir du nucléaire et de lutter contre le réchauffement climatique, est d'investir massivement dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables. Cela passe nécessairement par l'annulation des projets nucléaires (EPR, Iter, etc).

Réseau "Sortir du nucléaire"
www.sortirdunucleaire.org <http://www.sortirdunucleaire.org>

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29 septembre 2006 – Associated Press
Avis favorable pour le réacteur EPR à Flamanville

CHERBOURG (AP) - La commission d'enquête publique sur la construction d'un réacteur nucléaire de type EPR à Flamanville (Manche) émet un avis favorable, a-t-on appris vendredi dans le document de conclusion de la commission.

Cet avis favorable fait suite à l'enquête publique qui s'est tenue du 15 juin au 31 juillet, à la demande d'EDF, concernant "le réacteur EPR en tant que tête de série destinée au maintien futur et au développement de la
capacité de production en France".

La commission d'enquête publique émet une recommandation sur la sécurité du site, précisant qu'"au vu d'un incident récent, les autorités compétentes devraient s'assurer de l'efficacité de la couverture radar existante de la pointe nord-ouest du Cotentin". Un militant de Greenpeace avait réussi à survoler en ULM la centrale nucléaire de Flamanville le 1er juin dernier.

Dans ses conclusions, la commission d'enquête publique précise que la ligne à très haute tension Cotentin-Maine "est la conséquence évidente de la construction de l'EPR". Cette ligne 400.000 volts a fait l'objet d'une autre enquête publique, dont les conclusions ne sont pas encore connues.

"Il n'y a rien de vraiment surprenant pour nous", a réagi Didier Anger, coordinateur du collectif régional "l'EPR, non merci". "Ca ne veut pas  dire que l'affaire est conclue. Les comités qui existent contre les couloirs de ligne très haute tension et l'EPR vont être très mobilisés dans la période et on attendra le décret d'autorisation pour le contester en justice."

Le premier réacteur EPR (European Pressurised Reactor) français doit être construit par EDF à Flamanville pour une mise en service en 2012. Il  s'agit d'un projet franco-allemand développé depuis 1991 par Siemens et Areva, destiné à prendre le relais des réacteurs qui équipent actuellement les 19 centrales nucléaires françaises.
AP

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Le retard pris par l'EPR finlandais fait plonger les résultats d'Areva

LE MONDE – 28 septembre 2006  

Le retard d'un an pris par le chantier finlandais du réacteur EPR de troisième génération a pesé lourd sur le résultat du groupe français Areva au premier semestre.

Contraint d'inscrire une provision, le numéro un mondial de l'industrie nucléaire a annoncé, mercredi 27 septembre, un bénéfice en baisse de 18,6 % (à 245 millions d'euros), un résultat opérationnel en recul de 64,7 % (à 115 millions) et un chiffre d'affaires en progression de 5,7 % (à 5,036 milliards).

En juillet, le groupe avait prévenu que ses résultats seraient "en net retrait". Sans révéler le montant de la provision, le groupe a indiqué que son "niveau significatif" correspond "aux surcoûts identifiés" sur le chantier finlandais d'Olkiluoto 3 et "à l'appréciation des risques couvrant les incertitudes pesant sur les conditions de réalisation du projet".

La mise en service de l'EPR finlandais, réalisé avec l'allemand Siemens, est repoussée à la mi-2010. Il souffre de son statut de "tête de série", puisque c'est le premier EPR construit dans le monde.

La présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, a expliqué ce retard par le processus de validation finlandais, qui prévoit que "le chantier ne peut avancer si chaque pièce n'a pas été approuvée par l'autorité de sûreté". S'y ajoutent, selon elle, des problèmes "de production et de qualification du béton" de certains sous-traitants.

Mme Lauvergeon a nommé une nouvelle direction des équipes chargées du projet et assuré qu'"il n'y aura aucun retard supplémentaire". Reconduite pour cinq ans en juillet, elle se dit "très confiante" pour 2006. S'il a déjà le marché français d'EDF - dont l'EPR de Flamanville (Manche) qui doit être mis en service en 2012 -, Areva doit en revanche se battre pour vendre son réacteur à la Chine, aux Etats-Unis, à l'Inde, à la Turquie ou à la Grande-Bretagne. Autant de marchés où il affronte Westinghouse et General Electric.

Jean-Michel Bezat

#16 david_27

david_27

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Posté 06 octobre 2006 à 05:19

le maure, le Jeudi 24 Août 2006 à 13h00, dit :

diamant bleue

tu dois savoir que le nord cotentin est l'une des région les plus nucléarisé du monde

COGEMA:retraitement des déchets nucléaire
DCN cherbourg:construction de sous marin nucléaire
EDF flamanville:production d'electricité

des entreprises qui paient bien son personnel pour qu'ils  ne se posent pas de question éthique par rapport à leur emploi

la région s'est résigné à accepter ses entreprises en se disant qu'ils n'auraient pas de boulots sans eux.

et pourtant on sait que c'est la région ou le cancer de la thyroide est le plus élevé .

à la COGEMA,on enfouie les déchets nucléaire,sous le sol ou les vaches  mangent leur herbes.
ces vaches qui produisent le lait qu'on retrouve en pack dans les grandes surfaces.

ironie de l'histoire,sache que nous avons une plage désigné "plage bleue" je ne me souviens plus des termes.
cette plage est situé entre la COGEMA et flamanville et juste en face au loin dans la mer reste l'épave du ievoli sun avec son stock de styrène. pas mal non :puni:
Voila tout ce qu'il faut pour alimenter la peur ambiante. Pas de source, ni de réflexion de fond.

Deja tu oublies le centre de stockage de la Manche.

Pour ce qui concerne l'imputation aux activités nucléaires du taux de thyroïdes, je te conseille d'aller lire les conclusions du rapport des groupes de travail GT1, GT2, GT3 et GT4 à l'adresse suivante.

Enfin, pour cette histoire de plage bleue, la plage du Havre a eu cette distinction alors que les porte-conteneurs passent à moins de 2 kilomètres. Tu n'as jamais pensé que ce n'est pas les conditions de pollution qui sont au large qui comptent, mais celles observées en bord de mer ?

#17 le maure

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Posté 02 novembre 2006 à 21:23

Citation

Voila tout ce qu'il faut pour alimenter la peur ambiante. Pas de source, ni de réflexion de fond.

Deja tu oublies le centre de stockage de la Manche.

Pour ce qui concerne l'imputation aux activités nucléaires du taux de thyroïdes, je te conseille d'aller lire les conclusions du rapport des groupes de travail GT1, GT2, GT3 et GT4 à l'adresse suivante.

Enfin, pour cette histoire de plage bleue, la plage du Havre a eu cette distinction alors que les porte-conteneurs passent à moins de 2 kilomètres. Tu n'as jamais pensé que ce n'est pas les conditions de pollution qui sont au large qui comptent, mais celles observées en bord de mer ?


ah excusez moi de ne pas avoir sorti les rapports "officiels" pour justifier mes affirmations.par contre la moitié de ma famille habite la région .plusieurs membres de mon entourage s'est retrouvé au CHU de caen pour se faire soigner du cancer de la thyroide dont le taux est le plus élevé dans ma région.

il y a effectivement un centre de stockage et des chiffres balancés par des groupes de travails mais tout ça c'est du nucléairement correct ."rassurez vous ,on s'occupe de tout"

mais greenpeace a aussi réussi a démontré que les fonds marins à proximité de l'usine de retraitement nucléaire de La Hague avaient des niveaux de radioactivité élevés.

je ne crois pas à la thèse du 100% propre que veulent bien nous faire croire les autorités et le taux de cancer de la thyroide de la région et les resultats de greenpeace en sont une première preuve.

#18 Libertie

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Posté 17 mars 2007 à 19:34

Citation

17 mars 2007    Nucléaire: manifestations en France interpeller les candidats sur l'EPR
PARIS (AFP), 08:52
© AFP

Manifestation de militants anti EPR le 16 mars 2007 à MarseilleLes organisations de défense de l'environnement appellent samedi à défiler dans cinq villes de France pour interpeller les candidats à la présidence sur le projet d'EPR, le réacteur nucléaire de troisième génération à Flamanville (Manche), qu'elles jugent "inutile et dangereux".

Les manifestants, qui entendent peser sur le débat électoral à cinq semaines du premier tour de la présidentielle, doivent se retrouver à 14H00 à Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse à l'appel du collectif Stop-EPR, qui regroupe près d'un millier d'associations dont le Réseau Sortir du nucléaire, Greenpeace, Agir pour l'environnement, les Amis de la terre, le WWF et le Réseau Action climat.

Pour le collectif, "les candidats à la présidence doivent s'engager dès maintenant à abandonner le projet EPR qui marquerait la relance du nucléaire pour les cent prochaines années". La construction de la nouvelle centrale, sur laquelle l'Autorité de sûreté nucléaire a rendu début mars un avis favorable, doit débuter en décembre 2007.

Les ONG reprochent à l'Etat d'être prêt à investir dans l'EPR au minimum 3,3 milliards d'euros alors que, selon Greenpeace, "la France n'en a pas besoin pour satisfaire sa consommation d'énergie".

L'altermondialiste José Bové, Dominique Voynet (Verts) et Olivier Besancenot (LCR) ont exprimé leur opposition au projet. Ségolène Royal (PS) et François Bayrou (UDF) ont déploré l'absence de véritable débat sur le projet et souhaité une remise à plat de la réflexion, comme Nicolas Hulot qui souhaite un moratoire. En revanche, Nicolas Sarkozy a fait valoir que les seules énergies renouvelables ne sauraient remplacer le nucléaire.

En France, l'énergie nucléaire assure 78% de la production d'électricité (en 2005), contre 16% dans le monde et 32% en Europe. Selon l'Eurobaromètre 2007 qui mesure les humeurs des citoyens européens, 61% d'entre eux souhaitent que cette part diminue, et 59% des Français.

© AFP

l'EPRL'EPR, conçu pour une durée de vie minimale de 60 ans, est destiné à prendre le relais d'une bonne partie des 58 réacteurs actuels, dont la plupart ont été mis en service dans les années 1980. Il doit permettre de faire le lien avec la future gérénation (la quatrième) qui ne sera prête qu'à partir de 2030. Pour ses concepteurs - un consortium franco-allemand Siemens/Framatome-ANP (Areva) - l'EPR permettra une meilleure utilisation du combustible, une démultiplication des systèmes de sûreté et une moindre production de déchets, ce que contestent les anti-nucléaires qui y voient une technologie déjà obsolète.

Les partisans du nucléaire font aussi valoir son taux d'émission pratiquement nul de gaz à effet de serre (GES) à l'heure où l'UE s'engage dans la lutte contre changement climatique en se fixant une réduction de 20% de ses GES d'ici 2020. "Si l'on considère qu'un quart de l'humanité n'a pas accès à l'électricité, comment pourra-t-on à la fois augmenter la production d'énergie et réduire les émissions de CO2 (le dioxyde de carbone émis en quantité par les énergies fossiles, pétrole et charbon surtout)?", interroge Bertrand Barré, professeur émérite à l'Institut des Sciences et techniques nucléaires et président du Conseil International des Sociétés Nucléaires.

Reste que "la part des énergies renouvelables a constamment baissé ces dernières années en France, alors qu'elle a augmenté dans les pays qui reposaient auparavant sur le fossile", note Gaétan Fauvet de l'Observatoire des énergies renouvelables. A l'inverse, "chez nos voisins européens, le chiffre d'affaires des renouvelables a atteint près de 40 mds d'euros en 2005 et double tous les trois ans", souligne Yannick Jadot, de Greenpeace

"On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux"! Extrait du petit prince de St Exupéry.

#19 diamant bleue

diamant bleue
  • Invités

Posté 12 avril 2007 à 19:31

Suite à la publication au Journal Officiel du décret de création de la centrale nucléaire EPR, ci-dessous la réaction du Réseau Sortir du nucléaire (communiqué de presse) ; la réaction de François Bayrou qui vient d’annoncer qu’il accepterait de suspendre le décret de création de l’EPR pour organiser un véritable débat démocratique et la réaction du Parti socialiste qui “s’engage à ouvrir un débat transparent et approfondi sur l’avenir de l’EPR”.

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 765 associations
http://www.sortirdunucleaire.fr

Communiqué du mercredi 11 avril 2007
Contact presse : 06.64.100.333

Décret de création du réacteur nucléaire EPR : un acte anti-démocratique d'un gouvernement en fin de règne

Mme Royal et M. Bayrou doivent s'engager avant le 1er tour à annuler ce décret au moins le temps qu'un débat démocratique ait enfin lieu

Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce la publication ce jour du décret autorisant la construction du réacteur nucléaire EPR à Flamanville (Manche). Alors que la question de la construction du réacteur EPR est fortement débattue lors de la campagne présidentielle, c'est un gouvernement en fin de règne et décrédibilisé qui tente de court-circuiter le débat en publiant à la sauvette le décret de création de l'EPR.

Considérant qu'il n'y a rien à attendre de M. Sarkozy, qui est clairement aligné sur les exigences de l'industrie nucléaire, le Réseau "Sortir du nucléaire" s'adresse ce jour à Mme Royal et à M. Bayrou : l'une comme l'autre ont reconnu que le débat sur l'EPR et la décision de construction de ce réacteur avaient été imposés de façon non démocratique.

C'est avant le 1er tour de l'élection présidentielle que Mme Royal et M Bayrou doivent prendre l'engagement, en cas de victoire, d'annuler le décret de construction du réacteur nucléaire EPR, et ce au moins le temps que se tienne enfin un débat démocratique sur la question. De même il est nécessaire que Mme Royal et M Bayrou s'engagent à annuler les arrêtés préfectoraux grâce auxquels EDF a commencé les travaux préparatoires sur le site, pour tenter d'imposer le "fait accompli".

Par ailleurs, Mme Royal doit dénoncer les propos de Bernard Cazeneuve, maire PS de Cherbourg, qui a déclaré qu'un tel débat pourrait être expédié sur "1 mois et demi, en plein été". M. Bayrou doit lui aussi dénoncer l'idée d'un débat "expédié" en quelques jours... et débouchant sur la même décision de construire l'EPR.

Un débat véritablement démocratique doit permettre aux opposants de s'exprimer à égalité avec les promoteurs de l'EPR, contrairement à ce qui s'est passé lors du "débat public" qui a mis en scène EDF, les opposants devant se contenter de poser quelques questions.

Enfin, le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle que trois candidats à l'élection présidentielle, Olivier Besancenot, José Bové, et Dominique Voynet, se sont prononcés contre le nucléaire en général et donc contre la construction de l'EPR.

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Agence France Presse - Changé (Mayenne), 11 avr 2007

François Bayrou a jugé mercredi "totalement anti-démocratique" le décret autorisant la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche), publié au Journal Officiel, se déclarant favorable à une suspension de la décision pour avoir "un vrai débat".
"C'est totalement anti-démocratique que 12 jours avant une élection, en douce, en catimini, on prenne des décisions de cette importance, sans que le véritable débat ait eu lieu", a déclaré devant la presse le candidat UDF à la présidentielle, lors d'un déplacement en Mayenne.
"Il faudrait suspendre cette décision, de manière à ce qu'on ait un vrai débat", a-t-il ajouté, dénonçant un décret pris "à la va-vite, alors que le gouvernement s'en va".
Quelques manifestants anti-EPR, portant des banderoles où l'on pouvait lire "Pour des alternatives au nucléaire" et "Stop au réacteur EPR", s'étaient rassemblés à proximité de la salle de Changé (Mayenne), où M. Bayrou a rencontré quelque 300 sympathisants avant de s'exprimer devant la presse.
Communiqué du Parti socialiste

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Publication du décret autorisant la construction de l’EPR

Le Parti socialiste s’étonne de la publication par le gouvernement au Journal officiel de ce jour du décret autorisant la construction de l’EPR, onze jours seulement avant le premier tour de l’élection présidentielle.

Cette décision est révélatrice d’une conception de la politique qui fait fi du débat transparent et ouvert en matière énergétique et qui illustre le passage en force qui a été la caractéristique de la méthode de la droite sur tous sujets depuis cinq ans.

Le Parti socialiste s’engage à ouvrir un débat transparent et approfondi sur l’avenir de l’EPR au lendemain de l’élection présidentielle pour définir les orientations de la politique énergétique du pays. Ce débat devra éclairer, notamment, l’intérêt de la construction dès 2007 de ce nouveau réacteur.

:puni: